La presse, 12 septembre 2015, Arts
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2015 MUSIQUE/ DAVIDGILMOUR LA VIE APRÈS PINK FLOYD PAGES 4 ET 5 LA PRESSE ARTS THÉÂTRE PAROLE DE FEMME PAGE 12 Monia Chokri et Marie Brassard LALISTE DE NOTRE INVITÉ PHILÉMONCIMON PAGE 14 ?NOUVELLE VAGUE ?Le country, un genre musical qui était boudé par la jeune génération, reprend du poil de la bête au Québec grâce, notamment, à Yoan Véronique Labbé, Cindy Bédard et Brigitte Boisjoli qui se produisent ces jours-ci au Festival western de Saint-Tite.UN DOSSIER DE VERONIQUE LAUZON EN PAGES 6 ET 7 + * 7t.' V Yoan Garneau PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE ' \u2022 - ''\"A RODIN LA PLUS GRANDE EXPOSITION RODIN AU CANADA À visiter dès maintenant ! MUSEE Une présentation de ?FIERACAPITAL AIR CANADA ® Bell MABI ¦ Une exposition organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et le musée Rodin, Paris.Installation de l'exposition Métamorphoses.Dans le secret de l'atelier de Rodin au MBAM.Photo MBAM, Denis Farley M MUSÉE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2015 PANORAMA PHOTO MATTHEW FOURNIER, FOURNIE PAR PROSPERO Eric Robidoux et Eve Pressault dans Oxygène Théâtre OmdÈBIa Le Groupe de La Veillée ouvre sa nouvelle saison avec cette pièce coup-de-poing du dramaturge russe Ivan Viripaev, créée par Christian Lapointe à la fin de 2013.Une pièce solidement portée par Éric Robidoux et Eve Pressault dans le génial dispositif créé par la scénographe Geneviève Lizotte.Un texte noir sur l\u2019échec de notre quête de sens écrit à la manière d\u2019une chanson, avec des couplets et des refrains jubilatoires.À voir ou à revoir.- Jean Siag Au Prospero du 15 septembre au 3 octobre Soirée VHS L\u2019homo urbanus trouvera tout ce qui peut faire son bonheur au même endroit à la troisième soirée VHS : programmation musicale orchestrée par Piknic Électronik (avec Erik Faulkner, Ponsolo b2b Ledisko et Relish House Mafia), art urbain sur les piliers du viaduc Van Horne et les murs environnants, camions de bouffe de rue.Le tout dans une ambiance des plus relax.- Frédéric Murphy Sous le viaduc Van Horne aujourd\u2019hui, dès 16 h.Info : www.facebook.com/vhs.vanhornestation PHOTO FOURNIE Arts visuels SIMON MENNER Le centre d\u2019art contemporain Optica présente, dans le cadre du Mois de la photo, l\u2019expo Top Secret, The Stasi Archives.Des photos découlant d\u2019une enquête que le Berlinois Simon Menner a menée dans les archives de la Stasi, la police de l\u2019ex-Allemagne de l\u2019Est.Une expo sur la banalisation du mal.-Éric Clément Chez Optica (5445, avenue de Gaspé, #106) jusqu\u2019au 17 octobre Comprends-tu ?i\u20141 ', -, .¦\t f\t¦\t d.- iw\t Cl t'une fois deux béotiens, comprends-tu?Deux incultes qui se gargarisent de leur ignorance crasse.Ils s'en font une fierté, érigeant leur médiocrité au rang de qualité intrinsèque, en direct le matin, à la radio de Québec.Le premier moron dit au second, sur fond d'effets spéciaux de pleurs, s'agissant de la disparition de l'un des fleurons de la culture québécoise à l'étranger: «LA LA LA Human Steps nous a quittés.Tsé la madame en jaquette qui fait des savates dans le vide au-dessus d'une chaise, pis y a un gars avec une flashlight qui fait semblant de la retenir, pis a se fait aller les cheveux, comprends-tu?» Il se félicite dans la foulée que Louise Lecavalier, l'une des plus dignes représentantes de la danse contemporaine québécoise, et les autres danseurs de la compagnie d'Édouard Lock aient désormais à se trouver « de vrais jobs ».Précision: danseur, chorégraphe, éboueur, voilà de vrais jobs.Animateur de radio-poubelle, c'est seulement la désignation politiquement correcte d'un parasite rémunéré.J'ai découvert l'édifiant discours de ces fiers béotiens la semaine dernière, alors que j'étais plongé dans la lecture du plus récent essai du Prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa.Un changement de registre brutal, mais aussi une illustration concrète de quelques aphorismes de Vargas Llosa dans La civilisation du spectacle, qui vient de paraître chez Gallimard en traduction française.«Dans la civilisation du spectacle, le bouffon est roi », écrit l'auteur, qui ajoute : « La culture est divertissement et ce qui n'est pas divertissant n'est pas culture.» Le vénérable écrivain péruvien (79 ans) dénonce «l'inculture, déguisée sous le nom de culture populaire » et regrette « l'éclipse de l'intellectuel», depuis trop longtemps écarté des débats publics.J'ai pensé, forcément, à mes deux parasites des ondes.Quand les médias sont envahis par les punaises de lit.Selon Vargas Llosa, la culture de masse, « au lieu de promouvoir l'individu, le crétinise, en le privant de lucidité et de libre arbitre».Son constat est dur, cynique, sans appel.Et, malgré un fond de vérité, certainement réducteur.«La racine du phénomène se trouve [.] dans la banalisation ludique de la culture dominante, où la valeur suprême est désormais de se divertir et divertir, par-dessus toute autre forme de connaissance ou d'idéal», se désole-t-il.Une «madame en jaquette» qui fait de la danse contemporaine avec David Bowie, c'est moins divertissant pour certains qu'une danseuse nue qui se trémousse sur du Nickelback autour d'un poteau à L'Ancienne-Lorette, comprends-tu.Heureusement, tous ne sont pas aussi « barbares » (pour emprunter le titre de l'essai récent d'Alessandro Baricco, plus comique et nuancé, sur le même sujet).Ce ne semble pas être l'avis de Mario Vargas Llosa, qui n'évite pas les poncifs dans sa démonstration de la déliquescence du patrimoine culturel mondial et du déclin de la civilisation occidentale - qui n'est pas qu'une vieille série documentaire sur les outrances du métal.Selon lui, la Culture avec un grand « C» - que le poète américain T.S.Eliot nommait la «haute culture» - a été ravagée et corrompue par la frivolité.Sa démocratisation, qui favorise la quantité au détriment de la qualité, « mène à l'appauvrissement et une croissante superficialité».Vargas Llosa n'a sans doute pas tort, mais son constat est à la fois terriblement élitiste et nostalgique.Rien ou presque de ce qui a été créé depuis 50 ans ne semble trouver grâce à ses yeux.Les artistes contemporains qui ont du succès (Damien Hirst, en particulier) sont tous des fumistes, l'art contemporain n'est que du « bluff» (l'urinoir de Marcel Duchamp) et l'avant-garde, une vaste supercherie (John Cage et son 4'33\").Pour l'ouverture d'esprit, on repassera.Cet admirateur de Seurat, impressionniste disparu à 31 ans, a une conception non seulement figée mais étriquée de l'art contemporain, dans son sens le plus large.Je ne serais d'ailleurs pas étonné qu'en matière de danse contemporaine, il s'accorde avec nos deux bozos de la radio de Québec.Ceux-ci ne pourraient du reste l'accuser d'être un fier représentant de la «gauche caviar».Vargas Llosa, candidat défait aux présidentielles péruviennes de 1990, a troqué ses sympathies communistes de jeunesse contre le libéralisme à la sauce Margaret Thatcher (qu'il ne renie pas, à la manière d'un candidat néo-démocrate).Dans La civilisation du spectacle, il fait d'ailleurs l'apologie du capitalisme, avec une réserve spécifique pour la culture.Dans un monde où, dit-il, on a progressé en matière de démocratie, d'éducation et de prospérité, on a régressé en culture, laquelle, selon lui, « se dénature et se déprécie: tout ce qui la compose se nivelle et s'uniformise au point où un opéra de Verdi, la philosophie de Kant, un concert des Rolling Stones et une représentation du Cirque du Soleil deviennent équivalents».Précision: danseur, chorégraphe, éboueur, voilà de vrais jobs.Animateur de radio-poubelle, c\u2019est seulement la désignation politiquement correcte d\u2019un parasite rémunéré.C'est une vision à mon sens alarmiste d'un puriste qui refuse la cohabitation (pourtant inévitable) de l'art et de la culture populaire.Certes, comme le décrit Vargas Llosa, le « consommateur de culture » est devenu de plus en plus paresseux, à force d'être nourri aux recettes faciles et aux formules prémâchées.Mais laisser entendre qu'il n'existe plus de littérature digne de ce nom depuis Joyce, de cinéma valable depuis John Ford ni de musique noble depuis Bartok est proprement ridicule.Pousse mais pousse égal !, comme dirait ma mère.Autant Vargas Llosa, romancier remarquable et essayiste érudit - qui fut un élève de Barthes à la Sorbonne aux côtés de Baudrillard -, tient un discours cohérent, autant il s'affiche dans sa conception de la culture en janséniste d'une autre époque.Il est très critique, à juste titre, de la dictature du populaire, de la consécration d'« artistes médiocres ou nuls », de « la prolifération de la presse irresponsable, potinière et scandaleuse ».Il s'étonne que l'un des pays « les plus cultivés de la terre », le Canada, ait sa version du magazine ; Hola ! .Et s'il a raison de dire que le divertissement est à ce point omniprésent, notamment dans les médias, que l'art peine désormais à trouver sa place, la culture - la vraie - existe encore.Il y a quantité de gens pour l'apprécier à sa juste valeur.Malgré ce qu'en pensent les béotiens.COMPLETEMENT DEJANTE! La Presse Montréal 22\toctobre 23\toctobre 24 octobre 15h 24\toctobre 20h 25\toctobre 15h 28\toctobre 29\toctobre 30\toctobre 31 octobre 15h 31 octobre 20h Brossard 18\toctobre 19\toctobre Laval 8\tmai 2016 9\tmai 2016 Montréal 2-3 octobre Laval 16-17 octobre 11\tdécembre St-Eustache 12\tmars 2016 Montréal 4-5-6-7 novembre Brossard 17-18-19-20 septembre Laval 5-6 décembre St-Eustache 16-17 décembre Montréal 25-26 septembre Brossard 23-24 septembre Laval 5-6 novembre St-Eustache 9-10 octobre 28 novembre 18-19 novembre mmm -***UNE COMÉDIE INTELLIGENTE, PROVOCANTE ET STIMULANTE*** Montréal 22-23 octobre Brossard 21 octobre Laval 14-15-16janvier 2016 St-Eustache 25 février 2016 MA PREMIERE FOIS MASSICOITE JUGEZ-MOI Montréal 18 décembre Brossard 8 décembre Laval 12 décembre St-Eustache 5 novembre ll-rH'i b GUY MANTEL Tf Montréal 11-12 décembre Brossard 20 novembre Laval 21 novembre St-Eustache 19 décembre Montréal 13-14 novembre Brossard 3-4 octobre Laval 2-3 janvier 2016 St-Eustache 24 octobre Brossard 7 décembre Laval 20 novembre 2 60s 3.75 Valide jusqu'au 20 septembre 2015.Taxes incluses et frais de service en sus.marioTESSIER «Il fait RIRE.DANSE, CHANTE, IMITE.delà VARIÉTÉ PURE.* - Le Quotidien « Un RÉCIT très DIVERTISSANT! - Le Nouvelliste rvieruTOLisrviE \u2022 iLLUsioruruisruie HVPfucmsans \u2022 ruine rué Tisane 60SSE[ gitNQUjs; m\tA , ' j jÇ\tJ , V,\t \t \t\t\t \t\t\t \t\t\t \t\t\t Forfaits aussi disponibles à : L'flssomptionr Sainte-Thérèse, Sairt-Jean-sur-Richelieu et Trois-Rivières Tous les détails sur: DR0LEDEF0RFAITS.COM 4- A LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2015 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS Séparés à la naissance Deux « tout-croches » sympathiques Milo O\u2019Shea Alain Lefèvre §k m ' S' .* Deux pianistes, l\u2019un né en 1962, lautre en 1926! Ça ne s\u2019invente pas, avouez.Le Québécois Alain Lefèvre avait 6 ans quand le film Barbarella (Roger Vadim) est sorti.L\u2019acteur irlandais Milo O\u2019Shea y jouait, aux côtés de Jane Fonda, un pianiste fou du nom de Durand Durand.Juré, craché.Merci à Luc Leblanc.Citatuion de la semaine « Je l\u2019ai entendu annoncer qu\u2019il voulait être candidat à l\u2019élection présidentielle de 2020.Je lui demanderais juste d\u2019attendre, dans le cas où j\u2019essaierais alors de me faire réélire.» \u2014 Hillary Clinton, en entrevue avec Ellen De Generes, à propos du rappeur Kanye West.s'* ¦, î O Guy A.à Québec Guy A.Lepage a beau être habitué à la controverse, il n\u2019avait pas vu venir celle entourant sa déclaration à propos de la vente de billets difficile pour le spectacle de RBO au Centre Vidéotron le 19 septembre.À Québec, a-t-il dit, « c\u2019est les shows heavy métal pis le hockey des Remparts à 20 piastres le billet qui vend bien ».Devant l\u2019indignation populaire, il a affirmé que sa déclaration n\u2019était pas un jugement de valeur, mais seulement une évaluation factuelle.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LAPRESSE En hausse.en ba isse Madonna PHOTO RYAN REMIORZ, LAPRESSE CANADIENNE Madonna L\u2019icône de 57 ans jouait le tout pour le tout avec sa nouvelle tournée, Rebel Heart, qui accompagne un (autre) album aux ventes décevantes.Inaugurant sa série de spectacles à Montréal, la reine de la pop a conquis de nouveau ses sujets - et une grande partie de la critique - en se révélant tout aussi spectaculaire, mais bien plus chaleureuse, qu\u2019attendu.r ^ n\t5?,\t
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