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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Affaires
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-12-15, Collections de BAnQ.

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[" PAbt 4 LÀ PRESSE TRANSACTIONS D\u2019INITIÉS DES VENTES CHEZ DOLLARAMA ET BANQUE NATIONALE ÉCONOMIE AMÉRICAINE LA FED PRÉPARE-T-ELLE UNE HAUSSE DE TAUX?PAGE 4 www.lapresse.ca /affai res MONTRÉAL LUNDI 15 DÉCEMBRE 2014 AFFAI RES PARTYS DEBUREAU FÊTER EN TEMPS D\u2019AUSTÉRITÉ PAGE 2 Des fraudeurs sophistiqués à l\u2019assaut de Québec inc.Une vague de fraudes ciblant de grandes entreprises, qui semble avoir pris naissance en France en 2010, a commencé à déferler sur le Québec en juillet dernier.Les victimes : des entreprises de moyenne à grande taille, qui peuvent y laisser des millions.À LIRE EN PAGE 3 ILLUSTRATION LA PRESSE François Bérubé, copropriétaire d\u2019Environnement Électronique PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE\tPHOTO ASSOCIATED PRESS DOMOTIQUE FAIRE SIMPLE, VERSION HAUT DE GAMME PAGE 2 PORTRAIT DE FAMILLE 14 VRAIS OU FAUX MYTHES QUEBECOI5 mm mwÈ LES QUEBECOIS SONT-ILS RICHES ?VRAI OU FAUX?14 MYTHES QUEBECOIS SOUS LA LOUPE Télécharger sur B iBooks Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub L.infiti LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 15 DÉCEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn LA PRESSE AFFAIRES VIE AU TRAVAIL Fêter en temps d\u2019austérité PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Une bonne façon pour les entreprises d\u2019éviter le gaspillage et de diminuer les coûts d\u2019une fête de Noël est d\u2019offrir une station de desserts plutôt que des desserts individuels que plusieurs personnes ne mangent pas.[ ¦ \u2019< !GT \u2022 IV.: 3W V - ' ISABELLE MASSÉ C'est dans l'air du temps.Aux États-Unis, l'entreprise Staples a mis en place, pour une deuxième année, son Conseil des Fêtes (« Staples Holiday Council»).Celui-ci permet d'avoir des idées-cadeaux à prix réduit, propose des choix éclairés en matière de présents, mais aussi offre des conseils pour économiser lors de l'organisation des célébrations des Fêtes.On parle ici des festivités familiales.Mais le désir d'en avoir plus pour son argent se reflète aussi en entreprise quand vient le temps de planifier l'incontournable party de Noël.Les hôtels, organisateurs d'événements et traiteurs le ressentent depuis deux ans.« Plusieurs clients ont coupé de 10% à 20% leur budget du temps des Fêtes », estime Paule Labelle, associée de l'entreprise événementielle Cava Rose.« Les budgets stagnent ou diminuent, mais pour les mêmes besoins », confirme Bruno Schneider, directeur des ventes d'Avocado.Le traiteur doit désormais faire des pirouettes pour satisfaire ses clients.« Ce n'est pas facile, dit Bruno Schneider.On le ressent au quotidien, à cause de l'augmentation du prix de la nourriture.Nous écopons sur les marges.Il faut faire preuve de créativité.On utilise notre pouvoir de persuasion auprès de nos partenaires réguliers: maisons de vin, locateurs de salles.On priorise aussi les PME et jeunes entreprises, qui ont des prix plus abordables.» Moins de luxe Les profits d'Avocado ont baissé de 5 % en deux ans.« C'est beaucoup, car on fait partie de l'industrie de la restauration, où les marges ne sont pas grandes », souligne Bruno Schneider.Du côté de l'hôtel Le Saint-Sulpice de Montréal, on constate que les clients sont moins avides de petits luxes et de fla-fla, par exemple.Et le vin choisi se vend à un prix plus raisonnable.« Parfois, on investit nous-mêmes dans les éléments décoratifs, le concept et la main-d'œuvre pour la logistique, ajoute Bruno Schneider.On se prête au jeu, car on veut garder nos clients.C'est difficile dans notre milieu d'avoir des clients fidèles.» «Tout le monde a un peu moins de sous et ça a un impact, affirme aussi David Carrier, président d'Agnus Dei.On a une bonne base de clients, mais il faut travailler plus fort qu'avant.Ça nous oblige à nous renouveler.» L'austérité a, en effet, forcé le traiteur à revoir ses propo- sitions alimentaires et ses présentations.« On a conçu une quinzaine de stations interactives, explique David Carrier.C'est une vraie tendance.La station ajoute au décor et fait baisser le prix par personne, car il n'y a ni table ni assiette.C'est un \"wow!\" assuré, et pas juste alimentaire ! Et ça réduit de 25 % le budget.» Les traiteurs et organisateurs d'événements ont plus que jamais pour mandat de trouver des solutions miracles pour leurs clients.« En période d'austérité, le défi est aussi de gérer les perceptions, note Paule Labelle.Un cocktail dînatoire ne coûte pas forcément moins cher, mais la perception, c'est que ça coûte moins cher!» DJ et plat végé On suggère aux entreprises des menus avec moins de viande, un divertissement musical avec DJ plutôt que des musiciens ou encore l'achat d'alcool à l'interne.« On reçoit par ailleurs plus de demandes pour des dîners de Noël, note Bruno Schneider.C'est totalement un autre service.Le client ne paye alors que pour le repas et la livraison, soit de 15$ à 25$ par employé au lieu de 250$.» «Au lieu d'avoir un dessert à la table, on fait une station de beignes, dit aussi Paule Labelle.Ça fait cool et ça coûte beaucoup moins cher qu'une pâtisserie à 8,50$.C'est d'ailleurs un des gros gaspillages des par-tys, car les gens ne mangent plus de desserts.» Coupe ultime: et si l'entreprise n'organisait tout simplement pas de party de Noël?«Une entreprise coupe en général le superflu et certains autres événements dans l'année, dit Paule Labelle.Mais elle garde Noël à l'agenda, car c'est une façon de remercier ses employés pour le travail de la dernière année.» TRUCS POUR RÉDUIRE LES DÉPENSES DES PARTYS DE BUREAU >\tCélébrer dans les bureaux de l\u2019entreprise.>\tServir moins de viande.>\tS\u2019occuper d\u2019acheter l\u2019alcool.>\tProposer un cocktail signature plutôt qu\u2019une sélection de vins et cocktails en apéro.>\tEngager un DJ plutôt qu\u2019un groupe de musiciens.>\tProposer une station de desserts plutôt que des pâtisseries destinées à l\u2019ensemble des convives.>\tOpter pour un dîner du temps des Fêtes plutôt qu\u2019un souper.« On reçoit plus de demandes pour des dîners de Noël.C\u2019est totalement un autre service.Le client ne paye alors que pour le repas et la livraison, soit de 15$ à 25$ par employé au lieu de 250$.» \u2014 Bruno Schneider, directeur des ventes du traiteur Avocado DOMOTIQUE Faire simple, version haut de gamme PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Environnement Électronique, l\u2019entreprise de François Bérubé, permet à ses clients de contrôler «tout ce qu\u2019on peut rêver de contrôler» dans une maison.KARIM BENESSAIEH PME Oubliez les petits modules branchés dans la prise de courant pour éteindre les lumières.Chez Environnement Électronique, une PME montréalaise spécialisée dans la domotique haut de gamme, on a un principe de base : en montrer le moins possible.« On s'assure qu'il n'y a pas trop d'acné murale», résume en riant François Bérubé, copropriétaire de l'entreprise.Cet automne, Environnement Électronique a eu la surprise d'être primée par le leader international en domotique, Lutron, lors d'un événement au Colorado.La PME de 25 employés est devenue le 16e membre du prestigieux Panthéon Lutron, « le meilleur des meilleurs de cette industrie », affirme l'entreprise américaine.Ce qu'offre Environnement Électronique à ses clients a de quoi faire rêver - quand on a les moyens de ces installations, dont le coût se calcule généralement en centaines de milliers de dollars.Leurs plus gros projets frisaient les 2 millions de dollars, pour deux clients à Terre-Neuve et Mont-Tremblant.« On a fait des projets assez spectaculaires un peu partout, jusqu'aux Caraïbes, précise M.Bérubé.On en a eu quelques-uns à 1 million à Montréal, de gens dont vous connaissez les noms.» Des architectes Tout commence par des plans établissant avec précision le filage, les commutateurs, les systèmes de contrôle et les appareils souhaités.Pour faire quoi ?La réponse est beaucoup trop longue pour être rapportée en un article.« On peut tout faire, allumer plein de choses, contrôler tout ce qu'on peut rêver de contrôler, dit M.Bérubé.La question est plutôt : qu'est-ce qu'on devrait faire, et que va-t-on utiliser?» Plutôt que de se dire spécialistes en domotique, « un terme galvaudé », selon le copropriétaire, les employés de son entreprise se décrivent comme des « architectes des composantes électroniques».« Souvent, on associe la domotique à toutes sortes de bébelles, dit-il.Nous, on est des intégrateurs de systèmes, on intègre les produits les uns avec les autres.» Il n'y a pratiquement aucun domaine qu'ils ne peuvent pas automatiser, du choix des films et de la musique selon plusieurs profils des usagers de la maison à l'éclairage, en passant par les stores motorisés, la surveillance par caméra ou le déclenchement des appareils ménagers.« Ce qui est le plus simple est souvent ce qui marche le mieux, dit-il.Pour le client, ça se résume à appuyer sur un bouton.» 40 projets par année Le secret, c'est que le client ne se doute en général même pas de toute l'infrastructure de fils, de capteurs et de contrôleurs que sa maison abrite.Après avoir établi les plans, Environnement Électronique recrute ses propres sous-traitants pour mener le chantier à terme.Tout doit être discret, jusqu'aux prises de courant, dont le matériau se mêle à la texture des murs.Des projets d'envergure, Environnement Électronique en réalise une quarantaine par année, pour un chiffre d'affaires « entre 5 et 8 millions ».« Ça va assez bien, parce que ce qu'on fait est assez spécialisé, dit le copropriétaire.De toute façon, je ne suis pas vraiment drivé par le profit.Je veux m'assurer que le client ait le bon système.» DES PRIX SELON LES ENVIES Voici quelques exemples du très large éventail de prix offert aux clients d\u2019Environnement Électronique.«Des gens qui vont dépenser entre 100 et 150 000$, c\u2019est assez commun pour nous, dit François Bérubé.Le système de base revient entre 10 et 15$ le pied carré.» Contrôle d\u2019éclairage : à partir de 4000$, jusqu\u2019à 100 000$ Store motorisé : à partir de 500$, jusqu\u2019à 1500$ par fenêtre Distribution du signal vidéo : de 4000$ à 30 000$ Gestion de la température : à partir de 500$ Système audio : de 500 $ à plusieurs dizaines de milliers de dollars «Souvent, on associe la domotique à toutes sortes de bébelles.Nous, on est des intégrateurs de systèmes, on intègre les produits les uns avec les autres.» \u2014 François Bérubé, copropriétaire d\u2019Environnement Electronique NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES Des fraudes de haute voltige Des arnaqueurs étrangers ont réussi à soutirer des millions à des entreprises québécoises PHOTO SIMON SÉGUIN-BERTRAND, ARCHIVESLE DROIT Les fraudeurs commencent par amasser de l\u2019information sur un employé, en appelant parfois simplement à la réception, puis ils contactent l\u2019employé ciblé par courriel.JEAN-FRANÇOIS CODÈRE Des fraudeurs manifestement basés à l'étranger ont commencé, au cours des derniers mois, à cibler les entreprises québécoises avec une arnaque qui, de l'avis de tous les témoins et victimes interrogés, est « très bien faite ».Depuis juillet dernier, la Sûreté du Québec a recensé 19 cas d'« escroquerie au chef d'entreprise».Les trois qui ont fonctionné ont rapporté un total de 7,5 millions de dollars aux fraudeurs, dont l'un aurait vu transiter près de 5 millions.Seize autres cas, interceptés à temps, ciblaient un total d'environ 5,5 millions.À elle seule, la police de Québec a indiqué à La Presse qu'elle fait face à six cas depuis le début de novembre.Les fraudeurs, vraisemblablement étrangers, misent principalement sur « l'ingénierie sociale ».Ils amassent d'abord une foule de renseignements sur la façon de fonctionner de l'entreprise avant de cibler un employé en particulier qui peut autoriser des transferts de fonds.« Il reçoit un courriel au nom du président de l'entreprise, qui dit quelque chose comme: \"Je suis à l'étranger présentement, mais je suis en train de finaliser une entente et j'aurais besoin de faire transférer, par exemple, 1,2 million de dollars vers tel compte.L'avocat de la compagnie va vous appeler pour finaliser les choses\" », explique Richard Gauthier, capitaine responsable du service des enquêtes sur les crimes électroniques à la Sûreté du Québec.Le virement doit s'effectuer vers un compte bancaire étranger - asiatique, par exemple.L'opération pourrait paraître suspecte, mais le président déclare justement qu'il se trouve dans cette zone.On insiste aussi généralement pour régler l'affaire dans un court laps de temps, le jour même ou le lendemain.«Évidemment, comme on dit que le président est à l'étranger, si l'employé le croise au dîner, ça ne fonctionnera pas.C'est fait très vite et c'est très bien fait.» Grandes entreprises C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles on cible de plus grandes entreprises, où les niveaux hiérarchiques sont plus nombreux et où le comptable peut n'avoir jamais ou très rarement rencontré le patron, note M.Gauthier.Il y a aussi une question de ressources.« Ce type de fraude vise en général les entreprises de moyenne ou de grande envergure.C'est pourquoi les montants sont élevés.Ils ne feront pas tout ce processus-là pour une fraude de 20 000$, parce que s'ils en font trop en peu de temps, les gens vont se poser des questions.D'ailleurs, l'efficacité commence déjà à diminuer.Il y a encore des tentatives, mais ça ne fonctionne plus.Le mot se passe.» Même si cette vague frappe la France depuis déjà quelques années, rien ne permet pour l'instant d'associer les épisodes survenus ici à ceux vécus dans l'Hexagone, selon M.Gauthier.Au téléphone, admet-il toutefois, les fraudeurs ont « un accent», pas nécessairement français, mais pas québécois non plus.Aucune arrestation n'a encore été effectuée et les dossiers ne s'annoncent pas simples, reconnaît l'enquêteur.« Une fois que l'argent est rendu à l'extérieur, ce n'est pas impossible de le récupérer, mais presque.» « [L\u2019employé ciblé] reçoit un courriel au nom du président de l\u2019entreprise, qui dit quelque chose comme: \"Je suis à l\u2019étranger présentement, mais je suis en train de finaliser une entente et j\u2019aurais besoin de faire transférer, par exemple, 1,2 million de dollars vers tel compte.\" » \u2014 Richard Gauthier, capitaine responsable du service des enquêtes sur les crimes électroniques à la Sûreté du Québec PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Quand une responsable du service de la comptabilité d\u2019Alithya a reçu des courriels qui semblaient provenir du PDG Paul Raymond (photo), l\u2019arnaque semblait si vraisemblable qu\u2019elle a failli coûter 500 000$ à l\u2019entreprise.À deux doigts de laisser filer un demi-million JEAN-FRANÇOIS CODÈRE Un petit doute, une dernière vérification.C'est tout ce qui a séparé Alithya, une firme de consultation informatique de 500 employés établie à Québec, d'une fraude qui l'aurait détroussée de près de 500 000$.La firme est apparemment l'une des rares à avoir réussi à intercepter à temps les fonds qui étaient destinés aux fraudeurs.Selon son PDG, Paul Raymond, l'argent était encore dans un compte transitoire à Hong Kong quand l'alerte a été donnée.Lesdits fraudeurs « sont habiles», constate aujourd'hui M.Raymond, qui a accepté de partager son histoire afin d'éviter que d'autres ne se fassent prendre au piège.« Ils ont commencé par identifier des personnes-clés en appelant à la réception et en demandant, par exemple, qui s'occupait des comptes recevables», explique-t-il.Quand les criminels ont su qui cibler - une responsable du service de la comptabilité - , ils lui ont envoyé des courriels qui semblaient provenir.de M.Raymond lui-même.« Ça lui disait que l'on travaillait sur une acquisition, qu'elle devait rester discrète et préparer un transfert de fonds.» On invitait l'employée en question à communiquer avec un cabinet d'avocats établi en France.Ce cabinet, Lefèvre Pelletier &associés, existe bel et bien, mais n'est pas impliqué dans le coup.Il a même dû publier une notice sur son site internet pour prévenir la menace.« Ces e-mails qui proviennent de messageries privées cherchent à obtenir de manière abusive la remise de sommes d'argent et demandent généralement un transfert de fonds dans le cadre d'opérations prétendument confidentielles [OPA] qui seraient particulièrement urgentes, écrit-on.[.] Ces e-mails sont frauduleux; «Ils ont commencé par identifier des personnes-clés en appelant à la réception et en demandant, par exemple, qui s\u2019occupait des comptes recevables.» \u2014 Paul Raymond, PDG d\u2019Alithya ils ne proviennent pas du cabinet Lefèvre Pelletier&associés, Avocats/LPA et doivent être supprimés.» Des communications téléphoniques, au cours desquelles les fraudeurs se faisaient passer pour des mandataires de ce cabinet d'avocats, ont même été acheminées.Ce n'est finalement qu'au moment où elle autorisait le transfert que l'employée a eu un doute.« Elle a eu la présence d'esprit de communiquer avec moi à ce moment.Je crois qu'elle s'est dit que je n'aimais généralement pas régler les choses importantes par courriel.» Les malfrats sont rusés, note M.Raymond, puisqu'ils parviennent à connaître ou estimer le montant maximal que peut manipuler l'employé ciblé sans autre autorisation.« Dans notre cas, c'était 500 000$ et la somme qu'ils demandaient n'était pas beaucoup moins que ça.» Prévention Depuis l'événement, M.Raymond fait tout en son pouvoir pour faire connaître l'arnaque et éviter que d'autres entreprises en soient victimes.À l'interne, il a aussi donné de nouvelles consignes aux employés qui sont en contact avec le public par téléphone, notamment les réceptionnistes.«Nous leur avons demandé de prendre le numéro et de dire que l'on va rappeler, tout en restant poli, si quelqu'un appelle et ne connaît pas le nom de la personne à qui il veut parler.Un peu comme dans un hôtel, où vous ne pouvez pas simplement demander le numéro de la chambre sans connaître le nom de l'occupant.Juste ça, ça devrait compliquer la tâche des fraudeurs.» Autrement, il n'y a pas grand-chose d'autre à faire que de s'assurer que le personnel reste vigilant, croit-il.« Le maillon faible, c'est les individus.Il n'y a rien qui peut empêcher quelqu'un qui veut faire quelque chose de le faire.» Même le président de la République ! Grosse perte pour la Coop fédérée Les corps policiers québécois refusent de confirmer les noms des sociétés victimes de telles fraudes, mais selon le réseau Argent, c\u2019est la Coop fédérée, connue principalement pour ses filiales Olymel, Unimat et Sonic, qui serait la plus importante victime de ce type de fraude au Québec.La Coopérative aurait à elle seule ainsi été détroussée d\u2019une somme allant de 4,5 à 5 millions de dollars.Michelin ciblée à répétition A la fin octobre, la société française Michelin a déposé une plainte, en France, après avoir été détroussée de 1,6 million d\u2019euros (2,3 millions de dollars).Le processus était similaire, mais ne touchait pas le PDG de l\u2019entreprise.Les fraudeurs se sont plutôt fait passer pour le directeur financier d\u2019un fournisseur afin de demander à la comptabilité de l\u2019entreprise de changer le compte vers lequel était viré le règlement de ses factures.Selon Le Parisien, l\u2019entreprise avait déjà été ciblée une vingtaine de fois pour une arnaque du genre, sans succès jusque-là.Jusqu\u2019à l\u2019Élysée! Même l\u2019Elysée, le bureau du président de la République française, a déjà été la cible d\u2019une arnaque aux faux ordres de virements internationaux dès 2011.Celle-ci, qui visait une somme de 2 millions d\u2019euros (2,9 millions de dollars), a toutefois avorté.En août dernier, c\u2019est le groupe d\u2019assurances français Malakoff-Médéric qui était la cible des fraudeurs.Le haut dirigeant dont l\u2019adresse avait été usurpée pour ce faire était nul autre que Guillaume Sarkozy, frère de l\u2019ancien président.De multiples appellations Fraude au PDG, fraude au président, arnaque aux faux ordres de virements internationaux (FOVI) ou escroquerie au chef d\u2019entreprise, pour n\u2019en énumérer que quelques-unes, les appellations de ce type de fraude sont nombreuses.- Jean-François Codère PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Même l\u2019Élysée, bureau du président français, a été ciblé par des fraudeurs, en 2011.jjpgpjPPi vil t ?m \u2014 h mi G\tI\tT\tE DROGUE ONYDtLA MESSE\t* L\tS\tD\tFAIREPAYER TROPCHER PARTAGÉ\t+ E\tG\tO\tR\tG\tE\tR A\tU\tT\tE\tL\tTOURNOI OUVERT\t>O\tP\tE\tN\tDANSE FOLKLO- RIQUE\tI TITANE CHEVREAU\t\u2018T\tI\tJEU D\u2019ADRESSE BRUN-JAUNE\t*O\tS\tS\tE\tL\tE\tT\tS B\tI\tC\tO\tT\tMESURE AGRAIRE PROFITS\t\u2018A\tR\tE\tEMPLOYA\tA\tDÉSIN- VOLTURE SON DRAPEAUEST NOIR\tO\tPOISON ÉPINGLER\t*C\tI\tG\tU\tE\tADRESSE INTERNET EXAMINE\t\tR\tL A\tN\tA\tR\tASPERGÉE MALDE COEUR\t+ A\tR\tR\tO\tS\tE\tE ON Y BOIT\tRÉPUDIÉ D\u2019un bleu CLAIR\t* R\tE\tN\tI\tE\tVIOLENT EMPOIGNÉ\t'B\tA\tN\tG B\tA\tR\tPOIGNÉES BISOUS\t* A\tN\tS\tE\tS\tDOUBLE RÈGLE ÉTAT D\u2019ASIE\t\u2018T\tE BOEUFSÀ BOSSE RUSÉS\t'Z\tE\tB\tU\tS\tBROUILLER DÉPOSE\t*M\tE\tL\tE\tR F\tU\tT\tE\tS\tNEREPOSE TERRE\t*M\tU\tR\tA\tL\tE GARDEET CACHE FAIT COULER\t' R\tE\tC\tE\tL\tE\tUNITÉDE MESURE\t-V\tO\tL\tT V\tE\tR\tS\tE\tATUÉLE MINOTAURE\t?T\tH\tE\tS\tE\tE MOTS CROiSÉS Du lundi au samedi WWW.HANNEQuART.CoM 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1\tAction de renoncer à une procédure.2\tDépart au loin -\tDétruisent.3\tDodu - Dessert.4\tMilieu naturel.5\tCatégorique - Pantois -\tEnduit d'huile.6\tAstate - Servent à endormir les enfants.7\tArrose Grenoble - Dieu nord-germanique.8\tChaussure d'été.9\tIntervalle de temps - À cet endroit - Rivière de Suisse.10\tProphète juif - Passionné.11\tPatron des orfèvres -\tLogis.12\tAssommée - Fromages blancs.VERTICALEMENT 1\tMises en lambeaux.2\tPoissons volants - Interjection conventionnelle.3\tProchainement (De .) - Agent de renseignements.4\tIl y en a plusieurs en Océanie - Donnera la bière.5\tFrançais qui étudie.6\tObjet précieux - Abstention momentanée d'aliments.7\tArraché - Bruit d'horloge.8\tSa chenille aime la laine -\tRelatifs au vent.9\tDevient amoureux (v.pr.) -\tPersonne bavarde.10\tVer\tPeser l'emballage d'une marchandise.11\tIl explose - Organe végétal qui produit un liquide sucré.12\tExamens - Écossais.SOLUTION du dernier numéro 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1011 12 ÊTES-VOUS OBSERVATEUR?Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, ily a entre eux HUIT petites différences.LaPLAcê 16551 «4*1» BP K jHpi LAPlAcÉ 16551 Laptace ill Ai A» mm Mm Mi mm mM Yvmv xÆ\u2018 ¦0Lpne6 ap nea}od e| ajajjjap 'jjo^oj} np pjog g \u2018a^jojp ap nea}od a| ajaujap a6je| snjd jniu up) f_ \u2018assoj6 sn|d }sa 4)04 np uoqejae p a||ajno4 eq 9\t-a4!4ad snjd 4sa ajauje anbejd eq g \u2018ajauje anoj e| ap naud aq j?\u2018aipne6 4ubab anoq-apje6 np aiujoj £ ^ajdiuoDU! 4sa a4j0.jp ajaj4Jod eq £ \u2018uoilubo np aipne6 ajaj}Jod e| ap 4neq aq [_ Nonmos MOTS CROISÉS PLUS MICHEL HANNEQUART 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1\tSur le point de s\u2019écrouler.2\tBarrés - Estuaire.3\tVieille langue - Liquide organique - Ville américaine.4\tCollision - Qui vident.5\tChandelier - Mesure -\tConjonction.6\tCouvert de dunes -\tFruit.7\tQui sortent de l\u2019eau -\tArticle.8\tIlot-N ous laisse les mains libres - Lieu de délices.9\tEffusion - Se fait en frottant.10\tTrès\tLe gros en fait rêver plus d\u2019un.11\tPort du Chili - Pour prendre la main.12\tCe t faire une moufette - Occupé indûment.VERTICALEMENT 1\tPour faire tomber quelqu\u2019un.2\tCouper en menus morceaux - Catastrophe.3\tAstate - Dans la bière -\tQui prend à la gorge.4\tParfums - Pierre levée.5\tInvitée aux fêtes -\tFormule - Symbole.6\tQue l\u2019on a laissé entrer -\tPlantes d\u2019ornement.7\tCertains sont rouges - Il est impulsif.8\tEspace blanc - On y met de la glace et une bouteille.9\tCouvertes de duvets -\tPossessif.10\tDémantèle - Permet un écoulement.11\tHéraclès y tua un lion -\tÉcoeurement.12\tD\u2019 une humeur chagrine.SOLUTION du dernier numéro \t1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10\t11\t12 1\tC\tO\tE\tU\tR\tA\tC\tO\tE\tU\tR\tO 2\tA\tB\tU\tS\tE\tO\tO\t\tN\tT\tE\tS 3\tC\tL\t\tE\tD\t\tT\tE\tR\t\t\tO 4\tH\t\tD\tE\tU\tS\tE\t\t\tN\tS\tU 5\tE\tG\tO\t\tV\tO\tR\tA\tC\tE\t\tS 6\tC\tE\tR\tN\tE\tE\t\tS\tH\tO\tR\tT 7\tA\t\tS\tA\t\tT\tA\tT\t\t\tU\tR 8\tC\tL\tA\tS\tS\tE\tU\tR\t\tC\t\tA 9\tH\tE\tL\tE\tE\t\tV\tE\tL\tA\tN\tI 10\tE\tR\tG\t\tN\tU\tE\t\tO\tS\tE\tR 11\t¦\tO\t\tE\tS\t\tN\tA\tU\tS\tE\tE 12\tS\tT\tE\tR\tE\tO\tT\tY\tP\tE\tS\tO "]
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