La presse, 27 décembre 2014, G. Gourmand - Maison
[" MONTRÉAL SAMEDI 27 DÉCEMBRE 2014 \t \t \t LATELIER DE CUISINE L\u2019ITALIE POUR LE DESSERT PAGE 6 GOURMAN r PATRIMOINE LES MERVEILLES DU VIEUX-QUÉBEC PAGES 8 ET 9 MAISON LA SAISON DU PARTAGE Noël et ses festins sont derrière nous.Ouf! Et maintenant, que faire pour le réveillon du Nouvel An?Après la bombance, la simplicité a souvent meilleur goût.Et si vous invitiez quelques proches et amis pour un repas partage?Tout le monde apporte un plat, le dépose sur la grande table, prend un verre, grignote, se régale et rigole: voilà la magie du «potluck».RECETTES POUR UN REPAS-PARTAGE RÉUSSI, EN PAGES 2 ET 3.\t\tV [ \\ ^^ÊÈÊÈÊÈÈÊÊÊÈÈÈÈÈm\tm/m.y.mm -, \tmm jgp v.\t\\\\ v f\t\t \t\t\t JA\t\t1 œuf >\t3 jaunes d\u2019œufs >\t75 ml (1/3 de tasse) de miel liquide de bonne qualité >\t300 ml (environ 1 1/4 tasse) decrème 35%, bien froide >\t1/2 c.à thé d\u2019extrait de vanille pure >\t80 g (2 3/4 oz) de nougat espagnol (touron), cassé en morceaux >\tPour servir: 3 figues fraîches, coupées en quartiers (ou rondelles de kaki ou quartiers de poires sautés au beurre), miel liquide ou morceaux de rayon de miel, noix de pin PRÉPARATION 1.\tTapisser un moule rectangulaire d\u2019environ 8 cm x 18,5 cm (3 1/8 po x 7 1/4 po) de film plastique étirable en en laissant dépasser sur les côtés.2.\tDans une casserole de taille moyenne, porter de l\u2019eau à ébullition.Dans un bol résistant à la chaleur, disposer les œufs, les jaunes d\u2019œufs et le miel et fouetter le mélange au-dessus de la casserole d\u2019eau bouillante (attention de ne pas vous brûler!), jusqu\u2019à ce que le mélange devienne pâle, épaississe et double de volume.Retirer du feu et réserver.3.\tDans le bol d\u2019un batteur sur socle ou au fouet, fouetter la crème jusqu\u2019à ce qu elle épaississe, ajouter l\u2019extrait de vanille et la moitié de la préparation d\u2019œufs et de miel.Plier doucement le mélange à l\u2019aide d\u2019une spatule en silicone, puis ajouter le reste de la préparation et les morceaux de nougat.4.\tVerser le mélange dans le moule préparé, couvrir le dessus du mélange avec le film plastique et disposer au réfrigérateur pendant 6 heures ou toute la nuit.5.\tAu moment de servir, tremper la base du moule dans l\u2019eau chaude, découvrir le semifreddo et le renverser sur l\u2019assiette de service.Retirer le film plastique.6.\tDisposer les quartiers de figues et les morceaux de rayons de miel en faisant couler le miel sur le dessus du semifreddo, parsemer de noix de pin et servir tranché.Notes: Si vous voulez le préparer d\u2019avance, le semifreddo se conserve plusieurs jours au congélateur dans le moule, bien emballé de film plastique étirable.On trouve le nougat espagnol au rayon confiserie des épiceries et dans les épiceries fines spécialisées.ACCESSOIRES : V DE V, WEST ELM MONTRÉAL PmOe POUR VOS CELEBRATIONS DE NOËL \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 # \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Christelle T.inielû ENSEMBLE rftm U!rule el colorée Le Grand Soulard G delà Cuisine I 1 ISO lecBtlea classiques au qoûl du terroir québécois JEAN SOULARD ÉDITION AUGMENTÉE NOUVELLE SECTION PÂTES RICARDO I L-s- Mes classiques préférés RELIEE DANIEL VEZINA Dans la cuisine de St Pierre Récits de table D'ICI ET D'AILLEURS LYSIANE GAGNON Offerts en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 DÉCEMBRE 2014 GOURMAND 7 LA PRESSE MAISON TROUVAILLES UNE ANNÉE CHIC! V - y ¦ mm.mm :mz*s \t¦ ffû'\" [\t\u2018 \" \\J&,t ., j 1\t: C\tI- |\t PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE GENEVIÈVE SIMARD STYLISTE, COLLABORATION SPÉCIALE 2 Seau à glace en verre givré, 79 $ chez Jamais Assez 5155, boulevard Saint-Laurent, Montréal 2 Pince à glaçons, 11,95$ chez Crate & Barrel crateandbarrel.com 2 Verre à motifs 11 oz, 10,95$ chez Crate & Barrel crateandbarrel.com 4\tVerre à champagne en cristal, 39$ chez Jamais Assez 5155, boulevard Saint-Laurent, Montréal 5\tCoupe à champagne, 13,95$ chez Crate & Barrel crateandbarrel.com 6\tPlateau de présentation en mélamine, 65$ chez Item 70, rue Peel, Montréal 7\tAssiette étoile, 25 $ chez Zara Home Carrefour Laval 8\tPlateau sur pied en résine, 189 $ chez Jamais Assez 5155, boulevard Saint-Laurent, Montréal 9\tBougies coniques, 16$ chacune chez Belangermartin 6906, boulevard Saint-Laurent, Montréal 10\tBougeoir en céramique, 9$ chez West Elm 995, rue Wellington, Montréal n e en marbre, 19,20$ chez West Elm 995, rue Wellington, Montréal ON A TESTÉ Vitamix, le mélangeur professionnel ALEXIS LE MAREC COLLABORATION SPÉCIALE Vous avez été nombreux à nous écrire pour nous poser des questions sur les mélangeurs Vitamix, en voici donc le test.Dans le cercle très fermé des mélangeurs quasi professionnels, Vitamix occupe une place de choix avec des produits de grande qualité aux performances supérieures.Nous avons testé le modèle 7500 basique, mais issu de la nouvelle génération G-Series.Sachez toutefois que le Vitamix 750, vendu 90$ plus cher, propose des fonctionnalités supplémentaires préprogrammées.Pour nos tests, nous l'avons comparé au Breville The Boss, qui nous a récemment impressionnés par ses performances.Construit pour durer Avec 5,7 kg, 1600 watts de puissance et une garantie de 7 ans, c'est assurément un produit construit pour dépasser allègrement les 10 ans de durée de vie.Les plastiques employés sont ultra-résistants, tandis que les touches en façade sont montées sur des interrupteurs.On y trouve bien sûr la mise en marche des lames, mais aussi une touche qui permet de mélanger par à-coups, ainsi qu'un potentiomètre permettant de varier la puissance.Le récipient est également très résistant aux chutes et aux torsions.Il possède un bec verseur très pratique - dont est d'ailleurs dépourvu le Breville.Enfin, le système à quatre lames promet de tout réduire en bouillie.Si c'est vrai dans la plupart des cas, nous allons voir plus loin que nous avons trouvé son point faible.s V PHOTO FOURNIE PAR VITAMIX Le Vitamix 7500 est vendu 679$.Très efficace, mais.Pour nos tests, nous avons porté notre attention sur la préparation de purées, potages et smoothies.L'appareil n'a eu aucun problème à concasser des glaçons, mais il faudra y aller par à-coups.Autrement, à cause de sa puissance, cet appareil peut vite faire chauffer le contenu et le réduire en eau, tout comme le Breville.En ce qui a trait aux potages, sauces et purées, il est difficile, voire impossible, de faire mieux: le résultat est parfait.Il n'y a pas un seul PHOTO FOURNIE PAR BREVILLE .et le Breville The Boss, 699 $ grumeau, et le mélange est vraiment onctueux.Selon les ingrédients et la manière de mélanger, il est bien sûr possible de faire une soupe plus épaisse.Sur la rapidité, le Vitamix se montre un petit peu moins véloce que le Breville, qui offre deux lames supplémentaires.Toutefois, ce détail est très loin d'être handicapant: le résultat se joue sur quelques secondes.Par contre, c'est lors de la préparation des smoothies avec des fruits congelés que nous avons pris le Vitamix en défaut.Il faudra ouvrir le broc et mélanger manuellement, puisque les lames se mettent à tourner dans le vide, tandis que l'on distingue encore quelques morceaux de fruits.Après un deuxième mélange manuel, on obtient enfin le smoothie attendu, mais la texture est un peu trop mousseuse.Sur ce point, le Breville et ses six lames offrent un excellent résultat du premier coup.Nettoyage Pour le nettoyer, on verse deux gouttes de liquide à vaisselle dans le fond et on tourne progressivement le varia-teur de puissance au maximum afin de le laisser fonctionner entre 30 secondes et une minute.Le mode automatique du Breville est plus pratique à utiliser (le modèle Vitamix 750 offre toutefois une option équivalente).Conclusion Vous l'aurez sûrement deviné, le Vitamix est un excellent mélangeur qui mérite totalement sa réputation.Toutefois, son système à quatre lames, très performant dans la plupart des situations, pèche un peu lorsqu'il s'agit de fruits congelés.Il demande également un peu plus de temps que le Breville lorsqu'il s'agit de réduire des arachides en poudre.À l'avenir, Vitamix devrait ajouter deux lames supplémentaires pour obtenir un résultat parfait du premier coup.Vitamix 7500: 679$ Vitamix Professional Series 750: 769$ Breville The Boss : 699 $ 8 GOURMAND LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 DÉCEMBRE 2014 MAISON PATRIMOINE LES MERVEILLES DU VIEUX-QUÉBEC CAROLE THIBAUDEAU QUÉBEC______________________ Des quartiers lovés autour de propriétés religieuses morcelées.Des rues étroites et pentues.Crépis et portes cochères, bâtiments d\u2019arrière-cour, façades londoniennes, mille déclinaisons de hautes portes à imposte, tout cela, ici, affirme: «Je me souviens.» Posséder une maison dans le Vieux-Québec entraîne des contraintes particulières et des coûts accrus.«Mais c\u2019est un privilège aussi, expose Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Québec et responsable du patrimoine.Et les maisons ont une bonne valeur de revente.» Le Vieux-Québec figure sur la liste du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Fait remarquable, 93% des propriétaires du Vieux-Québec sont des Québécois.En général, les propriétés situées dans un quartier de patrimoine mondial passent aux mains de riches étrangers.Différents programmes d\u2019aide à la restauration peuvent soulager le propriétaire du Vieux-Québec de 40% de la facture.Une part assumée par la Ville et par le ministère de la Culture et des Communications.LV T /, v, V ÀWù I ffSsm «n ^\t.AT \t : ¦ La chambre principale est dotée d\u2019une arche et d\u2019un ancien foyer pour le moment non fonctionnel.Suzanne Dupuis et Benoît Mathieu se plaisent à retrouver leur maison dans les livres d\u2019histoire.La salle d\u2019eau du rez-de-chausée.Un foyer désaffecté occupait l\u2019emplacement du meuble de l\u2019évier.Le calorifère récupéré (Ecorad) est muni d\u2019un fil électrique qui chauffe l\u2019huile dont il est empli.PHOTOS PASCAL RATTHÉ, COLLABORATION SPÉCIALE RUE HÉBERT La maison Leboeuf, rue Hébert.On remarque ses contours de fenêtre en pierre, son toit en tôle à la canadienne, muni d\u2019arrêts de neige, ses murs-pignons coupe-feu, sa porte cochère typique.Au second plan : le pavillon Camille-Roy du Séminaire de Québec.Un défi pour bricoleurs Vieux-Québec savourent le dépaysement historique.Lorsqu'ils ont acquis leur maison, il y a sept ans, Suzanne Dupuis et Benoît Mathieu ont consciemment choisi un «projet pour bricoleurs».Il faut dire que la plus-que-bicente-naire, privée de soins depuis longtemps, ne payait pas de mine.Sept ans plus tard, le couple apprécie plus que jamais son nid chaleureux, avec ses ouvertures encadrées de pierre, son toit en tôle à la canadienne, sa porte cochère typiquement Vieux-Québec, tout ce parfum d'histoire.avec à l'arrière-plan, immuable comme un soldat de la garde, le Séminaire de Québec et ses lanterneaux (pavillon Camille-Roy).Bien qu'elle ait été construite après la Conquête, la résidence Duplex, dit maison Leboeuf Construction: en 1777, puis de 1784 à 1810 Achat: en 2007 Styl e: régime français Emplacement: rue Hébert fait régime français, avec son enveloppe de pierre porteuse, ses combles à deux versants et sa cave.Un autre monde Quand on se rend chez les Dupuis-Mathieu, on est remué en lisant le panonceau toponymique : « HÉBERT (Louis), premier colon canadien (1575-1627) ».Une expérience que décrit ainsi Benoît Mathieu : « En entrant dans le Vieux-Québec, je change d'époque.En empruntant les rues Couillard et Hébert, je remonte encore le temps.Et quand j'arrive à la maison, je recule d'une centaine d'années supplémentaires.» « Le toit, qui coulait, a été notre premier défi», relate Suzanne Dupuis.Ingénieuses fenêtres Les fenêtres à targette sont de petits bijoux de fonctionnalité, avec leur guichet d'aération pour l'été et leur ouverture dans le châssis extérieur pour chasser l'humidité entre les deux fenêtres en hiver.Les châssis ont été décapés, restaurés et repeints.Certains ont dû être refaits, à l'identique, bien sûr.Terrasse et cour À l'arrière, la propriété comporte une annexe, comme c'est si souvent le cas dans le Vieux-Québec, dont la population s'est densifiée par des constructions dans les arrière-cours.Les Dupuis-Mathieu ont dû démolir la terrasse qui coiffait l'annexe, réparer la charpente, faire poser un nouveau toit de tôle à baguettes et construire une nouvelle terrasse, à l'usage exclusif du locataire.Sur la façade, les entablements des fenêtres, en pierre lisse de Saint-Marc, ont été remplacés par le maçon Gabriel Gagnon.Ils s'étaient fissurés avec le temps.À l'intérieur, dans le salon, M.Gagnon a rétréci l'âtre de la cheminée et y a posé un parement de brique réfractaire.La cheminée est faite « d'un mélange de pierre noire du Cap et de pierre de Château-Richer », note-t-il.La pierre est laissée à nu à l'intérieur, sauf autour des fenêtres et des portes, où elle est couverte de plâtre, pour colmater les fuites d'air.Surprises sous le gypse L'enlèvement des panneaux de gypse, lors de la réfection des salles de bains, a révélé des surprises.Celle de l'étage, encore pourvue des larges lattes du plancher d'origine, cachait une mignonne armoire de bois encastrée.La salle d'eau du rez-de-chaussée, de son côté, recelait un foyer désaffecté.Dans la cave, une chaudière au mazout chauffe l'eau qui circule dans les calorifères du rez-de-chaussée.Les étages, eux, sont chauffés à l'électricité.Au gré de ses temps libres, Suzanne Dupuis décape et repeint, tantôt un volet, tantôt un appui de fenêtre, une armoire, un meuble antique.« On commence à avoir pas mal réduit notre liste de rénos, se réjouit la bricoleuse.J'ai hâte, maintenant, de mettre de la couleur sur les murs ! » LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 DÉCEMBRE 2014 GOURMAND 9 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim MAISON I \\ .4 Je i ; m.: MMES*-'***¦ lit 7*1 IsÜSl H MMMM* WWW MSJ war b.I i ' rff ¦ iji fFffff (** ii:i j:4 $ :: \u2018BV Hi MMftn ff HM S I' .'fïï S § nu SM III snxa 33} IBaes i Usés son n,m (LttïjSfnm sini iwtiBË mm tu ml fifj.: » IM If fl lllllfa IL* lu \u2022m \u2022 ntr-\u2019Sl niisa La sévère façade néogothique est maintenant égayée par l\u2019oriel de l\u2019étage, portant les vitraux de l\u2019ancienne chapelle des franciscaines de la Grande-Allée.Entre les deux pignons, de minuscules lucarnes éclairent, au grenier, une petite salle de bains et le coin d\u2019une chambre.¦( 4=^__ Dans le bureau de madame, trois immenses fenêtres à crémone.Les volets se replient souplement sur eux-mêmes, en trois sections, pour se fondre dans l\u2019épaisseur de l\u2019embrasure.Différents marbres, pour la salle d\u2019eau du rez-de-chaussée.?ÎLOT SAINT-DENIS De la ruine au conte de fées Un couple désireux de s\u2019établir dans le Vieux-Québec a restauré avec éclat une maison laissée à l\u2019abandon.Depuis quatre ans, ce couple pétillant cherchait à s'établir dans le Vieux-Québec, où monsieur a des racines familiales.Tous deux avaient hâte d'aller travailler à vélo, en été, et de faire les emplettes à pied.Un jour, la courtière immobilière leur a fait visiter au pas de course une maison.«Pas pour vous, bien trop ruinée ! » La résidence avait été divisée en deux et chaque locataire avait cloisonné sa section pour sous-louer à d'autres.Résultat: environ 14 occupants et un soupçon de culture hydroponique.Disons qu'il fallait voir plus loin que les apparences.La cour intérieure (un des critères du couple), la possibilité d'aménager deux places de stationnement (un autre critère de poids) et la proximité des parcs a balayé des considérations plus triviales.La promesse d'achat a été signée le 24 décembre 2006, à 17h30! Un cadeau de Noël bien particulier, pour des mois de réno-plaisirs majeurs.Plans d\u2019origine Munis d'une copie des plans d'origine de l'architecte Harry Staveley (conservés aux Archives nationales du Québec), les nouveaux propriétaires confient à un autre architecte, Jean R.Côté (Ardam architecture), le mandat de restaurer la résidence de la cave au grenier.Achevée par Louis Roy (Construction Saint-Antoine) et quelque 125 ouvriers, la maison est devenue un lieu d'harmonie raffinée et de confort parfait: matériaux nobles, œuvres d'artistes québécois, souvenirs de voyage, meubles recherchés et efficacité énergétique ! La façade égayée L'austère façade du début est maintenant égayée des magnifiques vitraux de l'ancienne chapelle des franciscaines de la Grande-Allée, que monsieur, prompt à apprécier les œuvres d'art, avait repérés chez un antiquaire.La bataille n'a pas été facile, avec le Comité consultatif d'urbanisme, pour faire accepter l'oriel portant ces vitraux, là où autrefois se trouvait un simple petit balcon décoratif.«J'ai argué que les vitraux des sœurs risquaient d'aboutir aux États-Unis!, raconte le tenace propriétaire.Qui sait si ce n'est pas cet argument qui l'a emporté ?» Les châssis des fenêtres ont été démontés, restaurés, posés et scellés.« Ils sont en bois de flottage, commente le propriétaire, un Unifamiliale Construction: en 1898 Achat: en 2006 Styl e: néo-gothique Emplacement: îlot Saint-Denis Prix Thérèse-Romer 2009 de l\u2019APMAQ (Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec).matériau dur et résistant.C'est pour ça qu'ils sont encore là.» Maîtres plâtriers Trois maîtres plâtriers, formés aux écoles traditionnelles européennes, ont travaillé à temps plein pendant trois mois pour restaurer les ornements des plafonds et des murs.La cuisine a fait l'objet d'un agrandissement important qui la relie au nouveau garage.On y marche sur un plancher de marbre tigré, à chauffage radiant.Les salles de bains sont elles aussi vêtues de marbre, dont l'exceptionnel oakwood green du Brésil dans celle de la chambre principale.Dans les calorifères de fonte, décapés au jet de sable et repeints au fusil, circule l'eau chauffée par une bouilloire électrique, située au sous-sol.Sous-sol lui-même excavé de 18 po supplémentaires et pourvu d'une nouvelle dalle de béton à chauffage radiant couverte de céramique.Les quatre foyers, à l'origine au charbon, ont été convertis, celui du vivoir au gaz propane et les trois autres, à l'éthanol.La toiture a été isolée au polyuréthane, ainsi que certains murs.Les câblages divers (électricité, domotique, informatique, audiovisuel) sont dissimulés dans les planchers, qui ont été refaits.Voitures rangées La petite remise croulante qui flanquait la maison a été remplacée par un agrandissement pouvant abriter deux véhicules.« Quel soulagement de ne pas déplacer les voitures dans la rue, en hiver! » Le garage est surmonté d'une terrasse sur laquelle madame cultive un petit potager en bacs.À quelques pas derrière le Château Frontenac, le quartier est tranquille, jamais envahi par la foule.«Nous nous déplaçons beaucoup à pied, et les rencontres avec les voisins en sont facilitées, explique le couple.Nous connaissons mieux et fréquentons plus nos voisins que lorsque nous vivions en banlieue.» La restauration a représenté un sérieux investissement que tous deux sont contents d'avoir fait.« C'est comme un legs fait à la Ville de Québec, estime la dame de la maison.C'était dommage de laisser ce beau patrimoine à l'abandon.» RUE SAINTE-FAMILLE Le terrain de jeu de deux architectes Un jeune couple a accédé au Vieux-Québec par une maison à revenus.À leur sortie de l'école d'architecture, il y a 17 ans, Anne Côté et Francis Fortin ne visaient pas le Vieux-Québec pour leur première maison.« Il nous paraissait plus réaliste de chercher dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, raconte M.Fortin.Mais en étudiant la fiche de la propriété de la rue Sainte-Famille, nous avons réalisé qu'elle était à notre portée, avec les revenus de location.» L'ancienne résidence unifamiliale avait en effet été transformée et comptait alors quatre logements et un studio.Les Côté-Fortin ont d'abord occupé l'un des deux logements du haut.Au fil du temps, ils ont transformé Unifamiliale dite maison Simon-Touchet ou McKenna Construction: à partir de 1747 Achat: en 1997 Styl e: régime français Emplacement: rue Sainte-Famille une salle de bains en salle de lavage, agrandi, récupéré l'appartement voisin, etc.Ils occupent toute la maison depuis cinq ou six ans.Un puits dans la cave La maison a été remise à niveau, avec de nouveaux empattements et des colonnes d'acier.« Au centre, nous l'avons remontée de six pouces», précise M.Fortin.Particularité : il y a dans la cave un puits naturel, dans lequel l'eau s'accumule surtout au printemps.« Lorsque le puits est plein, l'eau s'écoule en se faufilant sous les fondations, comme elle le fait dans beaucoup de maisons du Cap, explique le propriétaire.En hiver, avec le chauffage, le roc s'assèche.» Couvertures de toit En réparant la couverture de tôle à baguettes, M.Fortin a mis au jour le revêtement de bardeaux de cèdre d'origine, qui a ensuite été recouvert de tôle à la canadienne.Enfin, un jour, l'un des propriétaires de la lignée a coiffé la maison de tôle à baguettes.Cette dernière remise en condition, les Côté-Fortin l'ont peinte en rouge oxyde de fer, une teinte populaire en Nouvelle-France.Les planchers: patience! Les planchers, probablement en pin rouge, sont un bon exemple de détermination compétente.Francis Fortin a remplacé certaines planches et en a restauré d'autres, puis il a tout sablé à la main.Enfin, l'architecte a protégé son bijou de plancher de huit couches de laque à l'époxy.Écurie-studio À l'arrière du carré de maison, une ancienne écurie du séminaire, munie d'un poêle sur pattes, avait servi de studio.Francis Fortin y a tenu bureau pendant une dizaine d'années, ce qui lui a permis d'exercer sa profession à la maison.Début de mur coupe-feu Le bâtiment ne possède pas les hauts murs coupe-feu devenus obligatoires quelque temps après sa construction.Mais il partage un élément de protection contre l'incendie avec la maison contiguë.Les deux habitations ont en commun une haute structure contenant une cheminée avant (avec les deux tuyaux d'évacuation), une cheminée arrière (idem) et un mur de séparation.D'après l'histoire qu'ont pu reconstituer les propriétaires, la maison de départ, qui n'était pas jumelée à la voisine, aurait brûlé et aurait été reconstruite en pierre en 1747.C'est vraisemblablement à cette époque, besoin d'espace oblige, qu'on l'aurait agrandie et qu'on aurait construit ce mur mitoyen.Dans ce quartier plutôt dense où tout est à portée de marche, Anne Côté se rend au boulot à pied elle aussi, et Marie-Luce va à l'école à deux maisons de chez elle.PJEI0 nim ¦¦ai Francis Fortin dans sa cour.Lorsque sa fille Marie-Luce est arrivée, le couple a fait de l\u2019aménagement de la cour une priorité.L\u2019été, un tilleul à petites feuilles, un bassin d\u2019eau, un coin pour les fines herbes et un petit gril en pierre animent cette large oasis de 550 pieds carrés.Un escalier de meunier récupéré, amélioré d\u2019une main courante.Les grandes fenêtres ont conservé leur châssis d\u2019origine, leurs targettes et plusieurs carreaux de verre anciens, qui déforment un peu le coup d\u2019œil. 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