La presse, 17 octobre 2015, Affaires
[" DOMAINE St-JACQUES STEPHANIE GRAMMOND BELL ET LA DÉSINFORMATION POPULAIRE PLANIFIÉE PAGE 4 www.lapresse.ca/affaires MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 LA PRESSE marathonien RÉSOLU DEUX USINES QUÉBÉCOISES FRAPPÉES PAR UNE TAXE AUX ÉTATS-UNIS PAGE 6 AFFAI EXCLUSIF VINSQUÉBÉCOIS LE GOUVERNEMENT POURRAIT VIOLER DESACCORDS PAGE 5 S&PTSX 13 838,10 + 9,13 (+ 0,07 %) S&P500 2033,11 + 9,25 (+ 0,46 %) DOW JONES 17 215,97 + 74,22 (+ 0,43 %) PÉTROLE 47,26 $US + 0,88$US (+1,8%) DOLLAR 77,45 tUS - 0,39tUS J®® LE MONTRÉAL BIG BANG Le rêve de reproduire le miracle de la Silicon Valley est loin d\u2019être réalisé, mais l\u2019écosystème montréalais des jeunes entreprises en technologie affiche namisme encourageant.Certains parlent même d\u2019un « big bang ».À LIRE EN PAGES 2 ET 3 Les bureaux de LightSpeed PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Experience \\ Qu'est-ce qui vous donne confiance dans un monde en plein changement?#sourcedeconfiance LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn LA PRESSE AFFAIRES ENTREPRISES EN DÉMARRAGE LE VENT TOURNE \t \t11 \u2019 M f y 1\tItï |V -f :}:j j/SU \t i '_r_ï î SsVâÏ * ,\t' c,\t 1 - %\t ¦¦ I\t¦fc .££gj-vv.~._.District 3, incubateur de l\u2019Université Concordia, mis sur pied en 2013 et qui vient d\u2019inaugurer de nouveaux locaux.PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE 5,3 MILLIARDS La valeur estimée de l\u2019écosystème montréalais est de 4,4 à 5,3 milliards 78 La valeur de l\u2019écosystème de la Silicon Valley est 78 fois plus grande que celle de Montréal 31,9 Âge moyen des fondateurs d\u2019entreprises montréalais 22% Proportion des fondateurs qui sont en fait des fondatrices JEAN-FRANÇOIS CODÈRE Depuis l'été, Montréal est officiellement membre des 20 meilleurs endroits sur la planète où lancer une jeune entreprise technologique, selon une publication spécialisée.Les signes comme celui-ci se multiplient, de sorte qu'un constat se dégage chez les observateurs de ce milieu: Montréal n'est pas la Silicon Valley, mais elle vit une sorte de «Big Bang».C'est justement l'expression qu'a choisie Louis-Philippe Maurice, figure très connue de l'écosystème des entreprises en démarrage, dans un billet publié sur son blogue à la fin du mois de septembre.« En l'espace de deux jours, LightSpeed a reçu ce qui était probablement le plus important investissement jamais vu dans une entreprise techno à Montréal, Breather a elle aussi probablement battre un record pour un cycle de \"série A\" et Frank &Oak a annoncé son intention de lancer un magasin phare au centre-ville », rappelle-t-il.Cela venait s'ajouter à la sélection de Montréal au 20e rang du palmarès Global Startup Ecosystem Ranking 2015 de la firme Compass, publié à la fin du mois de juillet.« Parti de certains grands succès dans le secteur de l'animation au milieu des années 90, l'écosystème montréalais a grandi pour devenir un membre du top 20 avec un bon équilibre entre tous les indices que nous mesurons », a alors écrit Compass.Certains signes étaient toutefois perceptibles bien avant l'étude de Compass.« On voyait une augmentation considérable des ressources dans toutes les catégories: les fonds, les espaces de travail, les accélérateurs, etc.», se souvient M.Maurice.Organisateur de l'International Startup Festival depuis 2011, Philippe Telio est bien placé pour parler de l'engouement que suscite ce milieu.« Notre événement croît chaque année depuis cinq ans », résume-t-il.« Ça a commencé par une soirée, c'est devenu un weekend et maintenant ça dure trois jours », observe pour sa part Chris Arsenault, fondateur et PDG du fonds d'investissement iNovia.M.Arsenault a lancé un premier fonds iNovia en 2007, puis un deuxième en 2011.«Je regarde les investissements que nous avons faits dans les quatre dernières années par rapport aux quatre années précédentes et il y a un grand écart dans la qualité des entreprises et des entrepreneurs.» Culture entrepreneuriale On a souvent parlé du déficit de culture entrepreneuriale au Québec, mais il semble que le vent est en train de tourner, particulièrement dans le secteur technologique.«Après l'explosion de la bulle, on n'a pas lancé beaucoup d'entreprises technos au Québec entre 2002 et 2006», se souvient M.Arsenault.«Mais dès 2007, on a commencé à voir apparaître des entrepreneurs qui n'attendaient plus le gouvernement, qui prenaient les choses en mains.Et ça se poursuit aujourd'hui.Je pense à des gars comme ceux de Poka, à Québec, qui, à 26 ans, font des allers-retours vers la Californie ou l'Europe pour bâtir leur entreprise, ou OM Signal, dans laquelle on n'a pas investi, mais qui ne s'est pas arrêtée là et qui est allée convaincre Bessemer, l'un des plus grands fonds américains.» Le désir d'entreprendre est aussi nettement à la hausse au Québec, comme ailleurs dans le monde, notent la plupart des intervenants.« Avant, dans une classe de génie de 50 personnes, quand je posais la question de savoir qui voulait lancer son entreprise, j'en avais un ou deux, là c'est cinq, dix ou quinze, selon les écoles», observe Sylvain Carle, directeur général de l'accélérateur FounderFuel.En progression Il est pratiquement impossible de déterminer avec précision ce qui a lancé l'écosystème montréalais, mais Louis-Philippe Maurice note quand même la mise sur pied de certains « blocs de fondation».« La fondation de Real Ventures, puis de FounderFuel et de la maison Notman, la création du fonds Teralys, l'arrivée du Startup Festival, où j'ai moi-même rencontré des investisseurs.» Directeur général de FounderFuel, et ancien résidant de la Silicon Valley, Sylvain Carle parle d'une « longue courbe amorcée en 2006 ou 2007 ».« Il faut de 20 à 25 ans pour qu'un écosystème soit vraiment à maturité, croit-il.Là, on en est à l'année 10 ou 15, selon le moment où on commence le décompte.» Malgré les progrès, toute comparaison avec la prestigieuse Silicon Valley est encore futile, prévient-il.« C'est tellement à une autre échelle, ils en sont à leur cinquième ou sixième génération.Mais les gens de startups d'ici, ceux qui le font bien, le font aussi bien que les meilleurs de là-bas.La différence est dans la qualité des gens qui lancent une entreprise pour la première fois ici et là-bas.» LA PRESSE f AFFAIRES Demain dans La Presse+ CONSOMMATION L\u2019art de négocier ses achats TECHNO Porte ouverte aux pirates Thermostats, réfrigérateurs, serrures, systèmes d\u2019alarme.Les objets connectés se multiplient dans les maisons, aux risques et périls de leurs propriétaires.PHOTOGRAPHIE Retouche extrême : à partir d\u2019une simple photo, les retoucheurs ont la capacité d\u2019inventer des personnages qui dépassent le fruit de notre imagination. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 LA PRESSE AFFAIRES 3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn LA PRESSE AFFAIRES ENTREPRISES EN DÉMARRAGE Portrait de famille JEAN-FRANÇOIS CODÈRE LES FONDS Real Ventures Fondation : 2007 PHOTO IVANOH DEMERS, LAPRESSE John Stokes, associé Ce fonds de capital de risque est omniprésent à la base de l\u2019écosystème montréalais.Il est souvent le premier à investir dans de très jeunes entreprises, et son portfolio est pratiquement un annuaire des jeunes entreprises technologiques montréalaises.Au cours des derniers mois, Real Ventures a tâché d\u2019agrandir son envergure à l\u2019échelle nationale.Il est le deuxième fonds au Canada, sur le plan du nombre d\u2019investissements.iNovia Fondation : 2007 PHOTO ALAIN ROBERGE, LAPRESSE Chris Arsenault, associé directeur Le deuxième incontournable de l\u2019écosystème québécois regroupe notamment des fonds fournis par Teralys (Caisse de dépôt, Fonds de solidarité et Investissement Québec), FIER partenaires, BDC Capital, Fondaction CSN, Télésystème et quelques universités qui représentent ensemble environ le tiers de sa cagnotte.Il intervient généralement à un stade un peu plus avancé que Real Ventures, avec des sommes un peu plus importantes.BDC Capital Fondation : 1975 PHOTO BDC CAPITAL Jérôme Nycz, vice-président exécutif Le fonds d\u2019investissement en capital de risque de la Banque de développement du Canada est, selon les statistiques de la Canadian Venture Capital Association (CVCA), l\u2019investisseur qui «signe le plus de chèques», comme le veut une expression fréquemment entendue dans ce milieu.La BDC est aussi active d\u2019autres façons, notamment en fournissant des prêts convertibles et par l\u2019entremise d\u2019autres fonds.LES INCUBATEURS/ ACCÉLÉRATEURS FounderFuel Fondation : 2011 LES MODÈLES Frank&Oak et Beyond The Rack Fondation: 2012 (F&O), 2009 (BTR) LES GENS QU\u2019IL FAUT CONNAÎTRE Martin-Luc Archambault et Daniel Robichaud PHOTO EVA BLUE -\u2014\\ Mis sur pied par Real Ventures, ce programme d\u2019accélération accueille chaque année deux cohortes d\u2019entreprises pendant trois mois chacune.Chaque invitée reçoit 50 000$ ou 100 000$, selon qu\u2019elle mise sur un produit logiciel ou matériel, en échange de 6% ou 9% de ses actions.Les deux « Demo Day» annuels de FounderFuel, lors desquels les entreprises accélérées se présentent à des investisseurs potentiels, sont parmi les plus courus de la scène montréalaise.Founder Institute Fondation: 2014 (chapitre montréalais) PHOTO CHARLES LABERGE, COLLABORATION SPÉCIALE -J : Sergio Escobar (au centre), directeur Un peu moins connu, il intervient à un stade un peu plus précoce que FounderFuel.Sa mission est d\u2019aider des employés à faire le saut vers l\u2019entrepreneuriat.Le bras montréalais de ce programme international accueille des participants à temps partiel pendant quatre mois, sans qu\u2019il ne soit nécessaire pour eux de quitter immédiatement leur emploi.TandemLaunch Fondation : 2010 PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Helge Seetzen, associé \u2014r\tif SWt - Ce programme fonctionne de façon originale.Il est axé sur la recherche universitaire de pointe.Il identifie à l\u2019international des technologies avec un potentiel commercial créées dans des laboratoires universitaires et ramène les chercheurs à Montréal pour fonder une entreprise.Ses protégés développent des produits qui peuvent intéresser de grandes multinationales comme Apple ou Samsung.Deux de ses diplômées, SportLogiq et LANDR (MixGenius), ont récemment attiré des investisseurs de renom comme Mark Cuban, Warner Music Group, le rappeur Nas et Guy Laliberté.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Ethan Song et Hicham Ratnani, cofondateurs k \u2022 On en parle un peu moins parce que leur succès est maintenant presque tenu pour acquis, mais leur croissance a inspiré toute une série d\u2019entrepreneurs croyant pouvoir conquérir le monde en vendant des vêtements en ligne.LightSpeed Fondation : 2005 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Dax DaSilva, PDG et Jean-Paul Chauvet, premier dirigeant Son financement récent de 80 millions de dollars, auquel a directement participé la Caisse de dépôt, est considéré comme le plus important jamais réussi par une entreprise techno de Montréal.Ce fournisseur de solutions de points de vente et d\u2019inventaire pour les détaillants est pour l\u2019instant le candidat logique à une grande entrée en Bourse à saveur techno qui pourrait faire progresser l\u2019entièreté de l\u2019écosystème montréalais d\u2019un cran ou deux.Breather Fondation : 2013 PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Julien Smith, PDG Elle aussi a causé la surprise en réalisant, la même semaine que LightSpeed, une ronde de financement de 20 millions de dollars américains, provenant entièrement des Etats-Unis.Breather loue à court terme des espaces de travail ou de repos individuels dans cinq villes nord-américaines, dont sa ville d\u2019origine, Montréal.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Martin-Luc Archambault Daniel Robichaud\tPHOTOEVABLUE Le premier s\u2019est fait connaître du grand public dans la dernière saison de Dans l\u2019œil du dragon, à Radio-Canada.Le deuxième est plus effacé maintenant, mais a déjà lui aussi été présent dans les médias, plus précisément comme animateur de radio.Les deux ont un profil similaire: entrepreneurs en série, ils sont très actifs dans la communauté, tant comme investisseurs que comme mentors.Ils sont au premier plan d\u2019une nouvelle génération d\u2019anges investisseurs.Alexandre Taillefer PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Lui aussi tombé dans l\u2019œil du grand public grâce à Dans l\u2019œil du dragon, il continue de «démocratiser» l\u2019univers des jeunes entreprises technologiques, tant par sa visibilité que par son implication dans divers conseils d\u2019administration dans d\u2019autres secteurs de la société québécoise, notamment celui des arts.LP Maurice PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE .¦*1 Le fondateur de Busbud n\u2019est rien de moins qu\u2019un hyperactif de la scène technologique québécoise, impliqué dans à peu près tout ce qui y touche.En plus de Busbud et de son rôle de mentor, officiel ou non, auprès de plusieurs autres entrepreneurs, il a participé à la mise sur pied de la Gare, un espace de travail collaboratif, et d\u2019Interaction Ventures, un fonds qui cible les très jeunes entreprises.VERS LA PROCHAINE ETAPE JEAN-FRANÇOIS CODÈRE Malgré ses progrès, il manque à Montréal quelques éléments pour grimper encore plus haut au palmarès des villes les plus favorables aux jeunes entreprises technologiques.Souvent blâmés dans le passé, les investisseurs en capital-risque sont maintenant bien présents en ville, qu'ils soient locaux ou étrangers, notent la plupart des observateurs.Pour franchir la prochaine étape, il faudra un meneur, une supervedette, croit-on.« Il manque encore de très grandes entreprises qui valent des milliards de dollars, estime Philippe Telio, fondateur du Startup Festival.Elles créent une dynamique.Si on avait une entreprise comme Twitter ici, ça attirerait des talents de partout dans le monde.« On est en train de faire la démonstration qu'on est capables de créer des entreprises qui valent des dizaines, voire des centaines de millions de dollars, mais il manque encore quelque chose pour passer à la prochaine étape.» Une entrée en Bourse fracassante pourrait changer les choses, estime Louis-Philippe Maurice qui, comme d'autres, cite LightSpeed comme la candidate la plus probable.Une vingtaine d'entreprises ont conclu récemment des financements de « série A », symbole de l'atteinte d'un certain niveau.C'est le cas de Busbud, l'entreprise de M.Maurice.«Pour que ces entreprises passent à la prochaine étape et se rendent jusqu'à l'entrée en Bourse, ça va prendre autre chose, mais je ne sais pas encore quoi, bien honnêtement.Je suis curieux de voir la suite des choses.» La maturité supplémentaire viendra avec le temps, quand il y aura davantage d'entrepreneurs ayant déjà connu du succès et capables de guider les plus jeunes, estime-t-il.« Il manque encore d'anges financiers qui sont d'anciens opérateurs ou présidents d'entreprise.Des gars comme Martin-Luc Archambault, Daniel Robichaud ou Alexandre Taillefer.Ce sont eux qui ont les meilleures recettes pour les plus jeunes.Il en faudrait peut-être une centaine, alors qu'on doit en avoir 20 ou 30.» 11 MILLIONS La valeur moyenne des financements de série A à Montréal est de 10,3 à 11 millions.C\u2019est plus que dans la Silicon Valley (8,4 à 9,1 millions) 74% Part des financements qui ne comprennent que des investisseurs locaux 9% À peine un fondateur sur dix a l\u2019expérience d\u2019avoir déjà travaillé dans une startup en forte croissance.C\u2019est 35% dans la Silicon Valley NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES Bell et la désinformation populaire planifiée STÉPHANIE GRAMMOND !> CHRONIQUE Il ne faut pas croire tout ce qu'on lit.Surtout s'il s'agit d'un commentaire diffusé sur le web par un inconnu.Une fois sur trois, c'est de la mascarade.Du mensonge pur.Cette semaine, Bell s'est fait taper sur les doigts par le Bureau de la concurrence qui l'a encore attrapé à faire de la publicité trompeuse.Cette fois, le géant des télécoms a reçu une pénalité de 1,25 million de dollars pour avoir encouragé certains employés à diffuser incognito des évaluations positives au sujet de ses applications gratuites MonBell Mobile et Mon compte de Virgin dans les boutiques iTunes et Google Play.C'est ce qu'on appelle de la désinformation populaire planifiée, aussi connue comme de l'astroturfing, une expression qui vient de ce fameux gazon synthétique qui semble très vert de loin mais qui est absolument affreux de plus près.Cette pénalité du Bureau de la concurrence, la première au Canada en matière d'astrotur-fing, envoie un sérieux coup de semonce à tous les commerçants qui emploient cette technique illégale à qui mieux mieux.En effet, le tiers des avis diffusés en ligne seraient faux, rapporte le Bureau de la concurrence.Ces commentaires factices sont souvent rédigés par des employés qui chantent les louanges de leur employeur ou qui démolissent un concurrent en se faisant passer pour de simples consommateurs.Certains commerçants vont plus loin.Ils paient des firmes spécialisées pour orchestrer une campagne d'amélioration de leur réputation sur le web.Discrètement, ces firmes engagent des commentateurs qui sont rémunérés pour écrire des commentaires précis sur des plateformes ciblées, explique Sophie Boulay, chercheuse associée à la Chaire de relations publiques et communication marketing de l'UQAM et auteure d'un ouvrage sur l'astroturfing.D'autres spécialistes du mensonge à grande échelle se servent de robots préprogrammés.En utilisant des techniques perfectionnées, ils créent des profils fictifs qui peuvent inonder une plateforme de commentaires.Les internautes s'imaginent qu'ils lisent des critiques désintéressées.Mais ils se font berner.Et ils en paient le prix.Une étude de l'Université Cornell sur le site de réservation Travelocity a démontré qu'un hôtel pouvait augmenter ses prix de 11% s'il parvenait à rehausser sa cote de popularité d'un point sur une échelle de cinq (ex.: de 3,3 à 4,3).Les commentaires négatifs ont une incidence tout aussi importante.Quatre consommateurs sur cinq ont déjà changé d'avis après avoir lu un renseignement négatif en ligne, démontre un sondage réalisé par une firme de Boston.Dans un sens ou dans l'autre, les consommateurs gagneraient à être plus « critiques» face aux critiques en ligne.Je vous glisse ici quelques conseils : >\tMéfiez-vous si un produit obtient soudainement de nombreuses très bonnes critiques, indique le Bureau de la concurrence.>\tSoyez sur vos gardes si l'auteur d'un avis vient tout juste d'ouvrir son compte et qu'il a rédigé plusieurs autres critiques.>\tPosez-vous des questions si les commentaires sont trop élogieux ou si certains mots-clés reviennent constamment parmi les commentaires.>\tNe vous arrêtez pas à une seule critique, faites-vous plutôt une tête à partir de l'ensemble des commentaires disponibles, dit Mme Boulay.>\tValidez l'information auprès de plusieurs sources différentes.J'ose croire que la pénalité imposée à Bell contribuera à éveiller les soupçons des consommateurs face aux critiques en ligne.Mais cela ne réglera pas le problème.Il faut en faire davantage.Option consommateurs a déjà réclamé des règles plus claires pour contrer l'astroturfing.Pour l'instant, la Loi sur la concurrence et la Loi sur la protection du consommateur (LPC) interdisent toutes deux les indications fausses ou trompeuses.Mais cela reste vague.D'autres pays ont déjà resserré leurs règles.Aux États-Unis, la Federal Trade Commission a publié en 2009 des directives précises obligeant les blogueurs et autres commentateurs web à divulguer leurs liens avec les entreprises et les produits sur lesquels ils se prononcent.Au Canada, une réglementation plus spécifique aurait certainement un effet dissuasif important.dans la mesure où la loi serait appliquée de façon serrée.Or, en matière de publicité trompeuse, bien des commerçants passent trop souvent entre les mailles du filet.À preuve, il y a des faux rabais plein les tablettes, même si cela est interdit, et même si le Bureau de la concurrence impose de temps à autre des amendes salées à de grands acteurs comme Sears (500 000$), Groupe Forzani/Sports Experts (1,7 million) et Michaels of Canada (3,5 millions).On continue de voir des batteries de cuisine en vente à 60 % de rabais à longueur d'année ou encore des paires de lunettes qui sont toujours à deux pour le prix d'une.Les consommateurs sont tellement habitués à ces faux rabais qu'ils savent qu'ils sont de la poudre aux yeux.Mais cela ne veut pas dire que les entreprises peuvent se permettre d'être nonchalantes, qu'elles peuvent prendre l'astroturfing à la légère.La fausse publicité peut se retourner très vite contre les commerçants.Aux États-Unis, la chaîne de centres de chirurgie esthétique Lifestyle Lift, qui prétendait disposer d'une «procédure révolutionnaire», est en train de rendre l'âme.En 2009, cette entreprise avait été l'une des premières à se voir imposer une pénalité de 300 000$US pour avoir mis en ligne de faux commentaires rédigés par ses employés.Une réputation, ça se détruit rapidement.Surtout sur les médias sociaux.Au Canada, une réglementation plus spécifique aurait certainement un effet dissuasif important.dans la mesure où la loi serait appliquée de façon serrée.Or, en matière de publicité trompeuse, bien des commerçants passent trop souvent entre les mailles du filet.Recul modeste des ventes de Volkswagen AGENCE FRANCE-PRESSE BERLIN \u2014 Le géant allemand de l'automobile Volkswagen a vendu 885 000 voitures dans le monde en septembre, soit 1,5 % de moins qu'un an auparavant, selon des chiffres publiés hier qui n'intègrent pas encore les effets de l'affaire de ses moteurs truqués.Sur neuf mois, de janvier à septembre, les ventes affichent un recul de la même ampleur, à 7,43 millions de véhicules, toutes marques confondues.La mauvaise performance de certains marchés, dont la Chine et le Brésil, explique ces chiffres.Le scandale des moteurs truqués, révélé seulement à la fin de septembre, n\t \t \t 710\tOCCASIONS D'AFFAIRES Cherchons partenaires financiers pour faire l\u2019acquisition avec nous de sites AAA déjà identifiés sur lesquels des baux long terme sont signés avec locataire AAA.Nous possédons l\u2019expérience en gestion.Appelez Jean-François Desormeaux ou Laurent Bélanger 450-438-6492 PROJET de MULTIPLEX à Laval, 189 unités.Besoin d'investisseurs / partenaires.www.amlac.ca FINANCEMENT 1ÈRE/2E HYPOTHÈQUE ET CONSTRUCTION Commercial \u2022 Industriel \u2022 Résidentiel DENCOL, 514-342-1356 (agent protégé) n'a sans doute pas eu d'effets sur ce mois, les chiffres de ventes comptabilisant les livraisons aux clients de véhicules commandés en général plusieurs semaines, voire plusieurs mois plus tôt.Le marché européen affiche une croissance de 3,8 % sur un an des véhicules vendus, avec une hausse de 1,5 % en Allemagne.En revanche, les ventes en Chine, plus gros marché de Volkswagen, se sont contractées de 0,8% en septembre, et de 5,2% sur les neuf premiers mois de l'année.Le Brésil (- 44% en septembre) et la Russie (- 26%) ont également pesé, même si ce sont des marchés nettement plus petits pour Volkswagen.Ces chiffres montrent qu'avant même la crise des moteurs truqués, Volkswagen faisait face à un environnement difficile.Comme ses concurrents allemands, le groupe, maison mère des marques VW, Audi, Skoda ou encore Porsche, est très dépendant des pays émergents.Volkswagen a avoué le mois dernier avoir installé sur les moteurs diesels de 11 millions de véhicules dans le monde un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution, ce qui l'a précipité dans une crise sans précédent.Les effets à venir Les chiffres des mois prochains permettront de jauger l'effet de la tricherie sur les ventes, mais le nouveau patron SUDOKU Ce jeu est une r www.les-mord 8\t\t\t\t\t2\t\t\t 3\t\t\t\t6\t\t\t\t7 \t7\t\t3\t8\t\t\t\t \t\t9\t\t\t8\t\t4\t \t4\t\t\t\t\t1\t\t \t1\t\t\t\t5\t6\t\t \t\t5\t\t3\t4\t8\t\t \t\t\t\t\t\t\t5\t3 6\t\t\t\t\t\t\t\t Niveau de difficulté : TRES DIFFICILE Placez un chiffre de \"I à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et ehaque boîte 3x3 CélimitCe par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre appuraît doec une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku 7\t3\t2\t6\t9\t4\t\t8\t5 9\t5\t6\t7\t8\t1\t2\t4\t3 4\t8\t1\t3\t5\t2\t7\t6\t9 2\t6\t3\t8\t7\t5\t4\t9\t1 5\t\t7\t4\t3\t9\t8\t2\t6 8\t4\t9\t\t2\t6\t5\t3\t7 6\t9\t4\t2\t\t7\t3\t5\t8 \t2\t8\t5\t6\t3\t9\t7\t4 3\t7\t5\t9\t4\t8\t6\t\t2 3325 Par Fabien Savary PHOTO LUCA BRUNO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Volkswagen a avoué le mois dernier avoir installé sur les moteurs diesels de 11 millions de véhicules dans le monde un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution, ce qui l\u2019a précipité dans une crise sans précédent.de Volkswagen, Matthias Müller, a déjà dit qu'il ne voyait pas pour l'instant de dérapage des commandes.Certains commentateurs soupçonnent toutefois les concessionnaires Volkswagen de consentir de gros rabais aux clients pour maintenir la demande à flot.L'action de Volkswagen a peu bougé hier à la Bourse de Francfort , alors qu'elle a dévissé de près de 40 % depuis l'éclatement du scandale.Celui-ci a donné lieu à un jeu de chaises musicales dans les étages de direction du groupe.Dernier remaniement en date, Volkswagen a annoncé hier l'entrée à sa direction de Christine Hohmann-Dennhardt, jusqu'ici responsable des questions juridiques et de l'intégrité chez Daimler, maison mère de Mercedes.Elle occupera chez Volkswagen les mêmes fonctions, selon un communiqué.Tramways Toronto en furie contre Bombardier Informée de l\u2019énième retard dans la livraison de ses nouveaux tramways, la Toronto Transit Commission (TTC) songe à poursuivre Bombardier.L\u2019entreprise montréalaise vient d\u2019aviser la TTC que seulement 16 nouveaux tramways seront en service d\u2019ici la fin de l\u2019année, alors qu\u2019en juillet, elle en avait promis 20.Selon l\u2019échéancier initial, 67 nouveaux trams devraient déjà rouler à Toronto.«Je suis incroyablement déçu d\u2019apprendre qu\u2019encore une fois, Bombardier ne respectera pas ses engagements de livraison, a déclaré hier le président du conseil de la TTC, Josh Colle.L\u2019entreprise a laissé tomber la TTC, les travailleurs de [l\u2019usine de] Thunder Bay et tous les résidants de Toronto.Nous ne laisserons pas l\u2019incompétence de Bombardier tenir en otages nos loyaux et patients clients.» La TTC a précisé qu\u2019elle pourrait réclamer au moins 50 millions de dollars à Bombardier.\u2014 Sylvain Larocque LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 LA PRESSE AFFAIRES 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllm LA PRESSE AFFAIRES PROJET DE LOI MODIFIANT LA SAQ Québec contreviendrait DEUX OBLIGATIONS QUI SERAIENT VIOLÉES PAR QUÉBEC à sept accords internationaux > 1- Le traitement national : cet engagement consiste à offrir au produit importé un traitement similaire ou EXCLUSIF KARYNE DUPLESSIS PICHÉ COLLABORATION SPÉCIALE Le gouvernement Couillard pourrait violer sept accords internationaux du Canada en imposant une norme de composition du vin québécois et en autorisant la vente de vin québécois en épicerie, selon un avis juridique confidentiel obtenu par La Presse.Québec s'apprête à modifier sa Loi sur la Société des alcools du Québec (SAQ) et à y intégrer ces deux mesures.Or, les avocats du gouvernement dénoncent l'ajout d'une norme de composition du vin québécois dans le permis de producteur artisanal.Cela formaliserait l'obligation que le vin québécois soit fabriqué avec des raisins cultivés à 85 % dans la province.Ce pourcentage n'est pas précisé dans le permis actuel et la loi en vigueur ne mentionne pas la provenance des raisins.Selon les experts du gouvernement, cette mesure « brise le rapport de concurrence dans la commercialisation de ce produit» puisque les fruits cultivés au Québec reçoivent un traitement « plus favorable » que ceux qui proviennent de l'étranger.Le projet de loi accorderait aussi au ministre de l'Agriculture la possibilité de recommander la modification de la composition du vin « en cas de pénurie.» L'avis juridique cite sept traités qui seraient violés par l'éventuel projet de loi des libéraux.L'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de l'Organisation mondiale du commerce, l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), l'Accord sur le commerce intérieur (ACI) et l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne figurent parmi les ententes énoncées dans le document.Vins québécois en épicerie Selon le document, le projet de loi permettrait aux vignerons de vendre leurs vins directement aux épiceries.Les juristes de l'État soulignent que la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) a déjà transgressé les engagements commerciaux du Québec en permettant aux vignerons québécois de vendre leurs vins dans les expositions agricoles, dans les marchés et les événements publics destinés à promouvoir les produits agroalimentaires.Si Québec rend ces extensions officielles en les incluant dans une loi et ajoute le marché des épiceries, les experts craignent que la loi ne soit contestée, car les vins embouteillés à l'étranger n'ont pas accès à ces points de vente.Les experts disent avoir prévenu le gouvernement à trois reprises quant aux problèmes liés au projet de loi.Le bureau du ministre des Finances Carlos Leitao confirme que le respect des accords internationaux complique l'élaboration du projet de loi et retarde son dépôt à l'Assemblée nationale.Un projet de loi déjà prêt L'attachée de presse du ministre Leitao, Nathalie Roberge, n'est pas en mesure de dire quand le projet de loi sera déposé, et ce, même si le gouvernement avait promis de le faire cet automne.Le projet existe pourtant depuis plus d'un an.Le ministre des Finances, Carlos Leitao, le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, et la vice-première ministre, Lise Thériault, ont déposé un mémoire commun en novembre 2014 au Conseil des ministres.Ce mémoire, consulté par La Presse, minimise l'impact de la vente des vins en épicerie sur les accords internationaux.« Le MAPAQ est bien au fait des obligations internationales et interprovinciales du Québec en regard des accords de commerce, stipule le document.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Les avocats du gouvernement dénoncent l\u2019ajout d\u2019une norme de composition du vin québécois dans le permis de producteur artisanal.Cela formaliserait l\u2019obligation que le vin québécois soit fabriqué avec des raisins cultivés à 85 % dans la province.Toutefois, il est d'avis que des contestations sont peu probables compte tenu des faibles volumes en cause.» La SAQ surveillée par l\u2019Union européenne L'avis juridique met en garde le gouvernement contre la transgression des accords internationaux, puisque leurs signataires surveillent de près le commerce de l'alcool dans la province.L'Union européenne « effectue une veille permanente des activités des monopoles d'importation des boissons alcooliques, dont la SAQ », précise le document.Il ajoute que lors d'une rencontre, le 26 novembre 2014, entre le Canada et l'Union européenne, cette dernière a déposé une liste de questions concernant les sociétés des alcools qu'elle juge « discriminatoires».La délégation de l'Union européenne à Ottawa ne nie pas que les activités de la SAQ sont scrutées à la loupe.« L'Union européenne suit de très près le développement de la politique de l'alcool des provinces ainsi que les régies provinciales des alcools afin d'assurer que les produits importés soient sur un pied d'égalité en respectant les obligations commerciales internationales du Canada », a expliqué par courriel la délégation.L'attachée de presse du ministre Leitao, Nathalie équitable au traitement accordé aux produits locaux.Si Québec impose une norme de composition du vin québécois et que le ministre peut modifier cette composition selon la qualité de la récolte, les vins québécois recevraient, selon les juristes, un traitement plus favorable.> 2- L\u2019interdiction d\u2019imposer des prescriptions de résultat en investissement: les juristes critiquent la norme de composition du vin québécois.Selon lavis juridique, il faudrait que 85 % des raisins utilisés proviennent du Québec.Or, si un investisseur étranger possède un vignoble dans la province, cette norme impose une prescription de résultat «interdite par plusieurs accords auxquels le Québec est lié».Roberge, n'a pas voulu commenter l'avis juridique.Elle affirme cependant qu'il est « normal dans le marché de faire des veilles stratégiques sur les acteurs du marché ».Concernant la SAQ, elle assure que les pratiques commerciales sont saines et qu'il n'y a pas de problème.SERVICE IMPERIAL Cl Un conseiller rien que pour vous.Imaginez une personne toujours prête à vous aider à gérer vos finances.Voilà ce que vous propose le Service Impérial CIBC*.Une personne-ressource qui travaille de concert avec vous pour créer un plan de match financier, réellement adapté à votre situation et à celle de votre famille.Communiquez avec nous dès aujourd\u2019hui.Visitez cibc.com/serviceimperial Ou appelez au 1 877 433-1909.Une expérience bancaire adaptée à votre vie.CIBC * Service Impérial CIBC fait partie de la Banque Canadienne Impériale de Commerce (la« Banque CIBC»), Les produits bancaires sont offerts par la Banque CIBC.Les produits et services de placement sont offerts par Services Investisseurs CIBC inc., membre du Fondscanadien de protection des épargnants et de l\u2019Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières, ou par Placements CIBC inc.et, au Québec, par Placements CIBC inc.La conception graphique du cube CIBC et « Une expérience bancaire adaptée à votre vie.» sont des marques de commerce de la Banque CIBC. 6 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES Coup dur pour deux usines de Résolu Les exportations de papier de Dolbeau et de Kénogami frappées d\u2019une taxe de 18% aux États-Unis VftLMET ¦V lc_____ PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Des producteurs américains de papier se sont plaints des subventions accordées à des usines de Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, ce qui a entraîné des conséquences pour tous les producteurs canadiens de papier glacé.Ci-dessus : l\u2019usine de Résolu à Dolbeau.HÉLÈNE BARIL Les usines de Résolu à Kénogami, au Saguenay, et à Dolbeau, au Lac-Saint-Jean, doivent supporter depuis mercredi une taxe de 17,87 % sur leurs exportations de papier aux États-Unis.La mesure imposée par le département américain du Commerce est vigoureusement contestée par l'entreprise, qui a été prise de court par cette décision.«Les éléments invoqués ne correspondent pas du tout à la réalité », a fait savoir hier le porte-parole de Résolu, Karl Blackburn.Deux producteurs américains de papier, Madison Paper, du Maine, et Verso Corp., du Minnesota, se sont plaints des subventions accordées à l'usine de papier de Port Hawkesbury, en Nouvelle-Écosse, et de JC Irving, à Saint John, au Nouveau-Brunswick.Les gouvernements de ces deux provinces avaient accordé de l'aide financière aux deux entreprises, ce qui a été considéré comme une concurrence déloyale par les deux producteurs américains, regroupés dans la Coalition for Fair Paper Imports.L'usine de Port Hawkesbury a notamment reçu 124 millions du gouvernement provincial pour un projet de relance, de même qu'une réduction de ses tarifs d'électricité.Les deux usines québécoises de Résolu, qui emploient 300 personnes, n'ont pas reçu d'aide gouvernementale, d'où la surprise de l'entreprise d'être visée par les droits compensatoires.En fait, la taxe américaine s'applique à tous les producteurs canadiens de papier surcalandré (du papier glacé), mais à des taux divers.Le taux appliqué à la production de l'usine de Port Hawkesbury est de 20,18%, celui de Résolu est à 17,87 %, et tous les autres producteurs doivent payer 18,85 %.Dans le cas de Résolu, le département américain du Commerce a noté que l'entreprise n'a pas collaboré à son enquête, ce que Résolu conteste.« Résolu s'est conformée à toutes les demandes d'information et a surpassé toutes les normes de conduite raisonnables applicables en pareil cas », plaide l'entreprise.Coup de massue À Québec, la décision américaine a suscité la colère du porte-parole de l'opposition en matière de forêts, qui a demandé au ministre responsable Laurent Lessard de faire pression sur le gouvernement fédéral pour que la taxe soit annulée.« Cette surtaxe est un véritable coup de massue pour les travailleurs des papetières de Dolbeau et de Kénogami », s'est indigné Sylvain Roy, qui est député de Bonaventure.Selon lui, après le papier, les Américains pourraient bien s'attaquer de nouveau au bois d'œuvre canadien, maintenant que l'accord de 2006 sur le bois d'œuvre a pris fin, le 12 octobre dernier.«Cette surtaxe est un véritable coup de massue pour les travailleurs des papetières de Dolbeau et de Kénogami.» \u2014 Sylvain Roy, député de Bonaventure Les deux dossiers, celui du papier surcalandré et celui du bois d'œuvre, ne sont pas reliés, mais la plainte des producteurs américains de papier indique que le protectionnisme est toujours d'actualité au sud de la frontière.Les exportations de papier sur-calandré du Canada aux États-Unis ont baissé en 2014, en valeur et en volume.Le titre de Résolu a perdu 56 cents, ou 4,3 %, hier à la Bourse de Toronto, à 12,44$.Depuis un an, l'action a varié entre 10,84$ et 24,05 $.IMPORTATIONS DE PAPIER SURCALANDRÉ AUX ÉTATS-UNIS Année\tVolume\tValeur 2012\t1,48 million de tonnes métriques\t1,2 milliard US 2013\t1,65 million de tonnes métriques\t1,3 milliard US 2014\t1,09 million de tonnes métriques\t868,4 millions US Source : U.S.\tCensus Bureau\t Le regain manufacturier s\u2019essouffle déjà pr\t\\ \\\ti\t \\ J\tf Æ ik Æ\t Le regain d'activité manufacturière observé en juin et juillet a commencé à montrer des signes d'essoufflement en août.La valeur des ventes des fabricants a reculé de 0,2 %, tandis que les volumes vendus de produits en usines ont baissé de 0,1 %.Les données de Statistique Canada suggèrent néanmoins que la production manufacturière a légèrement augmenté au cours du mois, mais au prix d'un gonflement des stocks.Leur valeur était estimée à 73,4 milliards de dollars, en hausse de 3,1 % depuis un an.Le ratio des ventes aux stocks atteint 1,41, ce qui est passablement élevé.Ce ratio signifie qu'à production nulle et au niveau des ventes d'août, il faudrait 1,41 mois pour écouler les stocks.Le repli d'août fait suite à deux fortes hausses de 1,7 % observées en juin et juillet.Ce regain d'activités manufacturières cache cependant des différences industrielles marquées.Au cours de juin, juillet et août, les ventes de véhicules ont bondi de 18,4% (6,7% en août seulement).Si on exclut les ventes de véhicules et de pièces, les ventes des manufacturiers sont en baisse de 0,8%, selon les calculs de Jimmy Jean, économiste principal chez Desjardins.On aura deviné que c'est avant tout l'Ontario qui sort gagnant de cette poussée.En août, les ventes de ses fabricants ont augmenté de 1,1 %, portant la poussée annuelle à 6,3 % alors qu'elle est à peine de 0,3 % à l'échelle canadienne.La débâcle des provinces productrices de pétrole n'étonne guère puisque les activités de raffinage et de production d'équipements de forage ont diminué.On se surprendra en revanche de constater que celles du Québec ont baissé de 1,2 % en août et sont même en léger repli depuis un an.Ce n'est pas exactement le scénario qui nous a été présenté en début d'année quand on tentait de prendre la mesure du choc pétrolier sur l'économie canadienne.L'économie québécoise devait gagner au change, tout comme l'Ontario.Cette semaine, le ministre des Finances Carlos Leitao a reconnu l'évidence: la croissance réelle sera inférieure aux 2 % projetés dans son budget de mars, mais il s'est voulu rassurant en l'évaluant à 1,5 %, « peut-être un peu plus».Hier, l'équipe économique de Desjardins projetait plutôt 1,1 % seulement.Pis, l'institution lévisienne voit la variation du produit intérieur brut (PIB) nominal, une estimation fiable de l'assiette fiscale, à 2 % seulement.Le Plan budgétaire du ministre est fondé sur une augmentation de près du double.C'est dire combien l'objectif de dégager un surplus de 1,5 milliard entièrement dédié à la réduction de la dette devient ambitieux.Cela dit, le rapport mensuel des opérations financières au 31 juillet indique que c'est toujours possible.Après quatre mois, le déficit est de 247 millions, après contribution au Fonds des générations.Reste à voir comment le ralentissement observé depuis compliquera la tâche du gouvernement.En préparant le budget, le ministère des Finances était convaincu que les fabricants québécois allaient profiter de l'affaiblissement du huard et de l'accélération de la croissance américaine.Celle-ci s'est bel et bien concrétisée au printemps, mais elle décélère désormais.Hier, on a appris que la production industrielle américaine avait reculé en septembre, tout comme le taux d'utilisation des capacités.Idem pour les dépenses de consommation, si on exclut les voitures et l'essence.Bref, les manufacturiers exportateurs québécois font face à des consommateurs essoufflés et à des acheteurs d'intrants qui peinent à trouver des clients à cause d'un billet vert trop fort et de la rareté des débouchés.Dans son rapport d'hier, l'agence fédérale attribuait le repli québécois avant tout à la chute de 7,1 % des ventes des métaux de première transformation, un segment majeur du secteur manufacturier qui pâtit du ralentissement des économies émergentes.Elle avait une autre information pour nourrir des soucis : les nouvelles commandes à l'échelle du Canada ont chuté de 5,6 %.Les reculs les plus importants ayant été observés dans les produits aérospatiaux, un segment bien présent dans sa société distincte.En préparant le budget, le ministère des Finances était convaincu que les fabricants québécois allaient profiter de l\u2019affaiblissement du huard et de l\u2019accélération de la croissance américaine.AVIS LEGAUX - APPELS D\u2019OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS STL Appel d\u2019offres public La Société de transport de Laval demande des offres pour : 2015-P-53 Fourniture de gaz naturel Pour être valide et considérée, toute soumission doit être présentée selon la procédure prévue aux documents d'appel d'offres, adressée au Service de l'approvisionnement et reçue au plus tard le 9 novembre 2015 selon les heures prévues auxdits documents d\u2019appel d\u2019offres.Une ouverture publique aura lieu.Toute personne qui désire soumissionner doit se procurer les documentsd'appel d'offres, sansintermédiaire, obligatoirement par le biais du,site Web du Système électronique d'appel d'offres (SÉAO)au www.seao.ca ou partéléphone au 1 866 669-7326, à compter du 17 octobre 2015.Pour tout renseignement relatif à l'appel d'offres numéro 2015-P-53, vous devez vous adresser au 450 662-5400, poste 8382.La Société ne s'engage à accepter ni la plus favorable ni aucune des soumissions et n'encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Le secrétaire de la Société, Me Pierre Côté La cause criminelle contre SNC-Lavalin reportée en février LA PRESSE CANADIENNE La cause criminelle visant SNC-Lavalin pour une fraude qu'elle aurait commise en Libye a été reportée jusqu'en février.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) accuse la firme d'ingénieurs de Montréal d'avoir versé près de 47,7 millions de dollars à des titulaires de charges publiques en Libye entre 2001 et 2011 dans le but d'influencer certaines décisions du gouvernement.Les procédures devaient reprendre à Montréal hier, mais ont été reportées au 26 février.La police fédérale vise aussi l'entreprise, sa division de construction et sa filiale SNC-Lavalin International et a déposé un chef d'accusation de fraude et un autre de corruption contre chacune d'entre elles pour avoir escroqué diverses organisations libyennes à hauteur d'environ 129,8 millions.SNC a d'ores et déjà indiqué qu'elle plaiderait non coupable, faisant valoir que les accusations sont liées PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE SNC-Lavalin a d\u2019ores et déjà indiqué qu\u2019elle plaiderait non coupable aux accusations de fraude dont elle fait l\u2019objet.SNC.?I, AVAT.IN H Si à des comportements qu'auraient eu certains anciens employés qui font face à des accusations criminelles.Advenant un verdict de culpabilité, la société pourrait perdre le droit de soumissionner sur des contrats publics fédéraux pendant 10 ans en vertu de la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers.Ottawa est toutefois ouvert à la possibilité de réduire certaines sanctions lorsque les sociétés concernées coopèrent, entre autres.Mais SNC-Lavalin affirme que les changements du gouvernement fédéral ne vont pas assez loin et qu'ils sont déplacés vis-à-vis des partenaires commerciaux du Canada. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 LA PRESSE AFFAIRES 7 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES NATHALIE PILON, PDG D'ABB CANADA Consolider l\u2019entreprise et le marché PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT LA PRESSE Même si Hydro-Québec ne lance pas de nouveau projet de barrage, Nathalie Pilon, PDG d\u2019ABB Canada, fait valoir que la société d\u2019Etat doit remplacer beaucoup d\u2019équipements de son réseau de transport et c\u2019est ABB Canada qui peut le mieux servir ce client historique.JEAN-PHILIPPE DÉCARIE GRANDE ENTREVUE En poste depuis 10 jours seulement comme présidente, directrice générale d'ABB Canada, Nathalie Pilon procédait cette semaine à la première pelletée de terre du futur siège social de l'entreprise dans le Technoparc de Saint-Laurent.Selon la nouvelle PDG, il s'agit là d'une belle façon de consolider les activités de l'entreprise à Montréal et de permettre aussi à ABB de mieux consolider sa place dans le marché canadien.Annoncer un investissement de 70 millions de dollars à sa deuxième semaine de travail, c'est une belle façon d'amorcer un nouveau mandat, convient aussi avec humour Nathalie Pilon.Mais la PDG s'empresse de préciser que c'est le bébé de son prédécesseur.Son rôle à elle sera de prendre soin du bébé et de l'élever.« Le nouvel édifice va regrouper sous un même toit 700 employés qui sont présentement dispersés dans 6 sites différents dans la grande région de Montréal.Ce sera plus qu'un siège social parce qu'on va aussi centraliser nos activités de recherche et développement et certaines activités d'assemblage », précise Nathalie Pilon.ABB Canada est une division de la multinationale helvético-suédoise ABB, spécialisée dans l'automatisation et dans l'énergie.Le groupe conçoit et fabrique des robots industriels et des systèmes de gestion de transport et de production d'énergie.ABB Canada a de tout temps participé à la conception et le développement du réseau de transport d'Hydro-Québec.« Le secteur de l'énergie représente 50% des 2 milliards de revenus que l'on réalise au Canada.L'autre 50% provient de nos activités d'automatisation.On ne fabrique pas de robots au Canada, mais on les conçoit et on les installe selon les besoins des clients.Toute l'industrie de l'automobile en Ontario utilise nos robots sur ses lignes de montage», illustre la PDG.ABB emploie 140 000 personnes dans le monde et a des activités dans plus de 100 pays.Au Canada, le groupe emploie 5000 personnes, dont 3000 au Québec, où elle est implantée depuis des décennies à Montréal.ABB Canada se classe au 6e rang mondial des entreprises du groupe.Montréal est le centre d'excellence mondial en électrification des transports tout comme il est le centre d'excellence mondial pour l'aluminium.Expansion nord-américaine La multinationale a connu des moments difficiles au milieu de la décennie 2000, mais la situation s'est stabilisée depuis au point où le groupe a entrepris d'assumer une plus grande présence en Amérique du Nord.ABB a acheté en 2010, au coût de 3,8 milliards, l'entreprise américaine Baldor, qui fabrique des moteurs électriques industriels.Baldor exploite quelques usines au Québec qui sont maintenant sous la responsabilité d'ABB Canada.En 2012, ABB a allongé 3 milliards pour mettre la main sur l'entreprise Thomas& Betts, un important fabricant américain de matériel électrique et de produits divers, des marrettes à la boîte électrique en passant par les colliers de serrage (tie wrap).Thomas & Betts avait des activités importantes au Québec où elle emploie 1700 personnes à ses usines de Saint-Jean-sur-Richelieu et son centre de distribution hyper performant à Bromont.« J'étais présidente de Thomas& Betts lors de la transaction, en mai 2012.ABB voulait intégrer nos opérations et on m'a nommée vice-présidente, Produits à basse tension.Je supervisais toute cette branche d'activités.« Je suis devenue PDG d'ABB Canada le 1er octobre dernier.Je connais bien l'entreprise et mon rôle est de consolider notre place dans le marché canadien.« Je compte privilégier les relations avec nos grands clients et je veux aussi mobiliser nos équipes à toujours avoir ce souci de bien servir notre clientèle.C'est la clé dans notre secteur d'activité.On est là pour trouver des solutions technologiques aux entreprises, il faut être à l'écoute », souligne Nathalie Pilon.La PDG confie que la conjoncture reste difficile pour ABB Canada, qui compte beaucoup d'entreprises clientes dans le secteur du pétrole et gaz et celui des mines.« C'est pour ça que les dernières acquisitions ont été bonnes pour nous.On a diversifié notre offre et élargi notre portée.Dans le secteur de l'électricité, on est dans tous les segments de marché tant industriel que résidentiel», relève la PDG.Même si Hydro-Québec ne lance pas de nouveau projet de barrage, Nathalie Pilon fait valoir que la société d'État doit remplacer beaucoup d'équipements de son réseau de transport et c'est ABB Canada qui peut mieux servir ce client historique.« C'est nous qui allons réaliser le réseau de transport électrique Canada Link, qui va relier Terre-Neuve à la Nouvelle-Écosse.C'est un important contrat de 400 millions», souligne-t-elle.Alors que le Québec se mobilise en vue d'accélérer le développement de l'électrification des transports, Nathalie Pilon est fière de rappeler qu'ABB Canada est le centre d'excellence mondial du groupe en cette matière.L'entreprise qui compte 1200 ingénieurs dans ses rangs au Québec ne manquera pas de projets à développer dans le domaine de l'électrification des transports.Nathalie Pilon est d'avis que le déménagement dans de nouveaux locaux beaucoup plus conviviaux donnera un cadre de travail plus stimulant pour les jeunes chercheurs.« Je compte privilégier les relations avec nos grands clients et je veux aussi mobiliser nos équipes à toujours avoir ce souci de bien servir notre clientèle.C\u2019est la clé dans notre secteur d\u2019activité.On est là pour trouver des solutions technologiques aux entreprises, il faut être à l\u2019écoute.» \u2014 Nathalie Pilon, PDG d\u2019ABB Canada Wall Street finit la semaine sur un ton optimiste AGENCE FRANCE-PRESSE REVUE BOURSIÈRE Wall Street a un peu progressé hier en dépit de résultats d\u2019entreprises et d\u2019indicateurs contrastés, confirmant l\u2019optimisme retrouvé la veille : le Dow Jones a gagné 0,4 % (à 17 215 points), et le NASDAQ, 0,3 % (à 4886 points).L'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,5 %, à 2033 points.À Toronto, le S&P/TSX a été dans le vert tout au long de la séance, avant de perdre tout le terrain gagné en fin de journée, restant à peu près stable à 13 838 points.Les principaux indices américains, qui avaient tous pris plus de 1 % la veille, se sont brièvement orientés en baisse en deuxième moitié de séance, avant de se redresser pour finir dans le vert.« Il n'y a pas grand-chose [à dire], mais on a préservé cette hausse», a résumé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.« On n'a même pas accordé beaucoup d'attention à certains résultats décevants d'entreprises [.].Je ne sais pas si on assiste à un marché de nouveau orienté en hausse, mais ceux qui y croient ne lâchent pas prise.» Les indicateurs américains du jour n'ont pourtant pas été particulièrement enthousiasmants.Le moral des ménages a certes plus progressé que prévu en octobre, mais la production industrielle a reculé le mois précédent.Les investisseurs semblent plutôt se concentrer sur le détail des secteurs, car « on assiste manifestement à une rotation [des capitaux] hors de ce qui ne marche pas et hors des valeurs dont la croissance est en train de ralentir » au profit de domaines plus prometteurs, a souligné Michael James, de Wedbush Securities.Mattel bondit À l'issue d'une semaine dominée par les banques, Wall Street s'est tournée vers les résultats de l'industrie.Le conglomérat General Electric (GE) a pris 3,39%, à 28,98$US, malgré un chiffre d'affaires décevant, ses bénéfices ayant moins baissé que prévu.Également dans le secteur, Honeywell a reculé de 1,49%, à 97,03 $US, après avoir abaissé ses prévisions de ventes pour l'année, même si elle a dépassé les attentes grâce à des réductions de coûts lui ayant permis de diminuer l'impact d'un dollar fort.Le fabricant de jouets et de poupées Mattel, propriétaire de Barbie, a bondi de 6,04 %, à 23,89 $US, après avoir fait part de son optimisme relativement à ses ventes dans les pays émergents et en Chine, et fait ainsi oublier des résultats trimestriels décevants.Le groupe de services pétroliers franco-américain Schlumberger a perdu 2,17%, à 74,51 $US, sur sa cotation new-yorkaise après avoir averti que le déclin de l'activité lucrative du forage, qui a déjà fortement pesé sur ses bénéfices et ventes trimestriels, allait continuer lors des prochains mois.Les indicateurs américains du jour n\u2019ont pas été particulièrement enthousiasmants.Le moral des ménages a certes plus progressé que prévu en octobre, mais la production industrielle a reculé le mois précédent.,.REGION DE LA GASPESIE, QUEBEC, CANADA VENTE DES ACTIFS DE L'AUBERGE ET GOLF FORT-PRÉVEL La Société des établissements de plein air du Québec recherche un acquéreur intéressé aux actifs du site de l'Auberge et Golf Fort-Prével, situé au 2053, boulevard Douglas, Saint-Georges-de-Malbaie, Québec, G0C 2X0.Pour plus de détails sur cette vente, consultez le sepaq.com/immobilisations Les propositions seront acceptées jusqu'au 29 JANVIER 2016, À15H (HNE) 8 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES QUESTIONS POUR UN PATRON Défendre les droits des enfants soit des inondations, une guerre ou un tsunami, les Québécois se mobilisent, peu importe le pays ou les gens touchés.Ils sont aussi plusieurs à parrainer un enfant.La Presse donne la parole aux grands dirigeants du Québec.Chaque samedi, un patron répond à cinq questions posées par le chef d\u2019entreprise interviewé la semaine précédente.Carolyn Hébert, directrice générale de Vision Mondiale-Québec, répond aujourd\u2019hui aux questions de Claude Paquin, président de Services Financiers Groupe Investors, Québec.EMILIE LAPERRIÈRE COLLABORATION SPÉCIALE Q Quelle est la leçon principale que vous avez tirée depuis votre arrivée à Vision Mondiale il y a quatre ans?R Ma leçon principale ne s'est pas faite sur le plan professionnel, mais plutôt sur le plan personnel.Depuis que je suis en poste, j'apprends tous les jours.Comme directrice générale, j'ai la chance d'aller sur le terrain deux ou trois fois par an.Je rencontre des gens qui n'ont pas une vie facile, mais qui sont résilients, forts, impressionnants.Ça a changé mes valeurs.QQue signifie le mot «entraide» pour vous?R L'entraide, c'est se préoccuper des autres.C'est aussi poser des actions PHOTO FOURNIE PAR CAROLYN HÉBERT ^ V 4 «*.Les valeurs de Carolyn Hébert ont changé depuis son arrivée à la tête de Vision Mondiale-Québec à travers les gens qu\u2019elle a rencontrés sur le terrain.concrètes pour leur venir en aide.C'est ce qu'on fait chez Vision Mondiale.Je suis une criminologue de formation.La criminologie est une science sociale, où l'individu et la relation d'aide sont importants.Après avoir travaillé en marketing pendant plusieurs années, j'avais envie de remettre l'humain au centre de mon travail.On peut dire que j'ai commencé ma carrière dans l'entraide, et que j'y suis revenue ici, en alliant en plus mes deux passions, le marketing et l'entraide.J'ai trouvé l'emploi parfait.Je ne me verrais pas faire autre chose.Q Chaque année, vous devez assurer le financement de Vision Mondiale.Quelle approche avez-vous prise ou souhaiteriez-vous entreprendre au cours des prochaines années?R Toutes nos campagnes sont entreprises avec l'objectif de redonner leur enfance aux enfants.Les gens connaissent bien le parrainage de Vision Mondiale, mais on a plein d'autres projets.On essaie de mettre l'accent sur la variété.En plus des actions politiques, certains projets servent à fournir de l'eau potable, d'autres, à voir à l'éducation des jeunes filles.C'est aussi possible de faire un don pour les médicaments.Ces programmes sont méconnus, il faut les faire connaître.Quand je suis entrée en poste, je voulais également rajeunir l'image de l'entreprise.C'est pour cette raison que je suis allée chercher Geneviève Borne comme ambassadrice officielle au Québec.C'était un choix naturel.Avec elle, nous avons mis nos efforts pour la défense des droits des enfants à l'avant-plan et lancé la campagne « Contre l'exploitation des enfants ».Quatre-vingt-cinq millions d'enfants sont exploités dans le monde.On invite la population à signer la pétition pour pousser le gouvernement à prendre des mesures pour mettre fin à l'exploitation des enfants dans le monde.Q Croyez-vous que les Québécois sont généreux?R Oui, ils le sont.Dès qu'il y a une crise, nous sommes des témoins privilégiés de leur générosité.Vision Mondiale est présent dans presque une centaine de pays.Lors d'une situation d'urgence majeure, que ce QQuel serait votre plus grand souhait pour les enfants du monde ?R C'est vraiment un grand souhait ! J'aimerais que tous les enfants aient une chance égale dans la vie.Ce n'est pas normal que certains aient à travailler pour nourrir leur famille, qu'ils soient remplis de préoccupations d'adultes alors qu'ils ne sont que des enfants.Chaque fois que je vais sur le terrain, je suis frappée par cette réalité.Ça me touche beaucoup.Il y a encore bien du travail à faire avant de réaliser mon souhait, même si on fournit beaucoup d'efforts.À lire la semaine prochaine: Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal, répond aux questions de Carolyn Hébert.LE PARCOURS DE CAROLYN HÉBERT EN BREF >\tÂge : 45 ans >\tÉtudes : Carolyn Hébert Tessier est titulaire d\u2019un baccalauréat en marketing de HEC Montréal.Elle a aussi étudié en criminologie.>\tDirectrice générale depuis : printemps 2011 >\tNombre d\u2019employés : 40 000 dans le monde, dont 526 au Canada et 11 au Québec >\tAvant d\u2019être directrice générale : elle était chef marketing chez Vision Mondiale, de 2009 à 2011.Avant cela, elle a notamment occupé le poste de chef marketing chez Reebok.Au Service des enseignements généraux L'École de technologie supérieure est l'un des établissements du réseau de l'Université du Québec.Sa mission est axée sur la formation appliquée en génie.Tous ses programmes de baccalauréat en génie comportent des cours de base en sciences fondamentales, mathématiques, informatique et études complémentaires.L'École recherche des candidats pour assurer l'enseignement, y compris les travaux pratiques et laboratoires, dans les domaines suivants : méthodes de communication et gestion financière.Les candidats recherchés doivent être intéressés par le processus d'apprentissage, la persévérance des étudiants et le développement d'outils pédagogiques.Tous les détails au : http://www.etsmtl.ca/Emplois/Maitre-enseignement DATE D'ENTRÉE EN FONCTION : Juin 2016 Toute candidature sera traitée confidentiellement.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae et le formulaire d'accès à l'égalité en emploi au plus tard le 6 novembre, en mentionnant la discipline du poste, par courriel : seg-candidatiires@etsmtl.ca à l'attention de M.Luc Favreau, Direction de la logistique académique.Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées avant le 27 novembre.Convention collective de l'Association des maîtres d'enseignement de l'ÉTS (AMEÉTS): http://www.ameets.org/ L'ÉTS est une constituante du réseau de rUniversité du Québec Le génie pour I industne École de technologie supérieure Conglomérat GE récolte les fruits de sa transformation NEW YORK \u2014 Le conglomérat industriel américain General Electric (GE), qui tourne le dos à la finance, commence à récolter les premiers fruits de ce virage stratégique malgré la conjoncture morose et la volatilité.Les coûts de cette restructuration ont fait plonger le bénéfice net de 29% à 2,5 milliards US au troisième trimestre, selon un communiqué publié hier.Néanmoins, quand ce résultat est lesté des éléments exceptionnels, le bénéfice TUiLES OLYMPIA INTERNATIONAL INC.REPRÉSENTANT(E) Dans le but de servir notre clientèle d'architectes / designers dans la région de Montréal et aux alentours.Seules les candidatures retenues seront rappelées.Veuillez nous faire parvenir votre c.v.en toute confidentialité par courriel : dancaro@olympiatile.com ou par la poste : Tuiles Olympia International inc.555, rue Locke Ville St-Laurent, QC H4T 1X7 A l'attention de : Monsieur Dan Caro Important distributeur de carreaux de céramique et de pierres naturelles, cherche à ajouter à son équipe un(e) par action ressort à 29 cents US, au-dessus des attentes des marchés (28 cents US).Le conglomérat est lancé dans une course contre la montre pour démanteler GE Capital, son bras financier, qui représentait encore plus de la moitié des bénéfices il y a encore deux ans, mais a failli entraîner son effondrement pendant la crise de 2008.Il vient de franchir une étape importante de ce désengagement en cédant pour 30 milliards US d\u2019actifs fi nanciers cette semaine à la banque Wells Fargo et va procéder la semaine prochaine à un échange de titres de sa filiale de banque de détail américaine cotée, Synchrony.Depuis avril, GE a vendu pour 126 milliards US d\u2019actifs fi nanciers et immobiliers et entend distribuer une grande partie de cette manne à ses actionnaires sous forme de dividendes.Son « retour» vers ses activités traditionnelles - fabrication de moteurs d\u2019avions, de turbines à gaz, de locomotives et d\u2019équipements de santé - se poursuit sans grand accroc, malgré le ralentissement de l\u2019économie mondiale et un recul de la demande pour ses services et technologies dans l\u2019industrie pétrolière touchée par la chute des cours du brut.- Agence France-Presse Directeur général/ directrice générale -Évaluation et protection environnementales et radiologiques Emplacement : Ottawa (Ontario) 1^1 Commission canadienne Canadian Nuclear I T m de sûreté nucléaire\tSafety Commission Canada La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) réglemente l'utilisation de l'énergie et des matières nucléaires afin de préserver la sûreté, la santé et la sécurité des Canadiens, de protéger l'environnement, de mettre en œuvre les engagements internationaux du Canada à l'égard de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, et d'informer objectivement le public sur les plans scientifique ou technique ou en ce qui concerne la réglementation du domaine de l'énergie nucléaire.Actuellement, la CCSN souhaite embaucher un directeur général ou une directrice générale pour la Direction de l'évaluation et de la protection environnementales et radiologiques (DG-DEPER).Le ou la titulaire relève du vice-président, Direction générale du soutien technique, et appuie la mission de la CCSN en exerçant un leadership et en fournissant une orientation à une équipe d'experts dans des domaines tels que : l'évaluation environnementale; l'évaluation des risques environnementaux; la géoscience; la conformité environnementale; la radioprotection et les services de laboratoire.Le ou la titulaire du poste a pour responsabilités de gérer la diffusion de l'information scientifique, technique et réglementaire, ainsi que de diriger et d'encadrer le personnel de la DEPER dans les activités de réseautage et de sensibilisation qui se déroulent au sein de la CCSN, au Canada et à l'échelle internationale.En tant que candidat idéal, vous possédez une vaste expérience de travail pour ce qui est de gérer l'élaboration et la mise en œuvre de programmes relatifs à l'évaluation et à la gestion des risques pour la santé et l'environnement dans un contexte de réglementation nucléaire, ainsi que l'expérience de la fourniture de conseils et de solutions stratégiques à la haute direction pour des dossiers complexes et de nature délicate.Vous incarnez le leadership et êtes excellent pour mobiliser les gens vers l'atteinte d'une vision et la réalisation d'une stratégie.Vous êtes méthodique et ingénieux dans la recherche du plus grand éventail possible de perspectives et vous faites preuve de l'ouverture et de la souplesse requises pour forger un consensus et optimiser les résultats.Vos collègues utilisent les termes « éthique, résilient et inspirant » pour vous décrire.À ces compétences et attributs s'ajoutent un doctorat ou une équivalence dans les domaines de l'environnement, de la santé ou de la radioprotection.La maîtrise des deux langues officielles est obligatoire.Pour plus d\u2019information, veuillez communiquer avec Michelle Richard ou Paul Marshall par téléphone au 613-742-3217, ou par courriel à pmarshall@boyden.com.70 bureaux dans 40 pays\tboyden.com /Canada CALGARY MONTRÉAL OTTAWA TORONTO VANCOUVER Boyden leader mondial en recherche de cadres "]
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