La presse, 27 octobre 2015, Cahier A
[" Montréal mardi 27 octobre 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 132® année No 007 30 pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées IMPACT LA REVOLUTION DROGBA Onze buts en onze matchs.Coéquipiers et rivaux rendent hommage à la nouvelle star de la planète sport montréalaise.SPORTS PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE MARIE-CLAUDE LORTIE VIANDE FUMÉE, VIANDE ROUGE ETCANCER Cancérigènes, les charcuteries?Et probablement aussi la viande rouge?Notre chroniqueuse met en perspective l\u2019annonce de l\u2019OMS et trace le portrait de nos habitudes alimentaires au fil des ans.PAGE A8 POINTEURS LASER BRAQUÉS VERS DES AVIONS UNE MENACE GRANDISSANTE Le nombre d\u2019incidents explose et l\u2019industrie s\u2019inquiète plus que jamais des menaces pour la sécurité aérienne et des risques de blessures aux yeux chez les pilotes.PAGE A2 .\t\u2022*\u2022»*-\u2022 I.\u2022 i \u2022 \u2022\t.« * m *\t* 4 RIMAELKOURI TOUTESCES LARMES IGNORÉES PAGE A5 MARC CASSIVI ET SI BONDÉTAIT «BICURIEUX»?ARTS PAGE A16 FRANCIS VAILLES DÉPENSE-T-ON ASSEZ EN ÉDUCATION?AFFAIRES VALEANT CONTRE-ATTAQUE La direction de la société est passée à l\u2019offensive hier afin de rassurer les investisseurs.Sans grand succès.AFFAIRES PHOTO DHIRAJ SINGH, ARCHIVES BLOOMBERG \"A; LA LA LA HUMAN STEPS UN FLOU ARTISTIQUE DANS LES FINANCES?D\u2019anciens collaborateurs attribuent la responsabilité de la fermeture de la mythique compagnie de danse au chorégraphe lui-même et à son modèle d\u2019affaires.ARTS PAGES A14 ETA15 Le chorégraphe Édouard Lock PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Harper s\u2019ennuie de ne pas parler aux journalistes.Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 621 924987651 V pour un s drogue NE LAISSEZ PAS VOS MÉDICAMENTS DEVENIR DES DROGUES DE RUE Près d'un adolescent sur six se drogue avec des médicaments d'ordonnance et plus de 70 % d'entre eux les ont obtenus dans une maison privée.Ne devenez pas involontairement un fournisseur de drogue.Protégez vos enfants et ceux des autres.SecurisezVosMedicaments.ca Partenar Canada s PCSD Partenariat pour un Canada sans drogue y El o 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SÉCURITÉ AÉRIENNE LASERS POINTÉS VERS DES AVIONS Le nombre d\u2019incidents explose PHOTO FOURNIE PAR TRANSPORTS CANADA Pilotes aveuglés, vision embrouillée, approches interrompues : les rapports d\u2019incidents consultés par La Presse montrent que les frappes lasers ont parfois des impacts non négligeables sur les opérations de transport aérien, même si la majorité d\u2019entre elles sont sans conséquence.Ils font pester les pilotes, inquiètent les autorités et se jouent de la police.Les individus qui s\u2019amusent à braquer des pointeurs laser sur des avions sont de plus en plus nombreux.Et leurs gestes, potentiellement très dangereux, sont dans la ligne de mire de Transports Canada.Lumière sur un phénomène en pleine explosion.MARIE-SOLEIL DESAUTELS ET PHILIPPE MERCURE Le 23 septembre 2014.Un Boeing 737 de WestJet en provenance de Vancouver entame son approche pour un atterrissage à l'aéroport d'Ottawa.Soudain, les deux pilotes se retrouvent aveuglés par une intense lumière verte.Quelqu'un, au sol, vient de braquer un laser vers la cabine de pilotage.Les pilotes parviennent à faire atterrir l'avion rempli de passagers.Mais l'un d'eux se plaint d'une sensation de brûlure à l'œil gauche.Les deux hommes seront admis à l'hôpital.«Par chance, aucun de nos pilotes n'a subi de dommages sérieux aux yeux, indique le directeur des relations publiques chez WestJet, Robert Palmer.Mais c'est très risqué.» Cet incident est loin d'être unique.Une compilation effectuée par La Presse à partir d'une base de données du ministère des Transports montre que les cas de ce qu'on appelle le « brouillage laser » sont en pleine explosion au pays.En 2002, Transports Canada n'avait signalé qu'un cas de brouillage laser.L'an dernier, le Ministère en avait recensé 502 au pays.Cette année, en date du 20 octobre, déjà 524 incidents avaient été signalés.L'année en cours a déjà fracassé un record et, si l'on se fie à la tendance, au moins une centaine d'incidents devraient s'ajouter d'ici la fin de l'année.Ce type d'incident se produit maintenant près de deux fois par jour à l'échelle du pays.Et selon des gens de l'industrie consultés par La Presse, le nombre de cas réels pourrait être encore plus élevé, les pilotes choisissant parfois de ne pas rapporter les cas afin d'éviter d'avoir à remplir des rapports d'incident.Avec l'Ontario, le Québec est la province la plus touchée.Des impacts réels Pilotes aveuglés, vision embrouillée, approches interrompues: les rapports d'incident consultés par La Presse montrent que les frappes laser ont parfois des impacts non négligeables sur les opérations de transport aérien, même si la majorité d'entre elles sont sans conséquence.« C'est inquiétant.J'ai peur pour ma santé.Notre vision, c'est notre gagne-pain ! », a confié à La Presse Charles Kerréneur, 26 ans, qui pilote des avions d'affaires.En une centaine de sorties, il dit avoir été visé trois fois par un laser à Montréal.Les entreprises aériennes sont bien au courant du phénomène.«Nous constatons l'ampleur grandissante de cette menace à la sécurité des vols, en plus du danger de blessures permanentes chez les pilotes», dit Debbie Cabana, directrice des relations publiques chez Air Transat.L'Air Line Pilot Association (ALPA) représente 52 000 pilotes, tant américains que canadiens.En 2011, 37 pilotes avaient signalé des blessures aux yeux sur une période de cinq ans, au prestataire de services médicaux de l'ALPA.La plupart ont souffert de sensibilité accrue et d'images rémanentes, les symptômes s'estompant en quelques jours.Mais l'un des pilotes a eu la rétine endommagée, ce qui a réduit son acuité visuelle pendant plus de deux ans.« Des dommages permanents à l'œil sont improbables, car la majorité des incidents sont brefs et l'œil clignera dès l'exposition, ce qui limite l'exposition.De plus, des distances considérables sont souvent en jeu et l'absorption atmosphérique dissipe une bonne partie de l'énergie radiante», explique un document de l'Administration fédérale américaine de l'aviation (FAA).Le plus grand risque décrit résulte de la distraction de l'équipage.Est-ce qu'un avion pourrait un jour s'écraser à cause d'un brouillage laser?« Si ça arrive dans un moment très critique, très près du sol, ça pourrait sérieusement nuire au pilote et, selon ce qui se passe, ça pourrait certainement causer un problème», répond le capitaine Joe DePete, premier vice-président de l'ALPA, qui rappelle toutefois que le transport aérien est le mode de transport le plus sûr et que les pilotes sont entraînés à faire face à ce type d'incidents.«Pas brillant comme idée» Devant l'ampleur du problème, Transports Canada a lancé en juin dernier une campagne de sensibilisation pour le grand public intitulée « Pointer un laser vers un aéronef, pas brillant comme idée».Pour l'instant, cependant, les chiffres montrent qu'elle n'a pas réussi à freiner le phénomène.Qui sont ces individus qui s'amusent à braquer des lasers sur des avions ?« Mon impression est qu'une grande partie des gens qui font ça ne sont pas conscients des dangers que ça implique», répond Marie-Claude Dandenault, commandante de l'unité aéroportuaire du Service de police de la Ville de Montréal.Les données compilées par La Presse montrent que les incidents se produisent surtout l'été, et souvent la fin de semaine, au petit matin.La police est presque systématiquement avisée en cas d'attaque laser.« Ou bien le pilote nous donne des coordonnées GPS, ou il nous donne un endroit d'où il croit que l'attaque provient.Nous envoyons toujours une autopatrouille», explique Marie-Claude Dandenault.Ailleurs au pays, la Gendarmerie royale du Canada envoie même des hélicoptères pour repérer les délinquants.Les fautifs sont cependant difficiles à épingler.«À date, on n'a pas eu de succès à Montréal, mais ça pourrait arriver», dit Mme Dandenault.En août dernier, à Toronto, un jeune de 19 ans qui avait pointé un laser sur un hélicoptère de police a notamment été accusé de méfait mettant la vie en danger.D'autres arrestations ont eu lieu à Calgary, Edmonton, Winnipeg et York, en Ontario.Geste punissable Les contrevenants s'exposent à de graves ennuis : jusqu'à 100 000$ d'amende et cinq ans d'emprisonnement.Pointer un laser vers un aéronef est un acte criminel, selon la Loi sur l'aéronautique.La première accusation date de 2009, indique Transports Canada.Jusqu'à présent, les peines vont de quelques milliers de dollars à quelques mois d'emprisonnement avec sursis et de probation.Pour projeter un faisceau lumineux de forte intensité (laser, phare de recherche, projecteur) dans le ciel, il faut détenir une autorisation de Transports Canada.Les « pointeurs lasers de moins de 5 mW ne sont pas exempts », confirme le Ministère à La Presse.Certains de ces modèles coûtent à peine 10$.En 2014, Transports Canada a délivré seulement 53 de ces autorisations, dont 9 au Québec.Chose certaine, aucune mesure ne parvient pour l'instant à freiner l'explosion du nombre de cas.\u2014 Avec la collaboration de William Leclerc et Thomas de Lorimier « Nous constatons l\u2019ampleur grandissante de cette menace à la sécurité des vols, en plus du danger de blessures permanentes chez les pilotes.» \u2014 Debbie Cabana, directrice des relations publiques chez Air Transat SW BV LGA R I ROM A k k m m ¦ ¦¦ ¦ ¦¦ CHÂTEAU D\u2019IVOIRE -==»« JOAILLIERS «x=- 2020 RUE DE LA MONTAGNE, MONTRÉAL, 5 14 845 4651 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM DES EVENEMENTS REVELATEURS Les attaques laser peuvent avoir des impacts importants sur la circulation aérienne et la santé des pilotes.Voici quelques événements qui sont survenus récemment au Canada.16 JUIN 2013 Un Boeing 727 Kelowna Flightcraft Air Charter décolle de l\u2019aéroport international de Regina.A environ 350 m au-dessus du sol, l\u2019équipage est atteint par un laser.Le copilote ressent une «sévère douleur aux yeux le rendant temporairement invalide» tandis que le deuxième officier est moins touché.L\u2019équipage choisit de continuer jusqu\u2019à sa destination, soit Winnipeg, où les deux personnes sont conduites à l\u2019hôpital.Elles sont mises en congé par la suite.9 SEPTEMBRE 2013 Un hélicoptère Sikorsky S-76 qui se dirige vers l\u2019Hôpital d\u2019Ottawa avec un patient à bord est touché par un laser vert à quelques reprises.Le copilote souffre de «séquelles» et demande de l\u2019aide médicale.26 JUIN 2014 Un Cessna 172K de Coastal Pacific Aviation est atteint par un laser au sud de Mill Lake, en Colombie-Britannique.L\u2019appareil décide de changer son parcours pour l\u2019éviter.3 JUILLET 2014 Un Boeing 777 de Cathay Pacific et un Bombardier CRJ-100 de Jazz sont visés par un laser pendant leur approche finale à laéro-port international de Vancouver.L\u2019équipage du Boeing 777 est «suffisamment distrait» pour que l\u2019approche soit «déstabilisée» et «interrompue».10 MARS 2015 Le vol 2513 de WestJet signale avoir été touché par un laser à son arrivée à Toronto, à une altitude d\u2019environ 5000 pi.Le copilote indique avoir «un mal de tête, la vision floue, les yeux secs et une sensation de démangeaison».22 JUIN 2015 Un Eurocopter EC120B exploité par la Ville de Winnipeg est visé à quatre reprises par un laser vert.Il est forcé d\u2019interrompre ses activités et de quitter la zone.14 JUILLET 2015 A Saskatoon, l\u2019équipage d\u2019une ambulance aérienne doit interrompre une opération de recherche et sauvetage près d\u2019une rivière, car un laser est braqué sur lui.\u2014 Marie-Soleil Desautels et Philippe Mercure VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous !\tAFFAIRES 8 Arts\tA14 à A16 Astrologie du jour\tSPORTS 6 Débats\tA12 et A13 Décès\tSPORTS 6 Monde\tA10 et A11 Petites annonces\tSPORTS 5 Sudoku\tAFFAIRES 4 Météo Passages nuageux, vents légers, maximum 9, minimum 2.SPORTS 5 __________________________________________________________ LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim HELLS ANGELS Le délateur Sylvain Boulanger a fourni une mine de renseignements à la police sur les Hells Angels en échange de l\u2019immunité complète et de 2,9 millions de dollars.Lex-membre en règle affirme que la puissante bande de motards est à l\u2019origine d\u2019une série d\u2019incendies dont au moins un a coûté la vie à d\u2019innocentes victimes.Avant que Boulanger ne se mette à table, la police était dans le brouillard quant aux auteurs de ces crimes allégués, révèle La Presse, qui a eu accès à la preuve.PHOTO RICHARD CHAGNON, ARCHIVES LA VOIX DE L'EST Marie-Claude Tremblay et Sophie Perron qui travaillaient occasionnellement comme danseuses au Nid Condor, ont péri dans l\u2019incendie de l\u2019établissement.iP§5K§S Spectacles Erûttques L\"«accident» qui n\u2019en était pas un Les motards ont tué deux femmes par erreur en 1994, selon le délateur Sylvain Boulanger VINCENT LAROUCHE C'était un des secrets honteux de l'histoire des Hells Angels au Québec.Il a failli sombrer dans l'oubli lorsque le procès SharQc a avorté.Selon le délateur Sylvain Boulanger, les motards ont tué par erreur deux innocentes jeunes femmes dans le cadre d'une campagne de terreur dans les débits de boissons.L'une était mère d'une petite fille; l'autre, enceinte de son premier enfant.Pendant des années, l'affaire a été considérée comme un accident.Jusqu'à aujourd'hui, personne n'avait raconté l'histoire de Marie-Claude Tremblay et Sophie Perron.Sylvain Boulanger a abordé le sujet dans ses déclarations aux policiers qui préparaient l'opération SharQc, la plus vaste opération anti-motards menée au Canada.La majorité des accusés dans cette affaire ont plaidé coupable à une accusation de complot de meurtre en échange de l'abandon des accusations les plus graves.Cinq autres subissaient leur procès pour meurtre depuis août, mais ont bénéficié d'un arrêt des procédures le 9 octobre en raison d'un «grave abus» commis par la poursuite.La preuve reposait en grande partie sur les aveux de l'ancien membre des Hells Sylvain Boulanger, que La Presse a obtenus et qui peuvent maintenant être publiés.En 1994, l'empire criminel des Hells était en pleine expansion.Le club forçait les propriétaires de bars à accepter leurs revendeurs de stupéfiants dans leur établissement.Or, le gestionnaire du Nid Condor, un bar de danseuses nues sur la route 112, dans ce qu'on appelait à l'époque le Canton de Granby, leur résistait.« Les propriétaires n'aimaient pas les vendeux de dope», et ils «n'aimaient pas les patchs », a affirmé sous serment Sylvain Boulanger.Les rapports de police et les articles dans les médias d'époque confirment que l'endroit n'était pas un repaire de criminels.L'ancien gérant et portier de l'endroit, Gilles Laramée, l'a réitéré hier lorsque joint par La Presse.« Je tenais ça serré.La police venait faire son tour une fois par semaine et ne trouvait pas de problèmes.Je savais que quand les gars viennent et qu'ils gèlent les filles, ça ne va pas bien ! », a lancé le retraité de 81 ans.Le délateur Boulanger affirme que le problème d'accès des revendeurs de drogue au Nid Condor a été discuté chez des Hells de Sherbrooke à l'initiative de Bruno Dumas, un membre mort aujourd'hui.La décision a été prise de brûler l'établissement.« Malin [surnom de l'influent Hells sherbrookois Guy Rodrigue] a tout le temps dit: \"Quand tu as un problème dans un bar, tu mets le feu ou tu tues le propriétaire\" », se rappelle Boulanger.Stéphane Maheu, qui était chargé de gérer le marché granbyen des stupéfiants chez les Hells, aurait été chargé de l'attentat.Nuit funeste Marie-Claude Tremblay, 20\tans, et Sophie Perron, 21\tans, travaillaient occasionnellement comme danseuses au Nid Condor.Les deux colocataires, qui habitaient un petit appartement du quartier Saint-Henri à Montréal, devaient passer la nuit dans les chambres de motel adjacentes au bar une fois la soirée terminée.La première était mère d'une petite fille.La seconde était enceinte d'une douzaine de semaines.Les deux amies se sont couchées vers deux heures du matin.Gilles Laramée a fermé son bar, vérifié que les jeunes femmes allaient bien et a pris le chemin de son domicile.Vers 3 h 45, les services d'urgence du coin ont reçu un appel au 9-1-1 pour les avertir qu'un incendie faisait rage.Environ 35 pompiers sont accourus sur les lieux.La dépouille de Marie-Claude Tremblay a été trouvée couchée par terre, entre les deux lits de la chambre numéro 2.Quant au corps calciné de Sophie Perron, on l'a découvert dans la chambre numéro 1.Le coroner Jean Brochu a noté dans ses rapports que les deux victimes étaient mortes d'une intoxication au monoxyde de carbone pendant l'incendie.En l'absence de preuve contraire, il a conclu à deux morts « accidentelles ».« Des expertises pratiquées sur les ruines calcinées n'ont pas pu déterminer de causes précises à cet incendie.Aucune négligence du propriétaire ou des occupants n'a pu être démontrée », avait-il écrit dans les documents obtenus par La Presse.Les médias avaient relayé ces conclusions.« On se perd en conjectures » sur la cause du drame, écrivait La Presse le lendemain du sinistre.Gilles Laramée, lui, avait toujours eu des doutes.« Je n'ai jamais cru à un accident.Les filles étaient couchées, elles dormaient quand je suis parti.Et en 45 minutes, il y aurait eu tout ce dégât ?», lance-t-il avec suspicion.Dans son récit filmé par la Sûreté du Québec, le délateur Boulanger raconte que plusieurs personnes soupçonnaient les Hells d'être mêlés à cette affaire.Mais peu d'entre eux auraient osé parler.« C'est pas tout le monde qui parle avec la police.Souvent les gens ont peur de dire des choses, peur des représailles», a-t-il expliqué.Il affirme aussi que « le monde était un peu à bout» parce que la vengeance des anges de l'enfer avait fait « une innocente victime» [il oublie la deuxième victime dans son témoignage].Boulanger affirme que lui et au moins un autre membre ont rassuré Maheu, chargé d'exécuter l'attentat, en lui disant que ce n'était «pas grave», «pas de sa faute», «pas prévu».Maheu avait l'air «soulagé» d'entendre ces paroles.« Veut, veut pas, tu l'as un peu sur la conscience.Il a probablement eu peur qu'on soit en crisse.Je voulais le rassurer, en voulant dire : \"On te tuera pas pour ça, tsé\" », a relaté Boulanger.Les allégations de Boulanger n'ont pas été testées en cour, vu la tournure qu'a prise le dossier SharQc.Stéphane Maheu a plaidé coupable à une accusation réduite de complot pour meurtre et écopé de 18 ans de prison, ne reconnaissant aucun autre crime.L'ancien gérant Gilles Laramée dit ne jamais avoir eu de nouvelles de la SQ sur l'incendie de son bar.Le souvenir de la mort des deux jeunes femmes est encore vif chez lui.« Ça m'avait donné un méchant coup dans les reins.On apprenait à les connaître.J'ai toujours dit qu'il fallait bien traiter les filles», dit-il.- Avec la collaboration de Daniel Renaud et Caroline Touzin «Malin [surnom de l\u2019influent Hells sherbrookois Guy Rodrigue] a tout le temps dit: \u201cQuand tu as un problème dans un bar, tu mets le feu ou tu tues le propriétaire\u201d.» \u2014 Sylvain Boulanger, en 2007 Des incendies commandés pour détourner l\u2019attention des policiers CAROLINE TOUZIN À la fin des années 90, alors que les attentats contre les gardiens de prison secouaient la région de Montréal, les Hells Angels de Sherbrooke ont mené - sans jamais être inquiétés - leur propre entreprise visant à déstabiliser les autorités, révèle le délateur Sylvain Boulanger.Ennuyés par l'attention que la police leur portait, les Hells de Sherbrooke ont commandé une série d'incendies criminels visant des bâtiments de la Ville, allant même jusqu'à mettre le feu à une maison de jeunes, affirme le motard qui a retourné sa veste.Sylvain Boulanger est à l'origine de l'opération SharQc, la plus vaste opération antimotards au Canada.Le délateur a donné de l'information à la police concernant une multitude de crimes, dont 22 meurtres commis à l'époque de la guerre des motards.Ces aveux n'ont toutefois pas été testés en cour.Cette vague d'incendies en Estrie avait suscité l'indignation de la population.Or, la police de Sherbrooke est demeurée dans le brouillard quant aux raisons de ces attentats jusqu'à ce que le membre en règle de la section de Sherbrooke se mette à table.Citant des enquêteurs chargés d'élucider l'affaire, un article publié en 1999 dans un journal local démontre à quel point la police n'avait aucune piste.Longue liste de bâtiments Les policiers énumèrent la longue liste des bâtiments qui ont été la proie des flammes depuis 1997, dont le pavillon d'embarcations du club nautique, des locaux de la MRC et une maison de jeunes, avant d'ajouter: « On ne sait trop que penser, mais quelqu'un semble avoir le mot Sherbrooke dans son collimateur.» Ce « quelqu'un» était en fait les Hells Angels.En pleine guerre opposant les Hells aux Rock Machine, l'une des stratégies de la police pour amasser des renseignements était de faire des barrages routiers lors desquels les forces de l'ordre interceptaient les motards et vérifiaient si leurs papiers étaient en règle.« Souvent y avait des road blocks [durant la guerre].La police achalait le monde, ça fait que là, nous autres à Sherbrooke, on était un peu frustrés de ça, on n'était pas habitués de se faire vraiment achaler», se souvient le délateur.La police locale et la Sûreté du Québec s'invitaient même dans des fêtes organisées par la section de Sherbrooke, ce qui ne faisait vraiment pas l'affaire de ses membres.Ainsi, dans une réunion de la section, ses dirigeants ont décidé de commander des incendies criminels à des subalternes, rapporte Boulanger, qui a assisté à la rencontre.« Pour enlever du budget à la police et pour essayer de les déstabiliser, on s'est dit: on va crisser le feu dans les bâtisses municipales, mais en même temps, c'est gouvernemental, ça fait qu'en faisant ça, y va avoir moins de budget sur nous autres pour mettre des road blocks pis mettre de la surveillance policière après nous autres », indique Boulanger dans une déclaration faite sous serment à la police en 2007.« Des p\u2019tits rock\u2019n\u2019roll » Durant la guerre des motards, Sylvain Boulanger a été nommé second sergent d'armes de la section pour épauler le premier.Les deux hommes travaillaient ensemble pour veiller à la sécurité des membres, en plus de fournir des armes destinées à tuer les ennemis des Hells.Les sergents d'armes ont été chargés de trouver les subalternes prêts à incendier les bâtiments municipaux.Il les qualifiait de « petits rock'n'roll ».Ils leur ont donné des trucs, notamment de s'approvisionner en essence dans des stations-service qui ne sont pas munies de caméras de surveillance, raconte Boulanger.Ces « petits rock'n'roll » -des aspirants motards qui gravitaient autour de l'organisation - recevront plus tard « leurs couleurs » du « chapitre » de Sherbrooke.Un troisième complice deviendra membre en Ontario, toujours selon le délateur.Le trio a mis le feu à au moins quatre bâtiments, dont le pavillon du club nautique, selon Boulanger.« Ç'a coûté assez cher pour le rebâtir [le pavillon], ça fait que les gars étaient contents parce que ça coûterait ben cher, donc mettons que ça coûterait 200300 000 piastres à rebâtir, mais la police n'avait pas ce budget-là pour mettre sur les motards», explique le délateur.« Les jeunes savaient qu'ils faisaient ça pour le club, pour le chapitre», poursuit Boulanger.Les dépenses encourues pour la perpétration de ces crimes ont été remboursées à même le fond de 10% du club, dit-il.Toujours selon le délateur, les motards remettaient au club 10 % de leurs profits réalisés sur leurs activités illicites pour financer les dépenses de guerre.Dans le cadre de l'opération SharQc, aucune accusation n'a été portée en lien avec ces incendies criminels.La poursuite a choisi de se concentrer sur les meurtres commis par la bande de motards.« En faisant ça, y va avoir moins de budget sur nous autres pour mettre des road blocks pis mettre de la surveillance policière après nous autres.» \u2014 Sylvain Boulanger, en 2007 iïm ! V*- mmm * BMC atse m \"m JUSQU\u2019A DE RABAIS SUR D\u2019AUTRES MODELES ; COTE DE SÉCURITÉ?GLDBALE 5ÈTDILES DE LA NHTSA 'Â1'¦ ' » : ?:V.-; Kfe*?S p SAt, LA GRANDE LIQUIDATION SE POURSUIT FINANCEMENT A PENDANT MOIS SUR LES MODELES SÉLECTIONNÉS1 PLUS JUSQU\u2019À 1500 $ DE RABAIS DE FIDÉLITÉ2 CANYON SLE4X2 2015 ACADIA SLE-1 ÀTI2015 TERRAIN SLE-1 ÀTI2015 SIERRA 2500HD TOUT-TERRAIN 2015 AVEC ÉQUIPEMENT EN OPTION SERVICEONSTARAVEC CONNEXION Wi-Fi4GLTE5 VIDANGES D\u2019HUILE SANSFRAIS6 APPLICATION TÉLÉ-ACCÈS7 POUR GARANTIR NOTRE QUALITE, NOUS LA COUVRONS AVEC UNE GARANTIE 160 000 KM/5 ANS OU GROUPE MOTOPROPULSEUR DE SELON LA PREMIÈRE ÉVENTUALITÉ.Demandez au concessionnaire les détails de la garantie limitée.CONTACTERGMC.CA L'Association des concessionnaires GMC du Québecsuggèreaux consommateurs de lire ce quisuit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers etapplicables aux modèles 2015 neufs sélectionnés.Les modèles illustrés peuvent comprendre certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.1.L'offre s'adresse uniquementaux particuliers admissibles au Canada, pour des véhicules livrés entre le 1er octobre et le 2 novembre 2015.Taux de financement à l'achat de 0% offert sur approbation de crédit des Services de financement auto TD, de la Banque ScotiaMD ou de RBC Banque Royale pourjusqu'à 84 mois sur les modèles GMC 2015 sélectionnés neufs ou dedémonstrationà l'exception des modèlesYukon,YukonXL, Sierra 2500HD àmoteurdiesel, Savana, Canyon 2SA etCanyon 4x4.Les institutions financières participantes peuvent changer.Lestauxdes autres institutionsfinancières varient.Unversementinitial ou un échange peuvent être requis.Les mensualités etlecoûtd'emprunt varient selon la somme empruntée et la valeur du versement initial ou du véhicule d'échange.Exemple: basé sur un financement de 45 000 $ àuntaux annuel de0%, leversement mensuel s'élève à 535,17$ pour84mois.Le coût d'emprunt est de0$, et l'obligation totale est de 45 000$.L'offre ne comporteaucun paiement d'intérêts.Transport [1 650$ pour l'Acadia et le Terrain ou1 695$ pourle Sierra et le Canyon] et taxe de climatisation [100$, le cas échéant] inclus.Immatriculation, assurance, frais liés à l'inscription au RDPRM et taxes applicables en sus.Offre d'une durée limitée ne pouvant êtrejumelée à certaines autres offres.Certaines conditions et restrictions s'appliquent.Détails chez votre concessionnaire.MD Marque déposée de La Banque de Nouvelle-Ecosse.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.2.L'offre s'adresse àtous les propriétaires ou locataires admissibles d'un véhicule Pontiac, Saturn, SAAB, Hummer ou Oldsmobile 1999 ou plus récent ou d'un véhicule Chevrolet Cobalt, HHR, Avalanche, Aveo, Epica, Orlando, Optra, Tracker, Uplander, Venture, Astro, Blazer, Jimmy, Trailblazer ou GMC Envoy, Safari ou Buick Rendezvous, Terraza qui a été immatriculé et assuré à leur nom au cours des six [6] derniers mois consécutifs.Le rabais est applicable à l'achat ou à la location au détail des véhicules admissibles suivants, livrés au Canada entre 1er octobre et le 2 novembre : voitures, VUS, multisegments et camions Chevrolet, Buick, GMC ou Cadillac 2015.Le rabais est une offre incitative du fabricant [taxes comprises] : 1 500$ applicables aux véhicules GMC admissibles [à l'exception du Canyon 2SA].L'offre est transférable à un membre delafamille qui réside à la même adresse que le client [une preuve d'adresse est exigée].Dans le cadre delatransaction, le concessionnaire peut exiger des pièces justificatives et vérifier l'admissibilité du demandeur auprès de la General Motors du Canada Limitée [GMCL].Cette offre n'est pas monnayable et ne peut être combinée à certains autres incitatifs offerts aux consommateurs.Certaines conditions ou restrictions s'appliquent.L'offre est nulle là où la loi l'interdit.3.Le rabais de 11 000 $ combine un rabais pour propriétaire de 1 000$ [taxes incluses] et un rabais au comptant de 10 000 $ [taxes en sus] offertsur le GMC Sierra HD 2015 [modèles à essence], applicable à l'achat au comptant seulement et qui ne peut être combiné à des taux privilégiés à la location ou au financement à l'achat.En optant pour la location ou le financement à l'achat, les clients renoncent au rabais de 10 000 $, ce qui entraîne l'augmentation des taux d'intérêt applicables.Les rabais varient selon le modèle.4.Les cotes de sécurité automobile 5 étoiles du gouvernement américain font partie du programme d'évaluation des nouveaux véhicules de la National Highway Traffic Safety Administration [NHTSA - safercar.gov].5.Nécessite un appareil mobile compatible, un abonnement au service OnStar et un forfait de données.Visitez onstar.ca pour obtenir les données cartographiques et connaître les détails et les restrictions du service.Les services et la connectivité varient selon le modèle et certaines conditions.Service OnStar avec connexion 4G LTE offertsur certains modèles et dans certains marchés.Le client doit accepter les modalités et la déclaration de confidentialité de ce service [y compris les modalités logicielles] pour utiliser le service.OnStar agit comme lien avec les services d'urgence.Après la période d'essai gratuite, un abonnement au service OnStar en vigueur est exigé [le cas échéant].6.Le programme d'entretien prescrit, qui comprend lubrification, vidange d'huile et changement de filtre pendant 2 ans, offre aux clients admissibles qui ont acheté au comptant ou loué un véhicule neuf admissible GMC 2015 au Canada ou qui en ont financé l'achat le changement d'huile et de filtre ACDelco en fonction de l'indicateur de vidange d'huile et du manuel du propriétaire pendant 2 ans ou 40 000 km, selon la première éventualité, pour un maximum de quatre [4] services d'entretien au total, tous effectués chez un concessionnaire GM participant.Le plein de fluides, les inspections, la rotation des pneus, le réglage de la géométrie et l'équilibrage de roue, entre autres, ne sont pas couverts par la garantie.Cette offre n'est pas monnayable et ne peut être combinée avec certaines autres offres incitatives portant sur les véhicules GM.7.L'accès estofferten option pour les cinq années suivant la date de livraison du véhicule et est transférable.Ne comprend ni les services d'urgence ni aucun autre service OnStar.Offertsur certains appareils Apple, Android, BlackBerryetWindows.Lesservices peuvent varier selon l'appareil, le véhicule et certaines conditions.Nécessite un abonnement actif au service OnStar, offert de série pendant les six premiers mois, et le démarrage à distance.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec [à l'exception de la région de Gatineau-Hull] et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat, à l'exception des programmes de La Carte GM, deprimepour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve ledroitde modifier, deprolongerou desupprimerces offres etces programmes pourquelque raison que ce soit, en tout ou en partie, àtout moment et sans préavis.Leconcessionnairepeut vendre ou loueràun prixmoindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pourde plusamples renseignements, passez chezvotreconcessionnaire, composez le 1 800 463-7483 ouvisitezgm.ca. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 A 5 .ACTUALITÉS Toutes ces larmes ignorées RIMA ELKOURI CHRONIQUE Comme bien des gens, j'ai été bouleversée par les témoignages de femmes autochtones de Val-d'Or présentés dans l'excellent reportage d'Enquête, la semaine dernière.J'ai été choquée par les allégations d'abus et d'agressions sexuelles.J'ai aussi été choquée de voir que les autorités, au courant de certaines allégations depuis le mois de mai, aient attendu que le scandale soit médiatisé pour se réveiller.Fallait-il vraiment cinq mois pour établir que les allégations étaient suffisamment graves pour que les policiers visés soient suspendus le temps de l'enquête?Fallait-il cinq mois pour réaliser qu'il était mal avisé de confier à la Sûreté du Québec une enquête sur la Sûreté du Québec?Tout ça m'a choquée.Toutefois, contrairement à bien des gens, je n'ai pas été choquée par les larmes de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.Des larmes de crocodile, ont dit certains.Une preuve de faiblesse ou d'incompétence, ont crié d'autres.Comme si seuls étaient compétents les ministres insensibles et inhumains que rien n'ébranle jamais.Contrairement à bien de gens, j'ai trouvé que ces larmes avaient quelque chose de rassurant.De toute évidence, la ministre a été bouleversée par le reportage de Radio-Canada.Loin de voir dans cette réaction une mise en scène cynique, j'y vois plutôt une occasion de faire bouger les choses.On peut s'attendre à ce qu'une ministre touchée droit au cœur par un scandale ait aussi à cœur que justice soit faite.La ministre ne savait-elle pas depuis le mois de mai ce que contenait le reportage ?Vérification faite, non.Elle avait été mise au courant de certaines allégations au mois de mai, à la suite du passage de l'équipe de l'émission Enquête à Val-d'Or.Mais elle ne savait rien des témoignages les plus durs du reportage.Elle ne savait pas pour Bianca, la jeune femme de 26 ans qui raconte que lorsque des policiers « l'embarquaient », ils ne l'emmenaient pas au poste, mais dans un chemin dans le bois.«Ils me demandaient de leur faire une fellation [.] Ils me payaient 200$; 100$ pour le service, 100$ pour que je ferme ma gueule.» Elle ne savait pas non plus pour Angela, qui raconte, la voix brisée par la douleur, l'agression qu'elle aurait subie à 19 ans.«Il m'a montré une salle d'interrogatoire.Il m'a dit de m'asseoir sur la table.Il a descendu son pantalon.» Ces témoignages bouleversants, la ministre Thériault les a entendus en même temps que tout le monde, jeudi dernier.Aurait-elle pu tout de même faire mieux dans ce dossier dès qu'il a été porté à son attention il y a cinq mois ?Très certainement.De là à la rendre seule responsable des décennies de colonialisme et de racisme qui teintent notre rapport avec les autochtones dans ce pays, il y a un pas.« C'est trop facile d'aller blâmer la ministre.On n'est pas juste en retard de cinq mois.Ça fait 150 ans qu'on est en retard», me dit Michèle Audette, ex-présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada, qui a fait de cette cause son combat.Ce n'est pas comme si on avait découvert jeudi soir dernier en regardant la télé que les femmes autochtones étaient maltraitées dans ce pays.La vérité, c'est qu'elles sont méprisées et maltraitées depuis des décennies et que collectivement, on s'en balance.Elles sont tellement maltraitées qu'elles en viennent elles-mêmes à croire qu'il est normal que ce soit ainsi, soulignait Melissa Mollen-Dupuis, cofondatrice d'Idle No More à l'émission Tout le monde en parle.Avant que la ministre Thériault ne verse une larme, il y a eu des décennies de vies volées, de larmes ignorées et d'histoires étouffées.Des décennies d'impunité et d'indifférence.Et pourtant, on savait.Depuis 15 ans, les rapports au sujet de la discrimination et de la violence contre les femmes autochtones se multiplient.Amnistie internationale, Femmes autochtones du Québec, Association des femmes autochtones du Canada, Human Rights Watch.Tous ces groupes et plusieurs autres encore ont documenté une situation tragique sur laquelle on ferme les yeux depuis trop longtemps.En 2012, le rapport du commissaire Wally Oppal, à la suite de l'affaire Pickton en Colombie-Britannique, avait déjà un air de déjà-vu pour de nombreux groupes de femmes autochtones.Robert Pickton, faut-il le rappeler, est ce tueur en série devenu un symbole de la violence contre les femmes autochtones.L'enquête Oppal avait conclu que les préjugés et l'indifférence à l'égard des femmes autochtones avaient empêché que le meurtrier, qui a avoué avoir tué 49 femmes, soit arrêté plus tôt.Au moment de la publication de ce rapport, il y a trois ans, Michèle Audette avait rappelé que la discrimination systémique que dénonce Wally Oppal n'était pas propre à la Colombie-Britannique.On savait très bien que ça existait ailleurs au pays.On se doutait très bien que ça existait au Québec aussi, même si les femmes autochtones, emmurées dans une culture du silence, n'osaient pas porter plainte.On savait.Pourtant, au-delà des cercles autochtones et des militants des droits de la personne, on n'a pas vu de grands mouvements collectifs au Québec s'organiser pour les femmes autochtones opprimées.Elles n'ont pas eu le droit à une manifestation de Janettes.C'est comme si elles n'existaient pas.Pour que l'on s'intéresse à elles, il aurait peut-être fallu qu'elles se voilent.Elles ont fait mieux encore en se dévoilant.Au lieu de chercher des boucs émissaires et d'en faire un enjeu partisan, saluons leur courage.Et assurons-nous d'une réponse collective qui soit à la hauteur de ce courage.a Pour joindre CPI notre chroniqueuse: relkouri@lapresse.ca De toute évidence, la ministre Thériault a été bouleversée par le reportage de Radio-Canada.Loin de voir dans cette réaction une mise en scène cynique, j\u2019y vois plutôt une occasion de faire bouger les choses.Val-d\u2019Or, Sûreté du Québec Les voitures de patrouille bientôt équipées de caméras LOUIS-SAMUEL PERRON ET MARTIN CROTEAU Les récentes allégations de voies de fait et d'agressions sexuelles par des policiers de Val-d'Or sur des femmes autochtones ont incité la Sûreté du Québec à doter toutes les voitures de patrouille de ce poste de caméras, une première au Québec.Ce projet-pilote, appuyé par le syndicat, pourrait même se répandre ailleurs au Québec.La diffusion d'un reportage de l'émission Enquête révélant que des policiers en fonction auraient agressé sexuellement des femmes autochtones a eu l'effet d'une bombe, jeudi dernier, et a mené à la suspension de 8 policiers du poste 144 de Val-d'Or.Le directeur-général de la SQ, Martin Prud'homme, a soutenu hier que ceux-ci ne sont toutefois pas visés par des allégations d'inconduites sexuelles, mais par des allégations de voies de fait et d'abus de pouvoir.Disant vouloir conserver un « lien de confiance adéquat » avec la population, la SQ prévoit installer des caméras véhiculaires sur les quelques dizaines de voitures de patrouille du poste, a annoncé M.Prud'homme, en entrevue à TVA.Il n'a pas été possible de parler avec M.Prud'homme hier, malgré nos demandes d'entrevue avec la haute direction de la SQ.Réaction syndicale Ce projet réjouit Pierre Veilleux, président de l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ).Le syndicat est même favorable à l'installation d'une caméra corporelle sur l'uniforme de tous les policiers, une réforme actuellement à l'étude au ministère de la Justice.« Si j'avais le choix entre les deux, je prendrais la caméra corporelle, parce qu'avec la caméra véhiculaire, quand on sort du champ [de vision], on est perdu», explique-t-il.Un deuxième projet-pilote changera aussi le travail des policiers de Val-d'Or: ils devront dorénavant travailler avec des travailleurs sociaux.« Une équipe supplémentaire de policiers sera formée et travaillera en compagnie des travailleurs sociaux.Eux aussi seront à l'emploi de la Sûreté.Le but de cette nouvelle équipe, c'est pour intervenir plus efficacement dans certaines situations», affirme le sergent Daniel Thibodeau, porte-parole de la SQ.Tous les policiers malades Aucun des policiers du poste 144 ne s'est rendu au travail en fin de semaine, dans la foulée de la suspension de leurs collègues, selon différents médias.Ils se seraient sentis abandonnés par leur employeur et craindraient la suspicion de la population à leur égard.Le porte-parole de la SQ, Daniel Thibaudeau, a qualifié ces informations de «rumeurs».Il n'est pas inhabituel que des agents malades soient remplacés par des collègues des postes avoisinants, a-t-il indiqué.Le député du Parti québécois Pascal Bérubé y voit la preuve que la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a mal géré le dossier.« C'est la pire des situations, a-t-il déploré.On tarde à agir suite aux plaintes de femmes autochtones et ensuite, on indispose l'ensemble des policiers.Donc les policiers sont laissés à eux-mêmes, les femmes autochtones sont laissées à elles-mêmes et la seule gestionnaire est dépassée par les événements.» Pour la Coalition avenir Québec, l'absence possible de plusieurs agents du poste de Val-d'Or est une situation « inhabituelle » sur laquelle la ministre doit faire la lumière au plus vite.« C'est à la ministre de nous dire ce qu'elle compte faire pour assurer la sécurité des gens à Val-d'Or, a indiqué la porte-parole de la CAQ, Émilie Toussaint.Est-ce que la Ville se trouve à ne plus avoir de policiers pour la protéger?» Furieux de la suspension de leurs collègues, des policiers de Val-d'Or ont fait circuler une pétition réclamant des excuses de la ministre Thériault.Celle-ci n'a manifesté aucune velléité de le faire.« L'important, c'est de réitérer la confiance de la ministre envers les policiers, a indiqué sa porte-parole, Émilie Simard.Même vendredi, elle a dit que la présomption d'innocence est importante, mais surtout que 99,9% des policiers font très bien leur travail.» 0 0 MESSAGE DU DIRECTEUR GENERAL des Elections du quEbec ELECTIONS PARTIELLES 9 NOVEMBRE 2015 dans les circonscriptions de Fabre et de Saint-Henri-Sainte-Anne DU 27 OCTOBRE AU 5 NOVEMBRE 2015, C'EST LA REVISION SPECIALE C'est votre dernière chance pour apporter une modification à la liste électorale! Les bureaux de révision spéciale sont ouverts du lundi au vendredi, de 9h à 21h, et les samedi et dimanche, de 9 h à 17 h, entre le 27 octobre et le 5 novembre 2015.Attention, le 5 novembre, les bureaux sont ouverts jusqu'à 14h.IMPORTANT! Toute nouvelle inscription sur la liste électorale effectuée lors de la révision spéciale ne permet pas de voter par anticipation, mais uniquement les jours du vote au bureau du directeur du scrutin et le jour de l'élection.Pour en savoir davantage : \u2022\telectionsquebec.qc.ca/partielles Vous y trouverez une mine de renseignements, dont l'adresse de vos bureaux de révision et de vote, la liste des candidats, et plus encore.\u2022\tinfo@electionsquebec.qc.ca \u2022\t1888 Election (1888 353-2846) DG Tous les locaux où siègent les commissions de révision sont accessibles aux personnes handicapées.¦ Les personnes sourdes ou malentendantes I peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Chaque fois, c'est la démocratie qui gagne A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim SANTÉ GRIPPE Les autorités craignent que la population boude le vaccin U : J Æ JM PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE «En général, l\u2019efficacité globale des vaccins antigrippaux varie de 50 % à 70 %», note le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, qui rappelle l\u2019importance de se faire vacciner.ARIANE LACOURSIÈRE À moins d'une semaine du lancement de la campagne annuelle de vaccination contre la grippe, les autorités craignent que le taux d'efficacité catastrophique du vaccin antigrippal l'an dernier - 0 % - ne pousse plusieurs Québécois à ne pas se faire vacciner cette année.La porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Noémie Vanheuverzwijn, affirme que Québec « est sensible au fait que la situation de l'année dernière pourrait mener certaines personnes à hésiter à se faire vacciner ».« C'est pourquoi le MSSS tient à rappeler que le vaccin demeure la meilleure protection contre la maladie et ses complications pour les personnes à risque », dit-elle.« C'est certain qu'il y a des inquiétudes sur le terrain.Les gens vont peut-être extrapoler en fonction de ce qui s'est passé l'an dernier.Mais les chances que ça se reproduise cette année sont très minces », estime le Dr Jean Vincelette, directeur scientifique à la Clinique Santé-voyage de la Fondation du CHUM.Une année à oublier Dans le plus récent numéro du bulletin Flash grippe, publié vendredi, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, revient sur les événements de l'an dernier.Il explique qu'en février de chaque année, l'Organisation mondiale de la Santé « tente d'anticiper quelles souches virales domineront la circulation » de la grippe durant l'année suivante.Durant les huit mois suivants, les sociétés pharmaceutiques produisent les vaccins en fonction de ces prévisions.L'an dernier, « une dérive antigénique importante » a eu lieu, et certaines souches d'influenza circulant au Québec « étaient en majorité différentes de celles qui avaient été incluses dans le vaccin ».La différence était telle que l'efficacité du vaccin a été nulle.La saison de la grippe de l'an dernier a d'ailleurs été l'une des plus intenses des dernières années.En 2014-2015, 33 % plus de tests de grippe ont été faits au Québec.Le nombre de tests positifs a atteint 37 %, contre une moyenne de 19 % depuis 2010.« Heureusement, une telle situation demeure rare.En général, l'efficacité globale des vaccins antigrippaux varie de 50 à 70 % », note le Dr Arruda, qui rappelle l'importance de se faire vacciner.« Les gens vont peut-être extrapoler en fonction de ce qui s\u2019est passé l\u2019an dernier.Mais les chances que ça se reproduise cette année sont très minces.» \u2014 Le Dr Jean Vincelette, de la Clinique Santé-voyage de la Fondation du CHUM La campagne de vaccination contre la grippe 2015-2016 commencera le 1er novembre et « pourra se prolonger tant qu'il y aura une activité grippale importante », explique Mme Vanheuverzwijn.Le vaccin est offert gratuitement à plusieurs personnes, dont les enfants de 6 à 23 mois, les personnes atteintes de maladies chroniques, les femmes enceintes et les personnes de 60 ans et plus.Nombreux cas de coqueluche dans les Laurentides Grèves tournantes du secteur public Des usagers de la santé veulent être dédommagés ARIANE LACOURSIÈRE La région des Laurentides enregistre un nombre élevé de cas de coqueluche depuis le début de l'année.La situation inquiète les autorités de santé publique.« Depuis le début de l'année, on compte 75 cas de coqueluche sur le territoire.Soit un taux de 12 cas par100 000 de population.Au Québec, le taux est plutôt de 3 pour 100 000 de population.On n'est pas très heureux de cette situation», explique le Dr Jean-Luc Grenier, médecin-conseil à la direction de la santé publique des Laurentides.Depuis janvier, deuxbambins sont même morts de la coqueluche dans les Laurentides.La première victime était un nourrisson qui n'avait pas encore été vacciné et la deuxième, un enfant de 1 an dont la vaccination n'était pas complète, explique le Dr Grenier.« Ces cas sont très tristes, surtout que la coqueluche est une maladie évitable si on est vacciné », dit-il.La coqueluche se transmet de la même façon que la grippe.Dès l'âge de 2 mois, les enfants du Québec peuvent recevoir un vaccin contre cette maladie.Certaines régions des Laurentides ont été jusqu'à maintenant épargnées par la maladie, dont Mont-Laurier.« Mais les secteurs plus centraux, comme Sainte-Adèle et Sainte-Agathe, sont plus touchés.Or, on sait que le taux de vaccination est plus faible dans ces secteurs», résume le Dr Grenier, qui a publié un communiqué la semaine dernière pour inciter la population de son territoire à se faire vacciner.Comme un rhume au début Il explique que la coqueluche se manifeste de la même façon qu'un rhume.«Mais la toux évolue au bout de quelques jours.Les gens atteints toussent jusqu'au bout de leur souffle.Certains vomissent même.Puis quand ils reprennent leur souffle, ils émettent un sifflement semblable au cri du coq.D'où le nom de coqueluche », affirme le Dr Grenier.Les sirops contre la toux sont inefficaces contre la toux liée à la coqueluche.Quand elle est diagnostiquée assez tôt, la coqueluche peut être guérie grâce à des antibiotiques.«La meilleure façon de ne pas contracter la maladie, c'est de se faire vacciner », martèle le Dr Grenier.Alors que débutait hier une série de grèves tournantes dans le secteur public, des usagers du réseau de la santé disent avoir été victimes de dérapages.Lors de son congrès annuel vendredi, le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) a reçu la visite de manifestants du Front commun syndical, qui ont, selon le directeur général du RPCU, Pierre Blain, «intimidé les usagers avec des tactiques de fiers-à-bras».«Nous demandons des excuses et un dédommagement de 10 000$.Nous avons eu la preuve que les syndiqués ne manifestent pas pour les usagers, mais bien pour leur propre argent», estime M.Blain.Du côté syndical, on s\u2019étonne de la réaction du RPCU.Suzanne Audet, du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), était présente lors de la manifestation et assure que tout s\u2019est déroulé dans l\u2019ordre.«Oui, on a fait du bruit, mais on a rapidement cessé, car on était conscients qu\u2019il y avait des personnes âgées dans la salle.Nous avions même l\u2019appui de plusieurs usagers présents», dit-elle.Le directeur des communications de la CSN, Louis-Serge Houle, s\u2019étonne aussi de la réaction du RPCU.« Nous voulons manifester notre mécontentement au gouvernement.Le soutien de la population est essentiel.Je ne comprends pas que le RPCU estime que nos manifestations dérangent plus les usagers que le milliard de coupures faites par le gouvernement en santé», dit-il.\u2014 Ariane Lacoursière Le Grand\tI RENDEZ-VOUS SANTÉ ET SÉCURITÉ DU TRAVAIL LA REFERENCE DEPUIS 15 ANS ! novembre 2015 Palais des congrès de Montréal Stressé, surmené, démotivé?La détresse psychologique est l'une des premières causes expliquant l'augmentation de l'absentéisme au travail.Ses effets, souvent invisibles, affectent autant les personnes qui en souffrent que leur entourage.Découvrez des moyens pour prévenir les problèmes de santé psychologique au travail.Salon gratuit | 200 exposants | 20 conférences | Démonstrations Parce que le Québec a besoin de tous ses travailleurs inscrivez-vous au grandrendez-vous.com CSST LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 A 7 .POLITIQUE L\u2019installation des boîtes postales communautaires suspendue A % iWT PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Les Canadiens qui sont déjà passés au système des boîtes postales communautaires ne pourront pas retrouver le service de livraison à la porte.LOUIS-SAMUEL PERRON Même s\u2019il n\u2019a pas encore officiellement pris les rênes du gouvernement, le premier ministre désigné Justin Trudeau n\u2019a pas tardé à annuler une des décisions les plus impopulaires de son prédécesseur Stephen Harper.Dès la semaine prochaine, Postes Canada va suspendre temporairement l'installation de toutes les boîtes postales communautaires au pays.Cette mesure ne touche toutefois pas les foyers qui ont perdu hier leur livraison à domicile.Environ 460 000 adresses qui profitent actuellement de la livraison à la porte seront épargnées in extremis de la conversion aux boîtes postales communautaires, et ce, jusqu'à nouvel ordre, a annoncé Postes Canada, hier après-midi.Cette décision s'applique à tous les Canadiens dont le service devait être converti à partir du mois de novembre.«Nous allons collaborer avec le gouvernement du Canada afin de déterminer la meilleure voie à suivre étant donné les défis constants auxquels est confronté le système postal canadien », indique le communiqué de presse de Postes Canada.Une annonce douce-amère Toutefois, les Canadiens qui sont déjà passés au système des boîtes postales communautaires ne pourront pas retrouver le service de livraison à la porte.« Ces clients comprennent ceux qui devaient commencer à recevoir leur courrier et leurs colis dans leurs boîtes en octobre.Nous continuerons à concentrer nos efforts sur le maintien d'un service postal fiable pour tous les Canadiens sans interruption », souligne Postes Canada.Cette annonce est donc douce-amère pour des dizaines de milliers de citoyens québécois de Blainville, Sainte-Thérèse, Saint-Jérôme, Farnham, Cowansville, Chicoutimi et Jonquière qui ont perdu leur livraison à domicile hier.Farouchement opposé à la fin de la livraison du courrier à domicile, le maire de Montréal, Denis Coderre, a salué la décision.« Très bien.C'est de la politique 101.Il y a un nouveau gouvernement, un nouveau gouvernement qui a des engagements», a-t-il réagi, en mêlée de presse, à l'hôtel de ville hier soir.Denis Coderre croit même que Postes Canada devrait revenir en arrière dans les secteurs où des boîtes communautaires ont été implantées dans le cadre du projet de la fin de la livraison du courrier à domicile.« Je pense qu'ils doivent regarder cela aussi.À un moment, c'était presque de l'entêtement, on nous servait toujours les mêmes arguments.Pourtant, ça s'enlève facilement, une dalle de ciment», a dit le maire.Lui-même ne compte pas ressortir son marteau-piqueur, disant à la blague « un mandat, une dalle».Plan de redressement financier Engluée dans les déficits, Postes Canada avait annoncé il y a deux ans un plan de redressement financier de cinq ans afin d'économiser des centaines de millions de dollars.La société d'État devait ainsi cesser la distribution du courrier à domicile d'ici 2018 et augmenter de façon importante le prix du timbre.Deux ans plus tard, seules les grandes villes du pays, ou presque, n'ont toujours pas été converties à la distribution par boîtes postales communautaires.\u2014 Avec la collaboration de Pierre-André Normandin Ottawa Les Trudeau emménageront dans le « Bungalow Rideau » OTTAWA \u2014 Le premier ministre Justin Trudeau et sa famille emménageront immédiatement dans une résidence appelée Rideau Cottage en attendant de déterminer si des rénovations seront entreprises au 24 Sussex.La résidence, qui est aussi appelée «Bungalow Rideau», est située dans les jardins de Rideau Hall, à larrière de la résidence officielle du gouverneur général du Canada.Dans un communiqué, le Parti libéral a annoncé que le couple Trudeau et ses «trois enfants déménageront immédiatement à Rideau Cottage, une composante des terrains de Rideau Hall» et qu\u2019ils y résideront «jusqu\u2019à nouvel ordre».Des rénovations importantes doivent être faites depuis plusieurs années à la résidence officielle du premier ministre du Canada, au 24, promenade Sussex.«Le premier ministre désigné prendra une décision à propos du 24, Sussex une fois que tous les détails lui auront été communiqués par les fonctionnaires s\u2019occupant du dossier», a-t-on précisé dans le communiqué.Les rénovations «urgentes» au 24, Sussex ont été évaluées à plus de 10 millions de dollars en 2008.Stephen Harper et sa famille ont toutefois continué à y résider.On ignore donc l\u2019état actuel des lieux et si la facture a augmenté.Ces travaux viseraient les systèmes de plomberie et d\u2019électricité, entre autres, de même que les fenêtres et la présence damiante.Ils pourraient durer plus d\u2019un an et demi.\u2014 Hugo de Grandpré PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS «ni BS3P Dans le sens horaire à partir delà gauche : manteau en nylon matelassé Moncler ; manteau Webster bleu ou noir Canada Goose, une exclusivité Harry Rosen ; manteau Firenze marine Loro Piana.- I I HI m w .j/j/jp' ?V Quand le mercure est en baisse, les Canadiens se mettent à penser à leurs manteaux.Dans l'univers du vêtement d'extérieur, l'art va à la rencontre de la science, les plus récents tissus techniques qui gardent au chaud et au sec s'allient à une confection impeccable et à un sens aigu de la mode.Bien sûr, un manteau se doit avant tout d'être fonctionnel, mais ce n'est pas une raison pour qu'il ne vous donne pas fière allure lorsque vous le portez.HARRY ROSEN HARRYROSEN.COM LES COURS MONT-ROYAL 514\t284-3315 CARREFOUR LAVAL 450\t688-4123 A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS Vade retro viande rouge Sri MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE « Le fait que la viande rouge soit liée aux risques de cancer n\u2019est pas nouveau.Une recherche du Fonds mondial avait déjà sonné l\u2019alarme en 2007», écrit notre chroniqueuse.mm En 1981, les Canadiens mangeaient en moyenne 29,5 kg de bœuf - de loin la viande rouge la plus populaire - individuellement par année.En 2013, nous dit Agriculture Canada, ce chiffre était de 19,75 kg par année, presque la moitié moins.Quant à la consommation annuelle de porc par habitant, elle est passée de 24 à 16 kg durant la même période de 32 ans, une chute de 33 %.La consommation de veau, déjà faible, a aussi diminué, tandis que celle d'agneau a légèrement augmenté.Mais dans les deux cas, on parle d'une consommation moyenne par habitant de moins de 1 kg de ces viandes par année.Rien de significatif le temps venu de parler de prévention du cancer.Parce que c'est de ça qu'il est question.De cancer.Le sujet dont on parle partout chez les carnivores depuis que le Centre international de recherche sur le cancer, agence de recherche de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que la viande rouge serait maintenant classée comme potentiellement cancérigène, alors que les viandes rouges traitées - charcuteries et compagnies - devenaient officiellement cancérigènes, point à la ligne.Pas de bonnes nouvelles pour les amateurs de contrefilet sur le gril, de rôti du dimanche, de saucissons épicés ou de jambon vastement salé.Cuit ou cru.Est-ce une raison pour devenir végétariens en masse ?Pour tasser le gluten de la liste d'ingrédients à abattre et faire de la place pour tout ce qui s'appelle onglet ou merguez, aloyau ou prosciutto?Le fait que la viande rouge soit liée aux risques de cancer n'est pas nouveau.Une recherche du Fonds mondial avait déjà sonné l'alarme en 2007.Et il y a des décennies maintenant qu'on parle d'autres aspects négatifs de la consommation de bœuf, en particulier, et cela va du mauvais cholestérol des coupes riches en gras aux conséquences écologiques de l'élevage industriel en passant par les interrogations de plusieurs au sujet de l'utilisation d'antibiotiques ou d'hormones de croissance pour certains types de bétail.On pourrait croire que c'est cette mauvaise nouvelle qui a fait chuter la consommation de bœuf depuis 10 ans, mais les statistiques d'Agriculture Canada citées plus haut le montrent bien: la diminution est graduelle depuis plus de 30 ans.À la place, apparemment, nous mangeons du poulet : 30 kg par année, contre un peu moins de 17 kg en 1980.Et le poulet n'est pas sur la nouvelle liste de l'OMS.Donc, nous sommes sur la bonne voie.Et on le voit.La cuisine végétarienne est de plus en plus mise de l'avant auprès du grand public.L'arrivée au pays de Canadiens issus de mille cultures alimentaires variées nous fait découvrir des grains, des légumineuses, des légumes dont on ne connaissait pas les vertus il y a 40 ans.Il est loin le temps du rosbif ou de la boulette de steak haché au ketchup pour souper?Avant, c'était presque systématique.Un plat de pâtes au pesto?À la sauce tomate ?Aujourd'hui, ce n'est plus très exotique.La nouvelle concernant la viande rouge est donc à noter et à enregistrer, et on espère que cela nous incitera à découvrir plus de façons encore de manger des lentilles, du sarrasin en risotto ou des aubergines au parmesan.Manger plus végé, c'est une bonne idée.Mais collectivement, il n'y a pas de coup de barre radical à donner.Pas de hauts cris à lancer.Nous sommes déjà sur la bonne voie, peu importe ce que diront les apôtres du végétarisme pur et dur ou même du véganisme endurci.Tant mieux s'ils sont heureux avec leur choix, qui se respecte totalement.Mais il n'y a pas lieu d'amorcer une chasse aux sorcières aux carnivores, une vaste inquisition de la bavette et du gigot.Surtout que la viande rouge demeure une source intéressante de fer, nutriment quand même non négligeable.Surtout que la lutte contre le cancer n'est pas l'affaire d'un seul ingrédient.Il y a derrière cette maladie des facteurs de risque que l'on ne peut pas changer, l'hérédité, la malchance.Et il y a tout le reste, comme le tabac, l'alcool, la pollution, qui causent infiniment plus de cancers mortels que la viande rouge et la viande transformée.Il serait formidable de découvrir une façon magique, immédiate, garantie, de chasser le cancer ou tout autre problème de santé de nos vies, de réussir à identifier LE poison plus maléfique que tout et régler ainsi la vie d'un coup de cuiller à pot.Fini la viande ! Fini le gluten ! Fini le lactose! Fini les biscuits au chocolat (oui, il y en a qui disent ça dans les garderies).En même temps, il serait génial de trouver l'ingrédient magique qui règle tout.Vive le chia! Le chou frisé! Le curcuma ! Les graines de lin ou les baies d'açai ! Peu importe ce qu'en disent nos gourous improvisés de la nutrition, les universitaires vous le diront, l'alimentation idéale est avant tout simplement naturelle et diversifiée.Mangeons des aliments vrais et ne mangeons pas trop, dit le grand journaliste américain Michael Pollan, spécialiste de l'alimentation.Et mangeons surtout des plantes - mais pas obligatoirement que des plantes.C'est tout.Et puis, surtout, ajouterais-je, organisons-nous pour que ça goûte bon.Manger plus végé, c\u2019est une bonne idée.Mais collectivement, il n\u2019y a pas de coup de barre radical à donner.\\ Hi PARFAIT Hôtel PORT-ROYAL dans le\t' VIEUX-QUEBEC PROMOTION SPECIALE AUTOMNE/HIVER au prix de 129$,parnuit, plus taxes (occupation simple ou double) Dans l\u2019une de nos suites De Luxe (avec cuisinette) \u2022\tIncluant un cocktail d\u2019accueil à l\u2019arrivée \u2022\tLe stationnement avec service valet parking \u2022\tAccès Wifi Hâtez-vous ! \t ,^j/\\ ut\twww.leportroyal.com À NE PAS MANQUER SAMEDI LA SUPERGRILLE DU MOIS ¦Albin Michel EN OCTOBRE Cinquante personnes gagneront le livre « Famille parfaite » et un sac réutilisable.LA PRESSE La viande transformée, agent cancérigène STÉPHANIE BÉRUBÉ L\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS) a placé hier les charcuteries et autres viandes préparées sur la liste des agents cancérigènes, à côté du tabac.Explications.LA CHARCUTERIE La «viande transformée», ce sont les charcuteries (salami et autres saucissons, jambon.), saucisses, viandes fumées, vieillies, les populaires viandes séchées de type jerky et la viande en conserve.Le jugement de l\u2019OMS est sans appel : « La viande transformée a été classée comme cancérogène [forme moins usitée du mot cancérigène] sur la base d\u2019indications suffisantes selon lesquelles sa consommation provoque le cancer colorectal chez l\u2019homme.» «Compte tenu du grand nombre de personnes qui consomment de la viande transformée, l\u2019impact mondial sur l\u2019incidence du cancer revêt une importance de santé publique», affirme Kurt Straif, chercheur au Centre international de recherche sur le cancer de l\u2019OMS.LAVIANDE ROUGE Les autres viandes rouges et le porc sont plutôt «probablement» cancérigènes.L\u2019association a aussi principalement été observée pour le cancer colorectal, bien que d\u2019autres associations aient été observées pour les cancers du pancréas et de la prostate.Le poulet n\u2019est pas cité.Pour dresser ces conclusions, 22 experts de 10 pays réunis par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) ont consulté plus de 800 études internationales qui s\u2019intéressent aux liens entre la consommation de viandes rouges et transformées et une douzaine de types de cancer.QUOI DE NEUF?En 2007, le Fonds mondial de la recherche sur le cancer avait parrainé une importante étude internationale qui avait conclu que la consommation de charcuteries, de saucisses, de viandes fumées et de viandes rouges augmentait les risques de développer un cancer.Le rapport du groupe, qui demandait carrément d\u2019éviter les viandes préparées, est tout à fait en accord avec les conclusions de celui dévoilé hier.Plusieurs autres études publiées depuis vont dans ce sens.QUANTITÉ « Le risque de développer un cancer colorectal en raison de sa consommation de viande transformée reste faible, mais ce risque augmente avec la quantité de viande consommée», explique le Dr Straif, du CIRC.Les grands consommateurs de viande sont les premiers visés.Le professeur Ariel Fenster, du département de chimie de l\u2019Université McGill, ne croit pas que tout le monde doit devenir végétarien pour autant.« La viande a aussi des avantages, dit-il.C\u2019est une source de protéines complètes.Si vous n\u2019en abusez pas, il ne faut pas paniquer.» Selon la nutritionniste Nathalie Jobin, «cette nouvelle doit réveiller les gens qui en consomment tous les jours dans leurs sandwichs».«Je pense aux lunchs des enfants, notamment.», ajoute-t-elle.50 GRAMMES Chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement pourrait augmenter le risque de cancer colorectal de 18%.Ce risque augmente de 17% à chaque portion de 100 grammes de viande rouge consommée tous les jours.AVECLACIGARETTE Les viandes transformées se retrouvent donc dans la même catégorie de facteur de risque que le tabac, indique Ariel Fenster, mais pas avec la même intensité.«Il est important de noter que la consommation d\u2019une à quatre cigarettes par jour augmente le risque de développer un cancer de 500%», note le professeur Fenster.«On ne peut pas comparer viande et tabac, car la cigarette n\u2019apporte rien d\u2019intéressant», dit Nathalie Jobin, directrice scientifique d\u2019Extenso, le centre de référence sur la nutrition de l\u2019Université de Montréal.RÉGIME MÉDITERRANÉEN «J\u2019ai en tête [le régime] méditerranéen», dit Nathalie Jobin.La viande rouge y a sa place une à deux fois par semaine, plus un peu de chorizo ou de pancetta pour relever un plat de pâtes ou de légumes.Ce n\u2019est pas la source principale de protéines comme la saucisse dans le hot-dog, précise la nutritionniste.«Ma recommandation serait celle-ci : si vous aimez le jambon et que vous en mangez de temps en temps, accompagnez-le de beaucoup de légumes!», affirme le professeur Fenster.-12%__________________ Au Canada, la consommation de bœuf par personne a diminué de 12 % de 2004 à 2013, selon les données de Statistique Canada.Cette baisse est notamment attribuable au vieillissement de la population, au prix élevé de la viande ainsi qu\u2019aux études scientifiques qui lient la consommation de la viande rouge à l\u2019apparition de certaines maladies, estime une étude de Financement agricole Canada.«Les gens ont beaucoup intégré d\u2019autres sources de protéines dans leur alimentation, dit Nathalie Jobin.Le tofu, les noix, les graines.On est sur la bonne voie.» LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 A 9 .MONTRÉAL PLUS SNC-LAVALIN Les résultats d\u2019une enquête de l\u2019inspecteur général contestés PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN ET DAPHNÉ CAMERON La firme SNC-Lavalin conteste les résultats d'une enquête du Bureau de l'inspecteur général (BIG) qui avait conclu à des manquements graves dans un chantier sous sa surveillance.Le 22 septembre dernier, le BIG a suspendu un contrat de 3,5 millions de Demix Construction pour des travaux de planage de rue et la reconstruction de trottoirs à Montréal-Nord et Anjou.À la suite d'une visite d'un enquêteur sur le chantier, le BIG avait estimé que l'entreprise ne prévoyait pas corriger en profondeur des lacunes observées, mais seulement en surface.L'appel d'offres et le contrat accordé à Demix pour ce projet étaient pourtant clairs et prévoyaient bien des corrections en profondeur.Le rapport d'enquête mettait SNC-Lavalin en cause puisqu'elle avait pour tâche de surveiller les travaux.La firme de génie dément avoir mal fait son travail.Dans une contre-expertise de 50 pages, l'entreprise tente de tailler en pièces le rapport de l'inspecteur général.«Le rapport du BIG mentionne que l'entrepreneur Demix n'a pas exécuté les travaux de correction de surface à de \"nombreux endroits\".Or, une estimation sommaire des prétendus défauts exposés dans le rapport du BIG indique que ceux-ci couvrent environ 0,1 % de la surface de la rue », écrit un ingénieur.La réplique Dans sa réplique, « SNC-Lavalin maintient que ses services sont de bonne qualité et considère que les allégations de manquements graves sont non fondées.Une seule visite de chantier à un moment précis, alors que notre surveillance vise des situations évolutives pour de travaux s'échelonnant parfois sur plusieurs semaines [.] ne peut être suffisante pour porter un jugement complet sur la qualité et la conformité des services de surveillance de SNC-Lavalin», écrit la firme.Le contrat d'asphaltage de Demix a été accordé dans le cadre d'un nouveau programme de l'administration Coderre qui vise à refaire la surface des rues locales les plus mal en point à raison de 50 millions par année.Le but du Programme complémentaire de planage et de revêtement est de prolonger la durée de vie de ces rues de 7 à 12 ans.Plusieurs entreprises réalisent les travaux dans le cadre du PCPR, mais c'est SNC-Lavalin qui assure la surveillance de tous les chantiers exécutés dans le cadre de ce programme, en vertu d'une entente-cadre de 2,97 millions.Un mois après avoir suspendu le contrat de Demix, le BIG a annoncé qu'il en levait la suspension, estimant avoir eu les assurances nécessaires que les travaux de correction en profondeur seront réalisés.Il reste qu'à la suite de l'enquête du BIG, la Commission permanente sur l'inspecteur général a recommandé que la surveillance des chantiers d'asphaltage actuellement en cours à Montréal soit retirée des mains de SNC-Lavalin.Budget Vers un surplus de 53,6 millions La Ville de Montréal se dirige vers un nouveau surplus de 53,6 millions en 2015, ce qui devrait permettre de limiter à 2 % la hausse de taxes dans le prochain budget.Le maire Denis Coderre a présenté aujourd\u2019hui son rapport annuel sur l\u2019état des finances de Montréal, un exercice que Québec impose à toutes les villes un mois avant que celles-ci ne présentent un nouveau budget.Ce surplus attendu vient s\u2019ajouter à celui record de 213 millions dégagé en 2014.\u2014 Pierre-André Normandin Eaux usées Le déversement pourrait avoir lieu avant l\u2019hiver Même s\u2019il avait initialement désigné le 23 octobre comme date butoir, le maire Denis Coderre a affirmé hier qu\u2019il sera encore possible de procéder au déversement d\u2019eaux usées avant l\u2019hiver si le comité d\u2019experts nommé par Ottawa l\u2019autorise.Ce comité de trois experts doit terminer son analyse le 3 novembre.\u2014 Daphné Cameron HYUnDH nOUVELLES IDEES.nOUVELLES POSSIBILITÉS HyundaiCanada.com ANS DE GARANTIE D'EQUIPEMENT DE SERIE D'INTERETAU FINANCEMENT SPORT 2016 SPORT 2016 GL 4PORTES 2016 '\u2022 ' \u2014j GARANTIE globale limitée : 5 ans/100 000 km GARANTIE groupe motopropulseur : 5 ans/100 000 km GARANTIE sur les émissions : 5 ans/100 000 km ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 heures : 5 ans / km illimité GARANTIE Modèle avec ens.\tAUTOROUTE : d'allure sport montré* * ' 6,3L/100KMT \u2022\tCLIMATISATION \u2022\tSIÈGES AVANT CHAUFFANTS \u2022\tSYSTÈME BLUETOOTH® \u2022\tRÉTROVISEURS DÉGIVRANTS 17m$ D'AJUSTEMENT DE PRIX* CLIMATISATION \u2022 BLUETOOTH® SIÈGES AVANT CHAUFFANTS OBTENEZ LA TRACTION INTÉGRALE Modèle Limited montré* AUTOROUTE : \u2014* 9,7 L/100 KMT 1800 $ D'ÉQUIPEMENT SANS FRAIS SUPPLÉMENTAIRES Modèle GLS montré* AUTOROUTE : 6,3 L/100 KM + + + + TOIT OUVRANT JANTES DE 16 PO EN ALLIAGE PHARES ANTIBROUILLARD CAMÉRA DE RECUL FINANCEMENT À 0% POUR 84 MOIS0 \u2014 UNE VALEUR DE 2 000 $ \u2014 SANS FRAIS SUPPLÉMENTAIRES 5000 $ D'ECONOMIES TOTALES /SEMAINE LOCATION 24 MOIS** POUR 104 SEMAINES 795$ COMPTANT MDLesnoms,logos,nomsde produits, nomsdes caractéristiques, images etsIogansHyundaisontdesmarquesdecommerceappartenantàHyundai Auto Canada Corp.Toutes lesautresmarquesdecommercesontlapropriétédeleursdétenteurs respectifs.* Prix des véhicules montrés : Santa Fe Sport 2.0T Limited 2016 à traction intégrale à partirde42 559$/ AccentGLS 4 portes 2016, à partir de 21 609$/ Elantra 2016 avec ens.d'allure sport, à partirde21 909$.Frais de 115$(taxe de 15$surles pneus ettaxe de 100$sur le climatiseursur les modèles équipés d'un climatiseur), livraison etde destination de 1 895$ /1 595$/1 695$inclus.Frais d'enregistrement,d'assurance, d'immatriculation, du RDPRM (maximum 76$) ettaxes applicables en sus.Lesfrais de livraison etde destination comprennentlesfraisdetransportetde préparation, d'administration du concessionnaire etun réservoirplein de carburant.t Le calcul des ajustements de prixsefaità partir du prix de base de chaque véhicule.Ajustements de prix de3 200$/ 1 750$ d isponibles sur les Elantra 2016 avec ens.d'alluresport /Accent GL 4 portes 2016.Les ajustements de prix s'appliquent au prix avant taxes.Cette offre ne peut être combinée ou utilisée en conjonction avec toute autre offre disponible.Cette offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule requis.** Offres de location sur approbation ducréditduService desFinancesde Hyundai Motorsurlemodèle neufsuivant:AccentGL4 portes 2016.52paiementsde78$auxdeuxsemainespour24moissansobligation autermedu contrat de location.Comptant initial de 795 $ et premier versement exigés.Cette offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule nécessaire.Kilométrage annuel de 20 000 km, 12 c par km additionnel.L'offre de location comprend lesfrais de livraison et de destination de 1 595$, desfrais de 115$ (taxe de 15 $ sur les pneus ettaxe de 100$ sur le climatiseur).Frais d'enregistrement, d'assurance, d'immatriculation, RDPRM et toutes les taxes applicables en sus.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation, d'administration du concessionnaire et un plein de carburant.?Financementà l'achatsur approbation du créditdes Servicesfinanciers Hyundai surles Santa Fe Sport2.0TLimited 2016 à traction intégrale à partirde42 559$à untauxannuel de 0 % pour84 mois.Paiementde453$parmois pendant84 mois.Comptantinitial requis de 0 $.Coût de prêt (incluant les frais maximum du RDPRM de 76$) de 76$, pour une obligation totale de42635$.Frais de 115$(taxe de 15$sur les pneus ettaxe de 100$ sur le climatiseursurles modèles équipés d'un climatiseur), livraison et de destination de 1 895 $ inclus.Frais d'enregistrement, d'assurance,d'immatriculation,duRDPRM (maximum 76$) ettaxes applicablesensus desoffresdefinancementàl'achat et sont payablesaumomentdelalivraison.Tous lesdétails chez votreconcessionnaire Hyundai.?Les cotes de consommation d'essence des Accent GLS 4 portes 2016, manuelle (Autoroute 6,3 L /100 km;Ville 8,9 L /100 km) / Elantra SE 2016, manuelle (Autoroute 6,3 L /100 km;Ville 8,5 L/100 km) / Santa Fe Sport2016 Limited (Autoroute 9,7 L/100 km;Ville 12,9 L/100 km) sont basées sur les données des tests dumanufacturier.Les consommations réellespeuventvarier selon lesconditions de conduite et l'ajoutdecertains accessoires automobiles.Lesdonnéessontprésentéesauxfins de comparaisonuniquement.* t ?** Offres d'une durée limitée pouvant être modifiéesou annulées sans avis préalable.Contactez votre concessionnaire pour tous les détails.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les stocks sont limités.tt La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication, sous réservedurespectdesconditions normales d'utilisation et d'entretien. A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNlllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN MONDE Le paradoxe polonais .AGNÈS tGRUDA CHRONIQUE C9 est un peu comme les élections canadiennes, mais à l'envers.Les électeurs polonais ont montré la porte, dimanche, au parti libéral qui les dirigeait depuis huit ans.Pour voter massivement en faveur d'un parti de droite, eurosceptique, ultra catholique, populiste et anti-immigration.Si les premiers résultats disponibles hier se confirment, ces élections marqueront un double précédent dans l'histoire de la Pologne postcommuniste.Pour la première fois depuis 1989, le Parlement polonais ne comptera pas un seul député de gauche.Pour la première fois, le parti gagnant, Droit et Justice, aura remporté une majorité de sièges et n'aura donc besoin d'aucune alliance pour gouverner.Ce virage ne résulte pas d'un sursaut accidentel.Ce même parti a déjà remporté la présidentielle de mai dernier.Dimanche, une majorité claire d'électeurs ont confirmé cette rupture avec le statu quo en poussant la Pologne brutalement vers la droite.Pourtant, leur pays, l'un des rares à avoir échappé à la crise de 2008, se dirige vers une nouvelle année de croissance économique, et les sondages démontrent qu'une vaste majorité de Polonais sont plutôt satisfaits de leur sort.« C'est vrai que ça peut sembler paradoxal», reconnaît l'analyste polonais Aleksander Smolar, joint hier à Varsovie.Pourquoi donc des électeurs globalement satisfaits, citoyens d'un pays décrit comme la success story économique de l'Europe et dont le taux de chômage a reflué sous les deux chiffres, voteraient-ils pour un parti qui veut tout chambarder?D'abord, parce qu'ils étaient fatigués d'un gouvernement perçu comme élitiste, arrogant, loin des préoccupations des gens, note Aleksander Smolar.À preuve: un scandale d'enregistrements secrets, effectués dans des restaurants chics de la capitale, et où l'on peut entendre des dirigeants s'exprimer avec une vulgarité sans nom au-dessus de mets hors de prix.En juin dernier, ce « wai-tergate » a provoqué la démission de trois ministres et du président du Parlement, ce dernier ayant été entendu comparant la relation entre Varsovie et Washington à une fellation.Mais il y a plus que ce simple mouvement de balancier politique, sur fond de scandales.Il y a aussi le fait qu'une partie de la population, loin de la capitale, n'a pas l'impression d'avoir reçu sa part du «miracle» économique polonais.Ce sont les 30 % de Polonais vivant sous le seuil de la pauvreté, ce sont les travailleurs qui ont décroché des emplois de plus en plus précaires ou les jeunes qui sont partis à l'étranger parce qu'ils ne trouvaient pas d'emplois rémunérateurs chez eux.« En termes de PIB, la Pologne s'est enrichie, mais beaucoup de Polonais se sont appauvris », constate l'économiste Kazimierz Kik, dans le Washington Post.Et puis, depuis l'ouverture des frontières occidentales, les Polonais ne comparent plus leur niveau de vie à celui d'il y a 20 ou 25 ans, mais plutôt à celui des pays voisins.« Ils se demandent pourquoi ils ne vivent pas comme à Berlin, Paris ou Stockholm.C'est une source de frustration et ça crée de l'impatience, surtout chez les jeunes», dit Aleksander Smolar.Des jeunes qui ne se souviennent pas des deux années de règne de Droit et Justice, de 2005 à 2007, alors que ce parti avait atteint des sommets de populisme sous la direction des frères jumeaux Lech et Jaroslaw Kaczynski.(Le premier occupait le poste de président quand il est mort dans un accident d'avion à Smolensk, en Russie.) Aleksander Smolar attribue aussi le virage brutal de dimanche à un repli général vers des valeurs communes, après une décennie de course effrénée au succès individuel.L'analyste, qui préside l'institut pro-démocratique Stefan Batory, prend garde de ne pas diaboliser les prochains dirigeants de la Pologne.Contrairement à Adam Michnik, directeur du journal Gazeta Wyborcza, qui avertit qu'ils « veulent mettre en place un modèle d'État dif- férent des démocraties occidentales classiques, un système qui marginaliserait les institutions légales».De quel bois se chauffe donc Droit et Justice ?Dirigé par Jaroslaw Kaczynski, ce parti met de l'avant une figure moins « En termes de PIB, la Pologne s'est enrichie, mais beaucoup de Polonais se sont appauvris.» \u2014 Kazimierz Kik, économiste Boucar Diouf jssisrsa- I LE NOUVEAU LIVRE DE BOUCAR DIOUF Et si ce baobab avait une sagesse que l\u2019humanité gagnerait à découvrir ?Boucar Diouf UNE FABLE SUR LA VIE ET LA NATURE Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub controversée, Beata Szydlo, pour le poste de première ministre.Il n'en souhaite pas moins réformer la Constitution de manière à concentrer plus de pouvoirs entre les mains du président et réduire ceux des tribunaux et du Parlement.Il s'inspire ainsi de son modèle, le premier ministre hongrois Viktor Orban.Mais il est loin d'être évident que sa majorité sera suffisante pour opérer cette révolution.Le parti est opposé à l'adhésion à la zone euro, il veut baisser les impôts, augmenter les allocations familiales, imposer un salaire minimal - actuellement inexistant.Socialement conservateur, il veut interdire la fécondation in vitro et restreindre encore davantage l'une des législations les plus anti-avortement en Europe.C'est aussi un parti farouchement opposé à l'idée d'ouvrir les frontières de la Pologne aux réfugiés.Pour toutes sortes de raisons, y compris.hygiéniques.Son président Jaroslaw Kaczynski a déjà reproché aux réfugiés d'être des vecteurs de « choléra, de dysenterie et de toutes sortes de parasites qui, chez ces gens, peuvent être inoffensifs, mais qui peuvent être dangereux pour les populations locales».Les analystes polonais estiment que cet homme, même s'il n'a pas été élu, tirera les véritables ficelles du pouvoir en Pologne.Ça promet.¦émm PHOTO ARCHIVES AFP L\u2019EI a déjà détruit plusieurs monuments à Palmyre, dont l\u2019arc de triomphe de la cité.SYRIE Trois otages exécutés dans l\u2019explosion d\u2019un monument AGENCE FRANCE-PRESSE BEYROUTH \u2014 Des djihadistes du groupe État islamique (EI) ont exécuté dimanche trois personnes en faisant exploser les colonnes de la cité antique de Palmyre (centre de la Syrie) auxquelles ils les avaient attachées, a indiqué hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).L'EI «a attaché à des colonnes trois individus de Palmyre et des environs qu'il avait arrêtés [.] et les a exécutés en faisant exploser » ces trois colonnes, a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.Selon Khaled al-Homsi, un militant de Palmyre, le groupe djihadiste n'a pas informé dans l'immédiat les résidants de la ville de l'identité des personnes exécutées et de la raison pour laquelle elles l'ont été.« Il n'y avait personne là-bas pour assister [aux exécutions].Les colonnes ont été détruites et l'EI a empêché l'accès au site », a indiqué à l'AFP M.Homsi.D\u2019autres destructions Le groupe djihadiste, qui avait chassé les forces du régime de Bachar al-Assad de Palmyre en mai, a déjà procédé à des destructions du riche patrimoine archéologique de sa cité antique, inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.La dernière destruction en date à Palmyre remontait à début octobre, quand l'EI avait réduit en poussière l'arc de triomphe de la cité.En septembre, le groupe ultraradical avait détruit plusieurs des célèbres tours funéraires de la cité, uniques au monde.Et en août, l'EI avait amputé Palmyre de ses plus beaux temples, ceux de Bêl et Baalshamin, à coups d'explosifs. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 A11 MONDE LE TOUR DU GLOBE Asie du Sud Un puissant séisme fait plus de 200 morts Un séisme de magnitude 7,5 a secoué hier l\u2019Asie du Sud, faisant au moins 215 morts au Pakistan et en Afghanistan, dont 12 écolières afghanes tuées dans une bousculade en fuyant leur école.Des centaines d\u2019autres personnes ont été blessées par la secousse, particulièrement longue, qui a poussé des milliers de gens à se précipiter dans les rues en Inde, en Afghanistan, au Pakistan et au Tadjikistan.\u2014 Agence France-Presse PHOTO AFP wÈIÊ&m États-Unis Roger Waters craint Hillary Clinton Le rockeur britannique Roger Waters, cofondateur de Pink Floyd, se dit inquiet de l\u2019attitude va-t-en-guerre de Hillary Clinton et affirme lui préférer «de très, très loin» son principal concurrent démocrate Bernie Sanders.«Je m\u2019inquiète terriblement quelle devienne la première femme présidente pour [seulement] larguer une putain de bombe nucléaire sur quelqu\u2019un», a-t-il déclaré dans une entrevue au magazine Rolling Stone, publiée hier.\u2014 Agence France-Presse Ile de Vancouver Le naufrage a fait cinq morts et un disparu Cinq personnes sont mortes et une est portée disparue dans le naufrage dimanche d\u2019un bateau d\u2019observation de baleines au large de l\u2019île de Vancouver, selon la Garde côtière canadienne.Elles étaient toutes de nationalité britannique.Le dernier bilan fait état de 21 personnes sauvées sur les 27 personnes qui étaient montées à bord du Leviathan II, dimanche après-midi, pour une promenade au large de Tofino, une localité située à l\u2019ouest de l\u2019île de Vancouver.\u2014 Agence France-Presse Jeb Bush, de favori à négligé Le candidat républicain se retrouve au quatrième rang dans les intentions de vote AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 L'héritier de la dynastie Bush aux États-Unis, Jeb, est passé en un an du statut de favori des primaires républicaines pour la présidentielle de 2016 à celui de candidat de second ordre, déphasé par l'humeur révolutionnaire de l'électorat républicain.« Tout le monde doit passer l'examen, personne n'est favori», déclarait en juin dernier Jeb Bush, 62 ans, à Miami, en confirmant sa candidature à la Maison-Blanche.Quatre mois plus tard, « l'examen » n'est certes pas achevé, mais il est mal engagé.Chose autrefois impensable, l'équipe Bush a annoncé des mesures d'austérité pour réduire de 40 % sa masse salariale et s'adapter à des temps difficiles.« Il s'est fait \"Trumper\", comme les autres », dit le sondeur Tim Malloy, de l'institut de l'Université de Quinnipiac, en évoquant le rouleau-compresseur Donald Trump, qui reste toujours en tête des sondages.«Tout le monde pensait que [Bush] serait le meilleur candidat républicain, mais il en est réduit à se séparer de collaborateurs et à se battre pour survivre », a-t-il relevé.Deux chiffres illustrent la désaffection des conservateurs américains pour le frère cadet de l'ancien président George W.Bush: son score dans les sondages et les sommes récoltées pour financer sa campagne.Il se trouve aujourd'hui en quatrième place des enquêtes d'opinion, avec environ 7 % des intentions de vote des électeurs républicains, loin derrière Donald Trump et le médecin à la retraite Ben Carson.Même le sénateur quadragénaire de Floride Marco Rubio le devance, selon la moyenne calculée par le site RealClearPolitics.En décembre dernier, longtemps avant le chambardement Trump, il dominait ses autres rivaux avec 15 à 17 % des intentions de vote.Jeb Bush attisait les espoirs du parti, désireux d'effacer l'échec de Mitt Romney en 2012 avec sa promesse de ne pas draguer les ultraconservateurs aux primaires, une tactique qui a forcé dans le passé des candidats à effectuer ensuite un maladroit recentrage pour l'élection présidentielle.Plein d'assurance, il expliquait qu'il fallait être prêt à perdre les primaires pour gagner la Maison-Blanche.Le message épousait l'autocritique des chefs républicains qui, en 2013, appelaient un parti refermé sur lui-même à l'ouverture.Peu de petits donateurs L'autre chiffre qui inquiète dans le camp Bush est celui des rentrées d'argent, un autre baromètre de popularité.Les grands donateurs - riches particuliers, chefs d'entreprises, lobbyistes, un réseau tissé depuis 30 ans du Texas à la Floride - continuent à libeller des chèques à l'ordre de Jeb Bush, selon les comptes déclarés le 15 octobre.Mais ils sont quasiment les seuls : les petits dons de moins de 200 dollars ne représentent qu'une fraction des rentrées totales (7%), bien moins que la démocrate Hillary Clinton ou que Ben Carson (Donald Trump ne lève pas activement de fonds et affirme s'autofinancer).Cet indicateur est crucial car il révèle le décalage entre la personnalité sur laquelle l'establishment parie et la préférence de la base du parti - les électeurs qui voteront dans quelques mois.La raison?Passade ou pas, la majorité des républicains rejettent les candidats expérimentés, qu'ils soient gouverneurs ou sénateurs, anciens ou actuels, Tea Party ou pas.Or, Jeb Bush a fait de son expérience de gouverneur de la Floride (1999-2007) un argument central pour ne pas se présenter comme un héritier dont ce serait le tour, après George W.et leur père George.AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE SANTE LASECTION PAUSE PRÉSENTE DES THÈMES DIFFÉRENTS TOUS LES JOURS, UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+.LA PRESSE+ PAUSE LIVRE ELECTRONIC?\u2019!! IMAGE CORPORELLE PAUSE SANTÉ DE LA CITATION À LACTION =EE= « Sois toi-même.» « Qu'importe votre prison, vous on avez les dés » ¦ Vous été*, né pour la victoire.» Les phrases de motivation censées nous aider à trouver le bonheur pullulent sur les médias sociaux Est-ce que ça fonctionne ?TOUS MAI?\"P > DANS NOTRIffEAlf ?Trente artistes discutent de leur rapport au corps UN PERSONNAGE AUTISTE CHEZ SESAME STREET Téléchargez dès maintenant \u2014JJIJJ.lli.IJFW nmmm p* Google play Livrée avant 5 h 30.Et c\u2019est gratuit.LA PRESSE I PHOTO ASSOCIATED PRESS Les petits dons de moins de 200 dollars ne représentent qu\u2019une fraction des rentrées totales (7%) de Jeb Bush, bien moins que la démocrate Hillary Clinton ou que Ben Carson.REPORTAGE PURl mT\u201en.i' )¦ LA PRESS PARTENAIRE DU SUCCES DESESANNONCEURS Mercedes-Benz Rive-Sud souligne sa grande réouverture Le nouveau bâtiment totalise 125 000 pieds carrés sur trois étages et est l'un des seuls au Canada à pouvoir accueillir plus de 200 véhicules Mercedes-Benz en montre à l'intérieur sous un même toit.Après plus de 18 mois de travaux intenses et un investissement de près de 25 millions de dollars, le Groupe Leclair est fier d'annoncer la grande réouverture de Mercedes-Benz Rive-Sud, toujours sur le boulevard Taschereau à Greenfield Park.L'accomplissement de ce projet d'envergure témoigne du franc succès que connaît l'entreprise familiale.D'une superficie de 125 000 pieds carrés répartis sur trois niveaux, l'établissement moderne et spacieux permettra de faire vivre aux clients actuels et en devenir une véritable expérience de première classe.Pour souligner l'occasion et réaffirmer son engagement dans la communauté, la famille Leclair a également profité de la soirée pour annoncer un don de 25 000 $ à Moisson Rive-Sud, un soutien qui appuiera l'organisme dans sa mission pour les prochaines cinq années.En plus de cette somme, Mercedes-Benz Rive-Sud s'est engagé à égaler les dons recueillis d'ici le 31 octobre, jusqu'à l'obtention de 50 000 $, soit la moitié de la cible à atteindre dans le cadre de la campagne de Moisson Rive-Sud.Pour effectuer un don à l'organisme, rendez-vous au www.moissonrivesud.org/mbrs.Le Groupe Leclair, c'est avant tout une histoire de passion pour l'automobile qui perdure depuis trois générations.L'entreprise familiale, qui emploie près de 400 personnes, compte six concessions automobiles dans le Grand Montréal, regroupant une gamme de marques reconnues dont Mercedes-Benz, Honda, Hyundai, Chrysler, Dodge, Jeep, Ram et Fiat.Des installations à la fine pointe de la technologie jumelées à un personnel compétent, courtois et heureux sont les clés du succès pour le Groupe Leclair, chez qui le travail d'équipe prime depuis maintenant plus d'un demi-siècle./T\\ Mercedes-Benz O1 Rive-Sud Membre du Groupe Leclair LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 A12 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAUX Les leçons de «Star Wars » ALEXANDRE SIROIS alexandre.sirois@lapresse.ca La force est avec les producteurs du prochain Star Wars.Le film, qui sera en salle à partir du 18 décembre, devrait être un des plus populaires de l'histoire du cinéma.La plus récente bande-annonce, diffusée la semaine dernière, a été vue plus de 100 millions de fois.La révolution numérique a bouleversé les façons de faire en matière de promotion pour toutes les industries.Le phénomène en dit long sur la société actuelle et l'époque à laquelle nous vivons.Voici trois des leçons à tirer de cet événement.Plus ça change.« Quelque part dans une galaxie, lointaine, très lointaine, on a permis à une femme d'âge mûr de ressembler à une femme d'âge mûr», a écrit une journaliste incrédule après la diffusion de la bande-annonce.On y voit l'actrice Carrie Fisher - la célèbre princesse Leïa -, 59 ans, avec ses rides et ses cheveux gris.Cela étonne parce que c'est chose rare à Hollywood, où l'âgisme demeure malheureusement la norme.Sitôt franchi le cap de la trentaine, les actrices commencent à être boudées.Carrie Fisher fait probablement figure d'exception parce que le scénario ne donnait pas le choix aux producteurs.On a d'ailleurs appris qu'elle a dû perdre une vingtaine de kilos avant de pouvoir monter sur le plateau.Dommage: à Hollywood, plus ça change, plus c'est pareil.Créer le buzz La révolution numérique a bouleversé les façons de faire en matière de promotion pour toutes les industries.Disney l'a compris.Le studio a distillé au compte-gouttes, au fil des mois, les révélations au sujet du film.Tout comme les extraits, d'ailleurs.Objectif: créer un buzz.En août, Disney a même discrètement diffusé, sur YouTube, exclusivement en Corée du Sud, une bande-annonce qui comportait une courte scène jamais vue en Amérique du Nord.Rien de tel pour enflammer les réseaux sociaux, qui se transforment alors en véritable agence publicitaire.À tel point qu'une pub à l'autre bout du monde peut stimuler la vente de billets de cinéma en sol américain.Les temps changent.Le béguin pour Pékin La Chine est incontournable.Le dévoilement de la bande-annonce nous l'a rappelé.Pour souligner l'événement, Disney a dépêché 500 stormtroopers sur la grande muraille.Bref, Pékin a été privilégié par rapport aux grandes villes occidentales, comme New York, Paris ou Londres.Parce que Hollywood, comme bon nombre d'entreprises et de gouvernements occidentaux, ne veut surtout pas bouder ce marché.Le plus récent film de la série Transformers a récolté plus de 300 millions en Chine.Plus qu'aux États-Unis.Il importe de continuer la réflexion sur le commerce et le respect des droits de la personne.Car plus que jamais, tous les chemins mènent à.Pékin.Les effets secondaires de Valeant ARIANE KROL akrol@lapresse.ca La société lavalloise Valeant n'a pas ménagé ses efforts pour rassurer les investisseurs avant l'ouverture des marchés, hier matin.Elle n'est cependant pas seule sur la sellette.Ses stratégies controversées n'aident vraiment pas l'image du secteur pharmaceutique.Armés de 90 pages de chiffres et de détails sur la structure de distribution alambiquée de l'entreprise, une demi-douzaine de membres de la haute direction ont passé plus d'une heure à démonter le rapport dévastateur de Citron Research, qui a évoqué une « Enron pharmaceutique » la semaine dernière.Le PDG de Valeant a même demandé aux autorités réglementaires américaines d'enquêter sur Citron, firme spécialisée dans la vente à découvert - et qui, donc, s'enrichit avec les titres qui perdent de la valeur.Il sera effectivement important de déterminer si les ventes ont été gonflées, comme le suggère Citron.Valeant n'avait cependant pas besoin de ces allégations pour susciter la controverse.Sa stratégie d'acquisitions en série, qui lui a permis de mettre la main sur une gamme enviable de médicaments et de produits pharmaceutiques, et d'en augmenter les prix lorsqu'elle les considérait « sous-évalués par rapport à leur valeur clinique», en a scandalisé plusieurs.Ces manœuvres ont renforcé les pires perceptions à l'égard des grandes pharmas - celles de multinationales sans scrupules qui s'enrichissent de façon éhontée sur le dos des malades.L'industrie s'est toujours défendue en évoquant les millions qu'elle doit investir en recherche pour pouvoir offrir de nouveaux traitements.Le hic, c'est que Valeant ne peut pas s'abriter derrière cette excuse lorsqu'elle décide, comme en début d'année, de pomper les prix de médicaments pour le cœur de 200 à 500% juste après les avoir achetés.Remarquez, elle n'est pas la seule.La société Turing a battu des records d'indécence en faisant passer le prix d'un médicament vendu depuis les années 50 de 13,50 à 750$ le comprimé.Et il y en a d'autres.Ces pratiques font tellement mal paraître l'industrie que celle-ci a tenté de s'en dissocier.« Leur stratégie est plus caractéristique d'un fonds spéculatif que d'une entreprise biopharmaceutique innovatrice », a dénoncé la Pharmaceutical Research and Manufacturers of America dans une rare déclaration contre des entreprises.Il faut dire que ces pratiques ne nuisent pas seulement à l'image du secteur.Elles risquent de lui coûter très cher.À force de faire les manchettes, elles convaincront peut-être les élus ou les tribunaux américains d'encadrer davantage les prix des médicaments d'origine.Déjà, la candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton a promis d'intervenir pour protéger les patients si elle était élue.Et plusieurs instances réglementaires américaines ont ouvert des enquêtes sur les façons de faire de Valeant.La société lavalloise pourrait bien ne pas être la seule touchée par les effets secondaires de son modèle d'affaires.LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE RÉFLÉCHIT AU MEILLEUR MOYEN DE REMPLIR TOUTES SES PROMESSES ÉLECTORALES POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.L\u2019Université du Québec a fait ses preuves Les changements ne peuvent être guidés par les seuls impératifs financiers ou les idéologies d'enseignement ou de services publics, qui sont les trois missions de l'université québécoise.Or, toutes les transformations organisationnelles engendrent des coûts.Lorsque l'on fait de telles transformations, les économies en découlant doivent être plus élevées que celles de la transformation.commissions sco laires Les C'est selon cette logique que, récemment, le ministre Blais prenait la décision de ne pas aller de l'avant dans le dossier des fusions de commissions scolaires, une décision que j'ai saluée et que je salue encore, parce que les promoteurs de ces fusions s'appuyaient sur des projections qui ne se seraient pas matérialisées : nous avons maintenant beaucoup d'expérience en la matière.Étonnamment, le postulat des fusions est celui des économies d'échelle découlant de l'exercice.Dans ce cas, nous avons des établissements qui sont volontairement liés entre eux, assument une large partie des coûts de leurs relations et pour montrer au ministre la croissance des dépenses selon l'établissement.Sur la période étudiée, les dépenses par EETP augmentent de 3,7 % par année, soit 37%.Elles passent de 16 440 à 22 568$.Sept des dix universités membres de l'UQ ont des coûts qui augmentent moins ou conformément à la moyenne.En termes de contrôle des dépenses, et sans molester qui que ce soit, l'Université du Québec a fait ses preuves.Pour les autres universités, seuls Polytechnique, l'Université de Montréal et Concordia sont en deçà de la moyenne.Étonnamment, deux d'entre elles sont membres d'un autre réseau universitaire.Penser qu'il y aura des gains en abolissant le siège social relève d'une étonnante lubie et de croyances sans fondements.Récemment, un article mentionnait que le ministre souhaitait assurer une planification de l'éducation en général, en s'appuyant sur des données sinon probantes, du moins sérieuses.Je ne comprends donc pas.Il est possible de transformer nos institutions, mais ce changement doit s\u2019appuyer sur une vision claire.ont su se donner des outils et des infrastructures communes qui leur permettent de faire davantage avec moins.La situation financière actuelle suggère plutôt qu'il y aurait des gains à faire en implantant des mesures qui favorisent la coopération plus large entre tous les établissements universitaires.Or, le présent rationnel va en sens inverse ! Il ne tient pas la route et engendrera des coûts plus élevés que les bénéfices.L\u2019UQ, un réseau performant J'ai mis en relief les dépenses par étudiant en équivalence au temps plein (EETP) dans chaque université québécoise, en répartissant les coûts du siège social de l'UQ, dans chaque constituante (ou université associée) au prorata de sa fréquentation.J'ai mis en relief deux années distinctes, 1999-2000 et 2009-2010, Des gestes à faire pour accroître la fluidité du système d'enseignement supérieur, sa progression et la poursuite de son essor, il y en a, mais je vous rappelle, comme je l'ai déjà dit sur différentes tribunes concernant les commissions scolaires, que les changements, en éducation, ne peuvent être guidés par les seuls impératifs financiers ou les idéologies : il est possible de transformer nos institutions, mais ce changement doit s'appuyer sur une vision claire, particulièrement en enseignement supérieur, une vision qui mobilise ceux qui y œuvrent.Le nouveau premier ministre Justin Trudeau devrait être, à cet égard, une source d'inspiration pour tout politicien qui souhaite soutenir le progrès et laisser une empreinte à la hauteur de ses aspirations.DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION MARTIN MALTAIS Professeur en financement et politiques d\u2019éducation à l\u2019Université du Québec à Rimouski L'Université du Québec est un joyaux d'intelligence, d'efficacité, de collégialité et de coopération interinstitutionnelle dont la pérennité est remise en question de façon récurrente, généralement par intérêts politiques, parce que la question des économies qui découleraient d'une telle opération ne résiste jamais à l'épreuve des analyses.Cette hypothèse de travail avec laquelle jonglerait le Ministère et le Trésor, évoquée dans l'article de Tommy Chouinard publié le 23 octobre dernier dans La Presse, pourrait illustrer à quel point le ministre Blais est mal conseillé, ou pire - et je ne peux concevoir que sa garde rapprochée ou des fonctionnaires agissent ainsi -, conseillé par des idéologues qui mettent de côté l'analyse de faits empiriques concernant le siège social.Constituée en 1968, l'Université du Québec a donné naissance à 10 autres établissements universitaires actifs et performants dans leurs domaines de recherche respectifs.Elle a su, au fil des ans, s'adapter à la maturité croissante de son université associée et de ses constituantes.Elle joue désormais un rôle essentiel de « partage » des coûts, pour une pléthore de services qui, autrement, coûteraient davantage à chacun des établissements.Ces universités sont en santé et les régimes de retraite, correctement garnis.Une situation qu'envient de nombreuses autres universités constituées en vertu de lois privées ou de chartes royales.La réduction des coûts en enseignement supérieur ne passe pas par la division des forces, mais par davantage de concertation, d'échanges et de collaborations.Le fait d'appartenir à un réseau offre des occasions plus importantes de coopération interinstitutionnelle, tant sur le plan de la recherche que pour les activités LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 A13 ÀBIEN YPENSER À constater la frilosité du gouvernement du Québec devant son devoir d\u2019enquête sur «ses» policiers dans l\u2019histoire des femmes autochtones, on est en droit de se demander où loge le vrai pouvoir.\u2014 Pierre Deschênes, Montréal DEBATS Le choc des valeurs LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Le plus gros affrontement de Justin Trudeau avec le Québec ne portera pas sur le partage des pouvoirs ni sur la souveraineté (du moins tant qu'il n'y aura pas un autre référendum à l'horizon).Il portera sur les valeurs, plus précisément sur le multiculturalisme extrême professé par le nouveau premier ministre.un multiculturalisme qui, notons-le, n'a rien à voir avec le recours de Pierre Elliott Trudeau à un multiculturalisme de pure façade.Durant son discours de victoire, Justin Trudeau a raconté avec émotion qu'une femme en hijab l'a remercié de permettre à sa fille de «faire ses propres choix dans la vie », ce qui incluait implicitement la possibilité que cette enfant décide un jour de porter le niqab.Il y avait de quoi sursauter.On peut à la rigueur accepter le niqab, même dans les cérémonies de citoyenneté (c'est mon cas), mais entre la simple tolérance et la volonté d'encourager les femmes à se cacher le visage, il y a toute une différence ! Le niqab comme symbole national d'autonomie des femmes?On rêve ou quoi ?Dans le même discours, M.Trudeau a insisté sur le fait que « le Canada a été bâti par toutes sortes de gens de partout, [qui avaient] toutes sortes de cultures et toutes sortes de langues».C'est vrai: le Canada s'est développé sur des vagues successives d'immigration.Mais en ne disant que cela, on occulte une autre partie de la réalité historique, soit l'existence préalable des deux « peuples fondateurs » (les descendants des colons de la Nouvelle-France et les Britanniques venus après la Conquête).C'est le pacte entre ces deux groupes qui est à l'origine du Canada tel qu'on le Le plus gros affrontement de Justin Trudeau avec le Québec portera sur son multiculturalisme extrême.connaît aujourd'hui.Il n'y avait pas beaucoup d'immigrés vietnamiens ou bulgares parmi les pères de la Confédération ! Le grand objectif de Pierre Elliott Trudeau était d'instituer l'égalité institutionnelle entre le français et l'anglais, ce qu'il fit en 1969 par la Loi sur les langues officielles.Cette initiative provoqua une énorme levée de boucliers dans les communautés culturelles, qui considéraient que les Canadiens français n'étaient qu'un « groupe ethnique » comme un autre.Les Ukrainiens, les premiers aux barricades, réclamaient le même privilège pour leur langue d'origine ! C'est dans ce contexte, pour apaiser la grogne qui montait dans l'ouest du pays, que Trudeau Père a présenté en 1971 la Loi sur le multiculturalisme.Ses objectifs étaient fort modestes.Il s'agissait d'aider les communautés à se développer, à surmonter les obstacles à leur pleine intégration à la société, et à apprendre le français et l'anglais.Il n'était pas du tout question de transformer la société pour accommoder ces cultures minoritaires.Dans la pratique, les retombées de cette loi ont surtout pris la forme de subventions à diverses activités folkloriques.(En 1988, le gouvernement Mulroney a élargi la portée de la loi.) Personnellement, Trudeau père était à mille lieues du communautarisme et bien plus proche de la conception républicaine (l'égalité des citoyens devant la loi).C'est du bout des lèvres, et pour des motifs purement stratégiques, qu'il a adhéré à une conception du multiculturalisme qui était, on le voit, fort limitative.Pour son fils, au contraire, le multiculturalisme est un article de foi qu'il pratique sans mesure ni modération, et qui l'entraînera dans une collision frontale avec le Québec.Sur le même sujet, un texte intéressant d'Yves Gingras, professeur d'histoire à l'UQAM, dans Le Devoir du 25 octobre.Sous le titre «Les soumissions tranquilles ou Houellebecq en Ontario », Gingras décrypte le sens réel de Soumission : loin d'être un roman islamophobe, il s'agit d'une attaque contre « l'opportunisme » et la lâcheté des universitaires.Et Gingras de rappeler les dérives multiculturalistes qui se sont produites en Ontario.PHOTO MARTIN ROY, LE DROIT L\u2019auteur explique pourquoi, cette semaine, de nombreux enseignants feront la grève.«K -JT Cette semaine, je fais la grève PATRICE BÉGIN Enseignant de français et littérature J'aurais souhaité ne pas en arriver là, mais.J'aurais souhaité que le gouvernement soit plus sensible à nos demandes, mais.J'aurais voulu que le gouvernement abandonne sa vision comptable à court terme, mais.J'aurais voulu que le gouvernement croie davantage en l'éducation, mais.J'aurais voulu que le gouvernement me donne une tape dans le dos (et non une claque en pleine gueule), mais.Alors, cette semaine, je fais la grève.Je fais la grève pour mes groupes de 35 élèves.Je fais la grève pour mon fils de 18 ans qui aspire à une carrière d'enseignant.Je sais que je devrais l'encourager dans la poursuite de son rêve.Je sais que je ne devrais pas «assassiner Mozart», mais, alors que je devrais me réjouir, je m'inquiète pour lui.Je fais la grève pour mon ami Luc, technicien en éducation spécialisée, qui joue un rôle capital, voire essentiel dans la vie de plusieurs jeunes.Je fais la grève pour tous ces parents d'élèves qui espèrent que leurs enfants (forts ou faibles) aient droit à une éducation de qualité.Je fais la grève pour tous ces enfants qui n'auront pas la chance de fréquenter cette école (privée) avec un laboratoire d'informatique à la fine pointe de la technologie et dont l'aménagement futuriste est digne d'un film de science-fiction.Je fais la grève pour la survie de l'école publique.Je fais la grève pour tous ces enfants qui doivent vendre du chocolat pour avoir droit à des sorties, des ballons, des livres ou une cour d'école décente.Je fais la grève pour tous ces enfants et ces enseignants qui vivent parmi les moisissures ou qui ont des dictionnaires de l'année 1995, rapiécés.Je fais la grève pour tous ces enfants qui ne pourront plus participer aux activités lors des journées pédagogiques parce que leurs parents n'en ont plus les moyens.Je fais la grève pour tous ces enfants qui ne peuvent plus bénéficier du programme d'aide alimentaire.Je fais la grève pour tous mes collègues, à bout de souffle, qui tiennent le système en vie grâce à leur générosité et leur dévouement.Je fais la grève parce que mon ministre de l'Éducation me demande, sérieusement, de faire un effort.Comme si, depuis plusieurs années, je n'y contribuais pas déjà plus que ma part.Cette semaine, je fais la grève, même si cela va me coûter une autre journée de salaire.Car, oui, je suis prêt à aller jusque-là.Je suis prêt à perdre de l'argent pour manifester (sans mauvais jeu de mots) mon mécontentement, mon essoufflement, mes désillusions.Pour manifester mon écœurement.Qu'est-ce que je peux faire d'autre?Je me contente déjà de faire mes 32 heures de travail.Je m'assure de prendre les 50 minutes de dîner auxquelles j'ai droit.Ça veut dire : aucune récupération improvisée afin d'aider davantage mes élèves.Ça veut dire: plus vraiment le temps d'organiser une super activité.Ça veut dire: moins de temps pour répéter en vue du gala de fin d'année.Et ça, ça a ébranlé le gouvernement?Pas du tout.Pourtant, j'espère qu'il va finir par comprendre qu'il est impossible d'accomplir tout ce qu'on attend de nous dans de telles conditions.Finalement, cette semaine, je fais la grève en espérant ne pas perdre l'appui que je sens au sein de la population.Cette semaine, je fais la grève avec tous ceux qui croient en l'éducation.Je fais la grève et j'espère que vous serez là, avec nous.Parce que c'est aussi pour vous, pour vos enfants, que nous faisons la grève.Je fais la grève pour tous ces parents d\u2019élèves qui espèrent que leurs enfants (forts ou faibles) aient droit à une éducation de qualité.POLITIQUE ÉTRANGÈRE En attendant une révision en profondeur FERRY DE KERCKHOVE Professionnel en résidence à l\u2019École supérieure d\u2019affaires publiques et internationales de l\u2019Université d\u2019Ottawa Une déclaration du premier ministre désigné Justin Trudeau lors de sa première conférence de presse est à la fois significative, porteuse d'espoir et déroutante: «C'est le retour d'un Canada capable de faire preuve de compassion.» Il ne peut y avoir de retour en arrière total; trop de choses ont changé.Certes, le Canada va renouer avec le multilatéralisme, mais comment?Dans une ère où entrent en scène de nombreux acteurs non étatiques et le groupe armé État islamique, la foi envers une capacité d'action multilatérale est battue en brèche.Même si les Canadiens sont encore attachés aux Nations unies, le Canada est-il même perçu comme un acteur-clé sur la scène internationale?Une série de décisions Pour retrouver un peu de crédibilité dans le domaine, le prochain ministre des Affaires étrangères pourrait annoncer une série de décisions, comme la signature du traité sur le commerce des armes, la ratification des traités sur les droits des enfants, sur les personnes atteintes d'infirmités, sur les droits économiques, sociaux et culturels, ou encore la fameuse déclaration sur les droits des peuples autochtones, et faire preuve d'un engagement plus soutenu envers les agences spécialisées des Nations unies qui sont au cœur de l'action multilatérale.Verra-t-on un retour du «pouvoir souple » ou une refonte des concepts anciens de sécurité humaine et de responsabilité de protéger, auxquels les interventions militaires en Afghanistan, en Libye, en Syrie et en Irak ont donné mauvaise presse ?Une chose est certaine : les yeux des agents du ministère des Affaires étrangères ont recommencé à briller.Reste à voir si des ressources nouvelles et la liberté d'expression leur seront accordées.Le premier contact avec le président Obama n'a pas semblé intimider notre nouveau premier ministre, qui a été franc sur la mission canadienne en Irak et Syrie.D'aucuns soutiennent que les libéraux ont tendance à avoir des relations difficiles avec nos voisins américains.C'est vrai que les algarades entre Pearson et Johnson ou entre Trudeau père et Nixon contrastent avec la connivence entre Brian Mulroney et les présidents Reagan et Bush père, mais Clinton et Chrétien jouaient au golf! La réalité est qu'avec la complexité des relations canado-américaines, les accrochages sont inévitables.Reste à voir ce que Justin Trudeau offrira en échange du retrait de ses avions.Quant au pipeline Keystone, il finira bien par voir le jour.Le projet de loi 51 sur la sécurité sera modifié, mais sans que cela n'affecte la coopération avec les États-Unis.Le travail au sujet de la frontière canado-américaine se poursuivra de plus belle.M.Trudeau s'efforcera de rétablir les relations entre les « trois amigos » et de renforcer la coopération dans l'hémisphère occidental.Son gouvernement endossera l'accord commercial avec l'Union européenne.Non seulement il voudra accueillir 25 000 réfugiés syriens au Canada, mais encore il cherchera à le faire en consultation avec les Européens et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.Au sujet du Moyen-Orient, même si l'appui à Israël ne sera pas aussi prononcé que sous le règne de M.Harper, sur le fond, il n'y aura guère de changement si ce n'est une plus grande sympathie pour le sort des Palestiniens.Un calendrier chargé Le calendrier des semaines à venir est très chargé.Le monde s'attendra à des engagements fermes de la part du nouveau gouvernement canadien, mais il faut s'attendre davantage à un changement de ton qu'à un changement de fond.Non pas que la volonté de changement n'est pas là, mais tout porte à croire que M.Trudeau voudra d'abord laisser à ses ministres la chance de découvrir leur portefeuille.Au sujet du G20 en Turquie, M.Trudeau voudra s'associer aux mesures financières contre le groupe État islamique.La réunion de l'APEC donnera peut-être l'occasion à M.Trudeau de s'exprimer sur l'Asie, continent à propos duquel le Parti libéral a été plus que discret.Il fera probablement acte de présence à la rencontre du Commonwealth à Malte et embrassera Michaëlle Jean sur les deux joues sans pour autant prendre trop d'engagements envers la Francophonie.C'est à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques que les Européens attendront M.Trudeau de pied ferme, mais celui-ci ne se laissera pas démonter et plaidera l'absence de préparation du nouveau gouvernement tout en réitérant, Elizabeth May à ses côtés, que le Canada répondra «présent» en temps et lieu.Même si les mauvaises langues prévoient une autre « décennie de grande noirceur» en matière de défense, la vraie question est le financement des grands programmes d'acquisition que le gouvernement Harper avait reportés aux calendes grecques pour éviter un déficit.Rien ne se fera ou ne devrait se faire sans une révision en profondeur de la « Stratégie de défense : le Canada d'abord».Plus globalement, même si le temps ne le permet pas à court terme, le nouveau gouvernement va nécessairement entamer une revue de la politique étrangère et de défense. A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS DANSE ¦ ¦ \u2022 * \u2022 * *« * ¦., « .¦ ¦ .- -T*-\u2022 ¦siA*® ; À '¦ ¦¦ ¦¦ ' \u2022 A, Le chorégraphe Edouard Lock a annoncé le 2 septembre dernier la fermeture de sa compagnie de danse après 35 ans d\u2019activités.LA LA LA HUMAN STEPS CHRONIQUE D'UNE FERMETURE ANNONCÉE Le 2 septembre dernier, Édouard Lock a annoncé la fermeture de sa compagnie de danse, LA LA LA Human Steps.Une importante dette occasionnée par sa dernière tournée et la baisse des subventions gouvernementales l'auraient poussé vers la sortie.Alors que le milieu culturel déplore cette perte, certains acteurs en attribuent la responsabilité au chorégraphe lui-même et à son modèle d'affaires.Cette fermeture était-elle évitable?I -J HUGO PILON-LAROSE Depuis sa création en 1980, LA LA LA Human Steps jouissait d'une réputation internationale enviable.À l'étranger, ses danseurs étaient invités dans les salles les plus prestigieuses, du Théâtre de la Ville à Paris au Théâtre Bolchoï à Moscou.Or, la compagnie du chorégraphe montréalais Édouard Lock était aussi connue pour un aspect moins reluisant: ses déficits.En septembre dernier, après 35 ans d'activité, le couperet est tombé.Lock affirme qu'une « tempête parfaite » l'a mené à fermer boutique.Lors de sa dernière tournée, New Work, ses coûts de création ont augmenté, sa série de spectacles a été plombée financièrement par la chute de la valeur de l'euro (la monnaie de ses coproducteurs), des danseurs se sont blessés et ses subventions gouvernementales ont baissé.Le chorégraphe affirme même avoir hypothéqué sa maison pour gérer une dette totalisant plus de 1 million de dollars.Cette façon d'expliquer la fermeture de la mythique compagnie de danse en a surpris certains.De nombreuses sources qui ont travaillé avec Édouard Lock affirment en effet que la chaîne de création et de production tout entière créait des déficits structurels depuis de nombreuses années.directeur administratif de LA LA LA Human Steps à la fin des années 90 et au début des années 2000.En résumé, selon de nombreuses sources, le temps de création était long et coûteux; l'éclairage, les équipements technologiques et le décor coûtait cher à bâtir, à louer et à déplacer en tournée, alors que les danseurs disposaient des meilleures conditions de travail de l'industrie (62 000$ longtemps valu de généreuses subventions.Bon an, mal an, avant son dernier cycle de création, la compagnie d'Édouard Lock recevait au total plus de 1 million de dollars en subventions des trois conseils des arts (Québec, Ottawa et Montréal).De plus, contrairement à d'autres compagnies de danse, le chorégraphe allait chercher d'importantes sommes de coproducteurs étrangers.Une question titille le milieu des arts : comment se fait-il qu'avec tous ces fonds, la compagnie n'a pas été en mesure de mieux gérer ses finances ?De nombreuses sources nous confient qu'un aspect qui coûtait très cher à la compagnie était son faible taux de rétention du personnel Une question titille le milieu des arts: comment se fait-il qu\u2019avec tous ces fonds, la compagnie n\u2019a pas été en mesure de mieux gérer ses finances?« Les déficits étaient récurrents en raison du modèle d'affaires.Édouard n'était pas une machine à production: il produisait un spectacle tous les trois ou quatre ans.Ça obligeait la compagnie à vivre sur les mêmes fonds pendant une longue période.Si les deux années de tournée n'avaient pas permis de couvrir tous les frais, on traînait une dette », explique Louis Lehoux, par année, comparativement à 55 000$ au sommet de l'échelle aux Grands Ballets canadiens de Montréal, la compagnie de danse qui reçoit le plus de subventions au Québec).« Il manquait toujours un milli demi-million» LA LA LA Human Steps évoluait dans les ligues majeures.Son prestige lui a administratif.Pendant ses 15 dernières années d'activité, une dizaine de directeurs généraux se sont succédé à la tête de LA LA LA Human Steps.Ses déboires financiers ne seraient pas étrangers à cet important roulement.« On arrivait en poste alors que le budget était extrêmement déficitaire.Notre mandat était de le résorber.Mais après avoir installé un modèle de gestion équilibré, on s'apercevait qu'il y avait une attitude d'« il ne faut pas que tu restreignes mes dépenses de création» de la part du chorégraphe.C'est là que ça ne marchait pas.Quand la création coûte plus cher que le budget, on est sur la voie d'un autre déficit.En général, les gestionnaires partaient à ce moment-là», nous a expliqué une personne qui a travaillé quelques années auprès d'Édouard Lock.Dépenses «injustifiées» François Colbert, qui a siégé à titre de trésorier au conseil d'administration de LA LA LA Human Steps peu avant 2005, montre carrément Édouard Lock du doigt.« Ça coûtait cher parce que monsieur gaspillait», dit celui qui est aujourd'hui titulaire de la chaire de gestion des arts Carmelle et Rémi-Marcoux et professeur à HEC Montréal.En entrevue avec La Presse, M.Colbert affirme avoir déjà signé des chèques totalisant plusieurs milliers de dollars en remboursement de dépenses « totalement injustifiées » pour Édouard Lock: restaurants, hôtels, taxis, etc.Tout cela, alors que la compagnie se relevait d'une dette s'élevant à des centaines de milliers de dollars, a-t-il dit.Au sujet de possibles dépenses extravagantes, le chorégraphe est catégorique.«Non.Quand je voyage, je paie mes LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 A15 ARTS DANSE Un sauvetage raté HUGO PILON-LAROSE À l'automne 2013, LA LA LA Human Steps avait accumulé une dette de 1 million de dollars avec sa dernière création, New Work.Devant une réduction substantielle de ses subventions gouvernementales et n'ayant aucune assurance qu'elle serait financée à long terme, la compagnie devait agir et vite.La chorégraphe Hélène Blackburn, reconnue dans le milieu de la danse pour ses qualités de gestionnaire, est entrée en poste à titre de directrice générale en janvier 2014.Son mandat, nous a expliqué Édouard Lock, était de résorber le déficit et de proposer un nouveau plan d'affaires.Il fallait d'abord négocier une sortie de crise avec les 57 créanciers de la compagnie.Entre décembre 2014 et janvier 2015, Blackburn a conclu une entente avec l'ensemble de ces partenaires.Si la compagnie avait déclaré faillite, nous a dit Édouard Lock, ces derniers auraient touché environ 3 cents pour chaque dollar investi.Les ententes négociées leur auraient permis d'obtenir des sommes supérieures.À titre d'exemple, LA LA LA Human Steps devait près de 100 000$ à Ezio Carosielli, propriétaire du Théâtre Rialto, en loyers impayés pour un studio de danse.L'homme d'affaires aurait finalement conclu une entente pour récupérer 6000$, nous a-t-il affirmé.Les conseils des arts interviennent Selon nos sources, des dirigeants des conseils des arts auraient laissé entendre à Lock et à ses gestionnaires qu'ils retrouveraient leurs subventions une fois leur dette effacée.Or, quand la compagnie a enfin retrouvé un bilan financier positif, on ne lui aurait plus garanti une subvention pluriannuelle, comme celle à laquelle ont accès les autres grandes compagnies de danse, mais plutôt une subvention annuelle, «encore moins généreuse que la précédente», nous a-t-on dit.«Dans ce contexte, il m'était impossible de planifier des coproductions », a expliqué la directrice générale Hélène Blackburn.Or, des investisseurs étrangers avaient montré de l'intérêt pour le cofinancement d'une nouvelle création prévue pour 2017.« Nous étions de retour au statut de compagnie débutante ! On devait contrôler un gigantesque navire avec un statut de goélette», a affirmé Hélène Blackburn, dernière DG de LA LA LA Human Steps.Son plan était pourtant innovant, juge-t-elle.Par souci d'économie, Blackburn proposait de fusionner les services administratifs de Cas public, sa propre compagnie de danse, et de LA LA LA Human Steps.«Visiblement, les conseils des arts n'ont pas adhéré à cette proposition», a-t-elle laissé tomber.Selon Lynda Clouette-MacKay, ancienne directrice générale de LA LA LA Human Steps, la compagnie n'était tout simplement pas assez subventionnée pour remplir son mandat.«C'est sous-subven-tionné sur le plan de la qualité.Si vous voulez un Édouard Lock, c'est le prix que ça coûte, comme nous payons cher pour [.] un Armand Vaillancourt», a-t-elle dit.François Colbert, professeur à HEC Montréal et ancien trésorier du conseil d'administration de LA LA LA Human Steps, croit pour sa part que les conseils des arts auraient dû agir plus vite.«Je pense qu'ils avaient peur.Ils craignaient la réaction du milieu de la danse et les rebonds politiques.Tout le monde me disait: \"Tu ne peux pas t'attaquer à Édouard Lock, le milieu est pour lui, les journalistes sont avec lui, ça ne sert à rien\"», a-t-il expliqué.Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le Conseil des arts du Canada (CAC), les deux principaux subventionnaires publics, ont refusé de répondre aux questions de La Presse à propos du financement de LA LA LA Human Steps.Une nouvelle ère La fermeture de LA LA LA Human Steps marque la fin d'une époque pour le milieu de la danse à Montréal.Édouard Lock a été à ce jour son plus célèbre ambassadeur.Depuis la fermeture de sa compagnie, il se remettrait tranquillement au travail et participera prochainement à une création à Paris.Or, comment le chorégraphe le plus respecté de ses pairs a-t-il pu être contraint de fermer boutique, chez lui, à Montréal?Les réponses à cette question varient.« La morale de cette histoire, nous a-t-on dit, c'est qu'on a beau avoir tout le talent du monde, si on n'arrive pas à se faire des amis et à faire confiance à ses gestionnaires, il est impossible de survivre.» PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE - MONTRÉAL affaires moi-même, à moins que ce soit pour quelque chose qui a trait à la compagnie », a-t-il répondu.En 2005, peu avant le 25e anniversaire de la compagnie - épisode au cours duquel tous les employés administratifs de LA LA LA Human Steps ont été congédiés sans explication -, François Colbert aurait refusé d'obtempérer à la demande d'Édouard Lock de cacher ses droits d'auteur des rapports financiers remis aux conseils des arts.« On m'a dit : \" Édouard prend 1500$ par représentation en droits d'auteur\", alors qu'il touchait un salaire d'environ 100 000$.On prévoyait faire 70 représentations, vous imaginez?\"Bon, je veux bien, ai-je dit, mais pourquoi ça n'apparaît pas dans le rapport?\" \"Il veut qu'on le cache dans les frais de la tournée, il ne veut pas que les conseils des arts le voient, parce que ça lui ferait un salaire supérieur à 200 000$, alors qu'on traîne déjà une dette de 500 000$.\" Là, j'ai dit non», a affirmé le professeur à HEC Montréal, qui a démissionné sur-le-champ.Questionné par La Presse pour savoir s'il avait déjà demandé à la direction ou au conseil d'administration de LA LA LA Human Steps de cacher ses droits d'auteur des rapports financiers, Édouard Lock a répondu: « Bonne question, je ne me rappelle pas [.], mais je ne pense pas.» FINANCEMENT PUBLIC OBTENU DE 2006 À 2014 Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ)\t \t 2007\t964 495$ \t 2009\t673 631 $ \t 2011\t576131$ \t 2013\t599 500$ \t Conseil des arts du Canada\t \t 2007\t365 000$ \t 2009\t343800$ \t 2011\t491 000$ \t 2013\t60 000$ \t Conseil des arts de Montréal\t \t 2007\t75 000$ \t 2009\t87000$ \t 2011\t75 000$ \t 2013\t75 000$ \t PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE Edouard Lock et l\u2019égérie de La La La Human Steps, Louise Lecavalier, ont enflammé le monde de la danse par des chorégraphies audacieuses, d\u2019une rapidité et d\u2019une précision inouïes.às*ssr - «LES DANSEURS, C\u2019EST LE FUTUR DE LA DANSE» Edouard Lock aimait ses danseurs plus que tout.Il les traitait aux petits oignons.Or, certaines sources croient que LA LA LA Human Steps aurait pu se donner une marge de manœuvre financière en ajustant leurs conditions de travail au budget réel de la compagnie.Mais pour Lock et d\u2019anciens collègues, les danseurs formaient l\u2019âme de la compagnie.C\u2019est pourquoi le chorégraphe tenait à bien les traiter.«Au début [de la compagnie], les danseurs étaient peu payés, mais, avec le temps et le succès que nous avons eu, je me suis rappelé ce qu\u2019ils avaient fait.Avoir de bons salaires pour les danseurs, c\u2019est assurer le futur de la danse.Si les danseurs sont des travailleurs culturels qui ne sont pas payés correctement et que tu finances une partie de ton déficit avec leurs sacrifices, tu compromets [le milieu de] la danse», a affirmé Edouard Lock à La Presse.\u2014 Hugo Pilon-Larose A16 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Quand TVA se prend pour Radio-Canada HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR TVA Kent Nagano et l\u2019OSM étaient au Banquier, dimanche.C?était le monde à l'envers dans nos téléviseurs, dimanche soir.À TVA, Le banquier a décollé avec du Béla Bartok et les 90 minutes suivantes ont été consacrées à l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM), qui célèbre ses 80 ans, et son maestro Kent Nagano.À Radio-Canada, l'animateur-vedette de LCN, Denis Lévesque, discutait avec Guy A.Lepage et Dany Turcotte du disque Sous mes pas qu'il vient de lancer.Et, non, Denis Lévesque n'a pas été relégué à la toute fin de Tout le monde en parle.L'intervieweur de LCN/ TVA est passé en premier sur le plateau et les deux animateurs, malgré quelques remarques acerbes à propos de ses entrevues parfois loufoques, ne l'ont pas passé dans le tordeur.De la musique classique au Banquier et Denis Lévesque qui éteint les lumières du studio de la SRC en claquant des doigts, la permutation (temporaire) de vocation des deux émissions canons avait de quoi faire sourire.Surtout pendant la soirée la plus impitoyable dans la guerre des cotes d'écoute.Pour les amateurs de chiffres, sachez que Le banquier a attiré 1 251 000 curieux, contre 1 340 000 pour Tout le monde en parle.La grand-messe de Radio-Canada a donc battu le grand jeu de TVA.Il faut toutefois souligner l'audace de Stéphane Laporte et Julie Snyder, qui ont offert à leurs fidèles une émission à théma- tique beaucoup plus pointue que d'habitude.Pour les cotes d'écoute, une Dominique Michel est bien plus payante qu'un altiste ou un flûtiste de l'OSM.Il reste que ce Banquier a permis à la musique classique de se faufiler dans des centaines de milliers de chaumières, en heure de très grande écoute.Un bel exercice de démocratisation.Dimanche, TVA retourne au programme habituel avec les populaires costumes d'Halloween.Parlant de Julie Snyder, la démone a accordé deux entrevues sans faux-fuyant vendredi à propos de sa perte de poids et de son état de santé.Le matin, chez Catherine Perrin au 95,1 FM.Le soir, à Ça finit bien la semaine sur TVA.La course à la direction du PQ l'a vidée de son énergie.Au point où son médecin l'a presque forcée à l'arrêt de travail.Offre refusée, a tranché l'animatrice et productrice.«Je vais me refaire une santé quand la diffusion du Banquier sera terminée », a confié Julie Snyder au micro de Catherine Perrin.Inutile d'écrire sur la page Facebook de Julie qu'elle est « maigre, maigre, maigre », pour reprendre ses propres mots.Elle le sait.Et elle s'affaire présentement à se sentir mieux.Du côté de Tout le monde en parle, qui a entamé sa 12e saison en septembre, l'émission a encore démontré sa pertinence avec son mélange d'humour, de confidences touchantes et de sujets percutants.Tout de suite après Denis Lévesque, Seal, superstar britannique, a été aussi sympathique que généreux.Quel plaisir de voir un artiste international pas blasé une seconde de revisiter ses plus grands succès comme Crazy, Kiss from a Rose ou Prayer for the Dying et qui les chante avec un bonheur évident.Ça nous change des airs bêtes qui refusent d'interpréter leurs plus gros tubes sous prétexte qu'ils sont écœurés de les entendre.Désolé, mais les fans, eux, ils les adorent, ces chansons-là.Les deux activistes Melissa Mollen Dupuis et Michèle Audette ont été bouleversantes à propos de leurs consœurs autochtones disparues ou agressées.Gros coup de chapeau, par ailleurs, à la journaliste Josée Dupuis de l'émission Enquête qui a assemblé ce reportage-choc - vu par 632 000 personnes - sur des policiers de la SQ à Val-d'Or qui ont maltraité des femmes autochtones pendant plusieurs années.Le document est toujours disponible sur le site web de Radio-Canada.C'est à voir, absolument.À Vol 920, suivi par 590 000 irréductibles, un évènement hautement improbable s'est aussi produit: la réconciliation entre les deux ennemis jurés de la téléréalité, Carl et Marc-André.Le triangle amoureux entre Marie-Christine (une de mes préférées), Mélo et Gabriel a généré de nouvelles tensions, comme dans les belles saisons d'Occupation double.Des prédictions, maintenant?Le grano Raphaël, la hippie Marie-Ève, l'intense Virginie (très drôle elle aussi) et l'intello Ariane pourraient partir bientôt.J'aime de plus en plus la policière Mélanie, très discrète au début, de plus en plus importante dans les dernières destinations.C'est pratiquement contre l'ADN de TVA, qui fonctionne à l'intérieur de son propre écosystème, mais tous les épisodes de Vol 920 sont maintenant disponibles sur YouTube ainsi que sur le site web de l'émission.Bienvenue en 2015, TVA! a Pour joindre notre chroniqueur: hdumas@lapresse.ca De la musique classique au «Banquier» et Denis Lévesque qui éteint les lumières du studio de la SRC en claquant des doigts, la permutation (temporaire) de vocation des deux émissions canons avait de quoi faire sourire.Et si Bond était « bicurieux » ?LHalloween à l\u2019OSM MARC CASSIVI L r- .CHRONIQUE Il y a, d'un côté, les conservateurs, et de l'autre, les progressistes.Je ne parle pas de politique, mais de cinéma.En particulier d'un personnage mythique, incarnation pour plusieurs de l'homme viril archétypal.On l'appelle Bond, James pour les intimes.Hier soir à Londres avait lieu la première de Spectre, 24e long métrage « officiel » de la série mettant en scène le célèbre agent 007, réalisé de nouveau par le cinéaste britannique Sam Mendes.Et comme il est désormais de rigueur lorsqu'un nouveau James Bond prend l'affiche (dans 10 jours chez nous), on s'interroge sur l'identité du prochain acteur à incarner le suave séducteur.Daniel Craig, dont le choix fut contesté en son temps en raison de ses cheveux blonds (!), a redynamisé la « franchise » en y insufflant une bonne dose de muscles, de testostérone et de sex-appeal.Il devrait être de l'épisode 25, mais montre quelques signes de fatigue à incarner le macho impénitent le plus célèbre du cinéma.De quel bois devrait se chauffer le prochain James Bond?Les avis sont partagés.D'un côté, les conservateurs donc, et de l'autre, les progressistes.Les premiers estiment que Bond devrait rester fidèle à ses habitudes : consommer des femmes comme des amuse-gueule, conduire des voitures de luxe - de préférence des Aston Martin - et ne boire que des martinis préparés selon la recette originale de Casino Royale (gin, vodka, vermouth et zeste de citron), « au shaker, jamais à la cuiller ».Les seconds trouvent au contraire que le personnage devrait pouvoir évoluer au gré des désirs des scénaristes, des usages de la société et être interprété librement, quitte à dénaturer l'idée que s'en faisait d'emblée son créateur Ian Fleming.Depuis que Daniel Craig a laissé entendre qu'une décennie dans le smoking de James Bond lui suffirait, plusieurs noms circulent afin de lui succéder.À commencer par celui d'Idriss Elba, pressenti par l'exdirigeante du studio Sony, Amy Pascal (selon ce que révélait l'un de ses courriels piratés l'an dernier).Certains se sont opposés vivement à ce que l'acteur des séries Luther et The Wire puisse incarner James Bond.Au premier chef, Roger Moore, tête d'affiche de sept films de la série (à l'instar de Sean Connery avant lui), qui a laissé entendre qu'un acteur noir ne pourrait jamais jouer Bond.Moore en a rajouté une couche le week-end dernier, en déclarant que selon lui, 007 ne pourrait davantage être interprété par une femme ou devenir un personnage homosexuel, comme l'ont suggéré certains après Skyfall, le précédent Bond, dans lequel planait une certaine ambiguïté sur le passé de l'agent, aux prises avec un tortionnaire jouant à fond la carte de l'intimidation sexuelle (Javier Bardem).De quel bois devrait se chauffer le prochain James Bond ?Bond, «bicurieux» ?Pure hérésie, selon Roger Moore.« Ce ne serait plus James Bond pour la bonne et simple raison que ce n'est pas ce qu'a écrit Ian Fleming dans ses romans, a-t-il confié dimanche au Daily Mail de Londres.Ce n'est pas une question d'être homophobe ou raciste, c'est simplement une question de fidélité envers le personnage d'origine.» À sa décharge, Roger Moore, 88 ans, est conséquent dans sa vision conservatrice du personnage.Non seulement est-il inconcevable pour lui que Bond soit gai, une femme ou un Noir, mais il n'est pas plus acceptable qu'il soit écossais, australien, gallois ou irlandais (l'origine de tous les autres interprètes de 007, à l'exception de Daniel Craig).« Bond devrait être anglais-anglais», selon l'acteur de For Your Eyes Only et d'Octopussy.Ian Fleming est mort il y a plus de 50 ans, après avoir écrit 11 romans autour du personnage de James Bond.Roger Moore a-t-il raison d'exiger que les scénaristes qui ont pris le relais au cinéma en s'inspirant de son œuvre respectent à la lettre le personnage qu'il a créé?Cela me semble un raisonnement pour le moins étriqué.Il est d'autant plus ironique que parmi les multiples incarnations de James Bond au grand écran, la moins fidèle à l'esprit des romans d'Ian Fleming reste celle de Roger Moore.«Son» Bond était peut-être un Anglais blanc hétéro aux cheveux bruns, il était aussi bien plus fantasque et bouffon que le sombre héros (et alter ego) imaginé par l'ancien journaliste et officier de la marine britannique.Je feuilletais hier L'encyclopédie James Bond de John Cork et Collin Stutz, qui a atterri sur mon bureau il y a quelques jours.Des dizaines de pages illustrées d'anecdotes sur des personnages de toutes sortes, des fameuses Bond Girls aux « méchants» de toutes les origines.Le feuilleton James Bond, le plus ancien du cinéma, a une histoire bien riche.Ce n'est pas une raison pour ne pas bousculer les traditions.Je ne prétends pas qu'il faille se soumettre aux diktats du politiquement correct en faisant nécessairement de James Bond une femme, un gai ou un Noir.(Ni du reste autre chose que le nationaliste sexiste et anticommuniste qu'il a toujours été.) Mais pourquoi ne serait-ce pas envisageable ?L'avantage de la fiction, c'est qu'elle permet bien des libertés, du moment que les spectateurs adhèrent à ses conventions.Bob Dylan a bien été incarné par une femme (Cate Blanchett) dans I'm Not There de Todd Haynes.La plupart des aventures (même amoureuses) de James Bond sont distinctes les unes des autres.Il n'y a pas de fil ininterrompu dans l'existence de ce personnage, qui a le même âge depuis plus de 50 ans et a connu un nombre incalculable de maîtresses.Ce dandy flegmatique, incarnation du mâle alpha sophistiqué, est un séducteur-né.Pourquoi des hommes n'auraient-ils pas eux aussi succombé à ses charmes ?Pourquoi pas un Bond gai (comme l'a déjà évoqué Pierce Brosnan), sinon un Bond bisexuel ?« Tout est possible.On peut faire ce qu'on veut du moment que cela reste crédible et que ça fonctionne dans l'histoire», croit Daniel Craig.Il a bien raison.Il y a plusieurs façons d'apprécier un martini.Même quand on s'appelle Bond.CLAUDE GINGRAS EN CLASSIQUE Kent Nagano et l'Orchestre Symphonique de Montréal soulignent la fête de l'Hal-loween avec trois concerts à la Maison symphonique : jeudi, 10h30 et 19h, et vendredi, 21 h.Le programme, presque le même à chaque concert, comprendra des pièces de circonstance comme la Danse macabre de Saint-Saëns, Une Nuit sur le mont Chauve de Moussorgsky, L'Apprenti sorcier de Dukas et La Sorcière de midi de Dvorak.Aux deux concerts du soir s'ajouteront des extraits musicaux des films Psycho et Jaws et la participation du chanteur Marc Hervieux.Une fête populaire avec disc-jockey suivra le concert de vendredi soir, au Salon urbain.Schiff demain En attendant, et toujours à la Maison symphonique, l'OSM, en collaboration avec Pro Musica, présente le pianiste hongrois Andras Schiff demain, 20 h, dans quatre sonates: K.570 de Mozart, op.110 de Beethoven, Hob.XVI: 51 de Haydn etD.959 de Schubert.À 19h: causerie préconcert de Georges Nicholson.Richard-Hamelin deux fois Charles Richard-Hamelin, 2e prix au récent Concours Chopin de Varsovie, se fera entendre deux fois ici cette semaine.Jeudi, 20 h, Pollack Hall de McGill, avec l'Orchestre de l'Agora, dir.Nicolas Ellis, il reprendra son 2e Concerto de Chopin joué à Varsovie.Au même programme: 4e Symphonie de Mendelssohn.Vendredi, 18 h 30, salle Bourgie, le pianiste jouera des œuvres de Rodolphe et André Mathieu (le père et le fils) avec ses collègues du Trio Hochelaga et d'autres musiciens.D\u2019autres pianistes Alexander Melnikov et l'Ensemble Variances, de France, présentent un programme axé sur Scriabine et le centenaire de sa mort jeudi, 19 h 30, salle Bourgie.Par ailleurs, deux pianistes d'ici sont annoncés à la Chapelle historique du Bon-Pasteur: Jean-Philippe Sylvestre dans Bach, Balakirev et jazz jeudi, 19 h 30, David Jalbert dans Satie, Poulenc et Stravinsky dimanche, 15 h.Dimanche à l\u2019église Dans le cadre du 150e anniversaire du Gesù, un concert réunira dimanche, 15 h, le Chœur féminin de l'église et l'ensemble vocal masculin Ganymède, dirigés par Patricia Abbott, l'organiste titulaire François Zeitouni et les chanteurs Pierre-Étienne Bergeron et Pascale Beaudin.Au programme: pièces pour orgue des Montréalais Raymond Daveluy, Arthur Letondal et Conrad Letendre, et Requiem de Fauré.Dimanche également, 15 h30, à l'Oratoire Saint-Joseph, le quatuor vocal masculin Quartom chante Janequin, Poulenc et Brahms, et Christophe Mantoux, organiste à Saint-Séverin de Paris, joue la Suite op.5 de Duruflé.Écran géant, entrée libre.Deux Beethoven Louis Lavigueur dirige l'Orchestre symphonique du Conservatoire dans la 7e Symphonie de Beethoven au Conservatoire même samedi, 12 h.De Beethoven encore, Jacques Lacombe et l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières donnent la célèbre 9e Symphonie, avec chœur et voix solistes, dimanche, 14 h 30, salle Thompson.Au même programme : 3e Concerto de Bartok avec Antoine Rivard-Landry, pianiste de 19 ans.Mort d\u2019Antoine Bouchard Figure bien connue du monde québécois de l'orgue, l'abbé Antoine Bouchard est décédé mercredi à 83 ans.Il donna des récitals ici et à l'étranger, signa quelques enregistrements, enseigna à Laval et écrivit beaucoup sur l'orgue.Le Forum du NEM Les compositeurs de 30 ans et moins ont jusqu'à samedi pour s'inscrire au prochain Forum du NEM, qui aura lieu en novembre 2016.L'adresse: forum2016@lenem.ca."]
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