La presse, 3 novembre 2015, Cahier A
[" Montréal mardi 3 novembre 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 132® année No 013 32 pages,3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées FRANÇOIS CARDINAL CETTE BANLIEUE QUI SE RÉINVENTE Qu\u2019ont fait les maires Marc Demers à Laval et Caroline St-Hilaire à Longueuil?Bilan de mi-mandat.PAGE A3 LA PRESSE CORRUPTION ET FRAUDE FISCALE UNE ENQUÊTE MAJEURE TAILLÉE EN PIÈCES La cour déclare inadmissible la preuve recueillie par l\u2019Agence du revenu du Canada ayant mené au dépôt de 1000 chefs d\u2019accusation contre d\u2019ex-fonctionnaires et des entrepreneurs tels que Tony Accurso.PAGE A2 ¦fi PB! !ll|[||||[||||f|[|IIJII[|||||||JI!lllj|J I I U ?.\tu;- t \u2018imüihh pu*;,; uüü EXCLUSIF NOUVEAU CHUM Près de 100 lits de différentes spécialités seront répartis dans les hôpitaux de la banlieue après l\u2019ouverture du nouveau Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal prévue l\u2019automne prochain, a appris La Presse.Des médecins craignent que certains établ ne soient pas en mesure d\u2019accueillir ce flux de patients additionnels.PAGE A5 : P' : r.\tüpiiü\t ¦, |\t- 4 '-IfcIL l' l\t¦ MïïNaH wi»*it-.cn5\t \t1\t PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE ILLUSTRATION FOURNIE PAR LE FMA MARC CASSIVI LE CLOWN DÉCAPITÉ L\u2019affiche du Festival du monde arabe est volontairement ¦- provocatrice.Mais une caricature qui nécessite une note explicative suivie ^ d\u2019une précision de 2000 mots n\u2019est pas claire, écrit notre chroniqueur.ARTS PAGE A17 www A-T-ON PEUR DES JUGES MÉCHANTS?ARTS PAGE A17 AGNÈSGRUDA LE MYSTÈRE DU VOL KG L9268 PAGE A13 STÉPHANIE GRAMMOND GROSSE PRESSION SUR LE ROI DU TIME-SHARING AFFAIRES PHOTO ERICPICKERSGILL LA VIE SANS ECRAN Le photographe américain Eric Pickersgill a voulu illustrer la dépendance aux écrans en les « effaçant » du quotidien.Entretien.PAGE A10 MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Même s\u2019il pourrait nous en vouloir, l\u2019été indien est quand même là pour nous réchauffer.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621 924987651 join Parrsella V-aar\u201d*' ¦«SS-ï1, Au cœur du pouvoir MES ANNÉES AVEC ROBERT BOURASSA, CLAUDE RYAN, DANIEL JOHNSON ET JEAN CHAREST Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub Un livre de John Parisella 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS FRAUDE FISCALE ET CORRUPTION Une preuve illégale menace une importante enquête pt PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE La cour déclare inadmissible la preuve utilisée pour déposer plus de 1000 chefs d\u2019accusation contre d\u2019ex-fonctionnaires fédéraux et des entrepreneurs tels que Tony Accurso (notre photo).VINCENT LAROUCHE Trois semaines après la débandade du procès SharQc, une autre enquête majeure est taillée en pièces, cette fois en matière de corruption et fraude fiscale.La cour déclare inadmissible la preuve utilisée pour déposer plus de 1000 chefs d'accusation contre d'ex-fonctionnaires fédéraux et des entrepreneurs tels que Tony Accurso.Pour l'instant, la décision rendue vendredi par la juge Dominique Larochelle concerne uniquement le dossier de quatre des nombreuses personnes accusées dans la foulée du «Projet Legaux », une enquête de l'Agence du revenu du Canada (ARC).M.Accurso n'est pas du nombre.Mais il est déjà presque certain que tous les autres accusés feront valoir les mêmes arguments afin que la preuve soit rejetée dans le cadre de leur propre procès.L'affaire devrait donc faire boule de neige.Nombreuses ramifications Le Projet Legaux était en quelque sorte la mère de toutes les enquêtes à l'ARC, tant il a engendré de ramifications.Il portait sur des soupçons de corruption interne au fisc et sur des stratagèmes d'évasion fiscale dont tiraient profit des entrepreneurs en construction.D'autres agences gouvernementales comme la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Revenu Québec ont ensuite repris le flambeau et lancé leurs propres enquêtes sur la base des découvertes du Projet Legaux.Voici un aperçu des poursuites qui en ont découlé (plusieurs n'ont pas encore été jugées) : >\tFévrier 2014: Sept personnes sont arrêtées par la GRC et accusées d'avoir empoché des pots-de-vin ou des commissions sur des crédits d'impôt obtenus frauduleusement.>\tJuin 2013: L'une des grosses procédures judiciaires de l'histoire de Revenu Québec.Dépôt de 928 chefs d'accusation, principalement contre Tony Accurso et ses entreprises, avec demande de peines d'emprisonnement et d'amendes de plus de 8,5 millions.>\tMai 2013: Deux ex-vérificateurs de l'ARC sont arrêtés par la GRC et accusés de corruption.>\tFévrier 2013: Dépôt par Revenu Québec de 97 chefs d'accusation contre les entreprises BT Céramique, Entretien Torrelli et leurs administrateurs.>\tAoût 2012: Cinq personnes sont arrêtées par la GRC et accusées, dont Tony Accurso et le dirigeant de BT Céramique, Francesco Bruno, pour un stratagème de fausses factures.>\tFévrier 2011: Francesco Bruno, de BT Céramique, s'entend avec l'ARC et plaide coupable à une série d'infractions sommaires fiscales.>\tDécembre 2010: Simard Beaudry et Louisbourg, deux entreprises de Tony Accurso, se reconnaissent coupables d'infractions fiscales et sont condamnés à payer 8,2 millions.Des droits bafoués Or, selon la juge Dominique Larochelle, l'enquête initiale de l'ARC a été entachée par une violation grave des droits des personnes visées.Le fisc fédéral aurait utilisé le prétexte d'une vérification fiscale pour alimenter en douce une enquête pénale.La Cour suprême a déjà souligné combien la distinction entre «enquête» et «vérification» est importante.Car lorsque le fisc vient vérifier les finances d'un Canadien pour s'assurer qu'il paie sa juste part d'impôt, la loi l'autorise à mettre son nez dans le moindre document jugé pertinent et à poser les questions les plus pointues.Le citoyen est obligé de se plier au bon vouloir du vérificateur.Un avis de cotisation lui est envoyé s'il est déterminé qu'il doit de l'argent, et l'affaire s'arrête là.Si les enquêteurs de l'ARC lancent une enquête qui peut mener à des accusations pénales, alors le Canadien retrouve son droit au silence, son droit à l'avocat, et une foule de protections garanties par la Charte des droits.Les deux procédures doivent donc être parfaitement étanches.L'avocat de Francesco Bruno, qui a plaidé l'illégalité de la manœuvre dans ce dossier, est lui-même un ancien procureur de la Couronne.«On veut tous la justice.Mais lorsqu'on part à la recherche de la justice et qu'on est prêts à enfreindre les lois pour y arriver, il y a un problème», a déclaré hier MeChristopher Mostovac.« Il y a trop de gens compétents et professionnels pour attaquer l'Agence du revenu du Canada en tant que telle.Mais il y a des employés, au niveau de la gestion, qui ont posé des gestes répréhensibles.Ce qui a été fait là-dedans, c'est totalement inacceptable.C'est le genre de geste qu'on ne voudrait jamais voir de la part d'un serviteur public», a-t-il déploré.Revenu Québec, qui était allé saisir les éléments de preuve directement chez son vis-à-vis fédéral pour se retrouver avec une preuve viciée en main, a pris acte du jugement hier.« La Cour du Québec a conclu que l'ARC a contrevenu aux droits constitutionnels des défendeurs, mais il est essentiel de préciser qu'aucun reproche n'est fait à l'égard de Revenu Québec.Nous allons analyser cette décision et ses conséquences, puis prendre les actions qui s'imposent dans l'intérêt des contribuables», a déclaré le porte-parole Stéphane Dion.Impossible de dire pour l'instant si la décision sera portée en appel.L'Agence du revenu du Canada n'était pas en mesure de commenter l'affaire hier.Me Louis Belleau, qui représente Tony Accurso dans le cadre des accusations criminelles découlant de cette affaire, avait bien hâte de lire le jugement dans son ensemble hier.Son client est toujours en attente de procès.« Il est évident que nous allons devoir analyser les impacts du jugement sur nos dossiers», a-t-il simplement dit.À la défense de sa mère, qui a tenté de la tuer «Je serais dévastée si elle était envoyée en prison», plaide la victime devant le juge PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE À l\u2019époque du drame, la police de Montréal avait évoqué la thèse du «crime d\u2019honneur» pour expliquer que Johra Kaleki (à droite) avait poignardé à plusieurs reprises sa fille qui était sortie dans des bars deux soirs de suite.cart; MONTRÉAL \u2022 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 465 1 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM CLÉ DE CARTIER Nouvelle Collection CHÂTEAU D\u2019IVOIRE CAROLINE TOUZIN Alors que sa mère a tenté de la tuer il y a cinq ans parce qu'elle faisait « honte » à la famille, Bahar - qui avait 19 ans au moment de l'agression - est aujourd'hui assise aux côtés de l'accusée devant le tribunal.Leur relation est même « meilleure que jamais », a affirmé la jeune femme de 25 ans, hier, au palais de justice de Montréal.La victime a livré hier un vibrant témoignage pour tenter d'éviter la prison à sa mère, Johra Kaleki, au moment des plaidoiries sur la peine.Mère et fille vivent d'ailleurs toujours sous le même toit à Dorval.À l'époque du drame, la police de Montréal avait évoqué la thèse du «crime d'honneur».Au terme de son procès, en mars dernier, Mme Kaleki, 43 ans, a été reconnue coupable d'avoir tenté de tuer sa fille aînée.La mère de famille d'origine afghane a poignardé sa fille de 19 ans après que celle-ci eut découché pour la première fois, en juin 2010.« Je serais complètement dévastée si elle était envoyée en prison», a insisté Bahar, qui travaille aujourd'hui comme éducatrice spécialisée dans un hôpital montréalais.Malgré le fait que sa mère l'a poignardée à plusieurs reprises pour ensuite la décrire à la police comme une « pute» qui faisait « honte » à sa famille, Bahar jure qu'elle n'a « aucune séquelle » psychologique de l'agression.Au procès, la défense - qui se base sur le rapport de la psychiatre Dominique Bourget - avait plaidé la folie passagère, mais cela avait été rejeté par le juge Yves Paradis.Encore aujourd'hui, le mari de l'accusée, Ebrahim Ebrahimi, insiste sur le fait que sa femme n'est pas dangereuse.Sa femme n'était pas elle-même ce jour-là, a-t-il martelé hier, implorant le juge à son tour de ne pas lui imposer une peine de prison.Le père de famille affirme qu'il n'a pas hésité à envoyer sa femme voir une psychiatre - au coût de 20 000$, a-t-il précisé - pour comprendre la raison pour laquelle elle s'en est prise à leur fille ce jour-là.« Je vais me poser la question toute ma vie», dit celui qui est marié avec Mme Kaleki depuis 25 ans.Poignardée avec un couperet Le 13 juin 2010, Bahar a défié les règles de la maison en sortant dans les bars pour la première fois de sa vie, deux soirs de suite, lors de la fin de semaine du Grand Prix.Le dimanche matin, soit le 13 juin, elle est revenue à l'aube.Le père a sermonné sa fille, puis la mère a demandé à son mari de la laisser seule avec elle, disant qu'elle allait s'en occuper.«Si le mari n\u2019était pas intervenu, Johra Kaleki serait devant vous pour un meurtre prémédité.» \u2014 Me Anne Gauvin, procureure de la Couronne Mme Kaleki a dit à sa fille qu'elle l'aimait, puis elle lui a demandé de s'étendre sur le canapé, sur le ventre, les bras en croix, car elle allait lui faire un massage.Bahar s'est exécutée.La mère l'a plutôt poignardée plusieurs fois avec un couperet en lui disant qu'elle ne méritait pas « cette vie ».Alerté par les cris, le mari est intervenu et s'est jeté sur sa femme pour la maîtriser, non sans difficulté, alors qu'elle tentait d'étrangler sa fille.« Si le mari n'était pas intervenu, Johra Kaleki serait devant vous pour un meurtre prémédité», a souligné au magistrat la procureure de la Couronne, Me Anne Gauvin, qui réclame 10 ans de prison.Bahar a été blessée à la tête, au cou, aux épaules et aux doigts.M.Ebrahimi et sa femme ont quitté l'Afghanistan pour venir s'établir à Montréal et y élever leurs quatre filles.« On vivait dans une société où des crimes d'honneur étaient commis, a-t-il expliqué, niant du même coup la thèse de la police.Si on est venu ici, c'est justement car on voulait cette liberté, ce droit pour nos filles d'étudier et de s'exprimer librement.» La «meilleure» mère Une amie de la famille est aussi venue témoigner en faveur de Mme Kaleki.L'accusée gardait souvent son fils avant le crime et elle continue de le faire malgré le récent verdict de culpabilité.« C'est la meilleure mère que je connaisse », a dit cette amie.« Ce n'est pas dans l'intérêt de la société d'envoyer Mme Kaleki en prison», a plaidé, pour sa part, l'avocate de l'accusée, Me Isabel Schurman.La défense a suggéré un sursis et une peine reportée assortie de conditions comme des travaux communautaires, laissant le tout à la discrétion du juge.La défense a insisté sur le fait que l'accusée avait un « état mental altéré» au moment du crime.Une affirmation qui a fait bondir la poursuite, puisque le juge avait déjà rejeté la défense de « non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux».Plusieurs autres facteurs jouent en faveur d'une peine clémente, toujours selon la défense: le fait que la victime a pardonné à sa mère, que cette dernière est le pilier de la famille, qu'elle n'a pas d'antécédent judiciaire et qu'elle a respecté toutes ses conditions de liberté provisoire au cours des cinq dernières années.Le juge Paradis rendra son verdict sur la peine le 23 février prochain.SOMMAIRE Amusez-vous !\tSPORTS 8\tAvis et encans\tAFFAIRES 4\tMonde\tA12 etA13 Arts\tA16\tDébats\tA14 et A15\tPetites annonces\tSPORTS 6 Astrologie du jour\tSPORTS 7\tDécès\tSPORTS 7\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Ciel variable, maximum 14, minimum 5.SPORTS 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim BILAN DE MI-MANDAT CETTE BANLIEUE QUI SE RÉINVENTE FRANÇOIS CARDINAL CHRONIQUE Longueuil et Laval sont en pleine transformation.Qu\u2019ont fait Caroline St-Hilaire et Marc Demers au cours des deux dernières années ?François Cardinal a profité de la mi-mandat pour inviter les deux maires à expliquer l\u2019évolution de leur ville à partir d\u2019un endroit qui traduit bien, à leurs yeux, ce qu\u2019ils cherchent à faire.\" -/ La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Le maire de Laval, Marc Demers PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Longueuil s\u2019urbanise Laval s\u2019organise Alors que je marche sur l'esplanade de la place Charles-Lemoyne avec la mairesse de Longueuil, un hipster nous croise, avec sa barbe, sa chemise de chasse et son longboard.Il roule lentement entre les étudiants assis à gauche et à droite, puis il file vers la rue Saint-Charles.Caroline St-Hilaire me regarde et sourit.La scène semble arrangée avec le gars des vues, ou plutôt des relations publiques.Quand j'ai demandé à la mairesse de choisir un lieu qui résumait à ses yeux la première moitié de son mandat, elle a choisi l'esplanade située devant la station de métro.Pour me montrer le nouveau visage de Longueuil, justement, qui n'est plus cette ville de banlieue terne et pauvre, victime du tout à l'auto, dont l'attrait principal était le bas niveau de loyers.« Cette esplanade est un symbole fort qui montre notre nouvelle façon de faire, explique Mme Saint-Hilaire.On développe, mais de façon intelligente, en densifiant, avec l'intention d'attirer les jeunes familles.» Vrai que le changement saute aux yeux.Il y a deux ans encore, l'esplanade n'était qu'un débarcadère où s'immobilisaient des voitures avec le moteur qui tourne à vide.Aujourd'hui, grâce à la venue de l'Université de Sherbrooke notamment, c'est une place publique entourée d'un nombre grandissant de tours d'habitation, à laquelle on a greffé une piste cyclable et des vélos en libre-service.Des tours s'ajouteront sur l'édicule du métro, puis un complexe culturel sera construit l'autre bord de la rue Saint-Charles.L'idée est de faire ici un TOD en bon français, un transit oriented development, c'est-à-dire un secteur que l'on densifie autour d'un important pôle de transports en commun.Ce n'est pas encore un endroit très charmant, à mes yeux, car le lieu est enclavé, entouré de larges rues qui le rendent peu attrayant à pied.Mais c'est une nette amélioration par rapport à ce qui s'y trouvait, c'est certain.«Mon premier mandat a servi à faire le ménage de l'administration, à changer les directeurs de services notamment.Le deuxième, il sert à faire des choses, comme cette esplanade.À densifier la ville, à développer une autre mobilité que l'auto.» Mais ça, c'est quand les événements lui permettent de garder les yeux sur ses priorités.Car l'année 2015 n'a pas été de tout repos pour la mairesse St-Hilaire.Il y a eu l'affaire Joël Legendre, qui a jeté un éclairage cru sur la fréquentation douteuse du parc Marie-Victorin, laissé sans grand entretien depuis des années.Il y a eu cette passerelle arrachée par un camion de déneigement, qui a rompu le lien piéton qui enjambait la 132, dont le chantier n'a pas encore été relancé.Il y a eu la fuite de diesel dans une station de pompage d'eau brute.Une crise pour laquelle la mairesse a « manqué le bateau », selon le chef de l'opposition, Robert Myles.« Ç'a été un fiasco, elle n'a vraiment pas agi assez rapidement.» Et il y a eu la mort de Jenique Dalcourt sur une piste multifonctionnelle, toujours non résolue un an plus tard.« On développe, mais de façon intelligente, en densifiant, avec l\u2019intention d\u2019attirer les jeunes familles.» \u2014 Caroline St-Hilaire Autant de « crises » qui ont obligé la mairesse à mettre ses énergies ailleurs que dans ses priorités.Des crises auxquelles elle a répondu avec plus ou moins de succès.La crise de l'eau a montré de grandes failles dans le niveau de réponse de la municipalité, beaucoup trop lent.Alors que le meurtre de Jenique Dalcourt a rapidement été suivi de consultations et d'actions qui ont permis de renforcer la sécurité des citoyens.« Cette histoire a rappelé que Longueuil est une grande ville qui n'est pas à l'abri de ce genre de meurtres.Mais en même temps, elle a permis aux citoyens de s'exprimer sur la sécurité, ce qui est bien plus important que le niveau des taxes, avouons-le.» De l'avis de la mairesse, toutes ces histoires, tous les changements administratifs, toutes les nouvelles mesures urbanistiques des dernières années montrent que Longueuil s'urbanise, qu'elle se diversifie, qu'«elle est passée à un autre niveau».« On est loin de la petite ville de Jacques-Cartier.Longueuil n'est plus une ville où les gens vont parce qu'ils ne sont pas capables de se payer un loyer à Montréal.Longueuil est de plus en plus un milieu de vie où se développe un sentiment d'appartenance.La fierté change, tranquillement.» J?avoue que le choix du lieu m'a laissé perplexe.Marc Demers m'a donné rendez-vous dans la salle 6255 du pavillon de l'Université de Montréal à Laval.Une salle anonyme, plutôt banale, sans âme.Je me suis demandé si c'est vraiment comme ça qu'il voit la première moitié de son mandat.Erreur.Ce que le maire Demers voulait me montrer, finalement, c'était la vue en contrebas.Une vue qui montre comment évolue Laval, avec sa future Place Bell et son amphithéâtre en construction de 12 000 sièges, ses condos et bureaux en chantier, son secteur commercial en expansion.« C'est un secteur propice au développement, je dirais même idéal, avec la station de métro Montmorency, la salle André-Mathieu, le pavillon universitaire, le cégep, l'école secondaire.C'est le modèle du nouveau Laval.» Ce que le maire souhaite faire ici, c'est un TOD, un transit oriented development comme à Longueuil.Il souhaite en faire le centre de Laval.Il souhaite ainsi, morceau par morceau, mettre fin au développement anarchique de la ville des dernières décennies.Un désordre que le maire Demers a vu s'installer, sur le terrain, en tant que policier.« J'ai fait de la patrouille pendant 30 ans.Je me souviens qu'en 1971, il n'y avait encore aucun restaurant sur le boulevard Saint-Martin.Il y avait des champs.Les terres étaient en culture.Le Centre Laval n'existait même pas.» Puis il y a eu le développement que l'on sait durant des années.Puis il y a eu les mandats de Gilles Vaillancourt, qui se sont étirés de 1989 à 2012.« Laval s'est développé au gré des initiatives des promoteurs, explique Marc Demers.Il n'y a jamais eu de plan de développement d'ensemble.Nous voulons changer ça.Nous voulons mettre fin au désordre qui a caractérisé Laval trop longtemps.» Et ce désordre, avant d'être urbanistique, il est administratif et politique.Un désordre qui a rongé jusqu'au fondement même de la troisième ville en importance du Québec.« Nous refaisons la fondation de la ville.C'est ce qui va nous survivre.Nous avons reconfiguré la haute direction.Nous avons mis sur pied le Bureau d'intégrité et d'éthique de Laval.Nous avons augmenté les budgets de la vérificatrice générale et de l'ombudsman.Pour eux, le père Noël est passé quand nous avons été élus.» Le chef de l'opposition, Jean-Claude Gobé, trouve cependant que les gestes manquent d'éclat, que le mandat est « terne et sans imagination jusqu'ici».« Ça tient peut-être à la personnalité de M.Demers.Il n'y a pas de rêve et de vision comme à Montréal, on se rabat sur l'administratif.» Cela dit, un autre travail de refondation est en cours, parallèlement: celui du territoire, pour lequel un vaste exercice de consultation a été lancé.Chose rare, peut-être même sans précédent dans cette ville où il manque souvent de trottoirs, mais pas de centres commerciaux ni d'artères commerciales hideuses.Le défi est immense, car ce ne sont pas les problèmes qui manquent à Laval.La pauvreté augmente, mais pas le nombre de logements sociaux.L'offre culturelle se diversifie, mais les Lavallois continuent de lui préférer celle de Montréal.La ville se voit comme urbaine et proche de la nature, alors qu'elle est souvent perçue comme désorganisée et suburbaine.« On a un énorme potentiel à Laval.Il y a encore beaucoup de terres à développer, mais il y a aussi des boisés bien situés, des zones agricoles, des berges, des milieux humides.C'est tout ça que nous voulons mettre en valeur au cours du mandat, tout en continuant de développer l'aspect commercial de la ville», conclut le maire Demers.« Il n\u2019y a jamais eu de plan de développement d\u2019ensemble.[.] Nous voulons mettre fin au désordre qui a caractérisé Laval trop longtemps.» \u2014 Marc Demers NISSAN IV\\»CRA «PT LA MARQUE AUTOMOBILE QUI CONNAIT LA CROISSANCE LA PLUS RAPIDE AU CANADA Selon le volume des ventes au détail des marques à gamme complète et calculé de façon continue sur une période de 12 mois._ \u2014T, *\t¦\t¦ ~ - -\t___SS*\t- Innover pour exalter PNEUS D\u2019HIVER S FRAIS' , nanrcPTFIIRf! 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vente du modèle Micra 1.6 S 2015 (S5LG55 AA00) inclut aussi une contribution du concessionnaire de 600 $.Taxes, immatriculation, droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et assurances en sus.Certaines conditions s'appliquent.+Le rabais total de 2 500 $ s'applique uniquement au financement à l'achat des modèles Micra 1.6 SR (S5SG55 AA10 et S5SG75 AE10) 2015 en inventaire, à des taux standards lorsque financés par l'entremise de NCF.Ce rabais ne peut être combiné à des taux subventionnés de financement à l'achat.Certaines conditions s'appliquent.^L'Ensemble pneusd'hiver sans frais d'une valeur allant jusqu'à 580 $ est offert avec les modèles Nissan Micra 2015 neufs.L'offre est valide pour les véhicules admissibles neufs achetés / loués / financés et livrés entre le 3 novembre etle13 novembre 2015.L'offre représente un crédit qui peut uniquement être utilisé au moment initialde l'achat / de la location / du financement, et appliqué : (I) à l'achat d'un Ensemble de pneus d'hiver (inclut : les tapis protecteurs toutes saisons, l'Ensemble d'urgence et 4 pneus d'hiver spécifiques à chaque véhicule Nissan; les jantes, l'installation et la mise au point des pneus ne sont pas incluses dans l'offre) provenant d'un concessionnaire Nissan certifié ; et / ou (II) à l'achat au comptant du véhicule.Les crédits seront déduits du prix négocié avant les taxes et peuvent être combinés à des taux de financement à l'achat ou à la location subventionnés offerts par l'entremise de Nissan Canada Finance.Tout montant crédité non utilisé ne peut être remboursé et ne peut être conservé pourune utilisation future.Les offres peuvent être modifiées ou annulées sans préavis.Certaines conditions s'appliquent.Jusqu'à épuisement des stocks.Visitezvotre concessionnaire Nissan ou consultez choisisseznissan.ca pourtous les détails.t L'offre est administrée par Nissan Canada Extended Services Inc.(« NCESI ») et vise les modèles 2015 de véhicules neufs Micra sans exception, loués, achetés ou financés et immatriculés par l'entremise de Nissan Canada Finance sur approbation du crédit entre le 3 et le 13 novembre 2015 auprès d'un détaillant autorisé Nissan au Canada.Le bénéficiaire de l'offre aura droità un maximum desix (6) visites d'entretien (dans chaque cas, une « visite d'entretien ») pour chaque véhicule admissible, chacune de ces visites d'entretien se composant d'une (1) vidange d'huile (à l'aide d'huile à moteur classique 5W30) et d'un (1) service de rotation de pneus (dans chaque cas, un « service admissible »).Tous les services admissibles seront effectués strictement en conformité avec le programme de vidange d'huile et de rotation des pneus décrit dans le livret de l'entente pour le véhicule admissible.La période de service débutera à la date de l'opération de location (la « date de l'opération ») et se terminera i) à la date à laquelle le nombre maximum de visites d'entretien sera atteint, ii) 36 mois après la date de l'opération ou iii) lorsque le véhicule admissible aura atteint 48 000 kilomètres, selon l'éventualité qui se produit en premier.Tous les services admissibles doivent être fournis durant la période de service, sans quoi le bénéficiaire perd tout droit s'y rapportant.Le bénéficiaire peut à ses frais bonifier cette offre par l'utilisation d'une huile de première qualité.Les services admissibles ne sont pas conçus de manière à répondre à toutes les exigences et à toutes les spécifications nécessaires pour l'entretien du véhicule admissible.Pour la liste complète des mesures d'entretien nécessaires, veuillez vous reporter au guide d'entretien.Les services additionnels nécessaires ne sont pas compris dans l'offre, et le bénéficiaire en assume exclusivement la responsabilité et le coût.L'offre n'est pas monnayable et ne peut être jumelée à certaines offres.NCESI se réserve le droit de modifier la présente offre ou d'y mettre fin, en totalité ou en partie, en tout temps, sans préavis.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.Adressez-vous à votre détaillant pour obtenir les détails.**Le prix de vente à l'achat au comptant du modèle illustré Micra SR 2015 (S5SG75 AE10) en inventaire est de 16 538 $.Le prix inclut un rabais total de 2 500 $ basé sur des dollars d'exploitation non additionnables.Les frais de transport et de prélivraison, la taxe sur le climatiseur, si applicable (100 $), les rabais du manufacturier et les contributions des concessionnaires (si applicables) sont inclus.Taxes, immatriculation, droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et assurances en sus.Certaines conditions s'appliquent.++ L'offre Fidélité Nissan (l'« offre ») ne s'adresse qu'aux clients admissibles qui (en date du 1erjuillet 2015) sont ou étaient propriétaires d'un véhicule de marque Nissan de l'année modèle 2009 ou plus récente, ou dont ils effectuent ou effectuaient la location, ou à l'égard duquel ils ont ou avaient contracté un financement (un « véhicule existant »).L'admissibilité à l'offre sera établie par Nissan Canada inc.(« NCI ») à son absolue discrétion.Il est obligatoire de présenterune preuve dela propriété, dela location oudu financement actuel ou antérieur.L'offre nepeut être transférée ni cédée, saufà un copropriétaire ouàun colocataire du véhicule existant qui réside dans le même foyerque la personneayant l'intention dese prévaloir de l'offre.Si le client admissible choisit de louer ou de financer un véhicule de marque Nissan neuf n'ayant pas été immatriculé auparavant (excluant la gamme des véhicules NV, les parcs de véhicules et les véhicules de location quotidienne) (un « véhicule admissible neuf ») par l'entremise de NCI et de Services Financiers Nissan Canada inc.(collectivement, « SFNC »), il recevra un montant spécifié de Dollars Fidélité pouvant être jumelé à un autre montant (les « Dollars Fidélité »), selon ce qui est indiqué ci-après : I.Micra.Les Dollars Fidélité seront appliqués après les taxes, ce qui signifie qu'ils comprennent toutes les taxes applicables.Par ailleurs, si le client admissible choisit d'acheter ou de louer / de faire financer un véhicule admissible neuf (sauf la GT-R et la Leaf) autrement que par l'entremise de SFNC, il recevra un plan de vidange d'huile et de permutation des pneus d'une durée de trois ans ou 48 000 kilomètres (selon l'éventualité qui se produit en premier) qui consiste en un maximum de 6 visites d'entretien comportant chacune 1 vidange d'huile (avec huile à moteur5W30 classique) et 1 service de permutation des pneus.Veuillez communiquer avec votre concessionnaire pourtous les détails concernant le plan de vidange d'huile et de permutation des pneus.Cette offre n'est pas monnayable mais elle peut être combinée à d'autres offres.L'offre est valide pour les véhicules admissibles neufs achetés / loués / financés et livrés entre le 3 et le 13 novembre 2015.1) En fonction de la meilleure valeur de revente pour une période de 24 à 60 mois établie par ALG, entre janvier et avril 2015.ALG fait autorité dans le secteur d'activité en matière de valeurs résiduelles et de dépréciation.www.alg.com.©2015 Nissan Canada inc.et Nissan Canada Finance, une division de Nissan Canada inc.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.ou à ses filiales nord-américaines.9 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 A 5 .ACTUALITÉS NOUVEAU CHUM Exil forcé de patients vers le 450 PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE À son ouverture prévue à l\u2019automne 2016, le nouveau CHUM comptera moins de lits qu\u2019actuellement.-'-'¦'rkï- Cf \u2014-i .5- EN CHIFFRES\t Nombre de lits redirigés\tNombre d\u2019opérations selon les spécialités\td\u2019un jour ciblées pour > Gastro-entérologie: 4,4\tun rapatriement > Oncologie: 5\t> Laval: 991 > Chirurgie hépatobiliaire: 6\t> Lanaudière: 920 > Chirurgie digestive: 6,5\t> Laurentides: 897 > Médecine interne: 5,8\t> Montérégie: 2856 > Urologie: 5,5\tTotal: 5664 \t EXCLUSIF ARIANE LACOURSIÈRE Lors de l'ouverture de son nouvel hôpital, prévue pour l'automne prochain, le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) devra rediriger un certain nombre de patients vers des établissements des banlieues.En tout, près de 100 lits de différentes spécialités seront répartis dans les hôpitaux du «450», révèle un document de travail sur le Plan clinique du CHUM, obtenu par La Presse.Certaines spécialités seront plus touchées que d'autres.(voir tableau) Certains médecins du CHUM se demandent si les hôpitaux des banlieues seront en mesure d'accueillir ce flux de patients additionnels lors du déménagement, initialement prévu pour août 2016, puis remis dernièrement à novembre ou décembre 2016.La porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Noémie Vanheuverzwijn, assure que des actions ont été prises au cours des dernières années pour prévoir la transition du nouveau CHUM et le rapatriement d'activités dans le 450.« Un centre intégré de cancérologie a été créé en Montérégie, 37 lits de courte durée ont été ajoutés à Laval, un hôpital de jour en santé mentale a été ouvert à Saint-Jérôme.», énumère Mme Vanheuverzwijn Au cours des prochains mois, le MSSS compte également augmenter le nombre de médecins dans les hôpitaux des banlieues et revoir l'équipement et les technologies disponibles pour prévoir la transition.Tout patient québécois peut se faire soigner dans l'établissement de son choix.Le MSSS encourage tout de même les gens « à « consommer » des soins et services à proximité de leur domicile », explique Mme Vanheuverzwijn.« Les établissements du 450 offrent des soins de très grande qualité et ont su développer, au cours des dernières années, une expertise dans certains soins spécialisés», dit-elle.Plus de soins spécialisés Il est prévu depuis longtemps que le nouveau CHUM comptera moins de lits.Alors que le CHUM actuel possède 1000 lits, le nouveau CHUM en comptera 772.L'hôpital Notre-Dame, qui deviendra un hôpital communautaire, possèdera 247 lits en 2016, puis 301 en 2020, ce qui fait dire au MSSS que « l'offre de lits en première et deuxième lignes sera maintenue» à Montréal.Avec son déménagement, le nouveau CHUM souhaite concentrer ses activités sur les soins de pointe, soit tertiaires et quaternaires.Par exemple, 19 % des hospitalisations de courte durée au CHUM touchent actuellement les soins tertiaires.Dans le nouveau CHUM, on souhaite faire passer cette proportion à 30 %, révèle le document obtenu par La Presse.Les opérations d\u2019un jour aussi Pour respecter sa mission, le CHUM devra également rediriger des interventions « Les établissements du 450 ont su développer, au cours des dernières années, une expertise dans certains soins spécialisés.» \u2014 Noémie Vanheuverzwijn, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux chirurgicales d'un jour vers le 450.En tout, 5663 cas sont ciblés pour être relocalisés, révèle le nouveau Plan clinique.(voir tableau) Au MSSS, on explique que les informations obtenues par La Presse sont « préliminaires » et pourraient être modifiées.La porte-parole du CHUM, Isabelle Lavigne, n'a pas voulu commenter les chiffres en détail, justement puisqu'il s'agit d'un « document de travail évolutif».« Ce travail est fait en collaboration avec les médecins.Nous établissons la répartition des lits en fonction des besoins de la population et on réévalue, en continuité avec les autres établissements du réseau 514 et 450», explique Mme Lavigne.« Une rencontre est prévue prochainement avec le CHUM afin de convenir des différentes modalités prévues dans le Plan clinique actuel et en venir à une mouture finale qui conviendra aux deux parties », note Mme Vanheuverzwijn.Une semaine de bonheur.Une vie en santé T* h*.K SB, Produits de santé naturels Semaine des 0 Célébrons le bonheur et le bien-être que les produits de santé naturels apportent à des millions de Canadiens.DU 2 au 8 NOVEMBRE 2015 f 0* #NHPWeek Jtk, RACHELLEBÉRY épiceries santé RACHELLEBÉRY boutiques santé Pour participer, visitez les magasins Rachelle-Béry entre le 2 et le 8 novembre 2015, ou allez sur chfa.ca pour en savoir plus. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim MONTRÉAL PLUS COLLUSION La Ville envoie 380 mises en demeure PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN La Ville de Montréal a envoyé 380 mises en demeure à des personnes ou des entreprises pour qu'elles participent au programme de remboursement volontaire mis en place pour récupérer les sommes détournées durant les années de collusion.C'est aujourd'hui que le Programme de remboursement volontaire mis en place par la ministre de la Justice du Québec entre en vigueur.Profitant de ce nouveau programme, la métropole a ciblé 380 personnes et entreprises afin qu'elles remboursent des sommes détournées durant les années où la collusion a régné à Montréal.« On veut retirer le maximum de sommes pour nos citoyens.Tout le monde reconnaît que [Montréal] a subi un fort préjudice au cours des dernières années », a indiqué Pierre Desrochers, président du comité exécutif de Montréal.Montréal a refusé de dévoiler combien elle espérait récupérer.Même silence au sujet des 380 personnes et entreprises ciblées.La métropole rappelle que le programme a été mis en place par Québec et que celui-ci se déroulera à huis clos.Chose certaine, Montréal prévient que ceux qui refuseront d'y participer seront poursuivis.«À défaut de rembourser volontairement les sommes dues à la Ville de Montréal, ces entreprises et ces personnes physiques seront poursuivies dès que la Loi le permettra.» Première étape Ces 380 mises en demeure ne représentent qu'une première étape.Montréal précise que les enquêtes se poursuivent et pourraient mener à d'autres réclamations.« Toute personne ayant participé à des fraudes et des manœuvres dolosives dans le cadre de contrats de la Ville de Montréal a donc intérêt à participer au programme de remboursement volontaire.» Rappelons que ce programme a été créé dans le cadre de la « Loi visant principalement la récupération de sommes payées injustement à la suite de fraude ou de manœuvres dolosives dans le cadre de contrats publics ».Le programme de remboursement couvre tous les contrats publics des 20 dernières années, soit depuis le 1er octobre 1996.Les participants seront tenus de rembourser 20% des sommes touchées pour ces contrats.En plus du remboursement du trop-perçu, ils ajoutent une somme de 10 % pour couvrir les frais de fonctionnement du programme.Le programme est administré par François Rolland, ex-juge en chef de la Cour supérieure du Québec.Dans un communiqué, M.Rolland indique qu'« il s'agit d'un programme « gagnant-gagnant ».Il permet au public de se faire rembourser l'argent payé en trop dans les contrats publics.Ce programme permettra en plus de désengorger le système de justice.Enfin, il donnera aux entreprises l'occasion de se réhabiliter tout en évitant des procédures judiciaires coûteuses».Les travaux se feront à huis clos et demeureront confidentiels.Les aveux de collusion ne pourront être reçus en preuve.Les participants pourront demander à rendre leur participation publique.Montréal n'est pas la première ville à envoyer de telles mises en demeure.L'été dernier, la Ville de Laval a mis en demeure quelque 200 personnes et entreprises pour récupérer des dizaines de millions.LE PROGRAMME DE REMBOURSEMENT VOLONTAIRE EN DATES 2 novembre 2015 Début du programme 1er novembre 2016 Date limite pour se prévaloir du programme 2 novembre 2017 Date limite pour en arriver à un règlement dans le cadre du programme Déversement d\u2019eaux usées Montréal de nouveau bloqué par le fédéral La ministre fédérale sortante de l\u2019Environnement, Leona Aglukkaq, a prolongé hier jusqu\u2019au 9 novembre son arrêté ministériel pour stopper le déversement d\u2019eaux usées dans le Saint-Laurent.Cet arrêté devait se terminer hier à minuit.Techniquement, la ministre conservatrice reste en poste jusqu\u2019à demain, lorsque le nouveau gouvernement libéral sera nommé par le premier ministre désigné Justin Trudeau.Sera-t-il annulé par le nouveau ministre de l\u2019Environnement?Nos questions au Parti libéral sont demeurées sans réponses, hier.«La décision permettra à Environnement Canada d\u2019étudier de façon approfondie les conclusions de l\u2019examen scientifique indépendant», a précisé hier un porte-parole d\u2019Environnement Canada, Mark Johnson.À la mi-octobre, la ministre Aglukkaq a décrété un «arrêt provisoire» du rejet de 8 milliards de litres d\u2019eaux PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES PC Leona Aglukkaq usées dans le Saint-Laurent.Au même moment, elle a retiré l\u2019examen scientifique du dossier des mains des fonctionnaires d\u2019Environnement Canada pour le confier à un groupe de trois experts indépendants.Le comité a rendu son analyse vendredi.\u2014 Daphné Cameron, avec la collaboration de Pierre-André Normandin basics |de produits B SUR NOTRE NOUVEAU SITE BOUTIQUECOURIR.COM BOUTIQUE GOURIR INFINIMENT SPORT MONTRÉAL 4452, me Saint-Denis LONGUEUIL1085, chemin Chambly SUR ROUTE FEMME \" -, ¦¦ ËplP ¦ ; \u2022' -/Y* Ègmm .: - ¦ -'Mêé mim wm -¦ ' - J '\u2022¦-.I - T;:: v ¦ :vTT2;.K p ifflj 'AV' -C'.F î ./.A; Tri'\t\t\t 4 ! ;\t¦SI X;:f\t\t \t¦W^WL _\tullÏP- \u2022\t\u2022 rihM-lIPffl\t \t\th Ti\tL iT^ar\t^\t \tIjL-y i \u2018 - 1 Tr'/ji \"l:\ti Éll\tM i\"- .\tiriilil \u2018ÏT1: 4.\tw\tJT._ - PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Montréal est de loin la moins performante pour l\u2019entretien des rues, selon l\u2019Ontario Municipal Benchmarking Initiative (OMBI).Performance des grandes villes canadiennes Montréal au bas du classement La Ville de Montréal est moins performante que les autres grandes villes canadiennes, avance la toute première comparaison des services des cinq principales villes du pays.Loin de se laisser abattre, l\u2019administration Coderre dit maintenant avoir les outils en main pour améliorer sa prestation et se classer en tête de peloton.PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN La Ville de Montréal a adhéré en juin 2014 à l\u2019Ontario Municipal Benchmarking Initiative (OMBI), qui compare la performance des principales villes du pays.Ces données ont permis à la métropole québécoise de comparer sa performance, dans 94 domaines, à celle de Toronto, Calgary, Ottawa, Winnipeg et Québec.L\u2019administration Coderre aspire à trôner en tête de ces comparaisons d\u2019ici quelques années, mais la tâche s\u2019annonce ardue, puisque Montréal tire la patte dans la majorité des indicateurs.L\u2019opposition déplore toutefois l\u2019absence de certains d\u2019entre eux, comme le taux de chômage et le taux d\u2019inoccupation des locaux commerciaux.SERVICE DE POLICE MOINS PERFORMANT Plusieurs indicateurs démontrent que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est moins performant que les autres corps policiers au pays.Montréal est en effet la ville qui dépense le plus pour assurer la sécurité de son territoire.En 2014, la métropole a ainsi déboursé 426$ par habitant pour ses services policiers, contre 395$ pour Toronto et 303$ pour Ottawa.Avec 308 employés par tranche de 100 000 habitants, le SPVM compte plus de personnel par citoyen que les corps des autres grandes villes.On en recense ainsi 280 à Toronto et 202 à Ottawa.RUES EN MAUVAIS ÉTAT Les Montréalais ne seront pas surpris de l\u2019apprendre: leur ville est de loin la moins performante pour l\u2019entretien des rues.Colmatage des nids-de-poule, scellement des fissures et autres réparations : Montréal dépense en moyenne 28 000$ pour entretenir chaque kilomètre de voie.C\u2019est près de trois fois plus que Toronto (9860$) et quelque quatre fois et demie plus que Calgary (6126$).À peine 38% des rues de Montréal sont en «bon ou très bon état».C\u2019est nettement moins qu\u2019à Calgary (81 %) et à Toronto (78%), mais tout de même plus qu\u2019à Ottawa (19%).Montréal explique cette situation par la désuétude élevée de ses chaussées.COLLECTE DES ORDURES COÛTEUSE La métropole québécoise figure également parmi les villes où il en coûte le plus cher pour ramasser les déchets que les citoyens mettent à la rue.Montréal dépense en moyenne 147$ pour collecter chaque tonne d\u2019ordures.C\u2019est légèrement moins qu\u2019à Calgary (148$), mais nettement plus qu\u2019à Toronto 79$ et à Winnipeg (76$).SOLUTIONS ENVISAGÉES Les nombreuses déficiences observées dans la performance permettent déjà à la Ville de Montréal de cibler des pistes de solution.Ainsi, comme la métropole est la ville qui met le plus de temps à payer ses fournisseurs, l\u2019administration a entrepris de revoir son système de facturation pour accélérer les paiements.Montréal vise aussi à améliorer la productivité de ses équipes de déneigement, puisque la métropole est la ville où il en coûte le plus cher pour déblayer les rues.MONTRÉAL EST EN MILIEU DE PELOTON POUR.\u2022Aussi étonnant que cela puisse paraître, Montréal se situe en milieu de peloton quant au nombre de ruptures de conduites d\u2019eau.En 2014, la métropole québécoise a rapporté 22,6 ruptures par 100 km de conduites.C\u2019est moins qu\u2019à Toronto (29,6) et à Winnipeg (28,3), mais nettement plus qu\u2019à Calgary (5,1) et à Ottawa (8,1).\u2022\tMontréal se trouve aussi en milieu de peloton pour le nombre de permis de construction délivrés.Calgary en accorde bien davantage, mais la métropole québécoise se compare avantageusement à Toronto.\u2022Avec 2,5 exemplaires par habitant, la métropole québécoise se trouve aussi dans la moyenne pour le nombre de livres disponibles dans ses bibliothèques.C\u2019est toutefois bien moins qu\u2019à Toronto, où l\u2019on en recense 3,8, mais davantage qu\u2019à Winnipeg, où on en compte seulement 1,8.MONTRÉAL EST MEILLEUR POUR.\u2022\tLes pompiers de Montréal répondent plus rapidement aux urgences que leurs collègues canadiens.Ils prennent en moyenne 6,3 minutes, contre 6,6 à Toronto et 6,9 à Winnipeg.\u2022\tLes dépenses de Montréal en culture ont reculé de 3$ par habitant entre 2013 et 2014, mais la métropole québécoise continue à investir davantage que les autres villes canadiennes.En comparaison, Toronto a investi 33$ par habitant en culture et Calgary, 22$.\u2022\tMontréal affiche une meilleure performance en transports en commun.On y recense en moyenne 215 déplacements par habitant, contre 190 à Toronto et à peine 74 à Winnipeg.LIMITES DE L\u2019EXERCICE Pas facile de comparer la performance de villes d\u2019une province à l\u2019autre, a constaté la Ville de Montréal, qui souligne plusieurs limites à l\u2019exercice.D\u2019abord, les administrations municipales du reste du Canada exercent certaines compétences qui relèvent ici du gouvernement provincial, comme l\u2019assistance sociale, l\u2019hébergement d\u2019urgence, les logements sociaux, les services de garderie ou encore les services d\u2019urgences médicales.Montréal précise également que ces indicateurs ne tiennent pas compte du niveau de service offert à la population.La métropole québécoise a également renoncé à publier les résultats pour les parcs et les sports, estimant que plusieurs données sont incomplètes.PERFORMANCE DE MONTRÉAL POUR 94 INDICATEURS 42 Inférieure à la médiane 19 Dans la médiane 26 Meilleure Source : Ville de Montréal LA CRUZE 2016 À UN PRIX INCROYABLE MODÈLE 2LT ILLUSTRÉ LOUEZ LA CRUZE LS ISA 2016 POUR L\u2019ÉQUIVALENT DE: PENDANT: PAR SEMAINE BASÉ SUR UNE LOCATION $ AUX DEUX SEMAINES: 50 VERSEMENT INITIAL: 1195$ PRIXA L\u2019ACHAT: COMPREND 1750 $ DE RABAIS A LA LOCATION, UN RABAIS DE 500 $ POUR PROPRIÉTAIRES ADMISSIBLES ET LE TRANSPORT.SERVICEONSTARAVEC CONNEXION Wi-Fi 4G LTE4 VIDANGESD\u2019HUILE SANS FRAIS APPLICATION TÉLÉ-ACCÈS3 LA PROTECTION CHEVROLET2 - 5 ANS - 160 000 KM GROUPE MOTOPROPULSEUR / ASSISTANCE ROUTIÈRE DECOUVREZ DE IWUV\tHORIZONS chevrolet.ca CHEVROLET L\u2019Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers et s\u2019appliquant au modèle neuf Cruze LS ISA 2016 (1PX69- ISA).Transport (1600$) et taxe de climatisation (100$, le cas échéant) inclus.Immatriculation, assurance,frais liés à l\u2019inscription au RDPRM et taxes applicables en sus.1.Location selon un prix à l\u2019achat de 14957$ pour Cruze LS 1SA (incluant 500$ de rabais pour propriétaires admissibles et un rabais à la location de 1750$).Les montants calculés par semaine sont basés sur des paiements de 58$ aux deux semaines pendant 24 mois à un taux de 0,5% avec un versement initial de 1195$.Sur approbation de crédit de la Financière GM.Limite annuelle de 20000km; 0,16$ par kilomètre excédentaire.Certaines conditions s\u2019appliquent.2.Selon la première éventualité.Limite de quatre (4) services de vidange d\u2019huile, de lubrification et de changement de filtre ACDelco au total.Le plein de fluides, les inspections, la rotation des pneus, le réglage de la géométrie et l\u2019équilibrage de roue, entre autres, ne sont pas couverts par la garantie.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Détails chez votre concessionnaire.3.Nécessite un appareil mobile compatible, un abonnement au service OnStar et un forfait de données.Visitez onstar.ca pour obtenir les données cartographiques et connaître les détails et les restrictions du système.Les services et la connectivité peuvent varier selon le modèle et les conditions.Service OnStar avec connexion 4G LTE offert sur certains véhicules et dans certains marchés.Le client doit accepter les modalités et la déclaration de confidentialité d\u2019OnStar (y compris les modalités logicielles) pour utiliser le service.4.Offert sur certains modèles Chevrolet 2015 (en option sur Cruze 2LT et de série sur Cruze LTZ) et avec certains appareils Apple, Android, BlackBerry et Windows.Un plan de services OnStar en vigueur est requis.Les services varient selon l\u2019appareil, le modèle, certaines conditions ainsi que le type de plan de services que vous avez.Veuillez consulter le site onstar.ca pour savoir quels véhicules sont dotés de cette fonction, les limitations liées au système et autres détails.Un système de démarrage à distance installé en usine est requis.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat, à l\u2019exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en tout ou en partie, à tout moment et sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1800 463-7483 ou visitez gm.ca. A8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 « La solution, c\u2019est le transport collectif» Selon Robert Poëti, des postes de péage ne réduiraient pas la congestion routière à Montréal BRUNO BISSON La réduction de la congestion routière dans la grande région de Montréal doit passer par la mise en valeur des services de transports collectifs, et non par des péages de congestion, a affirmé hier le ministre des Transports du Québec et ministre responsable de la région de Montréal, Robert Poëti.Le ministre Poëti a réagi hier à la publication d'un rapport de la Commission de l'écofiscalité du Canada, un groupe de recherche indépendant formé de 12 économistes de renom provenant de toutes les régions du pays, qui prône l'adoption de divers mécanismes de tarification pour réduire la congestion routière dans les quatre plus grandes villes du pays, soit Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.La solution recommandée par la Commission pour la métropole québécoise serait d'implanter un péage de congestion sur tous les ponts entourant l'île de Montréal, comme La Presse l'a rapporté dans son numéro d'hier.Pour le ministre Poëti, il s'agit d'une proposition «punitive» pour les automobilistes, sans incitation à utiliser un autre mode de transport.« Il faut offrir une autre option, a dit hier le ministre en entrevue à La Presse.On peut bien mettre des postes de péage à 18 endroits dans la périphérie de l'île, on ne fait qu'augmenter le coût des déplacements vers Montréal.Y a-t-il une autre façon à Montréal?La solution, pour nous, c'est le transport collectif.» M.Poëti rappelle ainsi que le gouvernement Couillard a entrepris de transformer la gouvernance des transports en commun, pour la rendre plus efficace, et que trois projets de transports en commun majeurs sont en planification, soit un train électrique entre la Rive-Sud et Montréal, un projet de train entre le centre-ville et l'aéroport de Dorval, et un prolongement de la ligne 5 (bleue) du métro jusqu'à Anjou, dans l'est de Montréal.Soulignons toutefois qu'aucun de ces projets n'a encore obtenu une confirmation officielle de réalisation.Leffet «trou de beigne» Pour la Commission de l'écofiscalité du Canada, la mise en valeur des transports en commun fait assurément partie des solutions à la congestion.Prise isolément, cette solution ne permet toutefois pas d'assurer des effets durables au problème, et peut même contribuer à empirer les effets indésirables des bouchons de circulation.« En général, estime la Commission, l'expansion du transport en commun et du réseau routier permet de répondre à la croissance démographique et d'augmenter utilement la capacité et le débit de tout le système de transport.À plus long terme, ces améliorations attirent un plus grand nombre de conducteurs et produisent de nouveaux embouteillages.De sorte que cette capacité accrue permet rarement de réduire les niveaux de congestion.» Le président et directeur général de l'Association du camionnage du Québec (ACQ), Marc Cadieux, estime pour sa part que les recommandations « On peut bien mettre des postes de péage à 18 endroits dans la périphérie de l\u2019île, on ne fait qu\u2019augmenter le coût des déplacements vers Montréal.» \u2014 Robert Poëti, ministre des Transports «Je lisais seulement La Presse papier du samedi, mais maintenant je consulte La Presse+ tous les « Ilya10ans,jene m\u2019imaginais pas que j\u2019allais lire mon journal sur une tablette.Et maintenant je ne pourrais pas m\u2019en passer, même en voyage ! » jours.» Robert Brisebois de Blainville é Disponible dans l'App Store LaPressePlus.ca Livrée gratuitement tous les jours avant 5 h 30.LÀ PRESSE de la Commission soulèvent de nombreuses questions.Il déplore ainsi un manque d'analyse des impacts qu'un péage de ceinture, autour de Montréal, pourrait avoir sur le coût des déplacements ou l'accessibilité au territoire de l'île.« La préoccupation de l'industrie du camionnage envers toute forme de tarification, dit-il, c'est qu'il y ait un lien entre la rentabilité de la mesure et le coût qu'on devra assumer.Nous étions tous heureux, au départ, du parachèvement de l'autoroute 30 pour contourner Montréal, même s'il y a un péage.Avec les augmentions de tarifs de 30% par année, depuis, nous avons un peu déchanté.» Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Pierre Desrochers, a tenu un raisonnement semblable, hier, lorsqu'il a commenté les propositions de la Commission de l'écofiscalité.« On veut éviter que Montréal s'isole et qu'elle devienne un trou de beigne », a-t-il dit.Direction de l\u2019UPAC Lafrenière contre une nomination par les élus DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, n'est pas favorable à l'idée que le titulaire de ce poste doive obtenir l'appui d'un vote aux deux tiers de l'Assemblée nationale.Pour lui, il n'y a pas d'intérêt à mêler « le judiciaire et le législatif ».Le Directeur des poursuites criminelles et pénales et le responsable du Bureau des enquêtes indépendantes sont nommés par le gouvernement, le directeur de la Sûreté du Québec aussi, a souligné M.Lafrenière, qui témoignait hier à la Commission des institutions pour faire le bilan de son mandat, qui se terminera le printemps prochain.« On parle de sécurité publique, je n'aime pas me mêler des affaires du gouvernement comme je n'aime pas que le gouvernement se mêle de mes affaires.» « En aucun temps je n'ai eu les mains attachées.En cinq ans, je n'ai jamais reçu de pressions, aucune représentation du monde politique », a-t-il insisté.«Je n\u2019aime pas me mêler des affaires du gouvernement comme je n\u2019aime pas que le gouvernement se mêle de mes affaires.» \u2014 Robert Lafrenière, patron de l'UPAC M.Lafrenière dit qu'il se pliera «de bonne grâce» à la décision du gouvernement, s'il veut revoir le mode de nomination du patron de l'UPAC, mais il ne voit pas d'avantage à un tel test de l'Assemblée nationale, « On a vu dans le passé des nominations qui ont pris beaucoup de temps à se faire.» M.Lafrenière demandera un renouvellement au terme de son mandat de cinq ans, en mars prochain.Pour le député péquiste Pascal Bérubé de même que pour la députée caquiste Nathalie Roy, le choix du patron de l'UPAC devrait être confié aux élus.C'est déjà le cas pour le vérificateur général, le protecteur du citoyen et le directeur général des élections.Selon Pascal Bérubé, « il n'est pas normal que le gouvernement choisisse l'enquêteur en chef dans des dossiers de corruption.Ça inclut le financement des partis politiques».Surtout qu'au surplus, le commissaire de l'UPAC revendique davantage de pouvoirs: l'UPAC demande à devenir un corps de police distinct, indépendant de la Sûreté du Québec. PASSION 1 '\u2022 - EQUIPEZ-VOUS EN MAT ET RETROUVEZ LES PLU SALON ES PHOTO www.salondelaphoto.ca 6-7-8 novembre2015 Place Forzani Laval Vendredi 6 \u2014 13hà21h Samedi 7 \u2014 10hà17h Dimanche 8 \u2014 11h à 17h Admission 12$ RECEVEZ UN COURS PHOTO PRIVÉ GRATUIT * r VALEUR DE 65$ ! * À L\u2019ACHAT DE 300$ ET PLUS PRESENTE PAR collège ô: GOSSELIN PARTENAIRE MÉDIA LA PRESSE f HOTO DES MARQUES ! DECOUVREZ LES NOUVEAUTÉS! Canon Nikon SONY Panasonic PENTAX SIGMA SSE» ® Manfrotto EPSON ^epro Y4MGUARD* SfflDLsk^ TAITIROn ZEISS OLYMPUS FUJSflLM elinchrom'n Le^ar GRATUITS ! APPRENEZ:ATELIERS CONFÉRENCE Plus de 40 ateliers vendredi, samedi et dimanche \t\tHl \tSALLE 1\tSALLE 2 13:15-14:00\tLightroom 6/CC - Maîtrisez les nouvelles fonctionnalités\tGuide d\u2019achat des appareils photographiques : une question de besoin 14:15-15:00\tComprendre la mécanique de la profondeur de champ\tLa technique et l\u2019art de la macrophotographie 15:15-16:00\tPhotoshop Element 14 - Utilisez les masques d\u2019une façon efficace\tPrenez le contrôle de vos flashs externes 16:15-17:00\tLightroom 6/CC - Comment créer un noir & blanc irréprochable\tDémystifier les séquences vidéo 17:15-18:00\tProfitez des meilleures lumières en photographie\tDu grand-angle au téléobjectif : apprenez à faire le bon choix 18:15-19:00\tLightroom 6/CC - Augmenter la netteté et diminuer le bruit\tGuide d\u2019achat des appareils photographiques : une question de besoin 19:15-20:00\tComprendre la mécanique de la profondeur de champ\tDemeurer créatif dans son espace studio 20:15-21:00\tL\u2019utilisation d\u2019une carte grise et d\u2019une carte blanche\tLa technique et l\u2019art de la macrophotographie \t\t 10:15-11:00\tLightroom 6/CC - Augmenter la netteté et diminuer le bruit\tDemeurer créatif dans son espace studio 11:15-12:00\tProfitez des meilleures lumières en photographie\tGuide d\u2019achat des appareils photographiques : une question de besoin 12:15-13:00\tL\u2019utilisation d\u2019une carte grise et d\u2019une carte blanche\tDu grand-angle au téléobjectif : apprenez à faire le bon choix 14:30-15:30\tConférence JEAN LEMIRE\t 15:45-16:30\tPhotoshop Element 14 - Utilisez les masques d\u2019une façon efficace\tDémystifier les séquences vidéo \t\t 11:15-12:00\tLightroom 6/CC - Maîtrisez les nouvelles fonctionnalités\tLa technique et l\u2019art de la macrophotographie 12:15-13:00\tComprendre la mécanique de la profondeur de champ\tDemeurer créatif dans son espace studio 13:15-14:15\tConférence SOPHIE THIBAULT\t 14:30-15:30\tConférence JEAN LEMIRE\t 15:45-16:00\tTIRAGE DU CONCOURS « J\u2019AIME LA PHOTO »\t à13h15 Samedi 7 et dimanche 8 novembre à 14h30 LES GRANDES CONFÉRENCES AU SALON DE LA PHOTO DE LAVAL SOPHIE THIBAULT Chef d'antenne àTVA Dimanche 8 n JEAN LEMIRE Biologiste et cinéaste, chef de mission du Sedna IV.TOUS LES DÉTAILS SUR SALONDELAPHOTO.CA A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Imaginer la vie sans écran Arrivés dans nos vies il y a quelques années, ils sont aujourd\u2019hui partout.«Ce n\u2019est pas normal de constamment regarder un écran», explique Eric Pickersgill, lui-même accro à son téléphone intelligent.Le photographe américain a voulu illustrer cette dépendance en «effaçant» les écrans de la vie de tous les jours.La Presse l\u2019a interviewé.NICOLAS BÉRUBÉ Q Qu\u2019est-ce qui vous a donné l\u2019idée d\u2019entreprendre ce projet?R L'an dernier, j'étais dans un café à Troy, dans l'État de New York, quand mon attention a été attirée par une famille assise à la table d'a côté.Le père, la mère et leurs deux filles regardaient leur téléphone.Le père a levé les yeux pour parler d'un gros poisson que quelqu'un avait pêché.Personne ne réagissait.J'ai été frappé par la tristesse de la scène.Je n'ai pas fait de photo, mais l'idée est restée.Q Êtes-vous vous-même accro à votre téléphone?R Oui, malheureusement.Après avoir vu la scène de la famille, je me suis promis de ne plus regarder mon téléphone constamment.Ça n'a pas duré.Un soir, j'étais au lit avec ma femme et je consultais mon téléphone.Je me suis endormi, le téléphone est tombé par terre et ma main est restée figée, comme si je tenais toujours l'appareil.Ç'a été un déclic.Ce n'est pas normal de constamment regarder un écran, et les images de mon projet nous le montrent.Q Comment avez-vous fait pour retirer les téléphones et tablettes des photos?R Je demandais aux gens si je pouvais les prendre en photo, je leur disais de garder la pose et j'allais prendre leur téléphone.Parfois, les gens étaient si absorbés par leur téléphone qu'ils me disaient: «Je ne t'ai même pas entendu arriver avec ton appareil photo géant ! » J'ai utilisé un vieil appareil photo de studio grand format 4 po sur 5 po.Certaines images sont aussi des mises en scène.QVos photos sont rapidement devenues virales sur le Net.R Oui, et c'est ironique: je fais un projet critique sur la question de l'accès du contenu en ligne, et je contribue moi-même à ce contenu.Mon objectif n'est pas de condamner les nouvelles technologies, mais plutôt de créer un dialogue, de permettre aux gens d'avoir cette prise de conscience sur la façon dont leur utilisation du téléphone est vue de l'extérieur.Ça agit comme un miroir.QLe projet vous a-t-il permis de vaincre votre dépendance?R C'est « un pas en avant, deux pas en arrière ».Au début du projet, ma femme et moi avons banni les téléphones de la chambre à coucher, et l'un de nous lisait un livre à voix haute le soir avant de dormir.Le livre terminé, nous avons repris nos habitudes.Je sais que j'ai une dépendance : quand je suis à l'extérieur avec des gens, je me surprends à mettre la main dans ma poche pour être sûr que mon téléphone est toujours là.C'est réconfortant, c'est bizarre.Et comme mon projet est devenu populaire, mon téléphone vibre et fait des bruits dès que quelqu'un m'écrit ou « aime » quelque chose, alors la curiosité d'aller voir est forte.Les jours où moins de gens viennent sur mon site, je commence à me sentir déprimé.C'est fou.Je crois que ce projet m'a rendu encore plus dépendant à mon téléphone.Le site du projet Removed : www.removed.social - - - '\t7-\u2019- wy.v \u2019.\u2022\u2022\u2022 T, Y:; ¦ »-*\u2022 ¦ & .«H \t VIA \u2022 1 «vf'-k mm PHOTOS FOURNIES PAR ERIC PICKERSGILL Sommets internationaux Trudeau prendra part à quatre rencontres d\u2019ici la mi-décembre Justin Trudeau fera l\u2019essentiel de ses premiers pas comme premier ministre à l\u2019étranger en participant à quatre sommets importants au cours des six prochaines semaines.Le bureau de M.Trudeau a confirmé hier qu\u2019il participerait au sommet du G20 à Antalya, en Turquie, à la mi-novembre, avant de se rendre quelques jours plus tard à Manille, aux Philippines, où se tiendra la réunion des dirigeants des pays membres de l\u2019APEC.Ensuite, M.Trudeau reprendra le bâton de pèlerin afin de participer à la rencontre des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth, qui aura lieu à Malte du 27 au 29 novembre.Après ce troisième sommet international, M.Trudeau se rendra à Paris en compagnie des premiers ministres des provinces et des leaders des partis de l\u2019opposition afin de prendre part à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se met en branle le 30 novembre.«Le Canada doit être pleinement et résolument engagé sur la scène internationale, non seulement pour garantir son succès, mais aussi celui des autres pays dans le monde», a affirmé le premier ministre désigné, Justin Trudeau, dans un communiqué de presse.M.Trudeau sera assermenté comme 23e premier ministre du Canada demain à Rideau Hall.Le nouveau premier ministre annoncera alors la composition de son cabinet.\u2014 Joël-Denis Bellavance AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE SANTE LASECTION PAUSE PRÉSENTE DES THÈMES DIFFÉRENTS TOUS LES JOURS, UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+.VRAI OU FAUX LA PRESSE+PAUSE DÉPRESSION SAISONNIÈRE N MAL IEN REEL Lumière sur un trouble affectif lié à la diminution du temps d'ensoleillement qui ronge le quotidien de 2 à 3 % dé la population canadienne.PAUSE SANTÉ LE SOUTIEN GORGE À ARMATURES EST-IL NUISIBLE ?Téléchargez dès maintenant \u2014IJIJJ.lli.IJFW nmmm Google play Livrée avant 5 h 30.Et c\u2019est gratuit.LA PRESSE I Direction par intérim du Parti conservateur Diane Finley, candidate du compromis JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 L'ancienne ministre des Travaux publics Diane Finley s'impose de plus en plus comme la candidate du compromis pour devenir chef intérimaire du Parti conservateur, qui a été renvoyé sur les banquettes de l'opposition officielle aux élections du 19 octobre après près de 10 ans de pouvoir.En tout, huit candidats sont en lice pour assurer la direction du Parti conservateur jusqu'à ce que les militants du parti aient eu l'occasion de choisir un nouveau chef pour succéder à Stephen Harper - ce qui pourrait prendre jusqu'à deux ans, selon des informations qui ont circulé au cours des derniers jours.Le caucus conservateur se prononcera par vote secret jeudi à Ottawa.Outre Mme Finley, les anciens ministres Rob Nicholson (Affaires étrangères), Erin O'Toole (Anciens Combattants), Rona Ambrose (Santé), Candice Bergen (ministre d'État au Développement social), Denis Lebel (Affaires intergouvernementales) et Michelle Rempel (ministre d'État responsable de la Diversification de l'économie de l'Ouest) ont manifesté leur intérêt pour l'intérim, tout comme le député d'Edmonton Mike Lake.« Elle est en mesure de faire la transition de manière compétente et d\u2019une manière qui pourrait assurer l\u2019harmonie des troupes.» \u2014 Une source conservatrice de l\u2019Ontario En fin de semaine, Denis Lebel et Michelle Rempel ont proposé à leurs collègues de partager la direction du parti dans une alliance qui assurerait une bonne représentation des deux solitudes du pays et un mélange de sagesse et de jeunesse.Cette proposition aurait reçu un accueil plutôt mitigé des députés conservateurs jusqu'ici, selon des informations obtenues par La Presse.Toutefois, la majorité des députés conservateurs du Québec ont l'intention d'appuyer la candidature de Denis Lebel en raison du travail « colossal » qu'il a fait dans la province, la seule région où les conservateurs ont fait des gains au dernier scrutin.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Diane Finley, ex-ministre des Travaux publics Quant aux candidatures de Rona Ambrose et de Mike Lake, elles semblent avoir peu d'appuis étant donné que ces deux députés viennent de l'Alberta - tout comme Stephen Harper.M.Nicholson et Mme Bergen ont pour leur part un sérieux handicap : ils sont unilingues anglophones.Quant à Erin O'Toole, on juge qu'il manque d'expérience puisqu'il a fait son entrée à la Chambre des communes en novembre 2012 seulement à la faveur d'une élection partielle dans la circonscription ontarienne de Durham.Transition en douceur Âgée de 58 ans, bilingue, et conjointe de l'ancien stratège conservateur et sénateur Doug Finley, mort d'un cancer en 2013, Mme Finley pourrait donc assurer une transition en douceur entre le pouvoir et l'opposition, estiment plusieurs sources conservatrices interrogées par La Presse hier.« Si j'avais à miser sur une candidature aujourd'hui, ce serait Diane Finley.Elle est en mesure de faire la transition de manière compétente et d'une manière qui pourrait assurer l'harmonie des troupes », a confié une source conservatrice de l'Ontario.On fait aussi valoir que Mme Finley connaît les rouages de l'opposition officielle, ayant été élue pour la première fois en 2004 alors que les libéraux de Paul Martin étaient minoritaires aux Communes.La fonction de chef de l'opposition officielle s'accompagne d'avantages non négligeables, dont une voiture de fonction avec chauffeur, les clés de la résidence officielle de Stornoway et une augmentation de salaire de 80 100 $. PREMIER RECETTES RICARDO RICARDO è£(t tnÿ&teuae, #2 PRESSE f JSÈÈÊk les NOUVEAUX LIVRES RICARDO Offerts en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub MONDE PROCÈS DE RAIF BADAWI Une condamnation «entachée d\u2019irrégularités», selon ASFC .liYÎ.J Un procès inéquitable, un tribunal non compétent, un accusé privé d\u2019avocat, un crime qui n\u2019en est pas un et une peine qui constitue de la torture: l\u2019Arabie saoudite a enfreint ses propres lois en plus de ses obligations internationales dans le dossier de Raif Badawi, estime Avocats sans frontières Canada (ASFC) dans un mémoire qui sera rendu public aujourd\u2019hui et que La Presse a obtenu.JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ Le jugement rendu à l'encontre de Raif Badawi, condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour insulte à l'islam, « devrait être frappé de nullité » tant la procédure a été « entachée d'irrégularité », selon Avocats sans frontières Canada.L'organisation rendra public ce matin son « Mémoire en faveur de la libération de Raif Badawi», fruit d'un travail de recherche de plusieurs mois visant à élaborer un argumentaire juridique pour défendre le blogueur saoudien et qui pourra être utile à quiconque aura à intervenir dans le dossier.« Un travail vraiment important» « C'est essentiel d'avoir une lecture juridique du dossier», s'est réjouie Béatrice Vaugrante, directrice générale d'Amnistie pour le Canada francophone, parlant d'un « travail vraiment important, fondé sur une analyse juridique, non partisan et non militant».Une quinzaine d'employés et de bénévoles d'ASFC, du Barreau du Québec, du cabinet Lavery et du milieu de l'enseignement ont ainsi passé en revue une trentaine de documents, dont des lois et décrets de l'Arabie saoudite ainsi que des traités internationaux ratifiés par Riyad.Le document de 16 pages, que La Presse a pu consulter, conclut que l'Arabie saoudite a non seulement « violé » ses engagements internationaux, mais qu'elle a aussi « contrevenu » à sa propre législation dans cette affaire.Ces conclusions mettent à mal la défense de Riyad, qui a rejeté en mars dernier les critiques internationales concernant Raif Badawi, arguant que sa « propre Constitution, fondée sur la charia, garantit à l'homme ses droits».PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Avocats sans frontières Canada rendra public cet avant-midi son « Mémoire en faveur de la libération de Raif Badawi », fruit d\u2019un travail de recherche de plusieurs mois visant à élaborer un argumentaire juridique pour défendre le blogueur saoudien.Sur la photo, Ensaf Haidar, femme de Raif Badawi (sur l\u2019affiche).Procès inéquitable Raif Badawi n'aurait même pas dû être jugé par le tribunal pénal de Djeddah - qui a rendu le jugement initial à son encontre - puisque le droit saoudien stipule que les plaintes liées aux questions de publications électroniques ne relèvent pas de la compétence des tribunaux de la Charia, dont fait partie le tribunal de Djeddah, mais bien de « comités spéciaux du ministère de la Culture et de l'Information», indique ASFC.Le mémoire souligne également que Raif Badawi a été reconnu coupable de crimes.dont il n'était même pas officiellement accusé ! «Monsieur Badawi a été privé du droit de connaître l'ensemble des accusations portées contre lui et, en conséquence, n'a pas eu le temps et les moyens nécessaires pour préparer sa défense.» L'emprisonnement de l'avocat de Raif Badawi, en avril 2014, a par ailleurs privé le blogueur du « droit au défenseur de son choix », ce qui contrevient à la Charte arabe des droits de l'homme que l'Arabie saoudite a ratifiée et constitue une autre « violation du droit à un procès équitable», note ASFC.De plus, lorsque la Cour suprême saoudienne a réexaminé son cas, l'été dernier, Raif Badawi n'a pu y faire entendre sa défense, rappelle le mémoire.Un crime qui n\u2019en est pas un Le mémoire d'ASF remet même en question la légitimité de la mise en accusation initiale de Raif Badawi, puisque la Charte arabe des droits de l'homme garantit « le droit à la liberté d'opinion et d'expression», que seules la propagande haineuse ou la diffamation peuvent limiter.Or, «les propos qu'on reproche à monsieur Badawi sont bien loin de respecter le seuil minimal de \" l'incitation à la haine ou à la détestation\"», écrit ASFC, estimant que les publications de Raif Badawi « ne devraient pas constituer des délits et ne devraient en aucun cas être criminalisées».Finalement, ASFC souligne que la condamnation de Raif Badawi à recevoir 1000 coups de fouet constitue une autre violation des engagements internationaux de Riyad, cette fois en matière d'interdiction de la torture.L'ambassade d'Arabie saoudite à Ottawa n'a pas donné suite à nos appels et à nos courriels.«Monsieur Badawi a été privé du droit de connaître l\u2019ensemble des accusations portées contre lui et, en conséquence, n\u2019a pas eu le temps et les moyens nécessaires pour préparer sa défense.» \u2014 Rapport de l\u2019ASFC EXCLUSIF ÉLECTIONS EN TURQUIE Craintes d\u2019une dérive autoritaire Hier, le président turc Recep Tayyip Erdogan a célébré la victoire de son parti lors des élections parlementaires de dimanche, déclenchées dans la controverse.Après avoir perdu la majorité en juin, le parti islamo-conservateur a récolté près de 50% du vote, s\u2019assurant de gouverner seul pour les quatre prochaines années et faisant craindre une dérive autoritaire.Les enjeux en quatre questions et réponses.LAURA-JULIE PERREAULT PHOTO HUSSEIN MALLA, ASSOCIATED PRESS Le président turc Recep Tayyip Erdogan.LE RÉSULTAT DES ÉLECTIONS EST-IL SURPRENANT?Oui, la plupart des experts et des maisons de sondage avaient prédit que le résultat serait très serré et qu'aucun parti ne l'emporterait haut la main.Ces derniers prédisaient aussi un gouvernement de coalition.Or, le parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan, le Parti Justice et développement (AKP), a récolté 49,5 % du vote.L'AKP obtient du coup 317 sièges, ce qui lui confère la majorité absolue au Parlement, qui compte 550 sièges, sans pour autant lui permettre de changer la constitution unilatéralement.Pour que son parti reprenne le pouvoir, le président Erdogan avait fait le pari de relancer des élections moins de cinq mois après la tenue d'un premier scrutin au cours duquel l'AKP avait perdu la majorité qu'il détient depuis douze ans.La carte électorale démontre que l'AKP a consolidé ses soutiens dans les régions rurales du pays et dans la capitale, Ankara.Le principal parti de l'opposition, le CHP, kémaliste, a fait bonne figure à Istanbul et sur la côte ouest du pays.Le parti prokurde, HDP, a remporté les sièges dans le sud-est du pays, majoritairement kurde.SI L\u2019AKP A ÉTÉ LEGRAND GAGNANT, QUI SONT LES PERDANTS?Le principal perdant de ces élections est le MHP, un parti nationaliste de droite.Ce dernier avait obtenu 16,3% en juin et n'a réussi à amasser que 11,9% des voix cette fois-ci.Cette chute s'explique notamment par la stratégie nationaliste concurrente mise de l'avant par l'AKP au cours de la récente campagne.Le parti, qui faisait avancer le processus de paix avec la grande minorité kurde du pays depuis une décennie, a tourné le dos à la réconciliation et a relancé les hostilités avec les rebelles armés du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK.« La politique de la peur a fonctionné.Erdogan a pu se positionner comme le garant de la stabilité alors que ce sont ses propres politiques qui avaient déstabilisé le pays », explique Stefan Winter, professeur d'histoire à l'Université du Québec à Montréal et expert de la Turquie.Le DHP, parti prokurde, a aussi perdu des votes au profit de l'AKP, mais a néanmoins réussi à atteindre le seuil de 10 % qui lui permet d'être représenté au Parlement.LES ÉLECTIONS ONT-ELLES ÉTÉ JUSTES ET ÉQUITABLES?Si peu d'irrégularités ont été décelées le jour du vote, plusieurs observateurs occidentaux ont émis de sérieuses réserves quant à la campagne électorale qui a précédé le scrutin.«La campagne a été injuste et caractérisée par trop de violence et de peur», a dit hier Andreas Gross, le chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (PACE), en conférence de presse hier.Il a notamment dénoncé la campagne d'intimidation lancée contre plusieurs médias d'opposition par le gouvernement sortant, allant jusqu'à l'arrestation de journalistes et la fermeture de journaux et de site web influents.Représentant l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Ignacio Sanchez Amor en a rajouté, rappelant que des candidats de partis de l'opposition, notamment ceux du HDP, ont été attaqués physiquement et ont eu de la difficulté à faire campagne.Le président Erdogan a rejeté ces critiques du revers de la main hier.« Un parti a obtenu le pouvoir en Turquie avec 50 % du vote.Ce résultat devrait être respecté par le monde entier, mais je n'ai pas vu ce genre de maturité», a dit celui qui, avant d'être élu président en 2014, a été premier ministre du pays de 2003 à 2014.À QUOI PEUT-ON S\u2019ATTENDRE MAINTENANT?Selon Stefan Winter, le résultat des élections calmera le jeu puisque le gouvernement, à nouveau majoritaire, n'aura plus intérêt à jouer la carte de la division.Depuis juin, la Turquie, frappée par deux attentats terroristes et la reprise de la guerre civile dans le sud-est du pays, vogue en pleine instabilité politique et économique.Selon M.Winter, le président profitera de la majorité qu'a obtenue son parti au Parlement pour continuer de consolider le pouvoir entre ses mains.En principe, l'AKP aurait besoin de 330 sièges au Parlement pour modifier la constitution écrite par l'armée en 1980 et accorder plus de pouvoirs à la présidence - largement symbolique -, mais dans la pratique, le rôle du président a été transformé depuis l'élection d'Erdogan en 2014.« Depuis un an, le palais dicte les lois et les politiques au gouvernement et au Parlement », dit M.Winter.« Erdogan a dit récemment que la loi doit refléter la situation politique du pays », ajoute l'expert, qui craint que la personnalité de l'homme fort pèse plus lourd dans la balance que les institutions démocratiques du pays. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 A13 .MONDE LE TOUR DU GLOBE PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE ONU Arrivée record de migrants en Europe en octobre Un peu plus de 218 000 migrants et réfugiés ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l\u2019Europe en octobre, un «record mensuel», a annoncé hier le Haut-Commissariat de l\u2019ONU pour les réfugiés (HCR).Jusqu\u2019à présent, le HCR prévoyait que 700 000 migrants allaient chercher refuge en Europe cette année en empruntant les routes périlleuses de la Méditerranée et qu\u2019ils seraient au moins aussi nombreux en 2016.Mais étant donné que plus de 744 000 sont déjà arrivés, le HCR va revoir à la hausse ses estimations et les publier d\u2019ici la fin du mois.-AFP PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Israël Deux attaques au couteau font quatre blessés Quatre Israéliens ont été blessés hier près de Tel-Aviv dans deux attaques au couteau menées par des Palestiniens qui se sont ajoutées aux dizaines d\u2019autres commises depuis un mois à Jérusalem, en Israël et en Cisjordanie occupée.Un Palestinien de 19 ans, originaire de Hébron, en Cisjordanie, a poignardé trois Israéliens, apparemment au hasard, selon la police israélienne.Un autre Palestinien de 22 ans de a à son tour poignardé et gravement blessé un Israélien d\u2019environ 70 ans avant d\u2019être «neutralisé» par les tirs d\u2019un policier, a dit la police israélienne.-AFP PHOTO ARCHIVES REUTERS MM Génocide au Rwanda Plainte visant des responsables français Lassociation française Survie a déposé hier une plainte pour complicité de génocide au Rwanda en 1994 visant des responsables français de l\u2019époque, a appris l\u2019AFP de sources concordantes.La plainte a été déposée au pôle génocide et crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, a précisé une source judiciaire.En une centaine de jours, quelque 800 000 personnes, en majorité des Tutsis, ont été massacrées à partir d\u2019avril 1994.Ces tueries avaient été déclenchées après la mort du président hutu Juvénal Habyarimana dans un attentat contre son avion.\u2014 AFP PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Chine Pékin appuie Paris en vue du sommet sur le climat Un mécanisme obligeant les pays à revoir rapidement et régulièrement leurs engagements en faveur du climat, considéré comme un élément-clé du futur accord de Paris, a reçu hier un début de soutien de la Chine, jusqu\u2019ici réticente à accepter cette contrainte.Dans une déclaration commune publiée lors de la visite du président français François Hollande en Chine, à quatre semaines de la conférence mondiale sur le climat, Pékin et Paris se disent «favorables à une revue complète tous les cinq ans sur les progrès accomplis» pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.\u2014 AFP Le mystère du vol KGL-9268 AGNÈS GRUDA CHRONIQUE g TOYOTA NISSAN : * ¦ ¦ - % -JETE sajaîii rfSësii \u2022 - -\u2022-TwE .c PHOTO ASSOCIATED PRESS Plusieurs analystes avancent, très prudemment, que l\u2019EI pourrait avoir causé l\u2019écrasement de l\u2019avion russe en Egypte, soulignant que le groupe djihadiste n\u2019a encore jamais faussement revendiqué un attentat et qu\u2019une telle manœuvre minerait grandement sa crédibilité.Le groupe État islamique avait autant de raisons de cibler la Russie que l'Égypte.Ces deux pays ont été frappés de plein fouet par l'écrasement qui a causé la mort de 224 personnes, dans le Sinaï égyptien, samedi.Et ils ont tous deux intérêt à ne pas attribuer cet écrasement à un attentat.De là à conclure que l'avion qui devait faire la liaison entre la station balnéaire de Charm el-Cheikh et Saint-Pétersbourg a bel et bien été pulvérisé par une attaque terroriste, comme le prétend un communiqué de l'EI, il n'y a qu'un pas - que personne n'est prêt à franchir.Deux jours après que l'appareil est disparu des radars, les experts s'entendaient sur un point: tant que les boîtes noires n'auront pas livré leurs secrets, il sera impossible de comprendre les causes de la tragédie.Mais une poignée d'analystes se sont risqués, hier, à identifier l'hypothèse qui leur semblait la plus probable, tout en la présentant avec beaucoup, beaucoup de bémols.C'est le cas d'Alain Rodier, du Centre français de recherche sur le renseignement, qui penchait pour l'hypothèse d'un attentat à la bombe.Le journaliste David Thomson, spécialiste du djihad, estimait également plausible que des explosifs aient été introduits à l'intérieur de l'avion, avant son décollage.Leurs arguments?Le fait que le groupe EI n'a encore jamais faussement revendiqué un attentat.Qu'il aurait d'ailleurs plus à perdre qu'à gagner à « signer » frauduleusement une attaque, car il risquerait d'y miner sa crédibilité.Les djihadistes du Sinaï ont accès à bien des armes : des kalachnikovs, des lance-roquettes, des missiles sol-air pouvant atteindre une altitude de 4200 m.Mais pas à des missiles capables de toucher un avion qui a atteint 9000 m d'altitude, s'entendent aussi les experts, qui écartent l'hypothèse d'un tir de missile.Reste la possibilité d'une fulgurante défaillance technique.La femme du pilote du vol KGL-9268 a confié à un journal russe que son mari s'était plaint de l'état de l'appareil.«Ne prenez jamais un vol nolisé russe », avertissait par ailleurs une commentatrice du journal russe Novaïa Gazeta, qui dénonçait le mauvais état de la flotte aérienne russe.Mais tout ça, ce ne sont que des supputations.Les indices disponibles au moment d'écrire ces lignes ne permettent pas de comprendre pourquoi cet avion est soudainement tombé du ciel.Reste à espérer que l'enquête, dirigée par deux pays qui ne sont pas précisément des champions de transpa- rence (l'Égypte et la Russie), permettra d'éclaircir le mystère.Si l'hypothèse d'un attentat se confirme, les djiha-distes du Sinaï auront fait un coup double, en touchant d'une frappe deux ennemis : l'Égypte et la Russie.Pourquoi l'Égypte ?Parce que les groupes islamistes du Sinaï égyptien, région désertique enclavée entre la Méditerranée, la mer Rouge, le canal de Suez et la bande de Gaza, sont ouvertement en guerre contre le pouvoir égyptien depuis le coup d'État contre l'ancien président Mohamed Morsi.Déshérité, longtemps ignoré par le Caire, le Sinaï est le lieu de tous les tra- fics : armes, drogues, traite humaine.Il y a un an, le principal mouvement djiha-diste du Sinaï, autrefois allié à Al-Qaïda, a annoncé son adhésion à l'EI.Depuis, il a multiplié les attentats contre l'armée égyptienne.Le 22 octobre, celle-ci a annoncé avoir pris le contrôle du nord du Sinaï, foyer de l'insurrection.Un attentat contre un avion qui survole ce territoire montrerait, preuves à l'appui, que les djihadistes du « Wilayat Sinai » (province du Sinaï) n'ont pas été mis hors d'état de nuire.En même temps, la Russie est ciblée par l'EI depuis qu'elle a entrepris de bombarder la Syrie, il y a un mois.Ses frappes visent tous les ennemis de Bachar al-Assad - ce qui inclut l'EI, du moins théoriquement.Le message publié par l'EI, samedi, place clairement Moscou dans la ligne de mire des djihadistes.« Les soldats du califat ont réussi à provoquer l'écrasement d'un avion russe en Égypte.Sachez ô vous les Russes qu'il n'y a pas de place pour vous dans les pays musulmans, ni à terre ni dans le ciel.» Pourquoi donc la Russie et l'Égypte rejettent-elles toutes deux avec une telle véhémence la thèse de l'attentat ?Pour l'Égypte, c'est assez simple : en raison des conséquences catastrophiques sur son industrie touristique, déjà passablement écorchée, merci.Le week-end dernier, l'Égypte devait d'ailleurs présenter son nouveau plan touristique au World Travel Market, la grande foire de l'industrie touristique, à Londres.Inutile de dire que sa présentation a été annulée.Et la Russie ?Alain Rodier souligne que l'engagement militaire en Syrie a été vendu à la population russe comme une guerre à « zéro mort».Autrement dit, qu'il n'y aurait pas de pertes de vies russes, militaires ou civiles.Un éventuel attentat contre un avion russe fait voler cette illusion en éclats.Mais c'est à supposer que Vladimir Poutine se soucie minimalement de l'opinion de ses citoyens.Pas sûr.Ce qui est prévisible, en revanche, c'est que si jamais l'hypothèse de l'attentat devait se confirmer, les brigades syriennes de l'EI finiront par goûter vraiment à la colère et aux bombes russes.Deux jours après que l\u2019appareil est disparu des radars, les experts s\u2019entendaient sur un point: tant que les boîtes noires n\u2019auront pas livré leurs secrets, il sera impossible de comprendre les causes de la tragédie.Vatican Deux arrestations dans une histoire aux airs de «Vatileaks» fl.?:' \\ £ ft 3 F .'V PHOTO AFP e Vatican a annoncé hier l\u2019arrestation d\u2019un prélat espagnol et d\u2019une experte en marketing et communication, accusés d\u2019avoir divulgué des documents confidentiels du Saint-Siège, trois ans après le scandale du «Vatileaks» qui avait affaibli le pontificat de Benoît XVI.Mgr Vallejo Balda, 54 ans, de la «Société de la Sainte-Croix», association de prêtres unie à l\u2019Opus Dei, et secrétaire de l\u2019ancienne Commission sur les structures économiques et administratives du Saint-Siège (COSEA), et Francesca Immacolata Chaouqui, 33 ans, également membre de la COSEA, ont été convoqués par la Gendarmerie vaticane ce weekend.La COSEA avait été formée en 2013 et dissoute début 2014, après avoir fait des propositions de réformes au pape.Après sa nomination, Mme Chaouqui avait fait la une des médias pour son style moderne et très sexy, contrastant avec le monde austère du Vatican, et ses tweets non autorisés, plutôt critiques ou erronés.Selon la presse italienne, un vol de données aurait été perpétré sur l\u2019ordinateur du contrôleur général des finances du Vatican, l\u2019Italien Libero Milone, dans son bureau situé non loin de la place Saint-Pierre.«La divulgation de documents réservés est un délit puni par la loi du Vatican promulguée en juillet 2013 », soit après Vatileaks, a rappelé le Vatican hier dans un communiqué.\u2014 Agence France-Presse A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAUX Le triomphe du sultan ALEXANDRE SIROIS alexandre.sirois@lapresse.ca Voir les choses en grand est impossible pour les nains.» C'est ce qu'a lancé Recep Tayyip Erdogan en janvier dernier au sujet de son nouveau palais présidentiel, inauguré quelques mois plus tôt.Un édifice somptueux qui, avec ses 1150 pièces, fait passer le 24 Sussex du premier ministre canadien pour un bungalow sans envergure.Les médias qui critiquent le pouvoir sont punis.Avant le plus récent scrutin, deux réseaux de télévision ont même été mis sous tutelle.La construction d'un tel palais confirmait ce que dénonçaient depuis un certain temps les détracteurs du président turc.Erdogan se comporte de plus en plus, après 13 ans à la tête de la Turquie, comme un des sultans qui la dirigeaient à l'époque de l'Empire ottoman.Il a été brièvement ramené sur terre en juin dernier par un cuisant revers.Son parti islamo-conservateur (l'AKP) avait alors perdu sa majorité au Parlement.Un obstacle de taille pour Erdogan, qui avait dit vouloir renforcer sa majorité dans le but de modifier la Constitution du pays.Il désirait se doter de pouvoirs accrus en tant que président.Cette leçon d'humilité a été de courte durée.De nouvelles élections ont été nécessaires car aucune coalition gouvernementale n'a pu être formée.Lors de ce scrutin, dimanche, le parti d'Erdogan a repris le contrôle du Parlement.Il a obtenu 316 sièges sur 550.La victoire a été interprétée, avec raison, comme un vote des électeurs turcs pour la stabilité.Le pays partage une frontière longue de 822 kilomètres avec ce baril de poudre qu'est la Syrie -équivalente à la frontière entre le Québec et les États-Unis.Il est dans la ligne de mire du groupe État islamique.Et il a été frappé par des attentats sanglants ces derniers mois.Un leader fort qui promet la stabilité n'est cependant pas, en soi, une raison de célébrer.La Russie l'a amplement démontré ces dernières années.D'autant plus que « voir les choses en grand», pour le président turc, semble vouloir dire la même chose que pour Vladimir Poutine : n'en faire qu'à sa tête et museler ceux qui ne pensent pas comme lui.Sous Erdogan, la société turque devient lentement mais sûrement moins libre.La démocratie s'effrite.La liberté de la presse, entre autres, est en grand danger.Les médias qui critiquent le pouvoir sont punis.Avant le plus récent scrutin, deux réseaux de télévision ont même été mis sous tutelle.La stabilité offerte par Erdogan n'est pas non plus une bénédiction pour le reste du monde.La Turquie, dans sa lutte contre le groupe État islamique, joue double jeu.Elle s'en prend à la fois aux djihadistes et aux Kurdes.Plus largement, ceux qui croient encore qu'islam peut rimer avec démocratie sont aussi perdants.Dire qu'il n'y a pas si longtemps, la Turquie était citée en exemple en la matière.Erdogan à de quoi être rassuré par sa victoire.Il devrait donc se rapprocher de l'Europe plutôt que de continuer à s'inspirer de Poutine.Laissez le Parlement respirer PAULJOURNET paul.joumet@lapresse.ca En mai dernier, les sous-ministres fédéraux se rencontraient en privé pour parler de l'inquiétante politisation de leur travail.Comme eux, les députés et ministres manquent d'oxygène.Si le problème ne découlait que des tendances autocrates d'un premier ministre, il serait facile à régler.Mais c'est un peu plus compliqué.La centralisation du pouvoir est un mouvement de fond amorcé sous Pierre Elliott Trudeau, et il ne cesse d'augmenter depuis.C'est devenu un problème de transparence, d'imputabilité et d'efficacité.La petite armée communicationnelle du bureau du premier ministre contrôle l'information et refuse souvent de la partager.Ce qui est d'autant plus inquiétant que ce bureau reste trop petit pour tout gérer.Justin Trudeau l'a reconnu en campagne électorale et il promet d'y remédier.Il devra agir sur trois fronts: les ministres, les députés et la fonction publique.En juin dernier, le chef libéral a déballé à ce sujet une ambitieuse liste de 32 promesses.Pour redonner de l'initiative aux ministres, il n'y a pas de recette miracle.Son «nouveau leadership» aiderait sans doute.Mais c'est seulement avec les dossiers sensibles qu'on pourra le vérifier.Pour ses députés, M.Trudeau promet le vote libre, sauf lors des votes de confiance, des promesses électorales et des sujets touchant les droits et libertés fondamentales.Les promesses-clés sont toutefois ailleurs.Le plus important travail des députés se fait en comité parlementaire, où on étudie et amende les projets de loi.M.Trudeau promet un vote secret pour élire le président de chaque comité et plus de ressources pour les membres.Autre mesure attendue : il réglementerait - le détail reste à voir - les projets de loi mammouths.Mais il pourrait aller plus loin en limitant le nombre de comités et en leur donnant en contrepartie le contrôle de leur calendrier, avec des membres nommés pour un mandat.C'est ce que suggère entre autres le récent rapport du Forum des politiques publiques.Cela permettrait une véritable étude experte des projets de loi, pour les améliorer au lieu de les enfoncer dans la gorge.Enfin, pour la fonction publique, M.Trudeau veut créer un poste de directeur scientifique qui partagerait le travail des chercheurs.Et il rendrait exécutoires les ordonnances du Commissaire à l'information.Mais pour augmenter la transparence et l'initiative des élus, le nouveau premier ministre sera confronté à un problème qu'il ne contrôle pas.Le cycle des nouvelles s'accélère et notre idée de la responsabilité ministérielle s'élargit.Cela crée une politique de pompier.Le gouvernement passe son temps à éteindre des feux.Et dans ce contexte, la prévention, c'est de limiter la circulation des mauvaises nouvelles.Pour desserrer cette emprise, il faudrait cesser d'analyser la politique comme un téléroman où chaque désaccord provient d'un traître ou d'un martyre.C'est cela qui permet aux tentacules du bureau du premier ministre de s'étendre dans la paranoïa.MI-MANDAT: L\u2019HYPERMAIRE EN ROUTE POUR DE NOUVELLES AVENTURES jeSSRE QU'Y A ASSEZ, W>(, PE tfL DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION La charrue devant les bœufs Il est prématuré de proposer des systèmes de péage sur les ponts GAËTAN LAFRANCE Co-auteur de Qui peut sauver la Cité?, professeur émérite à l\u2019INRS Un groupe de recherche indépendant vient de recommander d'implanter des péages sur tous les ponts qui ceinturent l'île de Montréal pour réduire la congestion routière dans la région métropolitaine.Le rapport de cette Commission de l'écofiscalité du Canada propose un tarif qui varierait en fonction de l'heure de passage ou de la densité du trafic, ce qui inciterait les automobilistes à choisir un autre mode de transport ou à utiliser les ponts qui sont moins embouteillés.Premier hic, aucune de ces alternatives à la congestion n'est possible dans l'état actuel du réseau routier ou du transport en commun dans la région de Montréal.Les ponts sont tous embouteillés en heure de pointe, le réseau de transport en commun est carrément insuffisant pour offrir une solution viable à ceux qui habitent en périphérie de l'île de Montréal.Deuxième problème, la Commission pense proposer une approche qui traite tout le monde équitablement.Or, ces péages concernent exclusivement ceux qui habitent en dehors de l'île.Pourquoi les citoyens de Longueuil ou de Brossard paieraient une écotaxe de congestion alors que ceux de Sainte-Anne-de-Bellevue ou de Montréal-Est, plus éloignés du centre-ville, en seraient exempts?Où est l'équité?Troisième problème, importer des modèles venant de Londres ou Stockholm n'entraînera pas les mêmes impacts à Montréal.Chaque ville a un caractère particulier.Ces villes modèles ne sont pas de la même taille et n'ont pas la même géographie, elles n'ont pas la même vocation ni la même histoire et surtout elles peuvent s'appuyer sur un réseau de transport en commun extraordinaire par rapport à celui de Montréal.Au passage, une zone à trafic limité (ZTL) comme celle de Stockholm correspondrait plus au territoire du centre-ville de Montréal que celui de l'île.Quatrième constat, les ponts ne servent pas exclusivement au transport vers le centre-ville de Montréal.Par exemple, le pont Champlain est un passage obligé pour aller à l'aéroport pour les gens qui habitent la Rive-Sud.Imposer des péages pour limiter la congestion est réaliste si l'offre de transport en commun est au rendez-vous.Or l'analyse des diverses communautés en fonction de leur densité et de l'utilisation de la voiture fait ressortir que la première grande faiblesse de Montréal ne se situe pas dans le Montréal centre, mais en périphérie.L'utilisation de la voiture monte abruptement dans les 60 à 70%, même si on a des densités de l'ordre de 3000 à 4000 habitants par kilomètre carré.C'est sans compter que le développement en étoile autour de la station Berri-UQAM sature le métro et allonge impunément le temps de transport pour ceux qui ne vont pas au centre-ville.La Rive-Sud, Laval, l'est et l'ouest de l'île sont affectés au même niveau par ce manque d'investissement historique en transport en commun.Par où commencer?Certainement pas par des péages sur les ponts, une mesure inéquitable et sans impact pour la substitution des modes.Préconisons des « épines dorsales» comme des trains de banlieue plus fréquents et plus performants.Prolongeons le métro de Longueuil, notam- ment pour soulager les secteurs Brossard et Boucherville.Complétons les voies réservées pour les autobus rapides.Etc.Bref, il est prématuré de proposer des systèmes de péage sur les ponts ou ailleurs sur le réseau routier.C'est mettre la charrue devant les bœufs.Dans 20 ou 30 ans, une fois l'offre de transport en commun comblée, on pourra alors s'inspirer de Londres ou Stockholm pour établir une zone de trafic limité payante, l'objectif étant de forcer les utilisateurs à changer leurs habitudes si besoin il y a.Le développement en étoile autour de la station Berri-UQAM sature le métro et allonge impunément le temps de transport pour ceux qui ne vont pas au centre-ville.PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE « Imposer des péages pour limiter la congestion est réaliste si l\u2019offre de transport en commun est au rendez-vous», écrit l\u2019auteur.MAXIMUM MAXIMUM POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 3 NOVEMBRE 2015 A15 À BIEN Y PENSER Quand est-ce qu\u2019on va comprendre et prendre en considération qu\u2019il ne sera possible d\u2019instaurer des péages pour entrer sur l\u2019île de Montréal que lorsque toutes les autres alternatives seront disponibles et accessibles?Or, présentement, ce n\u2019est pas du tout le cas.\u2014 Donal Archambault DEBATS Deux députés, deux histoires R> i LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Que faut-il pour être un bon député?Il faut aimer son prochain, et travailler, travailler, travailler.Être en quelque sorte au service des autres à temps plein, telle est la grandeur et la misère du métier.Ceux qui s'y donnent le plus à fond se butent parfois à l'ingratitude des électeurs, mais d'autres réussissent à devenir irremplaçables.Deux exemples: un vieux routier et une jeune sortie de nulle part.Louis Plamondon et Ruth Ellen Brosseau.Leurs histoires font mentir tous les cyniques de la politique.Louis Plamondon, 72 ans, entame son dixième mandat comme député de Bécancour-Nicolet-Sorel après avoir remporté 8000 voix de plus que son plus proche adversaire, triomphant de la désaffection ambiante envers le Bloc québécois.Le doyen de la Chambre des communes avait été l'un des quatre survivants de la vague orange de 2011.Début août, ses deux principaux adversaires avaient déjà installé leurs affiches.Pas lui.Les siennes ne seraient prêtes qu'en septembre.Un vieux routier et une jeune sortie de nulle part: Louis Plamondon et Ruth Ellen Brosseau.mais pas de souci : « La campagne est tellement longue que rendus à l'élection, les gens ne verront même plus les affiches », disait-il à notre collègue Jean-François Bégin.Les gens n'avaient pas besoin de voir ses affiches.Ce qu'ils ont vu, c'est son nom sur le bulletin de vote.Une croix, un crochet, et le voilà reparti, porteur de la confiance et de la loyauté de son monde.À vrai dire, Louis Plamondon, s'il est un cas rare, n'est pas une exception.Il y a d'autres députés dont la longévité politique est légendaire, celles du péquiste François Gendron par exemple, député depuis 1976 ou de feu le libéral Gérard D.Lévesque (dix mandats, mort en fonction).Ruth Ellen Brosseau, cependant, est seule dans sa catégorie, son histoire étant une prodigieuse « success story », une sorte de conte de fée politique.Ruth Ellen, vous vous souvenez?C'était l'un des « poteaux» du NPD de 2011.Candidate dans Berthier-Maskinongé, une circonscription où elle n'avait jamais mis les pieds, serveuse dans un bar d'Ottawa, elle avait passé une partie de la campagne à Las Vegas.Miraculeusement élue, elle était l'une des mauvaises blagues de la vague orange.Et puis, elle s'est mise au travail.A bravement affronté les moqueries.A studieusement appris son nouveau métier, a suivi des cours de français, a pris tous les dossiers à cœur (dont celui de la pyrrhotite, un minerai qui contamine les constructions de pierre de la région), a sillonné la circonscription sans relâche.pour finir par la remporter - pour de vrai cette fois - avec 10 000 voix de majorité, le meilleur score de l'équipe néo-démocrate ! Elle se battait contre un professeur d'histoire qui réside depuis 20 ans dans la circonscription et contre un homme d'affaires dont la famille y est enracinée depuis des générations.La jolie blonde est devenue une vedette, on l'interpelle, on l'embrasse.« J'ai été une candidate poteau, disait-elle à Jean-François Bégin, mais je n'ai pas été une députée poteau.J'ai montré que j'étais capable d'être une bonne députée, même si je n'ai pas fait d'études universitaires.» On a découvert, aussi, que loin d'être la Barbie frivole qu'on décriait en 2011, cette Ruth Ellen avait déjà en elle une force de caractère peu commune.Enceinte de son fils à 16 ans, elle l'a élevé seule avec l'aide de sa famille, a occupé des emplois ingrats (vendeuse chez Zellers, employée dans un hôtel où elle a tenté de mobiliser les femmes de chambre pour obtenir de meilleurs salaires, ce qui lui a valu d'être congédiée.).Deux députés, deux histoires.Il y en a bien d'autres.Que serions-nous sans ces élus ?Nous serions dans une dictature.J J cs£xæs v \u2019 ; ISM ¦ iBS rW7 .; jet w,' ?« sSïàt'-\u2019 La Ville de Repentigny a inauguré, hier, son nouveau lieu de culture et de spectacle, le Centre d\u2019art Diane-Dufresne, avec le vernissage de l\u2019exposition DDXL consacrée aux œuvres d\u2019art de Diane Dufresne et de Richard Langevin, et présentée jusqu\u2019au 21 février.ÉRIC CLÉMENT Dessiné par l'architecte Maxime-Alexis Frappier, le nouveau centre d'art de Repentigny va battre pendant près de cinq mois au rythme de l'univers créatif et poétique de Diane Dufresne et de Richard Langevin.Tous deux avaient exposé à Repentigny en 2011 et, touchée par le génie de la grande dame de la chanson québécoise, la mairesse Chantal Deschamps a estimé que le nom de Diane Dufresne était celui qui incarnait le mieux la vocation multidisciplinaire du nouvel espace culturel.L'exposition inaugurale DDXL illustre l'éclectisme de Diane Dufresne qui, combiné aux prouesses scénographi-ques de Richard Langevin, assure.un résultat XL ou Extra Large.Avec son conjoint, elle a en effet créé, en neuf mois, trente-sept nouvelles toiles, vingt dessins, trois installations et écrit un «carnet de bord» qui joue le rôle de carnet d'exposition tout en étant un témoignage sur la condition de l'artiste pendant sa période créative.«C'était pour montrer que l'on vit aussi à travers la création et si je peux donner une telle pulsion à d'autres, tant mieux, car tout le monde peut créer», a dit Diane Dufresne en entretien au centre d'art.Influences L'exposition DDXL est présentée dans deux salles, mais aussi à l'extérieur puisque Richard Langevin a réalisé une sculpture monumentale, Crescend'eau, dans le bassin aquatique bordant l'entrée du centre d'art.Une œuvre qui rend hommage au talent artistique de Diane Dufresne.À l'intérieur, on découvre plusieurs séries de peintures.Des acryliques sur toile où l'on retrouve le style de femmes que peint Diane Dufresne.Des femmes longilignes et énergiques, à la fois esquissées et chimériques.Dans une série de 20 petits cadres, ces femmes sont parées de vêtements colorés et originaux.Diane Dufresne aurait fait une excellente styliste.« Oui, j'aurais aimé ça, dessiner des robes», dit-elle.Plus loin, on peut apprécier les influences picturales de Diane Dufresne.Elle a ainsi peint trois œuvres À la Dubuffette, rappelant le style des Quatre personnages de Jean Dubuffet, en 1974, ainsi que trois toiles abstraites de grand format évoquant la période automatiste, notamment son Oh! Zabois, travaillé à la spatule, et le De bois et d'averses, où ses aplats verticaux se mêlent harmonieusement à des textures feuillues.« Avec le Frère Jérôme [qui lui a donné des cours de peinture], la gestuelle, c'était la base, dit Diane Dufresne.Il fallait garder son instinct.C'est ce que j'aime le plus faire.J'appelle ça « mes coups de poings sur la gueule» ! Toute la violence que j'ai à l'intérieur passe là-dedans.» Des installations Nouvelle passion du duo artistique, l'installation est à l'honneur.Ils ont tous deux réalisé une installation sur l'art ménager car, disent-ils, « sans ménagement, l'art ménager nous lessive une partie de notre existence » ! Cette installation consiste en deux machines à laver frontales portées par des jambes féminines.Au-dessus, deux lustres ont été placés, l'un constitué de bouteilles d'eau de toilette - collection de Diane Dufresne - et l'autre fait de cintres en bois.Une autre installation, intitulée J'm'en rolls, présente la voiture Bentley 1956 qu'Yvon Deschamps avait offerte à Diane Dufresne en 1982.Le visiteur peut s'asseoir sur la banquette arrière et dessiner sur une feuille de papier ou écrire une réflexion.Toutes ces feuilles, Diane Dufresne espère un jour les réunir pour créer une œuvre à Montréal.Peut-être dans le métro.Peut-être à l'occasion du 375e anniversaire de la métropole.« Faudrait que j'aille voir le maire, dit-elle.Ce serait bien que ce soit toujours en mouvement, que cela devienne une murale qui se transforme.» Vidéoclip inédit L'installation la plus impressionnante de l'expo s'appelle Exit en herbe.Il s'agit d'une immense pièce dans laquelle le duo d'artistes a fait aménager un jardin d'abondance.Sur de l'herbe synthétique, des bancs ont été placés près d'une balançoire en forme de cercueil! Le visiteur pourra s'y balancer tandis que dans son dos, un vidéoclip inédit de Diane Dufresne (tourné par Jacques Beauchemin) diffuse sa dernière chanson composée avec « C\u2019était pour montrer que l\u2019on vit aussi à travers la création et si je peux donner une telle pulsion à d\u2019autres, tant mieux, car tout le monde peut créer.» \u2014 Diane Dufresne Jean-Phi Goncalves et qui s'intitule J'écris avant de m'effacer.Un titre approprié, reconnaît Diane Dufresne dans un grand éclat de rire.« C'était pour exprimer le fait que la création défie aussi la mort, dit-elle.Les [hommes de] Cro-Magnon risquaient leur vie quand ils descendaient dans des grottes pour faire des dessins.On a voulu que l'installation ne soit pas lugubre, car la créativité, c'est ce qui reste après la mort.» « On ne regardera plus le salon funéraire comme avant », ajoute Richard Langevin.Une grande joie Diane Dufresne est ravie de se voir ainsi honorée par la Ville de Repentigny.« Ils voulaient quelqu'un de vivant pour donner le nom au centre d'art, dit-elle.Et ils voulaient une expo, alors on y est allés à fond ! Cet honneur, c'est une récompense et aussi une grande joie de participer à un centre créatif quand, de nos jours, on ne parle que d'argent et de drames.On espère que le public viendra ici pour participer à la création et qu'il se balancera dans la tombe comme dans une Rolls ! Et qu'il aura du plaisir! » La semaine des trois orchestres de chambre CLAUDE GINGRAS EN CLASSIQUE Un hasard, bien sûr : nos trois principaux orchestres de chambre se partagent la semaine musicale, et dans la même salle Bourgie.Ce soir, 19 h 30, Boris Brott et l'Orchestre de chambre McGill accompagnent l'ex-Montréalais Jonathan Crow, violon-solo du Toronto Symphony, dans Tzigane de Ravel et The Lark Ascending de Vaughan Williams et complètent la soirée avec des pièces de Claude Champagne, Rodolphe Mathieu, Léo-Pol Morin, Auguste Descarries et autres.Jeudi, 20 h :\tretour du pianiste britannique Christian Blackshaw dans le Concerto K.595 de Mozart avec les Musici de Jean-Marie Zeitouni, qui l'encadrent avec le Dumbarton Oaks de Stravinsky et la 5e Symphonie de Schubert.Vendredi, 19 h 30: programme Beethoven des Violons du Roy, avec le violoniste britannique Anthony Marwood comme chef et soliste, dans le Quintette op.29, la 2e Romance pour violon et la 1ère Symphonie.Vendredi et dimanche Autre hasard : l'OSM et l'OM ont programmé pour ce weekend à la Maison symphonique la même Symphonie no 100, dite Militaire, de Haydn.Nézet-Séguin a de nouveau invité son assistant du Philadelphia Orchestra, le Roumain Cristian Macelaru, pour le concert OM de vendredi, 19 h 30.Au Haydn s'ajouteront la 3e Symphonie du Polonais Henryk Gorecki et Fanfare for the Common Man de Copland.Énorme succès de vente lorsqu'il sortit au disque, le Gorecki, sous-titré Symphonie des chants plaintifs, comporte un solo vocal que chantera Marianne Fiset, 1er prix au Concours de Montréal de 2007.Le concert de l'OM se veut un hommage au 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que celui de l'OSM, dimanche, 14 h 30, avec la même Symphonie militaire de Haydn, est intitulé Splendeurs viennoises.Comme quoi les interprétations d'une même œuvre peuvent varier grandement.Dimanche, après le Haydn, Alexis Hauser, chef de l'Orchestre symphonique de McGill, dirigera l'OSM dans le Duett-Concertino avec clarinette et basson de Richard Strauss, une suite du Rosenkavalier du même Strauss, et des pièces des autres Strauss, Johann II et Josef, sans lien de parenté avec Richard.D'ici là, la programmation OSM est au pop.Ce soir et demain, 20h, à la Maison symphonique, Simon Leclerc et l'OSM accompagnent les chanteurs Élizabeth Blouin-Brathwaite, son père Normand Brathwaite, Gardy Fury, Kim Richardson et Dorian Sherwood.Musique chorale Deux concerts de musique chorale à signaler.Vendredi, 19h30, à la Christ Church Cathedral, Patrick Wedd dirige le Chœur de la Cathédrale anglicane dans une rétrospective de plusieurs siècles de musique chorale anglaise : Tallis, Byrd, Gibbons, Vaughan Williams, Stanford, Tavener.Dimanche, 15 h30, à l'Oratoire Saint-Joseph, Louis Lavigueur dirige le Chœur Classique de Montréal dans Bruckner et Aude Heurtematte, organiste à Saint-Gervais de Paris (l'église des Couperin), joue Bach.Écran géant, entrée libre.Musique ancienne Deux petits ensembles instrumentaux de musique ancienne ouvrent leur saison cette semaine à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.Demain, 19 h 30, Pallade Musica joue Schmelzer, Couperin, Bertali, Legrenzi, Biber et Rebel avec la violoniste allemande Liv Heym.Samedi, 20 h, le quatuor de flûtes à bec Flûte Alors ! consacre un programme à Giovanni Antonio Cangiasi, compositeur et franciscain milanais mort à 24 ans.Au Bon-Pasteur Trois concerts sont annoncés à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.Vendredi, 19 h 30 : le vibraphoniste Jean Vanasse et le contrebassiste Miroslav Vitous.Samedi, 19 h 30 : la soprano Sasha Djihanian, avec Martin Dubé au piano, dans Dvorak, Debussy, Rachmaninov, Griffes et Strauss.Dimanche, 15 h: les stagiaires de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal dans des airs popularisés par le cinéma.Trombone à Boucherville Patrice Richer, le trombone-solo de l'OM, joue le Concerto de Johann Georg Albrechtsberger (professeur de Beethoven) avec Marc David et l'Orchestre symphonique de Longueuil jeudi, 20h, à l'église Sainte-Famille de Boucherville.La Petite musique de nuit de Mozart et l'Octuor op.20 de Mendelssohn complètent le programme.Le concert de l\u2019OM se veut un hommage au 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. ARTS Le clown décapité MARC CASSIVI CHRONIQUE IMAGE FOURNIE PAR LE FMA L\u2019affiche du 16e Festival du monde arabe sème la controverse.DU 31 OCT.AU 15 NOV HILAR mm Festival Monde Arabe \u201cMontréal 16e ÉDITION COM ALARABE .festiv Québec «¦ Montreal# TV5 ES JeanCoutu 4*- -Mm.Hfe J®, atuvujgJ sa).«L Québec! Au premier coup d'œil, je me suis dit: «Mais quelle idée » ?Un clown qui joue du violon avec un sabre, des notes jaillissant de son corps décapité comme une fontaine de sang.Pour illustrer une affiche censée faire la promotion du 16e Festival du monde arabe.Je me suis dit qu'il y avait d'autres façons d'intéresser le public montréalais à un événement festif que de lui donner l'impression d'être convié à un concert des jeunesses musicales du groupe armé État islamique (EI).J'ai pensé que d'un côté, les Arabo-Québécois trouveraient pour le moins discutable d'être associés ainsi à des barbares coupeurs de têtes.Et que de l'autre, certains «non-Arabes» pourraient être confortés dans leurs préjugés.L'affiche est rouge, le sabre maculé, l'internet rempli d'images de décapitations: certains en concluent que la culture arabo-musulmane baigne tout entière dans le sang.Je me suis dit, enfin, qu'un responsable des communications avait bâclé sa mise en marché et que plusieurs avaient omis de lever le drapeau rouge de la controverse évidente et évitable.Ce n'est pas une caricature de Charlie Hebdo, ai-je pensé; c'est l'affiche d'un festival de musique, de théâtre, de danse et de cinéma arabes.J'avais tort.C'est un peu une caricature de Charlie Hebdo.L'intention n'est pas innocente.Au contraire.Cette affiche est volontairement provocatrice, réfléchie, assumée.Étudiée, même, depuis des mois.Je n'avais pas tout faux: l'affiche a bien suscité les réactions que j'avais anticipées (il ne fallait pas être devin).D'un côté, certains ont exprimé des craintes de voir le Festival du monde arabe (FMA) assimiler la culture arabe à une culture de la violence.De l'autre, le flot habituel de commentaires xénophobes que l'on retrouve sur les réseaux sociaux: « La culture arabe est meurtrière, même quand elle s'exprime par l'humour et le sarcasme.» Je n'invente rien.Les exemples cités sont ceux du FMA lui-même, qui a décidé d'expliquer sa démarche dans une longue lettre, en réponse à la polémique.La direction du FMA, qui a commencé Avec cette affiche provocatrice, le Festival du monde arabe veut rappeler que la dérision peut être une réponse à la violence.samedi et se déroule jusqu'au 15 novembre, admet avoir voulu contrarier les xénophobes et les dogmatiques, et reconnaît que son affiche constituait « la recette idéale pour une explosion d'ambiguïtés, de confusions et d'adversités».Ce n'est pas moi qui vais dire le contraire.En voyant l'affiche pour la première fois, je me suis dit qu'elle était de nature à nourrir la croyance que «les» Arabes, de manière monolithique, sont des terroristes antiOccidentaux, des décapiteurs en série et des esclavagistes niant les droits les plus élémentaires aux femmes.Je ne nie pas que tout cela existe ; des régimes sont les complices de cet obscurantisme.Il semble que c'est aussi ce que le Festival du monde arabe ait voulu démontrer sans équivoque : qu'il pose un regard lucide, sans faux-fuyants, sur ce qui se passe dans les pays arabo-musul-mans.« Aujourd'hui, le monde arabe meurt et se meurt dans une horreur généralisée, et sa culture avec», écrit sa direction.Avec cette affiche provocatrice d'Arlequin décapité, le FMA veut rappeler que la dérision peut être une réponse à la violence.Ses dirigeants ne se considèrent pas comme « des prêcheurs de la bonne parole ni des missionnaires du consensus interculturel».Ils ont, à l'image de la communauté arabo-musulmane de Montréal, des avis divergents.Ils sont préoccupés par le saccage du site archéologique de Palmyre, en Syrie, symbole de la barbarie de l'EI, par le sort scandaleux réservé au blogueur Raif Badawi en Arabie saoudite et par l'inaction de l'Occident.« Fous d'Allah et fous du néant rivalisent d'ingéniosité pour offrir au monde le meilleur du pire, disent-ils.Démence barbare d'un côté, perversion et hypocrisie non moins sanguinaires de l'autre.» Le monde arabe ne tourne pas rond.Il y a, contrairement à ce que certains voudraient le faire croire, bien des Arabes pour le reconnaître et s'en désoler.Qu'ils soient musulmans, chrétiens, juifs ou athées.C'est peut-être ce que voulait rappeler cette affiche, que le FMA décrit comme « une tentative d'ironie noire qui veut plus faire réfléchir que rire».Je retiendrai le mot « tentative ».Lorsqu'une caricature - parce que c'est bien de cela qu'il s'agit - nécessite une note explicative de 30 lignes suivie quelques semaines plus tard d'une précision de 2000 mots, c'est qu'elle n'est pas claire.S'il te faut expliquer ta blague, c'est qu'elle est ratée.«Faut-il peut-être rappeler qu'Arlequin est un personnage de la commedia dell'arte portant un chapeau oriental ?Ou qu'il est aussi une figure soufie symbolisant la dérision?» Ça se peut.Dans ses précisions, la direction du FMA, un organisme apolitique, reproche à ses détracteurs de se limiter à son affiche sans se référer aux notes d'intention de son auteur.« Ce qui est surprenant, c'est de voir autant de personnes attribuer au visuel des intentions qui sont en contradiction évidente avec la proposition qui l'accompagne.» Si la contradiction était si évidente, il n'y aurait pas de polémique.Une œuvre d'art se passe généralement d'explications.Si certains ont perçu chez ce clown décapité l'exploitation maladroite de préjugés sur l'islam plutôt que le « symbole d'une culture arabe guillotinée, séparée des mots de ses grands poètes et libres penseurs », ce n'est pas surprenant.L'équivoque nourrit la part d'ombre de l'art, laissant libre cours à toutes les interprétations.Et c'est tant mieux.L'avantage de ce genre de controverse, c'est qu'elle porte à réfléchir.Or, à la réflexion et la nuance, l'époque préfère le binaire et le manichéen.Vous êtes avec nous ou avec eux, pour le bien ou pour le mal.Se questionner, douter, est perçu par plusieurs comme une faiblesse.On préfère se vautrer dans ses certitudes.«Ne craignez rien, le clown du FMA ne tue pas, mais le ridicule du monde, oui ! », conclut le Festival du monde arabe.J'en ai bien peur.A-t-on peur des juges méchants ?***** M HUGO DUMAS CHRONIQUE A la chaîne M6, Gilbert Rozon incarne le juge vitriolique dans La France a un incroyable talent depuis 10 saisons déjà.Jamais il n'enrobe ses critiques - souvent très justes - dans quatre couches de miel dégoulinant.Le grand manitou de Juste pour rire s'y montre caustique, cinglant et direct, ce qui lui a valu l'étiquette de « méchant», une étiquette qu'il assume parfaitement.Au Québec, Gilbert Rozon remplacera Alexandre Taillefer à Dans l'œil du dragon au printemps et Radio-Canada l'a averti « de ne pas être aussi baveux qu'en France», dixit la grande patronne de la télévision française, Dominique Chaloult.Pourquoi Gilbert Rozon ne pourrait-il pas être aussi mordant sur les ondes québécoises que sur les ondes françaises ?Parce que cette attitude chiffonnerait des ego ?Parce que ça rouspéterait dans les chaumières ?Parce que la télé québécoise déteste la chicane ?Peut-être un peu de tout ça.Nos concours télévisés s'éloignent systématiquement des modèles de juges acides à la Simon Cowell (American Idol) ou Gordon Ramsay (Hell's Kitchen).À La voix l'hiver dernier, les éloges ont ruisselé sur des chanteurs de hall d'hôtel comme s'ils sortaient tous de la Scala de Milan.Pourtant, l'homme de théâtre Serge Denoncourt prouve actuellement aux Dieux de la danse à la SRC qu'il y a de la place pour un peu plus de causticité dans les commentaires qui suivent les performances musicales.Et cela donne des moments de télé savoureux.Dans l'épisode présenté jeudi soir, la flamboyante Anne Casabonne a reviré Serge Denoncourt comme une crêpe après une remarque particulièrement vache à propos de sa soi-disant ménopause.Gilbert Rozon se dit, lui aussi, fan de Serge Denoncourt: « C'est un cynique avec un sourire », glisse-t-il.À propos du ton plus bitch de Serge Denoncourt dans Les dieux de la danse, Dominique Chaloult indique : « Tant qu'il n'y a pas de mépris, tout va bien.» Aux Dragons, Gilbert Rozon adoptera une approche plus humaine qu'à La France a un incroyable talent.«J'en ai vécu des échecs.J'en ai vécu des difficultés.Dans la vie, il y a des \"non\" qui sont des \"non\" constructifs», rappelle l'homme d'affaires de 61 ans.Évidemment, Gilbert Rozon ne se transformera pas en agneau tout doux et tout mou, sans tonus.«Quand tu as trop de filtres, tu finis par t'autocen-surer.Il faut toujours être vrai», souligne-t-il.Tout est dans la manière de dire les choses, précise Gilbert Rozon.Depuis la saison dernière, les Mitch Garber, Danièle Henkel, Serge Beauchemin et Martin-Luc Archambault, qui ont tous signé pour la cinquième saison, prévue au printemps 2016, n'ont pas la réputation d'être complaisants.Quand un projet d'investissement broche à foin leur est soumis, ils relèvent chacune des failles, toujours de façon respectueuse, ferme et honnête.« L'entrepreneuriat, c'est important.C'est la meilleure façon d'écrire sa vie.Il y a peu d'émissions qui mettent les entrepreneurs sur un piédestal», note Gilbert Rozon, qui se dit stressé et angoissé par ce défi.Alexandre Taillefer avait annoncé son départ de Dans l'œil du dragon en avril dernier, trop occupé par son vrai métier d'investisseur et d'entrepreneur.On va s'en ennuyer.Il était toujours pertinent, avec une belle touche d'humour.Jusqu'à tout récemment, Gilbert Rozon, dont le mentor est Pierre Marc Johnson, n'avait jamais été sollicité pour se visser dans l'un des cinq fauteuils de Dans l'œil du dragon, qui comptera 11 épisodes d'une heure.Le chiffrier du week-end C'était une stratégie de diffusion risquée, mais les résultats d'écoute n'ont pas été catastrophiques.La mise en orbite de la minisérie québéco-acadienne Le clan a retenu l'attention de 392 000 fidèles samedi à 21h.Une performance honorable dans cette case horaire casse-gueule, d'autant plus que c'était l'Halloween et que divers partys vrombissaient un peu partout en même temps.Dimanche soir, l'ordre mondial de la télévision québécoise a été rétabli avec le retour du Banquier (1 583 000) au premier rang des émissions les plus populaires, suivi de Tout le monde en parle (1 025 000).Le hockey du Canadien à RDS (674 000) a grignoté de l'audience aux deux grosses productions canon.Chez Guy A.Lepage, ç'aurait été agréable que le Dr Michaël Bensoussan de l'émission De garde 24/7 laisse plus de temps de glace à la Dre Chantal Vallée, qui n'a pratiquement pas pu placer plus d'une phrase complète.Au Banquier, l'émission spéciale de l'Halloween fonctionne toujours aussi bien, année après année.C'est toujours amusant de deviner quel artiste se cache sous quel costume.Celui de Stefie Shock, alias Fifi Brindacier, m'a beaucoup fait rire.En voilà un qui a pris son personnage au sérieux.jusque dans les mimiques.^ f i TOUS LES SCÉNARIOS.CINÉMA Tous les samedis dans La Presse PRESSE f SOYEZ LUN DES 15 GAGNANTS D\u2019UNE SOIRÉE VIP AU TNM ! Pour participer: lapresse.ca/concours Le prix inclut une paire de billets pour le spectacle, précédé d\u2019un cocktail en compagnie de l\u2019auteur.Le tirage aura lieu le 12 novembre aux bureaux de La Presse.La valeur totale approximative des prix est de 2 300 $.Tous les détails sur lapresse.ca/concours T0fÿ ¦ i\u2018 W-\u2019^r'ï&ÿ*:- % \" .;§*>**¦- !f^ y fiM- ./~'i -'\"1! * ¦ \u2022¦ '¦ '¦ /.\u2022' ¦ , - ¦ (ee Trailhawk4X4 2015 montré : 33 ¦\t\u2022 stàM'H'È.ÆïÊm M&iM sMsim JEEP CHEROKEE 2015 FINANCEMENT ^^0L À PARTIR DE: H H /C JUSQU'A www.ajac.ca Association des Journalistes Automobile du Canada PRIX DU VEHICULE UTILITAIRE CANADIEN DE L'ANNÉE JEEP CHEROKEE 2014 \u201d \u201e 1000S+B\u201d! 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