La presse, 10 novembre 2015, Cahier A
[" Montréal mardi 10 novembre 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 132e année No 019 28 pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées PRESSE Céline Dion revient au Centre Bell ARTS PAGE A12 PHOTO PIERRE ANDRIEU, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE IMAGE TIRÉE DU LIVRE KOTCHOK tinter \u2022?.?SUR LA ROUTE DES MIGRANTS La journaliste Claire Billet et le photographe Olivier Jobard ont suivi des migrants afghans pendant leur voyage clandestin de 12 000 km.Récit.PAGE A9 DOPAGE EN ATHLÉTISME LA RUSSIE EXCLUE DESJEUX?PAGE A3 PHOTO FABRICE COFFRINI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE y>.\\ *rs' t'y.i y i PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE DEVERSEMENT Ottawa pose ses conditions.Montréal s\u2019y c Les citoyens devront quant à eux faire attention aux ^dans les toiiêttis^ucaÙrsde^pîicËaiinsjèî MARC CASSIVI COMMEUNCHAR DE LUXE.ARTS PAGE Al3 HUGO DUMAS JULIE PERREAULT, FAÇON DANGEROUS MINDS ARTS PAGE A14 FRANCIS VAILLES lathÉorie delarelativitÉ SELON COITEUX AFFAIRES LE MAIRE DE VERDUN INVENTE UN ACCIDENT DE SKATE Jean-François Parenteau admet avoir inventé un accident grave dans un skatepark pour «donner une leçon» à un conseiller municipal.Explications.PAGE A2 .SBffiSSS PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Poutine songerait à bombarder l\u2019Agence mondiale antidopage.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621 924987651 m \\ NE LAISSEZ PAS VOS MÉDICAMENTS DEVENIR DES DROGUES DE RUE Près d'un adolescent sur six se drogue avec des médicaments d'ordonnance et plus de 70 % d'entre eux les ont obtenus dans une maison privée.Ne devenez pas involontairement un fournisseur de drogue.Protégez vos enfants et ceux des autres.SecurisezVosMedicaments.ca Un message du Partenariat pour un Canada sans drogue % PCSD Partenariat pour un Canada sans drogue y El o 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONTRÉAL PLUS EAUX USÉES Le déversement est autorisé La nouvelle ministre fédérale de l\u2019Environnement PHOTO PATRICK SANFAÇON LA PRESSE Le déversement des eaux usées dans le fleuve pourrait commencer dès aujourd\u2019hui, selon ce qu\u2019a laissé entendre le maire Coderre, qui estime que la Ville satisfait déjà aux conditions imposées par la ministre McKenna.JIl ','C T T r-r-« i :l«'\u2019râiï -'\u201cilïSiïs h nm p ' \"¦\u2022'J ' DAPHNÉ CAMERON La Ville de Montréal ira « rapidement » de l'avant avec le déversement de 8 milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent tout en respectant les conditions ordonnées par la nouvelle ministre de l'Environnement, a annoncé hier le maire Denis Coderre.Selon toute vraisemblance, le rejet aura lieu cette semaine.La date sera annoncée ce matin.« C'est réglé, il va y avoir déversement », a déclaré hier soir M.Coderre lors d'un point de presse à l'hôtel de ville.Une heure auparavant, en conférence téléphonique depuis Paris, la nouvelle ministre de l'Environnement Catherine McKenna a déclaré que le déversement pourrait se faire « dès ce matin », si la Ville acceptait quatre conditions.Elle demande notamment à la Ville d'effectuer une surveillance visuelle des panaches de l'effluent, de mettre sur pied un plan d'urgence pour gérer les rejets imprévus des industries durant la période de travaux et de fournir jusqu'en juin 2016 à Environnement Canada des données qui mesurent la qualité de l'eau du fleuve.La ministre a aussi annoncé qu'Environnement Canada procéderait à l'examen des événements qui ont mené à la crise maintenant connue comme le « flushgate ».La Ville, le ministère de l'Environnement du Québec et des communautés membres des Premières Nations participeront à ce bilan.Le maire Coderre estime que les demandes de la ministre sont déjà remplies.« Déjà, on a dit oui aux conditions», a-t-il précisé, hier, en soulignant que la Ville rendrait son protocole public ce matin.La Ville de Montréal veut procéder à la purge d'un intercepteur de 30 kilomètres afin de réaliser des travaux dans l'immense tuyau qui sert à diriger les eaux usées vers l'usine d'épuration à la pointe de l'île.Au départ, le prédécesseur de la ministre McKenna, l'exministre conservatrice Leona Aglukkaq, avait décrété l'arrêt du déversement en attendant de procéder à un examen scientifique indépendant.Le comité a rendu son analyse vendredi dernier.Il a notamment conclu que l'impact des déversements est un phénomène qui n'a jamais été étudié.« Aucune information n'est présentement disponible sur les conséquences de ces déversements sur la faune aquatique », ont-ils noté.La ministre exige de nombreux tests Pour y remédier, la ministre ordonne à la Ville de Montréal de procéder à de nombreux tests d'eau qui permettront de récolter des données précieuses sur l'impact «réel» de tels déversements sur la qualité de l'eau.Avant, pendant et une fois tous les mois après le déversement, la Ville de Montréal devra donc récolter des échantillons dans les eaux adjacentes à chacun des 24 points de rejets le long de l'intercepteur.Elle devra aussi collecter de l'eau à un emplacement en amont du panache des effluents rejetés et en aval de la zone des effluents, près de l'île aux Vaches.Un échantillon d'eau devra aussi être recueilli au moins une fois au cours de la période de frai des poissons, entre le 1er avril et le 30 juin 2016, à trois endroits au nord de L'Île-des-Sœurs et à dix endroits dans le delta des îles de Sorel.De nombreux échantillons de sédiments et de plantes devront être prélevés près de L'Île-des-Sœurs et des îles de Sorel.Les résultats de tous ces tests devront être rendus publics.La Ville de Montréal doit aussi entrer en communication avec les grandes installations industrielles et institutionnelles pour leur demander de réduire au maximum les rejets durant la période des travaux.« Je n'ai aucun problème avec ça, on veut tous une chose : c'est de protéger le fleuve », a réagi le maire Coderre à la demande d'effectuer tous ces tests.LES EXIGENCES D\u2019OTTAWA La Ville de Montréal doit: >\tassurer une surveillance visuelle des panaches de l\u2019effluent afin de cerner les lieux d\u2019accumulation et mettre en place, le cas échéant, des barrages flottants ou d\u2019autres mesures si des matières remontent à la surface et qu elles s\u2019accumulent, et prendre les mesures nécessaires pour assainir ces secteurs; >\tpréparer et mettre en œuvre un plan de gestion concernant les rejets imprévus provenant de grosses installations industrielles, institutionnelles ou commerciales dans les égouts de la Ville de Montréal pendant la période de la construction; >\tfournir à Environnement Canada les données et les résultats relatifs à la qualité de l\u2019eau, à la qualité de l\u2019effluent et à la surveillance des sédiments et de la flore aux points de rejets de l\u2019effluent non traité de même qu\u2019aux endroits choisis en aval du panache du projet pour une période allant jusqu\u2019en juin 2016; >\tparticiper à un examen exhaustif des événements menant à l\u2019incident, examen qui sera dirigé par Environnement Canada et auquel prendront part ceux qui pourraient être touchés par le rejet, notamment les communautés des Premières Nations des environs et la province.Un des objectifs importants de cet examen sera de voir à ce qu\u2019à l\u2019avenir, dans le cadre de projets semblables, la mobilisation et les consultations qui s\u2019imposent aient lieu.Le maire Coderre estime que les demandes de la ministre sont déjà remplies.« Déjà, on a dit oui aux conditions.» SOMMAIRE Amusez-vous !\tAFFAIRES 8\tMonde\tA9 Astroloqie du jour\tSPORTS 5\tPetites annonces\tSPORTS 5 Débats\tA10 et A11\tAFFAIRES 4\t Décès\tSPORTS 6\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Ensoleillé, ennuagement et averses en soirée, maximum 11, minimum 4.SPORTS 5 VOUSAVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca BV LGA R I ?¦U\trîl ROM A i k ¦ ¦ ¦ ¦¦ ¦ ¦¦ CHÂTEAU D\u2019IVOIRE -==»« JOAILLIERS «x=- 2020 RUE DE LA MONTAGNE, MONTRÉAL, 5 14 845 4651 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM VERDUN Le maire invente un accident pour donner une « leçon » à un élu 1S:\tJtm j PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Bien que les travaux au skatepark de Verdun ne soient pas encore terminés, on retrouve déjà sur les réseaux sociaux plusieurs vidéos de planchistes s\u2019exécutant à cet endroit.PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Le maire de Verdun, Jean-François Parenteau, admet avoir inventé un accident grave dans un skatepark et prétend que c'était pour « donner une leçon » à un conseiller municipal.La fausse nouvelle s'est toutefois retrouvée sur les réseaux sociaux, semant l'inquiétude chez les parents de jeunes planchistes.Dimanche soir, les élus de Verdun ont reçu sur leur téléphone portable un message de leur maire d'arrondissement les avisant qu'un adolescent de 14 ans avait été hospitalisé après avoir subi un accident au skatepark de l'arrondissement, présentement en construction.Il précisait que le jeune « [était] tombé tête première sur une tige » de l'un des fûts de lumières qui n'ont pas encore été installés et qu'il reposait dans un état grave.Le texte ajoutait que « les élus qui ont fait la promotion du skatepark, alors qu'il est toujours en chantier, devront certainement répondre aux questions des journalistes».Cette mise en garde visait tout particulièrement le conseiller Sterling Downey, lui-même un planchiste.Celui-ci avait publié la semaine précédente plusieurs messages et photos sur les réseaux sociaux montrant des jeunes utilisant l'aire pour planches à roulettes.L'élu a lui-même été filmé en train de rouler sur la surface dans le cadre d'un reportage de Montreal Gazette sur la fin imminente des travaux.Dès qu'il a reçu le message sur l'accident, Sterling Downey a publié un message sur Facebook pour inviter les planchistes à la prudence.«Tu ne veux jamais qu'un jeune se blesse, que le skatepark soit en construction ou pas », dit-il.Un «message-choc» Mais aucun adolescent ne s'était réellement blessé.Après la publication du message de son collègue sur Facebook, Jean-François Parenteau a avisé son M.Downey qu'il avait inventé l'histoire pour lui « donner une leçon».« C'est un skater et il est très énervé par le projet.À plusieurs reprises, on a dû l'aviser de sortir du chantier, mais il a continué à y aller pour faire du skate et incitait les jeunes à y aller», a expliqué le maire à La Presse.Le maire de Verdun admet avoir envoyé ce message à M.Sterling dimanche soir «pour le faire \"feeler cheap\" » d'avoir fait la promotion du site alors que celui-ci n'est pas encore sécuritaire.« Ce n'était pas une blague, c'était un message-choc parce que je trouve irresponsable ce qu'il a fait.C'est une question de sécurité et, en tant qu'élu, il doit donner l'exemple.On a tous hâte que ça ouvre, mais c'est un chantier et on n'a pas le droit de l'ouvrir», a insité M.Parenteau.Conscient que la publication de cette fausse nouvelle a pu semer l'émoi, M.Parenteau a tenu à s'excuser auprès de ceux qui ont pu s'inquiéter.Pour éviter qu'un véritable accident ne survienne, l'élu a fait augmenter la sécurité autour du skatepark d'ici à son ouverture officielle, prévue dans une semaine.Sterling Downey dément avoir incité les jeunes à utiliser l'aire de planche à roulettes, indiquant que ceux-ci y sont allés d'eux-mêmes.Pour le conseiller, cet épisode illustre plutôt le traitement réservé aux élus de l'opposition dans Verdun.« C'est de la jalousie, de l'intimidation, du contrôle», dénonce-t-il.Selon lui, le maire veut le tenir éloigné pour garder le mérite politique d'avoir mené à bien ce projet de 700 000$.« Je trouve ça irresponsable, un maire d'arrondissement qui ment à ses élus pour leur donner une leçon.Appelle-moi si tu n'es pas d'accord avec ce que je fais, pas besoin d'inventer des histoires.» LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim OLYMPISME Le dopage patriotique n\t ,v- ?ri\t \t RICHARD \\N POUND 'Mm PHOTO DENIS BALIBOUSE, REUTERS « Pour optimiser la lutte contre le dopage, il faudra du culot.Richard Pound et son groupe mettent d\u2019ailleurs au défi l\u2019Agence mondiale antidopage, qui leur a confié cette enquête, de mettre en vigueur toutes les recommandations de leur rapport », écrit notre chroniqueur.Ce rapport est d'une franchise brutale.Sa lecture nous entraîne dans les méandres d'un dopage systémique, toléré sinon encouragé par l'État russe, et où la corruption est une pratique courante.Dans cet univers aux valeurs tordues, un sportif souhaitant rester « propre » est condamné.S'il refuse de se doper, il perd pratiquement ses chances d'être membre de l'équipe nationale d'athlétisme.Alors, pourquoi refuser?Après tout, lui répète-t-on, ses rivaux de tous les pays s'entraînent aussi de manière illicite.Dans ce contexte, le dopage est non seulement une «nécessité de compétition», il devient «peut-être même une obligation patriotique».Servir l'État en se dopant! Ce n'est pas banal, tout de même.Dans ces 323 pages pleines de dynamite, cet extrait m'a particulièrement frappé.Cette construction idéologique permet de justifier tous les dérapages.Notamment la participation à l'affaire du FSB, le Service de sécurité de la Fédération de Russie.Dans les années ayant suivi l'éclatement de l'URSS, le FSB a succédé au KGB, la sinistre police du pays.Or, pendant les Jeux olympiques de Sotchi, à l'hiver 2014, des membres du FSB étaient présents dans le laboratoire antidopage.Impossible dans ces circonstances de travailler de manière indépendante.« L'impartialité, le jugement et l'intégrité du Laboratoire ont été compromis par la surveillance du FSB durant les Jeux», indique le rapport, un phénomène qui s'est poursuivi par la suite et qui a constitué de « l'intimidation directe».Si cette commission d'enquête a vu le jour, c'est grâce à du journalisme d'enquête de premier ordre.Le scandale a éclaté l'an dernier, après les révélations d'une chaîne de télé allemande concernant l'athlétisme russe.L'Agence mondiale antidopage (AMA) a alors demandé à Richard Pound de présider une commission d'enquête indépendante.Le résultat est un travail exceptionnel, mené par un homme libre de toute attache.En raison de son expérience, l'avocat montréalais sait très bien que la lutte contre le dopage est un éternel recommencement.Après les Jeux olympiques de 2012, il avait déclaré: «Nous avons effectué 6000 tests à Londres et n'avons pris que quelques athlètes qui auraient sans doute aussi échoué à un test d'intelligence.» Cette fois, il rappelle combien le problème du dopage est étendu, même si son mandat se limitait à l'athlétisme russe : « La Russie n'est pas le seul pays - et l'athlétisme, pas le seul sport - faisant face au problème du dopage orchestré dans le sport.» En clair, les tricheurs ont une longueur d'avance sur les enquêteurs.Le rapport soutient d'ailleurs que des recherches sont en cours en Russie afin de créer de nouveaux produits dopants indétectables.On peut s'en désoler, bien sûr.Mais l'important est de continuer à traquer les tricheurs.Les succès, parfois lents à venir, demeurent réels.En cyclisme, Lance Armstrong a été déchu de ses sept victoires au Tour de France; au baseball, des joueurs-vedettes n'ont pas été élus au Temple de la renommée ; et des champions olympiques ont perdu des médailles remportées plusieurs années plus tôt.Cela dit, pour optimiser la lutte contre le dopage, il faudra du culot.Richard Pound et son groupe mettent d'ailleurs au défi l'AMA, l'organisme qui leur a confié cette enquête, de mettre en vigueur toutes les recommandations de leur rapport.Cela signifie, entre autres, interdire aux représentants russes de participer aux compétitions internationales d'athlétisme aussi longtemps que leur pays n'aura pas assuré l'indépendance et le bon fonctionnement de son programme antidopage.En bon avocat, Richard Pound sait que cette proposition se butera à une objection: des athlètes «innocents» feront injustement les frais de cette interdiction.Le rapport réplique à cet argument d'un vigoureux coup de plume, rappelant que la présence des tricheurs en compétition punit déjà les concurrents honorables: «Les athlètes \"innocents\", en Russie et partout dans le monde, souffrent déjà en raison de la conduite identifiée dans ce rapport: ils ont besoin de protection.» Si des sportifs sont exclus de compétitions, ajoute-t-on avec raison, ce ne sera pas en raison du rapport.La responsabilité en incombera plutôt à ceux qui ont permis cette culture du dopage.Du coup, la commission balaie les arguments selon lesquels la Fédération internationale d'athlétisme est trop importante pour être tenue responsable, ou que la Russie est un trop grand pays pour être punie.« C'est précisément parce qu'ils sont si importants que les sanctions doivent être proportionnelles au sérieux de ce qui leur est reproché.» En commentant le rapport hier, le Comité international olympique (CIO) a évoqué un « véritable séisme ».On verra comment Thomas Bach, le président de l'organisme, précisera sa pensée au cours des prochains jours.Durant les Jeux de Sotchi, il a multiplié les hommages à Vladimir Poutine et au gouvernement russe.Récemment, Bach s'est montré incisif à l'endroit du scandale touchant la Fédération internationale de soccer (FIFA).Le sera-t-il autant cette fois-ci?Et comment réagira Sebastian Coe, le nouveau président de la Fédération internationale d'athlétisme ?Le rapport rappelle combien la nouvelle direction semble adopter la même approche de communication que l'ancienne administration, c'est-à-dire défendre l'institution plutôt que d'affronter le problème.Cela, avouons-le, n'est guère prometteur.Richard Pound navigue dans l'olympisme depuis des dizaines d'années.Mais malgré son curriculum vitae remarquable, il n'avait encore jamais frappé aussi fort.Ce rapport interpelle avec force tous les dirigeants du sport international.L\u2019important est de continuer à traquer les tricheurs.Les succès, parfois lents à venir, demeurent réels.L\u2019athlétisme russe mis au ban Un vaste système de dopage, soutenu par l\u2019Etat jusqu\u2019au plus haut niveau, a été mis en place dans l\u2019athlétisme russe.Corruption, chantage, menaces, camouflage, police secrète: tout y passe dans un rapport dévastateur d\u2019une commission indépendante de l\u2019Agence mondiale antidopage (AMA) dévoilé hier.La commission présidée par le Montréalais Richard Pound recommande la suspension de la fédération russe d\u2019athlétisme et de son agence antidopage nationale.La participation des athlètes russes aux Jeux olympiques de Rio est remise en question.- SIMON DROUIN Confirmation «C\u2019est pire que ce que nous imaginions», a déclaré Richard Pound en conférence de presse, hier, à Genève.L\u2019enquête de la commission indépendante a confirmé «dans des proportions renversantes» les conclusions d\u2019un documentaire diffusé au réseau allemand ARD en décembre 2014, à l\u2019origine de toute l\u2019affaire.On y apprenait entre autres que le dopage gangrenait lathlétisme russe à tous les niveaux et que des athlètes étaient victimes de chantage pour que des tests de dopage positifs ne soient pas dévoilés.Ainsi, la marathonienne Liliya Shobukhova aurait payé 450 000 euros à des dirigeants liés à l\u2019ancien trésorier de l\u2019Association internationale des fédérations dathlétisme (IAAF) et président de la fédération russe Valentin Balakhnichev pour pouvoir participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012.Athlètes La «culture de la triche» est «généralisée» et dure depuis «longtemps» dans lathlétisme russe.Dans ce contexte, des athlètes russes sont prêts à transgresser les règles éthiques pour gagner à tout prix.Cela dit, ceux qui ne voulaient pas participer au «programme» étaient mis sur la voie d\u2019évitement.Certains s\u2019inquiétaient de leur propre sécurité s\u2019ils ne se soumettaient pas aux règles de fonctionnement de l\u2019équipe nationale.«Laisse ça aller, sinon tu pourrais te retrouver par hasard dans un accident d\u2019auto», a déclaré un athlète aux enquêteurs.Police secrète Des agents du FSB, la police secrète russe qui a succédé au KGB, se présentaient régulièrement dans le laboratoire antidopage de Moscou et le laboratoire temporaire des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.Ceux-ci « imposaient activement une atmosphère d\u2019intimidation sur les processus du laboratoire et de son personnel».Grigory Rodchenkov, directeur du laboratoire, avait des entretiens réguliers avec un agent du FSB nommé Evgeniy Blotkin ou Blokhin, qui s\u2019intéressait particulièrement aux «humeurs» de l\u2019Agence mondiale antidopage.«Je ne crois pas que nous puissions être sûrs qu\u2019il n\u2019y a pas eu de manipulation [des résultats], mais on n\u2019a pas de preuves formelles qu\u2019il y en a eu», a précisé M.Pound au sujet du laboratoire de Sotchi.«On sait simplement qu\u2019ils étaient là.C\u2019est difficile d\u2019imaginer quel serait l\u2019intérêt de l\u2019Etat russe dans l\u2019urine d\u2019un athlète.» Système Le dopage de plusieurs athlètes russes est «systématique» et «constant», a constaté la commission, dont les enquêteurs ont utilisé des entrevues, des résultats detests, de l\u2019écoute électronique, des rapports et des preuves fournies par des dénonciateurs pour arriver à ces conclusions.Des «ratés systémiques» au sein de l\u2019IAAF et en Russie «empêchent ou diminuent la possibilité d\u2019un programme antidopage efficace» dans ce pays.Acteurs Les athlètes, dont plusieurs ont refusé de collaborer à l\u2019enquête, parfois de manière agressive, sont loin d\u2019être les seuls montrés du doigt.Les entraîneurs, les dirigeants sportifs, les médecins, les responsables de la lutte antidopage et du laboratoire de Moscou ainsi que le ministère des Sports sont sévèrement blâmés.« Ils ne pouvaient pas ne pas savoir», a dit M.Pound à propos des autorités politiques russes.Peut-on décrire cela comme du dopage encouragé par l\u2019Etat?«Dans le sens de le consentir et de le permettre [le dopage], oui», a-t-il répondu.«Il n\u2019y a pas d\u2019autres conclusions possibles.» Le membre du Comité international olympique y voit peut-être des relents du «vieux système de l\u2019Union soviétique».Crimes Les travaux de la commission ont déjà mené au déclenchement d\u2019une enquête criminelle en France concernant les agissements de hauts dirigeants de l\u2019IAAF.L\u2019exprésident Lamine Diack a été arrêté et mis en examen jeudi pour son implication dans un vaste réseau de corruption, de chantage et d\u2019extorsion d\u2019athlètes mis en cause dans des affaires de dopage.Le médecin Gabriel Dollé, ancien responsable de la lutte antidopage à l\u2019IAAF, et Valentin Balakhnichev, ex-président de la fédération russe et trésorier de l\u2019IAAF, ont aussi été mis en examen.En raison de l\u2019enquête en cours, la commission n\u2019a pas rendu publique la section de son rapport concernant l\u2019IAAF.Elle devrait la dévoiler avant la fin de lannée.PHOTO PHIL NOBLE, ARCHIVES REUTERS La commission recommande entre autres la suspension à vie de cinq athlètes, dont la médaillée olympique de Londres au 800 m Mariya Savinova-Farnosova.EN CHIFFRES 1417 Nombre d\u2019échantillons détruits intentionnellement par le laboratoire antidopage de Moscou et que la commission voulait réanalyser.99 Pourcentage des membres de l\u2019équipe russe d\u2019athlétisme qui sont dopés, selon la lanceuse de disque Evgeniya Pecherina.Cette allégation n\u2019a pu être prouvée par la commission.2 Un second laboratoire clandestin à Moscou aurait servi à tester et éliminer des échantillons suspects.1 Le volume, en mètre cube, de toute la documentation réunie par la commission d\u2019enquête, a dit à la blague Dick Pound.Le rapport tient sur 323 pages, mais sera bonifié d\u2019ici à la fin de l\u2019année.LA PRESSE f Consultez les recommandations du rapport de la commission et des réactions dans La Presse+ NISSAN Innover pour exalter CONSULTEZ CHOISISSEZNISSAN.CA POUR PLUS DE DÉTAILS L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC MEILLEUR CHOIX SÉCURITAIRE2 À l\u2019achat au comptant ou au financement sur VUS Nissan 2015 et 2016 sélectionnés.NISSAN ROGUE S 2016 BOUCLIER DE SECURITE NISSAN AVEC SYSTÈME DE FREINAGE D'URGENCE1 Ces offres sont en vigueurdu3 au 30 novembre 2015 chez les concessionnaires Nissan participants.Les offres s'appliquent aux modèles 2015 et 2016 sélectionnés en inventaire seulement, sont exclusives et peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis et ne peuvent être combinées à aucune autre offre, à l'exception des dollars d'exploitation additionnables.Ces offres n'ont pas de valeur d'échange au comptant.Les offres sont d'une durée limitée et sont soumises à l'approbation de crédit par Nissan Canada Finance.Le concessionnaire peut vendreà prix moindre.Visitezvotre concessionnaire Nissan du Québec participant pourtous 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Rogue S 2016 (Y6RG16 AA00) à traction avant n'est pas éligible à l'offre de crédit de la «Traction intégrale intuitive sans frais ».Les frais de transport et de prélivraison, la surcharge sur le climatiseur (100 $) (si applicable), les rabais du manufacturier et les contributions des concessionnaires sont inclus.Le permis de conduire, l'immatriculation, les assurances, les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les taxes sont en sus et exigés à la signature du contrat.** Le prixde vente à l'achat au comptant des modèles illustrés suivants en inventaire: Rogue SL 2016 (Y6DG16 BK00) avec Ensemble Privilège, TI intuitive / Pathfinder sL 2015 (5XDG15 AA00) 4x4 avec moteur V6 et boîte CVT / Juke SV 2015 (N5AT15 AA00) avec couleur personnalisée et TI intuitive / Murano Platine 2015 à TI (LXEG15 TE00) est de 35 108 $ / 38 658 $ / 26 300 $/ 43 358 $.Le prix inclut un rabais total de 2 000 $ / 3 500 $ / 2 750 $ / 2 000 $ basé surdes dollars d'exploitation non additionnables.Les rabais de 2 000 $ / 3 500 $ / 2 750 $ / 2 000 $ sont uniquement applicables à l'achat au comptant et seront déduits du prix de vente négocié avant les taxes et ne peuvent être combinés à des taux subventionnés de financement à l'achat ou à la location, ni à aucune autre offre.¥ Prix à l'achat à partir de 31 858 $ pour un Nissan Murano S 2015 (LXRG15 NA00) à TA avec boîte CVT.Le modèle Murano S (LXRG15 NA00) à TA n'est pas éligible à l'offre de crédit de la «Traction intégrale intuitive sans frais ».+ L'offre de financement à l'achat pour le modèle Pathfinder S 4x2 2015 (5XRG15 AA00) / Juke SV 2015 (N5RT55 AA00) à traction avant et boîte manuelle, est basé sur un prix de vente de 32 558 $ / 25 320 $ pour un terme de 72 / 84 mois, ce qui équivaut à un versement mensuel de 452 $ / 301 $ avec 0 $ / 0 $ en comptant initial (requis à la signature du contrat).Frais de crédit de0 $ / 0 $ pour une obligation totale de 32 558 $ / 25 320 $.Le modèle Pathfinder S 4x2 2015 (5XRG15 AA00) n'est pas éligible à l'offre de crédit de la «Traction intégrale intuitive sans frais ».Cette offre ne peut être combinée avec aucune autre offre.± Le rabais total de 5 250 $ sera déduit du prix de vente négocié avant les taxes, il inclut une contribution des concessionnaires de 300 $ et il s'applique uniquement au financement à l'achat des modèles Pathfinder S 4x4 (5XBG15 AA00) et Pathfinder S 4x4 Ensemble Platine (5XEG15 AA10) 2015 en inventaire, à des taux standards lorsque financés par l'entremise de NCF.Ce rabais ne peut être combiné à des taux subventionnés de financement à l'achat ou à la location ni avec aucune autre offre.Le montant annoncé inclut le crédit de la «Traction intégrale intuitive sans frais ».Certaines conditions s'appliquent.* L'offre bonifiée de la traction intégrale (TI) sans frais, d'une valeur de 2 180$ / 2 000 $ / 2 500 $ / 2 000 $, est applicable à l'un des modèles Nissan neufs suivants :Juke 2015/ 2016 (excluant les modèlesJuke SV (N5RT55 AA00) àTA/ SV (N5RT56 AA00 et AE00) àTA/ Nismo RS (N5YT56 AA00) à TA) / Rogue 2016 (excluant les modèles Rogue S (Y6RG16 AA00)àtraction avant et Rogue SV Edition Spéciale (Y6SG16 AA00) à traction avant) / Pathfinder 2015 (excluant le modèle Pathfinder S (5XRG15 AA00) 4x2)/ Murano 2015 (excluant les modèles Murano S et SV (LXSG15 CC00 / LXRG15 NA00) à traction avant.L\u2019offre est valide pour les véhicules admissibles neufs achetés ou financés par l'entremise de NCF à des taux standards et livrés entre le 3 et le 30 novembre 2015.L'offre représente un crédit qui peut uniquement être utilisé au moment initial de l'achat / du financement, et appliqué : (I) à l'achat d'un système à traction intégrale provenant d'un concessionnaire Nissan certifié; et /ou (II) à l'achat au comptant du véhicule.++ L\u2019offre fidélité Nissan (l'« offre ») ne s\u2019adresse qu\u2019aux clients admissibles qui (en date du 1eraoût 2015) sont ou étaient propriétaires d\u2019un véhicule de marque Nissan de l\u2019année modèle 2009 ou plus récente, ou dont ils effectuent ou effectuaient la location, ou à l'égard duquel ils ont ou avaient contracté un financement (un « véhicule existant »).L'admissibilité à l\u2019offre sera établie par Nissan Canada inc.(« NCI ») à son absolue discrétion.Il est obligatoire de présenter une preuve de la propriété, de la location oudu financement actuel ou antérieur.L'offre ne peut être transférée ni cédée, sauf à un copropriétaire ouà un colocataire du véhicule existant qui réside dans le même foyer que la personne ayant l\u2019intention de se prévaloir de l\u2019offre.Si le client admissible choisit de louer ou de financer un véhicule de marque Nissan neuf n\u2019ayant pas été immatriculé auparavant (excluant la gamme des véhicules NV, les parcs de véhicules et les véhicules de location quotidienne) (un « véhicule admissible neuf ») par l\u2019entremise de NCI et de Services Financiers Nissan Canada inc.(collectivement, « SFNC »), il recevra un montant spécifié de Dollars Fidélité pouvant être jumelé à un autre montant (les « Dollars Fidélité »), selon ce qui est indiqué ci-après : I.Micra / Versa / Sentra (500 $); II.Juke / Rogue (600 $); III.Altima / Frontier / Xterra / Leaf / M urano / Pathfinder (800 $); et IV.Maxima / Z / Titan, Armada / GT-R (1 000 $).Les Dollars Fidélité seront appliqués après les taxes, ce qui signifie qu\u2019ils comprennent toutes les taxes applicables.Par ailleurs, si le client admissible choisit d\u2019acheter ou de louer / de faire financer un véhicule admissible neuf (sauf la GT-R et la Leaf) autrement que par l\u2019entremise de SFNC, il recevra un plan de vidange d'huile et de permutation des pneus d\u2019une durée de trois ans ou 48 000 kilomètres (selon l'éventualité qui se produit en premier) qui consiste en un maximum de 6 visites d\u2019entretien comportant chacune 1 vidange d'huile (avec huile à moteur 5W30 classique) et 1 service de permutation des pneus.Veuillez communiquer avec votre concessionnaire pour tous les détails sur le plan de vidange d'huile et de permutation des pneus.Cette offre n\u2019est pas monnayable, mais elle peut être combinée à d\u2019autres offres.L'offre est valide pour les véhicules admissibles neufs achetés / loués / financés et livrés entre le 3 et le 30 novembre 2015.Certaines conditions s\u2019appliquent.1) Caractéristique livrable.Le système de freinage d\u2019urgence ne peut prévenir les accidents en raison de négligence ou de conduite dangereuse.II se peut que le système n'émette pas d'avertissement ou n'applique pas les freins dans certaines conditions.Fonctionne au-delà d\u2019une certaine vitesse.2) Pour plus de détails, consultez www.iihs.org.©2015 Nissan Canada inc.et Nissan Canada Finance, une division de Nissan Canada inc.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.ou à ses filiales nord-américaines.Rogue SL avec Ensemble Privilège, TI intuitive et barres transversales pour galerie de toit illustré** LOCATION À PARTIR DE 280 $*/( k$ Sur le Rogue S 2016 à traction avant.OU- 65 $ / TRACTION INTÉGRALE INTUITIVE SANS FRAIS* Une valeur de 2 000 $.À l'achat au comptant sur autres modèles Rogue 2016 sélectionnés.(À l'exception des modèles Rogue S et SV Édition Spéciale à traction avant) NISSAN PATHFINDER 2015 NISSAN JUKE 2015 Juke SV avec couleur personnalisée et traction intégrale intuitive illustré** NISSAN MURANO S 2015 àTA PROPRIÉTAIRE DE NISSAN ?NOTRE PROGRAMME FIDÉLITÉ A BEAUCOUP À VOUS OFFRIR++.Pathfinder SL illustré** FINANCEMENT ÀPARTIRDE 0%+ 84 JUSQU'À MOIS sur le modèle Juke SV 2015 à traction avant avec boîte manuelle.-OU- TRACTION INTÉGRALE INTUITIVE SANS FRAIS\u2019 Une valeur de 2180 $.(À l'exception du modèle Juke SV 2015 à traction avant et boîte manuelle) 2015 IIHS TOP SAFETY PICK+ MEILLEUR CHOIX SÉCURITAIRE2 ÀPARTIRDE\t(Frais de transport et préparation) 29 998$ + 1860$ = 31 858$ (Frais de transport et préparation) ¥ L'offre de la traction intégrale sans frais n'est pas applicable sur les modèles Set SV à TA.- OU OBTENEZ LA - TRACTION INTÉGRALE INTUITIVE SANS FRAIS\u2019 Sur les modèles Murano SL et SV à TI 2015.Une valeur de 2 000 $.FINANCEMENT À PARTIR DE JUSQU'A JUSQU'À 5250 $± DE RABAIS au financement sur le Pathfinder S 4X4 2015 MOIS sur le Pathfinder S 4X2 2015 INCLUANT LA TRACTION INTEGRALE INTUITIVE SANS FRAIS* -Une valeur de 2 500 $ (à l'exception du modèle Pathfinder S 4x2)- Murano Platine à Tl illustré** .st * LA MARQUE AUTOMOBILE QUI CONNAÎT LA CROISSANCE LA PLUS RAPIDE AU CANADA Selon le volume des ventes au détail des marques à gamme complète et calculé de façon continue sur une période de 12 mois.MAI -TRACTION- ' ¦eüiTumVE LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 A 5 .ÉLECTIONS PARTIELLES Pas d\u2019inquiétude pour Couillard L VINCENT MARISSAL CHRONIQUE SJ il est vrai que les élections partielles sont l'occasion pour les électeurs d'envoyer des messages au gouvernement, eh bien, le premier ministre Couillard peut dormir sur ses deux oreilles et garder le cap de son itinéraire austère.Vrai, la candidate-vedette Dominique Anglade, transfuge de la CAQ, s'est fait chauffer par sa rivale du PQ, Gabrielle Lemieux, dans Saint-Henri-Sainte-Anne (on peut même imaginer que le PQ l'aurait emporté si Québec solidaire n'avait pas fait autour de 20%), mais ce matin, les libéraux se retrouvent avec le même nombre de députés qu'avant cette ronde de quatre partielles.«Passer proche», comme disait Pat Burns, c'est juste bon sur la piste de danse.Et pour rester dans les clichés sportifs, «personne ne se souvient jamais de celui qui arrive deuxième », dixit Alexandre Daigle (oui, je sais, la référence est douteuse.).Mesures d'austérité?Grogne dans la fonction publique?Dans les écoles ?Dans la population en général ?Partielles sous forme de référendum sur les décisions du gouvernement Couillard?Si c'était le cas, les libéraux peuvent continuer leur petit bonhomme de chemin sans trop s'inquiéter ni regarder, inquiets, dans leurs rétroviseurs.Le jugement hier soir - si jugement il y a eu - vise plutôt la CAQ, qui a reculé dans les quatre circonscriptions, en particulier dans Beauce-Sud, seul espoir réel du parti de François Legault.M.Legault s'est rendu trois fois dans cette circonscription au cours des dernières semaines et il a recruté un conseiller municipal connu et respecté dans le coin.Son parti a aussi bénéficié d'une couverture médiatique accrue au cours des derniers jours avec le dévoilement d'une nouvelle stratégie politique et même d'un nouveau logo.Pas suffisant, de toute évidence.Voici ce que déclarait François Legault le 13 octobre: «Les gens de Beauce-Sud seront placés face à un choix clair le 9 novembre.Un vote pour la CAQ sera un vote pour la fierté beauceronne avec un homme d'affaires comme Tom Redmond, qui a fait sa marque dans la région, autant dans le secteur privé que par son engagement communautaire en Beauce.Un vote pour les libéraux, toutefois, serait un vote pour ceux qui ont multiplié les abus de pouvoir ces derniers temps : nominations PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE La candidate-vedette Dominique Anglade, transfuge de la CAQ, a remporté une courte victoire dans Saint-Henri-Sainte-Anne, avec l\u2019obtention de 39 % des votes, contre 30 % pour la candidate du PQ et 21 % pour QS.Saint-Henri-Sainte-Anne partisanes, primes de départ, intention de hausser unilatéralement le salaire des députés et déclenchement des partielles pendant la campagne fédérale.Je suis sûr que la Beauce va dire non au cynisme et aux abus de pouvoir le 9 novembre.» Résultat: la CAQ a terminé loin deuxième dans Beauce-Sud, faisant moins bien qu'aux élections générales d'avril 2014 (38% contre 32% au moment d'aller sous presse).Dans les trois autres circonscriptions, la CAQ a également reculé, finissant même lointain quatrième dans Saint-Henri-Sainte-Anne, quelques kilomètres derrière Québec solidaire.Les caquistes diront que leur virage nationaliste, trop récent, n'a pas encore « percolé » dans l'électorat et que le déclenchement des partielles québécoises pendant les élections fédérales est un geste disgracieux qui aura permis aux libéraux de détourner l'attention.Peut-être, mais les résultats d'hier soir ne sont vraiment pas encourageants.Pour le PQ, qui vivait ses premières partielles depuis que Pierre Karl Péladeau est chef, le résultat est plus positif, même s'il n'a pu profiter du mécontentement envers les libéraux pour faire des gains.Le PQ a moins bien fait qu'en 2014 dans René-Lévesque, mais il a néanmoins gardé ce siège (le contraire aurait été une catastrophe) et il a amélioré ses pourcentages dans Fabre et dans Saint-Henri - Sainte-Anne.PKP sauve la mise, donc, et il peut se féliciter de la très bonne performance de sa candidate dans cette dernière circonscription.Le gazon est certes plus vert au PQ qu'à la CAQ, mais à la lumière des résultats de ces quatre partielles, le PLQ n'a vraiment pas à s'inquiéter de voir prochainement ses adversaires lui couper l'herbe sous le pied.a Pour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@lapresse.ca Dominique Anglade, transfuge de la CAQ, s\u2019est fait chauffer par sa rivale du PQ, Gabrielle Lemieux, dans Saint-Henri-Sainte-Anne, mais ce matin, les libéraux se retrouvent avec le même nombre de députés qu\u2019avant.Les libéraux conservent leurs acquis La CAQ voit ses appuis reculer; le PQ garde son siège dans René-Lévesque DENIS LESSARD QUÉBEC En dépit des compressions budgétaires et de la collision toute récente avec les employés du secteur public, les libéraux de Philippe Couillard sont parvenus à conserver leurs acquis, remportant trois des quatre circonscriptions en jeu dans les complémentaires d'hier.Le PQ est lui aussi arrivé sans problème à préserver son bastion de René-Lévesque.Quant à la Coalition avenir Québec, elle est en recul dans chacune des quatre circonscriptions en pourcentage des voix exprimées.Seule véritable lutte, dans Saint-Henri-Sainte-Anne, la vedette libérale Dominique Anglade a remporté la circonscription avec 39 % des suffrages, une majorité de 1205 voix au moment de mettre sous presse.L'appui au PLQ a fondu par rapport aux 52 % de voix récoltées par celle qui l'avait précédée, l'ex-ministre Marguerite Blais.Arrivant au bras de sa candidate, Philippe Couillard s'est tout de même dit satisfait des résultats.Dans René-Lévesque, Karine Otis a presque doublé le pourcentage d'appuis au PLQ dans cette circonscription traditionnellement péquiste, a-t-il relevé.Mme Anglade a devancé les candidates du Parti québécois, Gabrielle Lemieux et de Québec solidaire, Marie-Ève Rancourt.Toutes deux ont amélioré de plus de 10 % le score de leur parti par rapport aux élections de 2014.Le PQ obtient 30% des suffrages et Québec solidaire, 21%.La division des voix entre les deux partis souverainistes permettra à Mme Anglade de faire son entrée à l'Assemblée nationale.La Coalition avenir Québec et son candidat Louis-Philippe Boulanger n'ont pu faire mieux que 5 % des votes, deux fois moins qu'en avril 2014.Mme Anglade, ancienne présidente et candidate de la Coalition avenir Québec, peut prétendre à un poste au Conseil des ministres, mais il n'est pas certain que le premier ministre Couillard voudra faire monter rapidement cette néophyte au Conseil, laissant du même coup en plan des députés qui le suivent depuis longtemps.Un taux de participation anémique, autour de 25%, témoigne de l'indifférence des électeurs, déjà sollicités par une campagne fédérale d'une longueur sans précédent.Seule exception dans René-Lévesque, les électeurs ont voté à près de 40%.Le premier ministre Couillard avait déclenché les élections partielles même si la campagne fédérale n'était pas terminée.Ayant bon espoir de l'emporter dans trois des quatre circonscriptions en jeu, il tenait à présenter ses nouveaux députés au conseil général de son parti, en fin de semaine prochaine à Québec.René-Lévesque Seule victoire péquiste, dans René-Lévesque, le candidat Martin Ouellet a conservé ce bastion au Parti québécois qui a toujours représenté cette circonscription, à l'exception d'un bref intermède adéquiste en 2006.Devant les électeurs de Baie-Comeau, Pierre Karl Péladeau a dit que le déclenchement des complémentaires durant la campagne fédérale alimentait le cynisme des électeurs.« Le Parti québécois est un parti engagé pour la défense des citoyens, a lancé hier M.Péladeau.On va continuer de faire notre travail à l'Assemblée nationale, dénoncer cette austérité que le premier ministre libéral impose aux Québécois.» La circonscription fortement syndiquée de la Côte-Nord a voté à 49 % pour le PQ, une majorité de 1458 voix au moment de mettre sous presse.La libérale Karine Otis suit, avec 38 % des suffrages, suivie de très loin par Dave Savard de la CAQ, avec un maigre 6 % des votes.Aux élections générales de l'an dernier, le député sortant Marjolain Dufour, issu du monde syndical, avait obtenu 55 % des suffrages, une majorité de 6600 voix sur le libéral Michel Lévesque qui avait eu 22 % des électeurs.La CAQ avait récolté 16% des voix.Beauce-Sud Sans surprise dans Beauce-Sud, le candidat libéral Paul Busque a conservé la circonscription de Robert Dutil dans le giron libéral.Avec 51 % des suffrages, une avance, au moment de mettre sous presse, de 3214 voix sur le candidat caquiste Tom Redmond, un conseiller municipal, qui a obtenu le meilleur score pour son parti hier en attirant 29 % des électeurs.Une déception pour François Legault, le chef de la CAQ, qui avait choisi cette circonscription pour son intervention hier soir.Beauce-Sud restait le meilleur espoir de son parti parmi les quatre circonscriptions dans la balance.«Les gens n'ont tout simplement pas voté.Je ne peux pas croire que les enseignants, les gens en santé sont satisfaits du Parti libéral.C'est surtout un gros problème de participation qu'on vit ce soir.Dans Saint-Henri-Sainte-Anne, le taux de participation est autour de 22 %, est-ce qu'on parle de démocratie?Ça commence à ressembler aux commissions scolaires», de soutenir M.Legault.Aux élections de 2014, l'ex-ministre Dutil avait obtenu 50 % des suffrages, devançant la CAQ et Samuel Poulin, qui avait obtenu un solide 38 %.Le PQ était encore une fois troisième, loin derrière avec 7% des suffrages.Fabre Finalement, les libéraux sont parvenus sans difficulté à maintenir leurs acquis dans la circonscription de Fabre, rendue vacante par la démission de l'ex-bâtonnier Gilles Ouimet.Ancienne présidente du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec, Monique Sauvé l'a emporté avec 44% des suffrages, coiffant le péquiste Jibril Akaaboune Le François qui a fini deuxième avec 29 % des votes.La CAQ avec Carla El-Ghandour a récolté 15 % des voix.Il s'agit d'un autre recul pour le PLQ.En 2014, le bâtonnier Ouimet avait récolté 55 % des suffrages dans l'ancienne circonscription de Michelle Courchesne.Il avait obtenu une majorité de 12 800 voix sur le candidat péquiste qui avait obtenu 21 % des voix.Le caquiste n'était pas loin derrière avec 18 % des suffrages.Un taux de participation anémique, autour de 25 %, témoigne de l\u2019indifférence des électeurs, déjà sollicités par une campagne fédérale d\u2019une longueur sans précédent. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS MORT D'UNE JEUNE INNUE « Il faut plus» qu\u2019une enquête publique, dit un chef autochtone GABRIELLE DUCHAINE La tenue d'une enquête publique du coroner sur le suicide, la semaine dernière, d'une jeune Innue sur la Côte-Nord n'est pas suffisante, estime le chef de la communauté d'Uashat mak Mani-utenam.«Je salue la décision de Québec de faire la lumière sur les causes et sur les circonstances de la mort de Nadeige Guanish, mais ce n'est pas suffisant.Il faut faire plus», a déclaré le chef Mike McKenzie lors d'une conférence de presse tenue hier matin.Vendredi, Québec a ordonné la tenue d'une enquête publique du coroner sur le suicide de la jeune Innue de 18 ans, mère d'un bébé, cinquième membre de la communauté d'Uashat mak Mani-utenam, près de Sept-Îles, à se donner la mort cette année.« Notre communauté est durement éprouvée.Notre peine est immense, a dit d'entrée de jeu le chef McKenzie.Comme les autres, notre jeunesse a le droit à un environnement sain et sécuritaire.Comme les autres, elle a le droit d'aspirer à un avenir meilleur.» Demande réitérée Le chef innu a réitéré la demande des Premières Nations, qui souhai- tent une commission d'enquête québécoise sur les facteurs systémiques qui nuisent aux relations entre les peuples autochtones et les instances québécoises.Une demande faite à plusieurs reprises par le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, dans la foulée des révélations de La Presse sur la mort violente ou obscure de 259 enfants et adolescents autochtones en 15 ans au Québec et du reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada sur les sévices qu'auraient fait subir à des femmes autochtones de la région de Val-d'Or des policiers de la Sûreté du Québec.Ghislain Picard, qui était présent à la conférence de presse, a pour sa part annoncé qu'il enverra une lettre à la nouvelle ministre de la Justice du Canada, Jody Wilson-Raybould, elle-même autochtone, afin de lui demander formellement d'ajouter au mandat de l'éventuelle enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées un volet sur la relation entre le système de justice et les Premières Nations.Escouade policière mixte Le chef McKenzie s'est lui aussi adressé au gouvernement fédéral, demandant au nouveau premier ministre Justin Trudeau de se rendre à Uashat mak Mani-utenam afin de rencontrer la communauté et profiter de cette visite pour annoncer la mise en branle de l'enquête nationale.« Il est temps de passer de la parole aux actes.» Le chef innu souhaite aussi la création d'une escouade policière mixte regroupant des policiers de la réserve, de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada pour lutter contre les réseaux de vente et de distribution de stupéfiants à Sept-Îles.« Il faut diminuer la présence des substances illicites », martèle le leader.Il a dénoncé le sous-financement de plusieurs services, dont le corps de police locale et les services de santé.« On a besoin des ressources nécessaires pour intervenir adéquatement auprès de notre communauté.» «Comme les autres, notre jeunesse a le droit à un environnement sain et sécuritaire.Comme les autres, elle a le droit d\u2019aspirer à un avenir meilleur.» \u2014 Mike McKenzie, chef de la communauté d\u2019Uashat mak Mani-utenam INSPECTIONS DE CANALISATION Fermeture prolongée de Pie-IX PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Une conduite avait cédé le 30 octobre dernier, entraînant une inondation dans l\u2019arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et la fermeture d\u2019un tronçon du boulevard Pie-IX.:\t?jt h W .\u2022 X \u2014 PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Craignant une nouvelle rupture de canalisation majeure, la Ville de Montréal prolonge d'une semaine la fermeture d'un tronçon du boulevard Pie-IX afin de pousser ses inspections de la conduite ayant cédé le 30 octobre dernier.La métropole dit avoir fini samedi dernier de réparer la canalisation qui avait rompu une semaine plus tôt, inondant des dizaines de sous-sols dans l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.La dégradation avancée des sections voisines constatée lors des travaux de réparation incite toutefois la Ville à poursuivre ses inspections.On veut ainsi s'assurer que de nouvelles ruptures ne surviendront pas lorsque l'eau recommencera à y circuler.Au départ, Montréal devait remplacer un segment de 6 mètres de long de la conduite endommagée, mais après avoir constaté la dégradation des portions voisines, on a plutôt décidé de remplacer 15 m dudit segment.Par précaution, des inspections par caméras seront faites cette semaine en amont et en aval à l'intérieur du tuyau mesurant 1,2 m de largeur.Montréal veut toutefois aller plus loin en observant de visu l'extérieur de la canalisation.Mais voilà, la conduite repose à 3 m de profondeur.Pour y avoir accès, des employés creuseront trois « fosses d'observation», soit des trous de 6 m2.Ces trous permettront à la Ville de mener des inspections beaucoup plus poussées que celles faites en 2012, qui n'avaient révélé aucune faiblesse.Pour la réalisation de ces excavations, les trois voies de circulation du boulevard Pie-IX en direction sud devront ainsi demeurer fermées pour la semaine.L'artère sera ainsi interdite à la circulation entre le boulevard Crémazie et la rue Jean-Talon, soit sur un peu plus de 700 m.Une fois ces travaux finis, Montréal prévoit rouvrir le boulevard Pie-IX vers le 16 novembre.Découvrir de nouvelles faiblesses pourrait toutefois avoir de graves conséquences puisque la Ville pourrait alors être forcée d'entreprendre la réparation de la conduite.Un tel chantier pourrait aussi s'étendre bien au-delà de ce périmètre puisque la conduite installée en 1961 s'étend de Crémazie à la rue Beaubien, soit sur plus de 1,8 km.Ces inspections sont jugées nécessaires puisque les causes exactes de la rupture de canalisation sont encore mal connues.En théorie, cette conduite installée il y a 54 ans devait avoir une durée de vie de 90 ans.Celle-ci a cédé le 30 octobre dernier, créant un trou de 3 pieds carrés.Requêtes présentées en Cour supérieure Le gouvernement cherche à limiter les actions du SFPQ Par l'entremise de procédures judiciaires déposées hier, le gouvernement du Québec veut empêcher le Syndicat de la fonction publique et parapublique (SFPQ) de bloquer l'accès aux immeubles gouvernementaux pour les employés qui ne sont pas en grève.Dans sa requête en injonction interlocutoire et provisoire et sa requête introductive d'instance en injonction permanente présentées hier en Cour supérieure, le gouvernement cite une note du SFPQ qui a circulé lors de la journée de grève du 27 octobre, selon laquelle «une bonne ligne de piquetage ne devrait permettre à aucune personne d'entrer».«Le mot d'ordre a été suivi par ses membres, de sorte que de nombreux employés non syndiqués n'ont pu avoir accès à leur milieu de travail et les citoyens n'ont pu recevoir les services auxquels ils ont droit», peut-on lire dans la requête.Dans au moins 22 villes de la province, est-il aussi écrit, les policiers auraient reçu 63 demandes d'intervention, et dans 36 situations, les policiers auraient été amenés à mettre en place un couloir de sécurité.Le gouvernement du Québec espère une intervention rapide des tribunaux pour éviter que la situation se reproduise jeudi et vendredi, les prochaines journées de grève prévues.\u2014 Louise Leduc AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE SANTE LASECTION PAUSE PRÉSENTE DES THÈMES DIFFÉRENTS TOUS LES JOURS, UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+.LA PRESSE+PAUSE ITt MENTALE L\u2019INTELLIGENCE ARTIFICIELLE À LA RESCOUSSE J1** Lorsque plus rien ne va, comment joindre ceux qui ni wconfier ?Des entrepreneurs québécois pensent y.à I intelligence artificielle.Bienvenue dans lunivei Itefcfc.\tl'interface qui vous veut du bien.QUI SONT LES FUMEURS OCCASIONNELS?PAUSE SANTE « LES FEMMES PLUS ÂGÉES ONT PLUS DE CHANCES ?AVOIR DES JUMEAUX » \u201c*1\t\t \t\t \t\t RENDEZ-VOUS ANNUELS POUR ENFANTS: IMPORTANTS OU PAS ?Téléchargez dès maintenant \u2014IJIJJ.IU.IJFW nmmm Google play Livrée avant 5 h 30.Et c\u2019est gratuit.LA PRESSE I V .uiti C PHOTO JUSTIN TANG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE « Nous aurons beaucoup de difficulté à mettre nos ressources sur le marché si nous ne pouvons pas démontrer que nous posons des actions crédibles pour nous attaquer aux changements climatiques », a laissé entendre la ministre Catherine McKenna depuis Paris.Politique La cible de réduction des GES des conservateurs sera le plancher, dit McKenna La nouvelle ministre canadienne de l'Environnement a déclaré que la cible de réduction des gaz à effet de serre fixée par les conservateurs doit être vue comme un plancher.Catherine McKenna est à Paris pour participer à des rencontres ministérielles préparatoires en vue du sommet des Nations unies sur les changements climatiques qui s'amorcera à la fin du mois.Les libéraux refusent d\u2019établir un objectif clair en matière de réduction des émissions de GES, soutenant que le gouvernement fédéral doit d\u2019abord élaborer un plan crédible en collaboration avec les provinces.La ministre a indiqué, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes hier, que la proposition des conservateurs «sera le plancher, mais nous tenterons certainement de faire mieux.» L\u2019ancien gouvernement conservateur s'était donné comme but de réduire de 30% les émissions par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030.Le Canada, cependant, est encore bien loin d\u2019atteindre les cibles de 2020 en vertu de l\u2019accord de Copenhague et les conservateurs n'avaient pas annoncé de mesures pour respecter l\u2019objectif ambitieux de 2030.Le but,\tIme McKenna, est d\u2019abord «de prendre conscience de ce qu'on peut faire».«On peut avoir des cibles, mais on doit être capable d\u2019atteindre ces cibles et on doit poser des actions concrètes [pour y arriver] », a-t-elle expliqué.\u2014 La Presse Canadienne LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 A 7 .ACTUALITÉS ATTOUCHEMENT SEXUEL Une députée obtient des excuses d\u2019un homme d\u2019affaires MARTIN CROTEAU QUÉBEC \u2014 Un homme d'affaires de Charlevoix, Daniel Guay, s'est excusé auprès de la députée libérale Caroline Simard, hier, pour lui avoir pris un sein lors d'un cocktail, vendredi dernier.M.Guay, qui est copropriétaire de l'agence de location Hébergement Charlevoix, a publié un communiqué en fin d'après-midi, quelques heures après que la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré l'eut sommé de s'excuser.« Je tiens sincèrement et profondément à m'excuser publiquement à la députée Caroline Simard du geste déplacé et inapproprié que j'ai posé à son endroit vendredi dernier », a affirmé M.Guay.Il dit avoir sollicité de « l'aide professionnelle » pour « corriger ce comportement inadmissible».« Jamais, je n'ai eu l'intention de porter atteinte à sa pudeur et je reconnais qu'aucun motif ne peut justifier l'inacceptable, a-t-il indiqué.Je regrette aujourd'hui que soient éclaboussés dans ce tourbillon ma famille et mon conjoint tout en assumant l'entière responsabilité de mes gestes.» L'affaire a commencé lorsque la députée a révélé sur sa page Facebook qu'un homme «très bien connu du milieu» des affaires lui avait pris un sein lors d'une prise de photo qu'il avait lui-même sollicitée.Selon elle, l'homme ne lui a pas présenté d'excuses, qualifiant plutôt son geste d'« incident».« Inacceptable» Dans un communiqué diffusé en après-midi, elle a qua- lifié d'« inacceptable » le geste dont elle a été victime.Elle a réclamé des excuses publiques à son agresseur, sans toutefois révéler son identité.« Je veux faire en sorte qu'une personne qui commet de tels actes répare le tort qu'il peut causer à sa victime et se responsabilise, a-t-elle déclaré.Dans cette optique, je souhaite dans un premier temps que mon agresseur formule des excuses publiques à mon endroit et qu'il s'engage à aller chercher de l'aide, telle une thérapie qui permettra d'éviter toute récidive.» Dans l'entourage de Mme Simard, on affirme que la députée a accepté les excuses de M.Guay.La députée n'entend pas porter plainte à la police.« Sans minimiser la gravité du geste de l'individu en question, Mme Simard accepte ses excuses, a indiqué sa porte-parole, Joanie Dumais.Elle est heureuse qu'il ait assumé la responsabilité de son geste, qu'il ait reconnu publiquement la gravité de son geste et qu'il ait pris les dispositions qui s'imposent.» La députée avait affirmé que sa démarche « s'inscrit PHOTO TIRÉE DE LINKEDIN Daniel Guay s\u2019est excusé pour le geste posé à l\u2019endroit de la députée libérale Caroline Simard.dans une optique de justice réparatrice qui constitue une solution de rechange au processus judiciaire traditionnel », pouvait-on lire dans son communiqué.Mme Simard a décliné la demande d'entrevue de La Presse.Main baladeuse Le président de la chambre de commerce de Charlevoix, Julien Dufour, s'attendait à ce que l'homme d'affaires sorte vite de l'ombre pour présenter ses excuses à la députée.Il a déploré le climat de suspicion qui s'est installé dans le milieu des affaires tricoté serré de la région.Selon les informations de M.Dufour, ce n'est pas la première fois que l'homme d'affaires se comportait de manière déplacée.« D'après les informations qu'on a, le monsieur en question aurait la fâcheuse habitude lorsqu'il est sous l'effet de l'alcool d'avoir la main baladeuse », a indiqué M.Dufour.Le CSF réagit La présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, souligne que plusieurs élues ont eu à composer avec des commentaires et des gestes à caractère sexuel ces derniers mois.Elle cite en exemple les ministres Stéphanie Vallée, dont la relation amoureuse a été exposée dans les médias, et Lise Thériault, à qui un animateur de radio de Québec a suggéré de « transplanter une paire de couilles ».Le cas de Mme Simard prouve que l'égalité des sexes est encore loin d'être atteinte.Mais elle se montre optimiste malgré tout.« Le signe que les temps changent, c'est certainement que Caroline Simard le dénonce rapidement, publiquement, a souligné Mme Miville-Dechêne.Est-ce que tout le climat entourant l'affaire Ghomeshi, l'affaire Marcel Aubut a joué?Peut-être, je l'espère.» « Je regrette aujourd\u2019hui que soient éclaboussés dans ce tourbillon ma famille et mon conjoint tout en assumant l\u2019entière responsabilité de mes gestes.» \u2014 Daniel Guay PHOTO SEAN KILPATRICK, PC Le ministre de l\u2019Immigration, John McCallum Des réfugiés pourraient loger dans des bases militaires HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Des réfugiés pourraient être accueillis dans des bases militaires canadiennes, a confirmé hier le nouveau ministre de l'Immigration, John McCallum.Le Parti libéral du Canada a promis en campagne électorale d'accueillir 25 000 nouveaux réfugiés d'ici la fin de cette année.M.McCallum a annoncé la création d'un sous-comité d'une demi-douzaine de ministres qui auront le mandat de coordonner cette tâche.La ministre de la Santé Jane Philpott présidera ce comité, qui inclura aussi la ministre du Patrimoine Mélanie Joly, le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale et la ministre des Institutions démocratiques Maryam Monsef, elle-même admise au Canada en tant que réfugiée provenant de l'Afghanistan.Le ministre de la Défense, celui des Affaires étrangères et celle du Développement international seront aussi impliqués.Semaines à venir « Oui, on veut le faire vite, mais en même temps, on veut le faire de façon correcte en termes de considérations telles que la sécurité et la santé», a déclaré le ministre McCallum.M.McCallum a confirmé qu'« un bon nombre [de réfugiés] arriveront dans les semaines à venir» au Canada.«Au moment où on se parle, nous travaillons sur les questions de transport aérien, possiblement de transport maritime; nous travaillons au processus de sélection des réfugiés pour obtenir des permis de départ pour ces réfugiés [.] et l'armée joue un rôle majeur, puisque les bases militaires pourraient être l'un des endroits où ces gens sont logés.» UNE FIABILITÉ À TOUTE ÉPREUVE SË % 97% des Subaru vendues depuis 10 ans* roulent encore sur nos routes.OBTENEZ SANS FRAIS UN ENSEMBLE D'ACCESSOIRES D'UNE VALEUR DE 500$5 SUBARU Confiance et évolution J \u2018La nïtfJ n « IMPREZA Location à partir de 219$** /mois Taxes en sus 2015 Ms 48 MOIS IMPREZA 2015 M» Location à partir de 229 $* /mois Taxes en sus 48 MOIS UNE VALEUR QUI DÉFIE TOUTES LES COMPARAISONS \u2022\tTraction intégrale symétrique à prise constante \u2022\tTechnologie PZEV (véhicule à émissions quasi nulles) de série \u2022\tMoteur BOXER® SUBARU à quatre cylindres, 2,0 litres et 148 chevaux de puissance \u2022\tTransmission manuelle à cinq rapports ou CVT Lineartronic® (transmission à variation continue) en option \u2022\tSystème d'aide à la conduite EyeSight® en option \u2022\tSystèmes de contrôle de la dynamique du véhicule (VDC) et de contrôle de traction (TCS) MEILLEUR CHOIX SÉCURITÉ+1 MHS TOP SAFETYP/C/C+ MODÈLES ÉQUIPÉS DU SYSTÈME EYESIGHT®2 EyeSight , ÉMISSIONS i -VOITURE -COMPACTE % 8/ Association des\tSUBARU RIVE-NORD\tLACHUTE SUBARU\tSUBARU-MONTRÉAL\tSUBARU SAINTE-AGATHE\tSUBARU DES SOURCES \tBOISBRIAND\tLACHUTE\tMONTRÉAL\tSAINTE-AGATHE-DES-MONTS\tDORVAL concessionnaires\tJOLIETTE SUBARU\tSUBARU GRANBY\tSUBARU DE LAVAL\tSUBARU SAINT-HYACINTHE\t Subaru du Québec\tJOLIETTE\tGRANBY\tLAVAL\tSAINT-HYACINTHE\t \tSUBARU SAINTE-JULIE\tJOHN SCOTTI SUBARU\tSUBARU BROSSARD\tSUBARU REPENTIGNY\t quebecsubaru.ca\tSAINTE-JULIE\tANJOU\tBROSSARD\tREPENTIGNY\t A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS Vente des terrains de l\u2019ex-Singer à Saint-Jean-sur-Richelieu Québec transmet le dossier à l\u2019UPAC PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN IMAGE FOURNIE PAR LA VILLE DE SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Saint-Jean-sur-Richelieu a vendu pour 1 $ à deux promoteurs immobiliers des terrains qui étaient évalués à 2,8 millions de dollars à l\u2019époque.Le Groupe Maurice, qui a ouvert une résidence pour personnes âgées sur l\u2019emplacement, a dû décontaminer le terrain à ses frais.liV ¦ \u2022' ]S IMS.- .-¦¦¦v'sS iflOoiEl - _ - !¦ ra- IS \u2018m ii-ifci JLS.¦ _ -, Le ministère des Affaires municipales a transmis à l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) les résultats de sa vérification ayant conclu que la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu a fait des gestes illégaux pour favoriser la revitalisation des terrains de l\u2019ancienne usine Singer.Vendredi, Québec a rendu publics les résultats d'une enquête de trois ans sur divers gestes de la Ville dans ce projet.La vérification a conclu que Saint-Jean-sur-Richelieu a accordé des subventions illégales à deux promoteurs immobiliers en leur vendant pour 1 $ des terrains qui étaient évalués à 2,8 millions de dollars à l'époque.La municipalité aurait aussi fait pour près de 1 million de dollars de dépenses injustifiées.Le vérificateur a également estimé que les règles d'appel d'offres ont été contournées.Le dossier se trouve maintenant entre les mains de l'unité policière spécialisée dans les enquêtes sur la corruption.«Dans ce genre de vérification, le dossier est automatiquement transmis à l'UPAC », a indiqué à La Presse Audrey Garon, porte-parole aux Affaires municipales.L'UPAC a confirmé avoir été saisie du dossier.Le rapport a été transmis au commissaire associé aux vérifications, qui devra déterminer si une enquête en bonne et due forme doit être mise en place.« Ce n'est pas impossible qu'il y ait enquête», a indiqué une porte-parole, Anne-Frédérick Laurence.De son côté, le ministère des Affaires municipales a avisé Saint-Jean-sur-Richelieu qu'il entend suivre pendant trois ans la gestion des contrats de la Ville.On veut ainsi s'assurer de l'application des recommandations de l'audit, qui a également noté certaines lacunes dans l'attribution des contrats.La question de la vérification du Ministère rebondira au cours du prochain conseil municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu, prévu le 16 novembre.Québec demande en effet au maire de lire une lettre avisant les citoyens des conclusions de la vérification.Débat juridique La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu continue à se défendre d'avoir mal agi, et estime qu'il s'agit d'un débat juridique.La Ville affirme qu'elle a fait valider chacun de ses gestes par des avocats.La municipalité estime ne pas avoir contrevenu à la Loi sur l'interdiction de subventions municipales puisque, en plus de vendre les terrains 1 $, elle dit avoir exigé une contrepartie.Le Groupe Maurice, qui a ouvert une résidence pour personnes âgées, a dû décontaminer le terrain à ses frais.Quant aux conclusions selon lesquelles la Ville aurait contourné les règles d'appel d'offres en cédant le bail d'une clinique, Saint-Jean-sur-Richelieu souligne que cette décision a été prise en collaboration avec le centre de santé et de services sociaux.Bref, Québec était partenaire dans le projet.PROJET COLISÉE La maison de transition pour un importateur de cocaïne DANIEL RENAUD Après avoir purgé la moitié d'une peine de huit ans, Angelo Follano, chef d'orchestre d'un complot visant à importer 1300 kg de cocaïne éventé en 2006 durant la rafle antimafia Colisée, a convaincu hier matin les commissaires aux libérations conditionnelles de l'envoyer en maison de transition.Grand sportif, Follano, 42 ans, qui portait d'ailleurs un chandail des Bears de Chicago, de la Ligue nationale de football, a raconté aux commissaires que son implication dans le crime a commencé en raison de ses problèmes de jeu compulsif.Il a dit avoir été initié aux paris sportifs illégaux en pleine partie de hockey-balle, alors que l'un de ses coéquipiers pariait sur des matches de basketball professionnel, directement sur le banc de l'équipe, à l'aide d'un petit appareil électronique.« J'ai commencé à parier.Je gagnais au début, et ça m'a monté à la tête.J'avais de l'argent, ce que je n'avais jamais eu avant.On était pauvres, chez nous.À Noël, je recevais des pommes et des oranges comme cadeaux», a-t-il expliqué.Mais la chance a tourné.Follano s'est retrouvé avec une dette de quelques milliers de dollars.Pour qu'il se refasse, un ami l'a initié à la vente de Rappelons que durant l'enquête Colisée, les policiers ont mis la main sur 300 des 1300 kg projetés.La drogue avait été dissimulée dans des barils de mazout doublés au plomb pour échapper aux appareils de détection.Exploitant sa passion pour le baseball, les enquêteurs étaient allés camp.Ils lui ont également parlé d'un contrat qu'il aurait eu sur sa tête.Follano a vigoureusement nié avoir reçu de la visite à RDP et affirme que sa vie n'est pas en danger.«Si je sortais aujourd'hui, je n'aurais pas besoin de regarder dans mon dos », a-t-il assuré.« Faites-vous partie du crime organisé traditionnel italien?», lui ont demandé les commissaires.«Non».Il a hésité avant d'ajouter: «Mais je répondais d'une seule personne qui en faisait partie.» Follano a maintenu un comportement conformiste en établissement, s'est inscrit à une thérapie et s'est impliqué dans un organisme communautaire.Il a effectué plusieurs sorties avec et sans escorte, sans problème.Follano a maintenu un comportement conformiste en établissement, s\u2019est inscrit à une thérapie et s\u2019est impliqué dans un organisme communautaire.Il a effectué plusieurs sorties avec et sans escorte, sans problème.Angelo Follano a été le chef d\u2019orchestre d\u2019un complot visant à importer 1300 kg de cocaïne éventé en 2006 durant la rafle antimafia Colisée.stupéfiants.« Au début, je livrais de la coke et du pot.Je recevais 250$ du kilo et 25 $ par livre de pot.» Mais la dette de Follano a continué d'augmenter et a dépassé les 100 000$.C'est pour cette raison, dit-il, qu'il s'est impliqué dans le projet d'importation de 1300 kg.jusqu'à infiltrer un agent civil dans l'équipe amateur à laquelle appartenait Follano.Pas menacé Follano était en cavale le jour de l'opération Colisée, et ce n'est que trois ans et demi plus tard, soit en avril 2010, qu'il s'est livré à la police.La mafia était alors secouée par une guerre intestine.C'est peut-être la raison pour laquelle les commissaires l'ont questionné sur une visite qu'il aurait eue, alors qu'il était prévenu à Rivière-des-Prairies, d'une personne qui lui aurait demandé de choisir con Son agente de libération recommandait son envoi en maison de transition, ce qu'ont entériné les commissaires.Follano, qui a un emploi de commis de pièces automobiles qui l'attend, ne pourra toutefois se livrer aux jeux de hasard, devra divulguer toute transaction financière, ne pourra fréquenter des individus qu'il sait criminels et devra poursuivre sa thérapie contre le jeu compulsif.Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité: 514-285-7000, poste 4918 GUERRE DES MOTARDS Un délateur veut devancer sa libération conditionnelle CAROLINE TOUZIN Le délateur Stéphane Godasse Gagné veut sortir de prison avant la fin de sa peine.Gagné s'adressera à un jury cette semaine, car il souhaite devancer sa date d'admissibilité à la libération conditionnelle.Le motard a assassiné la gardienne de prison Diane Lavigne en 1997 pour grimper les échelons de l'organisation des Hells Angels.À l'époque, la guerre entre les Hells Angels et les Rock Machine faisait rage pour le contrôle du trafic de drogue au Québec.Ce conflit a fait 160 morts, dont plusieurs victimes innocentes.En 1998, Gagné a été condamné à une peine de prison à vie sans possibilité d'être admissible à une libération conditionnelle avant 2023.« Par mon cheminement, je peux affirmer que je ne suis plus une personne violente et que je ne représente plus un danger pour la société», a écrit le détenu pour justifier sa requête.Il affirme avoir « maintenant bénéficié de tous les acquis et programmes disponibles en institution».Gagné a retourné sa veste après avoir plaidé coupable au meurtre de Diane Lavigne et à la tentative de meurtre commise à l'endroit d'un deuxième gardien de prison, Robert Corriveau.Le motard a accepté de témoigner pour la Couronne.En échange, la poursuite a laissé tomber les accusations qui pesaient contre lui relativement au meurtre d'un autre gardien de prison, Pierre Rondeau.Des condamnations En témoignant contre ses anciens frères d'armes, Gagné a ainsi permis de faire condamner Paul Fontaine - son complice de l'époque dans le meurtre de M.Rondeau et dans la tentative de meurtre contre M.Corriveau - ainsi que le chef des Hells, Maurice Mom Boucher, qui a commandé les meurtres des gardiens de prison.Le détenu bénéficie d'une mesure prévue dans le Code criminel qui permet à l'auteur d'un meurtre, après 15 ans de détention, de s'adresser à un jury pour faire devancer sa date d'admissibilité à une libération conditionnelle.Un meurtrier doit notamment prouver au jury qu'il a adopté une bonne conduite en prison et qu'il est suffisamment « réhabilité » pour retrouver sa liberté.Lorsque la recommandation du jury est positive, c'est ensuite à la Commission des libérations conditionnelles du Canada d'examiner la demande et d'accorder ou non cette libération.Fait à noter, cette « clause de la dernière chance » a été abolie par le gouvernement Harper en 2011.Or, Gagné peut encore s'en prévaloir puisque le meurtre a été commis avant 2011.Les audiences, qui se déroulent devant le juge Jerry Zigman, doivent durer deux semaines.Montréal Le 25e meurtre de l\u2019année élucidé Philippe Gloutney a été formellement accusé, hier, au palais de justice de Montréal, en lien avec le 25e homicide commis à Montréal cette année.L\u2019homme de 42 ans est soupçonné d\u2019avoir poignardé à mort un homme de 38 ans, Lee-Christopher Larocque, et d\u2019avoir tenté de tuer une femme 55 ans.Le drame, qui tire son origine d\u2019un conflit familial, s\u2019est déroulé dans un immeuble de logements de la rue Sherbrooke, dans l\u2019arrondissement de Lachine, vendredi dernier.Philippe Gloutney avait été arrêté sur place.\u2014 Caroline Touzin A 9 MONDE LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 LE TOUR DU GLOBE PHOTO ARCHIVES AP Jordanie Deux soldats américains tués par un policier Un policier jordanien a tué hier deux instructeurs américains et un sud-africain avant d\u2019être abattu, 10 ans jour pour jour après une série d\u2019attentats meurtriers d\u2019Al-Qaïda en Jordanie, pays allié des Etats-Unis.Anwar Abou Zeid a ouvert le feu pour une raison inconnue dans un centre de la police où des experts internationaux entraînent des policiers jordaniens et parfois étrangers.Il aurait également tué deux employés jordaniens et blessé deux autres instructeurs américains, trois Jordaniens et un Libanais.\u2014 Agence France-Presse PHOTO AFP Birmanie Vers une victoire historique de l\u2019opposition Le parti de l\u2019opposante birmane Aung San Suu Kyi a revendiqué hier une victoire écrasante aux élections législatives de dimanche, confirmée par les premiers résultats officiels ouvrant la voie à un changement historique.A la Chambre basse du Parlement, la plus importante avec 323 sièges, les premiers résultats portant sur 28 sièges indiquent que la Ligue nationale pour la démocratie en a remporté 25, contre 2 pour le parti au pouvoir, l\u2019USDP.La commission électorale s\u2019est lancée dans un long égrenage des résultats.\u2014 Agence France-Presse PHOTO ARCHIVES REUTERS CAUTION CftSWÜ uTinw CAUTION prjcU r j)BUL Mexique Une dizaine de personnes tuées dans une fusillade Au moins 10 personnes ont été tuées et 7 autres blessées lors d\u2019une fusillade pendant un combat de coqs dans le sud du Mexique, a-t-on appris hier auprès de la police.Un enfant de 12 ans figure parmi les victimes de cette fusillade qui a éclaté dimanche soir dans la ville de Cuajinicuilapa, dans l\u2019Etat du Guerrero, a indiqué à l\u2019AFP une source officielle sous couvert d\u2019anonymat.L\u2019affrontement aurait opposé deux bandes rivales, pour une raison encore inconnue, selon cette source.\u2014 Agence France-Presse PHOTO AFP f _ France Des écologistes agressés à coups de pelle Une possible chasse aux pinsons a tourné à la chasse aux écolos, hier, dans le sud-ouest de la France, alors que des résidants du département des Landes s'en sont pris à des militants venus saboter leurs pièges possiblement illégaux.Une saisissante photo de l'Agence France-Presse a capté l\u2019affrontement.«Ça failli être très grave.Il y a eu des coups de pelle, de la violence», a déploré Allain Bougrain-Dubourg, une personnalité télévisuelle française sur qui les caméras étaient braquées lors de l\u2019événement.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard Sur la route des migrants PHOTO OLIVIER JOBARD, TIRÉE DU LIVRE KOTCHOK - SUR LA ROUTE AVEC LES MIGRANTS La journaliste Claire Billet et le photographe Olivier Jobard ont suivi quatre jeunes Afghans pendant leur voyage clandestin vers Paris.\"«S' Encore les réfugiés?Eh oui, je vais vous parler, encore une fois, de réfugiés.Comme je l'ai fait plusieurs fois depuis deux mois.Cette fois, ils ne sont pas syriens, mais afghans.Ils s'appellent Jawid, Rohani, Khyber, Fawad et Luqman.Âge: de 22 à 28 ans.Menacés dans leur pays, soit par les talibans, soit par une de ces vendettas familiales dont l'Afghanistan a le secret, ils ont tout quitté, un jour de printemps 2013.Direction: Paris.La journaliste Claire Billet et le photographe Olivier Jobard les ont suivis pendant leur voyage clandestin - ou kotchok, en langue dari.Kotchok, c'est aussi le titre du livre qui documente l'expédition extrême durant laquelle les cinq voyageurs vivent des moments très durs, des jours de froid, d'incertitude et de peur.Mais aussi des instants d'émerveillement et de joie.En ces temps où l'actualité déverse chaque jour des images de foules humaines sur le chemin de l'Europe, ce livre agit un peu comme un gros plan.Il plaque des visages et des histoires individuelles uniques sur ce phénomène de déplacement de masse.Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, Allemagne, France: à l'exception de quelques tronçons de route inaccessibles pour eux, la journaliste et le photographe ont partagé le quotidien de leurs «sujets».Ils ont dormi dans des gîtes miteux, négocié avec les passeurs, évité les agents frontaliers et la police.Ils les ont aussi accompagnés sur le rafiot qui devait leur permettre de rejoindre la Grèce depuis la Turquie.Une traversée périlleuse qui finit en queue de poisson.Trop dangereux, de prendre la mer avec les réfugiés?«J'aurais été gênée de ne pas monter sur le bateau avec eux, ça aurait été délicat de leur faire comprendre que leur vie est moins importante que la nôtre», tranche Claire Billet, jointe par téléphone, à Paris.L'intérêt du livre tient évidemment à tout ce qu'on y apprend sur les risques et les petits détails quotidiens d'un tel voyage.Le poids de la peur.Le froid, quand on passe la nuit dans les montagnes.Les insupportables jours d'attente, quand on ne sait pas quand on franchira la prochaine étape.Mais Kotchok permet surtout de faire une sorte de voyage intérieur dans la tête de ces cinq jeunes hommes qui, au moment de faire leurs valises, n'ont pas la moindre idée de ce qui les attend.Le livre est ponctué de dialogues savoureux qui donnent une idée de l'ampleur de leur ignorance.«Paris est développé, non?- Oui, c'est une ville très propre.Il paraît qu'il y a des fleurs et des jardins [.] Et des hélicoptères qui diffusent des parfums tous les matins.» Les voyageurs croient-ils vraiment ces contes de fée?« Pour eux, le rêve européen, c'est une sorte de mirage, auquel ils ont envie de croire, sans être sûrs qu'il existe vraiment », dit Claire Billet.Ce qui est sûr, c'est qu'ils sous-estiment la difficulté de ce qui les attend au bout de la route.« Ils sont inconscients des différences culturelles entre l'Afghanistan et l'Europe, et des difficultés qui en découlent.» Parmi ces difficultés : la solitude qu'ils connaîtront dans des pays où l'on n'a pas tellement l'habitude d'ouvrir la porte au voyageur de passage.En suivant la route des clandestins, Claire Billet a beaucoup appris.Elle a compris sa chance de posséder un passeport européen.Elle a aussi mieux cerné la réalité des passeurs, terme qui recouvre une réalité tellement multiple qu'il en perd son sens.« Le passeur est un fantasme qui n'existe pas.Un habitant pauvre des zones frontalières est un passeur, mais ses clients le voient surtout comme un sauveur.» À l'opposé du villageois qui arrondit ses fins de mois en aidant des migrants à passer une frontière, il y a aussi des réseaux organisés et criminels, bien sûr.Ce sont là deux réalités complètement différentes, difficiles à embrasser dans un seul mot.La journaliste et le photographe ont aussi vécu aux premières loges le phénomène du « push back»: leur embarcation a atteint les eaux territoriales grecques, mais a été refoulée, avec une bonne dose d'agressivité, vers les eaux turques.«C'est où, la Grèce?Et la Turquie?demande un des compagnons de traversée, sur le zodiac abandonné en pleine mer.- On n'a plus de moteur, rien.» Le récit de la traversée avortée glace le sang.Le livre aborde avec honnêteté un sujet délicat : celui de la proximité entre les journalistes et leurs «sujets».Peut-on observer sans aider?Peut-on aider sans travestir la réalité que l'on veut décrire?C'est donc aussi le récit d'un exercice professionnel sur le fil du rasoir.Trois des cinq compagnons d'exil finiront par être renvoyés en Afghanistan.Les deux autres tenteront une autre traversée, encore plus périlleuse, vers l'Italie.Avec succès, cette fois.Mais ils découvriront vite que Paris n'est pas une ville où des hélicoptères diffusent des parfums enchanteurs tous les matins.Kotchok, sur la route avec les migrants.Par Claire Billet et Olivier Jobard.Aux Editions Laffont.VIOLENCES AU BURUNDI La communauté internationale sur les dents Guerre civile, génocide, atrocités de masse: les pronostics varient, pour le Burundi, mais ils témoignent tous d\u2019une inquiétude grandissante.Alors que les morts s\u2019accumulent, que le pouvoir durcit la répression et que la médiation fait du surplace, le Conseil de sécurité des Nations unies [s\u2019est penché sur le dossier burundais], hier.JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ Le Burundi s'enfonce dans un cul-de-sac, au grand dam de la communauté internationale, dont les appels au dialogue entre le pouvoir et l'opposition sont restés vains jusqu'à maintenant.Le président Pierre Nkurunziza semble plutôt vouloir en finir avec ses détracteurs.Une vaste opération visant à désarmer les « quartiers contestataires » a été lancée, dimanche, après l'expiration de l'ultimatum lancé à ses opposants, les enjoignant à déposer les armes en échange d'une amnistie.Deux personnes ont été tuées hier matin lors d'un accrochage avec des policiers dans la capitale, Bujumbura, portant à au moins 12 le nombre de morts enregistrées en 72 heures.Vendredi, c'est l'un des fils de l'éminent défenseur burundais des droits de la personne Pierre Claver Mbonimpa qui avait été retrouvé sans vie, quelques heures après avoir été arrêté par la police, ont rapporté ses proches.Depuis le début de la répression de la contestation à un troisième mandat du président burundais, finalement réélu en juillet lors d'un scrutin contesté, plus de 200 personnes ont été tuées et 200 000 autres ont pris la route de l'exil vers les pays voisins.Risque de «violences à grande échelle» L'organisation International Crisis Group (ICG), spécialisée dans la prévention des conflits, craint des « atrocités de masse et une guerre civile» au Burundi, a-t-elle prévenu dans une « alerte de crise», jeudi dernier.Certains, dont l'ambassadeur du Royaume-Uni aux Nations unies (ONU), Matthew Rycroft, évoquent même un risque de génocide, comme celui du Rwanda, en 1994.«Nous ne devons pas laisser l'histoire se répéter», a-t-il indiqué.Le directeur pour l'Afrique centrale de l'ICG, Thierry Vircoulon, se garde toutefois d'aller aussi loin, estimant que « le régime n'a pas la capacité de faire ça, mais il en a la mentalité».Car si le pouvoir hutu tente de donner une dimension ethnique à la crise, affirmant que la contestation émane essentiellement des quartiers tutsis, « la population n'est pas du tout entrée dans cette rhétorique», estime le chercheur, joint par La Presse hier, au Kenya.Le ton monte Souvent taxée d'inaction dans la crise burundaise, la communauté internationale ne reste pourtant pas les bras croisés, affirme Thierry Vircoulon, soulignant que « les Occidentaux sont passés à la phase des sanctions face à l'absence de progrès sur le plan diplomatique».Il y a une dizaine de jours, les Etats-Unis ont effectivement annoncé que le Burundi serait privé dès janvier des tarifs douaniers préférentiels accordés en vertu du programme Africa Growth and Opportunity Act.Hier, la France a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de sanctionner les auteurs des violences ou ceux qui empêchent tout dialogue entre le gouvernement et l'opposition.[Le texte de la résolution faisait toujours l'objet de discussion au moment d'écrire ces lignes.] Le président craint pour sa vie « Le problème, c'est qu'on ne trouve toujours pas la façon de faire changer d'opinion les gens qui dirigent à Bujumbura», ajoute Thierry Vircoulon, qui craint que cet entêtement du pouvoir en place ne débouche sur « une escalade de la violence».« Les scénarios qui sont sur la table, c'est soit une tentative de coup d'Etat, soit la constitution d'une guérilla quelque part en province, soit un bain de sang à Bujumbura», poursuit-il.Le président burundais semble d'ailleurs lui aussi craindre une nouvelle tentative de coup d'Etat à son endroit, lui qui aurait quitté la capitale pour un endroit inconnu.« Personne ne sait où il se cache», a d'ailleurs lancé le président rwandais Paul Kagame, vendredi soir, dans une déclaration très critique envers les autorités burundaises, qui « massacrent leur population du matin au soir».\u2014 Avec l'Agence France-Presse « Les scénarios qui sont sur la table, c\u2019est soit une tentative de coup d\u2019Etat, soit la constitution d\u2019une guérilla quelque part en province, soit un bain de sang à Bujumbura.» \u2014 Thierry Vircoulon, directeur pour l\u2019Afrique centrale de l'ICG A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAL Les malheurs de Jeb il liTJ ÜM U KlIfEll w^[ll iyj JM II 13 M\t141 Jll IJ El DROITS RÉSERVÉS/schapleau@lapresse.ca DEBATS@LAPRESSE.CA ALEXANDRE SIROIS alexandre.sirois@lapresse.ca La semaine dernière, Jeb Bush a dû présenter ses excuses.à la France.Explications : le candidat républicain à la présidence des États-Unis avait, lors du plus récent débat, reproché à son rival Marco Rubio ses absences répétées au Sénat américain.« Franchement, c'est quoi, le Sénat?C'est comme une semaine de travail en France ?Vous n'avez qu'à vous présenter trois jours ?», avait-il lancé.Non seulement la boutade était tombée à plat, mais Bush avait ensuite été déstabilisé par la contre-attaque de son adversaire.« Quelqu'un vous a convaincu que m'attaquer allait vous aider!», a répliqué Rubio, laissant Bush bouche bée.L'attaque ratée a donc, par ailleurs, irrité les Français.D'où les excuses.Mais elle a surtout démontré une fois de plus à quel point la campagne de Bush, candidat favori de l'establishment républicain, ne lève pas.Non seulement il a multiplié les gaffes et les faux pas au cours des derniers mois, mais encore on lui reproche, sur le terrain, de ne pas être assez passionné.D'être trop fade.« Il manque d'énergie », répète inlassablement un autre de ses rivaux, Donald Trump.Si bien que ce soir, alors que se déroule un autre débat républicain, certains estiment que Bush joue son avenir.Que s'il ne livre pas une solide performance, il peut mettre une VINCENT OBRY-LEGROS Étudiant à Polytechnique, Montréal Bonjour M.Garneau, C'est au ministre des Transports que je m'adresse aujourd'hui.J'aimerais vous faire part de quelques problématiques en ce qui concerne le transport ferroviaire canadien.Tout particulièrement sur le plan de la sécurité ferroviaire, du transport de passagers et des passages à niveau.S'attarder sur ces problèmes améliorerait grandement la vie des Canadiens, et plus spécialement celle des Montréalais.La sécurité ferroviaire est un enjeu depuis la terrible tragédie de Lac-Mégantic en ce qui a trait au transport du pétrole.L'un des problèmes majeurs de notre réseau ferroviaire est qu'il est vieillissant.Les rails usés obligent les transporteurs à réduire la vitesse des trains pour éviter les déraillements.Cette situation n'est bonne pour personne, car elle diminue la qualité et la rentabilité du transport de marchandises, elle ralentit les trains de passagers et inquiète les citoyens.Je crois que votre gouvernement devrait profiter de son programme d'infrastructures pour réparer et améliorer les voies ferrées à travers le pays, pour offrir un meilleur service de train.Un réseau bien entretenu et des lois plus sévères sur l'entretien et la surveillance des trains sont de bonnes façons de favoriser la sécurité ferroviaire.Le transport de passagers par train est une méthode que vous devriez encourager dans les prochaines années.En effet, le transport par train, particulièrement s'ils sont électriques, est ce qui est le plus écologique pour le transport de masse, loin devant l'avion et l'automobile.Si votre gouvernement souhaite atteindre ses cibles de réduction de GES, il doit encourager croix sur son rêve d'occuper la Maison-Blanche.À la décharge du candidat, sa performance discutable depuis le début de la campagne est loin d'être le seul grain de sable dans l'engrenage.Son nom de famille joue aussi pour beaucoup.Pas facile d'amadouer les électeurs lorsque les déboires de son frère - George W.Bush - à la présidence sont si frais en mémoire.Le fait que Jeb serait le troisième membre de la famille Bush à s'emparer de la Maison-Blanche en un quart de siècle semble aussi lui nuire.Et que dire de l'humeur des électeurs républicains.Tous les quatre ans, leur colère et leur ressentiment prennent de l'ampleur.Ils n'ont pas d'appétit pour les politiciens plus modérés.Ni pour ceux qui ont trempé en politique trop longtemps.Les divers candidats républicains ne répètent-ils pas depuis des années que le gouvernement est néfaste?Qui sème le vent récolte la tempête.Les malheurs de Bush étaient donc prévisibles.Il n'en demeure pas moins que c'est une mauvaise nouvelle pour le Parti républicain.Et une situation qui a de quoi préoccuper l'ensemble des Américains.Parce que les problèmes de Bush et des autres candidats modérés laissent encore plus de marge de manœuvre aux candidats comme Donald Trump et Ben Carson.Et donne ainsi plus d'impact à leurs propos parfois xénophobes ou misogynes et souvent carrément insensés.On ne peut pas compter sur ces prétendants à la Maison-Blanche - en tête dans les sondages - pour relever les nombreux défis auxquels devra faire face le successeur de Barack Obama.le transport écologique.Bien que je rêve de voir de grands projets comme un TGV Québec-Windsor se réaliser, je vais vous faire une proposition réaliste aujourd'hui.Je propose que l'on donne priorité au transport de passagers avant celui de marchandises.La situation actuelle fait en sorte que les temps de trajet peuvent être ridiculement longs, car on doit attendre qu'un train de marchandises, pourtant beaucoup plus lent, passe.Ce simple changement de priorité serait une façon économique de rendre les trains de passagers un peu plus avantageux que la voiture.De plus, je voudrais vous faire part d'une problématique locale qui devrait aussi vous interpeller, soit le manque de passages à niveau pour piétons à travers les voies du CP au cœur de Montréal.Cette situation oblige à faire de longs détours, parfois de plusieurs kilomètres, pour rejoindre des points pourtant à une dizaine de mètres à vol d'oiseau.Des centaines de citoyens traversent les voies de manière illégale quotidiennement pour contourner ce problème.Les autres prennent leur auto ou les transports en commun, alors qu'ils pourraient simplement traverser à pied.Obliger le CP à accepter l'installation de plusieurs nouveaux passages à niveau favoriserait le transport actif et collectif, ce qui serait une excellente chose dans une perspective de diminution de GES.J'espère, M.Garneau, que vous prendrez note de ces propositions d'un simple citoyen et que vous les appliquerez le plus rapidement possible dans votre mandat.Ces idées permettront de sécuriser et d'améliorer le transport ferroviaire qui deviendra de plus en plus important dans notre lutte contre les changements climatiques.En réaction à la chronique «Le retour de l'intelligence», d'Alain Dubuc, publiée hier Les conservateurs toujours présents M.Dubuc, Vous avez bien raison de nous rappeler que les conservateurs sont toujours présents à Ottawa.Ce qui m'inquiète le plus, c'est qu'ils forment toujours la majorité au Sénat.Allons-nous assister à une lutte entre la chambre des élus et celle des nommés?Auront-ils le front de nuire à la démocratie au nom d'une idéologie de l'obscurantisme ?\u2014 Maurice Lebeau, Repentigny En réaction à l'éditorial «Alors, on danse», d'Alexandre Sirois, publié le 8 novembre L\u2019humour efficace Je suis tout à fait d'accord avec cette approche quand le policier ou la policière la juge appropriée.Dans ce cas, elle semblait l'être.C'est le choix que fait tout enseignant de carrière, d'ailleurs, s'il veut durer en éducation.L'humour et les diversions utilisés par cette policière sont généralement plus efficaces que la ligne dure.Les jeunes, en particulier, cherchent à savoir si l'autorité est humaine ou un exécutant bête de l'ordre établi.J'avoue que je suis bien d'accord avec eux! \u2014 Francine Laberge Une idée géniale Désamorcer une crise par l'astuce, c'est une idée géniale ! On devrait l'apprendre à tout le monde, pas seulement aux policiers.Tous pourraient en profiter devant des situations tendues, que ce soit sur le plan familial, scolaire, social, etc.Dans le cas des policiers, ça n'enlève rien à leur capacité de recourir aux moyens plus musclés lorsque nécessaire.C'est seulement un processus réactionnel à améliorer.Pourquoi pas?Ce sera une arme de plus dans leur équipement de défense.\u2014 Carole Chef, Montréal La CAQ et la Constitution Pendant son conseil général de 2015, la Coalition avenir Québec a procédé au dévoilement d'une nouvelle identité visuelle s'alliant à une nouvelle position nationaliste.Assis entre deux chaises politiques, avec, à la droite, le Parti libéral du Québec, et, à la gauche, le Parti québécois, la CAQ voudrait rallier les nationalistes de tous les horizons.Dans son discours de fin de congrès, le chef du parti et ancien souverainiste, François Legault, a mentionné qu'un gouvernement caquiste rapatrierait plus de pouvoirs pour le Québec.Désolé, monsieur Legault, car depuis Maurice Duplessis, en passant par René Lévesque, c'est ce que les gouvernements nationalistes ont essayé de faire en se chicanant avec Ottawa.Je ne crois pas que c'est avec le nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau que ça va se passer.Comme ce fut le cas lors de la dernière campagne électorale qui l'a placée comme deuxième opposition, la CAQ martèle qu'il suffit d'abolir les commissions scolaires, les agences de santé, de freiner la croissance de la fonction publique et l'embauche pour économiser 2 milliards.J'espère, pour la CAQ, que le bleu du logo remplaçant la couleur arc-en-ciel symbolisera autre chose que du déjà-vu et du déjà-promis.\u2014 Jocelyn Boily, Québec Soins palliatifs Le 4 novembre 2015 a été un jour très sombre et très enténé-bré pour le Québec.Tous les médias annonçaient avec joie et satisfaction que la Maison de soins palliatifs Aube-Lumière de Sherbrooke venait de décider officiellement qu'elle offrira à ses patients en phase terminale l'euthanasie, dès le 1er janvier 2016.Le ministre de la Santé du Québec, le docteur Gaétan Barrette, annonçait de son côté qu'il se réjouissait grandement de cette sage décision (c'est le gros bon sens, paraît-il) et qu'il espérait voir toutes les autres maisons de soins palliatifs du Québec emboîter le pas et offrir ce « soin de santé» incontournable pour notre société postmoderne.La vocation première d'une maison de soins palliatifs, ce n'est surtout pas d'offrir l'euthanasie à ses patients, c'est une diabolique aberration! Nos 30 maisons de soins palliatifs du Québec vont-elles bientôt devenir d'excellentes et de très performantes cliniques d'euthanasie?Ce n'est pas rassurant pour tous les patients en fin de vie qui refusent l'euthanasie en choisissant de mourir dans une maison de soins palliatifs.L'euthanasie est-elle en train de devenir un soin palliatif au Québec?\u2014 Paul-André Deschesnes, Beloeil PHOTO SHAUN BEST, ARCHIVES REUTERS L\u2019euthanasie est-elle en train de devenir un soin palliatif au Québec ?, se demande Paul-André Deschesnes, un lecteur de Beloeil.POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t OPINION Lettre à Marc Garneau, ministre des Transports LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 A11 À BIEN Y PENSER Réduire les émissions de GES est simple, efficace et ne coûte rien: il suffit de faire respecter les limites de vitesse sur nos autoroutes.Tout est déjà en place, mais personne ne respecte les limites affichées.\u2014 François St-Pierre DEBATS Un portrait déformé m ' \" » LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Un Conseil des ministres qui ressemble au Canada ! », s'exclamait joyeusement le premier ministre Trudeau, en ce jour ensoleillé de la prestation de serment.Hé, pas si vite ! Où sont les Italiens qui ont bâti le pays?Les Juifs, dont l'apport à la vie publique canadienne est inestimable?Les Arabes, une communauté en pleine expansion ?Les Noirs, la plus visible de toutes les minorités?Les Chinois qui ont transformé le visage de Vancouver?Par contre, ce Conseil des ministres comprend quatre Sikhs dont deux religieux.soit deux fois plus de ministres sikhs qu'en Inde, le pays d'origine du sikhisme ! Quatre ministres sikhs, alors que les sikhs forment 1,4% de la population canadienne, c'est ce qu'on appelle de la surreprésentation! Quatre ministres sikhs pour 1,4 % de la population, c\u2019est ce qu\u2019on appelle de la surreprésentation ! Mettons les choses au clair: ici, je ne fais que répliquer à l'affirmation naïve de M.Trudeau.Non, son Conseil des ministres n'est pas plus représentatif de la population qu'un autre, sauf en ce qui concerne la parité hommes-femmes.et même cette prétendue parité est en grande partie artificielle, comme je l'expliquais dans ma chronique de samedi.Je suis à mille lieues de plaider en faveur d'un Conseil des ministres qui serait parfaitement représentatif de la population, à l'instar d'une pizza dont les pointes correspondraient au poids démographique de chaque groupe ethnique.Une grosse pointe pour les Irlandais, une pointe moyenne pour les Haïtiens, une petite pointe pour les Coréens.On voit à quelles absurdités mène la recherche de la représentativité à tout prix.Cette conception purement quantitative de la politique est une utopie, ne serait-ce que parce que les ministres sont choisis parmi la députation bigarrée qui est issue des hasards de la politique.Ainsi, dans le caucus libéral, il y a 20 députés sikhs, mais seulement deux d'origine chinoise.Mais surtout, la recherche de la représentativité parfaite, même si elle était faisable, ne serait pas souhaitable.Les zélotes du multiculturalisme aiment décrire le Canada comme une « mosaïque » : c'est une pure fiction, car dans la réalité, à la deuxième ou à la troisième génération, les immigrants sont assimilés à la société d'accueil comme dans le «melting pot» américain.Un pays, aussi diversifié soit-il, n'est pas une juxtaposition de « communautés » imperméables les unes aux autres, chacune avec ses coutumes et ses valeurs ancestrales dont il faudrait encourager la pérennité, mais une société de citoyens égaux devant la loi - telle est la règle admirable d'une démocratie moderne.La formation d'un Conseil des ministres, au Canada, doit obéir à deux impératifs politiques : les régions et les provinces doivent être représentées autant que possible, de même que les deux langues officielles du pays.Là s'arrête l'exigence de la diversité.Le reste relève du choix personnel du premier ministre, qui aurait intérêt à choisir les individus les plus qualifiés parmi les députés, indépendamment de leurs origines ethniques.Le premier ministre peut aussi, en formant son conseil, signaler quelles seront ses priorités.Dans ce cas-ci, on a mis l'accent sur le changement climatique (intégré au titre du ministère de l'Environnement), et surtout sur la cause autochtone.Au tambour cri et au délicieux numéro des petits Inuits a succédé le plat de résistance : la nomination d'une ministre de la Justice autochtone, Jody Wilson-Raboud.Dommage toutefois que la ministre des Autochtones, Carolyn Bennett, ait participé à la cérémonie en tenant une amulette faite de plumes d'aigles.Ce genre d'évocation n'a pas sa place dans un État neutre.Au moins, on a évité le ridicule auquel s'était prêté l'ancien premier ministre Paul Martin lors de sa prestation de serment : il s'était fait asperger de « fumée » sacrée par un chaman aborigène.Pourquoi pas de l'eau bénite et de l'encens, tant qu'à y être ?OPINIONS Eviter la privatisation à tout prix Le gouvernement de Justin Trudeau doit intervenir pour défendre le caractère public du système de santé au Québec La liste des signataires suit le texte Le Québec pourrait être la première province à abandonner le principe d'un système de santé universel, intégral et accessible, et à sortir ainsi du modèle canadien.Déjà, les pratiques en vigueur ne respectent plus les principes de la Loi canadienne sur la santé.Pour que la population du Québec continue d'avoir un accès aux soins indépendant de la capacité de payer, il faut une intervention ferme et immédiate du nouveau gouvernement Trudeau.L'érosion des principes sur lesquels reposait le système de santé a été un phénomène graduel.Ses manifestations ont pris la forme de multiples petits changements législatifs, d'une grande tolérance du gouvernement quant aux zones grises concernant la facturation et de la créativité de certains médecins-entrepreneurs.Rétrospectivement, c'est probablement l'arrêt Chaoulli de la Cour suprême, en 2005, qui a été le tournant.Bien que cette décision n'ait eu qu'un impact législatif limité, elle a profondément influencé l'acceptabilité sociale de la privatisation en santé.La réalité est qu'aujourd'hui au Québec, l'accès gratuit aux soins médicalement requis n'est plus acquis.Depuis des années, de nombreux médecins proposent à leurs patients de payer pour avoir un accès plus rapide en clinique privée, parfois à défaut de pouvoir les offrir dans les établissements.Officiellement ces « frais accessoires » servent à payer le coût des médicaments, mais, en pratique, ils sont surfacturés pour couvrir les frais d'une infrastructure de soins ambulatoires privés en plein essor.PHOTO THINKSTOCK La privatisation en cours menace l\u2019équité de l\u2019accès aux soins, écrivent les auteurs.puisqu'ils profitent de leur pratique en établissement public pour diriger des patients vers leurs cliniques privées, dont ils sont souvent actionnaires ou propriétaires.Au final, le principe fondateur du système de santé québécois, qui veut que l'accès aux soins soit le même pour tous, indépendamment de la capacité de payer, n'est plus respecté.Le gouvernement Couillard, persuadé qu'Ottawa n'interviendra pas pour obliger le Québec à respecter la Loi canadienne sur la santé, est actuellement en train d'adopter, à travers la loi 20 et sans débat public, des modifications législatives qui d'universalité, d'intégralité et d'accessibilité établis par la Loi canadienne sur la santé.Devant l'absence d'écoute du gouvernement Couillard, une des dernières chances de sauver le système de santé public au Québec est que le gouvernement fédéral intervienne rapidement.Professionnels de la santé et experts, nous demandons donc au premier ministre et à la ministre de la Santé de faire appliquer la Loi sur la santé du Canada au Québec afin de s'assurer que les patients vont continuer à être soignés selon leurs besoins et non leurs moyens.Ont signé cette lettre : > Astrid Brousselle, professeure au Département de santé communautaire du Centre de recherche Officiellement ces «frais accessoires» servent à payer le coût des médicaments, mais, en pratique, ils sont surfacturés pour couvrir les frais d\u2019une infrastructure de soins ambulatoires privés en plein essor.Le dernier épisode de ce phénomène est l'annonce récente que l'Hôpital de Montréal pour enfants - un des deux hôpitaux universitaires pédiatriques de Montréal - a cessé d'offrir certains services médicaux et dirige plutôt ses patients vers une clinique externe privée qui exige des frais pour de nombreuses interventions auparavant prises en charge par l'assurance maladie.La privatisation en cours menace l'équité de l'accès aux soins.Dans un contexte où les ressources médicales et professionnelles sont limitées et où cette pénurie cause des problèmes récurrents d'accès aux soins, le système privé draine les ressources existantes hors d'une pratique gratuite et universelle.Pire, dans cette pratique, les médecins sont payés en partie par la RAMQ, de sorte que le système d'assurance publique subventionne une pratique privée inéquitable.Par ailleurs, les médecins qui travaillent dans ces cliniques sont potentiellement en confit d'intérêts, légalisent la facturation directe aux patients pour des services médicalement nécessaires fournis en dehors des établissements publics.Il s'agit, de facto, de l'instauration d'un système de santé à deux vitesses, dont le financement est mixte : public et privé.De notre point de vue, l'adoption de la loi 20 pourrait marquer la sortie définitive du Québec du système de santé canadien.Si nous pouvons observer, depuis plusieurs années, une mise à mal croissante des principes d'intégralité, d'universalité et de gratuité des soins, il faut voir que la situation actuelle marque un moment décisif.On observe un alignement malsain entre les actions du gouvernement Couillard, les intérêts des propriétaires de cliniques privées, les positions des fédérations médicales et les actions de certains administrateurs d'hôpitaux publics.Nous craignons que le Québec n'abandonne définitivement les principes de l'hôpital Charles-LeMoyne, Université de Sherbrooke; >\tDamien Contandriopoulos, professeur en sciences infirmières et chercheur à l'Institut de recherche en santé publique, Université de Montréal ; >\tAlain Vadeboncœur, médecin urgentiste, auteur, chroniqueur et blogueur ; >\tSimon-Pierre Landry, au nom du Regroupement des médecins omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME); >\tElisa Pucella, omnipraticienne, médecin-conseil à la Direction de santé publique du CISSS de Laval et médecin à la Maison de soins palliatifs de Laval ; >\tGyslaine Desrosiers, présidente de l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ), 19922012 (Collège des infirmières du Québec) ; >\tIsabelle Leblanc, professeure adjointe, Département de médecine familiale de l'Université McGill et médecin de famille au centre hospitalier de St.Mary, au nom de Médecins québécois pour le régime public (MQRP) ; >\tJean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans le droit des patients ; >\tArnaud Duhoux, professeur en sciences infirmières, Université de Montréal, chercheur, Centre de recherche de l'hôpital Charles-LeMoyne; >\tMylaine Breton, professeure au Département de santé communautaire, chercheuse, Centre de recherche de l'hôpital Charles-LeMoyne, Université de Sherbrooke Repenser le médecin de famille RAYMOND LALANDE Professeur titulaire, Département de médecine de famille et de médecine d\u2019urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal À voir la facilité avec laquelle monsieur Robillard (La Presse+, Débats, 7 novembre) s'est trouvé un médecin de famille dans la région de Bordeaux, on peut comprendre sa frustration quand il compare sa situation avec ce qu'il vit au Québec.Mais pourquoi n'arrive-t-on pas à offrir un tel service ici ?Essentiellement, pour deux raisons.Tout d'abord parce que le nombre de médecins de famille par tranche de population est beaucoup plus élevé en France qu'au Québec.Alors que ce nombre est de 155 pour 100 000 habitants en France1, ce ratio n'est que de 107 chez nous2.Si on prend l'exemple d'une ville comme Laval et qu'on appliquait le ratio en vigueur en France, on aurait 173 médecins de famille qui s'ajouteraient aux 345 actuels (le ratio actuel à Laval est de 83 par 100 000 habitants2).Toute une différence! Ce qui est paradoxal, c'est que plusieurs économistes de la santé estiment qu'il y a trop de médecins de famille, alors que la situation en France montre que, sur le terrain, il y a plutôt une concurrence entre médecins qui n'existe pas chez nous et qui sert très bien la population en ce qui concerne l'accessibilité.La deuxième raison qui nous distingue de nos cousins, c'est le type de pratique exercée par les médecins de famille.Alors qu'en France, ceux-ci sont cantonnés dans leur cabinet, au Québec, beaucoup d'entre eux exercent en salle d'urgence, font de l'hospitalisation dans tous les hôpitaux régionaux et communautaires de la province (qui ne pourraient pas fonctionner sans eux), de même que dans les CHSLD, les maisons de soins palliatifs, etc., en plus de leur cabinet.On pourrait dire qu'ils sont partout et, par conséquent, très peu disponibles pour la consultation au bureau.Comment corriger la situation?Augmenter le nombre de médecins de famille serait déjà logique.Mais c'est une solution qui va prendre du temps avant qu'on en ressente les effets et qui va coûter très cher, car nos médecins sont nettement mieux payés qu'en France.En attendant, il faut faciliter l'accès aux autres professionnels de la santé qui œuvrent en première ligne, comme les pharmaciens et les infirmières praticiennes, favoriser une collaboration respectueuse entre les médecins et ces professionnels et, enfin, recentrer le travail du médecin de famille pour qu'il soit plus présent auprès des patients de sa communauté.Si on a progressé ces dernières années, cette dernière partie de la solution reste la plus difficile.Si on y arrive, on pourra probablement voir son médecin dans un délai de 24 heures et peut-être même espérer qu'il y aura de la place pour que celui-ci consacre une partie de son temps aux visites à domicile, une pratique largement répandue chez les médecins de famille français.1\tInstitut national de la statistique et des études économiques, France, 2015 2\tInstitut de la statistique du Québec, 2013 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 A12 LA PRESSE ARTS « C\u2019est un retour aux sources » Céline Dion est toujours excitée de venir chanter au Québec, rappelle son imprésario PHOTO PIERRE ANDRIEU, AGENCE FRANCE-PRESSE Céline Dion reviendra chanter l\u2019été prochain au Centre Bell pour la première fois depuis sa tournée Taking Chances en 2008-2009.ALAIN DE REPENTIGNY Céline Dion chantera au Centre Bell pour la première fois en sept ans l'été prochain.Elle a rendezvous avec ses fans montréalais les 31 juillet, 1er, 4 et 5 août 2016, et elle se produira également au Centre Vidéotron de Québec les 20 et 21 août.Les billets pour ces nouveaux spectacles seront mis en vente ce vendredi à midi, mais les abonnés du bulletin d'Équipe Céline (celinedion.com) peuvent se prévaloir d'une prévente dès ce matin à 10 h.« Céline est toujours excitée d'aller chanter à Montréal et à Québec, où elle s'est produite sur les Plaines en 2013, dit son imprésario Aldo Giampaolo.Pour elle, c'est stimulant, c'est un retour aux sources.Ce ne sera évidemment pas le même spectacle qu'à Las Vegas.Céline a le goût de faire son répertoire français et ses grands succès, et elle chantera probablement de nouvelles chansons puisque son prochain album en français devrait sortir au printemps.» À ce jour, environ 40 % de ce nouvel album a déjà été enregistré à Las Vegas, nous apprend M.Giampaolo.Le travail va se poursuivre en décembre et en janvier.« Céline enregistre au studio Palms de Las Vegas quand elle a des jours de congé, même si elle n'en a pas réellement », dit M.Giampaolo.Il se pourrait que l'une des chansons du nouvel album soit celle choisie par le public sur le site celinedion.com parmi les 25 propositions qu'a retenues un jury québécois et européen présidé par l'homme de radio Charles Benoît.Les fans ont jusqu'au 27 novembre pour écouter les chansons en question et voter pour leur préférée.Le résultat de ce vote populaire sera dévoilé le 1er décembre.« Mais ça ne veut pas dire qu'on va endisquer la chanson gagnante », précise Aldo Giampaolo.Des cuivres et des cordes L'équipe de Céline Dion discute de la mini-tournée de l'été 2016 avec le producteur américain AEG depuis environ huit mois, confirme M.Giampaolo.La chanteuse sera entourée de son groupe de musiciens actuels sous la direction de Scott Price, auquel s'ajouteront des sections de cuivres et de cordes.« Comme le band est ici à Las Vegas, on va probablement commencer à répéter en avril», dit Aldo Giampaolo.La dernière fois que Céline Dion a chanté à Montréal, le Centre Bell avait affiché complet 11 fois pendant la tournée Taking Chances en 2008-2009.Comme elle passera le mois d'août 2016 au Québec, il n'est pas impossible qu'on annonce des représentations additionnelles aussi bien à Québec qu'à Montréal.« On est prêts pour la guerre ! » lance en riant M.Giampaolo.Entre-temps, Céline Dion poursuit sa série de représentations entreprise le 27 août dernier au Colosseum de Las Vegas, où elle chantera pour la millième fois en 2016.Comme son spectacle actuel à Las Vegas fera relâche du 5 juin au 20 septembre, il n'est pas impossible, comme le veut une rumeur tenace, que la chanteuse québécoise profite de cette longue pause estivale pour donner également quelques concerts en Europe, comme elle l'avait fait à Paris et à Anvers en 2013.Aldo Giampoalo ne veut toutefois rien confirmer.Quant à l'état de santé de René Angélil, M.Giampaolo se contente de dire qu'il est « correct » et qu'il « prend des forces tous les jours».Il est évidemment trop tôt pour savoir s'il pourra accompagner sa femme quand elle s'installera au Québec l'été prochain.«Céline chantera probablement de nouvelles chansons puisque son prochain album en français devrait sortir au printemps.» \u2014 Son imprésario Aldo Giampaolo MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Une vocation humaniste consolidée .1, V I ION Al 'ART-THÉRAPIE CHENELIÈRE PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le Musée des beaux-arts de Montréal sera agrandi grâce aux dons du mécène Michel de la Chenelière.La directrice générale Nathalie Bondil en a fait l\u2019annonce hier en présence du premier ministre Philippe Couillard.ÉRICCLÉMENT Le Musée des beaux-arts de Montréal a dévoilé, hier, son projet d'Atelier international d'éducation et d'art-thérapie Michel de la Chenelière, un an avant l'ouverture du pavillon pour la paix Michal et Renata Hornstein qui accueillera notamment les plus grands espaces éducatifs d'un musée en Amérique du Nord grâce à un don de 2 millions de l'ex-éditeur scolaire Michel de la Chenelière.Le nouveau et cinquième pavillon du MBAM comprendra, l'an prochain, un étage supplémentaire pour faire rayonner les activités sociales, éducatives et thérapeutiques du musée.On le devra au philanthrope et ex-éditeur scolaire Michel de la Chenelière qui s'engage à donner au MBAM 2 millions répartis sur sept ans.Ce don d'un passionné de l'éducation s'ajoute aux 3 millions qu'il avait déjà offerts au musée en 2012 sur une période de 10 ans, ce qui a permis de doubler ses espaces éducatifs.C'est dans ce complexe éducatif que seront accueillis désormais les membres d'organismes communautaires, les écoliers et les familles venues participer à des ateliers.« La vision d'un musée humaniste s'explique par le fait qu'on a des collections, un public et un contexte, a dit Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM.J'aime à dire que nous travaillons pour l'éternité, car on doit donner ces collections aux futures générations.L'idée est de permettre une interprétation multiple de nos œuvres qui peuvent parler d'écologie, de ressources naturelles ou encore de réalités sociales comme du travail des enfants.» Reposant sur une collaboration avec 45 0 associations québécoises, la mission éducative et rassembleuse du MBAM comprend l'accueil d'enfants défavorisés, de victimes d'intimidation à l'école, d'itinérants, d'adultes en cours d'alphabétisation, de déficients intellectuels, de personnes âgées et de personnes handicapées physiques.Le musée intervient aussi auprès des femmes autochtones et des nouveaux immigrants.Une nouvelle aile du musée sera d'ailleurs créée en 2017 pour accueillir les œuvres des artistes issus de l'immigration récente.Partenariat MBAM-Concordia L'Université Concordia a par ailleurs annoncé qu'elle s'associe au MBAM pour réaliser huit projets « visant le mieux-être de la société».Ainsi, le musée recevra des contenus pédagogiques de Concordia pour animer sa collection permanente.Un nouvel espace, La ruche d'art, sera ouvert au musée à quiconque souhaite y créer.Et un cours inédit de Concordia, Peace Trail [Sentier de la paix], permettra à des étudiants de créer des activités après avoir exploré la collection du nouveau pavillon.Le MBAM a précisé, hier, qu'il poursuivrait ses partenariats avec des entreprises, des associations et des hôpitaux sur des projets de recherche, par exemple sur l'alzheimer, l'anxiété posttraumatique, le suicide, l'autisme ou des aspects des neurosciences.« L'art nous fait du bien et répond à un besoin physiologique, a rappelé Nathalie Bondil.Le musée a aussi un rôle politique à jouer, dans le sens d'activités à créer dans la cité, pour les citoyens, avec nos collections.» Le MBAM lance d'ailleurs ces jours-ci son projet-pilote Éduc-Art, grâce au soutien du Plan culturel numérique du gouvernement du Québec.Créé à partir de sa collection, il sera inséré dans les programmes d'écoles provenant des 17 régions du Québec.Travaillant sur tous les aspects éducatifs du musée depuis six ans, le directeur du département de l'éducation et de l'action culturelle au MBAM, Jean-Luc Murray, estime que le musée de la rue Sherbrooke est « ouvert, perméable, interdisciplinaire, transculturel et expérimental».Les annonces du Musée des beaux-arts ont été faites en présence du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, de trois ministres de son gouvernement et du maire de Montréal, Denis Coderre.Michel de la Chenelière a finalement expliqué que ses dons avaient pour but de favoriser « la démocratisation de l'art et ses effets sur l'humain».«J'espère que d'autres personnes comme moi appuieront ce musée, a-t-il dit.Et que nos gouvernements y insuffleront plus d'argent public.» LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 A 13 ARTS Comme un char de luxe.?d.>\u2022 j MARC CASSIVI CHRONIQUE PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE L\u2019animateur du Gala de l\u2019ADISQ, Louis-José Houde, a évoqué dimanche la volonté des radios commerciales de voir les quotas de musique francophone fixés par le CRTC baisser de 65 % à 35%.Permettez une métaphore automobile.Il y a une différence entre louer et acheter une voiture.Lorsqu'on achète une voiture, on peut en faire ce que l'on veut.La faire repeindre, modifier son moteur ou encore la laisser rouiller jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de la faire rouler.Lorsqu'on loue une voiture, en revanche, on doit respecter un certain nombre de règles établies par le locateur - remettre, par exemple, la voiture au concessionnaire dans un bon état à la fin du bail - sous peine d'amendes de toutes sortes.L'animateur du Gala de l'ADISQ, Louis-José Houde, a évoqué dimanche la volonté des radios commerciales de voir les quotas de musique francophone fixés par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) baisser de 65 % à 35 %.Le CRTC s'est montré ouvert, en septembre, à l'assouplissement de ses exigences en matière de contenu francophone; il en sera question lors d'audiences qui se tiendront vraisemblablement au début de 2016.Pour poursuivre dans la métaphore automobile, disons que les quotas de musique francophone comptent parmi les dispositions fondamentales du contrat de location conclu entre les radios privées et le CRTC, grand «concessionnaire» des ondes télévisuelles et radiophoniques.Les ondes canadiennes sont publiques.Leur utilisation n'est pas un droit, mais bien un privilège, qui comporte des obligations.On a beau être une radio privée qui engrange des revenus publicitaires, on reste « locataire » des ondes publiques.On ne peut faire tout ce qui nous chante sous prétexte que les affaires vont moins bien.On ne peut, par exemple, décréter que pour des motifs de transfert d'écoute d'une jeune clientèle vers des radios anglophones, les quotas de musique francophone devraient être revus à la baisse de près de la moitié.Ce n'est pas parce que le prix de l'essence est plus cher que le concessionnaire doit réduire son prix de location.Certes, il y a au pays une baisse généralisée de l'écoute de la radio commerciale, particulièrement chez les jeunes.En 2014, l'écoute de la radio chez les auditeurs âgés de 25 à 34 ans a diminué de 7,9% dans le marché de langue française à Montréal, tandis que la part d'écoute des stations de langue anglaise par la population francophone a augmenté chez les mêmes auditeurs, en particulier chez les 18-24 ans (une hausse de 11,3 % de 2009 à 2014).L'industrie radiophonique dit vouloir s'adapter aux habitudes changeantes des Québécois, de plus en plus attirés par les plateformes numériques.Elle prétend que les quotas francophones l'empêchent de joindre un jeune public.C'est un refrain qu'elle répète depuis des années - bien avant la montée en popularité des plateformes de musique en ligne.Il y a une décennie, l'industrie de la radio privée réclamait une baisse des quotas de musique vocale francophone de 65 % à 50%.Voilà qu'elle réclame une «plus grande souplesse» du CTRC et fait valoir qu'un quota de 35% est déjà supérieur aux habitudes des consommateurs.À mon sens, l'industrie radiophonique profite depuis longtemps non seulement de la souplesse, mais aussi des largesses du CRTC.Les quotas de contenu francophone, essentiels à la pérennité de la musique francophone au Québec, ne sont que de 55 % à heure de grande écoute (de 6h à 18 h la semaine).Ils sont censés, depuis 1990, être de 65 % en moyenne chaque semaine.Or, c'est un secret de Polichinelle que les diffuseurs font tout pour contourner ces règles.Le subterfuge des montages musicaux leur permet de diffuser des extraits de chansons en anglais ne comptant que pour une seule pièce, selon le règlement.Peu importe le nombre de chansons dans l'extrait! Quant aux chansons francophones, elles sont souvent diffusées à des heures où peu de gens sont à l'écoute.Le véritable quota de musique francophone respecté dans les circonstances est bien difficile à établir.On veut bien protéger l'industrie radiophonique, mais pas au détriment de la langue française, ni du rayonnement de la chanson québécoise.Plutôt que de chercher des pistes de solution et de faire son examen de conscience, la radio privée préfère encore et toujours se plaindre des quotas de musique francophone qui, prétend-elle, n'intéresse pas ses auditeurs.Parmi les dix albums les plus vendus au Québec l'an dernier, sept étaient québécois, selon l'Observatoire de la culture et des communications.L'industrie de la radio commerciale me fait penser à un parent qui nourrit ses enfants de hamburgers et de hot-dogs parce que cela lui semble plus simple que de leur faire découvrir des légumes et des fruits qu'ils pourraient apprécier s'il s'en donnait la peine.« Mais mes enfants préfèrent les hot-dogs!» Laisser l'industrie de la radio commerciale s'autoréguler, en déterminant ce qu'est un quota de musique francophone acceptable, équivaut à laisser aux SILENCE RADIO CHEZ LES STATIONS COMMERCIALES Malgré les nombreuses critiques qui ont été exprimées dimanche par la communauté artistique lors du Gala de l\u2019ADISQ, le regroupement des radiodiffuseurs a décidé de maintenir le silence, hier, afin d\u2019exposer ses arguments en premier au CRTC avant d\u2019accorder des entrevues aux journalistes.«Le processus a d\u2019abord été initié par le CRTC et nous leur parlerons en premier.[.] Les audiences ont été reportées à une date ultérieure, probablement cet hiver», nous a expliqué Paul Wilson de la firme de relations publiques National, qui représente le regroupement.\u2014 Hugo Pilon-Larose bons soins de l'industrie de la restauration rapide le choix des groupes du Guide alimentaire canadien : un peu de fruits et de légumes pour la forme, beaucoup de viande rouge et du dessert à quasi-volonté.On le répète depuis des années : le principal problème de la radio commerciale, c'est qu'elle est frileuse et ne fait pas assez d'efforts pour rendre la musique francophone plus attrayante pour un jeune auditoire.Les mêmes chansons tournent en boucle sur la plupart des chaînes, laissant bien peu de place à l'innovation et à la nouveauté.Est-ce bien normal que ce soit à la CBC - grâce à l'émission de Jim Corcoran, À propos, consacrée à la musique québécoise - que j'entende l'excellente Rosie Valland à la radio ?Je ne prétends pas qu'il est simple de faire face à la concurrence de services numériques tels Spotify, Songza ou Rdio (qui ne sont pas soumis à la même réglementation).Certains assouplissements sont envisageables.Je dis seulement que la radio commerciale francophone ne devrait pas se déresponsabiliser en proposant à son public un contenu - le plus souvent anglophone - qu'il retrouve déjà sur d'autres plateformes.La radio privée québécoise devrait prendre conscience de son immense privilège.Nous lui louons à peu de frais un char de luxe avec lequel elle fait des profits.Elle pourrait au moins s'assurer de son entretien minimal.Le principal problème de la radio commerciale, c\u2019est qu\u2019elle est frileuse et ne fait pas assez d\u2019efforts pour rendre la musique francophone plus attrayante pour un jeune auditoire.Un week-end de concerts ! PHOTO FOURNIE PAR L'ARTISTE Le violoncelliste québécois Jean-Guihen Queyras jouera samedi soir avec l\u2019ensemble de musique de chambre Arcanto à la Maison symphonique.¦'\"é/tMm CLAUDE GINGRAS EN CLASSIQUE Notre semaine musicale sera plutôt calme.Ainsi, l'OSM joue pour les enfants, et le matin seulement, aujourd'hui, demain et jeudi.Les choses s'animent vendredi, 19h30, à Pollack Hall de McGill, avec un concert de l'Orchestre symphonique de l'institution dirigé par son titulaire Alexis Hauser.Repris samedi, même heure, le programme comprend la 5e Symphonie de Chostakovitch, le Double Concerto de Brahms, avec le violoniste Axel Strauss et le violoncelliste Matt Haimovitz en solistes, et une pièce de John Rea «pour plein orchestre», précise le communiqué.Par ailleurs, deux ensembles de musique de chambre de l'étranger nous visiteront au cours du week-end.Samedi, 20h, à la Maison symphonique, présentation Pro Musica: débuts ici du Quatuor à cordes Arcanto.Le groupe formé en France en 2002 jouera trois extraits de l'Art de la fugue de Bach, le Quatuor op.41 no 1 de Schumann et le Quatuor De ma vie de Smetana.Deux de ses membres sont connus comme solistes : le violoncelliste Jean-Guihen Queyras (natif du Québec) et l'altiste Tabea Zimmermann.Dimanche, 15 h30, Pollack Hall, le LMMC ramène pour la 3e fois (et donc pour un 4e concert) le Fauré-Quartett.L'ensemble allemand piano-cordes jouera le K.478 de Mozart et deux œuvres moins familières: le no 1 de Martinu et l'op.13 de Richard Strauss.Prélude à Bach Samedi soir, en plus du Arcanto, on pourra entendre à 19h30, salle Bourgie, le petit ensemble italien Europa Galante et son chef Fabio Biondi, dirigeant du violon, dans un « prélude» au Festival Bach qui s'ouvre le 22 novembre.Au programme: Telemann, Bach, Geminiani et Vivaldi.Dimanche Ce week-end encore, plusieurs concerts sont annoncés pour dimanche.À 14 h, salle Maisonneuve de la Place des Arts: 40e anniversaire de l'Alliance des chorales du Québec, avec une formation de 500 choristes dirigée par Julie Dufresne dans un programme varié, de Vivaldi à Vigneault.À 14 h 30, salle du Gesù : 22e Gala annuel des Jeunes Ambassadeurs lyriques, avec 32 chanteurs de 12 pays et le Chœur Classique de Louis Lavigueur.À 14h30 également, Maison des JMC : Meagan Milatz, jeune pianiste de la Saskatchewan, dans Beethoven, Scriabine, Debussy et Medtner.À 15 h, Chapelle historique du Bon-Pasteur: Paul Marleyn au violoncelle et Frédéric Lacroix au piano dans Glazounov et Strauss.À 15 h également, à la Fondation Guido-Molinari (3290, rue Sainte-Catherine E.) : le Quatuor à cordes Molinari dans un hommage musical et visuel au peintre dont il a adopté le nom.Webern, Schafer et Sokolovic au programme.À 15h30, à l'Oratoire Saint-Joseph: l'Ensemble vocal Modulation, dir.Lucie Roy, et les organistes Jacquelin Rochette et Jacques Boucher dans des raretés de La Tombelle, Quignard, Biebl et Antoine Bouchard, décédé récemment.Saint-Saëns, Fauré et Widor sont aussi au programme.Écran géant, entrée libre.À 19 h 30, à l'église Saint-P ierre-Apôtre : Musica Orbium, ensemble choral dirigé par Patrick Wedd, dans des messes de Bruckner et de Stravinsky.D\u2019autres concerts Voces Boreales, ensemble vocal dirigé par Andrew Gray, chante Arvo Part, Healey Willan et autres ce soir, 19 h 30, à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.La Québécoise Violaine Melançon, la violoniste du Peabody Trio de Baltimore, se joint à quatre chambristes locaux pour un programme Schubert demain, 19h30, salle Bourgie.Même salle jeudi, et même heure : les chanteurs Andréanne Brisson Paquin et Vincent Ranallo, avec Brigitte Poulin au piano, dans un programme « musique de salon des années 20».Enfin, au Bon-Pasteur: le pianiste Ilya Poletaev dans Bach, Nielsen, Liszt et autres jeudi, 19h 30, et le clarinettiste Michael Dumouchel dans Aroutounian, Prokofiev et Gordon Jacob avec Musica Camerata samedi, 18 h.Arts visuels Les toiles de Pellan de retour aux Affaires étrangères Les deux toiles du peintre québécois Alfred Pellan, qui avaient été détrônées par un portrait de la reine Elisabeth sous le régime des conservateurs, ont retrouvé leur place dans le hall d\u2019entrée du ministère des Affaires étrangères à Ottawa.Les œuvres avaient été décrochées en juillet 2011, juste avant la visite au Canada du prince William et de sa femme Kate Middleton, à la demande du ministre des Affaires étrangères de l\u2019époque, John Baird.- PC Musique Un disque d\u2019or pour les Gentlemen Après deux albums couronnés de succès outre-Atlantique, les Gentlemen semblent en voie de remporter leur pari québécois.L\u2019album Forever Gentlemen, sur lequel Corneille, Garou, Roch Voisine et de nombreuses vedettes étrangères de la chanson reprennent le répertoire du Rat Pack, vient d\u2019être couronné disque d\u2019or au Québec (40 000 exemplaires vendus), à peine trois semaines après sa sortie.De passage à la salle Wilfrid-Pelletier demain, le trio remplit aussi des salles: une supplémentaire vient de s\u2019ajouter à son calendrier de tournée au Théâtre du Centre Bell, le 18 mars 2016.Les billets pour ce spectacle seront en vente jeudi à midi.- Frédéric Murphy A 14- la presse MONTRÉAL MARDI 10 NOVEMBRE 2015 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll arts Julie Perreault, façon « Dangerous nsss s?\t «r\t V Zi\t Minds » photo fournie par aetios productions Isabelle Cousineau (Julie Perreault) se verra confier le mystérieux groupe 57 cet hiver dans le feuilleton 30 vies.L1 actrice Michelle Pfeiffer a eu à dompter une ¦ classe de petits durs à cuire dans l'excellent film Dangerous Minds, un classique de VHS des années 90.Vous savez, ce long métrage américain qui a mis le rappeur Coolio et son tube Gangsta's Paradise sur la mappemonde ?Eh bien, c'est un peu la même mission périlleuse qui guette la comédienne Julie Perreault, qui deviendra en janvier la nouvelle et dernière prof du feuilleton 30 vies de Fabienne Larouche.Oui, Julie Perreault joue dans la quotidienne de Radio-Canada depuis la rentrée d'automne.Elle y incarne la conseillère en orientation Isabelle Cousineau, qui partage également sa vie avec le prof presque retraité Jean-François Mailloux (Denis Bouchard).À l'hiver, le directeur adjoint du Vieux-Havre Raphaël (Benoit McGinnis) confiera cependant à Isabelle le mystérieux groupe 57, qui réunit des élèves assez poqués, merci.Du genre: troubles de comportement, toxicomanie, démêlés avec la DPJ, violence verbale et physique, voilà le portrait.Les personnages de 30 vies commencent déjà à bavarder du fameux groupe 57 dans les épisodes que relaie la SRC cette semaine.C'est cette cellule de trouble-fêtes qui a d'ailleurs mis Angie Caron (Élise Guilbault) en burnout.«J'ai toujours eu des classes assez sages dans 30 vies.Pas avec Isabelle.Il va lui arriver des histoires assez épouvantables», prévient Fabienne Larouche, jointe hier en Floride, où elle s'attaque à un autre marathon d'écriture de 30 vies.À sa gang de jeunes au tempérament explosif, Isabelle Cousineau, qui avait une formation de prof, enseignera trois matières de base : français, mathématiques et anglais.En plus de 30 vies du lundi au jeudi, Julie Perreault reprendra cet hiver son rôle de Claudie St-Laurent, l'éditrice du Matin, dans Les jeunes loups à TVA.Bref, vous ne pourrez pas la rater dans votre petit écran.De son côté, Fabienne Larouche n'a pas changé d'idée : elle tire un trait définitif sur 30 vies au printemps 2016 après 660 épisodes et près de 20 ans (avec Virgine) du rythme infernal qu'impose la rédaction d'une série au quotidien.La boîte de l'auteure et productrice - Aetios - bosse actuellement sur un autre projet d'émission, qui pourrait se glisser dans la case horaire de 30 vies à l'automne 2016.Un Banquier haletant Très bon épisode du Banquier dimanche soir, qui a consacré ses 90 minutes au téléroman culte Chambres en ville.La participante, Isabelle Lalonde, 39 ans, de Longueuil, en savait plus sur la série de Sylvie Payette que les acteurs eux-mêmes.Faut dire que cette mère de famille monoparentale revisionne encore les vieux épisodes avec ses deux grands enfants.Une fan finie, quoi.Rarement a-t-on vu au Banquier une personne aussi chanceuse dans le choix des valises (elle avait même sélectionné le demi-million en partant).Son tableau était parfait, et le suspense a été insoutenable jusqu'à la toute fin.C'était d'autant plus satisfaisant à regarder en sachant que la sympathique candidate, qui n'engrange que 30 000$ par année, avait vraiment besoin de cet argent.Dans nos salons, on forçait très fort pour qu'elle ramasse le gros lot.Au total, la concurrente a quitté avec 277 360$ en prix, dont une Nissan Rogue neuve, un voyage au Mexique et 7500$ de vêtements neufs.Par contre, ça me chicote toujours un peu quand Julie Snyder annonce que l'offre du banquier, à 39 000$, est supérieure au salaire annuel de la joueuse.On le sait que la participante ne roule pas sur l'or, elle l'a elle-même admis au tout début de l'émission.Pas besoin de lui remettre sa situation financière difficile sous le nez.Ceci dit, ce fut agréable de revoir certains acteurs moins en demande aujourd'hui, dont Gilbert Lachance (le sportif Marc-André) ou Caroline St-Onge (l'intense Chloé).Les images d'archives ont été succulentes.J'avais complètement oublié que Pascale Montpetit, Michel Charette et Patrick Labbé avaient fait partie de la distribution de Chambres en ville.Parmi les absences notables, notons celles de Valérie Valois, Marie-Jo Thério, Pascale Bussières et Marie-Josée Croze.Quant à Nathalie Rose, qui a incarné la belle Alexandra pendant sept ans, elle a combattu pendant près de dix ans une dépendance à l'héroïne.Elle serait aujourd'hui sobre.Sur le plateau de la démone de TVA, Guillaume Lemay-Thivierge, Anne Dorval, Francis Reddy et Patricia Paquin ont volé la vedette.Aux audimètres de la firme Numéris, Le banquier de TVA (1 626 000) a battu le gala de l'ADISQ de la SRC (1 399 000).La fête de la musique québécoise a toutefois connu une hausse de 127 000 fans par rapport à l'an dernier.a Pour joindre CPI notre chroniqueur: hdumas@lapresse.ca le nouveau livre de boucar diouf * fi\" Boucar Diouf une fable sur la vie et la nature Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub Et si ce baobab avait une sagesse que l\u2019humanité gagnerait à découvrir?Boucar Diouf I g; S ï II Çj SS IWH photo martin roy, le droit Après s\u2019être fait connaître par ses chansons drôles, le duo Blé (Thierry Doucet, Miro Belzil) revient avec des compositions moins axées sur l\u2019humour.MUSIQUE/Blé «Épi» après?YVES BERGERAS le droit La «Blémania» est tombée sur les têtes de Miro Belzil et de Thierry Doucet sans crier gare, en 2013, après qu'ils eurent posté sur la Toile, «pour s'amuser et sans aucune attente», quelques vidéoclips à saveur humoristique.Le succès aussi fulgurant qu'inattendu des morceaux Je te montrerai (420 000 vision-nements sur YouTube) puis Avion papier (300 000 clics) a incité le duo à augmenter la cadence.Mais aussi à lancer précipitamment un album et à commettre « de nombreuses erreurs», convient Miro Belzil, qui compose l'essentiel des chansons de l'épi.«On a été propulsés dans ce milieu si rapidement qu'on écrivait des textes [machinalement], sans trop se poser de questions, reconnaît-il.On s'est retrouvés sur la glace sans préparation, alors on a fait ce qu'on pouvait: on prenait des sujets un peu drôles et on en faisait aussitôt des chansons.» «Quand on arrivait en show, on avait l'impression que les chansons ne nous ressemblaient déjà plus », poursuit Miro Belzil.« Cet album, c\u2019est nous ! » Deux ans plus tard, c'en est fini de la pression indue.Et Blé ne «garrochera» plus d'extraits pondus à la va-vite, promet le musicien.« Oui, on a senti cette pression d'essayer de composer quelque chose d'aussi catchy, avec le même potentiel [commercial].Et au bout d'un moment, on s'est dit qu'on allait laisser faire ça, qu'on allait plutôt essayer de créer un album qui nous représente davantage.Cet album, c'est nous ! Que le monde l'aime ou pas, il reflète notre évolution musicale.On l'assume tellement qu'il n'y a plus vraiment de pression.» Le duo compterait quelque 300 000 fans sur les réseaux sociaux.Belzil et Doucet sont même devenus les protagonistes d'une série de livres signée Patrice Cazeault.Pourtant, «c'est l'extrait Avion papier qui a connu un succès phénoménal», bien plus que ses auteurs, tempère Miro Belzil.«Blé ne sonne pas de cloche aux gens.Il faut leur fredonner la mélodie d'Avion papier pour qu'ils fassent le lien», raconte Miro Belzil.Sur leur deuxième album, Belzil et Doucet ont voulu mettre de l'avant le groupe, que le grand public ne connaît pas nécessairement.Mais s'il reconnaît la «bifurcation » que constitue cette nouvelle approche, Miro Belzil refuse d'y voir une trahison, car Blé « ne se prend pas au sérieux » et continue de proposer des textes «très imagés», où régnent «l'absurde» et une bonne dose de «légèreté», explique-t-il en illustrant son propos par la chanson Trop high, mettant en scène un gars trop gelé pour aborder et complimenter la belle inconnue qui lui a tapé dans l'œil, et le deuil qu'il doit faire.« On ne se tape pas sur les cuisses, mais ça reste un peu rigolo sur les bords.» "]
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