La presse, 13 novembre 2015, Cahier A
[" Montréal vendredi 13 novembre 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 132e année No 022\t34 pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE EVUI ENTREVUE ¦¦¦T\t' S» ¦¦ MIKA SYMPHONIQUE L\u2019artiste lance son album enregistré.,^™^ en concert avec l\u2019OSM, une expérience qui l\u2019a marqué, dit-il.ARTS PAGE A15 .v4jT P s.\t' PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE FOOTBALL COLLÉGIAL ÇA ALORS WÊlmm SpPtl® La « French Connection» de Thetford Mines I V ¦\t1 -V SPORTS ¦ -.'\u2022 - \u2019 PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE PROCRÉATION ASSISTÉE DES COUPLES ANÉANTIS L\u2019adoption du projet de loi 20 met fin au programme public de procréation assistée, une catastrophe pour de nombreux couples.Témoignages.PAGEA2 PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE r YVES BOISVERT LE JUGE QUI DISAIT DE SERRER LES GENOUX PAGE A6 VINCENT MARISSAL LARROGANCE DU GOUVERNEMENT COU ILLARD PAGE A7 MARC CASSIVI MON COUSIN, 30 ANS PLUS TARD ARTS PAGE A19 't; v .t1\t:,i\": VILLE CHERCHE AMBASSADEURS Montréal veut donner une visibilité \u201e .-, .accrue a ses acteurs économiques.AFFAIRES PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE :i-yyy QUÉBE I ' ' - \u2022 mm -.-y.PHOTO JULIAN STRATENSCHULTE, AGENCE FRANCE-PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE En manque de baseball a Montréal, le maire Coderre est descendu dans l\u2019intercepteur.OBa Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 987651 RICARDO PREMIER ïi 1| LIVRE RECEÏTES RICARDO 2.NOUVEAUX IVRES RICARDO Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub W/ 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS NOUVELLE LOI SUR LA PROCRÉATION ASSISTÉE LES CLINIQUES DE FERTILITÉ SUBMERGÉES D\u2019APPELS PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Marie-Eve Mailloux et son conjoint Philippe Gélinas-Bernier en sont à leur deuxième cycle de fécondation in vitro.PHOTO JOSEPLAGO, ARCHIVESAGENCE FRANCE-PRESSE Depuis l\u2019adoption du projet de loi 20, mardi, les traitements de fécondation in vitro ne sont plus remboursés par le régime public au Québec.ARIANE LACOURSIÈRE Les cliniques de fertilité du Québec sont submergées d\u2019appels de couples anéantis depuis l\u2019adoption du projet de loi 20, mardi, qui met fin au programme public de procréation assistée dans la province.« Depuis mercredi, nous annonçons aux patients qui devaient commencer leur cycle que les traitements ne sont plus remboursés.Les gens fondent en larmes.Un seul cycle coûte au moins 5500$.Voire plus.Déjà, des couples nous disent qu'ils ne pourront plus continuer.C'est très dur», souffle le Dr William Buckett, directeur médical du Centre de la reproduction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).« C'est la catastrophe.On reçoit plein de demandes de la part de couples paniqués.Et honnêtement, on ne sait pas trop quoi leur répondre», affirme le directeur médical de la Clinique Ovo, le Dr François Bissonnette.Depuis l'adoption du projet de loi 20, mardi, les traitements de fécondation in vitro ne sont plus remboursés par le régime public au Québec.Dorénavant, seuls les couples sans enfants et qui n'ont pas fait le choix d'une stérilisation volontaire auront accès à un crédit d'impôt.Pour les couples dont le revenu est de moins de 50 000$, le crédit atteindra 80%.Chez les couples au revenu supérieur à120000$, le crédit atteindra plutôt 20%.Marie-Ève Mailloux et son conjoint Philippe Gélinas-Bernier sont troublés par l'application de la nouvelle loi.Le couple, qui n'est pas infertile, doit avoir recours à des traitements dans une clinique de reproduction pour contourner des problèmes génétiques.Le couple en est à son deuxième cycle de fécondation in vitro.Mercredi, un embryon a été implanté chez Marie-Ève.« On attend de voir si ça va fonctionner», dit-elle.Si l'intervention échoue, le couple devra tenter un troisième cycle de fécondation in vitro.Mais cette fois, il devra payer de sa poche les quelque 15 000$ nécessaires.Un montant élevé puisque des tests génétiques doivent être effectués.«On nous met dans la situation où, du jour au lendemain, le transfert que nous avons eu hier devient le transfert de la dernière chance», dénonce Mme Mailloux, qui qualifie la nouvelle loi de «sauvage».Cette dernière explique que si un troisième cycle devient nécessaire, son conjoint et elle envisageront de se tourner vers une clinique hors Québec pour pouvoir se faire implanter plus d'un embryon à la fois, une possibilité interdite au Québec.« L'investissement d'argent est si important pour un couple de classe moyenne que je suis certaine que nous ne serons pas les seuls à devoir faire la concession de la santé [celle de la mère et celle des enfants à naître] », dit-elle.Application rapide Le Dr Buckett affirme que ses patients savaient que le projet de loi 20 allait un jour être adopté.« Mais son application est tellement rapide ! On pensait qu'une période de quelques mois aurait été donnée pour permettre la transition.Mais là, c'est très vite », dit-il.Le Dr Bissonnette s'attriste de la disparition du programme de procréation assistée au Québec.«Ç'a été un succès fantastique.Y avait-il place à l'amélioration?Oui.Mais on aurait pu corriger les lacunes plutôt que de sabrer entièrement le programme », note-t-il.Selon lui, plusieurs couples infertiles n'auront plus les moyens de payer pour avoir accès aux traitements de fertilité.Du côté de l'Association des couples infertiles du Québec (ACIQ), on peine à répondre aux appels des couples en détresse depuis mardi.«On est submergés de demandes.Les gens en cours de traitement ou qui n'ont pas encore commencé veulent savoir ce qui leur arrivera.C'est tellement triste», note la présidente de l'ACIQ, Céline Braun, qui déplore que les nouvelles règles applicables ne soient «pas encore très claires».« Les gens se posent beaucoup de questions», dit-elle.Couvert ou non?La porte-parole du MSSS, Noémie Vanheuverzwijn, explique que les patientes ayant déjà commencé leur cycle de fécondation in vitro avant le 11 novembre pourront le terminer gratuitement.« Un cycle débute le jour où la patiente achète sa médication pour avoir le traitement, note Mme Vanheuverzwijn.Et un cycle prend fin lorsqu'il y a une grossesse, ou lorsqu'il ne reste plus d'embryons issus de ce cycle, selon la première éventualité.» EN CHIFFRES Nombre de cycles de fécondation in vitro réalisés au Québec >\t2011-2012: 7416 >\t2014-2015:10150 Nombre de cœurs fœtaux positifs à six semaines de gestation >\t2010-2011: 871 >\t2013-2014:1966 Coûts du programme >\t2012-2013: 59,8 millions >\t2014-2015: 69,8 millions Certaines exceptions existent aussi dans la loi.« Les services d'insémination artificielle, y compris les services de stimulation ovarienne en vue d'une insémination artificielle rendus par un médecin, demeurent couverts », précise Mme Vanheuverzwijn.Les traitements nécessaires pour préserver la fertilité de certaines femmes restent aussi couverts.Par exemple, une patiente qui suit des traitements contre le cancer et qui risque d'y perdre sa fécondité pourra recevoir des services gratuitement.ULYSSE NARDIN Depuis 1846 &LY SSÊ CHATEAU D\u2019IVOIRE -JOAILLIERS sx=- MONTRÉAL \u2022 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 465 1 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM Hospitalisation forcée des patients Les psychiatres veulent des pouvoirs accrus EXCLUSIF GABRIELLE DUCHAINE Les psychiatres demandent plus de pouvoir quand vient le temps d'hospitaliser contre son gré une personne atteinte de maladie mentale.Une rencontre doit avoir lieu dans les prochaines semaines entre des membres de l'Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ), appuyés par un organisme d'aide aux familles, et des représentants des ministères de la Justice et de la Santé du Québec, a appris La Presse.Le but: proposer des modifications à la loi P-38, qui régit la protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui.En bref, c'est cette disposition qui permet actuellement aux médecins de demander à un juge d'imposer RECTIFICATIF NATHALIE SIMON Une erreur s\u2019est glissée dans l\u2019article «L\u2019explosion des coûts suscite la grogne de certaines municipalités» publié hier.Le nom de la mairesse de Châteauguay est Nathalie Simon.Nos excuses.l'hospitalisation d'un patient qui ne veut pas se faire soigner s'il présente un danger imminent.Mais selon la présidente de l'AMPQ, la Dre Karine J.Igartua, la loi ne va pas assez loin.«Il y a des patients qui, une fois qu'ils ont été hospitalisés quelques jours, ne représentent plus un danger imminent parce qu'on a commencé à les traiter.Mais c'est prévisible que s'ils sortent, ils vont rechuter.Sauf qu'on ne peut rien faire», dit-elle.«Même quand les familles veulent qu'ils restent à l'hôpital, on ne peut pas les forcer.On peut juste dire aux proches d'appeler la police quand ça sera rendu à un certain niveau, et qu'à ce moment, on pourra faire quelque chose.» Critères plus larges L'Association des médecins psychiatres souhaite que les critères sur lesquels se base un juge pour ordonner une garde en établissement soient plus larges que le simple niveau de dangerosité.« On ne sait pas encore exactement comment il faut changer ça, mais on veut en discuter.Est-ce qu'on pourrait se baser sur un jugement altéré, par exemple?» La Dre Igartua donne l'exemple d'une femme maniaco-dépressive qu'elle connaît, qui durant une période de manie a acheté une maison dans une ville qu'elle n'habite pas, a acheté une nouvelle voiture, a rompu avec son conjoint et a mis fin à son bail, tout en se brouillant avec sa famille.« Si cette patiente refuse d'être soignée, on ne peut pas l'aider parce qu'elle n'est pas dangereuse.Mais on sait pertinemment qu'elle est en train de ruiner sa vie.» Les psychiatres comptent sur l'appui de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale, qui réclame aussi un élargissement de la loi.« C'est très difficile pour les familles de voir leurs proches être libérés sans avoir reçu de soins, dit la directrice de l'organisme, Hélène Fradet.Des médecins font sortir des patients faute de prise légale.Après ça, les familles hésitent à retourner vers le système de santé.» \t\t \t\t Amusez-vous!\tAFFAIRES 6\tDécès\tSPORTS 7 et 8 Arts\tA15 à A19\tMonde\tA8, A10 et A11 Astrologie du jour\tSPORTS 8\tPetites annonces\tSPORTS 6 Débats\tA12 et A13\tSudoku\tAFFAIRES 5 Météo Averses en matinée, faible pluie en après-m\tiidi, maximum 10, minimum\t8.SPORTS 6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 A3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ACTUALITÉS ARRIVÉE IMMINENTE DE MILLIERS DE RÉFUGIÉS SYRIENS Montréal accélère ses préparatifs PHOTO JULIAN STRATENSCHULTE, AGENCE FRANCE-PRESSE Montréal a créé le comité Solidarité Syrie pour coordonner les services qui seront offerts aux milliers de réfugiés attendus dans les prochains mois.; * PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Montréal se prépare activement à l'arrivée d'une partie des 25 000 réfugiés syriens que le gouvernement Trudeau s'est engagé à accueillir au Canada d'ici la fin de l'année.La Ville a mis sur pied le comité Solidarité Syrie pour coordonner les services qui seront offerts aux milliers de personnes attendues dans la métropole québécoise.Alors que le Québec se prépare à recevoir le quart des réfugiés, plusieurs s'attendent à ce que la majorité d'entre eux atterrissent dans la métropole et dans la capitale.Le maire Denis Coderre doit d'ailleurs s'entretenir aujourd'hui avec le ministre fédéral de l'Immigration, John McCallum.Un document du gouvernement fédéral obtenu par la chaîne de radio Sirius XM révèle que les plans d'Ottawa prévoient l'arrivée de 1000 réfugiés par jour en provenance d'Amman, en Jordanie.Ceux-ci atterriraient aux aéroports de Montréal et de Toronto ainsi qu'à la base militaire de Trenton, en Ontario.Les réfugiés seraient hébergés pendant 12 semaines dans des logements temporaires.Le plan évoque l'utilisation de bases militaires et même de bateaux de croisière, sans préciser leur emplacement.Montréal a entrepris des discussions avec le gouvernement Couillard sur les mesures d'accueil.La Ville et le ministère québécois de l'Immigration coordonneront les travaux du comité Solidarité Syrie, qui doit se réunir pour la première fois la semaine prochaine.Ce groupe doit « alimenter la réflexion sur les actions et les moyens à privilégier ainsi que sur les services et les ressources à déployer par la Ville et les arrondissements pour faciliter la venue, l'accueil et l'intégration des réfugiés syriens à Montréal», explique Valérie De Gagné, porte-parole de Montréal.Ahuntsic-Cartierville et Saint-Laurent convoqués Plusieurs services de la Ville seront appelés à contribuer aux travaux du comité, dont celui de la diversité sociale, la Direction de l'habitation, le SPVM et la Direction de la sécurité civile.Fait révélateur, deux arrondissements ont été invités à y participer activement, soit Ahuntsic-Cartierville et Saint-Laurent.Ces deux secteurs voisins abritent une importante population arabe.D'autres organisations seront appelées à participer aux travaux.Parmi elles, l'Office municipal d'habitation de Montréal, qui gère un parc de 23 000 logements sociaux, la Société de transport de Montréal, la Croix-Rouge et la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.Priorité logement Le fédéral étant responsable du transport et de l'hébergement initial des réfugiés, la première tâche du comité Solidarité Syrie sera de trouver où loger ces nouveaux venus à long terme.« La question du logement sera certainement parmi les besoins prioritaires », confirme Valérie De Gagné.Une fois les besoins primaires des réfugiés assurés - soit le logement, les vêtements et l'alimentation -, le travail du comité Solidarité Syrie se concentrera sur les mesures à prendre pour assurer leur intégration.Montréal pourra ainsi mettre des locaux à disposition pour organiser des rencontres d'information, embaucher des interprètes ou encore accompagner les réfugiés pour qu'ils puissent se familiariser avec les loisirs ou les activités sportives et culturelles offerts dans la ville.L'Office municipal d'habitation de Montréal a confirmé avoir été convoqué à une rencontre la semaine prochaine pour discuter des préparatifs.Celui-ci peut notamment aider à trouver de l'hébergement pour une période allant jusqu'à trois mois en vertu d'ententes avec des hôtels.Lors du rapatriement de 14 000 ressortissants canadiens du Liban en 2006, 1800 personnes avaient requis un hébergement temporaire.Une centaine de familles avaient aussi eu recours à une telle aide à la suite du tremblement de terre de 2010 en Haïti.La Croix-Rouge canadienne a aussi entrepris des préparatifs puisqu'on juge probable que ses services soient requis.Après tout, l'organisation avait participé au soutien des 5500 réfugiés kosovars arrivés en 1999 de même qu'au rapatriement des ressortissants canadiens d'Haïti (2010) et du Liban (2006).D'autres organisations, comme la Société Saint-Vincent-de-Paul, qui fournit de l'aide alimentaire, s'attendent à voir une augmentation des besoins avec cette arrivée massive de réfugiés.Des scénarios pour le logement BASES MILITAIRES Scénario le plus probable: Ottawa demandera aux Forces canadiennes de gérer larrivée des 25 000 réfugiés syriens que le nouveau gouvernement libéral s\u2019est engagé à accueillir d\u2019ici la fin de lannée.L\u2019armée dit d\u2019ailleurs s\u2019attendre à recevoir une telle demande.Elle élabore donc des plans de transport, d\u2019hébergement et de soutien aux réfugiés.LONGUE-POINTE, PORTE D'ENTRÉE Montréal a souvent joué un rôle de premier plan dans l\u2019accueil massif de réfugiés.De 1978 à 1981, la base a servi à gérer larrivée massive de près de 57 000 réfugiés d\u2019Asie du Sud-Est.En 1999, larmée s\u2019était toutefois tournée vers la base de Valcartier, en périphérie de Québec, pour recevoir une partie des 5500 réfugiés kosovars accueillis par le Canada.MISERSURLES LOGEMENTS SOCIAUX?Techniquement, les règles actuelles ne permettraient pas aux réfugiés de bénéficier des logements sociaux parce que ceux-ci n\u2019auront pas vécu au Québec depuis 12 mois.Le gouvernement Couillard pourrait toutefois changer les règles de façon exceptionnelle pour donner priorité aux réfugiés syriens.MISERSUR LES LOGEMENTS PRIVÉS Plutôt que de miser sur les logements sociaux, Québec pourrait voter un programme spécial pour aider les réfugiés à vivre dans des logements privés.Il s\u2019agirait d\u2019un supplément au loyer qui serait offert aux familles.DES BATEAUX DE CROISIÈRE?«Ce serait une solution viable», assure Luc Généreux.Cet entrepreneur avait sérieusement étudié cette possibilité pour pallier la crise du logement vécue à Sept-lles il y a quelques années, projet qui est toutefois tombé à l\u2019eau.«Tu peux mettre 2000 personnes sur un bateau.C\u2019est une solution viable, mais à coût élevé», nuance-t-il.- Pierre-André Normandin Le fédéral devra payer sa part PHOTO FRANCIS VACHON, LAPRESSE CANADIENNE Le nombre de réfugiés syriens que recevra le Québec ayant augmenté, la ministre de l'Immigration Kathleen Weil s'attend à ce qu'Ottawa paie sa part.DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le gouvernement fédéral devra payer la note pour les milliers de migrants syriens supplémentaires qu'il compte amener au Canada dans les prochaines semaines, a prévenu hier la ministre québécoise de l'Immigration Kathleen Weil.« Face à la pire crise humanitaire depuis la Deuxième Guerre mondiale, je vous dirais que les Québécois de partout au Québec se sentent très interpellés, et notre gouvernement aussi», a déclaré Mme Weil à l'Assemblée nationale.Toutefois, même après les points de presse de Justin Trudeau et de son ministre John McCallum, hier après-midi, beaucoup d'informations manquaient à Québec pour préparer l'arrivée d'un contingent aussi important.«On est un peu dans le brouillard», a dû convenir la ministre Weil en entrevue avec La Presse.«Dépendant des orientations du gouvernement fédéral, évidemment, il y aura une entente.Et, dans cette entente, évidemment, nous négocions les dépenses encourues, comme on a fait avec les Kosovars.Les coûts additionnels engendrés, le volume [supplémentaire] seraient assumés par le gouvernement fédéral», avait-elle indiqué à l'Assemblée nationale.Et de ses premiers contacts avec son homologue fédéral John McCallum elle retient qu'Ottawa « s'est montré très ouvert» à cette condition.Ottawa ne s'est toutefois pas encore engagé formellement à assumer ces coûts.En 1999, Ottawa avait payé la note pour accueillir au pays 5000 réfugiés du Kosovo.Un réseau déjà sous pression À l'Assemblée nationale, toutefois, le député de la Coalition avenir Québec Jean-François Roberge s'est dit inquiet des conséquences de ces arrivées sur un réseau de l'éducation déjà mal en point.« Je sais qu'on va les accueillir, on est bien empathiques, on veut les accueillir.Sera-t-on capables de les scolariser, de les franciser, de les intégrer?En ce moment, il n'y a même pas assez de personnes dans nos écoles pour s'occuper des élèves en difficulté», a lancé le porte-parole de la CAQ en éducation.Québec s'efforce déjà d'aider les établissements scolaires et hospitaliers ainsi que les organismes communautaires à se préparer à accueillir les nouveaux arrivants, souligne Mme Weil.On s'attend à ce que le Québec accueille le quart des 25 000 migrants que le Canada compte amener.En septembre, Québec avait déjà indiqué qu'il comptait accueillir 3650 migrants.De ce nombre, 2400 personnes sont déjà considérées comme des réfugiés.Leur dossier est à Beyrouth, au Liban, et elles n'attendent que le feu vert du gouvernement fédéral.À leur arrivée, les ressortissants devront montrer patte blanche lors d'une enquête de sécurité, sous la responsabilité d'Ottawa.Ils devront aussi subir un examen de santé général.Plusieurs villes intéressées En matinée, Mme Weil avait indiqué que plusieurs municipalités québécoises étaient disposées à accueillir ces migrants.En tout, 13 villes ont manifesté leur intérêt, a-t-on appris par ailleurs.Le ministère de l'Éducation évalue en ce moment les endroits au Québec où les réfugiés peuvent être intégrés dans le réseau scolaire, a précisé de son côté son titulaire François Blais.« Il n'y a rien de connu et de décidé en ce moment sur les nombres exacts, alors il y a des simulations qui ont été présentées et discutées», a-t-il affirmé.La Presse rapportait hier que la Commission scolaire de Montréal s'attendait à recevoir 1000 élèves de plus, la moitié des élèves supplémentaires attendus sur l'île de Montréal.« On s'est engagés comme gouvernement.C'est quand même un projet important, il y a des raisons humanitaires et je pense que la population nous suit là-dessus», a souligné M.Blais.Responsable de la Sécurité publique, le ministère qui dirige le comité interministériel mis en LES COMMISSIONS SCOLAIRES DANS LE NOIR Les commissions scolaires concernées par la vague de réfugiés syriens à venir d\u2019ici la fin de lannée attendent des directives plus claires du gouvernement avant de déployer un plan daccueil.D\u2019ici là, elles sont dans le noir.A ce jour, aucune commission n\u2019a reçu un plan précis des mesures à déployer à l\u2019exception de la Commission scolaire de Montréal.A la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, la présidente indique que les directions de ses écoles sont en «mode veille, mais qu\u2019il n\u2019y a pas de panique, loin de là».A la Commission scolaire de la Pointe-de-l\u2019lle, aussi visée pour accueillir les réfugiés, aucune discussion n\u2019a encore eu lieu avec le ministère de l\u2019Éducation au sujet des réfugiés syriens.Aucun plan n\u2019est en branle.- Sara Champagne place par Québec, Pierre Moreau a souligné que « la marche qu'on suit à l'heure actuelle nous permettra d'être prêt».Le travail sera coordonné par l'organisation de la Sécurité civile.Au passage Mme Weil a qualifié d'«inadmissible » le déploiement d'une banderole à Québec contre l'arrivée de réfugiés syriens.« Ça ne reflète tellement pas tous les messages que je reçois de partout au Québec », a-t-elle soutenu.- Avec la collaboration de Martin Croteau «Sera-t-on capables de les scolariser, de les franciser, de les intégrer?En ce moment, il n'y a même pas assez de personnes dans nos écoles pour s'occuper des élèves en difficulté.» \u2014 Jean-François Roberge, porte-parole de la CAQ en éducation A4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn LE GRAND DÉVERSEMENT PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Le marie Denis Coderre est descendu, hier, dans l\u2019intercepteur sud-est vidé de ses eaux usées pour constater l\u2019étendu des dégâts : «Je vous avoue que j\u2019ai trouvé ça hallucinant [.].On est habitués à certaines odeurs politiques, mais celles-là étaient encore plus fortes.» .f»:\\ v r\u201e ¦ \u2022 * ' J «On ère plus une crise, on gère l\u2019image du maire» L\u2019opposition reproche à Coderre de se mettre en scène plutôt que d\u2019agir IMAGE TIRÉE D'UNE VIDÉO, LA PRESSE Les premières images de l\u2019intercepteur ont été diffusées hier soir par la Ville de Montréal.« DAPHNÉ CAMERON La Ville de Montréal a rendu publiques, hier soir, les premières images de l'intercepteur sud-est depuis l'assèchement de la conduite de 30 kilomètres, il y a deux jours.Le maire de Montréal, Denis Coderre, y est d'ailleurs descendu hier midi durant une trentaine de minutes afin de constater de visu l'état des structures dont la vétusté justifie, selon son administration, le déversement de huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent cette semaine.L'opposition a vivement critiqué cette mise en scène.Le maire est descendu 35 mètres sous terre dans une nacelle devant les caméras de télévision.Il a quitté le site situé à l'angle des rues Mill et Riverside en levant le pouce vers le haut, sans accorder d'entrevues.« Je vous avoue que j'ai trouvé ça hallucinant.Il ne faut pas être claustrophobe même si c'est un tunnel de cinq mètres de diamètre.On est habitués à certaines odeurs politiques, mais celles-là étaient encore plus fortes», a-t-il déclaré quelques heures plus tard.Depuis hier après-midi, des ouvriers s'affairent à détacher des « cintres », des structures de bois et d'acier qui ont été installées temporairement en 1997 et qui sont dans un état de détérioration avancée.Selon la Ville de Montréal, ils menacent de se détacher dans l'intercepteur et d'endommager les convoyeurs et les pompes de la station d'épuration, ou encore de provoquer la formation d'embâcles dans le réseau.Hier après-midi, 14 des 36 cintres avaient été retirés.Environ 25 ouvriers travaillent dans l'égout surdimensionné pour inspecter, réparer et nettoyer les sédiments et débris accumulés.L\u2019opposition critique le « photo op » L'opposition officielle à l'hôtel de ville a critiqué le fait que le maire Coderre s'adonne à une séance de prise d'images.« Les Montréalais voulaient voir les chiffres, voulaient voir les études, et en échange, ce que Coderre leur donne, c'est plus de photos de lui! On ne gère plus une crise, on gère l'image du maire», a déclaré Guillaume Lavoie, conseiller municipal pour Projet Montréal.« N'importe qui qui a travaillé dans une usine ou sur un chantier de construction sait que lorsque le patron débarque, tout arrête.Lorsque le maire, à cause de son désir de se faire voir, vient retarder les travaux, ça, c'est préoccupant.Le vrai leadership, ce n'est pas de se faire prendre en photos, c'est d'aller dans son bureau et de s'assurer que ça n'arrive plus jamais comme ça.Qu'on mette un fonds en place pour la décontamination, qu'on mette en place un vrai plan de communication pour réparer notre réputation à l'international.Ça, ce sont les actions de quelqu'un de sérieux.» Bientôt les résultats d\u2019analyse La Ville de Montréal a indiqué que les premiers résultats des tests microbiologiques de l'eau allaient être connus au cours des trois prochains jours.Le maire Coderre a cependant révélé hier les résultats de trois tests menés sur des truites.« Dans les 30 truites, on en a perdu juste une», a expliqué le maire Coderre.« Le taux de toxicité aigu, c'est si on perdait jusqu'à 50% des poissons.Ça vous démontre que la toxicité n'a pas augmenté », a-t-il ajouté.Le panache d'effluents observé mercredi dans le Vieux-Port de Montréal est d'ailleurs toujours présent.« Les activités des surveillances visuelles ont permis de constater le maintien du faible panache dans le secteur du Vieux-Port, ainsi qu'au voisinage de certains autres points de rejet», pouvait-on lire dans un communiqué de la Ville de Montréal hier soir.En temps normal, l'intercepteur sud-est dirige le tiers des eaux usées de l'île vers la station d'épuration située à la pointe de l'île de Montréal.Pendant l'assèchement, les eaux usées se vident dans 24 conduites comprises entre LaSalle et Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.Elles sont en général situées à une distance de 30 à 50 mètres des berges.Tout ce que les citoyens vivant dans le sud de l'île jettent dans leurs éviers, égouts et toilettes jusqu'à mardi ou mercredi prochain se retrouvera directement dans le fleuve.« Lorsque le maire, à cause de son désir de se faire voir, vient retarder les travaux, ça, c\u2019est préoccupant.Le vrai leadership, c\u2019est d\u2019aller dans son bureau et de s\u2019assurer que ça n\u2019arrive plus jamais.» \u2014 Guillaume Lavoie, conseiller de Projet Montréal Les Mohawks appellent tous les Québécois à se joindre à la contestation GABRIELLE DUCHAINE Les Mohawks de Kahnawake espèrent que le « flushgate » servira de signal d'alarme pour toute la population.Des membres de la communauté manifestent depuis trois jours au bord d'une voie d'accès au pont Mercier.Ils invitent tous les Québécois à se joindre à eux.« L'eau, c'est la vie ! », s'exclame Tekarontake, un homme rencontré hier en matinée sur les lieux du rassemblement.« Ce qui se passe ne concerne pas juste notre communauté.Ça ne concerne pas seulement les humains.Ça touche les poissons, les oiseaux, les animaux.Ça va amener des maladies », rage-t-il.Depuis le début du grand déversement, des membres de la communauté autochtone de la Rive-Sud ont spontanément installé un campement au bord d'une voie d'accès au pont Mercier: un feu, quelques bancs, des drapeaux, des tentes, des slogans.Il s'agit d'une initiative citoyenne, et non d'une démarche du conseil de bande.« Ce n'est pas pour protester, mais pour éveiller les consciences », dit Tekarontake.« On ne peut pas arrêter [le déversement actuel], mais il ne faut plus jamais que ça arrive.Les gens doivent se mobiliser», dit une autre membre de la communauté rencontrée sur les lieux, Jennifer Cross.Mercredi soir, une quinzaine de Québécois se sont d'ailleurs joints à la manifestation, raconte la femme.« Je n'avais jamais vu ça, des non-autochtones qui se joignent à nous comme ça.» Elle espère que d'autres suivront leur exemple.Les Mohawks pêchent toute l'année dans le fleuve.Mais, raconte un manifestant, Tiorahkwathe, ils ne consomment pratiquement plus le poisson.«Il y a 50 ans, notre congélateur était plein de poisson à longueur d'année.Maintenant, il n'est plus bon.On ne peut pas le manger.Il va nous tuer.» À ses yeux, le « flushgate » n'est qu'un symptôme du manque de respect de la société actuelle pour la nature et pour l'eau, ohnekanos, « le liquide précieux avec lequel j'étanche ma soif», en langue mohawk.Le conseil de bande inquiet Les dirigeants de la communauté mohawk observent avec frustration et inquiétude le déversement.« Nous comprenons qu'il n'y avait pas d'autre solution et que ça aurait pu être bien pire si on avait trop attendu pour procéder aux réparations, mais on n'aime pas ça.Il aurait fallu y réfléchir bien avant», dit l'attaché politique du conseil, Joe Delaronde.Il déplore que sa communauté ait appris dans les médias que Montréal envisageait de déverser ses égouts dans le fleuve.« On n'a pas été consultés.C'était notre droit de l'être.» Depuis, les Mohawks ont toutefois participé activement aux discussions avec Ottawa pour trouver des solutions.Ils disent aussi avoir envoyé une lettre au maire Denis Coderre à la fin de septembre.Ils n'ont pas obtenu de réponse.« Je sais qu'Ottawa et même Montréal ont été placés dans une position difficile, mais il ne faut jamais qu'une telle chose se reproduise et pas seulement à Montréal.Il y a plusieurs villes qui déversent directement dans les cours d'eau.Le fleuve, c'est la vie.Il faut le protéger.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Deux manifestants mohawks, hier, près de la 132 Faubourg Contrecoeur Plus de 60 témoins seront appelées à la barre par la Couronne Pas moins de 66 personnes seront appelées à témoigner par la Couronne dans le procès pour fraude, abus de confiance et complot concernant le projet immobilier Faubourg Contrecoeur, dans lequel seraient impliqués l\u2019ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino, l\u2019ex-collecteur de fonds politiques Bernard Trépanier, l\u2019entrepreneur Paolo Catania et cinq autres coaccusés.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué hier matin la procureure Nicole Martineau du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) devant le tribunal, lors d\u2019une conférence de gestion, étape préparatoire à la tenue du procès.Me Martineau a précisé que «jusqu\u2019à maintenant», la Couronne a 66 témoins pour étayer sa preuve, mais que d\u2019autres rencontres de témoins sont prévues d\u2019ici la mi-décembre.Le Faubourg Contrecoeur résulte d\u2019un système qui aurait favorisé l\u2019entreprise Construction F Catania pour l\u2019obtention du contrat de 300 millions pour le projet immobilier dans l\u2019est de Montréal.En échange, des bénéfices auraient été versés à un élu et à un fonctionnaire.De son côté, la défense a demandé la preuve détenue par le DPCP pour le dossier issu de l\u2019enquête policière appelée Faufil, mais également celle accumulée dans le projet Fronde, mené aussi par l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC).Les deux enquêtes seraient liées.L\u2019enquête Fronde est connue comme celle portant sur le scandale des compteurs d\u2019eau.Toutefois, des documents judiciaires mis au jour par La Presse, l\u2019été dernier, démontrent que l\u2019enquête touche également le financement illégal d\u2019Union Montréal, le parti de l\u2019ancien maire Gérald Tremblay, le trucage d\u2019appels d\u2019offres, la collusion d\u2019entreprises pour financer les Championnats du monde de natation de la FINA, en 2005, et un cinquième volet qui n\u2019est pas public pour l\u2019instant.Le procès de MM.Zampino, Trépanier, Catania et consorts doit s\u2019ouvrir le 8 février 2016, soit presque quatre ans après l\u2019arrestation des accusés.Cinquante-deux jours d\u2019audience sont prévus jusqu\u2019au 29 avril.\u2014 Kathleen Lévesque DU VENDREDi 13 AU D\u2019ENTREPOT DiMANCHE 15 NOVEMBRE DIRECTEMENT A L'ENTREPOT Brault & Martineau» 600000 pr PRIX DE UQUiDATiON sur les produits neufs, démonstrateurs, fin de série et surplus d\u2019inventaire ZEPh'rt SHARP Panasonic S Electrolux Fisher&Paykel Aoneer ONKYO _ _ _\t, e®s® BOSCH CAVAVIN FRIGIDAIRE Le Gkrdifn Df Vos Vins G1NPOM UBL SONY harman/kardon > ÜIStÇHHÏÏ DUOVCIC \u2022 LG PRIMO Simplicity Avantoarde el^ «gS* ©eSon INTERNATIONAL\t>./\tOïl ilea^n n v«Uv gwl ¦?> «b* ¦ P Whirlpool Danby Qedbed SOMMEX tâ&ûrtyrëst Blomberg mapantz Serta MAYTAG KitcHenAid Visuels à titre indicatif Entrepot Brault&Martineau -V U Lü I .laFGIRE.lEctmmgu nilDAMT I A WEMTC n'EMTDCDHT M 514648-5757 1800463-0779 8600, Place Marien Montréal-Est Sortie 83 ou 85 Autoroute 40 Vendredi 9hà21h Samedi et Dimanche 9hà17h DURANT LA VENTE D'ENTREPÔT ¦ DEUXiÈME ÉDITION ! 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items sélectionnés.Sous réserve de l\u2019approbation de la Fédération des caisses Desjardins du Québec («la Fédération»).Tous les taux d'intérêt annuels indiqués sont sujets à changement.L'offre «Paiement reporté, aucun paiement ni intérêt avant.»permet de rembourser, par l\u2019entremise d\u2019une carte de crédit émise par la Fédération (« la carte»), un achat à paiement reporté qui est sans intérêts pendant la période déterminée lors de l\u2019achat.Si cet achat est non payé en entier à échéance, un taux d\u2019intérêt annuel d\u2019au plus 21,9% s\u2019y applique et celui-ci est converti au mode de remboursement d\u2019un achat par versements égaux et consécutifs exigible en 12 mensualités égales si le solde converti est inférieur à 1 000$, en 24 mensualités égales si le solde converti est égal ou supérieur à 1 000$ et inférieur à 3 000$, et en 36 mensualités égales si le solde converti est égal ou supérieur à 3 000 $.Taux d\u2019intérêt annuel de la carte d\u2019au plus 19,9%.Le délai de grâce de la carte est de 21 jours sans intérêts, à partir de la mise à la poste du relevé mensuel ou de sa mise en disponibilité en format électronique, pour acquitter le solde total du relevé sans être obligé de payer des frais de crédit, sauf sur les avances d\u2019argent et les chèques.Paiement minimum de la carte constitué de 5% du total: du solde indiqué sur le relevé de la période précédente, des frais de crédit applicables aux achats et mensualités impayés à l\u2019échéance de cette période, des achats courants, avances d\u2019argent et chèques de la période visée par le relevé et des frais de crédit sur les avances d\u2019argent et les chèques; auquel s\u2019ajoutent: la ou les mensualités de la période visée par le relevé, le montant des achats à paiement reporté exigible à la date du relevé, tout montant en souffrance et toute autre somme prévue par le contrat de la carte.Il n\u2019y a aucuns frais d\u2019adhésion/renouvellement qui s\u2019appliquent selon la carte 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tellement la version de la plaignante.Elle a une moralité « qui laisse à désirer», dit-il.Et puis, elle a offert un condom à l'accusé.«Vos chevilles étaient tenues ensemble par vos jeans, vos skinny jeans, pourquoi n'avez-vous pas serré les genoux?», a demandé le juge.«Vous ne pouviez pas enfoncer vos fesses dans le lavabo pour éviter la pénétration ?Vous pouviez crier, si vous aviez peur.» Aussi, de dire le juge, « le sexe et la souffrance, ça vient parfois ensemble.Ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose ».On notera que l'accusé pèse 100 livres de plus que la plaignante.Le juge Camp a acquitté l'accusé.En septembre, la Cour d'appel de l'Alberta a cassé ce verdict et ordonné un nouveau procès.Les commentaires du juge, sa décision, « soulèvent des doutes sur sa compréhension du droit concernant les agressions sexuelles», dit la Cour d'appel.C'est le moins que l'on puisse dire.Le consentement à une relation sexuelle doit être clair, explicite, permanent.La Cour suprême a établi ça il y a plus d'une génération.Et depuis plus de 25 ans, il est illégal d'interroger une plaignante sur ses habitudes sexuelles pour tenter de prouver qu'elle a une moralité douteuse.C'était un grand classique autrefois : on tentait de démontrer que la plaignante avait de « mauvaises mœurs » pour convaincre le juge qu'elle avait sûrement consenti - ou, sous-entendu, que, de toute manière, pour ce genre de fille, était-ce seulement un viol ?Dans ce très bref jugement, la Cour d'appel albertaine ajoute qu'elle est « convaincue que les mythes sexuels et stéréotypes sexuels, qui depuis longtemps ont été discrédités, ont pu jouer un rôle dans la décision du juge », sans parler de la mauvaise évaluation des faits.L'affaire était passée inaperçue jusqu'à ce que deux profs de l'Université de Calgary en parlent dans le Globe and Mail cette semaine.Il se trouve que le juge Camp a été «promu» au mois PHOTO FOURNIE PAR LA COUR FÉDÉRALE DU CANADA Le juge Robin Camp de juin par les conservateurs à la Cour fédérale.Aussitôt ses propos calamiteux rendus publics, la Cour fédérale a publié un communiqué où le juge présente ses excuses pro-fusément et où la Cour nous dit que le juge ne siégera dans aucune affaire impliquant des allégations d'agression sexuelle.C'en est presque comique : la Cour fédérale n'entend aucun procès criminel.Elle siège en matière de lois fédérales: assurance-emploi, droit d'auteur, immigration.Sauf les cas de réfugiés où il est question d'agression sexuelle, cette «restriction» ne changera aucunement son travail.L'affaire est grave pour plusieurs raisons.On n'a pas affaire ici au cas classique de la « petite phrase malheureuse».Du juge qui s'impatiente et fait un commentaire regrettable.Du moment de faiblesse humainement compréhensible.On le réprimande, il jure de ne plus recommencer, la vie continue.Non.Il s'agit ici d'un juge qui expose clairement, longuement, à répétition ses préjugés et son ignorance du droit criminel entourant les agressions sexuelles.Ce genre de commentaire était déjà scandaleux il y a 25 ans.Aujourd'hui, c'est en plus un signe d'incompétence Québec paie 10 500$ par mois pour des locaux vides EXCLUSIF JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Même s'il a fermé le bureau de sa délégation à Ottawa le 1er avril, le gouvernement du Québec continue de payer un loyer de 10 500$ par mois pour ses locaux situés à un jet de pierre de la colline parlementaire parce qu'il a été incapable de trouver un nouvel occupant jusqu'ici, a appris La Presse.Le Secrétariat aux affaires intergouvemementales du gouvernement du Québec a retenu les services d'un courtier immobilier pour l'aider à dénicher un locataire qui voudrait s'installer dans les locaux de 2900 pi2 situés au centre-ville d'Ottawa, mais la démarche a été infructueuse jusqu'ici.Résultat : le gouvernement du Québec a dû payer jusqu'ici 84 000$ pour des locaux qui sont inoccupés depuis le 1er avril.Le hic, c'est que le bail signé expire le 31 décembre 2018, soit dans trois ans.La facture augmente Si, dans le pire des scénarios, le gouvernement du Québec ne peut sous-louer les locaux sis au 81, rue Metcalfe d'ici à cette date, il faudra ajouter une autre somme de 378000$à cette facture.En outre, la firme de courtiers retenue pour trouver un nouveau locataire empochera la somme maximale de 23 500$ plus les taxes applicables pour ses services.A l'heure actuelle, de nombreux locaux sont vacants dans ce quartier d'affaires d'Ottawa.Les lieux, qui ont été entièrement renouvelés en 2014, incluent une cuisine, une grande salle de conférence, six bureaux fermés, une salle d'informatique et un espace commun.Le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, a annoncé en décembre 2014 une réorganisation du réseau de la représentation du Québec dans le reste du pays.Dans le cadre de cette réorganisation, le Bureau du Québec à Ottawa a été fermé de même que « l'Antenne du Québec à Vancouver».Le Bureau du Québec à Toronto s'est vu confier les responsabilités des provinces de l'Ouest tandis que le Bureau du Québec à Moncton a été épargné.Deux personnes ont été licenciées à la suite de la fermeture du bureau à Ottawa et quatre personnes ont été remerciées à Vancouver.Le ministre Fournier estimait à 440 300$ les économies qui seraient réalisées en 2015-2016 et à 560 900$ pour les années subséquentes.Or, ces économies pourraient être moins importantes si on n'arrive pas à sous-louer les locaux d'Ottawa.Au bureau du ministre Fournier, l'attachée de presse Karla Duval a indiqué que la fermeture du Bureau du Québec à Ottawa s'inscrit dans une stratégie du gouvernement Couillard destinée à resserrer les liens entre les élus du Québec et d'Ottawa.« Comme l'indiquait le ministre lors de l'annonce de la fermeture du bureau d'Ottawa, celle-ci résulte de notre volonté de créer des liens plus étroits et une plus grande collaboration entre les élus du Québec et leurs homologues fédéraux.Cette volonté demeure.Il était prévu que dès l'annonce de la fermeture, un mandat soit donné à une firme de sous-louer les espaces vacants pour la durée restante du bail.Ce mandat a été donné comme prévu et les démarches continuent», a-t-elle indiqué dans un courriel à La Presse.\u2014 Avec William Leclerc crasse.C'est l'équivalent d'un mécanicien qui ne sait pas la différence entre une traction avant et une propulsion.On me dira: c'est un cas complètement exorbitant, bizarre, les juges ne sont plus comme ça aujourd'hui.C'est vrai.Ça n'existe pour ainsi dire plus.Raison de plus pour s'en scandaliser.L'autre scandale, c'est que ce juge provincial a été « élevé » à la Cour fédérale.Quelqu'un a-t-il évalué son dossier?Il s\u2019agit d\u2019un juge qui expose clairement, longuement, à répétition ses préjugés et son ignorance du droit criminel entourant les agressions sexuelles.La réponse est non.Un juge d'une cour provinciale peut être nommé à une cour fédérale sans aucune évaluation.Il est juge, donc présumé compétent, on peut le nommer ailleurs.M.Camp a donc fait partie du groupe de juges nommés le 25 juin par les conservateurs.On en attend de plus en plus des juges, et avec raison.Pas seulement parce qu'ils touchent 300 000$ par année avec pension des deux tiers de leur salaire à leur retraite.Parce qu'ils exercent un pouvoir capital en démocratie, et plus important que jamais depuis la Charte.En 2015, donc, en attendant de voir ce qui va arriver avec ce juge, une des tâches de ce nouveau gouvernement sera de mettre sur pied un processus plus crédible, plus indépendant de nomination des juges.Aucun garage ne tolérerait un garagiste semblable.a Pour joindre CPI notre chroniqueur: yves.boisvert@lapresse.ca Députés Hausse de salaire en vue Les députés de l\u2019Assemblée nationale auront droit à une augmentation de salaire marquée, si les deux projets de loi déposés hier par le gouvernement Couillard sont adoptés.Québec calcule que l\u2019opération permettra à l\u2019État d\u2019économiser 400 000$, puisque les élus devront payer plus d\u2019impôts et contribuer davantage à leur généreux régime de retraite.\u2014 Martin Croteau Grèves tournantes «Inacceptable» Les moyens de pression déployés par les syndicats de la fonction publique sont «inacceptables», a dénoncé hier le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.Il a appelé les syndicats à revenir à la table de négociation «maintenant», mais il s\u2019est gardé de brandir la menace d\u2019une loi spéciale.\u2014 Martin Croteau Venez rencontrer l\u2019équipe de La Presse+ près de chez vous ^ Courez |a chance de gagner l\u2019une des 10 tablettes*.Aujourd\u2019hui de 17 hà21 h et demain et dimanche de 10 hà 16 h, l\u2019équipe vous attend aux succursales suivantes : Best Buy Méga Centre 1040, boul.du Grand Héron Saint-Jérôme Best Buy Place Rosemère 401, boul.Labelle Rosemère Best Buy Méga Centre 850, rue Hains Drummondville Pour connaître le calendrier complet de nos sorties, visitez LaPressePlus.ca/calendrier.*Règlement disponible à La Presse.La valeur totale des prix est de 5200$.Il y aura un tirage tous les lundisjusqu\u2019au 14 décembre aux bureaux de La Presse.l.Hmffll ^ Google play \u2019Buy LA PRESSE f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 A 7 .ACTUALITÉS L'arrogance VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Philippe Couillard voit dans le résultat des quatre élections partielles de lundi un appui à ses décisions, notamment budgétaires.Il a fort probablement raison, mais on constate, encore une fois, que la confiance de ce gouvernement est en train de se transformer en condescendance face à l'opposition et en arrogance devant ses critiques.Pourtant, hormis ses succès électoraux, le gouvernement n'a pas de quoi pavaner, ces jours-ci.Le nébuleux retrait (départ?) dans la honte de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, la grogne dans le milieu de l'éducation, la colère des médecins, le douteux et risqué sauvetage de Bombardier avec des fonds publics et la gestion en amateur du « flushgate » sont autant de facteurs qui devraient amener le gouvernement Couillard à un peu plus de modestie.Ils devraient aussi l'inciter à écouter les Québécois plutôt que de jouer à «Papa a raison».Sans rien vouloir enlever à la « machine » libérale, relativisons d'abord les victoires de lundi.Ces quatre partielles, déclenchées en pleine campagne électorale fédérale, reposaient sur une double stratégie : premièrement, miser sur la « fatigue » des électeurs, qui venaient de se farcir la plus longue campagne fédérale de l'histoire du Canada, et deuxièmement, devancer la publication du rapport de la commission Charbonneau, qui sera assurément dommageable pour le Parti libéral.En raison du taux de participation pitoyable dans Fabre et Saint-Henri-Sainte-Anne (23 %), les deux nouvelles députées du PLQ se retrouvent à l'Assemblée nationale avec à peine 10 % d'appui des électeurs appelés à voter.Les libéraux devraient avoir le triomphe modeste dans les circonstances.C'est vrai aussi de quelques ministres, dont Gaétan Barrette, qui vient de faire passer son projet de loi 20 malgré une profonde opposition dans le milieu de la santé et chez ses critiques.On craint, notamment, que l'encadrement des frais accessoires (de plus en plus communs) ne les normalise et qu'ils ne se multiplient.Le ministre Barrette rejette toutes ces inquiétudes avec l'arrogance dont il est capable.La meilleure défense, c'est bien connu, c'est l'attaque, un principe auquel adhère notre ministre de la Santé.J'ai été renversé, mercredi, par le ton frondeur et condescendant de M.Barrette en entrevue avec Geneviève Asselin à l'émission Midi info, à la radio de Radio-Canada.« Je suis très déçu par la façon dont vous formulez votre question», a-t-il d'abord lancé à l'animatrice, qui a fort justement précisé qu'elle ne faisait que reprendre les craintes et les critiques entendues dans le milieu.« Ah, alors je suis très déçu de la façon dont vous relayez cette information qui démontre leur incompréhension et leur biais [.] » Lorsqu'on n'aime pas le message, on tire sur le messager, ça aussi, c'est un vieux truc connu.Et puis, quelques minutes, plus tard, à Mme Asselin, qui insistait trop à son goût: «Si ça vous dérange pas, je vais vous répondre.», avant de mettre lui-même fin à la discussion: «À moins que vous ayez d'autres questions, j'imagine qu'on va bientôt terminer l'entrevue.» « Très déçu de la formulation de question», M.Barrette?Réponse hors sujet.Il n'était pas en entrevue (dans un train ou ailleurs) avec Josélito Michaud, mais bien à une émission « hard news» d'affaires publiques.Ses états d'âme quant à la formulation des questions ne nous intéressent pas.On voudrait seulement qu'il explique son projet de loi, qu'il dise en quoi il est bon pour les Québécois.Au lieu de cela, M.Barrette ridiculise ses opposants et les traite d'ignorants, ce qu'il a d'ailleurs déjà fait à l'Assemblée nationale, avec le même mépris, à sa critique péquiste, Diane Lamarre.La diplomatie n'est pas la principale force du ministre Barrette, comme l'a dénoncé cette semaine le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, Louis Godin.«Les débats politiques entourant ce projet de loi digne de l'ère soviétique ont donné lieu à beaucoup de déclarations calomnieuses teintées de préjugés non fondés à l'égard des médecins de famille», a déploré le Dr Godin.Pourtant, les questions et inquiétudes sont légitimes lorsqu'on impose de telles réformes dans le monde de la santé.Par ailleurs, le ministre du Développement économique, Jacques Daoust, est certes plus affable que son cassant collè- gue à la Santé, mais il est tout de même agaçant de l'entendre parler du gouvernement à la première personne du singulier, comme si le 1,3 milliard investi dans Bombardier sortait de ses REER.«Ce que je fais.», « Mon but est de.», « Je protège des emplois».Il serait bon de rappeler au ministre Daoust que ce sont tous les Québécois qui investissent dans Bombardier et qui en assument les risques.Une bonne note, toutefois, au gouvernement Couillard, qui a (enfin !) déposé hier un projet de loi pour revoir la rémunération et le régime de retraite des députés, en plus d'abolir les « allocations de transition» versées aux députés démissionnaires ou battus.Il était plus que temps.Gros novembre pour Trudeau C'était Noël en novembre, hier, pour les journalistes de la tribune parlementaire, à Ottawa, qui ont eu droit au plus long point de presse d'un premier ministre depuis près d'une décennie.Même après avoir décrété la fin du point de presse, Justin Trudeau est revenu au podium pour répondre à plusieurs autres questions.On a appris, notamment, qu'il rencontrerait Barack Obama la semaine prochaine en privé au sommet de l'APEC, qu'il a convoqué les premiers ministres provinciaux à Ottawa pour parler d'environnement le 23 novembre et qu'il sera reçu par la reine Élisabeth II au palais de Buckingham deux jours plus tard, avant de se diriger vers Paris pour le sommet sur le climat.Élisabeth II, qui a eu quelques rencontres épiques avec Pierre Elliott Trudeau, fera connaissance avec son fils, qui a décroché le portrait de la reine au ministère des Affaires étrangères pour raccrocher deux toiles de Pellan retirées par l'ancien gouvernement conservateur.Autre signe de rupture avec le précédent régime, les libéraux ont également l'intention de biffer les mentions «royales» de l'appellation de la marine et de l'aviation canadienne.Beau sujet de conversation pour prendre le thé à Buckingham Palace.a Pour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@lapresse.ca Hormis ses succès électoraux, le gouvernement n\u2019a pas de quoi pavaner, ces jours-ci.UPAC Les procureurs « ne dorment pas», dit la DPCP Les procureurs de la Couronne «ne dorment pas sur les dossiers», a lancé en commission parlementaire Me Annick Murphy, Directrice des poursuites criminelles et pénales (DPCP).La grande responsable des poursuites pour le gouvernement ne peut dire combien de temps s\u2019écoulera avant qu\u2019une décision soit prise sur les dossiers de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) laissés en plan depuis des mois.Me Murphy venait expliquer hier sa vaste réforme des procureurs pour la criminalité organisée.Trois grands bureaux seront fusionnés, une restructuration «pas faite pour la seule raison de réaliser une économie», a-t-elle souligné.A la fin de septembre, La Presse révélait qu\u2019une demi-douzaine de dossiers d\u2019enquête terminés depuis plusieurs mois par les enquêteurs de l\u2019UPAC dormaient au bureau de la DPCP, sans qu\u2019une décision ait été prise de déposer ou non des accusations.Deux d\u2019entre eux touchaient le financement du Parti libéral du Québec.Les divergences entre les policiers enquêteurs qui travaillent plusieurs mois sur un dossier et les procureurs de la Couronne sont fréquentes, explique Me Murphy.Ainsi, il arrive souvent que les éléments que juge suffisants le policier ne permettent pas à la Couronne d\u2019avoir l\u2019assurance raisonnable d\u2019obtenir un verdict de culpabilité.\u2014 Denis Lessard Assemblée nationale Un nouveau pavillon pour plus de sécurité LAssemblée nationale présentera un nouveau visage d\u2019ici 2019.Son président, Jacques Chagnon, a annoncé hier la construction d\u2019un pavillon d\u2019accueil qui sera situé à l\u2019avant du bâtiment, un projet qui permettra de renforcer la sécurité du siège du gouvernement québécois.Le projet de 60,5 millions permettra de colmater des lacunes dans le contrôle des personnes et dans la détection d\u2019objets dangereux relevés en 2011 dans un rapport de la Sûreté du Québec l\u2019informant de la situation.Le rapport a été actualisé l\u2019an dernier dans la foulée des attentats à la Chambre des communes à Ottawa.\u2014 Martin Croteau Nos célèbres offres «Aubaine dujour»sontde retour! 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respectifs sont des marques de commerce de la Compagnie de la Baie d'Hudson.Le crédit est accordé par la Banque Capital One (succursale canadienne).Capital One® est une marque déposée de Capital One Financial Corporation.MasterCard et la marque figurative MasterCard sont des marques déposées de MasterCard International Incorporated.Toutes les marques sont utilisées sous licence.Tous droits réservés.\u201cLIVRAISON SANS FRAIS : Livraison standard offerte sans frais avec tout achat en ligne totalisant 99$ ou plus, avant taxes et frais additionnels.La livraison standard gratuite s'applique au montant après déduction des rabais et des offres applicables.Non applicable aux achats effectués dans un magasin La Baie d'Hudson ou tout autre magasin du groupe HBC.Des frais s'appliquent pour la livraison express ou prioritaire.Valide pour la livraison à des adresses au Canada seulement.Exceptions : Meubles, canots, meubles et accessoires de jardin, barbecues et matelas.É.i \t\t\"°\"\tl,A H.VII-: D'HUDHON \t A 8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim MONDE LE TOUR DU GLOBE Irak Coup majeur porté à l\u2019EI Les forces kurdes irakiennes, soutenues par les frappes de la coalition internationale, ont avancé hier face au groupe armé Etat islamique (EI) en bloquant un axe stratégique vers la Syrie près de la ville de Sinjar qu elles veulent reprendre aux djihadistes.Couper cette route qui permet à l\u2019EI de faire circuler matériel et hommes entre l\u2019Irak et la Syrie constituerait un coup majeur porté à l\u2019EI.La reprise de Sinjar représenterait également une importante victoire sur le plan symbolique.\u2014 Agence France-Presse Maroc « Les femmes libres dérangent» La comédienne marocaine Loubna Abidar, actrice principale du film Much Loved, interdit au Maroc, explique avoir décidé de quitter son pays parce que « les femmes libres dérangent».La comédienne, qui a reçu des menaces pour avoir joué dans ce film traitant de la prostitution au Maroc, est arrivée dimanche à Paris, après avoir publié sur les réseaux sociaux une vidéo où elle apparaît avec le visage tuméfié et dans laquelle elle affirme avoir été agressée jeudi dernier à Casablanca.\u2014 Agence France-Presse PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE (Wij : mL Grèce Grève générale Le gouvernement de gauche radicale du premier ministre grec Alexis Tsipras a essuyé hier sa première grève générale, émaillée de quelques incidents, alors que les créanciers sont en ville pour discuter du versement de 2 milliards d\u2019euros au pays.Le mouvement, lancé pour 24 heures par les syndicats du pays, vise à protester notamment contre les hausses d\u2019impôts et la réforme des retraites à venir et paralysait les administrations, les transports, y compris les vols intérieurs, annulés par dizaines.\u2014 Agence France-Presse CRISE MIGRATOIRE D\u2019AUTRES MESURES T YMMtt < HONGRIE La Hongrie est le pays européen qui a adopté l\u2019attitude la plus hostile face à l\u2019afflux de migrants.En septembre, le gouvernement avait déployé des militaires le long de la frontière avec la Serbie, où il avait par ailleurs entrepris la construction d\u2019un mur, et adopté une loi rendant toute personne la franchissant illégalement passible d\u2019une peine d\u2019emprisonnement.Puis, en octobre, Budapest a aussi fermé sa frontière avec la Croatie.ALLEMAGNE Après avoir adopté une attitude accueillante envers les migrants, l\u2019Allemagne a rapidement fait volte-face, à la mi-septembre, en rétablissant les contrôles aux frontières, notamment avec l\u2019Autriche, qui lui a par ailleurs emboîté le pas.Disant avoir atteint les limites de ses capacités d\u2019accueil, Berlin a accusé l\u2019Union européenne d\u2019inaction face à l\u2019afflux migratoire.Considérée comme un eldorado, l\u2019Allemagne s\u2019attend à recevoir jusqu\u2019à 1 million de demandeurs d\u2019asile, cette année.FRANCE À partir d\u2019aujourd\u2019hui et pour un mois, les contrôles aux frontières reprennent en France.Paris affirme prendre cette mesure exceptionnelle en raison de la tenue, dans deux semaines, de la Conférence des Nations unies sur le climat, et non en raison de l\u2019afflux migratoire.Le ministre français de l\u2019Intérieur Bernard Cazeneuve a justifié sa décision par la «menace terroriste» qui pèse sur l\u2019événement qui attirera des délégations de 195 pays.\u2014 Jean-Thomas Léveillé européenne a annoncé hier l'injection de 2,6 milliards de dollars dans un fonds pour aider l'Afrique à lutter contre les «causes profondes» des migrations.Cette solution apparaît toutefois « en marge du problème réel », selon Olivier Arvisais, qui rappelle que 52% des demandeurs d'asile qui frappent aux portes de l'Europe sont Syriens, selon le Haut Commissariat pour les réfugiés des Nations unies.Les pays africains se sont d'ailleurs montrés agacés par l'insistance de l'Europe à renvoyer d'où ils viennent davantage de migrants, plutôt que de se pencher sur les raisons qui poussent les gens sur les chemins de l'exil.\u2014 Avec l\u2019Agence France-Presse La Suède rétablit à son tour les contrôles frontaliers |DE PRODUITS B SUR NOTRE NOUVEAU SITE BOUTIQUECOURIR.COM BOUTIQUE COURIR INFINIMENT SPORT MONTRÉAL 4452, rue Saint-Denis LONGUEUIL 1085, chemin Chambly Championne européenne de l\u2019accueil des réfugiés, la Suède a rétabli hier les contrôles à ses frontières, se disant elle aussi débordée par l\u2019afflux migratoire.Pendant ce temps, à Malte, l\u2019Union européenne annonçait un investissement de 2,6 milliards de dollars pour lutter contre les «causes profondes» des migrations.JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ Malgré toute sa bonne volonté et l'ajout d'effectifs supplémentaires pour les accueillir, la Suède est maintenant dépassée par l'arrivée massive de migrants.Constatant l'engorgement des foyers d'hébergement, la mise en place de campements et l'incapacité de prendre VETEMENTS HOMME ACLIAAA PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Des policiers suédois surveillent un groupe de migrants sur le pont de l\u2019Oresund qui sépare Malmo en Suède et Copenhague au Danemark.Un fonds pour juguler l\u2019afflux Au terme d'un sommet réunissant une cinquantaine de dirigeants africains et européens à Malte, l'Union en charge tous les arrivants, Stockholm a donc décidé de reprendre temporairement les contrôles frontaliers.La mesure, qui concerne principalement les deux « autoroutes » de l'immigration que sont le pont de l'Oresund et les traversiers en provenance du Danemark et de l'Allemagne, devrait durer 10 jours, mais pourrait être reconduite en cas de besoin.« Ce n'est pas un mur», a tenu à préciser le premier ministre Stefan Lofven, rappelant que son pays a accueilli « plus [de réfugiés] que tout autre pays», en proportion de sa population.Souvent citée comme un exemple en Europe, la Suède s'attend à recevoir jusqu'à 190 000 demandeurs d'asile cette année, soit l'équivalent de près de 2 % de sa population.«C'était inévitable», estime Olivier Arvisais, de l'Observatoire canadien sur les crises et l'aide humanitaire rattaché à l'Université du Québec à Montréal, ajoutant que « la Suède en a beaucoup fait ».Le chercheur souligne que l'afflux de migrants ne se tarit pas et que ce genre de mesure risque de se multiplier avec l'arrivée de l'hiver, puisque beaucoup de pays ne seront pas prêts à « faire face à la réponse humanitaire que ça va nécessiter».Il y voit la démonstration que l'Union européenne n'a « pas les mécanismes pour se coordonner et répondre à une telle situation ».REPORTAGE PUBLICITAIRE LA PRESS PARTENAIRE DU SUCCES DE SES ANNONCEURS Colette, nouvel espace luxe chez Maison Corbeil Il est là enfin, beau, grand, prestigieux et, surtout, plein de charme, à l'image de celle qui l'a inspiré.Colette, notre nouvel espace luxe, partage l'adresse de notre magasin de Montréal.Un incontournable passage design au cœur même de la ville ! Dès l'entrée, c'est le coup de foudre.D'inspiration euroluxe, l'aménagement de Colette a été créé pour faire naître le rêve et insuffler de nouvelles idées.Colette, c'est comme un vent de folie et d'équilibre, d'originalité et de conformité qui soufflerait sur le monde de la déco.Dans une ambiance d'expression contemporaine, on y découvre des formules esthétiques faites pour séduire et un style fluide, répondant aux dernières tendances.Au final, Colette se dévoile en annonçant la couleur des nouvelles collections, avec des meubles et des accessoires conçus pour réveiller la beauté des lieux, réinventer le confort et jouer avec le décor.On y retrouve de grands noms du mobilier européen tels que Montis, Gamma, Cattelan Italia, Arketipo, Bontempi et Calia pour n'en nommer que quelques-uns.Colette, un nouvel art de vivre.1215, Crémazie Ouest, Montréal H4N 2W1 Colette collection privée Colette dévoile le haut Notre nouvel espace Colette ouvre ses portes ! Pensé en exclusivité pour les amoureux du mobilier haut de gamme, son esprit glamour vous séduira.Formules ambitieuses, influences euro, grands effets, petits plaisirs, de la couleur, des volumes, de la matière.tout est beau, distingué et fascinant chez Colette.Découvrez Colette en exclusivité au 2e étage de notre magasin de Montréal.MAISON CORBEIL 1215, boul.Crémazie O.\tLun-Mer\t10 h à 18 h Face au Centre Rockland\tJeu-Ven\t10 h à 21 h Montréal QC H4N 2W1\tSam-Dim\t10 h à 17 h 514 382-1443 A10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE Islam, réforme-toi.AGNÈS 9GRUDA CHRONIQUE De la mi-août à la mi-novembre 2014, le monde découvre avec stupeur un phénomène terrifiant: des djihadistes radicaux qui se réclament du groupe État islamique décapitent, à quelques semaines d'intervalle, plusieurs otages occidentaux.Parmi les victimes, on retrouve les journalistes James Foley et Steven Sotloff, le guide de montagne Hervé Gourdel, le travailleur humanitaire Peter Kassig.Leurs assassins se font du capital politique en faisant circuler les vidéos de leurs exécutions.Images qui provoquent une vague de répulsion, particulièrement chez les musulmans qui s'en dissocient en brandissant le mot-clic #NotInMyName sur les réseaux sociaux.L'EI n'est pas l'islam, nous refusons que l'on assassine en notre nom, crient-ils par centaines de milliers.Plus que les assassinats eux-mêmes, c'est cette réaction collective qui a incité le philosophe français Abdennour Bidar à lancer un cri du cœur aux musulmans du monde entier.Cri du cœur qui prendra la forme d'un livre intitulé : Lettre ouverte au monde musulman.Lacampagne #NotInMyName, c'est bien, y affirme-t-il, mais ce n'est pas assez.Ce dont l'islam a désespérément besoin, c'est de se regarder dans le miroir pour comprendre pourquoi de telles horreurs sont commises systématiquement en son nom.«Pourquoi ce monstre t'a-t-il volé ton visage?Pourquoi ce monstre ignoble a-t-il choisi ton visage et pas un autre?», demande-t-il dans son pamphlet d'une soixantaine de pages.« LacampagneNotInMyName était nécessaire, mais elle était insuffisante, et risquait de devenir improductive en donnant aux musulmans l'illusion qu'ils avaient fait ce qu'il y avait à faire, et qu'ils pouvaient ajourner leur autocritique de l'islam», résume Abdennour Bidar qui était de passage à Montréal la semaine dernière, pour une conférence donnée dans le cadre de Festival du monde arabe.Avec tous les « mauvais signaux» envoyés par le monde musulman aujourd'hui, souligne Abdennour Bidar, « il ne suffit pas de répéter qu'il ne faut pas faire l'amalgame entre islam et islamisme pour convaincre tout le monde que l'islam est une religion de paix».Que faut-il faire alors?« Critiquer la religion musulmane non pas dans sa dimension spirituelle, mais comme système religieux.» Un système qui a opté pour les interprétations les plus rigoristes des textes sacrés.Et qui s'est assis sur le dogme de la soumission à Dieu - principe qui relève d'une lecture pervertie du Coran et qui limite la capacité critique des croyants, selon Abdennour Bidar.Lui-même musulman, né d'une mère catholique convertie à l'islam, il croit disposer de la distance, mais aussi de la légitimité nécessaires pour critiquer une religion à laquelle il reproche d'avoir «trahi ses idéaux».« Je critique la culture, la tradition et la religion musul- manes avec un pied dedans et un pied dehors », résume-t-il.Contrairement à d'autres religions, l'islam a fait jusqu'à maintenant l'économie d'une remise en question, et il aurait besoin de « secouer le cocotier» pour s'adapter à la modernité, quitte à remettre en question quelques versets particulièrement violents du Coran.La démocratie, l'égalité des sexes, la liberté de conscience ne sont pas incompatibles avec l'islam, selon le philosophe -encore faudrait-il que l'ensemble des musulmans le sachent.Face à cet islam enfermé dans son passé, on trouve un Occident « en panne », dont les valeurs diluées ont perdu leur pouvoir d'attraction.Ce sont, aux yeux d'Abdennour Bidar, les deux faces d'une même médaille.Et c'est ce vide qui pousse certains musulmans occidentaux à se réfugier dans l'extrémisme.Comment le message du philosophe musulman, qui est membre de l'Observatoire français de la laïcité et qui s'oppose à la présence du voile intégral dans l'espace public, notamment, est-il perçu chez les croyants ?Il y a ceux qui lui sont reconnaissants de formuler tout haut ce qu'ils pensent tout bas.Il y a ceux qui acceptent de débattre avec lui.Et puis, évidemment, il y a ceux qui refusent toute discussion et rejettent en bloc ses critiques.Abdennour Bidar est convaincu qu'il y a chez les musulmans une soif pour une lecture dépoussiérée de l'islam.Mais qu'elle exige de reconnaître que le « monstre» de l'EI, et des autres avatars de l'islamisme extrême, est sorti des tripes mêmes de l'islam.Lislam a fait jusqu\u2019à maintenant l\u2019économie d\u2019une remise en question, et il aurait besoin de «secouer le cocotier » pour s\u2019adapter à la modernité.ML MM r æ.PHOTO KHALILHASSAN, REUTERS L\u2019attaque d\u2019hier est la plus sanglante contre un bastion du Hezbollah depuis son implication au début de l\u2019année 2013 dans le conflit en Syrie, aux côtés du régime.Plus de 40 morts dans un double attentat à Beyrouth L\u2019EI revendique l\u2019attaque contre un fief du Hezbollah AVIS DE CORRECTION Avis de correction d\u2019offres du cahier Déco Découverte en vigueur du 13 au 19 novembre: -\tLes chaises de salle à manger Naples présentées en page couverture du cahier publicitaire ne sont actuellement pas en stock.- L\u2019offre « Dimanche seulement! » sur l\u2019arbre de Noël Newport 7 pi avec lumières à installation rapide est incorrecte.Cet arbre est offert avec des lumières DEL translucides blanc chaud seulement.-\tL\u2019offre « Lundi seulement! » sur la batterie de cuisine en inox 10 pièces Passion ZWILLING J.A.HENCKELS n\u2019est pas illustrée correctement.Nous sommes désolés des inconvénients occasionnés.AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE CHIC! LASECTION PAUSE PRÉSENTE DES THÈMES DIFFÉRENTS TOUS LES JOURS, UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+.PETITS POTS NOUVEAUX LA PHESSE+PAUSE SOTTES MON FIT MON KIT LE CHIC SELON.PAUSE CHIC! PESTI NATION ECLAT BIEN AU ' CHAUD - L'hiver eu à nos portes Pour quelles « chaussures opter?Nos journalistes vous I ¦\u2022opflsenl quelques modèles pour garder II-, pieds au sm et au chaud.* UNE\t^ i mE Ç\tV*DE MAIN ISAAC f «P* fi Téléchargez dès maintenant Disponible dans l'App Store Google play Livrée avant 5 h 30.Et c\u2019est gratuit.LA PRESSE I AGENCE FRANCE-PRESSE BEYROUTH \u2014 Quarante-trois personnes ont péri hier dans un double attentat contre un fief du Hezbollah chiite au sud de Beyrouth, revendiqué par le groupe djihadiste sunnite État islamique (EI), deux organisations qui se font la guerre en Syrie voisine.L'attaque, qui a aussi fait près de 200 blessés, est la plus sanglante contre un bastion du Hezbollah depuis son implication au début de l'année 2013 dans le conflit en Syrie, aux côtés du régime, et l'une des plus meurtrières au Liban depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).En fin d'après-midi, deux hommes ont successivement fait détoner leurs ceintures explosives dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné, selon l'armée qui a aussitôt bouclé le secteur.Un troisième « terroriste » qui n'a pu faire exploser sa ceinture a été retrouvé mort, a-t-elle ajouté.La double attaque a été revendiquée par le groupe armé extrémiste EI, qui a dans un communiqué parlé de deux attaques, mais d'un seul kamikaze.La revendication n'a pu être authentifiée, mais le texte est conforme au format habituel des revendications du groupe extrémiste qui n'a pas mentionné le conflit en Syrie dans son communiqué.Il s'agit du premier attentat contre un fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth depuis juin 2014, lorsqu'un agent de sécurité avait été tué en empêchant une attaque.Auparavant, une série d'attaques avait endeuillé des fiefs du Hezbollah au Liban.Des précédents Entre juillet 2013 et février 2014, il y a eu neuf attaques contre les fiefs du Hezbollah ou des régions fidèles à ce mouvement, la plupart revendiquées par des groupes extrémistes sunnites.Ceux-ci avaient présenté leurs attaques comme une « vengeance » à la décision du Hezbollah d'envoyer des milliers de ses hommes combattre en Syrie au côté du régime de Bachar al-Assad contre les rebelles et les djihadistes, en grande majorité des sunnites.Il y a moins d'un mois, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait de nouveau défendu son combat en Syrie auprès du régime Assad, en parlant d' « une bataille essentielle et décisive».Contes d\u2019auteurs Ne manquez pas notre cahier spécial sur Le Salon du livre de Montréal ce samedi PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 A11 MONDE Mizzou, une université sous tension La vie sur le campus encore ébranlée par des actes racistes et haineux RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK - Mercredi matin, Amy Simons est arrivée à l\u2019heure habituelle dans la classe où elle donne un cours de journalisme sur le campus de l\u2019Université du Missouri à Columbia, surnommé «Mizzou».Seulement 4 de ses 24 étudiants étaient présents.« Il y avait encore beaucoup de peur et d'incertitude sur ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas à propos des menaces terroristes publiées sur un réseau social et des rumeurs de la présence de membres du Ku Klux Klan sur le campus », a raconté la professeure de journalisme à La Presse, hier.« À la mi-temps du cours, nous avons été informés d'une première arrestation, et une partie de cette peur a disparu», a-t-elle ajouté au cours d'un entretien téléphonique.Mais Mizzou n'est pas encore remis de ses émotions.Lundi, le président de l'Université du Missouri, Tim Wolfe, a démissionné en plein cœur d'une controverse sur sa gestion de tensions raciales sur le campus.Son départ est intervenu une semaine après le déclenchement d'une grève de la faim par un étudiant noir et deux jours après la menace de grève d'une trentaine de joueurs noirs de l'équipe de football de l'université.Plusieurs observateurs ont interprété cette démission comme l'illustration la plus éclatante de l'efficacité d'un nouveau militantisme étudiant contre la discrimination raciale et autres injustices, réelles ou imaginées.Un militantisme qui se manifeste ces jours-ci non seulement à Mizzou, mais également sur plusieurs autres campus, dont celui de l'Université Yale.PHOTO DANIEL BRENNER, THE NEW YORK TIMES Des étudiants de l\u2019Université du Missouri prennent part à un ralliement en appui au groupe Concerned Student 1950, après la démission du président de l\u2019université, Tim Wolfe.Le mouvement suscite évidemment des critiques chez les conservateurs, qui reprochent aux étudiants de monter en épingle certains incidents mineurs.Mais il engendre aussi des réactions haineuses.«Je me tiendrai debout et j'abattrai chaque personne noire que je verrai.Mizzou fera vraiment les manchettes nationales demain», a écrit un a été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi à Rolla, une ville située à 140 km au sud de Columbia.Un autre étudiant du Missouri a également été appréhendé pour avoir publié sur Yik Yak des menaces terroristes.Mizzou a accueilli son premier étudiant noir en 1950.Au cours des derniers mois, une série d'incidents ont de l'université, s'est plaint sur sa page Facebook d'avoir été traité à plusieurs reprises de « nègre » la veille par un groupe de Blancs qui se promenaient à travers le campus à bord d'une camionnette.Le 5 octobre, des membres de la Legion of Black Collegians, une organisation afro-américaine, ont rapporté avoir été la cible de la même épithète, Payton Head, président de l\u2019association des étudiants de l\u2019université, s\u2019est plaint sur sa page Facebook d\u2019avoir été traité à plusieurs reprises de «nègre» la veille par un groupe de Blancs qui se promenaient à travers le campus à bord d\u2019une camionnette.abonné du réseau social anonyme Yik Yak au lendemain de la démission du président de l'université.L'auteur présumé de cette menace, Hunter Park, 19 ans, contribué à exacerber des tensions raciales qui font partie de la vie du campus depuis des décennies.Le 12 septembre, Payton Head, président de l'association des étudiants lancée par « un homme blanc enivré » alors qu'ils se trouvaient sur la place centrale du campus.Le 24 octobre, une croix gammée dessinée avec des excréments humains a été découverte sur le mur d'un dortoir.Ces incidents, de même que la réponse jugée insuffisante de la direction de Mizzou aux demandes formulées par un groupe de militants appelé «Concerned Student 1950», ont incité Jonathan Butler, un étudiant noir, à déclencher une grève de la faim, le 2 novembre.Cinq jours plus tard, par solidarité avec lui, une trentaine de joueurs de football noirs de Mizzou ont annoncé qu'ils boycotteraient les matchs de leur équipe jusqu'à la démission du président de l'université.« Quand l'équipe de football a surgi au milieu de cette affaire, une histoire qui couvait depuis des semaines, voire des mois a explosé au niveau national et international», a déclaré Amy Simons.La professeure de journalisme établit un lien entre le militantisme étudiant sur le campus de Mizzou et Black Lives Matter.Né après l'acquittement du tueur de Trayvon Martin, ce mouvement a pris de l'ampleur après la mort de Michael Brown, ce jeune Noir non armé tué par un policier blanc de Ferguson.« C'est vraiment une histoire qui remonte à ce qui est arrivé à Ferguson, a dit Amy Simons.Vous devez réaliser que nous sommes à moins de 200 km de Ferguson, que la plus importante partie de notre clientèle est originaire de la région de St.Louis et que le mouvement Black Lives Matter a profondément influencé les étudiants.Mais ce n'est pas seulement une affaire raciale.Cela concerne aussi d'autres populations marginalisées», a ajouté la professeure en mentionnant notamment les étudiants musulmans.CONCOURS Offrez une tablette en cadeau +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ j jm % ?COUREZ LA CHANCE DE GAGNER 2 TABLETTES Vous pourriez vous gâter, ainsi qu\u2019un de vos proches.À qui offririez-vous une tablette?Pour participer, visitez www.lapresse.ca/offrezunetablette ou remplissez le coupon ci-dessous et retournez-le à : Concours Offrez une tablette en cadeau La Presse, C.P.11053, Succ.Centre-ville, Montréal, H3C 4Y9 Nom :\tPrénom :\tCode postal : Tél.(jour) : (\t)\tTél.(soir) : (\t) Courriel :\tAnnée de naissance : À qui offririez-vous une tablette ?:\t ?J\u2019accepte de recevoir par courriel les offres occasionnelles de La Presse.En tout temps, je pourrai retirer ce consentement en communiquant au 514 285-6911 ou, sans frais, au 1 80 0 361-7453.Un tirage par jour du 17 novembre au 11 décembre 2015.Le règlement est disponible à La Presse.La valeur approximative des prix est de 26 000 $.LA PRESSE I- LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 A12 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats EDITORIAUX Forcer la collaboration PASCALE BRETON pascale.breton@lapresse.ca Personne ne va manquer de travail parce que les infirmières jouent un rôle accru.» \u2014 Lucie Tremblay, présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) Le discours ambiant prône l'interdisciplinarité entre les professionnels de la santé, mais la réalité se bute encore aux chasses gardées.Sachant que l'une des principales critiques du système de santé est la difficulté des patients d'avoir accès à des soins, pourquoi est-on si réticent à faire plus de place aux infirmières?Demander à des infirmières auxiliaires ou techniciennes d\u2019exécuter certaines tâches?Aucun problème.Déléguer des responsabilités à des infirmières cliniciennes ou praticiennes spécialisées formées en ce sens ?Moins sûr.La volonté semble pourtant au rendez-vous.Après avoir annoncé qu'elles auront un certain droit de prescription - nous y reviendrons dans un prochain texte -, le ministre Gaétan Barrette a réitéré cette semaine, au congrès de l'OIIQ, son intention de leur donner plus d'autonomie et de pouvoirs.Les médecins y sont généralement favorables.Mais il n'y a pas unanimité sur les «pouvoirs».Demander à des infirmières auxiliaires ou techniciennes d'exécuter La fin des PAULJOURNET pauljournet@lapresse.ca Même si personne ne pleurera la mort de l'AMT, le projet de réforme déposé hier par le ministre Poëti ne fera que mieux gérer la frugalité.Certes, il était absurde de pomper plus d'argent dans un réseau dysfonctionnel qui ne réussissait à dépenser que 60 % des sommes budgétées.M.Poëti enlèvera enfin ce frein.Il ne reste plus qu'à choisir d'avancer en investissant davantage.Le diagnostic de sa réforme est juste, tout comme le remède.La planification des transports collectifs était bel et bien devenue bordélique.Dans le Grand Montréal, on comptait pas moins de 5 plans parallèles, 16 agences de transport et plus de 500 tarifications.Le ministre veut confier la planification à une seule agence, qui remplacera l'AMT.Ce sera plus efficace.Et cela limitera aussi deux conflits d'intérêts.En effet, l'AMT planifie le développement de l'ensemble du réseau tout en opérant les trains.Elle est donc tentée de prioriser ce qu'elle gère.L'agence qui lui succédera ne s'occupera que de la planification tandis que l'opération des trains sera confiée à un nouvel organisme, aussi responsable des autobus à l'extérieur de Montréal, Laval et Longueuil.La gestion sera à la fois plus allégée et cohérente.Autre conflit d'intérêt réduit: M.Poëti n'a pas cédé le certaines taches ?Aucun problème.Déléguer des responsabilités à des infirmières cliniciennes ou praticiennes spécialisées formées en ce sens?Moins sûr.Dans une société vieillissante où le tiers de la population souffre d'une maladie chronique, la pression est énorme sur le système de santé.Est-il absolument nécessaire que le médecin fasse le suivi d'un patient diabétique dont l'état de santé est stable, quand une infirmière pourrait le faire et lui permettrait alors de se consacrer aux cas urgents et complexes?Dans ce contexte, pas étonnant que certains flairent la bonne occasion: la création de cliniques privées en soins infirmiers suscite ainsi le débat ces jours-ci.Des infirmières préconisent aussi la pratique solo, mais dans le public.Après tout, les cliniques sans médecin en Ontario ont fait leurs preuves.À Québec, l'expérience-pilote de la clinique Sabsa, une coopérative destinée à une clientèle vulnérable atteinte de VIH ou d'hépatite C, a aussi des effets positifs: 95% des cas ont été traités par une infirmière praticienne spécialisée.Mais le gouvernement ferme la porte.Il refuse de développer un réseau parallèle et mise plutôt sur les groupes de médecine de famille (GMF), érigés sur le principe de l'interdisciplinarité.Dans ce cas, il est temps de forcer le changement de culture, long à s'implanter de lui-même.La rémunération des médecins - payés à l'acte - ne les encourage pas à déléguer les cas «faciles» aux infirmières.Il faut se questionner sur le mode de financement actuel des GMF.Et miser davantage sur « l'accès adapté » (réserver des plages horaires quotidiennes pour voir les cas urgents au lieu de planifier des rendez-vous de suivi des mois d'avance), obligeant du fait même les médecins à référer davantage aux infirmières.Il faut en arriver à ce que les infirmières et les médecins collaborent au bénéfice des patients, et non pas que les premières travaillent pour les seconds.excuses contrôle de la nouvelle agence aux élus, ce que souhaitait le maire Coderre.Voilà un grand soulagement.On évite que les élus défendent leur petit coin de territoire au détriment d'une vision d'ensemble, ce qui a mené à l'histoire sans fin du service rapide par bus Pie-IX.Les deux tiers (dix sur quinze) du conseil d'administration de la nouvelle agence seront formés par des experts indépendants.Une concession a toutefois été offerte aux municipalités : elles choisiront trois des experts et formeront le reste des membres du conseil.De plus, la planification de l'agence devra être approuvée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Si elle le rejette, le prix politique payé sera toutefois immense.Le problème est ailleurs.Le projet de loi offre peu de nouvelles sources de financement.Il permettra aux villes en périphérie de Montréal de hausser elles aussi la taxe sur l'immatriculation, et il fera en sorte que les recettes de la surtaxe actuelle sur les grosses cylindrées aillent aux transports collectifs (environ 23 millions de dollars).C'est bien peu, alors que l'utilisation des transports collectifs stagne à Montréal (hausse de 0,2 % en 2014) et que la STM peine à payer pour entretenir son réseau vieillissant.Heureusement, des solutions émergent.La Commission de l'écofiscalité du Canada en a proposé plusieurs pour décongestionner Montréal tout en finançant les transports collectifs.La bonne nouvelle, c'est que Québec a lancé un « chantier» pour y réfléchir.La mauvaise, c'est que l'opposition caquiste risque de déchirer sa chemise à chaque tentative d'avancée.LE MAIRE CODERRE REFAIT SURFACE ; DROITS RÉSERVÉS/schapleau@lapresse.ca OPINION Lettre au maire de Montréal Si je trouve une seringue sur ma plage, je vous l\u2019enverrai bien encadrée dans un tableau, M.Coderre AUGUSTIN DESMEULES Ingénieur, détenteur d\u2019un MBA, Trois-Rivières Cher maire Coderre, Vous avez maintenant commencé à déverser vos égouts dans le fleuve Saint-Laurent.Cela m'inquiète énormément.Non pas que vos déjections momentanées et celles de vos concitoyens soient un affront si terrible à la santé du fleuve, mais que vous n'utilisiez à peu près aucun moyen d'atténuation et surtout, surtout, aucun dispositif pour retenir tous les déchets solides qui se retrouveront dans l'eau et qui dériveront au gré des courants.J'habite en aval de Montréal.Assez loin en aval, en fait.À Trois-Rivières, et plus précisément à Pointe-du-Lac, à la fin du lac Saint-Pierre.Mais ce n'est pas encore assez loin pour que vos surverses y passent inaperçues puisque l'odeur y est perceptible lorsque de tels événements arrivent.C'est donc dire que cette centaine de kilomètres n'est pas grand-chose, malgré tout le potentiel de dilution qu'on attribue au fleuve.Ce vendredi, j'ai prévu aller patauger dans le fleuve avec des caméras, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec votre déversement.Probablement que vos cochonneries n'auront pas encore eu le temps d'y arriver, mais vous pouvez être sûr que moi et mon équipe, nous nous désinfecterons précautionneusement quand même, histoire de rendre notre travail un peu moins inquiétant.Non, ce qui m'inquiète, ce sont toutes les matières solides qui flotteront et qui descendront le courant.Préservatifs, emballages plastifiés de toutes sortes, serviettes hygiéniques, seringues souillées, etc.Avez-vous estimé combien de kilos, ou de tonnes (20 tonnes chaque jour, dit-on?), de matières solides accompagneront les eaux de vos égouts?Avez-vous réfléchi jusqu'où iraient ces déchets ?Ils peuvent se rendre jusqu'à l'océan, M.Coderre.Savez-vous que le plastique dans l'eau est un problème écologique planétaire majeur?Et savez-vous combien de temps prend du papier de toilette à se décomposer dans l'eau?Deux à quatre semaines.Combien de temps pour une serviette hygiénique ?Entre quelques mois et quelques dizaines d'années.POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE « Les déchets voyagent loin, M.Coderre, je peux vous l\u2019assurer, car j\u2019ai moi-même vu des sacs d\u2019épicerie en plastique en plein milieu de l\u2019Atlantique, à des centaines de milles de toute terre», écrit l\u2019auteur.Combien de temps pour une couche jetable?450 ans.Combien de temps pour une seringue en verre ?Plusieurs centaines d'années.Mais avant d'arriver dans la Grande Bleue, beaucoup de ces déchets s'échoueront sur les berges.Et le problème ne concerne pas uniquement les berges à proximité de Montréal.Il concerne tout le fleuve.Viendrez-vous faire l'inspection de ma plage, M.Coderre?Celle où je patauge d'innombrables fois chaque été avec mes trois jeunes enfants ?Et je ne vous attends pas qu'au mois de juin 2016, non, je vous attends après chaque crue importante, et après chaque débacle.pour les parlons bien de cochonneries.Car vos égouts n'ont rien à voir avec les rejets de fosses septiques domestiques défectueuses.Vos cochonneries contiennent quantité d'éléments dangereux pour la santé et la sécurité.Vous pouvez être sûr que si je trouve une seringue sur ma plage, je vous l'enverrai bien encadrée dans un tableau pour que vous l'affichiez bien en évidence dans votre bureau, question de démontrer à vos concitoyens que vous privilégiez leur avis d'impôt foncier par rapport à la sécurité de gens qui semblent trop loin pour vos capacités d'analyse, ou tout simplement trop loin pour vous en soucier.Mais je vais vous Avez-vous estimé combien de kilos, ou de tonnes (20 tonnes chaque jour, dit-on?), de matières solides accompagneront les eaux de vos égouts?450 prochaines années, puisque tout se fait maintenant dans une optique durable.Ce qui s'échouera à quelques kilomètres de son point de déversement aura tout le loisir de reprendre le courant à la faveur d'une crue, ou bien à la débâcle, entraîné par les glaces qui l'auront fait prisonnier.Les déchets voyagent loin, M.Coderre, je peux vous l'assurer, car j'ai moi-même vu des sacs d'épicerie en plastique en plein milieu de l'Atlantique, à des centaines de milles de toute terre.Ainsi, ma plage et nulle plage le long du fleuve n'est à l'abri de vos cochonneries.Et nous faire une fleur.Vous pourrez la faire suivre au ministre de l'Environnement, question de souligner son incompétence et son incapacité à faire son job.Et si quelqu'un se blesse sur pareil objet, une poursuite en bonne et due forme vous coûtera plus cher que les deux ou trois cent mille dollars que des dispositifs d'interception vous auraient coûtés.Si c'est ce que vous appelez une décision responsable, j'aimerais bien savoir ce qui n'en est pas une.Et avoir le culot d'affirmer que ce déversement aura l'effet bénéfique de sensibiliser les gens, ça, c'est proprement écœurant. LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 A 13 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll\t À BIEN Y PENSER Tous les Canadiens devraient être fiers, nous avons élu un gouvernement qui promet de faire des déficits et le premier sera supérieur à celui anticipé! Bravo! \u2014 Lévis R.Doucet, Boucherville\t \t OPINIONS Manifeste pour une traçabilité inclusive SYLVAIN CHARLEBOIS Professeur au Food Institute à l\u2019Université de Guelph Les fraudes alimentaires ont encore fait les manchettes dernièrement, lorsque certains employés ont avoué avoir effectué de la surtransformation en magasin sans changer les dates de péremption.Ce n'est donc pas d'hier que l'humain tente des escroqueries, de la ferme à la table, et pas seulement en magasin.Mais puisque l'industrie a maintenant accès à une meilleure technologie, les attentes et notre capacité de surveillance ont nécessairement bien changé depuis le temps de Jules César.Le problème de fraude alimentaire est planétaire.Essentiellement, il y a fraude alimentaire dès que des aliments sont délibérément vendus avec tromperie au consommateur.On estime qu'un contrôle sur trois détecte une fraude alimentaire.Un sur trois.La situation est pire en Europe, où les systèmes de distribution sont plus éclatés et difficiles à surveiller.Les systèmes de traçabilité varient énormément, surtout entre l'Est et l'Ouest.Il ne se passe pas une semaine sans qu'une étude nous offre une perspective troublante de la fraude alimentaire sur le Vieux Continent.Mais ici, les médias cherchent et trouvent des cas depuis quelque temps.Et chaque fois, nous avons droit à des images qui choquent et déçoivent le grand public.Se faire berner est choquant, mais pour ceux qui souffrent d'allergies ou d'une intolérance alimentaire, la fraude peut être très menaçante.Et que dire de ceux qui cherchent des produits cacher et halal?Les consommateurs méritent mieux.Heureusement, certaines technologies sont porteuses d'espoir.Pour l'industrie, au-delà d'une fréquence plus intense des inspections par les régulateurs publics, un programme de tests coordonné à l'échelle nationale peut être mené pour la détection d'ADN de produits.C'est ce qui se passe en Europe depuis le scandale de la viande chevaline, en 2013.Cette technologie existe et quelques universités canadiennes l'utilisent déjà, ici chez nous.La bio-informatique s'assure que l'information qui se partage entre chaque maillon de la chaîne soit précise.D'autres technologies novatrices peuvent aussi être utilisées pour mieux saisir les données à travers la chaîne d'approvisionnement.Cependant, le meilleur moyen d'instaurer une plus grande discipline au sein de la chaîne alimentaire est de mieux outiller le véritable PDG de l'industrie agroalimentaire : le consommateur.D'ailleurs, en Europe, depuis le mois d'août dernier, une chaîne importante utilise déjà un code à barres moderne qui offre aux consommateurs une plus grande quiétude.En téléchargeant sur leur téléphone intelligent une application mobile, qui s'appelle Pro Trace, les consommateurs peuvent dorénavant valider l'information sur les étiquettes, telles que l'origine des aliments, les dates d'abattage et d'emballage.Avec un code à barres amplifié, qui peut contenir beaucoup plus d'information que les codes à barres ordinaires, un contrôleur pourra s'assurer de la véracité des informations affichées.Dans un avenir plus ou moins lointain, les consommateurs pourront aussi valider les pratiques à la ferme, distinguer les cultures biologiques des cultures conventionnelles, par exemple, ou reconnaître les certifications de traitement éthique des producteurs, et même les ingrédients utilisés par les transformateurs, au-delà de l'information sur l'étiquette.L'ère d'une chaîne de distribution alimentaire plus transparente est bel et bien arrivée.C'est une question de temps avant de voir cette technologie parmi nous.Tout compte fait, la fraude alimentaire est un phénomène complexe.De se fier sur l'éthique, une surveillance accrue et la rigueur humaine peut certainement aider.Pour décourager les malfaiteurs, l'Agence canadienne d'inspection des aliments doit proposer des sanctions financières infligées en cas de fraude alimentaire correspondant à un montant supérieur au gain économique escompté par la fraude en question.Il est aussi souhaitable de proposer des contrôles officiels obligatoires sans préavis, comprenant des inspections et des tests, destinés à lutter contre la fraude alimentaire.Au lieu de laisser les médias le faire, vaudrait mieux laisser les régulateurs s'en occuper.Mais une traçabilité inclusive est vraisemblablement l'arme la plus redoutable contre la fraude alimentaire.Dans nos magasins, le jour où les consommateurs auront le pouvoir de validation en temps réel, le nombre de cas de fraude risquera de diminuer.Un l ivre qui nous diminue Dans son dernier essai, le chanoine Jacques Grand\u2019Maison présente une vision déformée de la Révolution tranquille et de son héritage GÉRARD BOUCHARD Historien et sociologue J'admets aisément que la Révolution tranquille prête flanc à plusieurs critiques dont je pourrais parler longuement, en les endossant.Mais il arrive souvent aussi qu'on lui fasse un faux procès, comme c'est le cas du chanoine Jacques Grand'Maison dans son dernier livre, Ces valeurs dont on parle si peu.Essai sur l'état des mœurs au Québec (Carte blanche).Cet ouvrage présente une argumentation trop répandue, que je crois déficiente au moins sur trois points.Une vision idéalisée de la Révolution tranquille La première erreur est de juger la Révolution tranquille sur la base non pas de ce qu'elle a fait mais de ce qu'elle avait rêvé de faire.C'est oublier que, comme il arrive dans toute société en changement, les acteurs des années 60 s'étaient donné des utopies.Ils avaient rêvé d'égalité sociale, de démocratisation, de modernité, de laïcité, d'éducation, le tout dans un esprit d'affirmation et de redressement collectif.À ces rêves-là, plusieurs ont ensuite annexé l'idée d'un Québec autonome et social-démocrate.D'importantes avancées ont été effectuées dans toutes ces directions mais, sans surprise, aucun rêve n'a été entièrement réalisé.Sociologiquement, il est injuste d'exiger de cette génération ce qu'aucune société n'est parvenue à faire dans les mêmes circonstances.Une vision catastrophiste Il est tout aussi erroné d'affirmer que la Révolution tranquille a détruit les valeurs qui soutenaient notre société et qu'elle s'est montrée inapte à les remplacer.Il en aurait résulté chez les jeunes d'aujourd'hui un grand vide symbolique, un déficit d'idéal qui serait même la cause de certains désordres.En réalité, la Révolution tranquille a affirmé comme jamais les valeurs fondamentales de notre société (égalité, justice sociale, démocratie, émancipation collective.) alors que les élites précédentes en avaient surtout empêché l'expression.Faut-il rappeler l'opposition tenace du haut clergé à l'instruction obligatoire (jusqu'à l'âge de 14 ans), sa méfiance envers la démocratie, sa collusion avec le pouvoir anglophone, le traitement qu'il a réservé aux femmes ?Et oublie-t-on qu'en 1960 les salariés canadiens-français étaient les plus mal rémunérés au Canada?Une vision rétrécie Ces fausses perceptions procèdent d'une vision étroite du Québec; elle prétend rendre compte de son devenir à partir de sa seule histoire, comme si elle s'était déroulée en vase clos.Elle ignore que notre société, comme toutes les autres sociétés d'Occident, évolue à l'heure et aux rythmes du monde atlantique.Elle en reflète donc les tendances et les traits principaux, les positifs comme les négatifs.Les analyses qui omettent cette référence se condamnent à des interprétations appauvries et déformées.Comme Jacques Grand'Maison, on en vient ainsi à présenter notre société comme amorale, médiocre et décadente, affligée d'un « vide spirituel », ce dont témoignerait l'état de la jeunesse.Il faut être aveugle pour nier les valeurs très nobles auxquelles elle est pourtant attachée: démocratie, justice, égalité, respect de la diversité, environnementalisme, paix mondiale.N'étant pas aveugle moi-même, je vois bien les carences de cette génération (tout comme celles de ma génération).Je crois moi aussi qu'il y a une importante réflexion à conduire sur la marche de notre société dans le monde.Mais l'angle et le procédé adoptés par l'auteur sont mal choisis.Ce qui s\u2019est perdu J'ai une autre vision de ce qui s'est surtout perdu avec la Révolution tranquille : une société pauvre, élitiste, intolérante, dominée par les capitalistes anglophones et par un haut clergé autoritaire allié à une classe de notables bien-pensants et condescendants.Qui voudrait y revenir?Le chanoine Grand'Maison est un homme éminemment respectable.On se gardera de le juger sur le discours qu'il tient depuis longtemps («c'était beaucoup mieux avant»).C'est une pensée qui nous diminue tous injustement, les jeunes comme les moins jeunes.,j»s / ¦> dmm W La Révolution tranquille a affirmé comme jamais les valeurs fondamentales de notre société (égalité, justice sociale, démocratie, émancipation collective.) alors que les élites précédentes en avaient surtout empêché l\u2019expression.L\u2019héritage de Stephen Harper pour la province de Québec mm PHOTO MATHIEU BELANGER, ARCHIVES REUTERS Stephen Harper s\u2019est efforcé de faire des gestes d\u2019ouverture envers le Québec, rappelle l\u2019auteur.CARL VALLÉE L\u2019auteur a été attaché de presse de l\u2019ex-premier ministre Stephen Harper.On a déjà beaucoup écrit sur la contribution de l'ancien premier ministre Harper à la droite canadienne.Il a transformé un mouvement conservateur miné par des divisions internes et géographiques en un seul parti conservateur uni, cohérent sur le plan idéologique, et ancré dans toutes les régions du pays.Même si la défaite électorale a été dure, le nouveau Parti conservateur est loin de la catastrophe à laquelle les forces conservatrices faisaient face au lendemain des élections de 1993.Ce dont il a été moins question, cependant, c'est la contribution de M.Harper à la métamorphose du paysage politique québécois au cours des 10 dernières années.Souvenez-vous, au déclenchement des élections fédérales en décembre 2005, le Québec est encore pris dans le carcan du bipartisme à saveur fédéraliste-souverainiste, tant à Québec qu'à Ottawa.Plus concrètement, le Bloc québécois et le Parti libéral du Canada règnent sans partage sur notre province.Sur la scène provinciale, l'ADQ est encore un joueur mineur avec à peine quatre députés siégeant à l'Assemblée nationale, devant une hégémonie libé-ralo-péquiste qui dure depuis une génération.Après sa victoire électorale du 23 janvier 2006, notamment rendue possible grâce à l'élection inattendue de 10 députés conservateurs dans la région de Québec, Stephen Harper s'efforce immédiatement de faire des gestes d'ouverture envers le Québec: reconnaissance de la nation québécoise, règlement du déséquilibre fiscal, siège du Québec à l'UNESCO, etc.Avec un succès relatif, il faut remonter à l'époque de John Diefenbaker pour trouver un chef conservateur qui n'est pas québécois atteindre un tel niveau de succès au Québec.Le parti compte maintenant 12 députés dans la province, même s'il ne forme pas le gouvernement.Mais ce qui l'a distingué de ses prédécesseurs libéraux, et ce, pendant toute l'ère conservatrice, ce fut sa volonté de respecter à la lettre la souveraineté des provinces dans leurs champs de compétence en vertu de la Constitution canadienne.Bien entendu, il y a eu plusieurs affrontements avec le gouvernement du Québec, notamment sur les enjeux de l'environnement, la justice et la culture.Mais, ces débats n'étaient pas existentiels comme le furent le référendum et les années qui l'ont suivi, ils étaient idéologiques dans un cadre fédéral où chacun est souverain dans ses juridictions.Bref, les débats n'étant plus existentiels, M.Harper aura vu pendant son mandat un effritement certain du mouvement souverainiste.Le Bloc québécois, ne pouvant plus accuser le gouvernement fédéral de centralisation, a perdu - du moins en partie - sa raison d'être et a accentué son virage vers la gauche.Certains prétendent que cet effritement du souverainisme québécois est structurel.J'adhère à cette thèse, mais je crois que la gouvernance conservatrice prônant le respect des compétences provinciales et l'absence « des vieilles chicanes constitutionnelles » l'auront accéléré.À l'heure actuelle, le paysage politique québécois est radicalement différent de celui que nous connaissions en 2006 lorsque Stephen Harper est devenu premier ministre.Au fédéral, le Québec est représenté au sein de quatre partis.Et au provincial, depuis les élections de 2007, le Québec semble sorti de son bipartisme traditionnel avec la dislocation tranquille de l'union des nationalistes qui sont désormais dispersés dans plusieurs partis, ne faisant plus tous de la souveraineté une priorité.Avec un succès relatif, il faut remonter à l\u2019époque de John Diefenbaker pour trouver un chef conservateur qui n\u2019est pas québécois atteindre un tel niveau de succès au Québec. 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LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 LA PRESSE A15 iiiiiiiiiiiiiiiiii ARTS V » Té ^ PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Mika le souligne sans détour : les trois concerts qu\u2019il a donnés avec l\u2019OSM et son chef Simon Leclerc à la Maison symphonique, en février, ont été l\u2019une des plus belles expériences de sa vie.MIKA ET LOSM SUR DISQUE UN SOUVENIR ÉMERVEILLÉ ALAIN DE REPENTIGNY Pris dans le tourbillon d'une autre de ces journées folles dont il a le secret, Mika a pris 15 minutes de son temps, hier, pour causer avec La Presse de son album symphonique enregistré en concert avec l'OSM l'hiver dernier.Une très courte pause entre les enregistrements des émissions The X Factor, en Italie, et The Voice, en France, et un peu de promotion en Europe pour le lancement de son disque symphonique made in Montréal, qui est dans les bacs ce matin.Mika nous l'a déjà dit: les trois concerts qu'il a donnés avec l'OSM et son chef Simon Leclerc à la Maison symphonique, en février, ont été l'une des plus belles expériences de sa vie professionnelle et personnelle.Après avoir passé des heures à écouter les enregistrements desdits concerts, il garde un souvenir encore plus émerveillé de cet orchestre magnifique et de la Maison symphonique, cet écrin qui les a accueillis.«On a enregistré les trois concerts, mais on a surtout choisi des chansons du premier des trois.Pas nécessairement parce que c'était le meilleur, mais parce qu'il y avait une qualité d'émotion particulière ce soir-là.» Dans son métier, ajoute-t-il, on enregistre et on corrige en studio, mais on a rarement l'occasion de graver un disque comme celui-là, avec toutes les imperfections que suppose un enregistrement en direct.« Dans la vie, aussi bien dans la musique que dans le sexe, c'est meilleur quand il y a des imperfections », dit-il en rigolant.Oui, acquiesce-t-il, cet album symphonique a dans ses orchestrations une qualité cinématographique : « Quand on préparait les arrangements avec Simon, j'avais en tête des images très précises que je partageais avec lui.» Ces concerts montréalais représentaient également un beau défi pour le chanteur dont la formation classique se manifeste notamment quand il chante Over My Shoulder de sa voix de tête.Mais pour Mika, l'essentiel est ailleurs : « En préparant ces concerts, je voulais d'abord briser des barrières, que ce ne soit plus de la pop ou du classique, mais de la musique tout court.» Un DVD à venir C'est d'ailleurs ce qu'il avait à l'esprit quand il a conçu à Montréal son troisième album, The Origin of Love, dont les chansons se prêtent peut-être mieux que les autres au traitement sym- phonique, estime-t-il.Mika aurait pu citer en exemple la majestueuse Underwater, mais il parle plutôt d'Overrated, qui n'a pas pourtant été retenue sur l'album avec l'OSM.« Oh ! c'est vrai, elle va être sur le DVD », ajoute-t-il aussitôt.Le DVD en question, nous apprend-il, a été tourné le mois dernier par la télé de Sky au Teatro Sociale de Côme, en Italie, avec la complicité de Simon Leclerc et d'un orchestre italien.L'association avec Sky aper-mis de financer le tournage de ce concert symphonique, mais Mika a dû convaincre d'autres investisseurs pour rendre la chose possible.Ce DVD devrait paraître l'an prochain, une fois que Sky aura diffusé le concert.« On a d'abord fait, avec Simon, un concert secret avec un petit orchestre dans un jardin à Rome, pour Valentino, puis on s'est dit qu'on pourrait tourner un DVD, ce qu'on a pu faire à Côme.À Montréal, on voulait se concentrer sur la musique et non pas avoir 40 caméras qui se promènent partout.» L'aventure symphonique de Mika et de Simon Leclerc va se poursuivre, confirme le chanteur.« Oui, on va faire d'autres concerts dont je ne peux pas parler.Mais ça ne se fera pas au Canada, ni en France ou en Italie.» Et si ça se faisait au Japon ou en Corée, où Mika doit retourner chanter bientôt et qui sont les deux seuls pays, outre le Canada, où l'album avec l'OSM est vendu tel quel?Parce qu'ailleurs dans le monde, le disque de Mika et l'OSM fait partie d'un coffret comprenant également son dernier album studio, No Place in Heaven.« Des albums symphoniques, il ne s'en fait plus, explique Mika.Or, je fais affaire avec une maison de disques qui a jugé que c'était mieux de profiter de la période des Fêtes pour lancer un digipak dans lequel on trouverait également le CD symphonique.» Mika n'a pas de concert, pop ou symphonique, prévu au Québec dans un avenir prochain.« Invitez-moi ! », lance-t-il en pouffant de rire.En tout cas, la proposition spontanée que lui a faite André Ménard d'être le programmateur invité d'une série au Festival de jazz n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd: «Je lui ai écrit et j'attends sa réponse.» llBi L\u2019ORCHESTRE ~vmphOIMIQUE DE MONTREAL POP SYMPHONIQUE MIKA ET LOSM MIKA ET L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL UNIVERSAL MUSIC « On a enregistré les trois concerts, mais on a surtout choisi des chansons du premier des trois.Pas nécessairement parce que c\u2019était le meilleur, mais parce qu\u2019il y avait une qualité d\u2019émotion particulière ce soir-là.» LE CHOIX CHÂTELAINE Auteure du grand best-seller Un parfum de Cèdre ANN-MARIE Mac DONALD nous livre son roman le plus personnel.« L\u2019air adulte est un voyage réussi [.] touchant, intelligent, dramatique, mais aussi plein d\u2019ironie et léger comme le ballon de la couverture du roman.» \u2014 Josée Lapointe, La Presse Flammarion NN-MARIE Macdonald papier numérique A16 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS LECTURE OBJETS TROUVÉS DANS LAMÉMOIRE > JEAN-FRANÇOIS BEAUCHEMIN LEMÉAC 180 PAGES ?1/2 Jean-François Beauchemin Objets trouvés dans la mémoire t l ¦ I MI U Hors de soi En préface, Jean-François Beauchemin annonce qu\u2019à la relecture, ce livre lui apparaissait comme une suite de courbes plutôt qu\u2019une ligne.Très juste.C\u2019est aussi la force du journal de cet auteur qui, trouvions-nous jusqu\u2019à récemment, se limitait à ressasser bien souvent ses obsessions sur un ton de plus en plus condescendant.Rien de cela ici.Jean-François Beauchemin fait l\u2019effort de sortir de lui-même, de l\u2019ego, c\u2019est-à-dire.Il se souvient et retrouve dans son passé ce qui le faisait vibrer, ce qui continue de l\u2019amener à aimer la vie.Presque pas d\u2019apitoiement, aucune colère caractérisant parfois certaines de ses charges antithéistes.Son écriture est toujours fluide, voire aérienne dans le sens émerillonné du terme.L\u2019auteur retrouve dans sa mémoire des moments touchants, des gens aimants, des objets inspirants.Et, fort heureusement, Beauchemin se laisse aller à ressentir chaque instant, à goûter chaque émotion.Il nous le raconte simplement, brièvement, mais, chaque fois, avec la musique harmonieuse et pertinente qui fait la beauté de sa plume.Il tient également une promesse qu\u2019il s\u2019était faite à lui-même il y a quelques années: aller davantage vers les autres.Enfin.\u2014 Mario Cloutier LESANECDOTIERS CARLBESSETTE LAMÈCHE, 367 PAGES ?1/2 > La puissance de l\u2019amour Jusqu\u2019où peut mener l\u2019amour?Possiblement très loin.De retour d\u2019un exil volontaire, un journaliste reçoit un colis d\u2019une femme rencontrée plus d\u2019un an plus tôt et entreprend de la retrouver.Animé d\u2019un optimisme tout ce qu\u2019il y a d\u2019amoureux, il se lance dans une série de méfaits inoffensifs qui gagnent en popularité, au point de devenir un mouvement mondial.Ainsi naissent les Anecdotiers, qui prennent leur ampleur après la longue première partie, où les deux personnages se chassent dans les rues de Montréal.L\u2019histoire se développe efficacement, malgré une propension à parfois plus expliquer qu\u2019à dépeindre l\u2019action.Là où le bât blesse, c\u2019est lorsque les années déboulent et que le mouvement des Anecdotiers croît à outrance.On n\u2019y croit plus.L\u2019ascension dans la sphère politique et médiatique du protagoniste se traduit par un relâchement scénaristique, comme si la suite des choses devenait moins importante, au point où une tentative d\u2019évasion à haut risque prend autant de place qu\u2019une description d\u2019un trajet entre Hochelaga et le centre-ville.Comme si - et c\u2019est peut-être là le but - les prouesses du personnage n\u2019étaient qu\u2019une anecdote dans sa véritable histoire, celle d\u2019amour.\u2014 Jean-François Villeneuve LE CHANT DE LA TERRE BLANCHE JEAN BÉDARD VLB ÉDITEUR, 256 PAGES ?1/2 > LE CHANT DE LA TERRE BLANCHE Jrjin Bédard À la conquête du Nord Jean Bédard poursuit son Cycle des chants de la terre avec un nouveau roman enraciné dans le Grand Nord, un an après Le chant de la terre innue.Inspiré de l\u2019histoire du frère morave Jens Haven, au XVIIIe siècle, et de Mikak, Inuite du Labrador parmi les premières à se rendre en Europe, le récit retrace avec précision et intensité une part fondamentale de la colonisation du continent.Désormais vieille et seule, Mikak, qui a appris l\u2019anglais et l\u2019allemand avec les missionnaires, raconte sa vie à un vieux corbeau pour «replacer l\u2019horizon sur sa ligne».Elle se rappelle cet homme aux cheveux docre venu vivre avec les siens et qui revient avec ses frères pour «évangéliser les sauvages» et les préparer au «commerce civilisé».La cohabitation transforme les Inuits qui ne chassent plus sur leurs territoires d\u2019hiver, se sédentarisent et abandonnent la polygamie pour se faire baptiser.Traversée éreintante d\u2019une époque aussi ingrate que ces terres où se joue ce pan de l\u2019histoire du Grand Nord, ce roman sur la perte de l\u2019identité incarne avec force le déchirement entre deux mondes qui finit par transformer en réprouvés tous ceux qui enfreignent les limites des traditions ancestrales.\u2014 Laila Maalouf REVIVAL STEPHEN KING ALBIN MICHEL, 448 PAGES ?> h, .JH ¦ L\u2019horreur est triste C\u2019est avec tristesse que l\u2019on referme le nouveau Stephen King.Pas que Revival soit raté: même s\u2019il n\u2019est pas un grand cru, il a «ses moments».La tristesse vient des interrogations qui émaillent ce récit et font autant partie de la fiction que la réalité d'un homme de 68 ans qui s\u2019inquiète de ce qui vient «après».Et les réponses que donne King sont tout sauf réjouissantes.Court roman selon les critères « kingsiens », Revival (qui aurait même gagné à n\u2019être qu\u2019une novella tant sa partie médiane donne dans la répétition tout en éludant les filons plus prometteurs) suit le destin de Jamie, que l\u2019on suit à partir de l\u2019âge de 6 ans alors qu\u2019il rencontre Charles Jacobs, un pasteur dont la foi sera détruite par un drame.Pendant 50 ans, leurs vies se croiseront pour le pire comme pour le.« moins pire ».Extrêmement prenant dans ses premières pages, alors que le quotidien de gens ordinaires est raconté, Revival sombre dans l\u2019horreur dans ses dernières pages.Mais l\u2019emboîtement se fait mal.Peut-être qu\u2019à trop vouloir rendre hommage à ses maîtres (Mary Shelley, Bram Stoker, H.P.Lovecraft, etc.), Stephen King s\u2019est oublié lui-même.\u2014 Sonia Sarfati MARTIN MICHAUD PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE L\u2019auteur de polars Martin Michaud transpose l\u2019action de son nouveau roman en Syrie, notamment au sein du groupe État islamique.JOSÉE LAPOINTE Martin Michaud fait cet automne une petite infidélité à son policier fétiche Victor Lessard pour aller du côté du thriller d'espionnage.Celui qui en est à son septième roman en six ans entraîne le personnage central de Quand j'étais Théodore Seaborn du quartier de Notre-Dame-de-Grâce jusqu'en Syrie, sur les traces du groupe armé État islamique (EI).« On est nécessairement contaminés par le monde dans lequel on vit et, selon moi, un thriller doit être un certain reflet de la société.Pas un polaroid, c'est out, mais un selfie, un snapshot.Je sentais que je n'avais pas le choix, comme romancier, que je ne pouvais pas passer à côté de ce sujet-là.» L'auteur de 45 ans affirme que, malgré les apparences, ce nouveau roman n'est pas son plus complexe.«Il n'y a pas de meurtre à élucider ni de tueur à traquer.» Seulement un complot d'attaque bactériologique à déjouer! «Il est très différent dans sa forme, un peu comme j'avais fait dans Sous la surface, qui se passait pendant la présidentielle américaine.Les hors-série me permettent d'aller ailleurs.Je trouve surtout qu'il est mon plus abouti dans la façon dont j'ai développé les personnages.» Le héros du roman, Théodore Seaborn, n'est pas un héros mais un homme ordinaire, marié et père d'une petite fille, qui traverse une grave crise existentielle.Accro à la cocaïne et aux Coffee Crisp, il passe ses journées à regarder des reprises de la commission Charbonneau et songe au suicide.Lorsqu'il croise son sosie dans la rue, il développe une fascination pour cet inconnu et sa curiosité l'entraînera jusqu'à Racca, en Syrie, où il devient prisonnier de l'EI.Théodore Seaborn devra ainsi traverser l'enfer avant de pouvoir rentrer chez lui.«Je voulais montrer comment un événement atroce peut faire en sorte que quelqu'un va vivre une transformation profonde et avoir désespérément envie de vivre.Si on me dit: c'est un thriller, oui.Un roman d'espionnage, O.K.Mais pour moi, ce livre est aussi une quête initiatique, que Théodore fait bien malgré lui, mais qui l'amènera à changer et à retrouver ses racines.» Pas manichéen Quand j'étais Théodore Seaborn demeure bien sûr d'abord un thriller et non un roman philosophique, dit l'auteur.Mais ce n'est pas non plus un « thriller bébête » peuplé de méchants terroristes unidimensionnels.« Je trouvais important qu'il y ait un supplément.» L'auteur rejette le manichéisme et a même créé un bourreau doté d'une parcelle de compassion.« Je suis peut-être un grand naïf, mais j'ai essayé d'aller chercher l'humanité qui existe peut-être chez les gens engagés dans l'État islamique.» Il se sent d'ailleurs la responsabilité de ne pas attiser la flamme de l'isla-mophobie par des amalgames malheureux, et s'est assuré de ne pas avoir écrit un livre qui choquerait les gens de confession musulmane.Ainsi, il a consulté, vérifié, fait relire.« Je me suis entouré de beaucoup de gens qui m'ont aidé à avoir l'air plus intelligent que je le suis», explique celui qui n'a jamais mis les pieds en Syrie.« J'ai vérifié, par exemple, comment on peut concrètement passer la frontière de la Turquie à la Syrie.J'ai fouillé les aspects opérationnels.Aussi, comme on est en 2015, tous les combattants ont des GoPro.On peut trouver tous ces films sur le web, avoir des images très précises des lieux et des gens.» Il s'est aussi inspiré d'un long reportage sur l'EI, réalisé par un journaliste qui a passé trois semaines à Racca avec l'attaché de presse de l'organisation, pour traduire leur doctrine.« Pour ne pas mettre dans leur bouche des trucs qui seraient exagérés.» Violence Quand j'étais Théodore Seaborn est un livre trépidant aux péripéties et revirements aussi nombreux que surprenants.Du pur Martin Michaud, quoi, qui comporte des scènes de violence et de torture assez insoutenables.« Oui, ça va loin.Mais on vit dans un monde violent.Devant ça, on a un choix: soit on nomme cette violence, soit on s'enfouit la tête sous les couvertures en prétendant qu'elle n'existe pas.Moi, je choisis de la montrer, mais avec une certaine limite, un code de déontologie personnel.J'aurais pu aller encore plus loin dans l'horreur.Je suis un peu maso, j'ai regardé des trucs.mais j'ai décidé de ne pas aller là.» Son défi a toujours été de trouver l'équilibre entre la violence qui sert le propos - ici, elle contribue à la quête de Théodore - et la violence gratuite.Pour ne pas créer «une esthétique de la violence qui ferait le jeu des gens comme l'EI», dit-il.« Il y a des romans où la violence est le moteur de l'intrigue, alors que dans mon cas, la violence est un des ingrédients nécessaires pour faire avancer la trame.Occulter la violence du monde, ça fait de nous les complices de ceux qui préfèrent fermer les yeux.Je crois qu'il est nécessaire que des gens prennent le projecteur et disent: \"ça, c'est laid.\"» Martin Michaud est bien conscient que ce n'est pas un thriller qui va changer le monde.Mais il espère que les lecteurs resteront avec l'idée, en terminant le livre, que chacun, à sa petite échelle, peut avoir un impact.« Pour moi, c'est un roman profondément humaniste.S'il y a une chose que je veux que l'on retienne, c'est qu'on a tous une capacité de toucher les autres êtres humains.On a encore le droit d'espérer que le monde peut changer en mieux.Sinon on tombe dans le camp des cyniques.C'est séduisant, ça fait de bonnes répliques, mais quand on a des enfants, on n'a pas le droit d'abandonner notre humanité.» Quand j\u2019étais Théodore Seaborn Martin Michaud Les Editions Goélettes, 432 pages Où est Victor Lessard?L\u2019enquêteur du SPVM Victor Lessard, héros de quatre des sept romans de Martin Michaud qu\u2019on a vu pour la dernière fois dans Violence à l\u2019origine, l\u2019an dernier, fait une sympathique apparition éclair dans Quand jetais Théodore Seaborn.Mais lauteur tient à rassurer ses fans: Lessard et sa partenaire Jacinthe Taillon devraient être de retour prochainement.«Je n\u2019ai pas terminé avec eux, j\u2019ai plein de choses à leur faire vivre.Mais je réclame aussi le droit d\u2019essayer autre chose.Je ne crois pas être lauteur d\u2019une seule série.» Le tout premier roman de Michel David LE CIRQUE ?rrurtubise ©Egalement disponible en version numérique www.editionshurtubise.com LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 A17 ARTS LECTURE La méthode Shimazaki JOSÉE LAPOINTE Certaines personnes pensent qu'elle est un homme, d'autres qu'elle vit en France ou au Japon: Aki Shimazaki, dont les livres sont traduits dans une dizaine de langues, est en effet presque aussi discrète que Réjean Ducharme.L'auteure d'origine japonaise, qui vit à Montréal depuis près de 25 ans, refuse systématiquement les entrevues, non pas par caprice, mais parce qu'elle estime que ses livres parlent d'eux-mêmes.«Je ne veux pas avoir à expliquer comment on doit lire mes histoires.Je préfère que les lecteurs décident.» Aki Shimazaki a beaucoup joué le jeu des médias au début de sa carrière, il y a 16 ans.Mais elle a délaissé cet aspect de son métier, un peu fatiguée de toujours se faire poser les mêmes questions.Petite femme fébrile et mystérieuse, elle dit avoir accepté de nous rencontrer - quatre ans après notre première demande! - d'abord parce qu'elle apprécie nos qualités de lectrice.Mais après avoir déploré que les citations rapportées par les journalistes déforment souvent ses propos, elle refuse qu'on l'enregistre.« C'est grave, dit-elle devant nos protestations.Je ne veux pas que vous gardiez ma voix.» C'est donc un «personnage» qui se trouve devant nous par un bel après-midi d'automne dans un salon de thé du Quartier latin.Mais qui accepte de bonne grâce pendant une heure de se livrer un peu, de parler de sa manière de travailler et de son désir de s'investir totalement dans l'écriture, ce qui la pousse à vivre loin des projecteurs.«Tout le monde doit trouver sa solution pour faire quelque chose de sa vie.Moi, ç\u2019a été l\u2019écriture, et j\u2019en ai de plus en plus besoin.Je ne peux plus arrêter, sinon je perds mon équilibre.» « J'aime rester tranquille, dit Aki Shimazaki.Si j'accepte les entrevues, je n'ai plus de temps pour écrire.Ça m'énerve et ça me bloque.» L'auteure de 61 ans a d'ailleurs augmenté sa cadence depuis quatre ans.Elle publie maintenant un roman par année, dont le plus récent, Hôzumi, est sorti cet automne.Et elle est déjà «enceinte» du prochain, dit-elle en souriant.«Tout le monde doit trouver sa solution pour faire quelque chose de sa vie.Moi, ç'a été l'écriture, et j'en ai de plus en plus besoin.Je ne peux plus arrêter, sinon je perds mon équilibre.» C'est au Québec qu'elle a atteint cet équilibre, où elle a eu l'intuition qu'elle devait écrire.Alors qu'elle a vécu 26 ans au Japon et 11 ans au Canada anglais, c'est ici qu'elle a trouvé sa liberté et l'audace de se lancer.De Tsubaki (1999) à Hôzuki, elle a maintenant à son actif douze romans (les dix premiers divisés en deux pentalogies), tous écrits directement en français.Écrit-elle différemment qu'en japonais?«Totalement.En japonais, mes phrases sont plus longues.En français, c'est beaucoup plus minimaliste.» Le style Shimazaki, c'est ça: une écriture d'une simplicité bouleversante, des phrases courtes et directes, qui vont droit au but, sans lyrisme.Chacun de ses courts livres creuse un sillon différent dans le cadre très codifié de la société japonaise, souvent autour d'un secret du passé, la plupart du temps explorant la famille, mais surtout différents aspects du couple, sa « préoccupation de base».« J'écris sur la vie et l'amour», dit celle qui se compare à une comédienne et qui se met chaque fois dans la peau de son personnage pour créer ses longs monologues intérieurs.« Ce n'est pas moi qui parle, mais je me mets à leur place.Qu'est-ce que je ferais si j'étais eux?» Sous la surface calme des romans d'Aki Shimazaki bouillonne ainsi un torrent de sentiments, de désir et de passion.Son rôle, estime-t-elle, PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Aki Shimazaki, Montréalaise depuis près de 25 ans, déploie une écriture d\u2019une simplicité bouleversante, des phrases courtes et directes, qui vont droit au but, sans lyrisme.1 n'étant pas d'écrire les émotions, mais de les laisser monter.« Je ne veux pas les minimaliser, seulement imaginer ce que les personnages vivent.Mais pas besoin de violons ! Ici, on en dit en général beaucoup trop.» Le sens d\u2019écrire Avant de choisir un personnage, Aki Shimazaki choisit un titre - un seul mot, en japonais, qui est souvent un nom d'objet, de plante ou de fleur.« Je vois comment il sonne à mon oreille.Comme pour Hôzuki [le physalis] et Mitsuko, le personnage.Je médite alors sur ce que je peux faire avec les deux ensemble.» Dans le cas de Hôzuki, elle s'est inspirée d'une histoire qu'elle avait entendue il y a 40 ans, celle d'un bébé trouvé mort dans une consigne.« Je ne savais pas comment diriger ça, je n'étais pas assez forte.Parfois, il y a des graines qui restent longtemps semées, le temps passe et on finit par les ramasser.» Hôzumi raconte donc l'histoire de Mitsuko, propriétaire d'une librairie d'occasion spécialisée en livres de philosophie, maman célibataire d'un petit garçon métis et sourd.Mais la jeune femme porte un secret précieux qui risque d'être mis au jour par une nouvelle cliente.Ce roman très dérangeant, dont la finale arrachera probablement une larme à nombre de lecteurs, aura été l'occasion pour l'auteure de réfléchir sur la force du lien maternel, qu'il soit biologique ou non.Mais le thème du livre, comme d'habitude, ne s'est dessiné qu'à la fin de l'écriture.«Quel est le sens d'écrire?Je le trouve moi-même en écrivant, car je ne connais pas la fin.Je crois que si je déterminais le sujet d'abord, ce serait moins profond, même un peu ennuyant.» Dans Hôzuki, donc, le thème de l'amour maternel est arrivé tout doucement.C'est pour cette raison qu'elle doit ensuite réécrire ses textes de nombreuses fois au complet - de trois à cinq fois! - avant de donner son manuscrit à son éditeur.« Quand je comprends ce que j'avais à dire, je recommence du début à la fin.Il y a vraiment beaucoup de différences entre la première et la dernière version ! Je me psychanalyse moi-même.» Aki Shimazaki repart tout doucement vers ce qu'elle chérit le plus au monde, son anonymat et sa tranquillité.Elle nous dit au revoir, porteuse, on l'espère, d'encore beaucoup d'histoires qui nous prendront aux tripes.«Beaucoup d'écrivains rêvent d'être connus.Moi, c'est le contraire.Pour moi, un écrivain, ça écrit.» Hôzuki Aki Shimazaki Leméac/Actes Sud, 142 pages fkfkfkfkfkfkfkfkfkfkfkfkf> FAJAJAJAJAJAJAJAJAJAJAJA ' fkfkfkfkfkfkfkfkfkfkfkf fkfkfkfkfkfkfkfkfkfk fkkkkkkkkkk fkfkfkfkfkfkfkfkfk fkkkkkkkk FA JA JA JA JA JA JA JA fkkkkkkk riJAJAJAJAJAli fkkkkkk fkkkkkk fkfkfkfkfkf fkkkkk fkfkfkfkfJ fkfkfkfkf fkfkfkfk fkfkfkfJ fkkk fkfkfk fkkk fkfkfk fkkj fkfk fkfk fkfk TÀMàf fkfk fkfk fkfk fkfk fkfk fkfk fkfk fkfk fkfk fkfk fkfk fkk fkkA fkkk fkkk fkkk fkkk fkkk fkkkk fkkkk fkkkk fkkkk fkkkkà fkkkkk fkkkkk fkkkkk fkkkkkk fkkkkkk fkkkfkfkfkk fkkkkkkk fkkkkkkk fkkkkkkkk fkkkkkkkk fkkkkkkkkk ENSEMBLE > 4* on fait avancer le Québec LES PRIX DU QUEBEC culture \u2022 science 2016 Martin Duckworth Cinéaste, réalisateur et chef opérateur Prix Albert-Tessier Dans son idéal, chaque film peut transformer la vie des gens qu\u2019il porte à l\u2019écran.Pour lui, le cinéma se révèle clairement un agent de changement social.« C\u2019est seulement l\u2019art qui peut faire avancer la condition humaine, à mon avis.» Marie-Hélène Falcon Directrice artistique Prix Denise-Pelletier Elle a favorisé l\u2019envol de plusieurs artistes québécois sur la scène nationale et internationale.Esprit fin et anticonformiste, elle est une référence internationale en ce qui concerne les enjeux du théâtre contemporain.Gisèle Lamoureux Botaniste et vulgarisatrice scientifique Prix Georges-Émile-Lapalme Avec plus de 3 000 pages publiées et quelque 500 plantes sauvages nommées et présentées sous toutes leurs facettes en français, il convient d\u2019affirmer que son œuvre est faite de patience, de minutie et de créativité, tel un ouvrage fin cousu à la main.Pierre Ouellet Poète, romancier et essayiste Prix Athanase-David Auteur à la plume inventive et à la pensée empreinte d\u2019humanisme, parfois provocatrice et toujours limpide, il se décrirait volontiers comme un créateur d\u2019images littéraires ou un dessinateur d\u2019idées.Pour en apprendre davantage sur tous les récipiendaires, visitez le site prixduquebec.gouv.qc.ca #PrixduQuébec Québec A18 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Patrice LEcuyer de retour au Bye Bye ICI R3DIO-C0f)3Da
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