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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier spécial. Inspiration
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-12-31, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 LA PRESSE INSPIRATION CAHIER SPÉCIAL y-Æ if gj>.fj LA PERSONNALITE DELANNÉE 2015 ¦i 'r;:, C.1 .VU PAR NATHALIE PETROWSKI Le philanthrope Joueur de hockey hors normes, adulé par le public montréalais pour son jeu électrisant, P.K.Subban est aussi un homme de cœur En septembre dernier, il en a fait la preuve de façon éclatante en annonçant un don de 10 millions sur sept ans à la Fondation de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.La Presse en fait sa Personnalité de l\u2019année 2015.* m PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE SPORTS DIDIER DROGBA U PAR ISABELLE HACHEY LES LAURÉATS HUMANISME ETACCOMPLISSEMENT PERSONNEL JANIK FORTIN VUE PAR PATRICK LAGACÉ ARTS ET SPECTACLES CHARLES RICHARD-HAMELIN VU PAR GABRIEL BÉLAND GESTION ET ENTREPRENEURIAT ALEXANDRE TAILLEFER VU PAR ISABELLE AUDET SCIENCES FRÉDÉRIC LEBLOND ET LE Dr KEVIN PETRECCA VUS PAR GABRIELLE DUCHAINE LA PERSONNALITÉ DE LAVENIR AURÉLIE RIVARD VUE PAR NICOLAS BÉRUBÉ MH \u2022% J PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE 2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn INSPIRATION 2015 LÀ PRESSE S\u2019inspirer des meilleurs GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR, LA PRESSE PRÉSIDENT GESCA Le programme « Personnalités de la semaine » de La Presse permet à nos lecteurs de découvrir des individus d'exception qui prouvent que l'esprit d'initiative, la volonté et l'innovation peuvent transformer les rêves en réalité et avoir un impact concret sur l'essor de notre société.Qu'elles aient réalisé d'ambitieux projets sur la scène internationale ou fait des gestes significatifs dans leurs communautés, toutes les Personnalités de la semaine gagnent à être connues et méritent d'être reconnues.Leurs histoires inspirantes nous montrent la voie de l'excellence et nous redonnent confiance en un avenir meilleur.Ces hommes et femmes de tous horizons incarnent la force et la diversité de la société québécoise et contribuent activement à notre développement social, culturel, scientifique, économique et sportif.La Presse est fière d'honorer l'excellence et de mettre en lumière ces réalisations exceptionnelles par l'entremise de son programme « Personnalités de la semaine ».Nous vous présentons aujourd'hui les portraits des 52 personnalités qui se sont particulièrement distinguées au cours de l'année et nous vous invitons à découvrir la Personnalité de l'année 2015, toutes catégories confondues.Je profite de l'occasion pour saluer le jury de La Presse composé des membres de la direction de l'information et de la directrice principale du marketing de La Presse.Ce sont eux qui ont eu la difficile tâche de délibérer pour déterminer les lauréats parmi une sélection de candidats de très haut calibre.Finalement, je tiens à féliciter nos 52 personnalités de la semaine et les remercier sincèrement de contribuer aussi généreusement à la vitalité de notre société.Redonner espoir -, f % j ÉRICTROTTIER VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT, LA PRESSE PRÉSIDENT DU JURY DES PERSONNALITÉS DE LA PRESSE LJ année qui prend fin ce soir a été marquée par une série de tragédies humaines.¦ On se souviendra de 2015 comme l'année où la guerre a atteint de nouveaux sommets en Syrie.Celle du drame des migrants syriens.Celle des multiples attentats islamistes ayant fait des centaines de victimes au Moyen-Orient, en Afrique, aux États-Unis et, bien sûr, à Paris.En 2015, des catastrophes naturelles ont aussi rappelé que notre terre se réchauffe et que des populations entières en subissent déjà les conséquences.Chez nous aussi, nous aurons connu notre lot de drames.Heureusement, dans ce chaos quotidien surgissent des femmes et des hommes qui s'acharnent à rendre notre monde meilleur.Il y en a tout plein.C'est à eux que La Presse tient à rendre hommage, encore une fois cette année.Que ce soit dans le monde des affaires, dans le domaine scientifique, celui des arts, du sport ou encore pour leurs actions humanistes, nos 52 personnalités ont toutes fait une réelle différence dans leur milieu.Elles nous redonnent espoir pour l'année 2016.Et dans le lot, il nous apparaît qu'une de ces personnalités incarne particulièrement ce nouveau souffle pour la nouvelle année.Pour son talent sur la glace, P.K.Subban est devenu le meneur d'une équipe de hockey complètement transformée, qui soulève toute la population malgré les ratées des dernières semaines.Il n'a que 26 ans, mais il est déjà plus qu'un joueur de hockey au talent exceptionnel: sa personnalité attachante et ses valeurs profondes ont tout de suite séduit le public québécois.Et quand il a décidé de faire un don historique de 10 millions de dollars sur 7 ans à l'Hôpital de Montréal pour enfants, il a carrément ébloui : jamais un athlète canadien n'avait versé une telle somme à une œuvre de charité.Gâté par la vie, P.K.Subban veut simplement redonner au suivant.Il mérite pleinement le titre de Personnalité de l'année 2015 de La Presse.Je vous invite à lire le compte rendu de Nathalie Petrowski à son sujet.Ainsi qu'à découvrir ou redécouvrir l'œuvre de chacune de nos personnalités.ou 52 raisons de retrouver confiance dans l'humanité.PERSONNALITÉ DE LAVENIR AURÉLIE RIVARD De l\u2019ombre à la lumière Elle a raflé sept médailles aux Jeux parapanaméricains en 2015 - dont six d\u2019or -, et 2016 promet d\u2019être plus électrique encore, avec sa participation prévue aux Jeux paralympiques de Rio.Aurélie Rivard, nageuse native de Saint-Jean-sur-Richelieu, est la personnalité de l\u2019année La Presse dans la catégorie Avenir.NICOLAS BÉRUBÉ Les photos publiques d'Aurélie Rivard montrent une jeune femme éclatante, souvent avec une médaille d'or ou d'argent au cou, perchée sur un podium à Londres ou à Toronto.Derrière ces clichés se trouvent des milliers d'heures d'effort et de sacrifice, bien sûr.Les appareils photo ne captent pas non plus le fait que le sourire d'Aurélie trouve aussi sa source dans la noirceur.Âgée de 19 ans, Aurélie Rivard connaît le succès comme jamais.L'été dernier, aux Jeux parapana-méricains de Toronto, la nageuse a passé plus de temps sur le podium que dans la piscine.Elle a remporté sept médailles, dont six d'or, devenant du coup l'un des plus grands espoirs canadiens en natation pour les Jeux paralympiques de Rio, l'été prochain.Les qualifications officielles auront lieu en avril à Toronto, mais il devrait s'agir d'une formalité.«Pour moi, 2015 a été une année incroyable, ma meilleure année en compétition, raconte la jeune femme.J'ai dépassé mes objectifs.À Toronto, c'était magique.» Le public confond souvent les Jeux paralympi-ques, qui réunissent des athlètes vivant avec un handicap, avec les Jeux olympiques spéciaux, qui s'adressent aux personnes atteintes de déficience intellectuelle, et où l'accent est mis sur la participation.Les Jeux paralympiques comme ceux de Rio requièrent un niveau d'entraînement et d'intensité qui s'apparente à celui des Jeux olympiques.Officiellement, Aurélie Rivard étudie en sciences humaines au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu.Mais, pour le trimestre d'hiver, elle n'est inscrite qu'à un seul cours : son entraînement passe avant.« Je sais que les études sont importantes, c'est pourquoi je ne veux pas tout faire en même temps et me perdre, dit-elle.Quand j'aurai plus de temps, je vais suivre plus de cours et m'y consacrer à 100 %.» En écoutant parler Aurélie Rivard, il est difficile de se douter qu'il n'y a pas si longtemps, la jeune nageuse ne pouvait sortir de la maison familiale à Saint-Jean-sur-Richelieu sans être paralysée par la peur.À partir de l'âge de 9 ans, Aurélie a développé des problèmes d'anxiété, qui se manifestaient la seconde où elle mettait le pied dehors sans ses parents.« Je faisais des crises incontrôlables.Avant ma première compétition de natation, j'ai fait une crise d'asthme, j'ai dû l'annuler.» Durant ces années difficiles, elle a persévéré en natation.Pas nécessairement par amour pour la discipline : au départ, la natation de l'intéressait pas.« Quand j'étais plus jeune, je n'aimais pas beaucoup ça, mais mes parents m'ont dit: \"Finis ce que tu as commencé.\" Une fois mes cours terminés, j'ai décidé de continuer.J'étais la première surprise de voir que j'aimais ça.» Quand Aurélie a changé d'école pour suivre un programme de sport-études, la situation a empiré.Jusqu'ici facile à gérer, son agénésie de la main gauche, une malformation de naissance, est devenue un boulet.« Je me faisais intimider à la natation, à l'école.J'étais souvent rejetée.Je ne comprenais pas pourquoi, parce que depuis que j'étais petite, moi et ma sœur faisions beaucoup de sport, on +W r \\lr ï h.» r PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE était bien à l'école, les professeurs nous aimaient.Quand j'ai changé d'école, loin de ma sœur, tout ça s'est effondré.Je me faisais écœurer.Chaque jour, je devais sortir de ma zone de confort avec les entraînements.C'est la natation qui m'a sortie de là, de mes années sombres.Je ne sais pas comment j'ai fait pour vivre autant de temps comme ça.C'était très difficile, mais j'ai appris de cette épreuve.» À 14 ans, quand la jeune nageuse s'est qualifiée pour les Championnats du monde de natation, une pensée lui a traversé la tête: «Je ne veux pas y aller.» Elle a finalement participé à la compétition, qui avait lieu aux Pays-Bas, sans y remporter de médaille.Puis, aux Jeux paralympiques de Londres, en 2012, Aurélie Rivard a remporté une médaille d'argent dans le 400 mètres nage libre.Elle avait 16 ans et ne saisissait pas bien l'ampleur du phénomène olympique, dit-elle.«Aller aux Jeux paralympiques, c'est le rêve d'une vie.Mais j'étais trop jeune pour comprendre.Je n'avais aucune pression.Ma médaille d'argent, c'était comme un cadeau de la vie.» Elle a participé aux Championnats du monde de natation handisport depuis et y a remporté beaucoup de médailles.Mais les Jeux paralym-piques de Rio, si elle se qualifie pour y aller, seront différents.« C'est sûr que j'ai plus de pression, d'abord venant de moi-même, mais aussi des gens autour de moi.Mais j'y vais aussi avec plus de confiance.En quatre ans, j'ai acquis de l'expérience, j'ai vécu des succès, des déceptions.Et puis on parle des Jeux paralympiques.Maintenant, je comprends l'ampleur de la game.» LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim INSPIRATION 2015 PERSONNALITÉ LA PRESSE 2015 P.K.SUBBAN Le philanthrope #\u2022 V **, \u2022\u2022 \u2022r* 9 mm mm * MH*' v'V-v.v.\" »* * « * 11 n iÊSsm^ PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE NATHALIE PETROWSKI C?était un lundi de la fin du mois de novembre.La glace lisse de la patinoire du centre d'entraînement du Canadien à Brossard attendait les premiers coups de patin des joueurs.Et moi, j'attendais P.K.Subban pour lui annoncer qu'il avait été choisi Personnalité de La Presse 2015.Awesome.Magnifique ! s'est-il écrié en apprenant la nouvelle.Il venait de surgir des coulisses de la salle de presse, son imposante silhouette se découpant contre le mur où le logo du Canadien était tatoué à l'infini.Bonjour, madame Nathalie, m'a-t-il lancé dans un français pétri de bonne volonté qu'il continue d'apprendre avec un professeur privé quand le temps le lui permet.Il portait ce matin-là un gros pull en laine coquelicot sur des chinos anthracite et une magnifique et très chère paire de chaussures John Varvatos, sa seule concession au luxe.Il était, comme toujours, d'une élégance consommée.Même si je ne suis pas une journaliste sportive, je reconnais une légende quand elle se présente à moi.Et Pernell Karl Subban est déjà, à 26 ans, une légende vivante, un joueur intense, spectaculaire, au tir rapide et puissant.C'est aussi le joueur le plus médiatisé de l'histoire récente du Canadien grâce à sa performance sur la glace, aux dizaines de vidéos dont il alimente le site web de sa marque - PKSS -, mais aussi grâce à sa générosité en dehors de la patinoire.En septembre dernier, cette générosité a atteint un sommet historique lorsque P.K.a fait un don de 10 millions à l'Hôpital de Montréal pour enfants, le don le plus important de la part d'un athlète canadien.Rien de moins.J'avais donc une légende devant moi, mais elle ne reposait sur aucun socle sinon celui de la gentillesse.P.K est fondamentalement un bon gars, un gars d'équipe, non conformiste et rebelle à ses heures, mais sans une once de révolte.À 26 ans, il voue un respect admiratif à son père Karl Subban, un directeur d'école qui lui a appris à patiner et à vénérer la sainte Flanelle même en grandissant au pays des Maple Leafs.« Me révolter contre mon père, pour quoi faire ?Je le respecte trop pour ça.Son monde, c'est le mien », m'affirme-t-il.Dans le monde de P.K.comme dans celui de son père, on vient en aide, on tend la main, on donne généreusement.« Donner a toujours été une priorité pour moi et un plaisir aussi, sauf qu'il est vrai qu'à un certain moment, je me suis éparpillé et je ne savais plus où tout cela allait me mener.Ma sœur Nastassia, qui s'occupe de mes œuvres de charité, m'a conseillé de bien réfléchir.Elle m'a dit : \"Tu ne peux pas aider tout le monde.Trouve quelque chose qui te touche personnellement et engage-toi.\" » L'idée a fait son chemin.Comme tous les joueurs du Canadien, P.K.avait visité les enfants malades dans les hôpitaux de Montréal.Mais au printemps dernier, il a reçu une demande spéciale des parents d'un enfant en phase terminale à l'Hôpital de Montréal pour enfants.C'était au beau milieu des séries.P.K.était très pris et lorsqu'il a réussi à se libérer, il était trop tard.Pour se racheter, P.K.s'est proposé comme encanteur au bal de la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants.Ce soir-là, il s'est non seulement amusé en récoltant des fonds en un temps record, il a aussi entrepris un dialogue sur son avenir de philanthrope avec Marie-Josée Gariépy, présidente de la Fondation.Des mois et 10 millions plus tard, P.K.avait un atrium à son nom et posait la première pierre de son legs montréalais.« Quand je suis arrivé à Montréal il y a six ans, ne parlant pas français, je me sentais un peu comme un paria, alors j'ai tout fait pour m'intégrer.Les gens ont mis du temps à comprendre qui j'étais.Ils me respectaient comme joueur, mais pour le reste, ils ne savaient pas trop à qui ils avaient affaire.Maintenant, je sens que je suis apprécié autant des fans du CH que des autres.Et tout ce que je peux dire à ce sujet, c'est que ça fait du bien d'être aimé et accepté par la communauté dans laquelle on vit.» P.K.n'est pas dupe.Il sait qu'il n'est pas un type réservé, qu'il est né avec une forte personnalité et que, parfois, ses « sparages » sur la glace ou devant les caméras en énervent certains.Mais c'est à prendre ou à laisser.P.K est qui il est.Il ne cesse d'ailleurs de le répéter.Et ce qu'il est, c'est un curieux mélange d'exubérance, de passion, d'effort et d'acharnement.Et cela ne date pas d'hier pour l'aîné des trois fils de Karl Subban, qui a commencé à patiner à deux ans et demi.Au début, tout marchait rondement pour le petit P.K., particulièrement agile sur ses patins.Mais à l'adolescence, les choses se sont corsées et P.K.a vu des hordes de joueurs moins doués que lui se faire recruter pendant qu'il restait sur le carreau.Il en éprouve encore aujourd'hui une pointe d'amertume.« On a dit qu'avant mes 15 ans, je ne prenais pas le hockey au sérieux, mais c'est faux.J'ai toujours pris le hockey au sérieux et j'ai toujours été le meilleur joueur de ma catégorie d'âge, mais ceux qui ne m'ont pas repêché à ce moment-là essaient de trouver des excuses pour leurs propres erreurs.C'est sûr que ça m'a déçu d'avoir à attendre aussi longtemps, mais heureusement, le découragement ne m'a jamais gagné.Le découragement, je ne connais pas ça.Il reste que chaque fois que je joue, je pense encore à cette époque où certains doutaient de mes talents et je m'en sers.Pas comme une vengeance, plutôt comme un défi.Mon père m'a toujours dit : \" Ne te compare pas aux autres, fais ce que tu as à faire.\" C'était le meilleur conseil.» P.K.a toujours adoré jouer au hockey, mais il avait aussi une autre passion : le dessin.Pendant des années, il a accumulé des dizaines de cahiers bourrés de dessins et de croquis.« Lorsque j'ai entrepris ma carrière professionnelle, je les ai tous jetés.Il fallait que je prenne une décision.Le dessin ou le hockey.J'ai choisi le hockey et la beauté de la chose, c'est que maintenant, je peux faire les deux.» L'entrevue tire à sa fin.Je demande à P.K.où il se voit dans 10 ans.Sa réponse fuse sans hésitation.Il se voit marié avec des enfants et président d'une entreprise cotée en Bourse.Tout cela après avoir remporté deux ou trois fois la Coupe Stanley avec le Canadien, bien entendu.P.K est qui il est.Il ne cesse d\u2019ailleurs de le répéter.Et ce qu\u2019il est, c\u2019est un curieux mélange d\u2019exubérance, de passion, d\u2019effort et d\u2019acharnement. 4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim INSPIRATION 2015 HUMANISME ET ACCOMPLISSEMENT PERSONNEL JANIK FORTIN PERSONNALITÉ DE LANNÉE DE LA CATÉGORIE Une aventure caritative à hauteur de femme Depuis trois ans, Janik Fortin organise une guignolée pour aider les démunis.Cette année, ses amis et elle ont recueilli 400 sacs de vêtements, assez pour remplir un camion de 20 pi.Et ils remettent ça dans deux semaines, à la mi-janvier.«Une aventure caritative à hauteur de femme», écrit Patrick Lagacé.Pour l\u2019ensemble de son œuvre, Mme Fortin est notre personnalité de l\u2019année dans la catégorie Humanisme et Accomplissement personnel.PATRICK LAGACÉ Janik Fortin s'est transformée en machine à donner après avoir écrit un poème sur Facebook, juste avant les Fêtes, en 2012.Un poème sur le vrai sens de Noël et les méfaits de la commercialisation de cette fête.Bon, ce poème, c'est bien beau, s'est dit Janik après l'avoir publié.Mais est-ce assez?Janik allait avoir 42 ans quelques semaines plus tard, le 14 janvier.Elle a eu une idée: demander à ses amis Facebook de l'aider à financer 42 sacs-cadeaux pour les plus démunis, pour les sans-abri de Montréal.Faire de sa fête une fête pour d'autres, organiser une guignolée après la période de la guignolée des Fêtes, après la période de générosité habituelle des gens.La réponse a été d'une générosité au-delà de ses attentes.«J'ai eu du matériel pour 150 sacs contenant bas, gants, tuque, carte repas.Sans compter tout un tas de sacs de vêtements que j'ai donnés aux organismes qui aident les gens de la rue», explique Janik Fortin, personnalité La Presse la semaine du 22 février et choisie personnalité de l'année 2015 dans la catégorie Humanisme et Accomplissement personnel.C'est ainsi qu'a commencé la Guignolée de Janik, une aventure caritative à hauteur de femme, qui occupe trois mois de la vie de Mme Fortin depuis quelques années, en prévision de cette Guignolée annuelle de la mi-janvier, dont la quatrième édition a lieu en 2016.Au début, les sacs de dons s'empilaient dans son appartement, «et mon cinq et demi devenait pendant des semaines un un et demi».« Tout ce qui est amassé est donné aux gens de la rue, directement, le jour de ma fête, le 14 janvier, au centre-ville.Le mot se passe dans la rue et ils viennent chercher ce dont ils ont besoin.» Maquilleuse pigiste en télévision, mère d'une grande fille de 16 ans, Frédérique, Janik Fortin a perdu sa mère (Nicole, en 2008) et son père (Raymond, en 2010).Ses parents lui avaient inculqué le goût du bénévolat et leur mort a été un choc.« Organiser cette première Guignolée, en 2013, ç'a été une renaissance, pour moi.-\tUne renaissance, Janik?-\tJ'avais besoin de me raccrocher à quelque chose.C'est un peu en lien avec les valeurs humaines que mes parents m'avaient léguées.» SOS Itinérants, organisme où Mme Fortin s'implique toute l'année, l'épaule ce jour-là, de même que l'équipe du Clan Panneton.Les photos de la page Facebook de Mme Fortin témoignent du plaisir qu'elle a à donner aux gens de la rue.Janik Fortin organise aussi, la veille de Noël, un souper pour 25 sans-abri.Des commanditaires, des donateurs et un restaurant qui se prête au jeu - le Pub Saint-Paul cette année - permettent à ces sans-abri de passer une soirée de réjouissances.« C'est important de montrer à ces gens-là qu'ils ne sont pas oubliés», dit-elle.Je demande à Stéphane Robitaille, du conseil d'administration de SOS Itinérants, de me décrire Janik Fortin.Réponse, immédiate : « Bonté ! Grand cœur ! » La Guignolée que Mme Fortin organise est quelque chose d'« assez monumental», illustre-t-il.«Pourquoi se donne-t-elle comme ça ?\u2014 Pour donner au suivant, comme nous tous qui nous impliquons avec les sans-abri.» L'idée de Janik Fortin, c'est de donner directement, sans grande infrastructure, sans trop d'intermédiaires.« Janik a toujours été une personne au grand cœur, c'est un ange sur deux pattes», dit Paul Dubé, du Clan Panneton.C'est M.Dubé qui a suggéré à son employeur d'aider son ancienne camarade d'école: le Clan Panneton fournit ainsi camions, espace d'entreposage et main-d'œuvre pour les bonnes œuvres de Mme Fortin.L'engagement de Janik Fortin avec les sans-abri dépasse la Guignolée du 14 janvier.François Saint-Hilaire, 52 ans, est un ancien sans-abri, il a connu Janik Fortin il y a un an, environ.« Quand j'étais dans la rue, Janik m'aidait, avec des bottes, de la nourriture.Mais elle m'a aussi aidé à trouver un logement.Remplir de la paperasse pour te sortir de la rue, pour avoir un logement, pour avoir une carte d'assurance maladie, c'est pas évident pour un itinérant.Janik a fait tout ça pour moi.C'est la mère Noël ! » PERSONNALITÉS DE LA CATÉGORIE LA Dre HÉLÈNE ROUSSEAU Médecin de famille, la Dre Hélène Rousseau pratique à l\u2019Hôpital juif de Montréal, au CLSC de Côte-des-Neiges et à la Maison Bleue, OSBL offrant des soins de périnatalité sociale aux femmes immigrées.En offrant des soins à ces femmes vulnérables, elle contribue grandement à améliorer leur qualité de vie.Elle milite également pour que ces patientes aient un meilleur accès au système de santé.Diplômée de McGill, elle a aussi fait des séjours au Rwanda et en Haïti pour y faire partager son expertise.Semaine du 25 janvier SERGE OTSI SIMON ET PASCAL QUÉVILLON Pascal Quévillon est maire d\u2019Oka depuis juin 2014.Serge Otsi Simon est chef du conseil de bande de Kanesatake depuis quatre ans.Tous deux sont natifs d\u2019Oka.Pour le 25e anniversaire de la crise d\u2019Oka, ils ont entamé un dialogue pour une meilleure collaboration entre la municipalité et le conseil de bande, et ils ont échangé une poignée de main quasi historique à l\u2019occasion d\u2019une cérémonie commémorative marquant cette volonté de collaboration.Semaine du 9 août MANON ET MARIE-ÈVE TANGUAY Cette année, Manon Tanguay et sa nièce Marie-Ève ont récolté plus de 24 000$ pour Diabète Québec dans le cadre du projet Entre volcans et glaciers, un trek de 160 km en Islande.Pour ce faire, elles ont organisé une multitude d\u2019activités de collectes de fonds.Elles étaient motivées envers cette cause par la fille de Manon, India, 16 ans, elle-même atteinte du diabète de type 1 depuis l\u2019âge de 9 ans.Semaine du 29 mars CHANTAL GAUTHIER Psychoéducatrice depuis 26 ans, Chantal Gauthier pratique son métier à l\u2019école Édouard-Laurin, dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent.Depuis le printemps 2014, elle est allée au-delà de ses tâches professionnelles en mobilisant tout un réseau de solidarité pour venir en aide à une famille de six enfants - nouveaux arrivants originaires du Cameroun - dont la mère a été foudroyée par une grave maladie la clouant au lit.Grâce à Mme Gauthier, ils ont trouvé un logement adapté.Semaine du 13 septembre KATHLEEN MAHONY Coiffeuse à la retraite, Kathleen Mahony consacre depuis 31 ans une journée par semaine à coiffer les patients de l\u2019unité des soins palliatifs de l\u2019hôpital Notre-Dame, en tant que bénévole de l\u2019organisme PalliAmi, qui accompagne les patients en fin de vie.Elle les aide ainsi à se remonter le moral et à garder leur dignité.En 2013, Kathleen Mahony, qui a visité l\u2019hôpital plus de 1300 fois, a reçu le prix du Gouverneur général pour l\u2019entraide.Semaine du 26 avril JEAN-SÉBASTIEN DESROSIERS et son Équipe Jean-Sébastien DesRosiers a fait carrière dans le milieu de l\u2019éducation, d\u2019abord comme enseignant puis comme directeur d\u2019école.Il est directeur de l\u2019école Leblanc, à Laval.Sous sa direction et grâce au dévouement de son équipe, l\u2019école Leblanc est passée du taux d\u2019obtention de diplôme secondaire le plus bas de la Commission scolaire de Laval (à 54 %) au deuxième rang, à 83,5 %, en cinq ans, grâce à un meilleur suivi des élèves et à de nouveaux programmes motivants.Semaine du 1er novembre MARIE-JEANNE BERNARD, CHLOÉ SOUCY, LOUIS-CHARLES CÔTÉ ET SAMUEL LAFLAMME Ces quatre adolescents de Montmagny ont sauvé des vies grâce à leur vigilance.Alors qu\u2019ils s\u2019apprêtaient à aller dormir après avoir joué à des jeux vidéo jusque tard dans la nuit, ils ont vu par la fenêtre de la fumée sortant de l\u2019immeuble d\u2019en face.Ils ont couru dehors alerter des policiers qui faisaient une intervention auprès d\u2019un automobiliste, ce qui a permis une évacuation rapide des résidants avant l\u2019arrivée des pompiers.Un seul résidant a été légèrement blessé.Semaine du 31 mai MICHÈLE AUDETTE ET MÉLISSA MOLLEN DUPUIS Michèle Audette et Mélissa Mollen Dupuis sont engagées depuis des années dans la défense des droits des autochtones, en particulier ceux des femmes.À travers leur engagement au sein d\u2019organismes comme Femmes autochtones du Québec, Femmes autochtones du Canada et Idle No More Québec, dont elles ont été des leaders, elles n\u2019ont cessé de demander justice pour les 1200 femmes autochtones canadiennes disparues ou assassinées en réclamant du gouvernement qu\u2019il lance une enquête publique nationale.Semaine du 13 décembre DANIELAUBIN, RICHARD BEAULIEU ET JACQUES CHEVRETTE SERGE OTSI SIMON ET PASCAL QUÉVILLON I : PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Richard Beaulieu et Daniel Aubin PHOTO RYAN REMIORZ, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim INSPIRATION 2015 PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE ELIZABETH WIRTH Née à Vienne, en Autriche, Elizabeth Wirth a immigré au Canada à un jeune âge avec ses parents.Diplômée de McGill, elle est aujourd\u2019hui présidente du conseil d\u2019administration de l\u2019entreprise familiale, Wirth Rail, qui travaille dans les chemins de fer.Philanthrope convaincue et passionnée d\u2019art lyrique, elle a fait en 2015 un don exceptionnel de 7,5 millions à l\u2019Ecole de musique Schulich de l\u2019Université McGill.Semaine du 21 juin DANIELAUBIN, RICHARD BEAULIEU ET JACQUES CHEVRETTE En unissant leurs efforts, Jacques Chevrette, infatigable bénévole, Daniel Aubin, directeur principal de la Fondation Paul Gérin-Lajoie, et Richard Beaulieu, enseignant à l\u2019école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur (JBM), ont permis aux élèves de l\u2019école primaire Bon Samaritain, en Haïti, de recevoir un repas par jour et du matériel pédagogique fabriqué par les élèves de JBM.Semaine du 28 juin MARIÈVE ET MANON TANGUAY LA Dre HÉLÈNE ROUSSEAU PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR MANON TANGUAY JOANNE OUELLETTE Native de Granby, Joanne Ouellette travaille depuis près de 20 ans auprès des immigrants qui arrivent dans sa région.Depuis neuf ans, elle est directrice de Solidarité ethnique régionale de la Yamaska, organisme d\u2019accueil et d\u2019intégration des nouveaux arrivants qui s\u2019apprête à recevoir 70 réfugiés syriens, en janvier.Convaincue de l\u2019apport positif de l\u2019immigration pour le Québec, elle consacre temps et énergie à offrir un monde meilleur aux immigrants en plus d\u2019être engagée bénévolement dans plusieurs causes.Semaine du 20 décembre LAUREEN CORCORAN A 78 ans, Laureen Corcoran est devenue la première femme au Québec à réaliser l\u2019exploit d\u2019avoir donné du sang 1000 fois.Elle a fait son 1000e don à Héma-Québec, en décembre.Sourde de naissance, Mme Corcoran donne du sang régulièrement depuis 1987.Retraitée de la Société d\u2019assurance automobile du Québec, elle s\u2019investit également depuis plus de 20 ans comme bénévole dans de nombreux organismes dont Opération Nez Rouge et auprès de la communauté sourde de la région de Québec.Semaine du 27 décembre \u2014 Caroline Rodgers, collaboration spéciale RNARD Ç-ÇÇÇ KATHLEEN MAHONY LOUIS-CHARLES CÔTÉ, SAMUEL LAFLAMME, MARIE-JEANNE BERNARD ET CHLOÉ SOUCY PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR ÉRIC BERNARD LAUREEN CORCORAN )E L'EST PHOTO PATRICE LAROCHE, LE SOLEIL JEAN-SÉBASTIEN DESROSIERS MICHÈLE AUDETTE ET MÉLISSA MOLLEN-DUPUIS PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVESLAPRESSE JOANNE OUELLETTE PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVESLAPRESSE r m 6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim INSPIRATION 2015 ARTS ET SPECTACLES CHARLES RICHARD-HAMELIN PERSONNALITÉ DE LANNÉE DE LA CATÉGORIE Un pianiste en orbite Ce pianiste de 26 ans, qui a grandi à Joliette, a fait à l\u2019automne ce qu\u2019aucun Canadien n\u2019avait fait avant lui: il est allé éblouir les Polonais au Concours Chopin de Varsovie, où il a fini en deuxième place.Pour avoir réussi cet exploit, Charles Richard-Hamelin est notre personnalité de l\u2019année de la catégorie Arts et spectacles.GABRIEL BÉLAND Il y a un an à peine, Charles Richard-Hamelin n'avait encore donné aucun concert en Europe.Le pianiste avait gagné quelques prix, certes.Il avait acquis une certaine réputation.Il se disait qu'il pourrait probablement enseigner au cégep un jour; qu'il aurait, en tout cas, « une belle carrière locale ».Il ne savait pas que le 20 octobre 2015, tout allait changer.Ce soir-là, en Pologne, il a décroché le deuxième prix au Concours Chopin de Varsovie.À cette épreuve, parmi les trois plus prestigieuses au monde, jamais un Canadien ne s'était imposé dans les six premiers.« Ça a changé ma vie », expliquait Richard-Hamelin fin novembre, à son retour d'une série de six concerts en Pologne.Dans la patrie de Chopin, sa deuxième place lui a fait un nom, sa grande sensibilité a été louée et son agent n'a pas eu de difficulté à lui organiser une série de concerts.En novembre dernier, il est donc retourné en Pologne.Il a notamment pu se produire dans la nouvelle salle de concert de Katowice.« C'est une salle de 1800 places et c'était complet, raconte le pianiste.Il y avait même des gens dans les marches.Ce genre d'engouement-là, on ne trouve ça nulle part ailleurs.Les gens pensent à la musique classique autant qu'au.qu'au hockey à Montréal, finalement.» Une critique présente sur place a noté que le spectacle du Québécois avait été couronné par une ovation.« Au premier abord, on peut sembler sceptique face au musicien qui entre sur scène.Il se traîne les pieds jusqu'au piano et salue de manière maladroite, a-t-elle écrit sur le site spécialisé Bachtrack.Néanmoins, dès qu'il effleure les touches du piano, il semble complètement changé et on ne peut être que conquis par la grande musicalité de ce Canadien.» Charles Richard-Hamelin a commencé le piano à quatre ans et demi.Son père était un pianiste amateur.Puis pendant 13 ans à partir de l'âge de 5 ans, il a étudié sous la direction de Paul Surdulescu.C'est avec ce professeur qu'il a commencé à prendre le piano véritablement au sérieux.Vers l'âge de 17 ans, Surdulescu lui a confié une pièce à maîtriser - la troisième sonate de Prokofiev, pour les curieux.Le rendu du jeune élève n'a pas impressionné le maître, qui lui en a donné une nouvelle à apprendre, moins ardue.Le jeune pianiste en a été heurté.Il a décidé, lui qui les aimait bien, qu'il arrêterait.les jeux vidéo.Le piano prendrait bientôt presque toute la place.« C'était ma première année de cégep, je m'en souviens.Ça m'a fouetté.Avant ce temps-là, je pense que je me fiais trop à mon talent pour avancer.Il a fallu que je travaille pas mal plus.» En 2011, il a gagné le Prix d'Europe, a obtenu la même année un diplôme à McGill et, plus tard, à la Yale School of Music.Mais sa carrière a pris une autre tournure avec le Concours Chopin.En tout, 450 pianistes avaient envoyé une vidéo en guise de candidature.Seuls 160 avaient été convoqués pour un premier écrémage, puis 84 étaient restés, ensuite 40, puis 20, etc.Sa médaille d'argent représente tout un exploit.«Avant le Concours Chopin, j'arrivais à bien gagner ma vie avec mes concerts.Mais là, je pense que j'ai une carrière garantie pendant plusieurs années », dit celui qui se perfectionne au Conservatoire de musique de Montréal auprès d'André Laplante.Déjà, son agenda est bien rempli pour 2016.«Ce concours-là m'ouvre pas mal de portes dans le monde.L'année prochaine, je pense que je joue dans huit ou neuf pays différents.Ça, c'est uniquement grâce au Concours Chopin, dit-il.Pour l'année 2016, j'ai déjà 80 concerts confirmés.C'est quand même beaucoup.Je cherche à trouver un équilibre entre s'exercer, s'améliorer et jouer en concert pour gagner sa vie.» Le piano a pris pas mal toute la place.Il a joué quelques années avec un groupe «plus pop», Le Havre, mais n'a plus le temps aujourd'hui.Il se dit fatigué par la succession d'événements de la fin 2015.Tout est allé très vite.Puis il rit, comme choqué par ce qu'il dit.« Un musicien qui se plaint d'être trop occupé, c'est pas mal honteux, en fait! Je ne devrais pas me plaindre.Combien de diplômés sortent des écoles de musique et combien réussissent à en gagner leur vie?En concert en solo, on les compte sur les doigts d'une main au Canada.Alors je suis très heureux.Oui, je suis très heureux.» PERSONNALITÉS DE LA CATÉGORIE STÉPHANE AQUIN Stéphane Aquin a été conservateur pendant 16 ans au Musée des beaux-arts de Montréal, où il a organisé plus de 40 expositions et contribué au rayonnement de cette institution dans le monde entier.À 55 ans, il est devenu, en février 2015, conservateur en chef du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington.Fils de l\u2019écrivain Hubert Aquin, il a grandi à San Francisco.Semaine du 11 janvier LOUIS BELLAVANCE Né à Rimouski au sein d\u2019une famille d\u2019entrepreneurs, Louis Bellavance a été guitariste amateur avant d\u2019étudier en administration.En 2012, il est devenu directeur de la programmation du Festival d\u2019été de Québec.Il a réussi l\u2019exploit de convaincre les Rolling Stones de s\u2019arrêter à Québec dans le cadre de leur tournée Zip Code.Leur concert sur les plaines d\u2019Abraham en juillet 2015 a attiré plus de 100 000 spectateurs.Semaine du 26 juillet SÉBASTIEN MOREAU ET SON ÉQUIPE Fondé en 2006, le studio montréalais Rodeo FX, dirigé par Sébastien Moreau, qui compte environ 80 employés, a contribué aux effets visuels de nombreux films et séries d\u2019envergure internationale tels que Game of Thrones, The Amazing Spider Man et Pacific Rim.Le réalisateur mexicain Alejandro G.Inarritu a fait appel à lui pour son film Birdman, lauréat de l\u2019Oscar du meilleur film en 2015.Semaine du 1er février RICHARD SPEER Président et fondateur d\u2019Attraction, groupe médiatique réunissant des maisons de production et des stations de radio régionales, Richard Speer est président de l\u2019Académie canadienne de cinéma et de télévision depuis 2013.Sous sa direction, l\u2019Académie a entrepris une réflexion pour revoir ses processus d\u2019attribution des prix Gémeaux.Cette démarche a convaincu de grands acteurs de l\u2019industrie télévisuelle qui boycottaient les Gémeaux depuis 2002 d\u2019y participer de nouveau.Semaine du 30 août SAMY MOUSSA En 2007, le compositeur Samy Moussa s\u2019est exilé en Allemagne.À 30 ans, il a reçu le prix Opus du compositeur de l\u2019année du Conseil québécois de la musique, le prix Ernst von Siemens pour jeune compositeur, et enregistré son premier album de compositions.Son œuvre intitulée A Globe Itself Infolding, qui lui a été commandée par l\u2019Orchestre symphonique de Montréal, a été jouée au concert d\u2019inauguration du Grand Orgue Pierre-Béique, en juin, à la Maison symphonique.Semaine du 15 mars DIANE JUSTER Auteure-compositrice de renom à qui l\u2019on doit de nombreux succès de la chanson, elle a cofondé la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ) en 1981 et mène depuis un combat pour le droit d\u2019auteur.Il y a 10 ans, elle a mis sur pied la Fondation de la SPACQ pour récompenser les auteurs avec des prix en argent.Cette année, la Fondation a créé le prix Diane-Juster, dont elle a été la première lauréate.Semaine du 27 septembre NANCY GRANT Productrice chez Metafilms, cette diplômée de McGill s\u2019intéresse avant tout aux cinéastes, à leurs œuvres et à leur vision d\u2019auteur.C\u2019est ce qui l\u2019a amenée à travailler avec Xavier Dolan dont elle a produit, au péril de risques financiers, le film Mommy.Succès au box-office français et canadien, le film a été lauréat de plus de 30 récompenses, dont le Prix du jury à Cannes.Semaine du 22 mars SERGEPOINTET Français d\u2019origine, Serge Pointet, 46 ans, évolue dans le domaine de l\u2019événementiel depuis qu\u2019il a 19 ans.Il s\u2019est installé à Montréal en 2003 pour fonder sa propre agence, Laprod, qui emploie une dizaine de personnes.En septembre 2015, Laprod a organisé avec succès le défilé de la maison Givenchy dans le cadre de la Semaine de la mode de New York, obtenant un franc succès pour cet événement à grand déploiement qui a rassemblé 4000 personnes.Semaine du 18 octobre YOANN-KARL WHISSEL, FRANÇOIS SIMARD ET ANOUKWHISSEL * -T \u2022 \u2022\u2022 V w PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LAPRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE PHOTO PASCAL RATTHÉ, ARCHIVES LE SOLEIL PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 7 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim INSPIRATION 2015 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE o ÉtCV , s/- SSSSr.*é.A P WÊm ¦ 1 YOANN-KARL WHISSEL, ANOUK WHISSEL ET FRANÇOIS SIMARD Ce trio inséparable, qui s\u2019est donné le nom de Road Kill Super Star (RKSS), s\u2019est lancé dans le tournage de films il y a déjà 10 ans, d\u2019abord pour le plaisir, avec un court métrage.Il en a réalisé 25 depuis.Son long métrage Turbo Kid, lancé en première mondiale au festival de Sundance, a remporté un prix du public au festival South by Southwest et a été présenté en avril au Festival international du film fantastique de Bruxelles.Semaine du 19 avril MICHELDE LACHENELIÈRE D\u2019origine française, Michel de la Chenelière est arrivé au Québec en 1969 alors qu\u2019il était étudiant.Quinze ans plus tard, il fondait sa propre maison d\u2019édition, Chenelière Éducation, qu\u2019il a vendue il y a sept ans pour se consacrer à la philanthropie.Le 9 novembre, il a fait un don de 2 millions au Musée des beaux-arts de Montréal pour la création d\u2019un Atelier international d\u2019éducation et d\u2019art-thérapie portant son nom.Ce don s\u2019ajoutait à un don antérieur de 3 millions du mécène.Semaine du 22 novembre ADAM BLANSHAY Passionné de théâtre depuis sa tendre enfance, Adam Blanshay est devenu directeur de Just for Laughs Theatricals en 2013.Cette année, deux pièces dont il a coproduit la présentation à Broadway, Wolf Hall, Parts One & Two et The Curious Incident of the Dog in the Night-Time, ont reçu un total de 14 nominations aux Tony Awards, l\u2019équivalent des Oscars à Broadway.La seconde a reçu le prix de la meilleure pièce.Semaine du 17 mai .J PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR RODEO FX STÉPHANE AQUIN SÉBASTIEN MOREAU DAN BIGRAS Auteur-compositeur, chanteur, acteur et réalisateur, Dan Bigras est aussi porte-parole depuis 25 ans du Refuge des jeunes de Montréal, qui vient en aide aux jeunes de la rue.Cette année, bénévolement avec d\u2019autres artistes, il a organisé le 25e Show du Refuge, destiné à recueillir des fonds pour soutenir l\u2019organisme.Depuis 1991, ce spectacle qui grandit d\u2019année en année a permis de récolter 5 millions pour aider le Refuge des jeunes à poursuivre sa mission.Semaine du 6 décembre \u2014 Caroline Rodgers, collaboration spéciale SAMY MOUSSA NANCY GRANT PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE DIANE JUSTER SERGE POINTET MICHELDE LACHENELIÈRE DAN BIGRAS PHOTO CHARLES LABERGE, COLLABORATION SPECIALE, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE 8 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim INSPIRATION 2015 DIDIER DROGBA PERSONNALITÉ DE L\u2019ANNÉE DE LA CATÉGORIE Le sauveur Didier Drogba a marqué 12 buts en 13 matchs après son arrivée chez l\u2019Impact de Montréal en 2015.Mais le géant mondial du soccer a fait beaucoup plus pour le bleu-blanc-noir.Son arrivée a braqué les projecteurs sur l\u2019équipe, en plus d\u2019insuffler une énergie nouvelle à ses coéquipiers.L\u2019attaquant ivoirien est nommé Personnalité de l\u2019année de La Presse de la catégorie Sports.ISABELLE HACHEY Mamadou Cissé vient du nord de la Côte d'Ivoire.Hortense Hollou Grah, elle, est de l'Ouest.Dans ce pays d'Afrique qui a été coupé en deux par une violente crise politico-militaire, entre 2002 et 2007, il ne s'agit pas d'un simple détail.Mais quand Mamadou et Hortense se réunissent pour assister à un match de l'Impact, ils oublient la politique.Comme des centaines d'autres Montréalais d'origine ivoirienne, devenus fervents partisans de l'Impact depuis l'arrivée en ville d'un certain Didier Drogba.«Mamadou vient du Nord, je viens de l'Ouest, on se retrouve au centre.L'union fait la force.C'est ce qui fait notre force, l'arrivée de Drogba à Montréal », se réjouit Hortense.Dès le premier match de l'attaquant de 37 ans au stade Saputo, le 22 août, une nouvelle couleur a envahi les gradins, à côté du bleu des partisans habituels de l'Impact: l'orange des Éléphants, l'équipe nationale de la Côte d'Ivoire.« Il y a trois choses qui rassemblent les Ivoiriens : le soccer, les funérailles et les fêtes », dit Mamadou.On pourrait en ajouter une quatrième : Didier Drogba, l'enfant du pays.Et, en quelque sorte, son sauveur.Tout a commencé lors de la Coupe du monde de 2006, quand Didier Drogba, alors capitaine des Éléphants, s'est agenouillé devant les caméras pour s'adresser à ses compatriotes.« Un pays qui a toutes ces richesses ne peut pas sombrer dans la guerre comme cela.S'il vous plaît, déposez tous les armes », avait-il supplié.En Côte d'Ivoire, l'appel de Drogba a eu l'effet d'un électrochoc.« C'était hautement symbolique, se rappelle Mamadou.Je peux vous dire que tous les Ivoiriens, de tous les camps politiques, se sont mis ensemble » pour mettre fin aux violences.Un an plus tard, un accord de paix a été conclu entre le président Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, le chef des rebelles qui contrôlaient le nord du pays.Didier Drogba, un enfant du Sud, avait alors insisté pour jouer un match de qualification à Bouaké, bastion des rebelles.Ça ne s'était pas vu depuis des décennies.Le match s'est terminé 5-0 pour les Éléphants devant une foule extatique.Un mois plus tard, les premières armes ont été brûlées dans le même stade, rebaptisé Stade de la paix.Et Drogba est devenu une icône, le ciment de toute une nation.« Il n'a jamais eu de parti pris, ce qui fait en sorte que tout le monde est pour lui», explique Hortense.À Montréal, où la crise politico-militaire a alimenté certaines tensions au sein de la diaspora, le footballeur a aussi su rallier la communauté derrière lui, ajoute Mamadou.«Au stade Saputo, je n'ai jamais senti le moindre conflit.» Au contraire, assister aux exploits de Drogba emplit les Ivoiriens d'ici d'une immense fierté.De joie pure, aussi.« Le voir jouer, l'ambiance, ça me rappelle mon pays.J'oublie tout le reste.Je n'ai même plus envie de partir en vacances d'été, parce qu'il est là», dit Hortense, établie à Montréal depuis 18 ans.Un pari gagnant « Didier Drogba, ce n'est pas seulement un joueur de foot.Il a fait tellement de choses dans sa vie, il a presque arrêté une guerre dans son pays ! », s'exclame Nick De Santis, vice-président de l'Impact.C'est ce dernier qui a convaincu le propriétaire de l'équipe, Joey Saputo, d'acquérir Drogba, qui évoluait jusque-là au sein du prestigieux club Chelsea, à Londres.Évidemment, l'acquisition du joueur étoile représentait un investissement majeur.Mais Nick De Santis s'est dit que si Drogba avait sauvé un pays, il pouvait aussi sauver l'Impact.Quelques mois plus tôt, Joey Saputo avait commencé à se demander s'il y avait vraiment un intérêt envers le club montréalais, rappelle Nick De Santis.« Il était prêt à prendre ce risque, à dire : on acquiert Drogba pour avoir une meilleure idée de l'intérêt des gens.» Le risque, calculé, a été payant.Très payant.« Dès qu'on a signé avec Drogba, la réaction a été énorme.Sur le terrain, dans les vestiaires, dans la ville, il a amené une autre énergie, une autre dimension à notre club.» Depuis, la plupart des matchs ont été disputés à guichets fermés.Un engouement jamais vu dans l'histoire de l'équipe.Et le club montréalais a atteint la demi-finale de l'Association de l'Est de la MLS, en novembre dernier.Mamadou Cissé n'avait jamais suivi un match de l'Impact avant l'arrivée de Drogba.Depuis, il n'en a manqué aucun.Il a même créé un fan-club.Chaque jour de match, il a réservé 100 billets, qu'il a redistribués à ses membres.« Et j'en ai manqué chaque fois ! » Joey Saputo n'aurait sans doute pas pu rêver mieux.PERSONNALITÉS DE LA CATÉGORIE FRÉDÉRIC DION Trifluvien d\u2019origine, l\u2019aventurier et conférencier trentenaire Frédéric Dion a réussi de nombreux exploits sportifs.En novembre 2014, il a atteint le pôle Sud d\u2019inaccessibilité, point le plus éloigné de toute côte, en Antarctique, en franchissant 2100 km en 35 jours avec des skis et un cerf-volant.Neuf jours plus tard, il a atteint le pôle Sud géographique, pour ensuite ajouter 1130 km de plus à son parcours afin de réaliser la traversée du continent en passant par le pôle d\u2019inaccessibilité.Semaine du 4 janvier ALEX HARVEY Le fondeur Alex Harvey, de Saint-Ferréol-les-Neiges, est devenu en mars 2015 le premier Canadien à obtenir deux médailles aux mêmes championnats mondiaux.Il a remporté la médaille d\u2019argent en sprint individuel et la médaille de bronze au skiathlon de 30 km aux Championnats du monde de ski nordique à Falun, en Suède, en plus d\u2019avoir terminé cinquième à l\u2019épreuve du 50 km classique.Semaine du 8 mars BENOÎT GROULX Benoît Groulx est entraîneur de hockey depuis 1986.Il a joué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et au Championnat français.Il a été à la tête de l\u2019équipe canadienne junior médaillée d\u2019or au Championnat mondial 2015.Il s\u2019agissait d\u2019une première médaille d\u2019or depuis 2009 pour le Canada, et d\u2019une première médaille en trois ans pour la formation canadienne.Semaine du 18 janvier MIKAËL KINGSBURY Skieur acrobatique spécialiste des bosses, Mikaël Kingsbury a remporté en carrière sept victoires en Coupe du monde, deux fois le Globe de cristal, ainsi qu\u2019une médaille d\u2019or et une d'argent aux Championnats du monde.Le skieur de Deux-Montagnes, qui a fait ses débuts dans son sport à l\u2019âge de 8 ans, a remporté cette année, pour la quatrième saison d\u2019affilée, le Globe de cristal de la Coupe du monde au terme d\u2019une saison exceptionnelle.Semaine du 5 avril ALAIN VIGNEAULT Ancien joueur de hockey dans la LNH avec les Blues de St.Louis, et ancien entraîneur du Canadien de Montréal (1997-2000) ainsi que des Canucks de Vancouver, Alain Vigneault, en tant qu\u2019entraîneur-chef des Rangers de New York, a atteint une marque historique le 14 février 2015 en remportant sa 500e victoire dans la Ligue nationale de hockey (LNH).Semaine du 1er mars L'IMPACT DE MONTRÉAL Club canadien de soccer fondé en 1992 et présidé par Joey Saputo, l\u2019Impact de Montréal est une franchise de la Major League Soccer depuis 2012.Cette année, l\u2019Impact a représenté le Canada au championnat de la Ligue des champions, accédant à la finale contre le géant mexicain Club América devant une foule record de 61 004 personnes au Stade olympique, le 29 avril.Semaine du 3 mai te y t ALAIN VIGNEAULT CLAUDINE LABELLE ÉQUIPE DE HOCKEY-BALLE HAÏTIENNE ALEX HARVEY PHOTO KIRBY LEE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS A.' A Ü- iTfa* .5.PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO DAV I D BO I LY, ARCHI VES LA PRESSE d PHOTO TIRÉE DE TWITTER LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 9 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim INSPIRATION 2015 gC'U mm SW&VÎ;-'îj; \u2022< MM 'Mi*/fi m VJW PHOTO PATRICE LAROCHE, ARCHIVES LE SOLEIL CLAUDINE LABELLE Ancienne cycliste d\u2019élite, Claudine Labelle a lancé en 2007 la fondation Fillactive, dont la mission est de promouvoir l\u2019activité physique chez les adolescentes.En mai dernier, 10 000 jeunes filles du Québec et de l\u2019Ontario ont participé à une course à pied dans le cadre du programme d\u2019entraînement FitClub, mis sur pied par Fillactive.Au-delà de la mise en forme, le programme a un effet positif sur la persévérance scolaire et sur l\u2019estime de soi des participantes.Semaine du 24 mai HUGO BARRETTE Sprinter sur piste à vélo originaire des I les-de-la-Madeleine, Hugo Barrette pratique son sport depuis l\u2019âge de 15 ans.Deux ans plus tard, il participait à sa première course.A 24 ans, il a remporté trois médailles, dont deux d\u2019or, aux Jeux panaméricains de Toronto.S\u2019entraînant aujourd\u2019hui à Milton, en Ontario, il représente un espoir olympique canadien pour les Jeux de Rio, en 2016.Semaine du 2 août ÉQUIPE DE HOCKEY-BALLE HAÏTIENNE Fondée à Montréal en janvier 2014 et formée de 25 joueurs haïtiens montréalais de 18 à 43 ans, cette équipe, entraînée par l\u2019ancien joueur de la LNH Georges Laraque, a représenté Haïti au Championnat du monde de hockey-balle en Suisse, l\u2019été dernier.Après avoir surmonté une foule d\u2019obstacles pour trouver du financement, l\u2019équipe a remporté la médaille d\u2019or dans le Groupe B.Semaine du 5 juillet FRÉDÉRIC DION PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE BENOIT GROULX PHOTO ARCHIVES LE DROIT \"SL ALEXANTHOPOULOS Montréalais d\u2019origine, Alex Anthopoulos en était à sa sixième saison en tant que directeur général des Blue Jays de Toronto cette année.Cet ancien étudiant en économie de l\u2019Université McMaster a fait ses débuts dans le monde du baseball en répondant au courrier des amateurs des Expos en 2000.Grâce à un remaniement, il a aidé son équipe à atteindre les séries pour la première fois depuis 1993.Semaine du 11 octobre \u2014 Caroline Rodgers, collaboration spéciale â.L\u2019IMPACT DE MONTRÉAL HUGO BARRETTE ALEXANTHOPOULOS MIKAËL KINGSBURY «Mo « BÙV, PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES USA TODAY SPORTS PHOTO ERIC BOLTE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS PHOTO CHRIS YOUNG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE 10 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn INSPIRATION 2015 GESTION ET ENTREPRENEURIAT ALEXANDRE TAILLEFER PERSONNALITÉ DE LANNÉE DE LA CATÉGORIE Redonner à la société Lancement d\u2019un parc de taxis électriques à Montréal.Projet d\u2019observatoire au sommet de la Place Ville-Marie.Multiples investissements à travers la firme XPND Capital.Lex-«dragon» Alexandre Taillefer remporte sans surprise le titre de personnalité Gestion et Entrepreneuriat de l\u2019année.ISABELLE AUDET Dans l'aire d'accueil de la firme d'investissement XPND Capital, une œuvre d'art appelle le visiteur.À l'intérieur d'un nuage de papier, fixé au mur, l'artiste Erika Dueck a disposé des milliers de documents, comme autant d'idées émergeant de bureaux miniatures.Tout autour du hall, la même effervescence.Des jeunes qui écrivent frénétiquement sur les cloisons de verre des aires de travail, invariablement réunis autour d'une grande table.« Les idées, ça ne vaut rien tant qu'on ne les met pas à exécution, lance Alexandre Taillefer dès les premières minutes de l'entrevue qu'il accorde à La Presse, fin novembre.Aujourd'hui, on a cette capacité d'attirer du talent et de mettre des gens ensemble pour mettre des idées à exécution.C'est ce qu'on fait.» L'homme d'affaires s'anime dès qu'on survole les projets que ses collaborateurs et lui ont mis de l'avant en 2015.Quelques jours avant notre rencontre, il lançait d'ailleurs Téo Taxi, un nouveau service de taxis électriques dans la métropole.Un projet qui, dit-il, résume parfaitement là où il est rendu, en affaires.« On a la responsabilité de réfléchir à des projets qui vont être oui, au bénéfice des actionnaires, mais au bénéfice de la communauté aussi.Ce volet me motive énormément.» Car oui, soutient-il, on peut faire du bien et de l'argent.« On est très contents du fait qu'on va être capable d'éliminer des gaz à effets de serre avec les taxis électriques, mais le projet est viable.Ça nous permet d'y sauter à pieds joints et de mettre en place ce que ça prend pour le mener à terme.» Et la politique?Devant son engagement social et son franc-parler, la question d'un possible saut en politique de l'entrepreneur-vedette revient régulièrement.Cette fois, toutefois, il va plus loin dans sa réflexion : « J'ai beaucoup de travail [actuellement].Mais dans ma tête, je me dis que je suis dans \"mon dernier droit\" comme homme d'affaires.J'ai 43 ans, et il faut qu'à 50 ans, je sois capable de faire autre chose.-\tQuelque chose d'autre comme de la politique ?-\tJe pense que je ne serais pas si pire.-\tEn politique municipale?-\tEn politique provinciale, plus», dit-il, en se gardant bien de préciser si une organisation politique le séduit plus qu'une autre.Sur les entrefaites, il prend d'ailleurs une pause, et lance d'un trait : « On me dit que si je veux aller en politique, il ne faut pas que j'en parle.Mais moi, je ne suis pas très bon là-dedans.J'ai le goût de m'impliquer davantage dans des projets de société.Est-ce que ça va passer par la politique?Est-ce que ça va passer par davantage d'entre-preneuriat social?Je ne sais pas, mais j'ai le goût de redonner encore davantage à la société.« Je n'aime pas ça, parler de ça.Tu ne peux pas dire que tu vas te lancer en politique, mais qu'on va s'en reparler dans sept ans.Mais c'est ça: j'ai sept ans pour monter un projet ambitieux, difficile.Je m'ennuie d'une vision.Je pense que tout le monde s'ennuie d'une vision.D'une direction.D'ambition.Ça va passer par la capacité d'attirer du talent de personnes qui vont partager les mêmes objectifs d'enrichissement collectif.» Notoriété et vertige L'entrepreneur est d'ailleurs conscient de l'impact de l'émission Dans l'œil du dragon, à laquelle il a participé pendant trois saisons, sur sa notoriété.Déjà connu dans le milieu des affaires, il y a acquis une popularité qui lui permet aujourd'hui d'être davantage écouté.« Cette notoriété, c'est une arme à double tranchant, mais si on est en mesure de l'utiliser pour faire avancer des causes sociales qui nous sont chères, je vois ça comme une bénédiction.» Et qu'est-ce qui lui tient à cœur, tout particulièrement ?« L'enrichissement collectif.L'éducation.La culture.Je crois à l'urbanisme comme un moyen de niveler les différences entre les classes sociales.mais globalement, ce que je trouve intéressant, c'est d'attirer du talent et de mettre des gens à contribution pour trouver des solutions à des problèmes.» Il confie toutefois que, parfois, il a le vertige.« On a encore au Québec beaucoup de misère avec l'échec.J'en ai connu plusieurs dans ma vie, et je suis chanceux de ne pas avoir eu la notoriété que j'ai aujourd'hui à ces moments-là.Mais c'est ce qui fait que je suis aujourd'hui un entrepreneur plus aguerri.Je le dis souvent: il faut s'entourer de gens qui ont des cicatrices dans le dos.» La Presse a rencontré Alexandre Taillefer quelques jours avant la mort de son fils Thomas, survenue au début du mois de décembre.Sans soumettre cette entrevue, nous nous sommes toutefois assurés auprès de son entourage que nous pouvions la publier.PERSONNALITÉS DE LA CATÉGORIE KARINE COURTEMANCHE ET ALAIN DESORMIERS Alain Desormiers a fondé l\u2019agence média Touché! il y a 20 ans.La présidente, Karine Courtemanche, et lui ont mené l\u2019entreprise vers le succès.La société a ouvert un bureau à Toronto en 2013 et a connu une croissance de 47% en 2014.Elle a été nommée agence canadienne de l\u2019année par le magazine Marketing, ce qui lui a permis de devenir la première agence média à remporter ce prix prestigieux.Semaine du 8 février CLAUDE PROVENCHER FIRME PROVENCHER_ROY Claude Provencher a cofondé la firme d\u2019architectes Provencher_Roy en 1983 avec Michel Roy, aujourd\u2019hui retraité.La firme, qui compte aujourd\u2019hui 12 associés et 170 employés, a travaillé sur des projets importants dans le paysage montréalais, comme le stade Saputo et le Centre de commerce mondial.En février, elle a reçu le Prix du cabinet d\u2019architectes de l\u2019année de l\u2019Institut royal d\u2019architecture du Canada pour 2015.Semaine du 12 avril KARINE COURTEMANCHE ET ALAIN DESORMIERS PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE JEAN-GUY DESJARDINS Après 46 ans de carrière en finance et en placements, Jean-Guy Desjardins est devenu le premier Québécois et le second Canadien à recevoir le prix d\u2019excellence professionnelle remis par l\u2019Association mondiale des analystes financiers certifiés, ou CFA Institute, l\u2019un des honneurs les plus prestigieux du monde financier.M.Desjardins est cofondateur et président de la firme d\u2019investissement montréalaise Fiera Capital, qui gère un actif de 91 milliards et emploie 450 personnes.Semaine du 7 juin FRANÇOIS DUMONTIER A la tête du Grand Prix du Canada depuis 2010, François Dumontier est arrivé à point nommé comme promoteur de cet événement sportif important qui n'avait pas été présenté l'année précédente.Après avoir assuré la tenue du Grand Prix jusqu\u2019en 2014, il a conclu cette année une entente assurant la présentation de l'événement à Montréal jusqu'en 2024.Le Grand Prix 2015 a été un succès avec des hausses de fréquentation et des initiatives qui ont su plaire aux amateurs de F1.Semaine du 14 juin PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE JEAN-GUY DESJARDINS MARC FORTIN ET LUC DU SAULT Luc Du Sault et Marc Fortin portent tous les deux le titre d'associé, vice-président et directeur création de l'agence de publicité montréalaise lg2.Depuis des années, ils sont engagés dans un processus d'acquisition de l'entreprise pour prendre la relève de ses fondateurs.En juin dernier, lg2 a remporté cinq Lions d\u2019argent ou de bronze au Festival international de la créativité de Cannes pour trois campagnes conçues et orchestrées par son équipe.Semaine du 12 juillet PHILIPPE DEMERS A 28 ans, Philippe Demers a déjà fondé trois entreprises et un festival.Le festival Chromatic, qu\u2019il a lancé en 2010, a connu sa première mouture internationale au printemps 2015 en étant présenté à la Cité de la mode et du design de Paris.Son entreprise MASSIVart offre des services d\u2019organisation d\u2019événements aux entreprises qui intègrent des artistes et leur travail, servant ainsi de trait d\u2019union entre les arts et le monde des affaires.Semaine du 19 juillet \u2014 Caroline Rodgers, collaboration spéciale ' MARC FORTIN ET LUC DU SAULT PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 1 DÉCEMBRE 2015 11 mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmmmmmmm INSPIRATION 2015 PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE CLAUDE PROVENCHER PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE FRANÇOIS DUMONTIER PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE PHILIPPE DEMERS \u2022 \u2022 Disisgees NOUVELLE ANNÉE \u2022 \u2022 ; \u2022 \u2022 TERRAIN D'ENTENTE JUSTIN TRUDEAU John Parisella MES ANNÉES AVEC ROBERT BOURASSA, CLAUDE RYAN, DANIEL JOHNSON ET JEAN CHAREST MAR QUEZ- VOUS 5 VOS QUESTIONS SUR L'ÉCONOMIE 75 QUESTIONS - 75 RÉPONSES E À Boucar Diouf RENDEZ À CES ARBRES CE QUI APPARTIENT À CES ARBRES DANIELE HENKEL Au cœur de mes valeurs *** Quand l\u2019intuition trace la route DANIELE HENKEL jMÊt iMÙi m «Après avoir longtemps parlé aux baobabs, j'ai aujourd'hui décidé de les écouter me raconter la vie» Offerts en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub 12 la presse MONTRÉAL JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015 inspiration 2015 SCIENCES FRÉDÉRIC LEBLOND ET LE Dr KEVIN PETRECCA PERSONNALITÉS DE LANNÉE DE LA CATÉGORIE Les patients avant tout L\u2019invention de Frédéric Leblond, professeur en génie physique à Polytechnique Montréal, et du Dr Kevin Petrecca, chef du service de neurochirurgie de l\u2019Institut et Hôpital neurologique de Montréal, pourrait révolutionner le traitement du cancer du cerveau et, surtout, augmenter sensiblement l\u2019espérance de vie de ceux qui en sont atteints.Et, qui sait, peut-être même sauver certains patients jusqu\u2019alors condamnés.Les scientifiques ont mis au point une sonde qui permet pour la première fois de distinguer les cellules cancéreuses des cellules saines pendant une intervention chirurgicale au cerveau.GABRIELLE DUCHAINE «Tous mes patients meurent.C'est dur, mais c'est ma réalité.» Chaque année, le Dr Kevin Petrecca opère quelque 180 personnes atteintes d'un cancer incurable du cerveau.Sa mission n'est pas de les sauver.Ils ont reçu une condamnation à mort en même temps que leur diagnostic.Son but est plus modeste : prolonger leurs jours au maximum, tout en leur offrant la meilleure qualité de vie possible.«Mes patients sont souvent jeunes, dit le médecin.Et leur qualité de vie est affectée par la maladie.Ils consultent parce qu'ils ont des maux de tête, parce qu'ils ont des problèmes de vision, de mémoire ou de langage.» L'espérance de vie après un diagnostic de cancer du cerveau est de 14 mois, même avec un traitement.Cela varie selon le stade de la maladie.« Mais une bonne opération peut prolonger ce délai de beaucoup», affirme le Dr Petrecca.Son nouvel outil pourrait le tripler, voire le quadrupler, croit-il.Nous rencontrons le spécialiste en compagnie de son complice des dernières années, l'ingénieur et physicien Frédéric Leblond, dans un bureau de l'Hôpital neurologique, rue University, à Montréal.Les fenêtres offrent une vue enviable sur le terrain de football du stade Percival-Molson, où jouent les Alouettes.Kevin Petrecca n'y jette pas un regard.Toute son attention est dirigée vers un tableau blanc sur lequel des chiffres et des symboles écrits au gros crayon noir sont divisés en deux colonnes.Il ne veut pas que le tableau et son contenu apparaissent dans la photo que le photographe de La Presse prend de lui.M.Leblond croit d'abord à une blague, mais son collègue est sérieux.« Ça démontre la différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine », explique le médecin en regardant ses calculs d'un air entendu.Le sujet l'obsède.Il fascine Frédéric Leblond.C'est lui qui a pris contact avec le neurochirurgien il y a quelques années pour lui proposer de faire équipe.L'ingénieur originaire de Rivière-du-Loup travaillait alors aux États-Unis, mais il souhaitait revenir au Québec.Après des études poussées en physique fondamentale - il s'est penché sur l'origine du Big Bang et la théorie des cordes (le même champ de recherche que le personnage de Sheldon Cooper dans la populaire série américaine The Big Bang Theory) -, il travaillait depuis quelques années déjà à concevoir des outils pour aider le travail des neurochirurgiens et améliorer le traitement du cancer du cerveau.Pourquoi le cerveau?«J'ai toujours été attiré par les problèmes les plus compliqués.Et le cerveau, c'est compliqué.Si une technologie fonctionne pour le cerveau, il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas pour un autre organe.Et après la physique théorique, je voulais faire quelque chose de plus concret», ajoute-t-il avec une certaine autodérision.Il a réussi.Son invention pourrait révolutionner le monde de l'oncologie.Dernièrement, le Dr Petrecca a présenté la sonde à quelque 200 neurochirurgiens lors d'un congrès aux États-Unis.« La mâchoire leur est tombée.Ils voulaient tous savoir où ils pouvaient l'acheter.» Pour le commun des mortels, la mise au point d'un simple appareil opératoire - un de plus - n'a pas de quoi soulever les foules.Et pourtant.Elle changera la vie des neurochirurgiens et, surtout, de leurs patients, qui sont 3000 à recevoir un diagnostic de cancer du cerveau au Canada chaque année.Comment?Actuellement, c'est une imagerie par résonance magnétique qui permet aux médecins de distinguer les zones du cerveau qui sont atteintes par le cancer.Mais une fois le crâne ouvert, les cellules malades et les cellules saines sont identiques à l'œil nu.Durant l'opération, le médecin doit se fier à l'image captée précédemment pour retirer les parties du cerveau affectées par le cancer.Impossible de détecter hors de tout doute les cellules atteintes autour de la tumeur.« La hantise de tout chirurgien, c'est d'enlever une partie du cerveau qui n'était pas malade et de laisser PERSONNALITÉS DE LA CATÉGORIE LES Drs MARIANA BEGO ET ÉRIC COHEN Le Dr Éric Cohen, qui fait de la recherche sur le sida depuis 1986, est professeur titulaire au département de microbiologie, infectiologie et immunologie et chercheur à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), et sa collègue la DRe Mariana Bego est chercheuse associée à l\u2019IRCM.Ensemble, ils ont trouvé une piste permettant de comprendre pourquoi le VIH s\u2019installe dans un organisme même si le corps dispose d\u2019un mécanisme pour le bloquer.Leurs travaux novateurs ont été publiés dans la revue PLoS Pathogens, Semaine du 16 août LE Dr JEAN-PIERRE FARMER Originaire de l\u2019Ontario et diplômé de McGill, le Dr Jean-Pierre Farmer travaille à l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants depuis 25 ans.Directeur du département de chirurgie pédiatrique, il a réalisé 4000 interventions en carrière.En août dernier, il a réussi une opération très délicate au cerveau d\u2019un bébé prématuré né à six mois de grossesse avec une tumeur congénitale d\u2019un type rare.Semaine du 4 octobre KARL FERNANDES ET SON ÉQUIPE Karl Fernandes est chercheur au Centre de recherche du CHUM et professeur en neurosciences à l\u2019Université de Montréal.En août, son étudiante Laura Hamilton, ses collègues et lui ont publié un article dans la revue Cell Stem Cell faisant état d\u2019avenues prometteuses dans la recherche sur la maladie d\u2019Alzheimer.Selon les chercheurs, la découverte de dépôts de gras trouvés dans le cerveau de souris atteintes et de patients morts de la maladie pourrait s\u2019avérer une piste pour mettre au point un traitement.Semaine du 6 septembre LA Dre ANDRÉA LEBLANC Professeure et chercheuse au département de neurologie de l\u2019Université McGill, la DRe LeBlanc a consacré les 26 dernières années à la recherche sur la maladie d\u2019Alzheimer.Elle dirige son laboratoire de recherche sur les maladies neurodégénératives du vieillissement au Centre Bloomfield de recherche sur le vieillissement à l\u2019Institut Lady Davis, à l\u2019Hôpital général juif.Cette année, son équipe et elle ont publié de nombreux articles scientifiques faisant état de leurs progrès dans la compréhension de cette maladie qui touche aujourd\u2019hui 745 000 Canadiens.Semaine du 1er novembre ODETTE ROY Infirmière depuis 35 ans, Odette Roy est titulaire d\u2019une maîtrise en gestion de la santé et d\u2019un doctorat en sciences de l\u2019éducation.Elle s\u2019est spécialisée dans les soins aux personnes âgées et s\u2019est toujours passionnée pour l\u2019amélioration des pratiques en soins infirmiers.En 2003, elle a fondé le Centre d\u2019excellence en soins infirmiers de l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont.En novembre, elle a reçu l\u2019Insigne du mérite 2015 de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).Semaine du 15 novembre \u2014 Caroline Rodgers, collaboration spéciale 9, PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE LE Dr JEAN-PIERRE FARMER l PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 1 DÉCEMBRE 2015 13 mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmmmmmmm INSPIRATION 2015 photol mma PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE le patient avec des séquelles permanentes, ou de ne pas tout enlever, et que le cancer revienne.Parce qu'il va revenir », dit le Dr Petrecca.Il a vécu les deux avec ses patients.Chaque fois, confie-t-il, c'est difficile.Grâce à la sonde, les chirurgiens pourront maintenant détecter avec précision presque toutes les cellules cancéreuses invasives en temps réel durant l'opération.Et c'est simple.Ils pointent un laser vers le cerveau et l'outil indique si telle ou telle portion du cerveau est malade ou non.L'appareil a été utilisé sur 70 patients.Sa précision frôle les 100%, soutient Frédéric Leblond.Différentes demandes de brevet ont été déposées en vue de sa commercialisation.M.Leblond travaille maintenant à transférer la technologie au traitement du cancer de la prostate.PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE KARL FERNANDES ET SON ÉQUIPE PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE LA Dre ANDRÉA LEBLANC ,i*gS3»aHS|w \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Disisgees NOUVELLE ANNÉE \u2022 \u2022 ; \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 yîiK ~ T7 WJÊ RICARDO ï£n mÿ&teuAe, #2 RICARDO /tl La cuisine réfléchie Bien manger sans gaspiller Resyelw s Rsirtiliwr K Cooswwr , Sfy CHARTIER L\u2019ESSENTIEL DE CHARTIER BERNARD LAVALLÉE LE NUTRITIONNISTE URBAIN ^ 'à à' a * ©V y# T SAUVER 1 LA PLANÈTE UNE BOUCHÉE À LA FOIS Offerts en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub Frédéric Dion / Stéphane Aquin / Benoît Groulx / Hélène Rousseau / Sébastien Moreau /Ara Khanikian/Alain Desormiers/Karine Courtemanche / Kevin Petrecca / Frédéric Leblond /\tJanik Fortin / Alain Vigneault/Alex Harvey / Samy Moussa / Nancy Grant: / Manon et Marie-Ève Tanguay /Mikaël Kingsbury/ Claude Provencher/ Yoann-Karl Whissell /Anouk Whissell / François Simard / Kathleen Mahony/ L'Impact de Montréal Patrick Vallée/ Alexandre Taillefer/ Adam Blanshay/ Claudine Labelle/ Marie-Jeanne Bernard/Chloé Soucy/Louis-Charles Côté/Samuel Laflamme/Jean-Guy Desjardins/ François Dumontier / Elizabeth Wirth / Daniel Aubin / Richard Beaulieu / Jacques Chevrette/ L'équipe de hockey-balle haïtienne / Georges Laraque/Ainslie Bien-Aimé / Marc Fortin / Luc Du Sault / Philippe Demers / Louis Bellavance / Hugo Barrette / Serge Otsi Simon / Pascal Quevillon / Dr Éric Cohen / Mariana Bego/ Aurélie Rivard / Richard Speer / Karl Fernandes et son équipe/ Chantal Gauthier / PK Subban / Diane Juster/ Dr Jean-Pierre Farmer/Alex Antho-poulos / Serge Pointet/Charles Richard-Hamelin / Didier Drogba / Jean-Sébastien DesRosiers et son équipe / Michel de la Chenelière/ Dr Andréa Leblanc /Dan Bigras/Melissa Mollen Dupuis / Michèle Audette / Laureen Corcoran /Joanne Ouelette / Frédéric Dion / Stéphane Aquin / Benoît Groulx/ Hélène Rousseau/ Sébastien Moreau /Ara Khanikian/ Alain Desormiers / Karine Courtemanche / Kevin Petrecca / Frédéric Leblond / Janik Fortin / Alain Vigneault/Alex Harvey/ Samy Moussa / Nancy Grant/ Manon et Marie-Ève Tanguay/Mikaël Kingsbury/Claude Provencher/Yoann-Karl Whissell /Anouk Whissell / François Simard / Kathleen Mahony / L'Impact de Montréal Patrick Vallée/Alexandre Taillefer/Adam / Claudine Labelle Blanshay / Marie-Jeanne Bernard / Chloé Soucy / Louis-Charles Côté/ Samuel Laflamme /Jean-Guy Desjardins/François Dumontier / Elizabeth Wirth / Daniel Aubin / Richard Beaulieu / Jacques Chevrette/ L'équipe de hockey-balle haïtienne / Georges Laraque / Ainslie Bien-Aimé / Marc Fortin / Luc Du Sault/ Philippe Demers / Louis Bellavance / Hugo Barrette / Serge Otsi Simon / Pascal Quevillon / Dr Éric Cohen / Mariana Bego / Aurélie Rivard / Richard Speer / Karl Fernandes et son équipe / Chantal Gauthier / PK Subban /Diane Juster/ Dr Jean-Pierre Farmer/Alex Anthopoulos/ Serge Pointet/Charles Richard-Hamelin /Didier Drogba/Odette Roy/ Jean-Sébastien DesRosiers et son équipe/ Michel de la Chenelière / Dr Andréa Leblanc /Dan Bigras/Melissa Mollen Dupuis/Michèle Audette / Laureen Corcoran /Joanne Ouelette/Frédéric Dion/Stéphane Aquin / Benoît Groulx / Hélène Rousseau/Sébastien Moreau/Ara Khanikian/Alain Desormiers/ Karine Courtemanche / Kevin Petrecca / Frédéric Leblond / Janik Fortin / Alain Vigneault / Michèle Audette / Laureen Corcoran /Joanne Ouelette VOUS AVEZ FAIT NOTRE ANNEE! « Chaque semaine, La Presse nous fait découvrir des femmes et des hommes exceptionnels qui se démarquent par leur engagement, leur courage, leur audace et leur créativité.Félicitations à toutes les Personnalités La Presse 2015.» Charles Guay, Vice-président directeur, Directeur général, Marchés institutionnels Manuvie, et Président et chef de la direction, Manuvie Québec.BANQUE CONSEILS ASSURANCE PLACEMENTS un Manuvie "]
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