Le nouvelliste, 10 novembre 1990, Cahier 2
[" «Hageol Photo \u2014 Patrick Beauchamp» Le Nouvelliste Arts et spectacles $\tRestaurants Samedi 10 novembre 1990 Vacances / voyage Le ski à l'heure de la récession et.de l'environnement (- LiilU MTUl.'-'r * jm i \u2022» » «y\u201d elWfe : ; M* T r - \t y*r \u2022%sméf «Mv ?DCSCt .Trois-Rivières Il y aura quand même du ski, encore cet hiver.Malgré la récession, malgré la TPS, malgré l\u2019hiver froid et peu enneigé qu\u2019on nous annonce.Le peu de neige n\u2019est pas vaiment un problème.En Mauricie, toutes les stations, à part le petit centre municipal de Shawinigan-Sud, ont chacune leur grand sorcier qui en fait miraculeusement jaillir de non moins miraculeux canons.La récession et l\u2019éventuelle TPS, c\u2019est une autre affaire.Les skieurs et l\u2019industrie du ski dans son ensemble devront apprendre a vivre avec cette sombre réalité.Néanmoins, demeurant ainsi fidèle à la tradition, l\u2019industrie du ski n\u2019a pas ménagé les nouveaux «gadgets».Salomon, entre autres, fait une entrée remarquée dans le marché des planches avec le nouveau ski monocoque et Lange arrive avec une nouvelle botte à entrée intégrale.Et il y a la mode, bien sûr.Foi du salon du ski qui se tenait à Montréal, le week-end dernier, les voyantes couleurs «fluo» seraient sur le point de mourir sur nos pentes.La nouvelle mode, du moins celle qui nous vient d\u2019Europe, s\u2019est mise à l\u2019heure de l\u2019environnement.Elle aussi.Les couleurs privilégiées sont des tons dits «de terre», du brun et des verts, forêt, kaki et olive.Et des motifs de feuilles et de fleurs.Une nouvelle mode qui ne semble pas pour autant faire l\u2019unanimité.En Mauricie, elle est accueillie avec une certaine réserve, particulièrement cher les jeunes qui vénèrent toujours les couleurs «fluo».Les acheteurs de vêtements de haut de gamme demeurent quant à eux toujours dans les teintes traditionnelles.D\u2019ailleurs, une mode devient vérité quand beaucoup de gens l'adoptent.Quand elle est moins attrayante, les gens la laissent aller plus lentement.Le plus grand avantage des nouvelles teintes sera probablement celui de demeurer à la mode plus longtemps.Un avantage auquel les parents ne demeurent pas insensibles.Et comme ce sont eux qui paient.C\u2019est aussi parce que ce sont les parents qui paient que le nouveau ski Michel St Amant monocoque de Salomon ne fera pas nécessairement fureur dès cet hiver.A environ 700 $, c\u2019est un ski qui n\u2019est pas à la portée de toutes les bourses.Et il est, de toute façon, complètement inutile pour le skieur moyen.Les skieurs de compétition peuvent être en mesure d\u2019apprécier la différence, le principal avantage du ski monocoque étant de pouvoir conserver une bonne vitesse dans les virages.Autre particularité, le choix du ski Salomon est basé sur un nouveau système, le «Power Reference».Ce système décrit le profil d\u2019énergie du skieur en fonction de son poids, de son niveau et de son agressivité sur la neige.On est donc loin de l\u2019époque où le skieur choisissait une paire de skis uniquement en fonction de sa grandeur.Ce ski n\u2019est toutefois pas disponible partout.Fidèle à sa tradition, Salomon privilégie des détaillants exclusifs.À Trois-Rivières, c\u2019est Brunelle Sports.À La Tuque, Laforge Sports a déjà trouvé preneurs pour les six paires dont la boutique pouvait disposer.Seulement 4000 paires seront en vente au Canada.Une stratégie développée par la compagnie pour créer une demande.Le confort des bottes C\u2019est aussi au Salon du ski que le Montréalais Peter Krantz a présenté sa nouvelle invention, un simulateur qui devrait permettre au skieur de choisir des bottes confortables dans une boutique.Ce simulateur recrée tous les mouvements qu\u2019un skieur est appelé à effectuer sur les pentes.Un appareil qui n\u2019est pas nécessairement prêt à faire son entrée dans les boutiques de la région.«Peu importe le gadget, il est difficile de choisir une paire de bottes convenable en quelques minutes de tests», mentionne Steven Hays de Brunelle Sports.«Le vrai test, c'est en passant huit heures sur les pentes qu\u2019un skieur le subit.Il ne peut y avoir de solution miracle», ajoute Réjean Champagne de Sports Nord-Sud.Fernand Gauthier n\u2019accorde pas de vertu miraculeuse lui non plus à l\u2019invention de Krantz.Selon lui, le meilleur test est encore de se promener plusieurs heures, sur un tapis propre, avec les bottes convoitées dans les pieds.Et encore là, cela n\u2019exclura pas les caprices de certains skieurs.Fernand Gauthier se rappelle notamment de cette dame qui ne pouvait sup- porter une de ses bottes.«Le problème venait tout simplement du fait qu\u2019el le voulait à tout prix conserver la petite chaîne, autour de sa cheville, pour skier», se rappelle-t-il.Surf des neiges La planche à neige, qu\u2019on appelle aussi le «surf des neiges» dans le monde du ski, devrait continuer à faire des ravages encore cet hiver.Les adeptes de ce type de skis commencent d\u2019ailleurs à être un peu mieux acceptés dans les stations de ski.On estime en effet que près de la moitié des nouveaux adeptes du ski alpin débutent par le «surf».Dans la région, la station Vallée du Parc leur réserve une pente spéciale.La sécurité demeure toutefois un point important.Ainsi, cette année, on exigeait de connaître, lors de l\u2019achat du billet de saison, si un skieur était un adepte de la planche.Et, s\u2019il n\u2019a pas d\u2019expérience dans le domaine, on lui signalait qu\u2019il devrait obligatoirement suivre un cours.Du ski à la carte l.a plus grande innovation de l\u2019année demeure cependant le nouveau style de tarification adopté par le Mont Sainte-Anne.À l\u2019heure d\u2019un contexte économique difficile, c\u2019est une façon originale de regagner la ferveur des skieurs.Avec Skidata, un système importé d\u2019Europe, les skieurs pourront choisir le billet à points ou le billet de trois heures.C\u2019est un principe qui révolutionne le système habituel des billets de demi-journée ou de journée dont le prix effrayait bon nombre de skieurs occasionnels.Un principe toutefois qui ne serait pas près de voir le jour dans les petites stations de la région.Comme l\u2019expliquait Michel Lafrenierc de Vallée du Parc, le prix demandé est déjà fort accessible en Mauricie.Et comme les points achetés sont déduits selon le type de remontées et de pentes utilisées par les skieurs, c\u2019est un système qui deviendrait peu logique en région.Et pour ceux qui ont commencé à rêver, la saison de ski devrait débuter dès samedi prochain.À Mont-Carmel du moins.Fernand Gauthier n\u2019a pas l\u2019habitude de se tromper bien souvent.\u2022 LE TAPIS BOUCE SE DEROULE pniffi VOUS! 1000* / COMPTANT PLUS TAXE r / AUCUNE CACHETTE VOITURES NEUVES TANT QU fl YEN AURA Liée dépositaire des produits Ford LE No 1 EN MAURICIE PIECES, LOCATION A LONG TERME BOISCLAIR.C\u2019EST ENCORE MOINS CHER 3035, bout.Royal, T.'R.373-0844 Entre la Kruger et le Rond point CLICHt RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. P2 U NOHvalllsta samedi 10 novembre 1990 «Les animaux, c'est la santé» Roland Paillé Trois-Rivières Les animaux peuvent avoir un effet bénéfique sur les humains.C\u2019est ce que croit dur comme fer Mme Fernande Dufour, de Trois-Rivières.La maison de Mme Dufour est quasiment devenue une succursale de la Société protectrice des animaux, pourrait-on dire à la blague, tant pour le nombre que pour l\u2019amour qu\u2019elle leur donne.En tout, elle en a onze: un chien, cinq chats (dont un vit dehors) et cinq oiseaux (deux pinsons, deux perruches, un serin).Ayant toujours eu des animaux dans son entourage, depuis sa tendre enfance, Mme Dufour croit beaucoup en la zoothérapie.«Les animaux, c\u2019est la santé», affirme-t-elle le plus sérieusement du monde.«Je ne prends jamais de médicaments, enchaîne-t-elle.À cause de leur présence», renchérit-elle pour expliquer son mieux-être.Une fois, Mme Dufour a dû être hospitalisée.Cette absence s\u2019est drôlement fait sentir dans le comportement de ses animaux.«T\u2019appelais à la maison et je parlais à ma chatte au téléphone: elle s\u2019ennuyait, elle ne mangeait pas.J\u2019ai été 15 jours à l\u2019hôpital et j\u2019étais obligée de lui parler au téléphone pour qu'elle mange», raconte Mme Dufour.La présence des animaux est un réconfort pour Mme Dufour.«Quand je vais avoir de la peine, à qui veux-tu que je le dise?Je me confie à mes chats, avoue-t-elle.Je suis sûre que personne ne le sait.» Malgré son amour des animaux, Mme Dufour ne recherche pas les cas parfaits, dits «de race».Peu importent leur provenance et leur passé, elle en prend grand soin.«Ils ont tous un certificat de santé; ils ont tous été vaccinés et opérés: tous mes animaux sont castrés, à part de mes oiseaux.Le contrôle des naissances est là, sauf pour le matou qui est dehors et qui n\u2019est pas castré», note-t-elle.Et tous ces animaux demeurent I dans la maison (sauf un chat).«J'aime avoir des animaux dans la maison», affirme-t-elle.Elle a même tissé des couvertures sur lesquelles ses quadrupèdes se couchent.Comme les animaux prennent beaucoup de place dans la vie de Mme Dufour, elle a fait des aménagements à la maison pour ses chats.«J\u2019ai fait faire une petite table sur le bord de la fenêtre pour que les chats puissent y monter et voir dehors, dit-elle au sujet de ses préférés.Je pense toujours en fonction de mes chats.» Elle affirme même qu\u2019elle les soigne elle-même.«Je vais chez le vétérinaire quand je ne sais pas quoi faire.Mais je les soigne quand ils sont malades, dit-elle fièrement.Mais je ne ferai pas pâtir un animal: si je ne suis pas capable de le guérir, je vais le faire tuer», mentionne-t-elle.Depuis le temps qu\u2019elle a des animaux.Mme Dufour, on s\u2019en doute bien, a une longue liste d\u2019anecdotes.«Une fois, ma soeur arrive ici avec une bébé naissant.On l\u2019a mis dans une «bassinette».Il s\u2019est mis à pleurer.Le père a voulu prendre le bébé mais il n\u2019a jamais pu le faire à cause de ma chatte, «Ti-Jaune».Pour elle, il n\u2019y a que la même qui pouvait prendre le bébé», raconte Mme Dufour.Cette dernière se souvient aussi de la nuit où son beau-père (qu\u2019elle gardait) a fait une crise du coeur.«C'est la chatte qui est venue me réveiller», soutient encore Mme Dufour au sujet de «Ti-Jaune», cette même chatte qui est morte à l\u2019âge de 17 ans.«Elle, elle était spéciale», commente-t-elle.Cinq chats: un passe-temps Mme Lorraine Paquette, de Trois-Rivières-Ouest, est aussi une passionnée des chats: elle en a cinq et les garde en tout temps dans la maison.Tout comme ceux de Mme Dufour, ils sont bien entretenus.Ils sont super propres et, fait non né- gligeable, on ne dénote aucune odeur désagréable dans la maison.Pourquoi avoir cinq chats?«C\u2019est un passe-temps pour nous: on aime ça.C\u2019est intéressant, ils ont chacun leur caractère», relève Mme Paquette qui aime aussi le temps qu\u2019elle consacre à prendre soin de ses cinq chats.Heureusement, elle n\u2019est pas seule puisqu\u2019elle reçoit l\u2019aide de son ami Robert Gélinas et de sa fille Allison.«On aime les brosser, les laver.Quand on les lave, on a plus de mousse que les chats», dit-elle en riant.«Mais ça met beaucoup de vie dans la maison.Ils sont bien affectueux; ils viennent se faire flatter», ajoute-t-elle.Chez Mme Paquette, on retrouve de beaux spécimens.Elle a d\u2019ailleurs une chatte d\u2019Espagne, qui vient d\u2019avoir une portée de cinq chatons.«Elle est très intelligente et ces chattes sont de bonnes mères porteuses», avoue-t-elle.De la portée de Charlotte, ils ont gardé Fannie.Il y a aussi Maurice, un beau gros matou, couleur caramel, affectueux comme dix.Puis il y a Cybel.«Elle avait trois semaines, elle était à la SPCM, elle n'était pas sevrée et refusait de manger.Ils ont essayé mais elle ne mangeait pas», se rappelle Mme Paquette.Mme Paquette alors a obtenu la permission d\u2019amener Cybel chez elle.«J\u2019avais un bébé-chat et il commençait à manger.J\u2019me disais que peut-être en le voyant manger elle ferait de même.Ça faisait dix minutes qu'on était dans la maison et elle avait mangé son Pablum tout d\u2019un coup.Et après, elle a sauté dans la bouffe ordinaire, l\u2019a croquée et l\u2019a mangée», poursuit Mme Paquette qui traduit ce qui a pu se passer dans la tête de Cybel: «J\u2019vais être pas pire ici, j\u2019vais avoir des chums, j'mange et je reste ici», croit Mme Paquette.Cybel a quelque chose de particulier: à chaque patte elle a une demi-patte qui a poussé sur le côté.Il n\u2019est par rare de voir des chats avec six orteils à une patte, mais rarement une demi-patte de deux orteils en surplus à chaque patte.Certains orteils ont même deux griffes.Mme Paquette a déjà eu 17 chats en même temps.«Parce que les femelles avaient accouché à la même époque, précise-t-elle.On les a tous placés», renchérit-elle.Comme Mme Dufour, Mme Paquette croit également à la zoothérapie.«J\u2019aime ça les flatter et je trouve que c\u2019est un relaxant naturel.Ça enlève l\u2019ennui pour ceux qui vivent tout seuls», avise-t-elle.Malgré son expérience avec les chats, Mme Paquette a recours fréquemment aux connaissances des gens de la Société protectrice des animaux.«Ils m\u2019ont donné bien des conseils, comme la première fois qu\u2019une chatte a accouché: ils don nent de bonnes idées et ça ne m\u2019a pas coûté un cent», se réjouit Mme Paquette.* Une maîtrise s en histoire de l'art L\u2019église Roland Paillé Champlain église de Notre-Dame-de-la-Visitation de Champlain a maintenant sa maîtrise en histoire de l\u2019art, pour-rait-on dire.En fait, elle a servi de sujet a la these de Mme Cécile Bcl-ley, qui a fait une présentation sur l\u2019intérêt qu\u2019elle porte à l\u2019église de ( hamplain.Mais qu\u2019est-ce qui a bien pu sus-uter autant d\u2019intérêt, de la part de .ette Montréalaise, pour une église d\u2019une petite municipalité comme r hamplain?Il suffit d\u2019entrer dans l\u2019église et de jeter un regard autour de soi pour avoir une idée de la ré- U* a xs.*11 i | ponse à cette question.Mais la première raison de l\u2019intérêt de Mme Belley pour l\u2019église de Champlain s\u2019appelle François-Édouard Meloche.Ce dernier, peintre-décorateur-architecte, qui vécut de 1855 à 1914, est celui à qui on doit l\u2019oeuvre colossale de décoration murale que constitue l\u2019intérieur de l\u2019église de Champlain: pas moins de 37 peintures murales qui ornent les murs et le plafond de cette pittoresque église plus que centenaire.En onze ans, soit entre 1881 et 1892, Meloche a décoré une quarantaine d\u2019églises.De ce nombre, Mme Belley affirme qu\u2019il en reste environ cinq, dont celle de Champlain qui constitue en soi un véritable musée.Souvent, Meloche était invité à décorer des églises apres qu\u2019on leur eût apporté des rénovations.Ce qui distingue celle de Champlain, que Meloche aurait peinte entre 1881 et 1883, c\u2019est qu\u2019il a décoré une église qui venait tout juste d\u2019être construite: ses peintures sont directement sur le plâtre de l\u2019église.«Parce que Meloche n\u2019y a pas travaillé dans le cadre de travaux de rénovation.L\u2019église de ( hamplain a été conçue pour recevoir un décor de peintures murales», donne à entendre Mme Belley pour expliquer son 1/ Meloche, un maître de l'illusion Champlain (RP) I La qualité la plus frappante de l\u2019oeuvre de François-Édouard Meloche dans l\u2019église Notre-Dame-de-la-Visitation de Champlain est certes la facilité avec laquelle il fait voir des reliefs (sculptés), des apparences de reliefs, alors qu\u2019il n\u2019en est rien: tout est peinture.Mme Cécile Belley, qui a fait sa thèse de maîtrise en histoire de l\u2019art sur Meloche et l\u2019église de Champlain, ne se cache pas pour dire que Meloche excellait dans la maîtrise de ce qu\u2019on appelle le «trompe-l\u2019oeil».En fait, Meloche est passé maître dans l\u2019art de l\u2019illusion.«Le trompe-l\u2019oeil, c\u2019est l\u2019illusion par excellence.Au jourd\u2019hui, c\u2019est la nouvelle mode en France.On imite les papiers peints avec la peinture, le marbre, le faux marbre: c\u2019est la grande vogue», fait savoir Mme Belley.Mme Belley note que c\u2019est dans l\u2019ornementation du travail de décoration de Meloche qu\u2019on retrouve le plus d\u2019exemples trompe-l\u2019oeil.«Par un jeu de couleurs dégradées du clair au foncé, il crée des épaisseurs, des rondeurs, des creux, des volumes, des intérieurs et extérieurs.Cet effet est remarquable sur les méplats et les cannelures des colonnes qui sont entièrement simulés.» Ainsi, on retrouve plein d\u2019exemples dans cette église où l\u2019habilité de la peinture de Meloche nous fait croire à des pièces travaillées, sculptées.Qu\u2019il suffise de regarder les colonnes qui ont l\u2019air d\u2019avoir de véritables rainures alors que ce n\u2019est pas le cas.Toute cette illusion est le fruit du talent de Meloche qui, en jouant avec les couleurs, crée l\u2019effet d\u2019une vraie rainure.Un autre exemple frappant de trompe-l\u2019oeil» est les trois immenses arcs qu\u2019on retrouve au-dessus du maître-autel.On remarque que celui du centre est peint alors que les deux autres sont sculptés.Pourtant, à les regarder, on dirait qu\u2019ils sont identiques (et sculptés).Parmi les autres illusions de Meloche il y a, dans le jubé, un rond, comme un gros beigne.On jurerait qu\u2019il y a un relief, qu\u2019il est bombé et qu\u2019il sort du mur; pourtant, quand on essaie d\u2019y toucher, on réalise qu\u2019on vient à nouveau d\u2019être dupé par une «manigance» hautement artistique de Meloche.Trois sources Pour les décorations iconographiques, Meloche a eu recours à trois sources d\u2019inspiration.La principale est certes la Bible illustrée de Schnorr, un Allemand.'A Champlain, on en retrouve onze.«Onze gravures de la Bible illustrée de Schnorr ont été copiées et interprétées presque en totalité ou en partie», maintient celle qui a fait sa maîtrise à l\u2019Université Concordia.Mme Belley souligne d\u2019ailleurs que les dessins de Schnorr se prêtent bien à un tel travail de reproduction.«En général, Meloche copie un personnage isolé dans une scène et l'agrandit format nature avec un attribut (phylactère, fuseau, plume) susceptible de mieux reconnaître le personnage», explique Mme Belley, Cette dernière note également que Meloche, une fois qu\u2019il avait créé un motif, le réutilisait comme modèle.«Il sera fréquent de retrouver d\u2019une église à l\u2019autre des fi gures provenant du programme iconographique de ( hamplain.Cependant, ces scènes seront transformées par la couleur, les habits des personnages s\u2019harmoniseront avec le nouveau décor comme on peut le voir à l\u2019égli se de Saint Jean-Baptiste de Rouville dans la reproduc tion des prophètes Isaïe et Jérémie», tient-elle à préciser.Au cours de sa longue recherche, Mme Belley a éprouvé d\u2019énormes difficultés à obtenir un exemplaire de la Bible de Schnorr.Finalement, elle en a retracé un exemplaire dans une université de la Californie auquel elle a pu avoir accès.* Notre-Dame-de-la-Visitation de Champlain intérêt pour l\u2019église de Champlain.Si la construction de l\u2019église a coûté à l\u2019époque 18 000 $, la facture pour sa décoration murale s\u2019est élevée à 4 000 $.Les travaux de peinture se sont étendus sur environ trois mois.Il faut dire cependant que Meloche ne travaillait pas seul, puisqu\u2019il disposait d\u2019une équipe.Mais avant de débuter la peinture, proprement dite, Meloche s\u2019était appliqué dans un véritable travail de mathématicien pour calculer l\u2019espace qu\u2019occuperait chaque oeuvre sur les murs de l\u2019église.Meme s\u2019il travaillait à partir d\u2019illustrations qu\u2019il avait repérées ici et là, il lui fallait calculer les dimensions qu\u2019elles auraient une fois rc produites sur les murs de l\u2019église Notre-Dame-de-la-Visitation de ( hamplain.«Les plans étaient faits avant: il avait tous ses modèles.Il avait ses pochoirs («stencils»), il arrivait et collait ça sur les murs», explique Mme Belley.Celle-ci ajoute que Meloche avait conçu son oeuvre à l\u2019église de Champlain en fonction des fenêtres légèrement givrées, telles qu\u2019elles étaient à l\u2019époque.Maintenant on retrouve des vitraux dans ces mêmes fenêtres.«Maintenant, c\u2019est plus sombre, la lecture est un peu plus difficile; c\u2019était calculé pour la lumière du jour.D'ailleurs, la majorité des offices ont lieu le jour», rappelle Mme Belley, qui reconnaît en même temps l\u2019excellence de l\u2019oeu- vre de Meloche.À la fin de son exposé, Mme Belley a présenté à Mgr Denis Clément, curé de Champlain, une copie de sa thèse de maîtrise en histoire de l\u2019art.S\u2019intéressant depuis longtemps à l\u2019oeuvre de Meloche, Mgr Clément se réjouit maintenant de la recherche de Mme Belley et des connaissances qu\u2019elle partage.Si, déjà, on compte passable ment de passants l\u2019été qui visitent l\u2019église de Champlain, il ne faudrait pas être surpris que leur nombre augmente, maintenant que l\u2019église a sa thèse de maîtrise en histoire de l\u2019art.En effet, elles sont plutôt rares à pouvoir sc vanter d\u2019un tel intérêt \u2022 \u2022« 1 samedi 10 novembre 1990 P3 Guy Leblanc, un solitaire qui renoue avec les Trif lu viens L:! té IV'W Ginette Gagnon Trois-Rivières Le nouveau maire de Trois-Riwères a beaucoup appris durant la campagne électorale.Il est descendu dans la rue, près des gens, au milieu des foules, ce qu\u2019il n'a pas fait souvent dans sa vie protes-sionnelle.Guy Leblanc est fidèle à l\u2019image caricaturale qu\u2019on se fait du notaire de province qui a réussi: un homme conservateur, discret, mesuré.Dans le cadre d'un entretien privé, l\u2019homme se révèle sympathique mais sa réserve, sa démarche altière et ses complets marine sévères le font paraître distant.11 le reconnaît lui-même, il est plutôt du genre solitaire, peu porté sur les 5 à 7, les éclats de voix et les familiarités.C\u2019est un solitaire qui fuyait les mondanités et qui vivait un peu coupé du monde: «Je suis plus un homme de dossier qu\u2019un champion de la sociabilité», avoue-t-il.La campagne qu\u2019il vient de vivre lui a redonné contact avec les Trifluviens et lui ouvre de nouveaux horizons.Guy Lebanc a des racines trifluviennes dont il est fier.11 est né et a fait ses premiers pas rue Royale, là où il habite toujours d\u2019ailleurs.La maison familiale et l\u2019étude de son père portaient à l\u2019époque le numéro civique 950.La maison n\u2019existe plus.Elle a été remplacée par la tour de la Place du Centre où vit le nouveau maire.Au 16e étage.Dans un appartement douillet et feutré, rempli de plantes, où il nous a reçu pour cette entrevue.Son enfance?Heureuse et chouchoutée, entourée de trois soeurs.Le jeune Guy n\u2019a pas été élevé dans la turbulence et il n\u2019a pas appris à se batailler avec des frères.Très tôt, il a manifesté des dispositions pour l\u2019indépendance, la solitude, la lecture.Tout jeune, dit-il, il était déjà un rat de bibliothèque.Le nouveau maire lit énormément et sa bibliothèque surchargée en témoigne.Sa compagne, Nicole, raconte que lorsqu\u2019ils partent en voyage, le notaire apporte toujours une valise de surplus.remplie de livres! En vacances, il lit un livre par jour.Quand ils vont passer trois semaines au soleil, les douaniers ont les yeux ronds.Guy Leblanc a fait le parcours du parfait Trifluvien de bonne famille.Le Jardin de l\u2019Enfance avec costume de matelot et boutons dorés, le Séminaire de Trois-Rivières, les camps de vacances, même aux États-Unis pour y apprendre l\u2019anglais.L\u2019album de famille affiche une belle et grande photo du jeune Guy, 12 ans, avec Maurice Duplessis sur les terrains de l\u2019exposition, quelques mois avant la disparition de l\u2019ancien premier ministre.Les photos de famille nous apprennent aussi qu\u2019en dépit de tous les doutes.le nouveau maire a déjà eu des cheveux! Guy Leblanc n\u2019était pas le premier de sa classe mais il a toujours aimé l\u2019étude, aimé apprendre, sauf les mathématiques qui lui ont donné bien du souci au temps du Séminaire de Trois-Rivières.C\u2019est d\u2019ailleurs de cette institution qu\u2019il tire les meilleurs souvenirs de sa vie d\u2019étudiant: «Le Séminaire, ça a été mes plus belles années.Nous avions de bons professeurs et on y recevait instruction et éducation.C\u2019est le Séminaire qui m\u2019a formé.Ça a été pour moi une école de vie.» Et puis, le jeune homme a quitté Trois-Rivières pour Sherbrooke le temps d\u2019y faire ses études de droit et d\u2019y passer aussi une licence en histoire.Il a hesùe un temps entre les deux disciplines mais a choisi le notariat.Comme son père.Le nouveau maire, qu'on a peine à imaginer un peu plus relâché avoue que les années universitaires, après la discipline rigoureuse du Séminaire, l\u2019ont vu vivre différemment.Cheveux longs, moustache, moto, horaires irréguliers.A Sherbrooke, il courait les cinémas et rattrapait le temps perdu en etudiant la nuit.I ors-qu\u2019il est revenu à Trois Rivières pour travailler à l\u2019étude de son père, il a vendu la moto, v\u2019est coupé les cheveux et s\u2019est remis au réveille-matin.Encore aujourd'hui, il est debout à l\u2019aube, avale un pamplemousse ou un morceau d'ananas frais, enfourche sa bicyclette stationnaire et y lit 1 e Nouvelliste! 11 se rend ensuite à pied à son bureau près de l\u2019hôtel de ville.À compter de lundi, il se rendra à pied à son bureau de l'hôtel de ville.M.Leblanc soutient qu\u2019il a toujours travaillé de 60 à 70 heures par semaine au bureau, à la ville, à la Cé-dic, à la Caisse populaire de Trois-Rivières et que cela explique peut-être pourquoi il a mené une vie sociale moins active.Le fait d\u2019avoir pratiqué la profession de notaire lui apparaît comme un atout pour ses nouvelles fonctions politiques: «J\u2019ai été habitué à préparer des contrats et donc à prévoir les conséquences possibles de chaque action.C\u2019est une déformation professionnelle.» Le nouveau maire se défend bien d\u2019avoir eu la partie facile en marchant sur les traces de son père, Léo: «Ma famille m\u2019a donné beaucoup mais j\u2019ai l\u2019impression d'avoir travaillé très fort et d'avoir été très chanceux.Les clients du bureau ne venaient pas me voir, moi.Ils venaient pour mon père.C\u2019est moi qui ai bâti ma clien télé.Ce que j\u2019ai, je ne l\u2019ai pas volé.Je sais ce qu\u2019est l'effort et la misère.» Le notaire Leblanc a aussi tâté du milieu des affaires tout en pratiquant le notariat.Il a été notamment un actionnaire de CICB-FM et du Cosmos 2(XX).Il possède toujours quelques titres à la Bourse.Il n\u2019a pas mal réussi.Sa BMW est là pour le prouver.Guy Leblanc trouve injustifiées les critiques qui le pointent comme un homme peu soucieux de l\u2019environnement.C\u2019est un mordu de la bicyclette, du canot, un champion de natation, un ancien instructeur de plongée sous-marine.Plus jeune il a donné des cours de ski.11 a été gardien de plage à l\u2019île Saint-Quentin: «Je suis un maire sensible à la qualité de vie.Je me suis battu pour la sauvegarde du Radisson.Je crois à l'îlc Saint-Quentin et je crois que la ville devrait planter plus d\u2019arbres.» M.Leblanc a voyagé beaucoup.Il a fait notam ment la Chine et l\u2019Italie en vélo.Il est allé en Europe, aux îles Galapagos, en Californie, dans le Sud.Il adore les voyages parce qu\u2019ils sont encore là pour lui une source de connaissances nouvelles.L\u2019ouverture sur le monde, croit-il, est indéniablement un atout pour la fonction de maire.Guy Leblanc se décrit comme un homme exigeant.Pour lui et pour les autres.11 faudra, a-t-il dit, que chaque employé municipal donne le maximum de lui-même.Il n\u2019entend pas être complaisant envers qui que ce soit.Le pouvoir, dit-il toujours, n\u2019est pas pour lui un objectif mais un moyen de réaliser des choses.Et le nouveau maire veut réaliser beaucoup de choses.Rapidement.Il n\u2019entend pas s\u2019éterniser à la mairie.Gilles Beaudoin a déjà dit cela lui aussi.Il a fait 20 ans.* Maintenant qu'il se retrouve de l'autre côté de la clôture Me André Bureau doit se présenter «devant» le CRTC Roland Paillé Trois-Rivières Ex-président du Conseil de la radiodiffusion et de la télévision canadienne, le Trifluvien André Bureau se retrouve maintenant de l\u2019autre côté de la clôture.En effet, contrairement à l\u2019époque où il dirigeait l\u2019organisme gouvernemental qui rend des décisions à des entreprises relevant de sa compétence, Me Bureau doit maintenant intervenir auprès du CRTC aux profits de l\u2019entreprise qu\u2019il représente.Depuis un an et demi (deux ans au mois de février) que Me Bureau a quitté la présidence du CRTC, il occupe maintenant deux fonctions: d\u2019abord président et chef de la direction chez Astral Belle-vue Communication, qui détient quatre licences: Super Écran, Canal Famille, First Choice et Family Channel (à SOVo).«On est aussi en demande pour un service de télévision à la carte qui va être entendu au CRTC dans la semaine de 25 novembre.Si on l\u2019obtient, on va pouvoir offrir un service, d\u2019abord en anglais, dans l\u2019est du pays, de télévision à la carte, c\u2019est à dire que les gens paient pour ce qu\u2019ils veulent voir.Aussi, je vois à l\u2019expansion d\u2019Astral en Europe en particulier», décrit celui qui était avocat pour Le Nouvelliste lorsqu'il a quitté Trois-Rivières en 1968.Me Bureau précise qu\u2019Astral est aussi partenaire dans un canal Enfant en France.«On fait le financement d\u2019émissions de télévision et de films en Europe avec des partenaires allemands, français, anglais», enchaîne Mc Bureau.Son autre fonction en est une d\u2019avocat conseil chez Hecnan Blaikie.«Je m\u2019occupe de dossiers en télécommunication et en câblodistribution.» Lorsqu\u2019on lui demande comment il réagit au fait de se retrouver de l'autre côté de la clôture, Mc Bureau rappelle qu\u2019il avait déjà connu ça avant d\u2019être président du CRTC.Il est d\u2019avis cependant que cette situation ne l\u2019avantage pas et qu\u2019elle l\u2019amène, au contraire, à se surpasser dans les dossiers qu\u2019il est appelé à défendre.«Je ne suis donc pas surpris, sauf qu\u2019étant donnée que j\u2019ai été au conseil pendant cinq ans et que j\u2019ai participé à un certain nombre de décisions, évidemment que le fait de retourner devant le conseil c\u2019est plus délicat pour moi que ça pourrait l\u2019être pour quelqu'un qui n\u2019a jamais été devant le conseil.Je ne m\u2019attends pas à ce qu'ils me fassent de faveurs, au contraire.J'ai l\u2019impression que pour montrer qu\u2019il ne reste justement pas de relations privilégiées, ils vont être plus exigents pour moi qu\u2019ils ne le seraient pour d'autres.Alors, il faut que je me prépare mieux; il faut que j\u2019arrive à les convaincre mieux», croit M.Bureau.CRTC vs Astral Pendant le mandat de M.Bureau à la tête du CRTC, cet organisme a eu à rendre des décisions qui touchaient Astral Bellevue Communication.«Je ne pense pas qu\u2019on ait jamais dit non à Astral, mais on a certainement imposé des conditions à Astral que cette entreprise n\u2019aimait pas», reconnaît M.Bureau qui ajoute qu\u2019il ne redébat pas maintenant, pour le compte d\u2019Astral, ces décisions qui n\u2019avaient pas plu à son nouvel employeur.«C\u2019est la dernière chose que je ferais parce que j\u2019y croyais dans le temps à ces décisions-là et que j\u2019y crois encore: j\u2019ai à vivre avec ces décisions-là.Et je trouve que c\u2019était d\u2019excellentes décisions», affirme-t-il dans un éclat de rire.M.Bureau note cependant qu\u2019il ne croit pas que ces décisions doivent être revues pour l\u2019instant.«C\u2019est un format, une structure qui a été établie, et qui, au fait, a sauvé la télé payante dans ce temps là: on a imposé des restrictions, des condi lions, des limites à certaines activités et qui Me André Bureau sont toujours justifiées, je pense, dans la majorité des cas.Alors, je ne vois pas qu'il y ait de difficultés.D'ailleurs, je ne serais pas allé là (chez Astral) si j'avais imaginé que je me serais retrouvé dans une position où j'aurais eu à demander au conseil de changer ces décisions», soutient celui qui n\u2019a pas coupé ses liens avec la région tri-fluvienne puisqu\u2019il y a encore de la famille ainsi qu\u2019un chalet.Télé par câble et TPS D\u2019après M.Bureau, le domaine de la télé par câble sera l\u2019un des rares qui ne sera pas affecté par la TPS, au contraire.«Les tarifs de câble étaient déjà sujets à une taxe de 11%.Comme la TPS est moins élevée que ça, c'est peut-être l\u2019un des rares domaines qui ne sera pas affecté négativement par la TPS», souligne le président d\u2019Astral Bellevue Communication.«Ça va se traduire pas une réduction de prix», précise-t-il.Cette baisse du coût ne devrait pas signifier automatiquement un élargissement du marché, pen.e M.Bureau.«C\u2019est possible, mais ça ne viendra pas de ça, mais plutôt d'un meilleur produit», mcntionnc-t-il \u2022 Alphonse Maillette champion du Québec au jeu de dames A 76 ans, il épate la galerie Michel Cloutier Shawinigan Dans un silence étonnant, il fait avancer le dernier pion du bout de ses longs doigts.Puis le pion recule et prend soudainement des allures d\u2019attaque à faire crisper l\u2019adversaire.C\u2019est gagné! Alphonse Maillette, en rusé qu\u2019il est encore pour ses 76 ans, surpasse l\u2019opposant et c\u2019est la victoire une fois de plus.Les yeux écarquillés, les amateurs s\u2019en épatent et Alphonse, qui a le triomphe modeste, pousse un éclat de rire ironique bien à lui.C\u2019était au local de l\u2019ACROS de Shawinigan, ce rendez-vous des retraités de la ville, alors que le nouveau champion de tout le Québec au jeu de dames était à l\u2019oeuvre au tournoi local de la semaine.«Etes-vous aussi rusé dans la vie que sur ce damier?», a demandé le représentant du Nouvelliste au Madelinois.«Ah! vous savez, je suis un gars ben Iran quille!», s\u2019exclame-t-il, en pouffant, amusé par la question.Récemment, l\u2019étonnant Alphonse Maillette décrochait le championnat du Québec aux dames, déroulé à Drummondville, devant les huit finalistes venus de tous les coins de la province.Réparti sur sept samedis, le tournoi a été sans mystère pour Alphonse qui, en raflant les honneurs avec 12 points, a été le seul à ne perdre aucune partie.«C\u2019est mon passe-temps favori, les dames», dit-il, en se rappelant son intrépide jeunesse passée à Grand-Mère dans la fièvre de ce jeu modeste et les amis du temps: Adam Lemay, Adam Grenier et Albert Le-may.Cette passion, apprise de son père Joseph, est devenue son désennui favori en ces longues heures de retraite.Une quinzaine d\u2019amateurs font comme lui en se mesurant à chaque mercredi de tournoi.Quelle fascinante concentration à 76 ans: Alphonse Maillette est rusé comme un renard, étant champion du Québec au «jeu de dames».«Pour réussir à gagner, il faut deviner, se concentrer et jouer la position du centre: c\u2019est la meilleure avec celle sur les côtés», d\u2019expliquer Alphonse au moment de jouer contre un adversaire assez redoutable, Gérard Tremblay de Saint-Élie, aspirant au titre provincial.Ce dernier s\u2019est d\u2019ailleurs classé deuxième au Québec, ex aequo avec un amateur de Sherbrooke.Dans cette ambiance, M.Victor Juneau, président-fondateur de l\u2019ACROS, ne manque pas d\u2019afficher sa fierté car les meilleurs joueurs du Québec originent de la Mauricie, note-t-il. K\u2014 P4 Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 10 novembre 1990 Arts et spectacles Denis Bouchard n'est pas un marginal w .S » Sherbrooke (PC) Denis Bouchard n\u2019est assurément pas un marginal, sauf dans l\u2019approche qui, depuis douze ans qu\u2019il écrit pour le théâtre, l\u2019amène à privilégier la création et, dans 90 pour cent des cas, à ne travailler qu\u2019à ses propres projets.Son défi est celui de la page blanche, le processus qui fait en sorte qu\u2019à partir de rien, sinon la petite «disquette» qui lui tient lieu de cerveau, (ainsi qu\u2019il l\u2019appelle lui-même), il arrive à créer de toutes pièces quelque chose qui lui ressemble.Les hasards du parcours peuvent surprendre parfois, comme ce REDECOUVREZ LE GOUT MARC MESSIER MARCEL GAUTHIER MICHEL COTE FRANCINE RUEL LOUIS SAIA MARC MESSIER MARCEL GAUTHIER MICHEL COTE 0^ A V* Z»* \\ I ri?oo 18»>on tourner ne %p+ciaci* i ih(X) ^ ?ihon Omanch»\t13hOO a ZI «00 four'*** (V t*f 'V fut le cas du personnage de Lulu dans la série «Lance et compte».Mais c\u2019est un heureux hasard, tant par le succès obtenu auprès dq public que par le bonheur et les grandes joies qu\u2019il lui a procurés professionnellement, Denis et sa «gang» Mais, habituellement, Denis Bouchard est associé de près à chacun des projets auxquels il participe, que ce soit par exemple «Les Fridolinades 11» de Gratien Gélinas qu\u2019il a contribué à recréer à la demande d\u2019André Brassard, «La déprime», la création collective qu\u2019il signait en 1981 avec Raymond Le-gault et Rémy Girard, ou le téléfilm de Marcel Beaulieu «Un autre homme» présenté cette année au petit écran, et auquel il a apporté sa contribution.Sa «gang» n\u2019est jamais bien loin de ses entreprises.Les Leboeuf, Girard, Chouinard, Champagne, Ro-bitaille, Melançon, autant d\u2019artistes et créateurs avec la complicité desquels il arrive à développer des oeuvres originales et uniques.C\u2019est d\u2019ailleurs le cas du film «Rafales», un projet auquel il a travaillé avec Marcel Leboeuf et André Melançon depuis cinq ou six ans et qui a constitué pour Denis Bouchard sa toute première expérience d\u2019écriture au cinéma.«Nous souhaitions pousser plus avant le travail qui nous avait tous trois réunis à la Ligue nationale d\u2019improvisation avec l\u2019équipe des Noirs.Nous voulions offrir un produit intelligent, pas juste un thriller parce que nous avions des choses à dire.Et je constate aujourd'hui, lorsque je regarde «Rafales», que c\u2019est exactement cela que nous voulions atteindre.Le projet aurait pu nous glisser des mains mais ça n'est pas arrivé.J'en suis extrêmement satisfait.» La complicité surtout Mais le comédien et auteur reconnaît que, outre le talent des trois protagonistes, l\u2019entreprise re- posait essentiellement sur la complicité qui les lie.«C'est elle qui fait que la confian ce perdure, au-delà des divergences de vues.Mais elle s'est taillée au fil des ans et même si le travail en collectif est extrêmement laborieux, il est aussi très fascinant.» Et particulièrement gratifiant! L\u2019accueil reçu par «Rafales» au Festival des films du monde de Montréal l\u2019a comblé au plus haut point.«Je ne m'attendais à rien, à au cun prix.Le fait que Marcel ait mé rité le prix d'interprétation mascu line pour sa performance exception nelle dépassait tout ce que je pouvais espérer.Car, ma plus grande crainte dans le fait de participer à pareil événement, c'est que notre film soit noyé dans la masse.«Mais l'accueil particulièrement chaleureux réservé aux deux films québécois francophones m'a permis de constater que désormais, le public québécois est très fier de son cinéma.C\u2019est comme si l\u2019on avait senti un grand courant de réconciliation du public avec son cinéma.Mais on a raison d'être fiers.Car si un pays de six millions d'habitants comme le Québec arrive à créer un ou deux bons films par année, c'est là une moyenne qui est tout à fait comparable à n'importe quel pays du monde.» Toujours plus loin Cette première expérience de scénarisation a à ce point emballé Denis Bouchard qu\u2019il souhaiterait la renouveler, mais dans deux ans, puisque cet automne, il s\u2019applique avec quelques membres de sa «gang» à compléter l\u2019écriture d\u2019une pièce de théâtre intitulée «La farce de l\u2019âge» que le groupe compte promener ensuite en province.C\u2019est d\u2019ailleurs sur sa terre de 75 acres boisées, à North Hatley, où il tente de passer le plus clair de son temps, qu\u2019il en complétera la rédaction avant d\u2019en entreprendre la production au début de l\u2019année prochaine.» LES PARFAITS SALAUDS Groupe rock Coût 8$ LE CENTRE DE LA CULTURE DE GRAND-MÈRE 15, 6e AVENUE, GRAND MÈRE PRÉSENTE 10 NOVEMBRE À 20h30 LES 15-16 NOVEMBRE ^(J JIM CORCORAN Un autre événement 'Auteur compositeur de l'année\" PIIÏTI LWiîicra^coût 20$ (sièges 0 I ^ 1990 réservés) De Paule Doyon, spectacle bénéfice au profit du Centre de la culture de Grand Mère Souper théâtre À LA DEMANDE GENERALE \u201cBURNOUT\" EN RAPPEL VENDREDI 23 NOVEMBRE 18h30 SOUPER THÉÂTRE COÛT: 275°* 25 NOVEMBRE 10h30 Rendez-vous Musical avec DOROTHÉE VALLÉE Spectacle d'art lyrique Coût: 14$ adultes; 10$ enfants 9 DÉCEMBRE À 20h Récital Beethoven avec SOPHIE ROLLAND MARC-ANDRÉ HAMELIN Coût: 22$ Violoncelliste de réputation internationale pianiste de réputation internationale Pnur ritomHonê (819) 538-1716 un vcntp maintenant à la Libratno Mmtneu tfa Gtaml M«re, * la Ubrat'f« Sanvaoean rta Sliammtqan et \u2022 a» Cantm de la Cultur* Ce»»* «Ufftod MuUtttn ChewMgan\tMA6TCB CARD HEURES D'OOVtBTURt DO OflCHfT:\t^ samedi 10 novembit 1990 P5 Le ton monte entre Michel Lozeau et Lulu.Isabelle Légaré Trois-Rivières Une heure trente d\u2019intrigue avant de connaître le dénouement de l\u2019accusation portée contre le journaliste du Matin et nouveau chroniqueur sportif radiophonique, Lucien Boivin.Pauvre Lulu, il accepte d\u2019entraîner l\u2019équipe pee-wee de sa tranquille banlieue, et voilà qu\u2019on l\u2019accuse d\u2019agression sexuelle sur un de ses jeunes joueurs.Coupable ou non coupable?Denis Bouchard, l\u2019interprète, se demande plutôt si le journaliste n\u2019est pas qu\u2019une malheureuse victime.Les téléspectateurs pourront juger par eux-mêmes, ce mercredi 14 novembre, à 19 h 30, sur le réseau TVA.Lucien, qui fait preuve de zèle journalistique (de po-tineur?) pour rapporter la vie privée des joueurs de hockey, voit maintenant sa vie familiale et professionnelle complètement bouleversée.À Trois-Rivières, cet été, pour la présentation officielle de la télésérie, le comédien expliquait que Lulu n\u2019a pas véritablement changé depuis deux ans.«Ce sont les rapports émotifs qu\u2019il établit avec les autres qui sont plus importants.On lui donne plus de Deuxième téléfilm Lance et Compte «Le crime de Lulu» sur la place .' \", ¦ .¦a Les journalistes assaillent leur confrère Lulu.temps pour le faire aussi», a-t-il alors précisé.Une heure trente consacrée uniquement à son personnage, est beaucoup mieux, en effet, que des ap- paritions \u2014 régulières soit \u2014 dans les trois téléseries de Lance et Compte diffusées antérieurement.Si Denis Bouchard dit vrai lorsqu\u2019il affirme se donner à Pénible rencontre entre Daniel I.o/eau et Lulu.tond dans un rôle, quel qu\u2019il soit, comme s\u2019il le jouait pour la dernière fois, on peut s'attendre à voit de l\u2019action, de l\u2019émotion.et ses cheveux en brous saille.Cotes d'écoutes Plus de 1 750 OCX) personnes ont regardé le premiet téléfilm intitulé «Tous pour un», mettant en vedette Marc Gagnon (Marc messier), devenu entraîneur des Draveurs de Trois Rivières.Pour «Le crime de Lulu», on ne vise rien de moins que cette statistique et même plus.Et puisque l\u2019épisode est diffuse en pe riode de sondage de marché, il sera possible de con naître, en décembre cependant, le nombre d\u2019audi leurs pour la Mauricie seulement.Au réseau TVA, on répète avec fierté comment la série des Communications Claude Héroux, gagnée difficilement auprès de la Société de Radio-Canada, constitue un véhicule télévisuel performant.«Lance et ( ompte» est une émission à grand succès, surtout auprès des jeunes, rappelle Mme Marie Collin, rela tionniste à TVA, C\u2019est un atout très important pour nous, il a un effet d'entrainement, c'est évident, sur le reste de notre programmation.»* Richard Martin, un réalisateur qui nage en plein bonheur et Montréal (PC) Richard Martin aime raconter des histoires en les mettant en images.Et c\u2019est préci- sèment ce qu\u2019il s\u2019applique à faire depuis le 22 mai alors qu\u2019il a donné le premier tour de manivelle à la série des six téléfilms de «Lance Compte», ce qui explique Tétat eu phorique dans lequel il se trouve.Le 28 juillet, cinquante jours de tournage plus tard, les bobines de trois téléfilms et demi étaient déjà en boîte.Le 27 août, après un mois de relâche, il se rendait en Suisse pour y compléter le téléfilm «Envers et contre tous» consacré à Linda Hébert (Sylvie Bourque) et entreprendre le tournage de «Le moment de vérité», mettant en vedette Yan Ponton (Jacques Mercier).Le déroulement du tournage de la première moitié des téléfilms le satisfait grandement.«Ça n\u2019a pas été de tout repos, bien sûr, mais avec la complicité d\u2019acteurs généreux et d\u2019une équipe technique bien rodée, ce premier stade a été bien l\u2019fun», constate le réalisateur.Un an plus tard Le public québécois a accueilli avec énormément d\u2019enthousiasme les trois séries produites par Claude Héroux.Mais restera-t-il fidèle à la bande de Pierre Lambert dont le retour au petit écran a été retardé à la suite du litige qui opposait le producteur à Radio-Canada?Richard Martin fait preuve de prudence ou plutôt d\u2019humilité.«Je ne peux qu'espérer que les téléspectateurs, en entendant le 'Go.go-.go\u2019 du thème musical de l'émission resteront cloués à leurs chaises, comme ce fut le cas pendant trois saisons.» Puisque les six téléfilms de 90 minutes sont autonomes, c\u2019est-à-dire sans liens dramatiques entre eux, Richard Martin espère que Télé-Métropole contribuera à assurer la fidélité du public en les diffusant à court intervalle.La troisième série de «Lance et compte» a officiellement quitté l\u2019antenne le 30 mars 1989.Les téléfilms, qui devaient être tournés dès le printemps de la même année, seront donc diffusés un an plus tard que prévu.Ce retard a entraîné des difficultés de planification, «d'abord au niveau des comédiens qui ont besoin de gagner leur vie et qui ont, entre-temps, accepté d'autres engagements», souligne Richard Martin.Au moment de la préproduction des téléfilms, Cari Marotte, par exemple, tournait en Tchécoslovaquie.«Les producteurs ont donc dû composer avec ses disponibilités.Le téléfilm qui lui est consacré sera d'ailleurs tourné en toute fin de production.Et ce fut la même gymnastique dans le cas de Marc Messier, qui fait des tournées avec «Broue» et Sylvie Bourque, qui travaillait alors en Europe», précise le réalisateur.En fait, Roch Voisine est le seul comédien de la série à ne pas être rentré au bercail.Les scénaristes se sont donc mis au boulot pour créer le personnage qui comblerait vide laissé par «l\u2019échange» de Dan ny Ross.«L\u2019histoire du téléfilm qui devait être consacré à son personnage a été complètement changée.Le nouveau personnage de Jim Du-chêne (Patrice Bissonnette) n\u2019a rien à voir avec Danny Ross», tranche Richard Martin, tout en reconnaissant que Roch Voisine aurait lui aussi personnifié un joueur de hockey attiré par la chanson.le Les jeunes On a souvent souligné le fait que les séries «Lance et Compte» ont été de merveilleux tremplins pour une foule de jeunes artistes méconnus ou encore au tout début de leur carrière.Richard Martin en convient avec plaisir.«C\u2019est agréable de constater que des jeunes comédiens, qui ont fait leurs débuts dans la série, ont beaucoup travaillé par la suite.» La tradition devrait se poursuivre avec les téléfilms, tous les jeunes artistes qui ont été choisis dans des premiers rôles ou des rôles secondaires l\u2019ayant été avec soin.Il est évidemment plus difficile pour un réalisateur de travailler avec des jeunes qui n\u2019ont pas l'expérience du cinéma.«Ils nous arrivent avec tout leur enthousiasme, leur spontanéité et veulent aussitôt se \u2018garrocher' dans le feu de l'action, alors qu'il faut garder sa place sur le plateau, faire attention aux éclairages, ne pas trop projeter à cause de la proximité des micros.Bref, ils doivent découvrir tout l\u2019aspect technique et se concentrer sur leur personnage puisqu'on ne tourne pas les séquences dans un ordre chronologi que.Il faut donc porter une atten tion plus particulière aux jeunes acteurs, mais, dans le cas présent, ça n'a présenté aucune difficulté.» \u2022 JALBERT Mercredi 14 novembre à 20h30 Billets 18$ 20$.22$ \u2022 frais de service 1$ Information et réservation 380 9797 Bdlettene MLl\u20ac\tLundi au samedi 1 thOO a ighOO J.-4MTOMIO- Journée de spectacle HhOOa?lhOO TBOWOM\t____£00.P\u2019*00 niîTO-iPiem DU ST-LAURENT À L\u2019ARCTIQUE Le Québec MARC POIREL SAMEDI 10 NOVEMBRE I8h-20h30 H ® GRANDS SAISON 90-91 A NE PAS MANQUER MLL\u20ac J.-dUTONIO-THOMPSON Si MOOIKOOMS J SALLE J.-ANTONIO THOMPSON Réservations 374 rue Des Forges Trois-Rivières téléphoniques: 380-9797 Guichets ouverts du lundi au samedi de llh o I8h SPECTACLE iHHUMOURi Kde L'ANNÉE Samedi 17 novembre 20h30\t24 S (frais de service en sus 1 $ par billet) \u2022 i*» GAGNANTS (frais de service en sus.1$ par billet) Jeudi, 22 novembre \u2014 20h30 20S Bêtes rte mise en scène de Louis Saia ^ DIS0UI D'HUMOUR DE L\u2019ANNÉE t MISE EN SCÈNE DE L\u2019ANNÉE £ MIL6 .MMTOMIO- THOMPTON 5s: zeseuas-,-NovcMBRf^i f j0 lundi au samedi\tllh à 18h\tH\t1 % 4 4 /i Journée de spectacle llh a ilV \u2014 '' ?Un thriller qui deviendra probablement un classique \".- John GrifTin , THE GAZETTE KEVIN BACON KIEFER SUTHEI L4GNE-S-IN-TE-R-D-I-TE-S - VIHIOM «AHÇAIt» W FLATLINERS Une seule ligne ne peut être franchie.rryijuanurs- rtfBPWEKIfFAHer JOELSOUttOP TLATJCtS' irrmciTiniin HiAOnfiflTs Kn/llRAfft P jîj:Vth; a; » \u2022» ' ri; « ;\t'¦ v\" ^_____________m stwk les mardis à 3,50S\tfleur délits .\t| CAARIFOU» THOIS RIVIÈRES 0 JT5 3Î7T 2a et dernière semaine 1- Samedi 19h.21h30 Dimanche 14h 16h30.19h et 21 h30 Les livres «Nous sommes éternels»: le roman de la rentrée \\ndre Gaudreault Pierrette Fleutiaux a mis quatre ans de travail à fignoler son dernier roman, «Nous sommes eternels».Trois ans d'ecri-ture et un an de rabotage, confie-t-elle à Claire Desarrieux, du journal Liberation.Un immense roman, tout en introspection et qui s\u2019étend sur pas moins que 822 pages, sans que l\u2019intérêt ne fléchisse un instant.On peut parler ici d\u2019un tour de force.Bloquée un moment par l'influence du nous eau roman «trop parfait» à son gré, Pierrette Fleutiaux a décidé d'ouvrir les vannes de son imagination.Une imagination débordante qui lui avait fait aborder un moment la littérature fantastique.S\u2019il n\u2019y a pas de fantastique ici, à proprement parler, nous ne sommes pas moins à la frontière du surréel dans ce gros roman qui raconte l\u2019histoire d\u2019un amour incestueux (?) entre une jeune fille adolescente et son frère cadet.Mais ce roman est bien davantage que cela.C\u2019est aussi l\u2019histoire tragique de toute la famille Helleur, qui habite une petite ville du sud de la France, pas autrement nommée que par la lettre G.Estelle, l\u2019héroïne, voit la naissance de son frère, Dan, comme sa propre venue au monde.C'est lui qui va la nommer, qui va faire qu\u2019elle existe.Elle l\u2019aime déjà avant qu\u2019il ne soit là.Elle ne garde d\u2019ailleurs aucun souvenir de «l\u2019avant Dan».Autour des enfants vont graviter le père avocat modeste, secret, et en même temps amoureux de ses enfants.Nicole, la mère, qui ne rêve que de danse et qui se réfugie chaque jour dans le «garage bleu» pour s\u2019exercer sur la musique du Boléro de Ravel.La mystérieuse Tiresia, ex-pianiste de concert, toute vêtue de noir et qui se promène dans la maison comme un fantôme.Le bon docteur Minor, ami de la famille, et qui soigne les cauchemars de Nicole.Et enfin, Adrien, le fils du voisin, qui deviendra l\u2019ami-ennemi des deux enfants mais qui leur restera secou-rable jusqu\u2019au bout.Sans oublier Alwyn, la maître de danse de New York.Entourés de la famille dont on sent qu\u2019elle cache quelques grands Cil NM I H II II lltl \\ \\Ol S SOMMI S 1 II KM I* //// «Nous sommes éternels».Roman de Pierrette Fleutiaux.the/ Galli mard.822 pages.secrets, les enfants vont commencer à s\u2019aimer très jeune.Dan transportant régulièrement son matelas dans la chambre de sa soeur.Ces deux enfants s\u2019aiment charnellement, mais aussi spirituellement si l\u2019on peut dire.11 vibrent aux mêmes choses, à la nature en général et à la terre en particulier.«La terre nous attire», dira Dan.En fait, c\u2019est une lutte pour la pureté et l\u2019éternité de leur amour que vont mener Dan et Estelle.Une lutte contre la mort, pour tout dire.La mort qui est au coeur de l\u2019ouvrage.Mais cela ne sera pas sans brisure ni déchirement.Alors que des cousins d\u2019un Canada sont en visite, ils seront momentanément séparés et au moment où ils se croisent.Dan saisit sa soeur dans ses bras, le membre raide, et lance: «C\u2019est physique».Première grande déchirure pour Estelle qui sera longue à s\u2019en remettre.Peu après les enfants sont séparés, Dan partant pour New York, étudier la danse, et Estelle épousant un certain Yves et quittant pour Paris.Estelle reçoit une lettre de son père (et des sous) l\u2019invitant à se rendre à New York voir un peu ce que Dan y fait.Elle y passera six mois, retrouvant enfin son frère aimé.Mais la visite de son mari.Joseph Rouleau chante \u2014V^'i \\CT OMPAGNf.PAR fi VXK i /imonio .TrtcwKon L\u2019ORCHESTRF SYMPHONIQUK DK TROIS RIVIERES DIRECTION ET ARRANGEMENTS GILLES BELLEMARE U NOVEMBRE A ÜOhUO A TROIS-RIVIERES \\ LA SALLE J ANTONIO-THOMPSON 23 NOVEMBRE A 20h(X) ?A I U DITORIUM DL CEGEP DE SHAWINIOAN ?RESERVATION TROIS RIVII RI S .IKU-TIT INEORMAITON SHAWINIOAN SIR 5493 Les Arts du Maurier Liée CINÉMA CARTIER SHAWINICAN CYRANO ,\u2022/ «i.jjin.iV 1' \u2019 JUSQU'AU 15 NOVEMBRE SAMEDI 19h30 et 21h45 DIMANCHE AU JEUDI19h30 MATINÉE SPÉCIALE FILM POUR ENFANTS SAMEDI 10 NOVEMBRE DIMANCHE 11 NOVEMBRE À 14h SPÉCIAL 4$ POUR TOUS AU CARTIER L\u2019ÉCRAN FAIT LA DIFFÉRENCE 2268, ST-MARC, SHAWIW6AN, là.: 536-7091 Y\\es.uendra tout chambarder.Scandalise par la s ie que mène Dan à New York il téléphonera aux parents axant de monter dans l\u2019avion.Aussitôt à G.c\u2019est la panique.Nicole, qui ne sait pas conduire, sa s\u2019emparer de l\u2019auto de son mari.Elle veut partir pour New York MM Helleur et Minor partiront à sa poursuite dans la voiture de ce dernier, et ce sera l\u2019accident fatal.Aussitôt les enfants rentrent de New York pour assister aux funérailles.1 eur conduite, après les funérailles, ne sera pas sans scandaliser les voisins, notamment Adrien.1 e scandale ne durera pas longtemps puisque Dan et Estelle vont s'installer à Paris, \\i\\re leur amour dans un appartement dont les stores ne cachent pas toujours leur intimité.Avant-dernier incident tragique de leur vie: Dan meurt de maladie.Funérailles à G.Estelle reste digne cette fois, ce qui ne l\u2019empêche pas de se donner à Adrien dans d'étranges circonstances (amour-vengeance).Estelle rentre au couvent.C\u2019en est fini, croit-on.Mais plutôt que de chercher le visage du Seigneur, c\u2019est celui de Dan qu\u2019elle cherche obstinément, mais sans résultat.Dernier incident dramatique, Tiresia est très malade.Adrien viendra chercher Estelle au couvent (où elle ne retournera plus).Sur son lit de mort, Tiresia va enfin tout révéler à sa fille, puisque Estelle est bien sa fille et non celle de Nicole.La guerre, le maquis, les viols, tout ce qui fait que cette famille n\u2019était pas du tout ce que l\u2019on imaginait.Et Dan n'a-t-il pas été conçu à New York où sa mère a également étudié le ballet avec le professeur Alwyn.Mais s\u2019il y avait quelque chose de vrai, c\u2019était l\u2019amour d\u2019Estelle et de Dan.Un amour qui peut paraître surnaturel ou un peu éthéré, mais qui est bien réel, soudé à la terre et au bleu du ciel, et qui se nourrit de la danse.Et Mme Fleutiaux sait parler avec des mots vibrants de cet amour.La construction du roman est également astucieuse.Fa narratrice fait mine de s\u2019adresser à une certai- ne «madame» qui devrait pouvoir écrire le roman eventuellement, c\u2019est-à-dire le récit de Tiresia.Elle nous transporte, par ailleurs, du passe à l\u2019avenir tout en nous maintenant souvent dans son present, puisqu'elle est la seule survivante de cette mystérieuse famille.Estelle va tout de même rencontrer Phil, qu'elle épousera et aimera sagement .Voici un roman plein d\u2019attentes parfois comblées parfois trompées où existe un certain suspense (mais qui n'a rien à voit avec le polar), un roman presque sur-écrit, un roman nourri de mots et d\u2019images d\u2019une incroyable richesse.1 e roman d\u2019un amour scrute de l\u2019intérieur.I e roman d\u2019un amour excessif, plus grand que lui-même.Voilà sans doute pourquoi «Nous sommes éternels».Voilà, à moins d'autres surpri ses, le roman de la rentrée.* LOCATAIRES vous cherchez une.MAISON Voyez la rubrique 104 des annonces classées AV*, TU'S * Cinéma IMPÉRIAL 4425 BoU Royale Trois-Rivtares ouest 373-1001 MON version FANTÔME FRANÇAISE 14h 16h30 19h et 21h30 D'AMOUIè CRAMPONNEZ-VOUS PARCE QUE VOUS ALLEZ Y GOÛTER! Jeffrey Lvons.Sneak Previews COLUMB A T«i STAR FilMS OF CANADA 14h 10-16h40-19h 10 et 21h35 \"UN CLASSIQUE D'HOLLYWOOD.CE FILM PLANE HAUT.5 ÉTOILES SUR 5.\" -A.Raskin, CKVU TV/VANCOUVER \u201cBRILLANT ET EMOUVANT\u201d >J.Coulbuurn, OTTA WA SUN \"Beaucoup de choses à aimer dans ce film.l\u2019action, le suspense, la romance.Et une belle histoire.\" L.Hibberd YTV 7 VERSION FRANÇAISE *V' )i> Ptfç ¦ \\ -WOTMtUi' XimmitiiMVl tli, 'Tout \u2022Oliivnv -A «WH ML)IM vUVt'TIV MT AVUlA KHilWHK'MtlK nrso- v-.Y\u2019ij.w-tbw» %',-mwitv\tt\u2014jonnmiTvoi.itïhividui -tHKtglUTIlVJOVtV \u2014 -j;- \t_ ^ ^\t\u2014\t13h 15-15h 15-17h 1519h 15 et 21h15 .V* P8 L* NamiHsta samedi 10 novembre 1990 Plaisirs de Bacchus Les vins nouveaux Pierre Beaulac Encore cette année il y aura course aux vins nouveaux.Les amateurs de ce type de vin pourront étancher leur soif dès le 15 novembre au matin.Cette année la Société des alcools distribuera, par le truchement de diverses succursales, 25 000 caisses de vins nouveaux.C\u2019est une baisse de 5000 caisses sur ses achats de l\u2019an dernier.Tout comme par le passé le consommateur aura le choix entre plusieurs produits: Beaujolais-Villages nouveaux, Beaujolais nouveaux et des Vini Novelli en blanc et rouge.Il faudra s\u2019attendre à payer plus cher cette année pour ces vins de fête, en particulier pour les Beaujolais.Bien que les prix n\u2019aient pas encore été dévoilés, il est probable que les Vini Novelli se vendront autour de 10 $ la bouteille et le prix des Beaujolais entre 13 $ et 15 $ la bouteille.Cette différence de prix, entre les vins italiens et français, s\u2019explique de diverses façons: augmentation des prix coûtants à tous les niveaux, frais de transport plus onéreux pour les vins français qui voyagent par avion alors que les vins italiens sont expédiés par bateau.Finalement le dollar canadien est moins fort qu\u2019il était vis-à-vis le franc.dégustation La semaine dernière j\u2019avais le plaisir de participer à la dégustation des Beaujolais primeurs.Cette dégustation, qui se tenait dans les locaux de la SAQ à Montréal, avait pour but de sélectionner, entre tous les échantillons proposés par les producteurs, les vins susceptibles d\u2019être achetés par la SAQ.Les vins qui ont été sélectionnés par le jury ne sont pas nécessairement ceux que le Monopole offrira à sa clientèle.Il y a en effet une question de prix.Si malgré sa qualité le vin du producteur X est trop élevé par rapport au prix demandé par le producteur Y, il y a de fortes chances que ce soit ce dernier qui décroche la commande, ou une partie de la commande.Il ne faut pas tirer la conclusion pour autant que le vin de l\u2019un est supérieur à l\u2019autre.Au contraire, à quelques exceptions près, tous les vins présentés étaient d\u2019excellente qualité.Je dois même vous avouer qu\u2019ils m\u2019ont étonné.Couleur vive, riche et attrayante, arôme de grappes et goût très prononcé de raisins frais.Bref les Beaujolais nouveaux sont très agréables.Je ne puis vous entretenir des Vini Novelli car au moment de cette dégustation ils avaient déjà été sélectionnés et achetés par les experts de la Société des alcools du Québec.CHABLIS ET HUÎTRES Novembre, chez nous, est le mois des huîtres.Or rien de tel pour accompagner ces mollusques qu\u2019un bon vin blanc.Or le vin blanc réputé depuis toujours pour tenir compagnie aux huîtres est sans contredit le Chablis.Dernièrement j\u2019avais le plaisir de manger des huîtres avec un Chablis Premier Cru.Remarquez bien qu\u2019il ne faut pas nécessairement prendre un Premier Cru pour apprécier les huîtres mais à mon avis c\u2019est un plaisir qu\u2019il faut se payer de temps à autre.Le vin dégusté était le Domaine Sainte Claire, Chablis Premier Cru Montmains 1988, de Jean-Marc Brocard.Le Domaine Saint Claire est situé à Prehy près de Chablis.Il s\u2019étend sur 37 hectares et est complanté en Pinot Chardonnay, cépage produisant tous les grands Bourgogne blancs.Le vin que produit M.Brocard est un digne représentant de la race.Blanc aux reflets verdâtres (un Chablis bien fait n\u2019est jamais jaune).Encore jeune, il ne développe pas encore tout son bouquet, minéral et calcaire.En bouche il est bien équilibré, bon milieu entre son acidité et son gras.Fort agréable à boire présentement il vous apportera encore plus de bonheur si vous avez la patience de l\u2019attendre encore quelques années.Disponible en spécialités, il porte le numéro 707745 et se vend 27,40 $.Bonne soif! La gastronomie à son meilleur, dans un décor \"savoureux\"! K,., P°iJ' »*\"* '*\u2018'\"¦1'\u2019' déHUiter un euellrnl repu* In midi, djns un détn d une P.¦ ; heure, le Baluchon eM en mesure de répondre J vos jnenrn la table d hdte du midi comprend quatre ¦a-nicm et rare de 6.505 a 17$ Voue pouvej également profiter a plein de vos moment* de détente en prenant tout votre temp* dan* I at-Ji mijsphfire rplanante de la salle à manner lv En w,rée (>n VOUi prop™ une table d hdte un peu plus élaborée de cinq sen I\tencore lé, les pr,x sont très abordables, s érhelonnant de 14$ A i5| Votre ».chef monsieur Patrick lérdme vous préparera un repas dont vous vous sr,uvendre/ longtemps TABLE O\u2019HÛTE DU MIDI Le potage du )our Le /us de tomate le /us de légumes /a salade de crudités l e demi-pamplemousse l esturgeon fumé Les roeurs de palmier l omelette au bacon le filet de turbot amandine Le suprême de volaille forestière l e rôt; de porc aux petits oignons l e rable de lapin a la moutarde I entrecôte à la sauce Berry l e filet de done aux baies roses le filet de bœuf et ses r revettes le dessert du tour Thé ou r afé TABLE D\u2019HÛTE DU SOIR Le potage maison Le consommé Le /us de tomate ou de légumes les escargots à l\u2019ail La salade mignonette Le feuilleté de r hampignons l a mousse de sole et de sausom l a galantine de r ailles aux bleuets Le sorbet du jour l es filets de pen haude < a pue me le pavé de dinde parisien le lapin a la crème d'amande le mini saumon au confit de poireaux les grenadins de veau à la Florentine Le canard aux poires l entree ôte 4 la Br ade les médaillons de bœuf en chevreuil Le filet d agneau et ses c revettes l assiette de fruits de mer If RA l UC MON ST SOMWACF CHARFrrc l, I assiette de fromage le dessert du tour l es infusions ou le c afé \t\t1 r q*i 1 k mo* t \t\t> \t\t \t\t Bien manger le Baluchon STATION TOURISTIQUE 3550 rang Des Trembles Sr Pauhn (Québec) J0K 3G0 (819) 268-2555 Télécopieur (819)268-5234 Les pâtes Au cours des siècles les pâles, sous toutes leurs formes, ont acquis une popularité qui ne cesse de croître.Base même de ce qu\u2019on appelle le régime méditerranéen, les pâtes se sont imposées dans le monde entier.Bonnes au goût, faciles à préparer, elles se digèrent facilement et offrent de nombreux avantages nutritifs.À la demande de plusieurs amateurs, voici quelques recettes ayant pour élément principal les pâtes.v\\ Pierre Beaulac 1\ttasse de mie de pain déchiquetée Pâtes à la sauce aux olives INGRÉDIENTS 1 livre de pâtes 1 cuil.à soupe d\u2019huile d\u2019olive 3 gousses d\u2019ail écrasées TECHNIQUE Cuire le macaroni selon le mode d\u2019emploi sur la paquet, égoutter et réserver.Dans une grande casserole, faire fondre 4 cuil.à table de beurre.Y faire sauter les oignons verts.Incorporer la farine et la moutarde en poudre, graduellement et en brassant ajouter le lait.Cuire sur feu moyen jusqu\u2019au point d\u2019ébulliton.Retirer du feu.Ajouter les fromages et remuer jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient fondus (si nécessaire remettre sur feu doux pour fondre complètement les fromages).Incorporer délicatement le macaroni cuit et le persil, saler et poivrer au goût.Déposer la préparation dans un plat à four peu profond de 2 litres.Faire fondre la cuil.à table de beurre restant, verser sur la mie de pain déchiquetée.Saupoudrer sur la préparation de macaroni.Cuire au four à 350°F de 20 à 25 minutes ou jusqu\u2019à ce que tout soit bien chaud.Décorer de feuilles de persil et de quelques olives dénoyautées.Donne 6 portions.lage.Réserver.Retirer la peau des saucisses et émietter la chair.Dans une grande poêle, chauffer l\u2019huile à feu mi-élevé.Faire revenir l\u2019oignon, la carotte, le poivron et la saucisse jusqu\u2019à ce que le tout soit bien doré, soit environ 5 minutes.Égoutter le gras, baisser le feu.Dans un petit bol, fouetter ensemble les jaunes d\u2019oeufs, le bouillon et l\u2019origan.Ajouter cette préparation au mélange dans la poêle et remuer jusqu\u2019à léger épaississement.Ajouter le fromage.Égoutter les pâtes et les incorporer au mélange de saucisse.Servir immédiatement.Donne 4 portions.Poulet primavera INGRÉDIENTS 4 tasses de nouilles larges 1 cuil.à thé de fécule mais 6 onces d\u2019olives noires, dénoyautées et hachées finement I pincée de sel 2\tcuil.à table de persil frais haché TECHNIQUE Dans une poêle faire chauffer l\u2019huile, ajouter l\u2019ail et faire brunir.Retirer l\u2019ail de la poêle.Ajouter les olives hachées et cuire quelques minutes, ajouter le persil et le sel, bien mélanger et réserver.Faire cuire les pâtes selon le mode de cuisson suggéré par le manufacturier.Verser la sauce sur les pâtes et servir chaud.Donne de 4 à 6 portions.Macaroni aux trois fromages INGRÉDIENTS 2 tasses de macaroni non cuit %- V * 5 cuil.à table de beurre (divisé) Y* de tasse d\u2019oignons verts hachés Vt de tasse de farine Vi cuil.à thé de moutarde en poudre 2 tasses de lait \\-Vi tasse de cheddar canadien râpé 1 tasse de fromage suisse canadien râpé Macaroni aux trois fromages.Carbonara rapide è la saucisse INGRÉDIENTS 3\ttasses de plumes (utiliser les plumes rayées, elles retiennent mieux la sauce) V* de livre de saucisse italienne I cuil.à table d\u2019huile d\u2019olive I petit oignon haché finement 1\tcarotte moyenne hachée en petits dés Vi tasse de poivron vert haché en petits dés 2\tjaunes d\u2019oeufs Vé de tasse de bouillon de poulet 1 cuil.à thé de feuilles de basilic séchées et moulues y* de cuil.à thé de sel 1 pincée de poivre y$ tasse de bouillon de poulet 1\tcuil.à table d\u2019huile végétale 2\tcarottes moyennes coupées en fines lanières 1 oignon moyen tranché 1 tasse de champignons tranchés 1 tasse de haricots verts coupés 1 tasse de pois mange-tout 1 cuil.à table d\u2019huile végétale (ce n\u2019est pas une répétition) 12 onces de poitrine de poulet désossée et coupée en fines lanières 1 grosse tomate, épépinée et hachée parmesan râpé au goût 1 tasse de fromage brick canadien râpé avec ou sans graines de carvi Vî cuil.à thé d\u2019origan séché y* de tasse de parmesan râpé 1 cuil.à table de persil haché sel et poivre au goût TECHNIQUE Cuire les plumes tel qu\u2019indiqué sur l\u2019embal- TECHNIQUE Faire cuire les nouilles selon le mode d\u2019emploi indiqué sur le paquet, égoutter.Pendant la cuisson, mélanger la fécule de maïs, le basilic, le sel, le poivre et le bouillon, réserver.Dans un grand poêlon, chauffer 1 cuil.à table d\u2019huile végétale sur feu moyen.Faire revenir les légumes jusqu\u2019à tendreté, environ 5 minutes.Retirer du poêlon et réserver au chaud.Dans le même poêlon chauffer 1 cuil.à table d\u2019huile végétale, faire revenir le poulet pour brunir de tous les côtés, environ 5 minutes.Ajouter le mélange de bouillon de poulet et la tomate, cuire jusqu\u2019à épaississement.Incorporer les légumes cuits et bien réchauffer.Servir sur les nouilles cuites.Saupoudrer de parmesan râpé, servir.Donne 4 portions.BUFFET DU MIDI du lundi au vendredi À volonté de 11h30 à 14h A Du lundi au jeudi\tVENDREDI f\tà compter de 17h BUFFET À VOLONTÉ\tSAMEDI - DIMANCHE SOIR BUFFET DANSANT avec le groupe Incluant:\tTOUT-2 tabto à salades 4 4 A C ^\t(Sylvie et Michel) choix de 16\t1\t1 3U mets chauds\tII\t¦ | et dessert\t1 R\t1295$ RÉSERVATIONS: 373-2423\t -J Y*M CENTRE-VILLE \" \u201c + $$9999 99 99 99999999 SPECIALITES: \u2014\tSteaks \u2014\tBrochette de poulet \u2014\tPoulet B.B.Q.\u2014\tFrites maison \u2014\tBifteck \u201cBAPTISTE\u201d .t 4ÉU Votre hôte: MARCEL RÉNIÈRE 805.BOUL ST LAURENT EST - LOUISEVILLE |819|228 9446 999999 999999999999 99 Restaurant TROIS-RIVIÈRES DELI MENU DU JOUR 475$ à compter de (incluant soupe, dessert et breuvage) DEJEUNER COMPLET à partir de 8h Nos spécialités: viande fumée \u2022 pizza ) Restaurant TROIS-RIVIÈRES DELI Heures d\u2019ouverture: Tel (819)378 9018 Dm au leudl 8h 1h _Vend et sam 8h à 4h 332, rue des Forges, Trois Rivières ^7 Le (Sieur de LÈMoletlerg KIM RAI II RAVI! TDAIC oiuièncc lutter «-ia_z u_* .fü 6500, BOUL.ROYAL, TROIS-IIIVIÉRES-OUEST (situé prés du pont Lavlolette) TABLES D\u2019HÔTE incluant salade du chef met principal 4?(11 choix) Gâteau forêt noire maison ' Thé ou café de à 1025$ 1675?BRUNCH DU DIMANCHE Q7 de 11 à 14 heures w\tV V enfants % prix DIMANCHE SOIR\t4aq\t£¦ A adultes BUFFET À VOLONTÉ l£9\t'vy Enfants % prix r.Réservez tôt pour vos parties de bureau du temps des Fêtes (prix pour tous les budgets) de 10 à 300 personnes ====== PLUS ===== MENU A U CARTE DES PLUS COMPLETS samedi 10 novembre 1990 P9 La télévision Danièle L.Gauthier Presse Canadienne Cinq femmes entre parenthèses ¦\tAprès 1 éclatement des familles, voilà qu'on assiste à celui des communautés religieuses dans LES DERNIÈRES FOUGÈRES avec Andrée Lachapelle.Helene Loiselle, Monique Mercure, Elise Guilbeault et Anne-Marie Provencher, mardi, 20h dans le cadre de RIDEAU.Cinq temmes, ayant quitté le couvent, partagent une maison dans un village du Bas-du-Fleuve.De caractères différents, elles n\u2019ont pas la vie tacile dans cette nouvelle vie communautaire, chacune cherchant à rede-timr sa vocation.La Mère supérieure (Andree Lachapelle), dont l'autorite «¦
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