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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 1991-02-09, Collections de BAnQ.

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[" PI Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 9 février 1991 «rts et seectades Restaurants Vacances / vayaaa Yves Gabias NDLR: Depuis le 8 décembre, Yves Gabias, aujourd'hui âgé de 70 ans est à sa pension.Jouissant d'une bonne santé, il vit des jours heureux avec son épouse Monique.Cette retraite vient couronner une carrière bien remplie d\u2019avocat, député, ministre et juge.Initié par son père, il n'a pu résister au feu de la politique Jean-Marc Beaudoin Trois-Rivières Il faisait beau, à peine frisquet ce matin de janvier 1965.Un temps qui aurait dû endiabler le petit camelot du Nouvelliste, repérable à sa «crinière» sombre et dense, qui livrait le journal, avant d\u2019aller suivre ses cours à l\u2019école ________ Saint-Sacrement.Mais le garçonnet avait un comportement étrange.11 déposait systématiquement le journal sur les seuils de portes ou dans les boîtes aux lettres, face première, ce qui en dissimulait la grosse manchette du jour.Geste bien éphémère en réalité.Ce matin du 28 janvier, l\u2019homme dont le nom était inscrit en gros caractères dans la page frontispice du Nouvelliste et dont le visage se découpait nettement dans le coin supérieur droit, conséquence d\u2019un habile montage, il le connaissait très bien.11 en avait même les airs.C\u2019était son père.Ce matin-là, la presse quotidienne du Québec avait sorti ses «lettres de bois» pour annoncer la suspension de l\u2019Assemblée législative du député de Trois-Rivières, Me Yves Gabias.Cet événement a été l\u2019un des plus marquants, en raison surtout de tout le battage médiatique qui l\u2019a entouré, de la carrière politique de l\u2019honorable Yves Gabias.L\u2019Union nationale n\u2019en pesait guère lourd à Québec, écrasée par les «révolutionnaires tranquilles» qu'étaient les Jean Lesage, René, Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et autres réformateurs du Parti libéral.L'affaire Hamel Mais, à la manière d\u2019un roc qui perce l\u2019eau, Yves Gabias tenait la dragée haute dans la mer rouge du rayonnant et puissant chef libéral.Écoeuré et choqué par le salissage qui n\u2019en finissait plus des années de pouvoir de l\u2019Union nationale, mais surtout de son défunt et grand chef Maurice L.-Duplessis et de bon nombre de ses collaborateurs, Yves Gabias croyait bien tenir un scandale qui allait clore le bec aux libéraux, qu\u2019il trouvait moins purs que ce qu\u2019en laissaient croire leurs prétentions.Il accusait le député de Saint-Maurice et ministre de la Justice, René Hamel, d\u2019avoir accepté des pots-de-vin.Il avait lancé l\u2019accusation lors de la campagne électorale, un an plus tôt, et elle n\u2019avait pas été réellement réfutée.Il s\u2019en trouva conforté et relança l\u2019attaque, cette fois de son banc de l\u2019Assemblée législative (aujourd\u2019hui l\u2019Assemblée nationale).Il fondait son accusation sur le témoignage assermenté d\u2019un certain Amédée Bellemare, qui affirmait avoir donné de l\u2019argent au député de Saint-Maurice.La preuve ne fut pas concluante et plusieurs années plus tard, l\u2019accusateur se récusa.Manu militari Mais parce qu\u2019il n\u2019avait pu prouver son accusation, l\u2019Assemblée législative vota la suspension du député Gabias.Homme de droit, Yves Gabias donna des allures de filibuster à sa suspension qu\u2019il contesta de toutes les façons.Il força même les gardiens à l\u2019expulser «manu militari» de son siège parlementaire.«C\u2019était absolument nécessaire que ça se fasse ainsi, en raison de la tradition du parlementarisme britannique, explique-t-il aujourd\u2019hui.Auprès des gardes, que je connaissais bien et qui me demandaient de quitter mon siège sans faire d'histoire, j'ai dû insister pour qu'ils m'empoignent et me sortent.» Du coup, le geste souleva une certaine répulsion car il rappela aux électeurs que le député de Trois-Rivières, même s\u2019il ne se servait jamais de béquilles ou de cannes, était un handicapé physique._ Un accident de jeunesse Yves Gabias avait dix ans et un caractère impétueux et aventurier quand il décida de se glisser sous la barrière d\u2019un passage à niveau pour monter à l\u2019abordage d\u2019un train en marche, comme on le voyait souvent faire dans les grands films américains de l\u2019époque.Mais il fit une chute et les roues du wagon lui sectionnèrent les deux jambes.Une série d\u2019opérations chirurgicales d\u2019urgence parvinrent à sauver le garçonnet.Mais les douleurs restaient vives et insoutenables.Jusqu\u2019à ce qu\u2019un homme, aussi célèbre que saint, fît son apparition dans sa chambre d\u2019hôpital.Quelques signes de croix appliqués sur les membres restants et toutes les douleurs disparurent aussitôt.Le frère André Mais surtout, le frère André se fit rassurant auprès des parents, avec lesquels il entretenait des liens d\u2019amitié, en leur disant que leur petit Yves ne manquerait jamais de rien de toute sa vie.Une soixantaine d\u2019années plus tard, Yves Gabias confirme, avec un brin d\u2019émotion et des professions de foi répétées en la Providence, la justesse de la prophétie du thau- maturge de l\u2019Oratoire Saint-Jo-seph.ÂÂgé aujourd\u2019hui de 70 ans, Yves Gabias vient d\u2019entrer en retraite après une nouvelle carrière dans la magistrature qui a duré 21 ans.En fait, c\u2019était une seconde carrière de juge.Car si pour une majorité d\u2019avocats, la grande ambition de vie est de devenir un jour juge, pour Yves Gabias, cet espoir a été doublement comblé.Puisqu\u2019il avait déjà été élevé au rang de magistrat par Maurice Le No-blet-Duplessis, en 1958.Mais il n\u2019a pu résister au feu de la politique.Fils de politicien Ce qui est peu connu, c\u2019est que son père, J.-Maurice Gabias, était devenu un homme politique très en vue, au moment de son décès prématuré.Yves Gabias n\u2019avait alors que 14 ans.D\u2019abord échevin du quartier ouvrier de Sainte-Cunégonde, dans l\u2019ouest de Montréal, J.-Maurice Gabias occupera la présidence de la Commission métropolitaine (l\u2019équivalent de l\u2019actuelle CUM) puis la présidence du comité exécutif de la ville de Montréal.Une carrière politique bien amorcée qui le fera élire député.libéral de Saint-Henri.C\u2019est par cette filière paternelle qu\u2019Yves Gabias sera initié à la politique et qu\u2019il cultivera une attitude naturelle à venir en aide aux plus démunis de la société.Les bureaux de son père, dans Sainte-Cunégonde comme dans Saint-Henri, ne dérougissaient pas de concitoyens qui sollicitaient son aide.On retrouvera plus tard un pareil achalandage dans le bureau du jeune avocat Gabias.Le beau monde Un côtoiement qui fera le pendant à des relations autrement huppées.Car au collège Brébeuf où il avait été inscrit sur les conseils à son paternel de Charles-Émile Trudeau (les pères Gabias et Trudeau étaient des amis; les fils Yves et Pierre l\u2019ont été tout autant), Yves Gabias retrouvait les amis trifluviens de ses grandes vacances estivales: les fils Lajoie, Gascon, Gouin, Dufresne et autres grands noms familiaux de l\u2019aristocratie de Trois-Rivières, quand elle existait encore.J.-Maurice Gabias avait beau être un Montréalais engagé en politique, il avait accepté de cumuler des fonctions de contrôleur des finances de la ville de Trois-Rivières, même si cette nomination avait fait maugréer bien des gens.Le libéral J.-Maurice Gabias devint ainsi une bonne connaissance de Maurice Duplessis.L\u2019été à Pointe-du-Lac Mais, surtout, la famille avait acquis une résidence d\u2019été à Pointe-du-Lac, voisine de celles des Baptist, des Anderson et des Pagé (un îlot d\u2019aisance) où Yves Gabias venait passer ses vacances estivales, jusqu\u2019en octobre.«Je commençais mon année ici (école Saint-Yves et Académie-de-la-Salle) et après, je poursuivais mes études à Brébeuf.C\u2019était possible car les cours étaient uniformes», se sou-vient-il.Il s\u2019y forgea de solides amitiés.* La carrière d\u2019Yves Gabias \u2014 page P3 Mitsou n\u2019a pas véritablement changé depuis le cow-boy et les Chinois.D\u2019accord pour la coupe de cheveux.Mais la fougue et la franchise qui l\u2019habitent ont gardé la même intensité.Après trois ans de métier, elle veut offrir autre chose à son public, prouver que son succès n\u2019était pas que passager.\u2014 page P4 Kashtin a beau chanter en «innu», sans artifices et guitares en bandoulière, leur histoire d\u2019amour n\u2019a rien d\u2019un simple «flirt».«On n\u2019a pas de frontières et on n\u2019en veut pas.Les gens comprennent et partagent notre amour de la musique.Ça ne s\u2019arrêtera pas là.» \u2014 page PB à A-x-rpftotu Pi > P2 samedi 9 fivrier 1991 André Martin insiste sur le fait que les Artisans doivent demeurer apolitiques «C'est vraiment pénible de voir toute la misère qui sévit en Haïti» « ' - e saut en politique «Ma décision a été immédiate.J\u2019avais toujours souhaité faire de la politique.Sans aucune garantie d'être choisi candidat dans Trois-Rivières, sans qu\u2019aucune promesse ne me soit faite, l'ai décidé de remettre ma démission comme juge et de faire de la politique.» Pour trouver un successeur à Maurice Duplessis dans Trois-Rivières, la direction de PUN avait choisi de confier le choix du candidat à un comité d\u2019honneur.Yves Gabias ne laissa guère de choix à ce comité.Le jour de l\u2019entrevue des candidats, à Québec, il se présenta au comité accompagné de 150 partisans.Un déploiement décisif.La campagne de 60 La campagne de 1960 n\u2019a pas été facile.D\u2019abord pour l\u2019Union nationale qui ne put résister à la poussée des libéraux conduits par Jean Lesage.Et dans Trois-Rivières, des tiraillements étaient apparus chez les organisateurs unionistes, sans compter une dissension du groupe des conservateurs qui se rangeaient derrière la candidature du notaire Cyprien Sawyer.Quant aux libéraux, ils avaient un jeune candidat fougueux et prometteur en la personne de Fernand Duchaîne qui deviendra plus tard le directeur général de la CS régionale des Vieilles-Forges.Malgré la vague libérale, Yves Gabias l\u2019emporta, mais avec moins de 100 voix.Il fut le seul nouveau député de l\u2019Union nationale.De la régalade Une contestation juridique de l\u2019élection fut aussi engagée.On accusa le nouveau député d\u2019avoir acheté des votes.Mais surtout, on accusa Yves Gabias d\u2019avoir organisé une régalade (réception avec alcool), ce qui était formellement interdit.En réalité, il s\u2019était agi d\u2019une réception réservée aux femmes, au club des Raquetteurs, où l\u2019on avait servi du thé et dont le conférencier invité était l\u2019animateur Paul Dupuis.«Les libéraux étaient bien em-barrassés de tenter de prouver que des femmes avaient pu vendre leur vote pour une tasse de thé», ricane encore l\u2019honorable Gabias.L'inquisition Salvas Ce premier mandat a été douloureux pour le nouvel élu.Le gouvernement a créé la célèbre Commission Salvas qui faisait enquête sur les longues années de pouvoir de l\u2019Union nationale.«Moi, j\u2019ai soutenu mes collègues; entre autres, Gérald Martineau (le célèbre grand argentier de l\u2019UN); je n'abandonne pas mes amis; surtout quand ils sont dans la misère; c\u2019est là qu'il faut être prés d'eux; parce que l\u2019Union nationale avait perdu le pou voir, on voulait détruire ceux qui avaient formé ce parti: on a vu des Judas; c'est quand il a été accusé que Jésus-Christ a été trahi; c\u2019est un curieux de rapprochement avec la politique, mais c\u2019est comme ça; quand vous êtes au pouvoir, vous avez beaucoup d'amis; quand vous le perdez, il vous en reste, mais pas beaucoup.» Les partis sont tiraillés On a tenté de faire trébucher le nouveau député de Trois-Rivières.«Ils ont tout fouillé.Ils ont fini par associer mon nom à M.Jean-Baptiste Laberge, un pilier de l'organisation unioniste dans Trois-Rivières, dans une prétendue affaire de commission qu\u2019il aurait reçue pour des travaux de peinture.Ils ont réussi à faire des gros titres mais ils n'ont jamais pu rien prouver.» Mais les libéraux de Jean Lesage sont instables.Leur majorité parlementaire est faible et la division gagne leurs rangs de l\u2019intérieur.René Lévesque développe son projet d\u2019étatisation de l\u2019électricité qui divise carrément les troupes libérales.comme celles de l\u2019Union nationale.Pour éviter le schisme chez les libéraux, à l\u2019issue de leur historique Lac-à-l\u2019Épaule, Lesage déclenche des élections précipitées sur ce seul thème de l\u2019étatisation.Les bleus adoptent, au sortir de leur caucus d\u2019Amqui, en réplique, une position mitigée en proposant d\u2019étatiser l\u2019électricité dans l\u2019Abitibi et la Gaspésie seulement.L\u2019étatisation de l\u2019électricité «On aurait été mieux de se brancher.Ou bien on est pour et les libéraux auraient perdu leur argument électoral; ou bien on est contre, et à ce moment-là, on aurait livré une véritable opposition à leur projet.Les résultats électoraux ont été désastreux.» Sauf pour lui, qui «décuple» sa majorité, comme il se plaisait à le dire puisqu\u2019il rvait recueilli un peu plus de mille voix de majorité, toujours sur son bon vieil adversaire Fernand Duchaîne.La campagne de discrédit menée contre l\u2019Union nationale et en particulier sur son défunt chef, Maurice Duplessis, reprit de plus belle.«Ceux qui avaient critiqué M.Du plessis de son vivant et qui continuaient de le faire, je les respectais; mais ceux qui ont commencé à le critiquer une fois qu'il a été parti, ceux-là.je ne les respectais pas; et de ceux-là, j\u2019en ai vu, j'en ai vu; assez, que j'en avais des haut-le-coeur; j\u2019ai développé, ce qui n'était pas dans ma nature, une agressivité.», qui a conduit aux accusations contre l\u2019honorable René Hamel \u2022 1> catholique.On pensait pouvoir faire reprendre le service.C'est là que j\u2019ai compris comment fonctionnaient les syndicats catholiques.Ils plaçaient les enfants en première ligne, ensuite les femmes et après les syndicalistes.J'aurais pu ordonner aux policiers de foncer, mais ça n'aurait pas eu de sens.Pendant qu'on se faisait ainsi encercler, il y en a qui mettaient le feu.» Yves Gabias retiendra de cette experience que la gestion paternaliste était dépassée.«Je ne partageais pas cette façon de voir, mais je devais en tirer cette conclusion.Cela m\u2019a permis de bien conseiller, par la suite, certains de mes clients qui croyaient toujours en cette forme de gestion du personnel», dit-il \u2022 Vers une retraite dorée Trois-Rivières (JMB) Les élections générales de 1966 devaient réserver toute une surprise à Yves Gabias.Pour lui faire opposition dans Trois-Rivières, Jean Lesage avait recruté.son vieil ami Léon Baker.Il y eut un certain flottement des organisateurs plutôt déroutés par cet affrontement qui joua finalement carrément en faveur de Me Gabias.Jean Lesage avait beau avoir promis un ministère à Léon Baker qu\u2019il avait appelé glorieusement «M.Canada», Yves Gabias exhibait un peu partout une vieille déclaration de Lesage à l\u2019encontre de Baker, qu\u2019il traitait «d\u2019insignifiant».La reprise du pouvoir Yves Gabias fut élu avec une majorité de plus de mille voix.«Ma plus belle victoire», dit-il, et certainement celle qui lui fait toujours le plus de plaisir aujourd\u2019hui.«C\u2019est lui qui est venu sur mon terrain», commente-t-il.L\u2019élection de 1966 ramena, contre toute attente, l\u2019Union nationale de Daniel Johnson au pouvoir.M.Gabias fut nommé Secrétaire général de la province, duquel relevaient 22 grands services gouvernementaux.Il parviendra sans difficulté à s\u2019entendre avec Judy Lamarsh pour l\u2019organisation et le financement des fêtes du Centenaire du Canada et à s\u2019entendre sur bien des dossiers avec Jean Marchand et son vieil ami Pierre-Elliott Trudeau.L\u2019honorable Jean-Jacques Bertrand, qui succéda à Daniel Johnson, le nommera en 1967 titulaire du premier ministère de l\u2019Immigration du Québec puis, en 1968, ministre des Institutions financières.Il s\u2019écrase.à Ottawa La carrière du député de Trois-Rivières était à son faîte; après l\u2019inauguration du pont de Trois-Rivières, il promettait une université et un cégep.Mais ses proches commençaient à craindre pour sa santé.Au mois de mars 1969, il accompagne son premier ministre à Ottawa à une conférence fé-dérale-provinciale.À l\u2019issue d\u2019une journée éprouvante, il s\u2019effondre par terre.D\u2019urgence, on le transporte à l\u2019hôpital où le médecin diagnostique une chute de sucre.L\u2019hypoglycémie ne laissa aucun choix.11 lui fallait impérieusement se retirer de la vie politique, trop exigeante pour un état de santé aussi compromis.Il en fit part à son chef Jean-Jacques Bertrand qui lui offrit aussitôt de le nommer juge.Une retraite dorée Le 20 mai 1969, la démission de l\u2019honorable Yves Gabias comme ministre du gouvernement et député de Trois-Rivières était rendue publique et dans les heures qui suivirent, on confirma sa nomination au poste de juge de la cour provinciale, avec juridiction dans le district de Montréal, mais résidence à Trois-Rivières.Depuis le 8 décembre, il est à sa pension, comme le veut la loi des juges du Québec.Avec son épouse Monique, il habite, depuis maintenant de nombreuses années, un logement cossu au Domaine Laflèche, à Trois-Rivières.Il trône sur une famille nombreuse (cinq garçons, deux filles) qui a des allures de clan, ce qu\u2019il admet encourager, et qui compte maintenant 13 petits-enfants qui viennent régulièrement animer la place.Le sourcil toujours dense, les traits rustres et le front généreux, abrité par une chevelure étonnamment fournie et à peine grisonnante, l\u2019ex-juge, malgré une récente opération au côlon, dit être plus rayonnant de santé que jamais.Et pour vous en convaincre, il donne une poignée de main qui confirme une prise étonnamment énergique.* \t P4 Ants et spectacles Trois Rivières Samedi 9 février 1991 Mitsou «Envers et contre tous» Trois-Rivières Mitsou écoute, répond, prend un temps d\u2019arrêt, et poursuit sa réflexion.Elle a vieilli, mais n\u2019a pas véritablement changé depuis le cow-boy et les Chinois.Sa couleur et coupe de cheveux, d\u2019accord, mais sa fougue, sa franchise, elles, ont gardé la même intensité.Mitsou retient juste un peu plus son élan avant de s\u2019élancer, tête baissée.Tout a été dit et redit sur cette jeune artiste de 20 ans.«Mais depuis la sortie de mon dernier album «Terre des hommes», on a appris à Isabelle Légaré connaître d\u2019autres aspects de ma personnalité, on me pose des questions plus intelligentes aussi.Avant, on se contentait de l\u2019image de Mitsou, sans vouloir aller plus loin», explique-t-elle.Heureusement.La chanteuse en avait marre de se prononcer continuellement sur la cause du féminisme, versus ses jupes courtes et décolletés.«Qu\u2019est-ce que tu voulais que je réponde à va?Je suis comme ça, c\u2019est tout, lance Mitsou, avant de reconnaître qu\u2019elle s\u2019est attirée ce genre d\u2019interrogatoire et que ses aveux ont, parfois, été trahis par son manque d\u2019expérience, sa naïveté.«J\u2019étais jeune.C\u2019est un art de faire des entrevues sans se mettre les deux pieds dans le même plat.Je commence à peine à maîtriser tout ça.» Mitsou a le sens de l\u2019humour.LE SALON DE LA FEMME 4 L'AVANT-GARDE DE LA MODE Rafraîchissez votre \u201clook\u201d et conservez votre avant-gardisme avec une nouvelle coiffure.Teinture, mèches, brindilles, permanente Avec ou sans ordinateur SALON MARIO Centre de la coiffure et de l\u2019esthétique 1008.St Maurice.Trois-Rivières - 375-5608 ________Stationnement à côté du salon Elle accepte volontiers de se moquer d\u2019elle-même, de «jouer le jeu» des animateurs radiophoniques, des gars de «100 limites», des indiscrétions de l\u2019«Ordinacoeur».«Je n'ai pas envie de me prendre au sérieux.» Et en entendant les plaisanteries, drôles ou mauvaises, faites à son sujet, Mitsou continue de croire que l\u2019important, c\u2019est qu\u2019on parle de Mitsou.Métamorphose?Mitsou était plus tôt cette semaine en tournée de promotion à Trois-Rivières, pour présenter son dernier album «Terre des hommes».Elle est fière de son produit.Après trois ans de métier, elle veut offrir autre chose à son public, prouver que son succès n\u2019était pas que passager.Si les ventes continuent au même rythme, «Terre des hommes» récoltera un disque d\u2019or sous peu, trois mois après sa sortie.Mitsou a envie de chanter, de parler de «Mademoiselle Anne», de «Dis-moi, dis-moi» \u2014 ses derniers succès.Elle précise qu\u2019elle a conservé toute sa frivolité dans son microsillon, mais qu\u2019elle se fait plus mature aussi, en interprétant l\u2019amour perdu, le suicide.Mitsou s\u2019enthousiasme lorsqu\u2019elle annonce sa participation à l\u2019écriture de certains textes, qu\u2019elle s\u2019est entourée de compositeurs comme Ivan Do-roschuk.Mais la jeune femme a l\u2019habi- (Ga4eue N PT ' .III If PI 40 A Vf du I m , Villf du I m DeUgf, fQuébf f i GO 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