Le nouvelliste, 16 novembre 1991, Cahier 2
[" Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 16 novembre 1991 Arts et spectacles Restaurants Vacances / voyage ;\tm \u2022if l\t: a C; # vr.- \" \u2022¦i ¦ .- , f \t/ 1/ \t \t \t \t \t¦\t\u2022 .,;v w/* k ¦- si ,îr IFIageol Photo \u2014 Patrick Beauchamp) - ™ Pompiers en alerte I i Trois-Rivières Le feu vert est donné, et la conversation s\u2019anime entre le capitaine Thibeault et ses pompiers.Ils s\u2019échangent la parole comme un tison brûlant d\u2019une même passion; vaincre l\u2019élément chaud et destructeur qui leur donne, à chaque alerte, des sueurs froides dans le dos.La fiction du film «Pompiers en alerte» et la réalité que doivent affronter les vrais sapeurs est à peine exagérée, même si le sourire en coin du capitaine du Service des incendies de Trois-Rivières laisse croire à quelques étincelles aveuglantes.M.Michel Thibeault et ses acolytes n\u2019ont peut-être pas à combattre les flammes dans les tours infernales de Chicago, mais leur intervention, sur la rue des F orges par exemple, est tout aussi héroïque et essentielle.Une cigarette au bec (!), le pompier Jean-Marc Labonté relaxe dans le mess des officiers en Isabelle Légaré compagnie de ses pairs Jean Thibeault et Marc Champagne.Leur supérieur a également troqué son imperméable pour un ensemble de coton ouaté.La dernière nuit a été passablement agitée.Six minutes passées minuit, mercredi, un appel fut logé au quartier général des policiers-pompiers, sur le boulevard des Forges à Trois-Rivières.Deux agents qui patrouillaient les environs du centre-ville se sont rendus illico derrière les Terrasses du Platon et ont confirmé qu\u2019un incendie couvait sur le toit arrière.L\u2019alerte a retenti; soixante-dix sapeurs et cinq camions se sont amenés.«On ne connaît pratiquement jamais l\u2019immeuble dans lequel nous devons intervenir.C\u2019est notre pire obstacle», explique le capitaine Thibeault, appuyé par le sergent Marc Champagne qui raconte; «(.a ne faisait pas dix minutes que j\u2019étais sur la toiture des Terrasses quand j\u2019ai pensé qu\u2019il vallait mieux descendre.Habituellement, on peut y rester une demi-heure avant que ça risque de s'écrouler.Mais les poutres d\u2019acier tombent plus vite que celles en bois, et c\u2019est ce qui tenait la bâtisse.» Un obstacle en attend souvent un autre, et le «backdraft» ne pardonne pas.Les ga?émanant de la fumée, devenue noire, s\u2019échauffent derrière le mur.Une porte s\u2019ouvre, la pression se libère et c\u2019est l\u2019explosion.Les flammes montent et détruisent tout sur leur passage.Avant d\u2019ouvrir une trappe, les pompiers vérifient l\u2019intensité de la chaleur qui s\u2019y dégage.«Avec une scie mécanique, on fait des trous pour ventiler la pièce», décrit le sapeur Labonté qui rappelle que la chasse du foyer d\u2019incendie se poursuit entre temps, et que la manoeuvre précitée facilite souvent sa détection.Flairer l\u2019ennemi C\u2019est l\u2019instinct, voire la peur qui aide les pompiers à réagir au bon endroit au moment moment et ce, adéquatement.Pourquoi casser telle vitre plutôt qu\u2019une autre?Pourquoi utiliser l\u2019escalier de droite si celle de gauche mène plus rapidement, et sécuritaire-ment, à la sortie?Pourquoi, en fait, traquer des flammes qui rejoignent souvent leurs dompteurs?«Le feu parle, gronde», précise Jean-Marc Labonté.«Ft lorsque tu entres dans une pièce et que tu regardes autour, tu sais, par expérience, si tu dois y rester ou non.» Entre travailler sous la menace d\u2019un «backdraft» et marcher, à tâton, dans une épaisse fumée blanche et souvent meurtrière, le pompier Labonté préfère encore cette dernière alternative, masque à oxygène et excellent partenaire à l\u2019appui.Celui qu\u2019on surnomme son jumeau, le policier et sapeur Jean Thibeault, est du même avis.Liés par la ceinture, les deux hommes se suivent pas à pas et se fraient un chemin qui les mènera vers le nid enflammé.Pendant que le premier essaie de découvrir, avec ses mains, la provenance de cette chaleur qui se fait de disent-ils d\u2019un ton quasi rassuré.Avec le temps, ils ont apprivoisé la nervosité, la panique, etc.: «On se raconte n\u2019importe quoi, on crie, on chante.Ça nous change les idées», relate le sergent Marc Champagne.Son collègue Ça-bonté avance quant à lui une autre thérorie: «En parlant, tu prends nécessairement moins d\u2019air pour respirer.T\u2019économises ainsi le contenu de ta bonbonne d\u2019oxygène.» Nuit et jour Dans la nuit de mardi à mercredi, le mercure est légèrement Même s\u2019ils devaient combattre toutes les flammes de l\u2019enfer, les officiers-pompiers Jean-Marc Labonté, Marc Champagne et Jean Thibeault, de même que le capitaine Michel Thibeault, ne changeraient pas de métier.vont se dégeler à l\u2019intérieur du camion «rescue» et prennent un café», explique M.Labonté.«Mais lorsque tu reviens à l\u2019extérieur, c\u2019est pire», indique Marc Champagne.«Tout est glacé, même nos manteaux.» Des igloos, image-t-il, qui ralentissent leurs pas.Mais les pompiers ne mar-chent pas.Ils courent.Et le taux d\u2019adrénaline atteint pendant un incendie les gardent invariablement au chaud.Le plus beau métier du monde \u2014 page P2 plus en plus persistante, \u2014 «Si l\u2019eau qui te retombe sur le casque et te coule dans le cou est de plus en plus chaude, c\u2019est qu\u2019il y a danger» \u2014 son confrère, armé d\u2019un boyau d\u2019incendie, noie la moindre étincelle jusqu'à ce que le duo repère enfin la source dévastatrice.«On ne voit absolument rien», descendu sous le point de congélation.Autre avantage; le vent a été très discret.«Un temps idéal», déclarent les trois pompiers au repos.Un climat incomparable donc avec les nuits glaciales de février, lorsqu\u2019il leur est impossible de résister trois heures d\u2019affilées sur les lieux du combat.«Les gars -Jr i Uv\t,3, ¦ î ¦.S i i P2 Lb Nouvelliste samedi 16 novembre 1991 «Faut être tou pour faire ce métier-là» Isabelle Légaré Trois-Rivières Métier: policier-pompier.Un jour héros, le lendemain, zéro.«Quand on porte notre habit de pompier, les gens nous adorent.Mais après un feu, lorsqu'on redevient policier, nous nous faisons traiter de pourri», résume sans aigreur l\u2019agent Jean Thibeault.«C\u2019est normal.Quand tu dis police, tu penses répression.» La conversation se prolonge dans le salon des officiers, et les mots du coeur ont remplacé la terminologie spécifique de la profession.Il a fallu que ce dernier évoque, entre deux récits, sa frustration quand le «monstre» emporte avec lui hommes, femmes, enfants et collègues pour que le ton, jusque-là animé, adopte celui de la confidence.Jean-Marè Labonté et Jean Thibeault se souviennent de l\u2019incendie qui a partiellement ravagé l\u2019usine Wabasso, en 1973.Ils ont sauvé des flammes, in extremis, leur confrere Gilles Turgeon, surpris par une explosion.«La force du «backdraft» lui a arraché le masque du visage.Ses poumons ont été brûlés.Lt quand on a enlevé ses gants, la peau des mains a suivi.» Ils n\u2019ont jamais oublié cette image, ni celle des quatre fillettes Guignard.Au début des années 70, un feu a rasé un logement de la rue Saint-Paul, emportant les soeurettes dans ses cendres.«Tous les gars braillaient.» Le sergent Champagne aussi a quelques souvenirs funestes enfouis dans sa mémoire.Mais à quoi bon raviver le feu et ses visions cauchemardesques.Passion enflammée De retour d\u2019un sinistre, les pompiers font le bilan de leur intervention, en se disant que la prochaine fois, l\u2019approche sera différente.Mais quand «le monstre» réapparaît, leurs stratégies s\u2019envolent souvent en fumée.«J\u2019ai 22 ans de métier derrière moi et je peux affirmer que devant un feu, t'es perdant en partant.On doit alors faire le maximum en prenant le minimum de chances», conseille Jean Thibeault.Les pompiers ne s\u2019habituent jamais au danger que représente une alerte générale.Leur famille non plus.«Moi, ma femme refuse d'écouter les informations à la radio et à la télé quand je suis sur un feu», rapporte le sergent Marc Champagne.Ils aiment les défis, le danger.«Faut être un peu fou pour choisir ce métier-là», admet l\u2019officier Labonté.Jamais cependant, ils prendront le risque de jouer avec le feu.La témérité n\u2019a pas sa place, question de survie, d\u2019éthique professionnelle.Entre ciel et terre, les sapeurs forment un tout.«Si tu t\u2019es engueulé avec un collègue quelques heures avant l'alarme, t\u2019oublies tout (,-a sur les lieux d'un incendie», assure M.Champagne.L.a confiance est primordiale, la bonne condition physique aussi.«Sans avoir des allures de Tarzan, nous devons être en forme.Le métier de pompier, c'est un travail d'homme.Et je dis ça sans vouloir dénigrer les filles qui sont avec nous», tient à préciser Jean Thibeault.«Si t\u2019es victime d\u2019un malaise, ton partenaire doit être capable de t'aider à sortir de là.» La formation d\u2019un pompier s\u2019acquiert sur le terrain.En 1984, Marc Champagne a été engagé à titre de policier-pompier pour la ville de Trois-Rivières.En attendant son premier feu: «Les gars m\u2019ont dit: Colle-toi sur un vieux.Tu vas apprendre.» Lorsque l\u2019alerte a retenti, il s\u2019est associé, instinctivement, à M.Labonté.Ni un, ni l\u2019autre ne l\u2019ont regretté.«Depuis quelques années, nous avons des cours d'appoint qui nous enseignent les termes du métier et les dernières techniques à utiliser», ajoute ce vétéran.«Ça t\u2019évite bien du trouble parfois.» Que le spectacle commence! Des bruits de sirène interrompent le silence de la nuit, les curieux accourent pour assister au spectacle.Un périmètre de sécurité est établi, mais il s\u2019en trouve toujours pour s\u2019approcher trop près des camions-citernes.«Certains voudraient pouvoir entrer dans nos poches.» laisse entendre l\u2019officier Champagne.11 accepte volontiers cependant leur présence, au moment de dérouler les boyaux à incendie.«On nous offre du café», ajoute l\u2019agent Labonté qui apprécie également les félicitations qui leur sont lancées, une fois l\u2019adversaire maîtrisé.Modestes, les pompiers n\u2019aiment pas qu\u2019on les acclame en héros.Résignés, les policiers trouvent exagérée l\u2019autre épithète déjà mentionnée.Champagne, Thibeault et Labonté n\u2019en demeurent pas moins convaincus; ils font le plus beau métier du monde.Fatigué, très fatigué, Marc Champagne est impatient de se retrouver sous la douche.«Je suis épuisé mais satisfait.J\u2019ai donné tout ce que j'avais à donner, au meilleur de ma capacité», dit-il, \u2022 résumant ainsi l\u2019état d\u2019âme de chacun.» Seul devant l'ennemi, le pompier travaille avant tout en équipe.(Flageol Photo \u2014 Patrick Beauchamp) Il se dit atteint de la maladie de l'environnement Le calvaire de Roger Larouche Mario Dubois Saint-Léon-le-Grand Je suis presque un mort en sursis depuis 23 ans.Un jour fiston m\u2019a dit: papa, crève! Tu vas moins souffrir.» Pâle, 100 livres en moins sur les os, pris d\u2019étourdissements chroniques, Roger Larouche, 41 ans, a très vilaine mine.Le voici en quarantaine dans sa chambre, privé de l\u2019affection de sa femme qui doit dormir au sous-sol de la maison.Cela lui est arrivé plus d\u2019une fois dans sa vie de couple.C\u2019est qu\u2019il dit souffrir de la maladie de l\u2019environnement depuis son enfance, sans le savoir.Notre habitant de Saint-Léon-le-Grand suit une éprouvante diète à base de produits naturels.Le seul remède efficace qu\u2019une naturopathe lui aurait prescrit contre sa présumée maladie de l\u2019environnement identifiée voilà trois ans par elle après un infructueux suivi médical classique d\u2019une vingtaine d\u2019années.Son organisme ne supporte pas les infimes défauts de l\u2019environnement: substances polluantes dans l\u2019air, aliments un brin viciés, produits chimiques, radiations électromagnétiques.Des manifestations pourtant inoffensives pour le commun des mortels.Seulement voilà, lui est hypersensible à tout.Il ne tolère pas l\u2019ensemencement dans les champs de campagne et prend une décharge de courant électrique au téléphone! C\u2019est tout dire sur son malaise.Il y a pire: les soins de la médecine douce que son naturopathe lui propose coûteraient environ 350 à 400 $ semaine.La cure n\u2019est pas défrayée par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSSQ) puisque les médecins ne veulent pas reconnaître sa validité pour l\u2019instant.Roger a eu beau protester auprès du MSSSQ et du bureau du premier ministre.Rien à faire, tant et aussi longtemps qu\u2019un omnipraticien n\u2019attestera pas la nature de son mal et la thérapeutique en cours.«J\u2019ai peut-être encore des ressources jusqu'aux fêtes.Après je vais dépérir parce que je n'aurai plus ce qu'il faut pour me traiter», signale le père de trois enfants.Les trois ans de traitements à coups de fines herbes naturelles lui ont pris 80 000 $, sa compagnie d\u2019arboriculture, son gagne-pain occasionnel et une partie des profits de l\u2019entreprise de son épouse.«C\u2019est une injustice flagrante, déplore l\u2019homme d\u2019allégeance chrétien-mormon, devenu membre de l\u2019Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours il y a un an et demi On refuse de m'allouer 350 S par semaine suffisants pour ce type de soins alors qu'on me permet et m\u2019a permis l\u2019hospitalisation à volonté pourtant vingt fois plus coûteuse et qui me détruit avec des médicaments!» Une vie de calvaire Il endure ce «calvaire», à di- vers degrés de souffrance, depuis son enfance.Né avec une méningite, Roger a toujours été un peu maladif.Il s\u2019est promené d\u2019un hôpital à l\u2019autre dès l\u2019âge de 12 ans pour différents maux physiologiques.Il soutient qu\u2019on l\u2019a bourré de pilules pendant 23 ans pour enrayer son mal: valium, antidépresseur, lithium, ritoline (un speed!), anabolisant.Son état de santé a empiré! «La santé au Québec passe par les pilules», lance-t-il avec ironie.Ne croyant pas à ses histoires d\u2019allergies aiguës, on l\u2019aurait même interné notamment pour des états schizoïde, maniaco-dépressif, dépression simple.Durant toute cette période, il a travaillé quand il le pouvait.Il a même lancé une entreprise privée que sa santé fragile a compromise.Août 1988, il sort de peine et de misère de sa torpeur et se rend au centre Princeton Brain Bio Center du New Jersey.Une batterie de tests confirme des allergies aux aliments et à l\u2019environnement.M consulte trois naturopathes.L\u2019un d\u2019eux diagnostique lesquelles et lui suggère un remède comprenant minéraux, viandes, fruits, légumes biologiques.«J'ai recouvré beaucoup de mieux.Je travaillais plus de 70 heures par semaine.Je négociais de gros contracts pour JGI.Dé boisements.Le traitement coûtait cher et je trouvais la transition ali mentaire difficile et très stricte.J\u2019ai tenté autre chose», raconte- t-il.Mal lui en pris.Il y a cinq semaines, il achète un appareil au lazer nommé «The Solution» (!) en vente aux États-Unis, un machin plat devant polariser adéquatement ses aliments et le libérer de sa diète.«Tout mon organisme s'est détraqué d'un coup.Toutes mes allergies ont amplifié», a-t-il ajouté en se laissant tomber sur son lit.Tout dans son environnement quotidien l\u2019incommodait parfois, jusqu\u2019au bord du coma: monoxyde de carbone, produits chimiques, émanations de gazoline, radiations électromagnétiques des automobiles, téléviseurs, chaîne haute-fidélité, téléphone, frigo, tapis, matière plastique, semences.«Même les codes électroniques à l\u2019endos des boites de mouchoirs après leurs passage à la caisse du supermarché m'affectait au plus haut point», précise-t-il.Depuis octobre, il a déménagé de logis, loin de sa famille, au moins une demi-douzaine de fois avant qu\u2019il ne trouve l\u2019appareil ioniseur qui stabilise apparemment les ondes magnétiques des objets dans une pièce.Roger est revenu à la panacée de la médecine douce.«Je n\u2019ai plus les moyens, se plaint-il.Il est possible que j\u2019aie droit aux prestations d'assiirance-chômage.Environ 300 5 par semaine.Mais j\u2019ai une famille à nourrir et au moins 350 % de frais en produits naturels.Et le MSSSQ ne débourse tou jours rien.Je suis victime du système.» \u2022 < I * f U NwwMUtt samedi 16 novembre 1991 P3 Il ne faut pas choisir à la légère «Le jouet est le moyen privilégié des enfants d'apprendre et de se développer» Montréal (PC) Le jeu permet à l\u2019enfant de découvrir le monde qui l\u2019entoure, développer de nouveaux intérêts et apprendre à se connaître, toutes bonnes raisons pour ne pas choisir les jouets à la légère.En plus d\u2019être amusants, ils doivent être adaptés aux intérêts et aux aptitudes des enfants, estime Diane Vinet, directrice de la formation des conseillères chez Jocus, une entreprise spécialisée dans la vente des jouets et responsable du développement au Québec d\u2019un réseau d\u2019environ 1000 conseillères qui organisent des rencontres à domicile.«Le jouet est le moyen privilégié des enfants d'apprendre et de se développer, souligne-t-elle.Le défi qu'il lance doit donc être adapté à leurs besoins.Si le défi est trop grand, les enfants vont laisser le jouet de côté ou encore, vont se décourager.Ce n\u2019est pas mieux s'il est trop facile.» Les intérêts et les aptitudes des petits varient évidemment en fonction de leur âge.Le premier âge De la naissance jusqu\u2019à 18 mois, le bébé découvre son entourage et se découvre lui-même, explique Mme Vinet.Ses sens se développent.Il est donc important de le stimuler visuellement et au-ditivement.Il aime les jouets qu\u2019il peut manipuler facilement, tirer, pousser, mordre ou secouer, souligne-t-elle.«Jusqu'à un an, le plaisir est immédiat.Si le bébé aime faire une activité, il va la répéter et de cette façon, développer sa motricité fine.À un an, il commence à marcher et à explorer l'espace environnant.Les objets qu'il peut faire rouler ou qu'il peut tirer le stimulent et l'encouragent à marcher et à sortir de son monde intérieur.» De 18 mois à 3 ans, par ailleurs, l\u2019enfant affermit ses mouvements et est très curieux.En quête d\u2019autonomie, il recherche des activités qu\u2019il peut effectuer seul.Vers environ deux ans, il adore imiter les autres.Les jeux, dans la baignoire, sont également appréciés.De 3 à 6 ans, insiste Mme Vinet, il est important de stimuler les enfants dans tous les sens.Ceux-ci inventent, jouent des rôles et imitent le comportement des plus vieux.Ils s\u2019intéressent particulièrement à la nature et adorent les contes de fées et les histoires d\u2019animaux.Leur habileté manuelle, par ailleurs, se développe rapidement.«Il faut toujours considérer les enfants de façon globale et les stimuler de diverses façons, recdm-mande-t-elle.Les jeux de construction sont excellents pour développer la logique et apprendre à voir le monde en trois dimensions.Mais il faut également stimuler les enfants dans d'autres domaines.» Autres choix «Les casse-tête, par exemple, ont un début et une fin et sont très bons pour développer la concentration et le sens de la durée d\u2019une activité.Ils développent également le sens de l'organisation et le vocabulaire.Avec un casse-tête de l\u2019Arche de Noé, par exemple, l\u2019enfant apprendra le nom de tous les animaux.Avec des jeux de stratégie, les petits prennent conscience de l\u2019existence des autres.et doivent attendre leur tour.Ils vivent un peu de frustration, ce qui fait partie de la vie.Les jeux qui développent la connaissance et permettent entre autres aux enfants de faire des associations, de leur côté, les préparent à la maternelle.À partir de 18 mois, par ailleurs, on peut initier les enfants à la lecture qui développe leur imaginaire et leur vocabulaire.Vers 3 ou 4 ans, les enfants jouent avec des figurines, des poupées ou des oursons et s\u2019en servent pour exprimer, à leur façon, ce qu\u2019ils ressentent.Mais encore là, ils n\u2019ont pas besoin d\u2019avoir 15 poupées.Il faut autre chose pour développer différentes facettes de leur personnalité.» La musique, déplore-t-elle, est trop souvent oubliée.Or les petits peuvent développer tôt leur sens du rythme.«Le bricolage, par ailleurs, développe l\u2019imagination créatrice des enfants, leur habileté manuelle, leur minutie et leur sens de l\u2019esthétisme, poursuit Mme Vinet.Il permet aux enfants d\u2019être fiers de ce qu\u2019ils réalisent et développe leur estime de soi.» Défoulement Pour les petits, ajoute-t-elle, le mouvement est important.Déjà stressés (de retour de la garderie, le soir, ils doivent faire attention à ne pas parler fort et incommoder leur mère, qui est fatiguée), ils ont besoin de se défouler.Certains jeux peuvent les aider à canaliser leur énergie refoulée, indique Mme Vinet.Entre 6 et 9 ans, les enfants sont plus habiles et peuvent réaliser des activités physiques et intellectuelles plus exigeantes, poursuit-elle.Ils apprécient des jeux ou des activités qui nécessitent de la concentration ou des efforts, les jeux de groupe et les sports.Ils adorent se mesurer aux adultes.Quand ils ont de 9 à 12 ans, finalement, les enfants ne veulent plus être traités comme des enfants.Ils aiment se concentrer sur des projets personnels où ils mettent leurs aptitudes à l\u2019épreuve.Les activités qui les amènent à se dépasser leur plaisent particulièrement.«À partir de neuf ans, les jeunes aiment les jeux de stratégie qui leur permettent d\u2019anticiper, d\u2019émettre des hypothèses et de déjouer leurs partenaires.Les jeux de connaissance générale difficiles, le bricolage et les jeux de construction sophistiqués les intéressent également.»* i i iPhotomrdM .Sylvain Maverl Encore aujourd hui, la poupée Barbie se veut un jouet de prédilection pour les jeunes.L'engouement pour les poupées ne se dément pas En perte de vitesse, le jeu vidéo cède du terrain aux jouets traditionnels - la demande n\u2019excèdera pas l\u2019of-\tLes jouets, tout comme la pées mécaniques seron Aucun jouet ne fera l\u2019unanimité cette année, ce qui dégagera les parents de l\u2019obligation de courir d\u2019un magasin à l\u2019autre pour trouver la perle rare.Plusieurs représentants de l\u2019industrie estiment qu\u2019ils auront plutôt tendance à opter pour des jouets classiques éprouvés.«Les parents choisiront des jouets dont les enfants ne se tanneront pas une semaine après Noël, souligne Gerhard Witter, acheteur de jouets chez Eaton.Ils seront prêts à y mettre le prix, mais ils voudront en avoir pour leur argent.Ne voulant pas désappointer leurs enfants, ils ne prendront pas de risque et opteront pour des valeurs sûres.» Le jeu vidéo Nintendo et les tortues Ninja, très populaires l\u2019an dernier, ont cédé un peu de terrain aux jouets traditionnels comme les produits Lego et Playmo-bil, les poupées Barbie et les animaux en peluche, indique M.Witter qui souligne la remontée des poupées, en particulier.«Cette année, les poupées équipées de puces électroniques ont envahi le marché.Files font pratique ment tout: parler, pleurer, mar cher, ramper, rire, manger, mastiquer et même souiller leur couche.Les puces sont beaucoup plus sophistiquées et de bien meilleure qualité.Des poupées font même plusieurs trucs en même temps.» Scott Crowder, acheteur de jouets chez Zellers, voit d\u2019un bon oeil la perte de vitesse du jeu vidéo Nintendo.«Il a assez bien pénétré le marché et les ventes vont tranquillement diminuer, prédit-il.Il sera tout de même encore très fort, mais contrairement à l\u2019an dernier.la demande n\u2019excèdera pas l\u2019offre.» Lui aussi croit que les parents délaisseront les jeux électroniques pour choisir des jouets plus traditionnels qui procureront de nombreuses heures de plaisir à leurs enfants.«Les jeux d\u2019action, comme les figurines et les Ninja Turtles, ont également perdu un peu de leur attrait, poursuit-il.Les parents préféreront les blocs, les jeux de construction, les autos et les camions, les jeux de bricolage, etc.Et comme c\u2019est le cas lorsque les temps sont durs, les poupées seront de nouveau populaires.Les parents savent que leurs fillettes joueront avec une poupée, lui brosseront les cheveux, la changeront, etc.En acheter une devient donc une bonne décision.» Poupées mécaniques Donna Piasentini, responsable des relations publiques chez Hasbro Canada, mise beaucoup sur les nouvelles poupées Hasbro et Kenner.Elle a particulièrement confiance en «Bébé Petit-Pas», qui marche et rampe seule, et «Poupée Vivante», qui mange et mastique des aliments spéciaux, prend son biberon.et souille sa couche.Le fait qu\u2019elles soient dures et lourdes n\u2019est pas un obstacle, dit-elle.«Contrairement aux poupées molles, les poupées mécaniques ne sont pas faites pour être câlinées, défend-elle.Les fillettes s\u2019en servent plutôt pour faire des jeux de rôle.Et elles ne sont pas toujours tendres.Elles prennent leurs poupées par les cheveux, changent leur couche, les habillent et les déshabillent.I^s poupées doivent donc être solides.Elles sont lourdes, parce qu\u2019elles sont mues par des piles.» Les jouets, tout comme la mode, reflètent les tendances et la façon de vivre de la population, croit-elle.Dans les années 90, les gens réconsidèrent leurs valeurs et recommencent à passer plus de temps à la maison en famille.Ils veulent aussi donner à leurs enfants des jouets qui leur laisseront de beaux souvenirs.«Les parents ne désirent plus dépenser de l\u2019argent juste pour dépenser de l\u2019argent, dit-elle.Ils veulent que les enfants s'amusent pendant de nombreuses années avec leurs jouets.C\u2019est pourquoi nous avons lancé cette année une version moderne de la maison de poupée.Les petits, âgés de 2 à 6 ans, joueront longtemps avec elle et répéteront différents scénarios.» André Kirouac, président de Distribution Importation Kirouac, une coopérative d\u2019achat qui regroupe des spécialistes indépendants du jouet à travers la province, croit lui aussi que cette année, c\u2019est l\u2019année de la poupée mécanique.«Une dizaine de poupées sont annoncées à la télé, dit-il.Elles ne perceront pas toutes, mais elles seront très populaires.» Les grandes compagnies (Irwin, Playskool et Mattel) ont toutes lancé leurs petites sirènes, inspirées du film d\u2019animation de Walt Disney, poursuit-il.Elles seront également très en demande.et il ne devrait plus en rester dans les magasins au début de décembre, prédit-il.François Payeur, directeur des ventes chez Irwin, qui a obtenu la license de reproduction des personnages de «La petite sirène», prévoit lui aussi qu\u2019il n\u2019y aura pas suffisamment de petites sirènes.Il croit égaiement que les pou- pées mécaniques seront populaires.«Elles sont très mignonnes et deviennent magiques lorsqu'on met une pile dedans.» André Kirouac, l'un des trois grossistes vendant des jeux vidéo Nintendo au Québec, liquide ses cassettes depuis le printemps.À compter du 1er janvier, explique-t-il, la compagnie Nintendo Canada prendra la relève et commencera à introduire le Super Nintendo de puissance 16 bits (huit de plus que le jeu actuel).«Les gens devraient acheter des cassettes d\u2019ici le mois de février, conseille-t-il, puisqu'elles ne seront pas compatibles avec le nouveau système et il n\u2019en restera plus par la suite.Par contre, les amateurs pourront toujours les louer dans les clubs vidéo.» Selon lui, le système Genesis de Sega, de puissance 16 bits, a une longueur d\u2019avance.Ce que croit également François Payeur, de chez Irwin.«C\u2019est notre meilleur vendeur, et de loin, précise-t-il.Au début, nous étions dans l\u2019ombre de Nintendo.mais l\u2019ombre a pâli.Nous prévoyons ne pouvoir répondre à la demande d\u2019ici Noël.» Louise Paré, directrice des ventes chez VTech Canada, qui se spécialise dans les jeux électroniques éducatifs, estime de son côté que les jeux accompagnés d\u2019une voix et d\u2019effets sonores sont de plus en plus populaires.* i P4 Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 16 novembre 1991 Arts et spectacles «The Phantom of the Opera» Trop féérique pour faire peur Isabelle Légaré Montréal On comprend un peu mieux maintenant l\u2019excitation de la ballerine Nathalie Nadeau avant la représentation de «The Phantom of the Opéra», jeudi dernier, à Montreal.Spectaculaire, la comédie musicale en met plein la vue.Tant mieux si l\u2019adaptation visuelle du roman de Gaston Leroux prend des allures hollywoodiennes.Tant pis si l\u2019interprétation n\u2019émeut pas autant que les voix et pas de danse impressionnent.S\u2019inspirant d\u2019un classique de la littérature française, le compositeur Andrew Lloyd Webber (Jesus Christ Superstar, Cats) et le metteur en scène Harold Prince font de « The Phantom of the Opéra» une première version canadienne en tournée nationale pendant deux ans.Jusqu\u2019au 20 février 1992, 37 interprètes, 27 musiciens, un chef d\u2019orchestre, quatre directeurs techniques, 35 techniciens, 13 habilleuses, 5 perruquiers, 1 maquilleur, 230 costumes, 150 paires de chaussures, 115 perruques, 56 microphones, 104 enceintes acoustiques, 900 «eues».bref, dix millions de dollars hanteront les coulisses du Théâtre Maisonneuve, à défaut de l\u2019Opéra de Paris.Arabesque Nathalie Nadeau est âgée de 23 ans.Seule Québécoise et francophone de la compagnie, cette graduée des Grands Ballets Canadiens a mis ses premiers chaussons lorsqu\u2019elle avait à peine 4 ans.Sa mère, Mme Michèle Lemieux, une Ouest- Trifluvienne, est impatiente d\u2019assister au rêve devenu réalité de sa fille.Depuis avril, Nathalie a dansé à Ottawa et Vancouver.À la veille de la première montréalaise, elle se disait particulièrement nerveuse.«C'est chez moi ici.Il y a beaucoup plus de monde que je connais», a-t-elle déclaré, cette semaine, au cours d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Nouvelliste.Jeudi, elle s\u2019est exécutée avec grâce, suivant pas à pas le reste du corps de ballet.Trio amoureux «The Phantom of the Opera» raconte l\u2019histoire du fantôme au visage déformé (Jeff Hyslop), aux traits hideux, qui se cache dans les sous-sol de l\u2019Opéra de Paris, terrorisant ses occupants par diverses manifestations.Il tombe un jour éperdument amoureux d\u2019une jeune soprano, Christine Daaé (Patti Co-henour).Le fantôme devient son ange, guide et gardien, et réclame son aide pour créer la musique de la nuit.Mais le coeur de Christine tressaille pour Raoul aussi (David Rogers), vicomte de Chagny qui lui voue une admiration sans borne.Et les lumières fusent Dès le prologue, le ton est donné; costumes majestueux et éclairages ébouissants.Par la suite, les effets spéciaux s\u2019additionnent, au gré du spectre qui jette son sort sur les tenants de ce qu\u2019il répète lui appartenir; l\u2019Opéra de Paris.Un gigantesque lustre s\u2019élève au-dessus des spectateurs qui plus tard, sont fascinés par les rideaux qui montent et descendent, une sérénade sur un lac parsemé de bou- gies, des flammes, les masques du bal masqué, etc.etc.Une ombre au tableau; à attendre la prochaine attraction visuelle, on n\u2019écoute plus le discours romanesque qui se déclare, quant à lui, sans artifice.Présenté en langue anglaise, «The Phantom of the Opéra» est sur-titré en français, sur deux écrans de projection installés de chaque côté de la scène.L\u2019accent «british» adopté par les comédiens et chanteurs ne donne pas le choix d\u2019y avoir recours.Le regard doit s\u2019équilibrer cependant entre la scène et le tableau projecteur.Mais au fur et à mesure que les actes se succèdent, l\u2019assistance se contente uniquement des sons et lumières qui la plongent au coeur de l\u2019action.Nathalie Nadeau soutient que «The Phantom of the Opéra» s\u2019adresse à tous.Vrai.Pour les effets spéciaux et les clins d\u2019oeil humoristiques surtout.«Ce n\u2019est pas un spectacle comme les autres», a-t-elle encore dit.Juste en effet.«The Phantom of the Opéra» vaut la peine d\u2019être vu, juste pour le plaisir de redécouvrir un grand roman, et de se laisser prendre pas tous les autres classiques qui ornent les étagères poussiéreuses.Les amateurs d\u2019histoires d\u2019épouvante n\u2019ont rien à craindre.«The Phantom of the Opéra» est beaucoup trop féérique pour faire peur.En fait, tout ce qui risque de donner des frissons, c\u2019est le prix du billet; entre 70 $ et 100 $.\u2022 \u2019A ' m Le Fantôme (Jeff Hyslop) en compagnie de Christine Daaé (Patti Cohenour).SOCIETE DE GEOGRAPHIE DE LA MAURICIE INC.PROGRAMMATION 1991-1992 DATES\tACTIVITÉS\tSUJETS 25 septembre -\tConférence:\tLa France.27 novembre -\tConférence:\tLes loisirs des Trifluviens 12 décembre -\tConférence:\tLa région Bordelaise \tet dégustation\tet ses vignobles 15 janvier -\tConférence:\tLa course autour du monde 21 janvier\tConférence:\tLes Basses Laurentides 11 février -\tConférence:\tLe Portugal 19 février -\tConférence:\tL'eau potable à Cap de la Madeleine 10 mars -\tConférence:\tL'Australie et les Iles du Pacifique 18 mars\tConférence:\tL'Argentine 25 mars -\tVisite:\tLes églises de Montréal (en semaine) 15 avril -\tConférence:\tLe Chili 18 mai -\tVisite:\tLa Seigneurie de Lotbinière PARTICIPATION: 2 formules au choix.\t\t 1.\tpar abonnement:\tMembre régulier: 15$ Membre-étudiant: 10$ ou\tMembre Âge d'or: 10$ 2.\tà la carte:\t3$ par conférence Postez é:\tSociété de géographie de la Mauricie inc.C.P 842, Trois-Rivières.Qc.G9A 5J9 375-5754 (Dianel COUPON D\u2019ABONNEMENT (1991-1992) Nom: - Adresse; ____ Code postal; Téléphone: _ STATIONNEMENT Jiembai'mi du eltoiæ AUTOGARE (Hôtel de ville) STATIONNEMENT ÉTAGÉ (rue Badeaux) Première heure.1,00\t$ Chaque demi-heure additionnelle.0,50\t$ Maximum pour 24 heures.6,00\t$ STATIONNEMENTS PUBLICS EXTÉRIEURS STATIONNEMENT DU PARC PORTUAIRE Permis mensuel de 35 $ (plus les taxes) disponible à la trésorerie de l'Hôtel de ville.Aussi : le parc portuaire vous offre le tarif horaire, selon le mode «Horoparc».CINEMA CARTIER SHAWINIGAN JUSQU'AU 21 NOVEMBRE CHAD et ALEX: frères jumeaux séparés par la violence, réunis pour la vengeance SAMEDI 19h et 21h\tLundi DIMANCHE AU JEUDI 19h\t4$ ÉGALEMENT EN VERSION FRANÇAISE AU CINE-CLUB DE SHAWINIGAN Dimanche 16h30 Lundi au mercredi 21 h \"Tout dans ce beau film nous atteint, nous émeut.À voir\u201d.- Odile Tremblay, LE DEVOIR Paul Newman 2268, ST-MARC, SHAWINIGAN 536-7091 BRAVO! BRAVO! bü}' fM J* 4 fi f b .*\u2022 , » * y , t .'V f * TtetfiANTOM «î theOPEKA K I M I I O \\ I) U I II II I K n$ I \\ r $i *$$\u2022$$$\u2022 /$ ti $ Il \\ M O I l> I\u2019 H I N < I cfb Théâtre Maisonneuve, Place des Arts, Montréal ^2 Mr Main iTN am jusqu'au 20 IT V RII K, 1902 Ql I Mil I S IM U I S I \\( OKI IIIMMISIBI I S l'OI K \\(>\\ I M II Kl Version originale! I n anglHis .ne» tics siirtilrcs en fraïuaiv RLsi kvi / uni SOI Kl I AVI < I l PHANTOM (514)790-2222 Billets en vente également tin guichet de la Claie des Arts cl aux gniihcts IkkelMasler (situés dans certains magasins de I a -Baie) (innipes: (20 personnes minimum) téléphone/ : (514) K74 9153 au (jiiebet |4I(>) 925 74 en dehors du ()uéhct Réserse/ une place «le choix grate a Vsant première de American I xpress.«oiupose/ le(5)4) 790 0300 .( aiiadinn La Nouvelliste samedi 16 novembte 1991 P5 À la recherche d'erreurs New York (AFP) Le journaliste américain Bill Givens a vu l\u2019an dernier 150 films en salles et loué 430 vidéos pour assouvir sa passion: chercher les erreurs de noms, de lieux, d\u2019action, de costumes ou de logique du scénario, un hobby qui en fait la bête noire des réalisateurs mais lui permet de publier des livres qui recensent impitoyablement le moindre faux pas.Givens raconte qu\u2019il a trouvé sa vocation en allant voir «La guerre des étoiles», quand le héros incarné par Mark Hamill s'adresse à la Princesse Leia en l\u2019appelant Carde, un moment d\u2019absence de l\u2019acteur qui a employé le prénom de Carrie Fischer, qui jouait le rôle.Aidé maintenant par des centaines de lettres de cinéphiles qui lui donnent des pistes, Givens vient juste de sortir son deuxième livre, «Son of Film Flub», qui épingle presque tous les grands succès du box-office: Dans «Une jolie fille», Julia Roberts grignote un croissant, et dans le plan suivant, la pâtisserie repose intacte sur la table.Dans «Le Parrain 111», un journal daté du 27 mars 1980 annonce la mort du pape Jean-Paul 1er, qui est en fait mort le 28 août 1978.Partie des États-Unis à bord d\u2019un Boeing-767, la mère du héros de «Maman j\u2019ai raté l\u2019avion» arrive à Paris dans un Boeing-757.Patrick Swayze et Demi Moore, héros de «Mon fantôme d\u2019amour», commencent une chaude scène d\u2019amour bras et visage éclaboussés de terre glaise autour d\u2019un tour de potier, et se retrouvent la seconde d\u2019après aussi propres qu\u2019au sortir du bain.Dans «Il dance avec les loups», un conducteur de locomotive mord dans un oeuf dont des bouts restent fichés dans sa moustache.Tout a disparu dans le plan suivant.Un journaliste qui tend un magnétophone de poche vers Harrison Ford, à sa sortie du tribunal, dans «Présumé innocent», n\u2019a pas mis de cassette dans l\u2019appareil.Un micro baladeur fait soudain irruption entre Anjelica Huston et John Cusak dans «Les arnaqueurs», tandis qu\u2019un gâteau congelé dégèle en moins d\u2019une seconde dans «Trois hommes et une jeune demoiselle».Plus pointue encore, cette erreur dans «Piège de cristal 11»: Bruce Willis téléphone depuis une cabine Pacific Bell dans l\u2019aéroport de Washington, ville où la compagnie téléphonique n'est pas implantée.Bill Givens fait aussi des erreurs: il a épinglé «L\u2019éveil» pour avoir fait oublier à Robert de Niro un sac en papier qu\u2019il avait à la main.En revoyant encore une fois la vidéo, Bill a fini par repérer le sac, resté sur une chaise.Trop tard, le livre était déjà sous presse.* François Feldman envie la chanson francophone au Québec «On a bien du mal à s'imposer dans les radios en France» Roland Paillé Trois-Rivières Qui l\u2019aurait cru?La chanson francophone se porte mieux au Québec qu\u2019en France.En tout les cas, elle est plus «visible» dans les radios francophones québécoises qu\u2019en France.C\u2019est du moins ce qu\u2019en déduit le chanteur français François Feldman, qui est présentement en tournée de promotion au Québec pour son nouvel album «Ma-gic\u2019Boul\u2019vard».«J\u2019ai un grand respect pour le Québec.Vous défende/ tellement la chanson française ici.En France, on a quand même bien du mal à s'imposer dans les radios.Il y a beaucoup de musique anglo-saxonne», a confié Feldman, lors d\u2019une entrevue accordée au Nouvelliste.D\u2019après le chanteur, le pourcentage du contenu musical dans les radios de France n\u2019est pas régi, comme c\u2019est le cas ici.«Non, on n\u2019a pas ça, on se bat toujours», déplore-t-il encore.Au Québec, le pourcentage de musique francophone que doit diffuser une radio francophone est de 65%.En France, même s\u2019il n\u2019y a pas de pourcentage imposé par législation, Feldman croit qu\u2019il est inférieur à 50%.91: une année sombre L\u2019année 91 est décidément une année sombre pour la scène artistique en France.Après Gains-bourg, plus tôt cette année, voilà que disparaissent coup sur coup, à une semaine d\u2019intervalle, Mort Schuman et Yves Montand.On s\u2019en doute bien, les Français ont été pris par surprise à l\u2019annonce de le mort du second, samedi.À ce moment-là, Feldman était encore en France.(Il est arrivé au Québec dimanche.) De ces décès le chanteur dit: «Ça fait peur un peu.» D\u2019après lui, les jeunes se souviendront de Montand surtout pour ce qu\u2019il a fait a cinéma, plus que son héritage comme chanteur.Et aussi pour certains passages de sa vie privée.«Bon, il a fait des bizous avec Mary lin Monroe, il était marié avec Simone Signoret: c'est un mythe, c'est toutes les années dif ficiles.Et, ce qui est bien, c'est quel qu'un qui prend un engagement po litique», témoigne Feldman.Magic' Boul'vard Sur «Magic\u2019 Boul\u2019vard», on remarque qu\u2019il y est beaucoup question des femmes.Et ce n\u2019est pas l\u2019effet du hasard.«J'adore les femmes, il y a beaucoup de femmes (sur mon disque) et j'aime le contact des femmes, reconnaît Feldman sans détour.Elles ont un goût artistique que j\u2019aime beaucoup», ajoute-t-il.On ne sera donc pas surpris de voir que le ton de ses textes est sensuel, très sensuel même.Sur cet album on retrouve un texte de Beaudelaire mis en musique par Feldman, et ça a donné «Le serpent qui danse», le premier extrait du disque.En fait, il l\u2019a écrite dans le but de la montrer à Gainsbourg, mais pas pour la lui donner.«Non, c\u2019était pour lui montrer que j'aimais beaucoup ce qu\u2019il taisait et que j'avais envie de réciter un poème comme il faisait souvent.Mais il est mort avant qu'il ne voit cette chanson», se souvient, désolé, le chanteur.«Magic\u2019 Boul\u2019vard» est le nom d\u2019un théâtre qui était situé dans le quartier qu\u2019habitait Fledman lorsqu\u2019il était enfant.Ainsi, c\u2019est une histoire qui tourne autour de l\u2019ouvreuse du cinéma, et les autres plages du disque traitent de personnages habitant sur cette artère.«Le poison rose», c\u2019est la prostituée de la rue, « Wally boule noire» est le petit rapper.«Le serpent qui danse» est cette fille qui danse», explique Ciné-Enti IWDÉDIAV (Tro,sR'v\u2019*resOuest) / cinéma IiTIk IjKI/ïL 4425 Bout ttoyot 373-1001 version française de SAM -DIM 12M0 lAhSO 17h - 19*10 - 21*20 version française de vi Other People's Money W|n/I SAM.-DIM.: 13h20 - 17h20 - 19h20 ICOCHET version française SAM-DIM.: 15h20 21h20 TROUBLES \t \t SAM.DIM.: 13H30 15*30 17H30 \u2022 19H30 - 21H30 BIENTOT AG FLEUR DE, LYS, 5 SALLES ULTRA-MODERNES ROCK DEMERS PRÉSENTE CONTE POUR TOUS No.12 Samedi et dimanche 13h\t15h.,a Ghomptowe.CHRISTOPHER LAMBERT SERN CONNERY VIRGINIA MADSEN MICHREl IRONSIDE LA CHASSE AUX IMMORTELS EST REPARTIE 4 ROBE NOIRE EST UNE SPLENDEUR ! Highlmuder B LE RETOUR en version -FRANÇAISE Vendredi: 19h \u2022 Samedi et dimanche: 13h15, 15h15 et 19h 14.BRUCE BFRESFORI) LOTH AIRE BLUTEAU Robe Noire Tous les soirs: 19h15 et 21h20 \u201cDans la plus pure tradition des maîtres du style: Hitchcock, Polanski,/owat/ian\t° Demme leur a concocté un excellent film\tloANS d\u2019angoisse, bien mené, bien joué, bien tourné.Un vrai diamant noir\u201d.«Mlle Trrmhlav IP (vrvoiR\tFLEUR DE LYS \u201cA L X A \u201d\tMARDI-MERCREDI ^ ^ ^ ^\tSPÉCIAL S4.00 \u2022 inhn tiriifin rwr «.term FLEUR DE LVS UlESilBnCEDlIllElaillIlS 1 À Al X A \u201d\tMARDI-MI ^ ^ M ^\tSPÉCIAL ! \u2022 inhn or tin*, rw» «.term jiliilisiEi/anihonYliopliins/scBlIglEnn le silence des agneaun encore le chanteur.Après «Le serpent qui danse», voilà qu\u2019on pourra voir bientôt un clip sur la chanson «Magic\u2019Boul-\u2019vard».«Il vient d'être terminé, et c'est Annie Girardot qui joue le rôle de l'ouvreuse», note Feldman.Sur ce disque, on parle aussi d\u2019urgence à l\u2019environnement, dans «Ne perdez pas la boule», de suicide, dans «Existe», d'enfance, dans «Joy».Même le Québec a sa place puisqu\u2019il a inspiré «Tombé d\u2019amour».«Vous avez une expression au Québec que j\u2019aime beau coup, et c'est «tombé en amour».Je l'ai modifiée pour «tomber d\u2019a mour», fait-il savoir.* François Feldman % LU CAAAMOU» TROIS HlVltWESO ITS 127T | Tous les soirs: 21h RHYTHM OF THE WORLD \u2022 RHYTHMUS DER WELT \u2022 RITMO DEL MUNDO \u2022 RYTHME DU MONDE \u2022 RHYTHM OF THE WORLD *.f/vU \u2014\u2014- v*u\"\u2018 ut**t* I ______1 g, r Y\t_ CI(VI I ÜSSo\"1, pioUlr A y0rr0»,\\\t^ ffivint*1' 1 Les Petits Chanteurs\u2019 du Mont-Royal CONCERT DE NOËL SUPPLEMENTAIRE Vendredi 6 décembre N.B.: 20 h 00 - 25S Mardi 3 décembre, 20 h 30 \u2014 25 $ PARMI NOS IDÉES-CADEAUX ABONNEMENT-THÉÂTRE, BILLET DE SAISON Le* dix LETTRES le P*?5 1M.MQPUR\t«Uns ta gorge Bobepine CHAPITRE DEUX « CONTE [y HIVER petit* nègres mm GhiTu Achetez maintenant! Abonnement- theâtre Mfewier\t20h30\tLettresdamour 28 février 20ti30 Le pays dans la gorge 6 mars\t20h30\tLa mandragore 20 mars\t20h30\tLes dix petits negres llavnl\t20h30\tBobepine 1-mai\t20h30\tChapitre II 8mai\t20030\tContedhiverTO Abonnement-theâtre : 75$ Billet de saison : 100$ Date limite d'abonnement Ancien abonne de I abonnement- théâtre automne 1991\t30 novembre Nouvel abonné\t11 décembre ET N OUBLIEZ PAS Abonnements Jeune public EN PLUS Achetez des maintenant votre abonnement-theâtre ou votre billet de saison et vous pourrez acheter en Hors-Séné et avant te grand publie vos Wiets' pour Broue uniquement vendredi 31 janvier.20h30\t31 $ Important Limite de 1 WW par abonnement meàtre ou par t>W de saison CERTIFICATS- CADEAUX Pour achat téléphonique 380-9797 HI Horaire de la billetterie Lundi au samedi Journée de spectacle Dimanche (Journée de spectacle seulement) 11 h 00 à 18 h 00 11 h 00 à 21 h 00 13 h 00 à 21 h 00 Le Nouvelliste Date du\tÉvénement\tHeure\tPrix (irais\tDated©\tDate du\tÉvénement\tHeure\tPnx lira»\tDate spectacle\t\t\taeaanncaai\tmise en\tspectacle\t\t\ta#«ie»v
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