[Mandements, lettres pastorales et circulaires des évêques de Valleyfield], 1 janvier 1955, Sacre de Son Excellence Mgr Valérien Bélanger
[" Sacre de Son Excellence Mgr Valérien Bélanger Evêque titulaire de Cyrène, Auxiliaire à Montréal V 19 .-\t¦\t' J.ci;::, \u2014 \u2022: : ::ry l.: -va::.y.:\tC\u2022 o Lira, '3 Cardinal P.-Amlie LCjc \u2022 c'>c ::\tc:'\tï::zp Peroiva! Caza \" :c, r.:o?F .-.\"pens Morin rc3 pci'.r r.'.s.s\u2019\\?r\t\" ./do; r : c'L'.: .; Belanger ¦ Jr.c'i3 Cof.larSigny ;\t.c.:i\u2019\t.;.eo:: A era leur : A- fabbS LA A' Adam r daA\u2019A C.11ÎZ3 Collate A' .'iiD C3 Acn B: , AT* p.Ca.:a: A» ; e c t; s' 3 F ;.; : 3 A : rca u ; A :o card C:d;\\:\t; '.AoorSt .3 Lcn Pice.Aye T, LI;An: ; ¦ \u2022\t' ¦- \u2022 -tic a .' sauchamp .\u2022> A Aar::;] LA Longer, o.m.i ;.A :.as do E:n Ev:c.Mgr V.Bel:.r.:;er : A ¦¦¦¦ can;:.Ad p : LAoAAA id A:A:bo Pcgor KCtrr.3 ® c 7n: r&r&goe éï j P.1.A CA Am Petit P.1.CcLbo Jean Thorn :::'d.'.iid:n :\tFA faLJ.A n.-c.Archambault Rév.Ale;: Carter nôv.Jean A.Car Icy r.A Cod; bo Omop Toeefer r.A OOrapd YcFic, P.8.S.FA IroaSp ConvA P» 0.S.- abZ Jul.'s Dr F0rme A Cadetj AaaA\u2019o PHcn \",\u2019s do I\u2019cvdriio A\": r.A deb A3 Jean f-cncteau Do P.P.Ls-LA Vcn'nn, o.m i ' ¦ \u2022\u2022 \u2022\t\u2022 -\"A*.\t\u2022 :\t_ AhA Arc fdconey \u2022A ; ' h \u2022 Lr.::: rot Ccdico;: ï A-\u2019.i ::\t: A A j it ' LA d; L j LA :?d Orrv.doy i 1 J Sermon prononcé en la Cathédrale de Valley field, Qué., à l\u2019occasion de la consécration épiscopale de Son Excellence Monseigneur Valérien Bélanger, nouvel Evêque auxiliaire à Montréal, vendredi le 11 mai, 1956.Excellences Révérendissimes, * Messeigneurs, Mes frères, \u201cApparens eis et loquens de regno Dei.\u201d \u201cIl leur avait apparu et avait discouru du Royaume de Dieu\u201d.Ces entretiens que le Seigneur avait prolongés avec ses apôtres jusqu\u2019au moment de son retour vers le Père, ne sont pas demeurés des secrets pour nous.Ils sont passés dans la vie de l'Eglise et à chaque instant, nous en recevons la vivifiante influence.La splendide cérémonie que nous présidons et à laquelle vous assistez ce matin, n\u2019est que l\u2019expression sensible de l'un des mystères que Jésus confiait à ses apôtres durant ces ultimes conversations : \u201cIl ne vous est pas donné de connaître les temps et les moments que le Père a fixés dans sa toute-puissance.Mais vous serez revêtus de force quand le Saint-Esprit sera descendu sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, jusqu\u2019aux extrémités de la terre\u201d.(Act.I, 7-8).* S.E.Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec et Primat de l\u2019Eglise canadienne; LL.EE.NN.SS.A.Langlois, évêque de Valleyfield; G.Cabana, archevêque de Sherbrooke; C.-E.Parent, archevêque de Rimouski; M.-J.Lemieux, o.p., archevêque d\u2019Ottawa; J.-E.Limoges, J.-A.Papineau, J.-A.Desmarais, G.Trudel, p.b , J C Cody, F Cot-top, A.Douville, H.Belleau, o.m.i., J.M O\u2019Neill, R Brodeur, C Chaumont, L.-P.Whelan, E.Jetté, I.Borecky, C.-O.Garant, P Caza, J -R Gagnon, G.-M.Coderre, E.Frenette, B.Desrochers, L.Audet, W.P Kellenberg, L.Morin, F.A.Marrocco, M.Paré. Jésus venait de prédire à ses apôtres la mission et la pérennité de l\u2019Episcopat.Pour beaucoup de chrétiens, hélas ! l\u2019Evêque n\u2019est qu'un personnage officiel, rencontré à l\u2019occasion d\u2019une cérémonie.Mais la foi nous enseigne que l\u2019Episcopat est l\u2019une des structures essentielles et divines de l\u2019Eglise.\u201cSi quelqu\u2019un dit que les Evêques choisis par l\u2019autorité du pontife romain ne sont pas des Evêques légitimes et véritables, mais une invention humaine, qu\u2019il soit anathème\u201d, affirme le Saint Concile de Trente.Tout, dans l\u2019Eglise, vient de l\u2019Evêque, et c\u2019est par l\u2019Episcopat que la maîtrise du Christ sur l\u2019Histoire, c\u2019est-à-dire sur la marche même du monde, est assurée.Affirmations audacieuses et téméraires, penseront les uns, sans oser l\u2019exprimer.Prétentions cléricales, surannées et dangereuses, diront les autres.Et cependant les quelques considérations que je ferai sur la nature et les activités de l\u2019Episcopat, puisées aux sources de la science théologique, nous révéleront que l\u2019Evêque est vraiment, dans l\u2019Eglise, le sacrement du Christ, son Chef invisible : \u201cComme vous (Père) m\u2019avez envoyé dans le monde, Moi aussi, Je les envoie\u201d.(Jean XVII, 18).\u201cToute puissance m\u2019a été donnée au ciel et sur la terre.Allez donc, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.Enseignez-leur à garder tous mes commandements.Pour Mop Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde\u201d.(Math.XXVIII, 18-20).L\u2019Evêque est un ENVOYE.Le mandat apostolique qu\u2019il a reçu du Vicaire de Jésus-Christ sur la terre, lui permet de recevoir légitimement l\u2019imposition des mains de ses consécrateurs, par laquelle il est établi en continuité temporelle avec le Christ et les Apôtres qu\u2019il a lui-même envoyés.Cette continuité est l\u2019une des marques distinctives de l\u2019Eglise Catholique Romaine et par elle, l\u2019Apostolicité prend un caractère presque visible et palpable.Tout Evêque dûment consacré peut redire avec saint Jean : \u201cCe qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux et contemplé, ce que nous avons touché de nos mains, du Verbe de Vie.Car la Vie s\u2019est manifestée ; et à titre de témoins oculaires, nous vous annonçons la Vie éternelle qui - 2 - était auprès du Père et qui s'est manifestée à nous.Cela donc que nous avons vu et entendu, nous vous l\u2019annonçons afin que vous soyez en communion avec nous\u201d.(I Jean I, 1-3).Ces paroles deviennent vraies dans la bouche d\u2019un Evêque parce que, par la grâce même de sa consécration, il a acquis l\u2019autorité sur les éléments constitutifs de l\u2019Eglise : le ministère des sacrements et la tradition de la Parole.En d\u2019autres termes : il n\u2019y aurait pas d\u2019Eucharistie ni d\u2019évangélisation s\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019Evêque.C\u2019est lui qui ordonnera les prêtres pour qu\u2019ils offrent le sacrifice de la messe.C\u2019est encore lui qui enverra les ministres du second degré vers les âmes afin qu\u2019ils puissent leur annoncer la parole du salut.Nous étions donc en droit d\u2019affirmer, il y a un instant, que l\u2019Episcopat assure au Christ Jésus la maîtrise de l\u2019Histoire du monde, en ce sens que la présence des Evêques catholiques donne au monde un caractère christologique.Car Jésus est ressuscité et II vit éternellement.Son influence dans l\u2019Eglise et sur le monde ne peut pas être comparée, par exemple, à celle d\u2019un chef de dynastie ou d\u2019un fondateur d\u2019empire qui aurait donné à ses successeurs les éléments nécessaires pour assurer un sage gouvernement.L\u2019Evêque n\u2019est pas lié au Christ Jésus uniquement par la remontée jusqu\u2019à un moment donné de l\u2019Histoire, mais bien par une liaison actuelle.L\u2019Episcopat est une transmission de pouvoir et la communication, à un homme, d\u2019une présence mystérieuse mais réelle du Christ ressuscité, et l\u2019effusion en lui de la plénitude de l\u2019Esprit Saint qui le rend apte à remplir la mission apostolique dans l\u2019Eglise.Par le rite unique, simple mais si majestueux, de l\u2019imposition des mains, l\u2019Evêque est à la fois introduit dans une lignée temporelle qui commence au Christ et, en même temps, il est transformé en un sacrement vivant du Christ, ainsi rendu présent au monde, non plus seulement dans son caractère de Rédempteur souffrant et humilié, mais dans le rayonnement de sa royauté universelle qui domine l\u2019histoire.Cette rencontre du temps et de l\u2019éternité, de la faiblesse et de la puissance, de l\u2019humain et du divin, définit la nature de l\u2019Eglise et explique les vicissitudes de son existence.Mais cette grandeur et ces faiblesses définissent également la nature de - 3 - l\u2018Episcopat, sacrement personnel du Christ terrestre et céleste.C'est cette rencontre dans l\u2019Evêque, d'une part : de toute la puissance sanctificatrice de la Rédemption, rendue possible par une identification totale au Christ Jésus, et d\u2019autre part : de sa pauvre condition humaine, c\u2019est cette rencontre, dis-je, qui explique tous les événements heureux ou regrettables qui remplissent l\u2019histoire de l\u2019Eglise.Les promesses données par son Fondateur à celle-ci, d\u2019une assistance perpétuelle, lui ont permis de traverser les siècles sans que la nature de sa mission rédemptrice ait été changée ou altérée.Mais d'autre part, la condition humaine qu\u2019elle gardait dans ses membres, devait l\u2019exposer aux persécutions et aux schismes.L\u2019Eglise militante apparaîtra alors, aux regards superficiels de l\u2019athée ou même du chrétien tiède ou ignorant, comme une institution humaine.Tantôt elle sera persécutée par les ennemis de Dieu, tantôt elle sera la cible des critiques de la sagesse humaine.Mais pour l'homme de foi, l\u2019Eglise est toujours l'Epouse du Christ.La sainteté authentique qui a auréolé l\u2019Episcopat, depuis Pierre jusqu\u2019à Pie X, est un idéal qui nous est proposé, mais aussi une leçon qui est donnée à ce monde.Lorsque Pierre entrait dans Rome, il faisait faire à cet empire fabuleusement puissant, une volte-face qui devait changer totalement le cours de son histoire.Ainsi en sera-t-il de Martin dans les Gaules, d\u2019Augustin en Angleterre, de Patrice en Irlande, de Léandre en Espagne, de Boniface en Allemagne.Lorsque Léon arrêtait Attila aux portes de Rome, il était toujours le lieutenant du Christ-Roi qui dirige les destinées de son empire spirituel, en infléchissant la marche des empires de ce monde.Lorsque Pie V égrenait son chapelet, durant la bataille de Lé-pante en 1571, il sauvait la chrétienté et le monde.Lorsque Pie X intervenait dans les affaires de ce monde, en condamnant le modernisme et en appelant les enfants à la communion quotidienne, c\u2019était encore le Christ qui prenait les initiatives de l\u2019Histoire.Et maintenant, c\u2019est la voix de Pie XII qui se fait entendre.Quel message nous apporte-t-elle ?\u201cL\u2019ennemi se trouve partout et au milieu de nous : il sait être violent et rusé.Au cours de ces derniers siècles, il a tenté d\u2019opérer la désagrégation in- i - 4 - tellectuelle, morale, sociale de l\u2019unité dans l\u2019organisme mystérieux du Christ.Il a voulu la nature sans la grâce, la raison sans la foi, la liberté sans l\u2019autorité, parfois l\u2019autorité sans la liberté.Et voilà qu\u2019on tente d\u2019édifier la structure du monde sur des fondements que nous n\u2019hésitons pas à signaler comme les principaux responsables de la menace qui pèse sur l\u2019humanité : une économie sans Dieu, un droit sans Dieu, une politique sans Dieu.L'ennemi s\u2019est employé et s\u2019emploie à ce que le Christ soit un étranger dans les universités, à l\u2019école, dans la famille, dans l\u2019administration de la justice, dans l'activité législative, dans l\u2019assemblée des nations, là où se décide la paix ou la guerre.Il est en train de corrompre le monde par une presse et des spectacles qui tuent la pudeur chez les adolescents et les adolescentes et détruisent l'amour entre les époux; il inculque un nationalisme qui mène à la guerre.Vous voyez, chers fils, que ce n\u2019est pas Attila qui menace de près les portes de Rome; vous comprenez qu\u2019il serait vain, aujourd\u2019hui, de demander au Pape d\u2019intervenir et d\u2019aller à sa rencontre pour l\u2019arrêter et l\u2019empêcher de semer la ruine et la mort.Le Pape doit, à son poste, sans cesse veiller, prier et se prodiguer, afin que le loup ne finisse pas par pénétrer dans le bercail pour ravir et disperser le troupeau (Jean X, 12); ceux-là qui partagent avec le Pape la responsabilité du gouvernement de l'Eglise font tout le possible pour répondre à l\u2019attente de millions d\u2019hommes qui demandent un changement de route et regardent vers l\u2019Eglise comme vers le seul pilote capable\u201d.(12 octobre 1952).Cette longue citation du Pape nous permet de mieux comprendre la mission de l\u2019Episcopat dans le monde moderne.C\u2019est toujours le Christ qui nous parle du Royaume de Dieu : \u201clo-quens de regno Dei\u201d.Nous pouvons donc considérer dans l\u2019Evêque une activité primordiale, essentielle, fondamentale : celle qu\u2019il accomplit dans une identification complète au Christ et par laquelle il fait l\u2019Eglise; et une autre activité non moins essentielle à la vie du Royaume de Dieu, mais qui tient compte des conclusions humaines de l\u2019instrument de la grâce.Lorsque, tout à l\u2019heure, six mains se posaient successivement sur la tête de l\u2019élu et que, - 5 - dans le silence du sacrifice, l\u2019hostie sainte était offerte au Père des cieux, le Christ était rendu présent à son Eglise par l\u2019activité même de ses ministres.Alors l\u2019Evêque était le sacrement du Christ, son porte-parole, le symbole de sa présence, sous la notion directe de l\u2019Esprit Saint.En ces heures solennelles de sa vie liturgique et eucharistique, les structures de l\u2019Eglise deviennent visibles et nous constatons qu\u2019elles remontent directement, par l'Evêque, jusqu\u2019au Verbe Incarné.Ce sont ces formes essentielles du Corps du Christ, vivifié par l\u2019Esprit, qui ont été déterminées d'avance par le Seigneur, aux jours de sa vie terrestre : \u201cloquens de regno Dei\u201d.Mais le ministre de Dieu n\u2019est pas toujours engagé dans une action sacramentelle.11 doit également s\u2019occuper de tout ce qui est ordonné à cet essentiel: c\u2019est le témoignage rendu au Christ dans toute la vie de l\u2019apôtre par une adaptation aux circonstances de lieux et de temps où se situe son action.La forme essentielle, sacramentelle de l\u2019Eglise est indépendante, pour ainsi dire, de ce milieu humain.Aussi l\u2019Eucharistie sera administrée de la même façon dans tous les pays du monde, et jusqu\u2019à la fin des temps elle sera le Pain donné aux hommes pour qu\u2019ils aient la vie en abondance (Jean X, 10).Mais pour que l\u2019Eucharistie soit distribuée au monde, il faut des diocèses bien administrés et des méthodes d\u2019apostolat bien adaptées.Tout ce travail que l'Eglise doit entreprendre, remettre à point à chaque génération et continuer jusqu'à la fin des siècles, exige l\u2019intervention d\u2019une décision humaine, confortée par la grâce, certes, mais soumise aux exigences d\u2019une laborieuse réflexion.Cette liberté nécessaire à l\u2019Eglise pour l\u2019accomplissement de sa mission est celle même des Evêques.A ceux-là, et à ceux-là seuls qui ont reçu le dépôt de l\u2019Eucharistie et de la Parole, a été divinement confié le soin de diriger la communauté des fidèles : \u201cPasce agnos meos\u201d \u2014 \u2018Tais mes a-gneaux\u201d, disait Jésus au Pasteur qu'il venait de placer à la tête du troupeau (Jean XXI, 15).Cette mission divine dont il est investi et cette assistance de l\u2019Esprit qui lui est promise, ne donnent pas à PEvêque le don de l\u2019infaillibilité et encore moins celui de l\u2019impeccabilité.La - 6 - consécration ne change pas la nature de celui qui en est l\u2019objet.Si le calice est consacré, ce n\u2019est pas parce qu\u2019il est en or ou orné de pierres précieuses.La consécration est exigée par l\u2019usage auquel il est destiné.Ainsi l\u2019Evêque devient l\u2019intendant du Christ sur la terre et si, pour remplir cette mission, il doit être un consacré, il n\u2019en demeure pas moins vrai qu\u2019il devra épuiser toutes ses énergies à acquérir une grande sainteté personnelle et une connaissance profonde et objective des problèmes qui lui sont soumis.Il sera le serviteur des âmes dans sa mission de chef de la communauté ecclésiale, et c\u2019est pourquoi il doit être choisi d\u2019entre les hommes pour être destiné aux choses de Dieu.(Hébr.V, 1).Et que peut bien conclure de tout cela un chrétien qui veut prendre les attitudes que commande la foi ?Sinon que le Seigneur, en définitive, conduit les hommes vers le Royaume de son Père par le ministère pastoral des Evêques.Nous savons maintenant que lorsqu\u2019un baptisé a reçu, par l\u2019imposition des mains, la charge de la succession apostolique, il est l\u2019homme du Christ Jésus.Au regard de la foi, tout est là; en suivant un tel pasteur, les fidèles sont sûrs d\u2019être avec le Christ sur le chemin du Royaume : \u201cQui vous écoute, m\u2019écoute ; qui vous méprise, me méprise\u201d.(Luc, X, 16).N\u2019allons pas conclure de telles affirmations, que le pouvoir épiscopal constitue une invitation à la servilité.L\u2019Esprit Saint garde toujours l\u2019initiative de l'action dans l\u2019Eglise du Christ et il souffle comme il veut (Jean III, 8).Les oeuvres apostoliques les plus audacieuses ont souvent été lancées par des laïques ou des prêtres.Mais les Evêques sont les administrateurs de la sagesse divine.Ils ont été établis pour discerner les esprits, approuver, encourager, retenir ou condamner, en un mot pour diriger la vie et le rayonnement de l\u2019Eglise.\u201cEpiscopum oportet judicare, interpretari : l\u2019Evêque doit juger et interpréter\u201d, dit la formule concise du pontifical tout au début de la cérémonie de la consécration.L\u2019Esprit suscitera, dans l\u2019Eglise, des religieuses qui porteront un message à leur génération; il demandera à des bergères d\u2019élever des basiliques; il préparera des fondateurs et des fondatrices d\u2019Ordres; il recrutera des volontaires pour l\u2019armée pacifique de l\u2019Action Catholique.Mais la bergère dont il était question plus haut a le strict devoir de parler à l\u2019Evêque des plans - 7 - divins, et même si l\u2019approbation est difficile à obtenir, elle sera cependant nécessaire pour que le projet porte la marque authentique de ses origines divines.L\u2019Esprit Saint, dans le fidèle* n'est pas un esprit d\u2019orgueil ou d\u2019impatience : il ne peut être qu\u2019un esprit de respect filial et d\u2019obéissance.Le pilote, qui o-riente le navire sur les feux du phare pour éviter les écueils, n'entrave pas sa marche et ne contrarie pas les vents favorables.,Le bras fermement rivé au timon, il permet ainsi, en collaboration avec tous les éléments, un arrivage sûr au port.L\u2019Eglise est en marche vers l\u2019éternité, sous la poussée de l\u2019Esprit et, en suivant la ligne où la maintient la direction de ses pasteurs, elle touchera aux rives de l\u2019éternité.C\u2019est dans ce sens que l\u2019Histoire est dominée par le Christ et que, en définitive, seule la foi, qui découvre le véritable sens des sacrements du Seigneur, peut nous permettre de saisir les desseins providentiels sur cette toile où s\u2019entrecroisent les mille fils tissés dans la trame de nos jours.Chère Excellence Monseigneur l\u2019Evêque de Cyrène, il y eut cinquante-quatre ans, le 6 avril dernier, que vous commenciez, ici même, dans cette église, le voyage vers l\u2019éternité.Au jour de votre baptême, vous étiez marqué du signe du salut.Le souffle de l\u2019Esprit gonflait déjà les voiles de votre âme et c\u2019est sous la sage direction des pasteurs d'alors que vous doubliez les écueils pour garder le milieu du chenal.Vous n\u2019eûtes pas, comme d\u2019autres, à traverser des fleuves et à vous exiler de votre petite patrie pour trouver des maîtres dévoués.Le Séminaire de Valleyfield vous accueillit, et vos maîtres d\u2019alors seraient heureux de reconnaître, dans le Pontife d'aujourd'hui, l'humble enfant de la pauvre veuve de la paroisse Sainte-Cécile.Et puis, ce fut la montée vers l'autel.\u201cJésus-Christ, écrivait le cardinal Petit de Julleville, appelle à lui ceux qu\u2019il veut.Et 11 les appelle par l\u2019intermédiaire de l\u2019Eglise, seule dépositaire de sa pensée et de sa volonté\u201d.Depuis plus de trente ans, vous avez servi l\u2019Eglise dans la personne de ses Evêques.Aujourd'hui vous entrez dans le Collège apostolique et l\u2019Eglise vient de graver, d\u2019une façon définitive, les traits du Souverain Prêtre dans votre âme : \u201cComple in Sacerdote tuo ministerii tui summam, et ornamentis totius glorification^ instructum, coelestis unguenti rore sanctifica\u201d.Ornée des dons de l'Esprit, votre âme deviendra un instrument plus docile encore, au service du Sei- - 8 - gneur.Après avoir marché dans les chemins de la droiture, vous y conduirez, à l\u2019avenir, le troupeau qui marchera sous votre houlette pastorale.\u201cRecta sapere\u201d.Portant dans la main, la balance de la justice, vous redresserez les chemins tortueux et vous préparerez au Seigneur un peuple parfait.Oui, puisse la prière du Pontifical que nous entonnions tout à l\u2019heure, demeurer sur vous à jamais : \u201cFirmetur manus tua, et exaltetur dextera tua : justitia et judicium praeparatio sedis tuae\u201d \u2014 Que votre main s\u2019affermisse et que votre droite s'élève; que la justice et la sagesse fassent l\u2019ornement de votre trône ! Amen ! 9 - Allocution prononcée au banquet qui suivit la consécration épiscopale de Son Excellence Monseigneur Valérien Bélanger, le 11 mai 1956 Excellences, Messeigneurs, Mesdames et Messieurs, Tout à l\u2019heure dans la Cathédrale, j\u2019ai fait entendre la voix de l\u2019Eglise.La cérémonie de la consécration d\u2019un Evêque est l\u2019un des sommets de la liturgie catholique.De ces hauteurs, la terre paraît petite et les accents de nos voix deviennent célestes.Je présume que tous ont saisi ces accents, puisqu\u2019ils s\u2019adressaient à un \u201cbel-ange et\u201d à ses amis.En ce moment, je voudrais faire entendre la voix du souvenir.Les liens qui m\u2019unissent au nouvel Evêque de Cyrène ont été tissés par la divine Providence elle-même durant une vie d\u2019amitié qui remonte aux lointaines années de 1925-1926.Il était une fois un jeune homme qui cherchait, dans l\u2019épreuve de la maladie, la voie qui conduit au sacerdoce.Un jour de novembre de l\u2019année 1925, ce jeune homme frappait à la porte de l\u2019évêché de Valleyfield.11 venait y chercher, auprès de son Evêque, la réponse définitive à des perplexités qu'il a-vait en vain confiées à des directeurs par ailleurs habiles et bien intentionnés.Monseigneur Rouleau avait alors, à ses côtés, pour remplir les fonctions de secrétaire, un diacre qu\u2019il initiait déjà aux secrets de l\u2019administration.C\u2019était l\u2019abbé Valérien Bélanger.On décida sur le champ de revêtir ce jeune homme de l\u2019habit ecclésiastique et comme il est difficile dans un évêché, de trouver une soutane sans liséré violet, le jeune homme dut accepter l\u2019une des soutanes du diacre.C\u2019était la première fois que l\u2019Evêque de Cyrène aidait le futur Cardinal de Montréal à porter sa croix.- 10 Le 29 mai 1926, le diacre devenait prêtre et le mystérieux jeune homme que vous avez certainement identifié, entrait dans la milice cléricale par la réception de la tonsure.\u2014 Je voudrais ici rendre un hommage ému et formuler une prière ardente à la douce mémoire du Cardinal Rouleau.Si nous sommes ici, Mgr de Cyrène et moi-même, c\u2019est parce que la Divine Providence nous a un jour placés sur sa route.Je lui dois mon sacerdoce, parce qu\u2019il a cru que la grâce de Dieu était toute-puissante et qu\u2019elle pouvait transformer un pauvre malade en un instrument efficace du Royaume.Quant à vous, Excellence, vous possédiez quelque chose de son sacerdoce puisque, en cette cathédrale de Valleyfield, vous receviez de lui, au matin du 29 mai 1926, l\u2019imposition des mains.En ce moment, du haut du Ciel, il doit se réjouir en constatant que l\u2019oeuvre qu\u2019il avait commencée en nous, est pratiquement terminée.\u2014 La route par laquelle notre amitié a cheminé depuis trente ans, débuta donc ici.Les méandres de cette route furent très marqués et parfois la route elle-même se divisait, de sorte que nous étions aux antipodes; mais des détours mystérieux nous ramenaient à ces carrefours merveilleux où la rencontre nous prouvait que l\u2019amitié qui nous unissait était toujours solide.En septembre 1929, nous partions ensemble sur l\u2019Ausonia, pour un séjour d\u2019études en Europe.Durant quatre ans, vous seriez un romain authentique.Quant à moi, je continuerais à marcher dans l'obscurité du mystère, car des études à Paris ne sont généralement pas une préparation indiquée pour entrer dans le Sacré Collège des Cardinaux ! Vers le début de juillet 1933, nous revenions au Canada, toujours ensemble, sur l\u2019As-cania.Et bientôt nous prenions des directions bien différentes et toujours mystérieuses.Après avoir exercé le ministère dans une paroisse, vous inauguriez, au Grand Séminaire de Montréal, un enseignement dont vous deviez faire bénéficier de nombreuses générations de séminaristes et qui devait s\u2019étendre sur une période de quinze ans.Vous étiez un sulpicien authentique, alors que durant ces quinze mêmes années, je devais devenir-missionnaire, curé, vicaire général, autant de titres qui semblent \u201cmale sonantes piis auribus sulpicianis\u201d.- 1 i J\u2019ai gardé, de cette époque, quelques lettres que vous a-dressiez de votre solitude du séminaire, à l\u2019ami perdu dans la brousse.Je me permets d\u2019en citer quelques passages : 21 octobre 1934 : Mon cher Paul : (car en ces jours, il n\u2019existait que Valérien et Paul).\u201cS\u2019il y a un moment que je dois choisir pour t\u2019écrire, c\u2019est bien en ce dimanche des missions où j\u2019ai bien prié pour toi et tes oeuvres, en me rappelant ce que j'enseigne en classe, que la foi est un don de Dieu tout comme le missionnaire.C\u2019est vrai que j\u2019enseigne au Grand Séminaire, et cela depuis un mois ! La Providence a des vues impénétrables mais infiniment sages ; l\u2019important pour les créatures de la terre, c\u2019est d\u2019avoir une patience humble et forte pour la seconder au bon moment\u201d.6 avril 1935 : \u201cJ\u2019entre aujourd\u2019hui dans ma 34e année et pour souligner cette transition qui passe tout à fait inaperçue ici (nous sommes au Grand Séminaire !), je prends quelques instants pour me reposer avec toi en t\u2019écrivant.Une fois encore, la Providence manifeste sa bonté en me faisant comprendre après coup sa sollicitude dans les moindres détails de ma vie ; puissé-je avec docilité, avec humilité, la seconder en tout.ce qui est vrai pour moi, l\u2019est pour toi aussi ; et je t\u2019avoue que je ne serai jamais surpris d\u2019apprendre que tu es nommé curé, vicaire général, ou bien vicaire apostolique dans quelque mission éloignée, ou tout autre chose; le passé t\u2019a instruit comme moi et ta vie encore plus bousculée que la mienne, on en faisait ici \u2014 toujours au Grand Séminaire \u2014 la remarque dernièrement, entre tout à fait dans les plans providentiels.Allons-y gaiement pour le bon plaisir de Dieu !.\u201d Et après une allusion discrète à la nouvelle cathédrale de Valleyfield qui était en voie de construction et que l\u2019ami m\u2019annonçait devoir être \u201cle plus grandiose monument de la région\u201d.la lettre se terminait par ce \u201cVale\u201d qui n\u2019était certainement pas \u201crien\u201d pour moi !.- 12 - \u201cMais tu n\u2019es pas privé pour cela de ce souvenir quotidien que j\u2019ai pour toi au Memento, et je compte sur tes prières aussi, pour être \u201cconvenable\u201d ici et où la Providence m\u2019enverra si je dois changer\u201d.Je ne puis résister à la tentation de citer une autre lettre : cella-là du 8 octobre 1938.\u201cJe travaille pour l\u2019Eglise et cela me suffit.Tu sais, dans ces besognes de for contentieux et dans ce travail synodal, les choses n\u2019ont pas toujours marché sur les roulettes.Dans tes missions, il en est ainsi ! Mais je travaille pour l\u2019Eglise et quand les hommes ne sont pas contents, cela ne me dérange guère; je fais ce que je peux et \u201cbasta\u201d ! J\u2019ai perdu des amis à agir ainsi, mais l\u2019Eglise n\u2019a pas perdu à ce que le Droit soit un peu mieux connu ou à ce que l\u2019ordre soit un peu plus respecté\u201d.Ces lignes de 1938 livrent le secret d\u2019une âme.Aujourd\u2019hui elles expliquent la mission de l\u2019Evêque de Cyrène ! Mais je crois qu\u2019il est temps que je vous laisse enfin parler ! En effet, je ne veux pas insister sur les événements qui se produisirent de 1940 à aujourd\u2019hui.L\u2019amitié des premières années fut purifiée dans les obscurités de la foi et préservée par le respect que nous avions des tâches providentielles qui nous é-taient confiées.Mais aujourd\u2019hui vous comprenez.Pie XI disait un jour à l\u2019un de ses intimes, placé dans une situation analogue à la vôtre : \u201cLa plus grande marque d\u2019amour que l\u2019Eglise puisse donner à un prêtre, c\u2019est de lui conférer la plénitude du sacerdoce\u201d.Lorsque vous êtes entré dans ma chambre, le 14 mars et que nous étions les seuls à connaître les secrets de Dieu, vous vous êtes mis à genoux et vous m\u2019avez dit : \u201cPuisque votre croix est lourde, bénissez le cyrénéen qui vient vous aider à la porter\u201d.L\u2019oeuvre de Dieu est accomplie.Il me reste à remercier tous ceux qui ont rendu cette fête possible.Et tout d\u2019abord, je rends les actions de grâces au Seigneur qui a bâti dans le temps ce jour d\u2019aujourd\u2019hui : \u201cDeus qui hodierna die, hanc tuam miseri-cordiam erga nos manifestasti, concede nobis : semper in tuo amore permanere et Tecta sapere\u2019.\u201d - 13 Mais la Divine Providence agit par les causes secondes.Nous l\u2019avons constaté en repassant les années écoulées.Or l\u2019artisan véritable de l\u2019oeuvre de Dieu en nous ne fut-il pas notre Evêque ?Car \u2014 et il y a longtemps que j'aurais dû le dire, et peut-être me reprochera-t-on de ne pas l\u2019avoir souligné avant cet instant, mais je voulais clore ce chant de l\u2019action de grâce par là \u2014 car, dis-je, il faut le proclamer bien haut: nous sommes deux fils aimés et chéris de l\u2019Evêque de Valleyfield, Son Excellence Monseigneur Alfred Langlois.Il a toujours tenu les cordeaux de la Providence et malgré nos extravagances juvéniles et tant d\u2019autres d\u2019un âge plus mûr, il a tiré les lignes droites qui nous ont permis de marcher selon les intentions du Seigneur.Je dois avouer ici que le Bon Dieu m\u2019a toujours fait la grâce d\u2019aimer les Evêques qui furent, dans ma vie, les représentants de Sa volonté : j\u2019ai parlé tout à l\u2019heure du Cardinal Rouleau.Mais il faudrait que je rappelle l'influence qu\u2019exercèrent sur moi le Cardinal Verdier, archevêque de Paris, Monseigneur Breton, évêque de Fukuoka et Monseigneur Gauthier, archevêque de Montréal.Cependant les grandes étapes de ma vie ont toujours été marquées par une décision de l'Evêque de Valleyfield.Et ceci est dans l\u2019ordre, si nous acceptons la doctrine qui nous a été enseignée dans le sermon de ce matin.Les deux fils de la Vallée sont devant vous, chère Excellence, comme les deux fils de Joseph qui se présentaient devant le Patriarche Jacob.Il est dit au livre de la Genèse, chapitre 48e : \u201cJoseph dit à son Père : Ce sont mes deux fils que Dieu m\u2019a donnés ici.Il dit : Approche-les de moi, je te prie, que je les bénisse.Or les yeux d\u2019Israël s\u2019étaient affaiblis par la vieillesse en sorte qu'il ne pouvait plus les voir.Joseph les fit approcher de lui, et il les baisa et les embrassa.Joseph les prit tous deux, Ephraïm à sa droite, et ainsi à la gauche d\u2019Israël, et Ma-nassé à sa gauche et ainsi à la droite d\u2019Israël, et les approcha de lui.Israel étendit sa main droite qu\u2019il plaça sur la tête d'E-phraïm qui était le plus jeune, et sa main gauche sur la tête de Manassé, croisant ainsi ses bras.Puis il les bénit.Joseph s\u2019aperçut que son Père mettait sa main droite sur la tête d\u2019E-phraïm et cela lui déplut : il saisit la main de son Père pour 14 - l\u2019écarter de dessus la tête d\u2019Ephraïm et la mettre sur la tête de Manassé.Et Joseph dit à son Père : Pas ainsi, mon Père; car celui-ci est le premier-né: place donc ta main droite sur sa tête.Mais son Père s\u2019y refusa en disant : je le sais mon fils, je le sais, lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand ; mais son frère plus jeune deviendra plus grand que lui et sa postérité deviendra un grand nombre de peuples.Israel dit à Joseph : que Dieu soit avec vous.et moi, je te donne de plus qu\u2019à tes frères une région montagneuse.\u201d La prophétie devient, aujourd\u2019hui, une réalité ! L\u2019ancien curé de la Vallée, votre vicaire général est entré par votre discrète influence, dans la région montagneuse, et pour l\u2019aider à gravir les flancs de la montagne, il est venu chercher son frère aîné, votre autre fils.Ensemble, ils porteront la croix pour la planter au sommet de la montagne : le fils cadet en portera le poids, mais le cyrénéen lui apportera une aide précieuse.Et ainsi tous les peuples venant de l\u2019Orient et de l\u2019Occident, ceux d\u2019Arena et d\u2019Opos, et ceux d\u2019Arsamosata, tous verront la croix dressée sur la montagne et dont la lumière permettra aux enfants du Royaume de comprendre et de goûter les choses droites : \u201cRECTA SAPERE\u201d.Vous remplacez, sur le Siège de Cyrène, un Evêque qui porta ce titre de 1902 à 1954.Puissiez-vous aider votre Archevêque aussi longtemps ! Ad multos Annos ! i Paul Emile Cardinal Léger, Archevêque de Montréal.- 15 - ALLOCUTION prononcée par S.Exc.Mgr Valérien Bélanger, au banquet qui suivit sa consécration épiscopale, le 11 mai 1956.Eminence et Excellences Révérendissimes.Honorables Messieurs, Messeigneurs et très révérends pères, Chers confrères, parents et amis, Celui qui a reçu, ce matin, la plénitude du sacerdoce, est né tout à côté, dans une petite maison qui existe encore au numéro 53 de la rue du Marché.Il a été porté sur les fonts baptismaux, le cinquième et dernier des enfants qui ont été baptisés le 6 avril 1902, dans la cathédrale Sainte-Cécile de Valleyfield.Il y a reçu le prénom de Joseph, ainsi que le demande une coutume de chez nous, et celui de Valérien, parce qu'il y avait déjà une Cécile dans la famille et aussi parce qu\u2019il était un garçon.Le registre de la paroisse, pour l'année 1902, en fait foi au feuillet 369.Il n\u2019avait pas encore quatre ans quand le bon Dieu lui a enlevé son père pour lui donner, quelques jours plus tard, une autre petite soeur qui est devenue depuis une moniale Clarisse.Il se souvient de son premier pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré où sa mère allait accomplir une promesse, à la suite de la guérison de sa soeur benjamine.A la demande de sa mère, il a, comme sa petite soeur du reste, confié sa vocation à la bonne Sainte Anne.C\u2019était son premier voyage en chemin de fer et il avait pu le faire, parce qu\u2019il était encore à l\u2019âge où l\u2019on ne paye pas sur les trains.Il a grandi dans un foyer profondément chrétien où pour lui la maman était tout.11 a vu d\u2019abord et compris avec le temps les prodiges de dévouement de sa mère devenue veuve avec neuf enfants vivants dont l\u2019aîné avait quinze ans.Il a été témoin de la charité chrétienne qui a entouré sa famille; il se rappelle - 16 - la générosité discrète des prêtres de l\u2019Evêché, les attentions délicates des soeurs de la Providence et de la Sainte-Famille, et la bonté inépuisable de maints foyers de Valleyfield.Il a fréquenté le jardin de l\u2019enfance, en pleurnichant plus qu\u2019à son tour, au début, pour s\u2019habituer petit à petit à sourire; il a rattrappé depuis ses compagnons d\u2019école dans ce domaine.Il a appris jeune à servir la messe,' à faire des commissions, à rendre service.Et puis il a eu le privilège, avec son frère et deux ans plus âgé, de poursuivre ses études classiques, grâce à bien du monde, à commencer par les siens.Il se souvient du sacrifice de ses deux petites soeurs qui ont abandonné leurs études pour leur permettre, à son frère et à lui, de terminer les leurs.Il n\u2019a pas oublié le temps des vacances où il lui fallait travailler, pour gagner son cours, ce qui lui a permis de savoir ce que c\u2019est que passer le pain ou livrer les ordres à domicile et ce qui lui a donné l\u2019occasion d\u2019apprendre son métier de tisserand.Il a connu une rude épreuve familiale quand le bon Dieu est venu chercher, au lendemain de son baccalauréat, son frère, compagnon de tous les jours, et qui le précédait d\u2019un an au séminaire.Il a eu le privilège pendant ses études de rencontrer des confrères qui ont été pour lui des frères et qui le sont demeurés malgré les distances et le peu d\u2019occasion de se revoir.Il a bénéficié du dévouement inlassable de professeurs et de directeurs qui l\u2019ont entraîné à la vie chrétienne, qui lui ont donné le goût de l\u2019étude et du travail bien fait et qui lui ont laissé surtout un exemple entraînant et persévérant de vie sacerdotale.Après avoir été portier à l\u2019Evêché pendant sa dernière année de philosophie, il entrait au séminaire, à Valleyfield, où il allait étudier la théologie, tout en enseignant, selon la manière de faire du temps.Mgr Emard, qui l\u2019avait confirmé, dont il a-vait été le servant de messe, et qui s\u2019était toujours intéressé à la famille, lui bénissait sa première soutane peu de temps avant de partir pour Ottawa.Mgr Rouleau, qui lui a manifesté une tendresse paternelle, le favorisa d\u2019une année de grand séminaire pour en faire ensuite son maître de cérémonie et son secrétaire.Et c\u2019est celui qui préside, depuis près de trente ans, aux - 17 - destinées du diocèse de Valleyfield, qui a orienté toute sa carrière sacerdotale, l\u2019initiant aux fonctions pastorales à Valleyfield même, en le retenant comme secrétaire et cérémoniaire, en lui favorisant dans sa paroisse natale ses débuts dans le ministère, en lui permettant des études complémentaires à Rome et en le guidant avec une sagesse admirable dans les divers postes qu\u2019il a occupés en dehors de son diocèse.Pendant ses quatre années d\u2019études à Rome, rendues possibles grâce à la générosité discrète d\u2019un confrère aîné, il a étudié les sciences ecclésiastiques et s\u2019est spécialisé en droit canonique.C\u2019est à Rome qu\u2019il a eu la douleur d\u2019apprendre le départ pour le Ciel de son admirable mère qui avait élevé sa famille, pour ainsi dire, de fil en aiguille, en cousant pour les autres, et qui laissait à ses enfants l\u2019exemple d\u2019une foi à transporter les montagnes, d'un courage héroique dans l\u2019épreuve, d\u2019un dévouement inépuisable dans l'accomplissement de ses tâches quotidiennes, d'une patience inaltérable dans la souffrance, d'une droiture d'âme et d\u2019un effacement complet.A son retour de Rome, il est nommé vicaire aux Cèdres où il prend contact avec le ministère rural: dans cette paroisse, il y découvre le curé Rémillard qui allait le traiter jusqu\u2019à sa mort comme son fils de prédilection; il y trouve aussi une famille paroissiale qui lui est restée chère et qui lui conserve encore aujourd\u2019hui une bien tendre affection.Après un an de vicariat, il prend de nouveau le chemin du Grand Séminaire de Montréal: cette fois, c\u2019est pour y enseigner pendant dix ans le droit canonique à plusieurs générations de séminaristes.Ceux-ci vous feront peut-être remarquer qu\u2019il arrivait à leur professeur de se payer de mots; il va sans dire d\u2019abord que cela ne grevait en aucune manière le budget de la maison.De plus, le règlement de la maison, qui défendait nommément certains jeux de hasard, passait sous silence les jeux de mots, même s\u2019il arrivait que la réussite de certains de ces jeux de mots pouvait être le résultat d\u2019un jeu de hasard.Le professeur de droit canonique ne croit pas avoir enfreint le règlement de la maison en pratiquant ce sport du calembour, considéré pour ou par des confrères comme une source de mots ou de maux.18 - Avant de prendre résidence à Québec, il utilise ses loisirs pour collaborer à la préparation de législations diocésaines: ce qui le met en contact avec le clergé de Montréal, de Saint-Bo-niface, de Joliette, de Sherbrooke et de Valleyfield.Entraîné au voyage, il donne des cours à Ottawa et à Québec.Il aurait peut-être été nommé aumônier des deux grands réseaux ferroviaires du pays, si son Evêque n\u2019avait pas eu pitié de lui.A Québec, il découvre à la maison Pie XII, au séminaire à l\u2019Université, à l\u2019Archevêché, un groupe de confrères qui occupent depuis une large place dans sa vie; il y fait la connaissance de juristes qui déjà, sous l\u2019impulsion du regretté Mgr Bureau, étudient des problèmes canonico-civils; il bénéficie largement des travaux académiques hardiment entrepris par certains de ses élèves dans le domaine du droit particulier.Trois ans plus tard, il revient à Montréal, cette fois à l\u2019Archevêché où il avait déjà travaillé, alors qu\u2019il enseignait au Grand Séminaire.Il besogne, pendant près de dix ans, au nouveau tribunal ecclésiastique chargé des causes de mariage et, en octobre dernier, il est appelé par ses pairs au secrétariat de la Conférence Catholique Canadienne, à Ottawa, où il déménage en janvier de la présente année.C\u2019est au début de la première semaine de la passion, au lendemain de l\u2019anniversaire du Souverain pontife, que le chargé d\u2019affaires de la délégation a-postolique lui annonce que le Très Saint Père l\u2019a élu évêque titulaire de Cyrène et l\u2019a nommé auxiliaire de Son Eminence le cardinal Archevêque de Montréal.Voilà en bref son histoire.Pour lui, c\u2019est la plus belle des histoires, parce quelle lui rappelle, dans le détail, les miséricordieuses prévenances du bon Dieu à son endroit.Il se l\u2019est raconté souvent cette histoire, y ajoutant des bouts d\u2019une année à l\u2019autre, et il la comprend mieux aujourd\u2019hui qu\u2019autrefois.Il l\u2019a racontée au canoniste qui a fini par la raconter à l\u2019Offi-cial.Celui-ci a instruit la cause, recueillant les faits et les contrôlant rigoureusement; il s\u2019est bien gardé de porter un jugement, et il attendait l\u2019occasion de présenter le dossier au Juge suprême pour demander en même temps la clémence de la cour céleste.Cette occasion s\u2019est présentée, ce matin, et l\u2019Official a remis la cause entre les mains de l\u2019Evêque élu qui, prosterné au - 19 pied de l'autel, s\u2019en est remis à son père du Ciel pendant que vous tous, vous vous unissiez à l\u2019Eglise pour faire l\u2019appel nominal de la cour céleste et invoquer sa clémence.En même temps, il chargeait ses deux procureurs, les apôtres Philippe et Jacques de le représenter devant le Souverain Juge et confiait à la très sainte Vierge, notre avocate, de plaider, près le Très-Haut, son recours en grâce pour qu\u2019il soit agréable à son divin Fils, chargé de juger les vivants et les morts.Il en est là, remis entièrement à la clémence du Souverain Juge qui heureusement est en même temps le Père de toute miséricorde.Si j'ai tenu à vous conter cette histoire, c\u2019est pour vous inviter à unir, en connaissance de cause, vos actions de grâces à celles que je fais monter présentement, vers Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, source par excellence de tout bien.En même temps que je rends grâces à Dieu, il est juste et équitable que je rende aussi grâces à ceux qui ont été ses instruments tout au cours de ma vie, et en particulier à l\u2019occasion de ma consécration épiscopale.I wish to express my greetings to the English-speaking Archbishops and Bishops who have honored this splendid ceremony with their presence, and whose prayers have supported the new Bishop of Cyrene.Their newest confrère in the episcopate assures them all of his deep gratitude and devotion.In the school of the Church, 1 have learned to serve the Bishops; now that I have been called to work at their side for the common cause, I shall profit by their experience and shall work with all my heart for the extension of the kingdom of God in our land.As French-speaking secretary of the Canadian Catholic Conference, I wish to pay tribute to all the English-speaking personnel of the secretariate, of the Social Action Department and of the Information Service.In the short time that I have been with them, I have learned to admire and to appreciate their many qualities.As Officialis of the Montreal Tribunal, I wish to express my appreciation to the English-speaking personnel with whom - 20 - I have had the pleasure of working; or with whom I have dealt at the Archbishop\u2019s Palace in Montreal or in the other Tribunals in Canada.I can pay hommage to these confreres for their perseverance and selfless devotion in the performance of a task which is without doubt the most difficult one in the Church.As one-time professor of Canon Law, I cherish the memory of the pupils I had at the Grand Seminary of Montreal, the University Seminary of Ottawa, and at Laval University, Quebec.1 cannot forget the many rich hours spent in their company during lectures, in recreation, or in the preparation of theses.It gives me special joy to greet them here today from many parts of Canada and the United States, especially from the districts of Montreal and Springfield.I am particularly happy to greet the one who came all the way from California to rejoice with the old Canon Law Professor who taught him at Laval.I owe an expression of sincere thanks to my class-mates of the Grand Seminary of Montreal and the Canadian College of Rome who have shown themselves so kind and generous to me on this occasion.To all my confreres, relatives and friends, I express my deep gratitude.May God bless them abundantly, and prosper their undertakings and their apostolate.Et pour exprimer comme il convient ma gratitude, je recours au Seigneur et le prie ainsi : \u2014\tBénissez, Seigneur, tous ceux qui m\u2019ont fait quelque bien: ceux qui m'ont donné la vie et qui m\u2019ont aidé à la conserver jusqu'aujourd\u2019hui, ceux qui m\u2019ont engendré, confirmé et soutenu dans la foi, ceux qui ont fortifié mon espérance et qui m\u2019ont entraîné à la charité.\u2014\tBénissez, Seigneur, mes frères et soeurs qui m\u2019ont été très dévoués, en particulier ma soeur Clarisse qui m\u2019a si généreusement secondé dans mon ministère sacerdotal; bénissez mes neveux et nièces, sanctifiez-les et rendez leurs jeunes foyers dignes de vocations sacerdotales et religieuses.Rendez heu- - 21 reux, Seigneur, ceux que vous avez déjà appelés dans votre demeure éternelle et dont les restes reposent en terre chrétienne, parents, bienfaiteurs, confrères, amis, en particulier ma mère et celle qui l'a courageusement imitée, ma soeur aînée.\u2014\tJetez, Seigneur, un regard de bonté sur les jeunes foyers ! ceux qu\u2019il m'a été donné d\u2019aider à préparer; ceux aussi que vous m\u2019avez confiés et que j'ai cherché à pacifier avec votre secours.\u2014\tBénissez, Seigneur, mes confrères: ceux avec qui j\u2019ai vécu au collège et qui continuent, selon leur devise, à aimer et à servir l'Eglise et leur pays dans l\u2019exercice de leur profession ou de leur ministère; ceux que j\u2019ai à peine connus au grand séminaire mais que j'ai retrouvés, dans l\u2019enseignement et dans l\u2019administration de l\u2019Eglise.\u2014\tRépandez, Seigneur, vos bénédictions sur mes anciens é-lèves, en commençant par mes premiers que je trouvais mignons.Qu'ils retiennent le meilleur de ce que je leur ai enseigné, et, si vous n\u2019y voyez pas d'objection, les moins mauvais des jeux de mots que je leur ai faits; qu'ils fassent passer dans leur vie cet amour de l\u2019Eglise que j\u2019ai voulu leur communiquer.\u2014\tProtégez, Seigneur, les prêtres avec qui j\u2019ai travaillé, ceux qui m\u2019ont été confiés ou pour qui j\u2019ai besogné: bénissez leur ministère là où ils sont: Valleyfield, Montréal, Saint-Boniface, Joliette, Québec, Sherbrooke et Ottawa.\u2014\tBénissez, Seigneur, les maisons qui m\u2019ont reçu, comme dans votre demeure paternelle: le jardin d\u2019Enfance des Soeurs de la Providence, le séminaire de Valleyfield, le séminaire de Saint-Sulpice, l\u2019Evêché de Valleyfield, l\u2019Archevêché de Montréal, le Séminaire de Québec et la Maison Pie XII, le Séminaire universitaire et l\u2019Archevêché d\u2019Ottawa, le presbytère des Cèdres, celui de Saint-Antoine-Abbé, celui d\u2019Adams et celui de Ste-Marguerite de Magog, enfin la résidence sulpicienne d\u2019Oka.\u2014\tJetez, Seigneur, un regard favorable sur cette équipe de juristes de Québec; vous le connaissez bien ce groupe de clercs et de laies, qui s'entendent comme pas un, qui travaillent allègrement à votre plus grande gloire en cherchant à rendre à TEglise ce qui lui appartient et à l\u2019Etat ce qui lui revient.- 22 - \u2014\tSecourez, Seigneur, ceux de vos clercs qui besognent dans les tribunaux ecclésiastiques; soutenez leur patience, allégez leur ministère et, dans les cas difficiles qui leur sont soumis, é-clairez-les et pacifiez-les.\u2014\tMaintenez, Seigneur, au Secrétariat de la Conférence Catholique Canadienne, ce dont j\u2019ai été le témoin privilégié: un savoir-faire expérimenté, un dévouement à toute épreuve au service de l\u2019Eglise, une coopération loyale, compréhensive et désintéressée, une joie entraînante; cette bonne humeur de tous les jours qui crée, à 447 rue Sussex, un climat humain et chrétien d\u2019où ne sont exclus ni l\u2019humour ni, à l\u2019occasion, une bonne tasse de café.\u2014\tReposez, Seigneur, tous ceux qui besognent depuis quelque temps, de près ou de loin, aux nombreux préparatifs de la fête d'aujourd\u2019hui: dispensez-leur largement ce repos dans le temps, sans hâter tout de même le repos éternel que vous leur réservez.\u2014\tComblez de grâces, Seigneur, toutes les personnes qui ont prié pour moi, qui m\u2019ont manifesté leur considération, et qui m\u2019ont témoigné leur générosité.\u2014\tBénissez, Seigneur, la population de Valleyfield qui me garde un si bon souvenir, le clergé du diocèse qui me conserve une si fidèle affection et qui s'est montré d\u2019une émouvante générosité à mon endroit.\u2014\tBénissez, Seigneur, la grande famille épiscopale cana> dienne dont je suis le dernier-né.Bénissez ceux qui sont présents, et si vous aviez des préférences, veuillez en réserver une large part aux auxiliaires de l\u2019Archevêque de Montréal avec qui j'aurai le plaisir de collaborer.-\u2014 Bénissez les deux co-consécrateurs qui m\u2019honorent depuis longtemps de leur amitié et entre qui je me sentais en toute sécurité ce matin; \u2014\tBénissez, Seigneur, mon cher et vénéré Evêque qui a été pour moi l\u2019expression sûre, précise, prudente, de votre sainte volonté tout au long de ma vie sacerdotale, qui m\u2019a manifesté une bonté paternelle inépuisable et, au surplus, qui m\u2019a ouvert - 23 - toute grande sa magnifique cathédrale pour la radieuse cérémonie de ce matin.\u2014\tIl me reste, Seigneur, un dernier devoir de reconnaissance et je ne sais trop comment l\u2019accomplir.Je veux exprimer tout ce que mon coeur contient de gratitude envers celui qui, par votre grâce, m'a nommé évêque, et envers celui qui, par la grâce du Siège apostolique, m\u2019a consacré: l'un qui a poussé sa confiance à mon endroit jusqu'à me demander comme auxiliaire, et l\u2019autre qui, dans un geste de paternelle bienveillance, a accepté favorablement la requête.\u2014\tVous, Seigneur, qui êtes un juriste, vous avez le secret de ces formules immuables, simples, ramassées, inépuisables; vous avez déjà donné à Moise les tables de la loi qu\u2019après des siècles nous n'avons pas encore fini d\u2019explorer; bien plus, vous vous servez de l\u2019avocat par excellence qui s\u2019appelle le para-clet, pour suggérer à l\u2019Eglise ses plus belles formules de prière.Aussi, pour exprimer au Souverain Pontife et à Son Eminence ma plus filiale gratitude, je vous redis, Seigneur: \u201cConservez-les-nous, vivifiez-les, rendez-les très heureux sur cette terre et ne permettez jamais qu'ils soient la proie de leurs ennemis\u201d.\u2014\tEt pendant que vous y êtes, Seigneur, faites savourer au nouvel évêque de Cyrène ce qui est droit, \u201crecta sapere\u201d, et rendez-le, entre les mains de son archevêque bien-aimé, un auxiliaire souple, dévoué, désintéressé et disponible, à la manière de Simon de Cyrène.- 24 - rj «,/, AIT*.; 'el: a v.\t« \u2022\u2022 \u2022.cira, i rm-.Vie s ¦¦ ¦ ¦ ,'T ' lia ca c :\t[qua ,i: .v:i t lo a' \u2022;> Vz?if: a 15j ¦> \u2022 r't'A \u2022>'*' \u2022iç; da ¦ -m\t\\.du C a \u2022; ;; .1 no.me if a ia: '-\u2022\u2022.V \u2019 .\u2022 : 1 « i \u2022 : U ;\t' gsm RECTA SÀPERi iS»aa«8aiwS HPIw hS»>5i >S55 ^¦»V, mmmmsmæmmmi lsW»W««BI»««BIMI8MB8i8888 ISSat^ftflSISW88S8888SS8SSS8888888 mmmmmmmtimmmrnmmm KSgUiSt wL^ar s-ww w wfigyMf»»' y.LES ARMOIRIES DE S.EXC.MGR VAlERIEN BELANGER préparées par l'Institut généalogique Drouin Oeuvre de Presse Salaberry, Valleyfield "]
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