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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Le nouvelliste, 1985-10-25, Collections de BAnQ.

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[" Ville-Joie SAINT- DOMINIQUE L______ Centre régional de services de réadaptation pour jeunes en difficulté grave d\u2019adaptation CAHIER SPÉCIAL 1A / r,F NOUVELLISTE v^ndrodi\u2018>\u20185 ootob'P W5 , vendredi io ocleore i.*o.) Uv anniversaire, c\u2019est un moment d'arrêt, une pause qui permet de rappeler les événements qui ont forgé notre présent, d\u2019apprécier la persévérance des femmes et des hommes qui animent les événements.Ville-Joie Saint-Dominique fête son 75e anniversaire avec ses pionniers, et ses acteurs du moment; une équipe enrichie par la présence du personnel du pavillon Bourgeois et du pavillon Reynald-Rivard, deux groupes qui, à l\u2019origine, étaient intégrés au concept global des sendees à l\u2019enfance et à l\u2019adolescence développé par nos fondatrices et qui se sont dernièrement rejoints à nous pour former une seule équipe plus forte, donnant des sendees à une population élargie, sur un territoire qui couvre maintenant toute la région 04 La culture organisationnelle de Ville-Joie Saint-Dominique en est une d\u2019adaptation aux besoins changeants des jeunes en difficulté.C\u2019est aussi une culture de dépassement et d\u2019excellence qui prend son origine dans les gestes héroïques des religieuses qui.jour et nuit, avaient la garde de groupe de plus de 90 enfants.Cette culture du dépassement et d\u2019excellence, on la retrouve aujourd'hui, dans la disponibilité.la compétence, le dynamisme et l\u2019esprit d\u2019innovation de notre personnel.En 19R5, Ville-Joie Saint-Dominique est encore jeune; il change aussi beaucoup: son personnel s\u2019adapte constamment aux besoins des jeunes et les dirigeants demeurent à l'affût pour analyser les besoins nouveaux, les modèles de sendees les mieux adaptés et les structures de gestion les plus efficaces.La direction de Ville-Joie Saint-Dominique profite de cet anniversaire pour activer une prise de conscience collective chez le personnel et dans le milieu en général de notre organisation; une organisation forte; une organisation qui prend son énergie dans sa mission, ses objectifs de sendees, qui ont plus que jamais leur place dans notre société moderne Nous élaborons quantité de scénarios pour l'avenir, des scénarios qui ont tous comme assise, l'utilisation des ressources et du savoir-faire de notre équipe pour mieux répondre aux besoins des populations que nous desservons.L\u2019ampleur de l\u2019objectif poursuivi, le dynamisme dti personnel, l\u2019ordre et la qualité des scénarios déjà élaborés pour faire face au futur, nous permettent de nous engager fièrement vers un centième anniversaire Jean-Guy Doucet Directeur général M.Jean-Guy Doucet Tout un monde de souvenirs A l'occasion des Fêtes du 75ième anniversaire de la fondation de Ville-Joie Saint-Dominique, les Dominicaines de la Trinité désirent transmettre au Comité organisateur, aux membres du Conseil d\u2019administration, au personnel de la direction générale, à tous les employés, leurs chaleureuses félicitations, leur appréciation, leur vive et profonde gratitude.A titre de Prieure générale des Dominicaines de la Trinité, je suis très heureuse de rendre hommage à toutes les personnes qui ont collaboré au progrès de cette institution ^ depuis sa fondation.N\u2019eût été la prudence audacieuse, le jugement sûr, le sens de l\u2019administration, l\u2019esprit de décision et d\u2019initiative, la persévérance et l'abandon au Seigneur des fondateurs: Mgr C.-E.Bourgeois, les religieuses et les laïcs, la population de la région de Trois-Rivières ne pourrait pas compter aujourd'hui sur une oeuvre qui se préoccupe d\u2019aider les jeunes mésadaptés socio-affectifs à maintenir ou réétablir un équilibre, une harmonie avec eux-mêmes, leur famille, leur école etou leur environnement.C\u2019est tout un monde de souvenirs qui renaît aujourd\u2019hui en notre mé- moire et nous voyons dans cet enchaînement d\u2019événements qui s\u2019échelonnent depuis le premier septembre 1910 la main de Dieu qui conduit les hommes et les femmes et les achemine vers l'accomplissement de Ses desseins.Je n\u2019ai pas l\u2019intention de faire ici l'historique du cheminement de Ville-Joie Saint-Dominique, des voix plus autorisées et des écrivains enthousiastes, reconnaissants et compétents le feront avant moi lors des Fêtes du 75e.Il est extrêmement difficile, voire impossible de décrire adéquatement la somme de travail, d\u2019énergie dépensée, de dévouement inlassable impliqués dans la planification initiale conçue par Mgr Bourgeois et de la mise en application par les Dominicaines.Il suffit de penser qu\u2019à cette époque les religieuses de l\u2019Orphelinat Saint-Dominique tel qu\u2019il était connu alors, disposaient seulement de $5 par mois pour loger, nourrir, habiller, instruire leurs petits protégés! L'institution pouvait tenir le coup de grâce à la générosité des bienfaiteurs.L\u2019année 1930 marque un tournant: l\u2019affluence des demandes devient telle qu\u2019il faut penser abandonner le vieil édifice de la rue Saint-François-Xavier.La générosité des pouvoirs publics permet d\u2019ériger, sur le boulevard du Carmel, une construction nouvelle pouvant maintenant recevoir 275 garçons de 4 à 12 ans.Ville-Joie Saint-Dominique, à partir de ce moment, a connu un essor qui ne s\u2019est jamais ralenti.Nous pouvons dire que cette institution jouit d\u2019une renommée internationale.Nous voulons redire notre admiration au personnel actuel et à leurs collaborateurs qui ont pris la relève des aînés et qui témoignent d\u2019une façon vivante de l\u2019évolution expansive et de l\u2019importance toujours grandissante de Ville-Joie Saint-Dominique dont nous sommes toutes fières et pour lequel nous sommes toutes animées du même désir de progrès et de rayonnement.Le 75e anniversaire de la fondation de Ville-Joie Saint-Dominique est un jour de fête de famille, un jour de retrouvailles, un jour de reconnaissance.Et mon souhait en ce jour voudrait devenir promesse: Que Ville-Joie Saint-Dominique continue de progresser pour le bien de la jeunesse mésadaptée, qu\u2019il soit un lieu où ensemble se retrouvent la science et la compassion, le respect de la personne et la technique.,S Rita Slang, a p Prieure générale s* Ville-Joie SAINT DOMINIQUE LE PAVILLON VILLE-JOIE Un pavillon qui regroupe les services administratifs et tous les services aux enfants de 5 à 13 ans et aux adolescentes de 12 à 18 ans La vocation première de Ville-Joie a beaucoup évolué en quinze ans par Claude SAVARY\tJoie pouvaient s'appeler des éducateurs.Ce premier directeur laïc.M Jean- TROIS-RIVIERES \u2014 La vocation pre- des professionnels.En d'autres mots, le Guy Doucet.qui est toujours en poste, a mière de Ville-Joie Saint-Dominique a statut professionnel des employés de donné un nouvel élan à l'institution en beaucoup évolué en 15 ans Ce n est qu'à Ville-Joie s\u2019est considérablement modi- développant des services externes, tou-partir des années '70 que Ville-Joie fié et amélioré à partir de cette époque, jours dans l'optique des pionniers de Vil-Saint-Dominique est devenue une cor- Le directeur général actuel de l insti- le-Joie de garder les enfants le plus près poration publique\ttution.M.Jean-Guy Doucet.souligne possible de leur milieu familial En exa- Jusque-là.ce sont les religieuses Do- toutefois que tout cela n'aurait pas été minant le travail de M Doucet depuis 10 minicaines de la Trinité qui avaient di- possible s'il n\u2019y avait eu les religieuses ans, il faut croire que le pari de ce der-rigé l'institution (dès 1910) mais en 1970.et Mgr Bourgeois.\u201cAvec des moyens nier a réussi.à l'instar de plusieurs autres organismes très réduits, a-t-il précisé, ces femmes L'intégration de la Pouponnière de la semblables, une corporation était mise ont réalisé des miracles.Elles ont été Mauricie (Pavillon Reynald-Rivard) et sur pied.\td\u2019une grande efficacité mais\u201d, poursuit- du pavillon Bourgeois a permis d\u2019éten- Le juge Ludovic Laperrière.le dentis- il.avec les nouvelles lois et la réglemen- dre véritablement les services pour les 0 te Marcel Lafrenière et M Lucien A talion de plus en plus lourde, il fallait à 18 ans Aujourd'hui encore.Ville-Joie Ouellette furent les premiers adminis- structurer l\u2019administration de l\u2019institu- Saint-Dominique est considéré comme trateurs laïcs de Ville-Joie C\u2019était une tion.\u201d\tun modèle du genre et ils sont nombreux grande page qui venait de se tourner.Une autre page devait se tourner en à venir constater la réussite du pro-Ville-Joie Saint-Dominique devenait une 1976 avec l'arrivée du premier directeur gramme d'intervention auprès des jeu-structure organisée.\tgénéral laïc.Jusque-là.Soeur Alice Ron- nés.Et puis est arrivée la loi 65 A partir deau dirigeait Ville-Joie et c\u2019est admi- La direction laïque de Ville-Joie con-de 1972 en effet, la Corporation était of- rablement qu elle a su faire la transition tinue de maintenir des relations de bon ficiellement reconnue et Ville-Joie de- au début des années 70 en affichant tou- voisinage avec les religieuses Domini-venait une institution autorisée par le jours une ouverture au changement, caines de la Trinité dont une résidence gouvernement du Québec pour fins de fi- mais avec les nouvelles réglementa- est installée à proximité de l\u2019institution nancement.\ttions.les religieuses ont accepté de fai- mais tous les services sont désormais Désormais, les travailleurs de Ville- re place aux laïcs.\tassumés par des laïcs.M.Jean-Guy Doucet Pf\u2019 L\u2019oeuvre a une place importante dans l\u2019histoire de Trois-Rivières \\ A UVvYw (Flaqeol Photo \u2014 Claude Deschesnes) Le Dr Conrad Godin .par Michelle ROY-GUERIN TROIS-RIVIERES - Le Dr Conrad Godin a toujours suivi de près les oeuvres de Mgr Charles-Edouard Bourgeois.Il est d\u2019ailleurs demeuré un ami personnel de Mgr Bourgeois et continue de le visiter dans sa retraite Il souligne que l\u2019Orphelinat Saint-Dominique, devenu Ville-Joie Saint-Dominique, est à la base de toute une série de services, dont la base des services d\u2019adoption au Québec Mgr Bourgeois et quelques infirmières, partaient avec des enfants d\u2019ici pour aller les reconduire dans leurs familles adoptives jusqu'en Gas-pésie.\u201cL\u2019oeuvre des Dominicaines a été en quelque sorte pionnière à Trois-Rivières,\u201d de déclarer le Dr Godin \u201cEt quand ils retournaient avec d\u2019autres enfants, ils faisaient la tournée des familles adoptives pour voir si les enfants étaient bien traités.\u201d Le dentiste-historien se plait à souligner qu'encore aujourd\u2019hui, des orphelins d\u2019ici élevés en Gaspésie reviennent voir leur père spirituel.Mgr Bourgeois.Et certains des anciens de Ville-Joie Saint-Dominique sont devenus des citoyens influents dans la région \u201cOn n\u2019a pas idée de l\u2019importance de l\u2019oeuvre des Dominicaines dans la ville de Trois-Rivières.Tout le monde était en admiration devant cette oeuvre colossale, qui était connue dans tout le Québec et même en Europe,\u201d de signaler le Dr Godin \u201cMgr Bourgeois a été un homme extraordinaire pour la jeunesse à Trois-Rivières.Et les religieuses ont été d\u2019une amabilité, d\u2019une gentillesse, d\u2019un dévouement vraiment incroyable.Il faut avoir vu de quelle façon elles se comportaient avec ces enfants, elles avalent vraiment l\u2019instinct maternel,.Et tout cela était reconnu par la population,\u201d ajoute-t-il Il rappelle combien l\u2019oeuvre tenait à coeur à la population de la région trifluvienne Toutes les organisations pour venir en aide à cette oeuvre étaient appuyées par la population Et lors de \u2019\u2019la journée de la livre\u201d, où on ramassait une livre de n'importe quoi, c\u2019étaient des tonnes de vivres que la maison recevait \u201cMgr Bourgeois était heureux de voir comme on secondait cette oeuvre,\u201d dit-il.\u201cC\u2019est l\u2019évolution de cette oeuvre qui a amené les services sociaux, pas seulement ici mais dans tout le Québec,\u201d a-t-il conclu \t\t \t\t| FONDATION MGR BOURGEOIS | !(\t\u2019 cj\tfl\t\tI S\u2019associe à l\u2019oeuvre de ce grand pionnier et aux soeurs y \t\tl] Dominicaines pour assurer la continuité des services aux li \t\tenfants et adolescent(e)s en difficulté.\tjT 3A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 4A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 ?Soixante-quinze ans de dévouement ^ par Michelle ROY-GUERIN TROIS-RIVIERES \u2014 Soixante-quinze ans de dévouement auprès des jeunes: voilà en résumé l'histoire de Ville-Joie Saint-Dominique et des religieuses Dominicaines de la Trinité.Mais il faut tout de suite mentionner que depuis 1902, elles ont changé de nom Les premières religieuses venues s'établir à Trois-Rivières partaient de Québec, plus précisément des religieuses Dominicaines de l'Enfant-Jésus.Ici elles adoptèrent le nom de Dominicaines du Rosaire.Le 18 janvier 1967, lors de la fusion des Dominicaines de l\u2019Enfant-Jésus de Québec, avec les Dominicaines du Rosaire de Trois-Rivières, la nouvelle compiunauté a adopté le nom de Dominicaines de la Trinité.Les fondatrices Le 30 juin 1902, cinq jeunes religieuses quittent leur communauté québécoise pour répondre à l\u2019appel de l\u2019évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier Elles vont aller assurer le service domestique du séminaire Saint-Joseph, et elles habitent une résidence à côté de l\u2019institution.Elles travaillent humblement et prient.Mais elles aspirent à un apostolat plus direct.La construction d\u2019un couvent plus spacieux, permettant d\u2019accueillir un nombre croissant de religieuses, va transformer leur rêve en réalité: accueillir les petits orphelins et les enfants de mamans malades.Le 1er septembre 1910, trente petits orphelins de 4 à 12 ans sont reçus dans cette maison de l\u2019oeuvre, dirigée par Sr Georges-Elisée (Angéline Waener) de Pointe-du-Lac.Quelques bébés d\u2019un an et demi à trois ans viennent s'ajouter.L\u2019oeuvre grandit L\u2019oeuvre.il faudrait écrire ce mot tout en majuscules, car elle fut de la première importance pour plusieurs généra- tions d'éducatrices dévouées.En 1915, le séminaire fait don à la communauté de la petite maison qu elles avaient habitée de 1902 à 1910, et les religieuses la font transporter sur son terrain, afin de l\u2019aménager pour les enfants.Ainsi est né l\u2019orphelinat Saint-Dominique, qui peut dès lors recevoir 60 garçons.Grâce au labeur incessant des religieuses, grâce aux dons des bienfaiteurs de l'oeuvre, les garçons reçoivent éducation et instruction qui ont permis à plusieurs de se tailler une place enviable dans la société.Toutes les études primaires ont lieu à l\u2019orphelinat même.Jusqu\u2019en 1930, les religieuses doivent refuser beaucoup de demandes d\u2019admissions, la maison est déjà remplie à pleines capacités.Sr Magella Ouellet souligne combien le quotidien était difficile, parfois.Les quelques sous par jour que le gouvernement consentait pour chaque enfant ne suffi- saient guère à répondre à tous leurs besoins.Il fallait parfois \u201cétirer\u201d le lait ou les confitures! Sr Lucille Pion mentionne qu\u2019il entrait $5,000 de denrées par mois, dont $1,000 de lait, dans les dernières années de l\u2019orphelinat.Sr Régina Doyon mentionne qu\u2019il y avait diverses activités pour recueillir des fonds, comme le souper aux fèves au lard, et \u201cla journée de la livre\u201d, dont nous reparlerons plus spécifiquement.Sr Marcelle Larose déclare, elle, que même si elle avait fait son gros possible comme mère de famille, jamais elle n\u2019aurait pu élever 60 garçons.Elle évoque le rafistolage des souliers, et le travail de la ferme, lequel fera aussi l\u2019objet d\u2019un autre texte.En 1930, les religieuses construisent un nouvel édifice, au 1455 boulevard du Carmel, alors entouré de champs à perte de vue.C\u2019est le lieu où l\u2019oeuvre se développera désormais.L\u2019oeuvre s\u2019installe boulevard du Carmel TROIS-RIVIERES (MRG) \u2014 Le 1er mai 1931, orphelins et religieuses entrent dans le nouvel édifice construit boulevard du Carmel.On les a vus défiler deux par deux avec leurs petits paquets pour s\u2019y rendre.Et sur place, il faut monter les lits, défaire les boîtes, bref, s'installer.Il y aura maintenant place pour 250 enfants, des dortoirs de 120 enfants.Il y a peu de jeux, une balle, un ballon, et les fonds manquent désespérément jusqu\u2019en 1933.On peut dire alors que le dévouement fait des prodiges.Les religieuses assument une surveillance de 24 heures sur 24.prolongent les soirées pour laver les vêtements et les réparer.Colonies de vacances L\u2019abbé Charles-Edouard Bourgeois, alors dynamique jeune aumônier, trouve de nouveaux bienfaiteurs à l'oeuvre.Et en 1933, comme il possède un terrain en copropriété avec l\u2019abbé Pellerin au lac Roberge, il y fait construire un camp pour les enfants, dont 80 jeunes de l'orphelinat pourront profiter dès l\u2019été de 1934.Les abbés séminaristes offrent une surveillance bénévole Les soeurs s\u2019y rendent chaque semaine pour changer vêtements et lits, et revenir avec cette charge de linge à laver, repriser, repasser La colonie du lac Saint-Pierre est acquise en 1942, on ajoute des pavillons en 1963 après la vente de celle du lac Roberge L\u2019oeuvre allait connaître encore d\u2019autres expansions.A ü* U (Flagaol Photo \u2014 Claud* Ooachosn**) La comité daa fêtaa du 75a annivaraaira da formé daa Sra Régina Doyon, Lucllla Pion, Vllla>Jola Salnt-Dominlqua aat notammant Marcalla Laroaa at Magalla Ouallat.La journte de la livre par Michelle ROY-GUÉRIN TROIS-RIVIERES - Les vieux Tri-fluviens se souviennent de \"la journée de la livre\u201d, pour l\u2019orphelinat Saint-Dominique.Après son ordination, l\u2019abbé Charles-Edouard Bourgeois, qui s'intéressait depuis déjà longtemps à l'oeuvre de l\u2019orphelinat des Dominicaines, entreprit de quêter dans les écoles et d\u2019intéresser à cette cause de soutien de l\u2019oeuvre ses paroissiens de la paroisse Saint-Philippe où il était vicaire En 1927, invité à une répétition de la séance préparée par les orphelins pour la fête de l\u2019évêque, Mgr A.O.Comtois, il en fut ravi II décida de faire appel aux gens de sa paroisse pour qu\u2019ils se montrent généreux envers l'oeuvre.Ainsi naquit \u201cla journée de la livre\u201d, le 15 décembre 1927 Il s\u2019agit pour les gens, les écoliers, d\u2019apporter une livre de n\u2019importe quoi: pommes de terre, sucre, conserves, vêtements, jouets, etc.Par la suite, chaque mois de novembre ou décembre compte sa journée de la livre.Les premières collectes sont généreuses.Puis de plus en plus généreuses, toute la ville y participe.Cela devint la journée de la tonne, tellement les dons s\u2019accumulent, et bientôt ce sera la journée des billets de banque, toujours plus nombreux et plus substantiels.La dernière journée de la livre aura lieu le 30 novembre 1951, rapportant la somme de $23,000.Par la suite, l\u2019Orphelinat Saint-Dominique participera à la campagne de financement de la Fédération des oeuvres de charité, et recevra un pourcentage des dons, lesquels vont à plusieurs oeuvres.Ville-Joie SAINT DOMINIQUE LE PAVILLON BOURGEOIS UN ENSEMBLE DE PROGRAMMES REPONDANT A DES BESOINS DE PRÉVENTION, DE TRANSITION ET DE READAPTATION POUR LES ADOLESCENTS DE NOTRE REGION. Le Patronage Saint-Charles et Ville-Joie-du-Rosaire TROIS-RIVIERES (MRG> \u2014 En 1934.deux institutrices se joignent à une équipe des religieuses.Mlle Agathe Saint-Arnaud et Mlle Leblanc L'année suivante.Mlle Lucienne Audet D'autres employées s'ajoutent, pour aider dans les autres services: Rose Chabot.Aurize Lussier.Noëlla Pellerin Les Dominicaines doivent encore étendre leurs services, et transforment l'hôtellerie du Rosaire, qu elles possèdent à Cap-de-la-Madeleine.en résidence pour les garçonnets de 4 à 6 ans.Une première maternelle est fondée, sous le nom d'Orphelinat du Rosaire, au 20.rue du Sanctuaire, inaugurée le 28 décembre 1935 L'Orphelinat Saint-Dominique se consacrera dès lors aux enfants de 6 à 12 ans.En 1951.la demande sera telle que garçons et fillettes de 3 à fi ans s en iront dans une nouvelle maison construite à Sainte-Marthe-du-Cap.Ville-Joie-du-Rosaire C\u2019est cependant en 1966 que les fillettes seront admises.Il y aura alors place pour 100 garçons et 100 filles Le Patronage Saint-Charles Mais les services s\u2019arrêtent à 12 ans.et les religieuses rêvent depuis longtemps de prolonger leur oeuvre pour \"leurs garçons\" jusqu'à 18 ans.Grâce à l\u2019influence de l\u2019abbé C.-E Bourgeois, le gouvernement accorde un octroi de $15.000 à la communauté pour rénover l\u2019ancienne usine des Vins Jacques-Cartier, boulevard des Forges à Trois-Rivières L\u2019édifice sera inauguré en 1937 II porte le nom patronyme du grand bienfaiteur, l'abbé Charles-Edouard Bourgeois.L'abbé Raymond Duchêne en est le premier aumônier, et on engage des professeurs masculins En 1951, la communauté vendra le PSC aux pères de Saint-Vincent-de-Paul.La ferme Mais au cours des 14 années où elles dirigèrent le PSC.les Dominicaines établirent autour de leur maison du boulevard du Carmel une vaste ferme, où on cultivait des légumes et on élevait des animaux.Cette ferme-école possédait aussi une serre à fleurs et plants, un poulailler de 1.400 poussins, une écurie, une porcherie, une grange.Elle a servi à nourrir tout ce jeune monde dont les Dominicaines s\u2019étaient faites les mamans, et à la vente de plants et de légumes.Il y a en outre une boulangerie-école dans Ville-Joie Saint-Dominique, vendue plus tard au pères de Saint-Vincent-de-Paul Et les cuisines de VJSD deviennent, après les récoltes, une vaste conserverie.On se souviendra aussi que les jeunes fabriquaient et vendaient les palmes aux portes des églises pour le dimanche des Rameaux Constructions S\u2019ajoutèrent par la suite, en 1946-47 boulevard du Carmel, une nouvelle aile avec piscine et gymnase, une aile réservée aux religieuses, et un édifice pour les bureaux de ce qui devait devenir le Centre psycho-social, et ensuite l\u2019Institut psycho-social.Cet édifice devenu trop petit plus tard, servira à loger des religieuses de la Congrégation en 1969 îîtTfrli frf (trm*-Khîifrf* Message de Mgr Laurent Noël L'Institution Ville-Joie St-Dominique de Trois-Rivières fête cette année le 75 ième anniversaire de sa fondation.Je m'associe de grand coeur à tout le personnel et aux bénéficiaires de cette maison qui célèbrent cet événement dans la joie et la reconnaissance .Cette oeuvre de l'Eglise fut fortement encouragée par Monseigneur François-Xavier Cloutier, alors évêque de Trois-Rivières, pour répondre à un besoin pressant: la prise en charge de jeunes orphelins.Grâce au dévouement des Soeurs Dominicaines, à la collaboration du clergé et à la générosité des diocésains, cette institution continue à se développer et à s'adapter aux besoins d'une jeunesse qui requiert une attention particulière.A tous les responsables et à tous les collaborateurs qui se dépensent pour cette oeuvre d'éducation, je redis mon admiration et ma gratitude.Je forme le voeu que les administrateurs et le personnel actuels poursuivent courageusement le travail des devanciers et unissent leurs efforts pour apporter aux jeunes qui leur sont confiés toute la formation et l'éducation dont ils auront besoin pour réussir dans la vie.Que le Seigneur accorde à tous et à chacun paix, bonheur et grâces abondantes.Le 26 septembre 1985.ue de Trois-LRivieres, Ville-Joie Saint-Dominique TROIS-RIVIERES (MRG) \u2014 C\u2019est en juin 1948 que le nom d'Orphelinat Saint-Dominique se transforme en Ville-Joie Saint-Dominique.A la suite de l'adoption de la loi 1965, en 1972, la corporation accueille des laïques dans le conseil d\u2019administration, et un représentant des employés.Les Dominicaines gardent la haute direction, mais engagent des employés pour les postes-clés.En 1976, M.Jean-Guy Doucet est le premier laïc à devenir directeur de Ville-Joie Saint-Dominique.Entre temps, la communauté a cédé sa maison de Ville-Joie-du-Rosaire, de Sainte-Marthe-du-Cap, à la Corporation Les Deux-rives, qui l'aménagea pour recevoir de jeunes handicapés mentaux, et qui devint le pavillon Dagenais.Le Patronage Saint-Charles est devenu le pavillon Bourgeois, a changé de place et de vocation.Maintenant, l\u2019oeuvre reçoit des jeunes éprouvant des difficultés socio-af- fectives.VJSD est une résidence comportant de petites unités regroupées autour d'éducateurs spécialisés.Les études se font dans les écoles de la ville.Le séjour maximum n\u2019est plus que de deux ans.La corporation La corporation Ville-Joie Saint-Dominique est formée de tous les membres du conseil général des Dominicaines de la Trinité, sous la présidence de la prieure générale.L\u2019édifice appartient à la communauté, et grâce à une entente avec le ministère des Affaires sociales, VJSD ne paie pas de location.Il y a entente avec la communauté pour les frais partageables.Ville-Joie Saint-Dominique est partie de peu.C\u2019est une institution qui fait partie du paysage et de l\u2019histoire de Trois-Rivières, avec une réputation d'excellence autant que de dévouement.viaNDes BeixeRive abf'th Quebec Jacques Bellenve President dismat 1\tJean L.Normand A /\tMarc St-Plarra It Y vas Vlncant \\ i NORMAND ET ST PIERRE ' CONSEILLERS EN RELATIONS DE TRAAIL NC lia.ru* Radlnon (S* «Kg*) C.P.117» I V\tTrot*-Rlvt*r*» (Qu*.) Q9A SK6\t/ j\tTél.: (819| 379.4336.\tIl moRCHnno ossocit cnnnomn tire 3795 BOUl DES r ORGE S TROlS-RiVif RES P O Gêv 4P?PIERRE LACROIX PI T*\tPROPRIÉTAIRE\t«H ^ Pierre A.Lacroix Ltée /b f)\t378-4045.5A / LE NOUVELLIST E, vendredi 25 octobre 1985 6A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 Le dynamisme de Mgr Bourgeois a influencé tout le cours de ma vie par Claude SAVARY TROIS-RIVIERES - \u201cJ\u2019étais encore étudiant lorsque j'ai connu Mgr Charles-Edouard Bourgeois et l\u2019Orphelinat Saint-Dominique.C\u2019était en 1940.L'abbé Bourgeois voulait que je réalise un film sur la colonie du lac Roberge.\u2019\u2019 Reynald Rivard se rappelle de cette première rencontre comme si elle datait d\u2019hier L\u2019éminent psychologue, auteur de plusieurs ouvrages sur la psychologie des enfants, a sans doute été marqué par ce premier contact avec l\u2019abbé Bourgeois.Le dynamisme de ce prêtre a influencé finalement tout le cours de sa vie et.aujourd'hui, à l\u2019heure de la retraite, Reynald Rivard estime que l\u2019oeuvre de Mgr Bourgeois était essentielle Bien en avant de son temps, l\u2019abbé Bourgeois avait compris dès 1940 qu\u2019il fallait utiliser des techniques modernes pour sensibiliser les gens au sort des enfants orphelins.L\u2019idée d\u2019utiliser le film pour arriver à ses fins lui vint alors a l\u2019esprit et c\u2019est au jeune Reynald qu\u2019il s'adressa tout de suite.\u201cLes mieux aimés (1945)\u201d et \u201cLes petits marchands de bonheur (1946)\u201d ont ainsi permis de convaincre les autorités de l\u2019urgence d\u2019agir Quelques années plus tard, la charité toute simple devenait la M.Rsynald Rivard charité organisée, en ce sens que le gouvernement consentait enfin à faire sa part pour l\u2019aide à l\u2019enfance sans soutien Ce fut aussi l\u2019apparition de l\u2019Institution psycho-sociale, une sorte de laboratoire d\u2019essai pour la futureVille-Joie Saint-Dominique Toujours aussi visionnaire, l\u2019abbé Bourgeois demanda à Reynald Rivard d'aller étudier en psychologie à Ottawa En fait, il voyait déjà le jeune Rivard à la tête de l\u2019Institut Le défi était de taille.l\u2019Orphelinat Saint-Dominique comptant, à la fin des années \u201940, 248 enfants pour lesquels les religieuses Dominicaines du Rosaire recevaient à peine S0 70 par jour pour les nourrir, les loger, les vêtir et les instruire.Ces enfants, des garçons, étaient tous âgés de 6 à 12 ans et étaient privés du soutien d\u2019une famille normale.Répartis en 3 groupes de 90 enfants, ceux-ci ne pouvaient recevoir une attention particulière et ce.malgré la meilleure volonté des religieuses \u201cC\u2019étaient de saintes femmes que de réaliser autant dans des conditions aussi difficiles.\u201d Il fallait donc trouver une façon de personnaliser cette approche des enfants et ainsi les sortir de l\u2019isolement de l\u2019orphelinat Pour arriver i ce qu\u2019est Ville-Joie aujourd'hui Il faut un charisme puissant par Claude SAVARY TROIS-RIVIERES \u2014 C\u2019est à un colloque tenu à Londres en 1952 que Reynald Rivard se rend compte que les façons de prendre en charge les enfants sans soutien variaient considérablement selon les pays, et plus spécifiquement selon les pays Scandinaves, anglo-saxons ou latins.A Ville-Joie, constate M Rivard, avec le recul du temps, la ligne d\u2019évolution a été continue, depuis 45 ans.Qui plus est, M Rivard estime qu\u2019on est enfin arrivé depuis quelques années à l\u2019objectif initial de Mgr Bourgeois à savoir intégrer le plus possible les jeunes à la communauté.\u201cIl a fallu une sorte de synergie exceptionnelle pour conjuguer ainsi un grand nombre de forces et les faire travailler à un objectif commun \u201d, estime M.Rivard \u201cIl faut un charisme puissant pour arriver à ce qu\u2019est Ville-Joie aujourd'hui.\u201d L'actuel directeur général de Ville-Joie, M.Jean-Guy Doucet.représente selon M Rivard, le digne successeu- de Mgr Bourgeois.\u201cIls ont la même force de caractère, la même détermination et la même ténacité.Tous deux ont bousculé les gens de leur temps et tous deux ont réalisé de grandes choses.\u201d Et puis, M.Rivard rappelle une fois de plus le travail des religieuses.\u201cLa plupart des changements se faisaient à leurs dépens mais elles acceptaient.\" Ainsi, pour casser le côté impersonnel des groupes de 90, on a instauré le système de casiers individuels pour chacun des enfants, avec leurs effets personnels.\u201cVous auriez dû voir les enfants lorsqu'ils ont enfin pu avoir leurs propres vêtements, leur propre casier.\u201d On a également envoyé les enfants de Ville-Joie patiner au Colisée, comme tout le monde, plutôt que de les isoler à la patinoire de l\u2019institution.Et puis, les groupes de 90 sont devenus des groupes de 45 ayant chacun leur appartement, quelques chambres, un dortoir, une salle de jeux, une salle à manger, un vivoir et une salle d\u2019études.On a également formé les religieuses aux nouvelles méthodes Pour M Rivard, c\u2019est l\u2019époque des grands colloques internationaux à Paris.Londres, Tokyo et New-York, c\u2019est aussi un séjour à Zurich pour la fondation de la Société internationale d'orthopédagogie L\u2019impuision que Mgr Bourgeois donna au jeune Rivard au début des années 40 ne s\u2019est donc jamais arrêtée par la suite et a permis à la région de pouvoir compter sur un spécialiste fort éclairé des questions de l\u2019enfance.Si à plusieurs titres, M Rivard qualifie Mgr Bourgeois et M Doucet d\u2019êtres exceptionnels, il ne l\u2019a pas été moins lui-même.M.Rivard a également marqué son temps par ses ouvrages, son amour des enfants et surtout son travail inlassable.Ville-Joie SAINT DOMINIQUE LE PAVILLON REYNALD-RIVARD UN CENTRE de services à la petite enfance et à la famille, un lieu de recherche et d\u2019innovation en collaboration avec l\u2019Université du Québec, à Trois-Rivières. L'éducation et l'instruction par le jeu.Un des grands principes qui orientait le personnel à Ville-Joie Saint-Dominique en 1948.Oui parmi vous se reconnaîtra dans ces activités physiques à Ville-Joie Saint-Dominique en 1948?Reynald Rivard et Ville-Joie Saint-Dominique i ont été à rorigine du cours en génagogie 1 par Claude SA VARY TROIS-RIVIERES \u2014 L\u2019Uriversité du Québec à Trois-Rivières a créé il y a quelques années le baccalauréat en génagogie Mais sans doute peu d'entre vous savent que M Reynald Rivard, et partant.Ville-Joie Saint-Dominique, ont été à l\u2019origine de ce cours universitaire.Il faut remonter à la création des cours \u201cmères de groupe\u2019\u2019 donnés conjointement par l'Ecole d\u2019aide sociale de Trois-Rivières et l'Université d'Ottawa à partir de 1959 Ce cours a par la suite été récupéré par le Centre des études universitaires (CEU) et finalement par l\u2019UQTR En fait, explique M.Rivard, il y a longtemps que les éducateurs de Ville-Joie pratiquaient la génagogie mais ils n\u2019en avaient pas le titre \u201cCe sont eux qui ont permis d\u2019atteindre l\u2019objectif premier, de rejoindre l\u2019enfant personnellement dans un traitement global mais adapté aux besoins de chacun.\u2019\u2019 La formule de Ville-Joie Saint-Dominique fut reprise par la suite par Ville- Joie-du-Rosaire à Sainfe-Marthe-du-Cap Champlain et par Ville-Joie Sainte-Thérèse à Hull Des observateurs européens ont même constaté à la fin des années \u201950, que la philosophie dépassait largement ce qui se pratiquait alors en Europe En fait, note fièrement M Rivard, l\u2019expérience de Ville-Joie Saint-Dominique a eu des répercussions internationales Aujourd\u2019hui, les groupes d\u2019enfants sont de plus en plus restreints et les ressources beaucoup plus importantes qu'en 1940 \u201cCe qui est intéressant de constater, conclut M Rivard, c\u2019est que la direction actuelle ne veut pas s\u2019arrêter là.On veut que Ville-Joie demeure à l\u2019avant-garde dans le processus de réintégration des enfants dans le milieu familial et dans le développement de services d\u2019aide aux parents.\u2019\u2019 Pour M.Rivard, entre 1940 et 1985.il y a tout un monde de différences mais aussi et surtout tout un monde de continuité.\u201cMgr Bourgeois peut être fier de son oeuvre, elle est entre bonnes mains\u2019\u2019, a déclaré M Rivard Soeur Lucille Pion, o.p., éducatrice à Ville-Joie pendant plus de 25 ans.Elle était aussi à l\u2019aise avec les jeunes bambins qu\u2019avec les \u201cgrands\u201d de 12 ans et les adolescents.Soeur Marc Albert se réjouit du renouveau apporté par les conseils du grand ami, M.Reynald Rlvard.Aux principes d\u2019éducation Intégrale s\u2019ajoute la transformation du mobilier plus adapté aux besoins de chaque âge.AS* \u2019MfS LE COMITE SOCIAL DU PAVILLON VILLE-JOIE est heureux de reconnaître le travail fait par les soeurs Dominicaines, pionnières des services actuellement offerts dans toute la région par le personnel de Ville-Joie St-Dominique.Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur ! T J*TF vcn.lredi 2*i octobre 1985 8A / LE NCUJVELLISTE.vendredi 25 octobre 1985 Ville-Joie SAINT- DOMINIQUE PRÉSENT DANS SON MILIEU DEPUIS 75 ANS ous invite à faire une visite de ses trois pavillons, le dimanche 3 novembre \u201985, de 13h30 à 16h.Voilà une chance inouïe de connaître la structure actuelle de Ville-Joie Saint-Dominique, Centre régional de services de réadaptation; Une occasion exceptionnelle vous est offerte de voir comment vivent nos jeunes bénéficiaires et dans quel environnement ils évoluent.Une chance aussi, bien sûr, de rencontrer ces femmes et ces hommes qui travaillent à la réadaptation de nos jeunes.ET QUI PLUS EST: Une visite à Ville-Joie Saint-Dominique sera certes pour plusieurs, un moment par excellence pour revivre.un tout petit peu.le passé! \u2014 1 i MACHINES A ÉCRIRE ÉLECTRONIQUES ELECTRONIQUE DEVENU FACHE CMUDE ARBOUR Canon 1120.NOTRI-DAMC 379-7211 Ut>ra*5 Pinker Ion Corrptublat agréés Marcel Lamy DIRECTEUR GENERAI 7êO rue ste Cécile C R I6S4 (619) 376 4621 IroitOivIéret Qué G9A 519\t(819) 376 2695 Carrefour TroltRiviére» Oueit (819) 376 1525 SECURITE Directeur strict Le Pavillon Rey-nald-Rivard, altué au 3090, rue Fou-cher è Troia-Riviè-res, offre des services aux enfants (filles et garçons) de moins de 5 ans et leurs parents.Il dessert aussi, en services à domicile, les petits de moins de 2 ans et leurs parents.Anciennement La Pouponnière de la Mauricie, le pavillon a été Intégré è Ville-Joie Saint-Dominique en 1980. I! àù 7 p- t: r4 V ¦Tt' Le Pavillon Ville-Joie, situé au 1445, boulevard du Carmel à Trois-Rivières, offre des services aux enfants (filles et garçons) de niveau pré-maternel, à ceux de 5 è 13 ans ainsi qu\u2019aux adolescentes de 13 à 18 ans.Il dessert aussi en services externes, à Shawinigan, La Tuque, Drummondville et Victorlaville, les enfants (filles et garçons) de moins de 18 ans et leurs parents, et è Trois-Rivières, les filles de moins de 18 ans et les garçons de moins de 13 ans et leurs parents.Le pavillon Ville-Joie abrite aussi tous les services administratifs.Journée \u201cPORTES OUVERTES\u201d BIENVENUE À TOUS! Ville-Joie SAINT- DOMINIQUE DIMANCHE, 3 NOVEMBRE C\u2019EST AVEC GRAND PLAISIR QUE NOUS VOUS ACCUEILLERONS! Ville-Joie SAINT- DOMINIQUE Le Pavillon Bourgeois, situé au 2735, rue Papineau è Trois-Rivières, offre des services aux adolescents de 13 è 18 ans et leurs parents.Il dessert aussi en services externes, à Trois-Rivières et à Victorlaville, les adolescents et les adolescentes de 13 à 18 ans et leurs parents, en plus d\u2019apporter un support clinique aux intervenants de quelques familles de réadaptation de Trois-Rivières.Saint-Etienne-des-Grès et Victoriaville.Anciennement le Carrefour des Vieilles-Forges, le pavillon a été Intégré à Ville-Joie Saint-Dominique en 1982.«P 'Â * iuëeI Robert Gauthier Vice-pf#siOen» Directeur genen lïoric u/l u i-r, J fiinulhier hu\\ ^ 4936 boulevard Royal Tros-Rivières-Ouest, Oc G9A 4N1 Tèl (019)575-4813 / BOULAY AIR CLIMATISE INC.515, de l'Escadrille Cap-de-la-Madeleine (Oué.) G8T 8N8 Tél.: 375-3922 DENIS BONIN Directeur principal BANQUE DE MONTRÉAL Centre d'affaires commerciales Mishclt Mi-Frincs Orusmondvilli 1350.rw RsyiK.Mill 1102.Trtit-Rivltrtt Tél.: 372-4081 SISCA MICRODONNEES SYSTEMES informatiques pour le réseau des affaires sociales Le choix de l'Association des centre d accueil et de la Fédération des C.L.S.C.Tél.: (819) 5844003.(514) 337-0030 9A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 M)A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 t Les Soeurs Dominicaines ont réalisé des miracles par Claude SAVARY TROIS-RIVIÈRES \u2014 Seriez-vous capables de nourrir, habiller, loger et instruire un enfant avec $0 18 par jour?Bien sûr que non.Pourtant les religieuses Dominicaines de la Trinité ont dirigé l\u2019Orphelinat de Ville-Joie Saint-Dominique avec aussi peu d\u2019argent.C\u2019était en 1924, me direz-vous, mais tout de même, cela démontre à quel point les religieuses arrivaient à faire beaucoup avec peu.Le Nouvelliste a rencontré un témoin de cette époque, Soeur Magella Ouellet.\u2018\u2018Nous vivions pratiquement de la charité publique grâce notamment au Cercle Laviolette, aux soirées de bienfaisance.\u201d La pension était de $22 en ce temps-là mais, selon Soeur Magella, la plupart des parents n\u2019avaient pas de quoi payer.C\u2019est ce qui explique que les religieuses avaient érigé une ferme à proximité de leur résidence actuelle du boulevard du Carmel.\u2018\u2018Nous étions toutes seules sur le coteau à cette époque-là,\u201d a-t-elle dit.Fouillant encore dans sa mémoire, la religieuse a expliqué qu\u2019en 1944, les instituteurs laïcs gagnaient moins de $600 par année Cette même année-là, les religieuses avaient récolté $15,121 et la célèbre journée de la livre (chacun donnait une livre de ce qu'il pouvait) avait rapporté $11,220 II en coûtait alors $250 par année pour s\u2019occuper d\u2019un enfant et le gouvernement versait un peu plus de $170.Vingt ans plus tard cependant, les religieuses n\u2019arrivaient tout simplement plus à administrer effica- cement Ville-Joie.\u2018\u2018Nos religieuses étaient en train de se rendre sérieusement malades et personnellement, je ne dormais plus,\u201d raconte Sr Magella en précisant que les dettes ne cessaient de s\u2019accumuler.Finalement, les religieuses ont demandé et obtenu du gouvernement qu\u2019il absorbe cette dette accumulée.Quelques années plus tard, les laïcs prenaient la relève.\u201cJe ne regrette rien, c\u2019était quand même le beau temps,\u201d a confié Sr Magella.Un autre monde Quand l\u2019administration est passée aux laïcs, c\u2019est un tout autre monde qui s\u2019est ouvert à Ville-Joie, du moins au chapitre des finances.Selon le directeur actuel des finances de l\u2019établissement, M.Jacques Bettez, les contraintes budgétaires de plus en plus lourdes qu\u2019imposait le gouvernement auraient tout simplement rendu la tâche impossible aux religieuses.\"Il n\u2019était plus possible de compter sur l\u2019assistance publique.Et puis, une fois que le gouvernement eut reconnu Ville-Joie Saint-Dominique comme institution officielle de réadaptation, les budgets sont devenus fixes et fournis par le gouvernement.\u201d Aujourd\u2019hui, Ville-Joie Saint-Dominique gère un budget de pins de $6 millions annuellement, et emploie un personnel de 139 employés à temps plein et de 31 à temps partiel.Soeur Magella Ouellet Le passé est garant de l\u2019avenir M.Jacques Bettez par Claude SAVARY TROIS-RIVIERES - Une institution comme Ville-Joie Saint-Dominique aura-t-elle toujours sa place dans 5 ou 10 ans?Ré-pondra-t-elle toujours aux attentes et besoins des jeunes de cette epoque0 Le directeur général de cet établissement est convaincu que Ville-Joie sera toujours une ressource essentielle dans son milieu Avant-gardiste à plus d'un point de vue.Ville-Joie a toujours su à travers les ans justifier sa place, sa raison d\u2019être.Selon M Doucet.même si la clientèle en interne a considérablement diminué ces derniers dix ans.la survie de Ville-Joie n\u2019est pas du tout menacée, tout au contraire En fait, cette baisse de pensionnaires est justement attribuable à la philosophie de l'institution de garder le plus possible l'enfant dans son milieu naturel On préfère de beaucoup recevoir les enfants en externe et travailler davantage sur le milieu familial Par conséquence, explique M Doucet.il faut autant sinon plus d'éducateurs pour pouvoir fourni efficacement tous ces services Et puis, Ville-Joie Saint-Dominique a multiplié les ententes avec d\u2019autres institutions dans la région, que ce soient les commissions scolaires.l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières.le Centre des services sociaux ou la Clinique de réhabilitation de Trois-Rivières Par ailleurs, il arrive de plus en plus fréquemment que Ville-Joie prête des membres de son personnel à d'autres organismes Ville-Joie Saint-Dominique offre par ailleurs la chance à plusieurs organismes communautaires de démarrer C'est le cas notamment de Concertaction Jeunesse, le service de garderie du Cerf-Volant, du groupe d'allaitement maternel, etc Ville-Joie veut être présent dans son milieu \u201cNous voulons être une force vive du milieu,\u201d a déclaré M Doucet Les administrateurs de Ville-Joie sont également présents à tous les niveaux de décision et d\u2019influence dans le domaine des affaires sociales.M Doucet a été président de l\u2019Association des centres d'accueil du Québec, et il en est le négociateur principal actuellement M J -René Ferron.membre du conseil d'administration, est trésorier de l'ACAQ M.Doucet a été président du Congrès de l\u2019enfance exceptionnelle l'an dernier Alors l\u2019avenir?Gestionnaire reconnu.M Doucet administre Ville-Joie Saint-Dominique comme une véritable entreprise privée Fonctionnant selon la méthode dite des scénarios, l'administration de Ville-Joie est toujours prête à offrir des solutions de rechange lorsque le besoin s\u2019en fait sentir \u201cAinsi, explique M Doucet nous avons très largement contribué à implanter un CLSC à Trois-Rivières, et nous aurions très bien pu l\u2019accueillir.Nous avons par ailleurs le \u201cknow how\u201d, l\u2019expertise professionnelle nécessaire pour faire face à toutes les situations,\u201d a-t-il indiqué en signalant que plus que jamais Ville-Joie était la ressource par excellence en Mauri-ciepourlesOà 18 ans \u201cEn réadaptation, nous sommes difficiles à battre,\u201d a conclu M Doucet en précisant de plus que dans le cas de Ville-Joie Saint-Dominique le passé était garant de l'avenir rf Un grand hommage aux 75 années d'implication de Vil le-Joie St-Dominique qui a contribué à améliorer la qua lité de vie de ces nombreux jeunes PAUL PHILIBERT, député de Trois-Rivières' M A N.acité SJ Le pavillon Reynald-Rivard est voué à la réadaptation et à la prévention » * (Flaaeol Photo \u2014 Roméo Flageol) Au centre de jour de stimulation du pavillon Reynald-Rivard.des enfants de 5 ans avec Sylvie Poitras, stagiaire en psycho-éducation de l'UQTR: Alain Lafrance, éducateur; Use Dubois, préposée aux bénéficiaires, et Rita Dionne, responsable du centre de jour, avec quelques jeunes.Témoignage d\u2019une maman TROIS-RIVIERES (MRC.t - Le Nouvelliste a voulu vérifier auprès d'une maman les bienfaits retirés au pavillon Reynald-Rivard France Landry s\u2019est fort gracieusement prêtée à l'entrevue.France a trois enfants qui fréquentent le pavillon.Etienne aura 5 ans en novembre.Marie-Jeanne a 3 ans et demi, et Camille a 2 ans.France souligne que ses deux aînés éprouvent des difficultés d'apprentissage Camille n'en éprouve pas.mais pour donner une chance à la maman, et pour que la petite ait un modèle de développement que ne peuvent lui fournir son frère et sa soeur, elle fréquente le centre d'apprentissage Depuis trois ans que les parents d'Etienne consultent pour savoir ce qu'il a.et on pense qu\u2019il pourrait être autistique.Marie-Jeanne ne parle pas, à 3 ans et demi Elle a besoin d\u2019une stimulation sociale, également Très contente France se déclare très contente des services que ses enfants reçoivent, et elle note avec plaisir les progrès de ses aînés Etienne, par exemple, ne pouvait souffrir la présence d\u2019étrangers sans paniquer Maintenant les parents peuvent l'amener ailleurs sans difficulté Marie-Jeanne est devenue plus active, et commence à produire de nouveaux sons France note: \u2018\u2018Les gens qui travaillent ici adorent les enfants, qui sont tellement bien suivis!\u201d Elle n\u2019a que des éloges pour Jocelyne La-rouche, qui suit le dossier d\u2019Etienne et qui va à domicile tous les quinze jours \u201cJe suis énormément satisfaite des services ici.On est écouté.Et ce que je remarque est leur discrétion.Je me sens appuyée auprès de mes enfants, et ici personne ne juge personne.\u201d w O (Flageol Photo \u2014 Roméo Flageol) France Landry a trois enfants au pavillon Reynald-Rivard, dont deux éprouvent des difficultés de développement.par Michelle ROY-GUERIN TROIS-RIVIERES \u2014 Le pavillon Reynald-Rivard fait partie de Ville-Joie Saint-Dominique.Il était autrefois la Pouponnière de la Mauricie.Il a changé de vocation en même temps que de nom le 27 janvier 1984.pour répondre aux besoins actuels La directrice est Huguette Beaudoin.Maintenant, la vocation du Pavillon est de donner de l\u2019aide aux enfants éprouvant certaines difficultés de croissance et de développement, et de comportement durant la toute petite enfance.0 à 5 ans.avec un suivi pendant les deux premières années scolaires On y apporte aussi un support aux parents dans le milieu familial C\u2019est dès 1973 que cette institution s'occupe de la petite enfance En 1980 il y eut intégration à Ville-Joie En devenant le pavillon Reynald-Rivard.l'institution entrait de plain-pied dans les services de prévention et d\u2019intervention précoce auprès d\u2019une clientèle en situation difficile Le programme Le programme comprend un éventail de services avec des éducateurs spécialisés, permettant d\u2019assurer à des petits un meilleur développement, de faire des apprentissages, de corriger des troubles mineurs de comportement ou de croissance.Cela se fait dans deux service du pavillon, le service apprentissage et le centre de jour de stimulation une fois ou deux par semaine, et au domicile de l'enfant aux quinze jours.L\u2019implication des parents est essentielle, au pavillon comme à la maison.Ces activités ont pour but de permettre à l'enfant d'exprimer ses émotions, lui faire découvrir l\u2019univers qui l\u2019entoure, lui apprendre à fonctionner dans son milieu, et motiver autant qu\u2019assister les parents dans leur rôle Il y a donc des activités sous forme de jeux pour stimuler le développement sen-sori-moteur.biologique, socio-affectif, et le développement du langage.Tout cela fait avec beaucoup d'amour autant qu\u2019avec beaucoup de professionnalisme.Le premier Mme Beaudoin souligne que ce type d'institution, tout en se rapprochant d\u2019expériences faites en Europe, et chez nous à Montréal, notamment, est tout à fait originale dans sa forme Le pavillon Reynald-Rivard est donc à la fine pointe du progrès.Recherche Le service apprentissage est un projet de recherche scientifique longitudinal d\u2019une durée de six ans.en collaboration avec l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, et depuis quelques mois, l\u2019université Laval de Québec est également impliquée dans le projet par Mme Christiane Fiché, docteur en préscolaire et instigatrice de ce projet de recherche Le projet vise à vérifier la valeur pré- dictive des facteurs de risque identifiant une population d\u2019enfants en bas âge comme étant vulnérable à l\u2019inadaptation psychologique, scolaire et sociale , à évaluer l'efficacité à long terme d\u2019une intervention éducative Chaque enfant est jumelé à un autre enfant faisant partie d\u2019un groupe témoin d\u2019enfants n'éprouvant pas ces difficultés Ce sont là des services gratuits aux enfants de un an et demi à S ans II répond aux difficultés du petit ou des parents Ce n\u2019est pas une garderie ordinaire Ce sont les petits de la région trifluvienne qui y sont admis, deux fois la semaine pour les bébés, une fois pour les plus âgés.Les éducateurs vont également à domicile pour observer l\u2019enfant dans son milieu, et pour aider les parents Le pavillon Reynald-Rivard a été visité par des groupes de Montréal et de Longueuil.comme exemple d\u2019institution vouée au dépistage et à la prévention précoces Au centre de jour de stimulation comme au service apprentissage, l\u2019équipe est formée d\u2019éducateurs, psychologues, préposées.puéricultrice et infirmière auxiliaire.En plus, au service apprentissage, il y a les stagiaires de l'UQTR Il y a des sorties de groupe, des rencontres de groupe de parents, et des rencontres individuelles à domicile aux deux semaines.Les groupes de parents divisés par 5 ou 6 forment des groupes de support mutuel et d'entraide Rita Dionne, responsable du centre de jour, souligne combien les parents ont évolué et peuvent s'aider, à l\u2019intérieur de ces petits groupes f m.1-; i (Flaaeol Photo \u2014 Roméo Flageol) Au service d'apprentissage du pavillon Reynald-Rivard, Ninon Nadeau, puéricultrice intervenante; Huguette Beaudoin, directrice, et 3 tout-petits.Les employé*e)s du Pavillon Reynald-Rivard sont heureux*es) de s\u2019associer à la publication de ce cahier qui informe la population sur les programmes offerts à la petite enfance, par l\u2019équipe multidisciplinaire du pavillon.Le Syndicat des employé*e)s du pavillon Reynald-Rivard 11A / LE NOUVELLISTE vendredi 25 octobre 1985 12A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 Le Pavillon Ville-Joie offre plusieurs points de service par Roger NORKAU TROIS-RIVIÈRES - Localisé à Trois-Rivières sur le boulevard du Carmel, le Pavillon Ville-Joie a aussi des points de service à La Tuque.Shawinigan.Victo-riaville et Drummondville Ce centre spécialisé a pour mission la réadaptation des jeunes en difficultés graves d'adaptation.a expliqué M Yvon Comeau.directeur des services de réadaptation \u201cVivre des difficultés graves d\u2019adaptation, cela signifie pour un jeune que son développement physique, affectif, cognitif et social est compromis et que l\u2019intensité de ses difficultés est elle que son milieu de vie habituel n'est plus en mesure d'assurer seul, la poursuite ou la reprise du développement ou d\u2019assurer seul le contrôle de comportements dangereux pour lui-même ou pour son environnement,\u201d a dit M.Comeau A Ville-Joie, l\u2019objectif premier est la réadaptation de ces jeunes en difficulté grave d'adaptation La conception de la réadaptation s'inscrit donc dans une approche globale de la personne en relation avec son milieu \u201cLa réadaptation implique donc pour le jeune et sa famille, une démarche qui permet l\u2019observation.Cette démarche permet aussi la prise de conscience des difficultés et des potentialités, l\u2019élabo- ration d'objectifs et de moyens qui doivent être agis afin de susciter l'apparition progressive d\u2019un mieux-être cher le jeune et son milieu et l\u2019apparition de capacités à assurer eux-mêmes la poursuite ou la reprise de l\u2019évolution du jeune vers l\u2019autonomie,\u201d explique Yvon Comeau.Pour répondre à ce besoin.Ville-Joie offre une gamme diversifiée de services et d\u2019interventions qui rejoignent chaque jeune et sa famille dans leur dynamique propre et dans la situation qui est la leur.\u201cAinsi, dans la dernière année, 398 jeunes en difficulté grave d\u2019adaptation ont bénéficié de services de réadaptation du Pavillon Ville-Joie dans leur milieu de vie naturel.\u201d Pendant cette même période.154 jeunes de la région ont bénéficié des mêmes services toutefois avec hébergement au Pavillon Ville-Joie, tout en conservant un contact étroit avec leur milieu familial ou.dans quelques cas.avec son foyer d'accueil, qui sont directement impliqués dans le processus de rééducation Ces jeunes en difficulté peuvent présenter différents symptômes d\u2019intensité fort variée.On retrouve beaucoup de manifestations d'anxiété, de sentiment de rejet, de non-valeur Plusieurs jeunes révèlent dans leurs comportements des carences éducatives en bas âge.enfant sous-stimulé ou surprotégé, enfant ayant été influencé par des valeurs déviantes, enfant privé de stabilité affective.Les spécialistes La très grande majorité des intervenants au Pavillon Ville-Joie sont des éducateurs spécialisés et des psychoéducateurs.Le travail de l'éducateur auprès des jeunes est particulièrement exigeant.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il doit maîtriser un certain nombre d\u2019outils qui facilitent la tâche Sa personnalité est son principal outil.Ses autres instruments de travail sont sa connaissance de l\u2019enfant.sa capacité à faire un diagnostic, etc L\u2019éducateur se veut un intervenant qui privilégie l\u2019action avec le jeune, et ça se manifeste par l\u2019utilisation intensive des activités qui deviennent des opportunités pour le jeune de produire, de se développer une perception juste de lui-même et des autres, de se construire une image de soi positive et une capacité satisfaisante d\u2019interagir avec son milieu familial.social et scolaire M.Yvon Comeau Dany, un jeune homme heureux par Michelle ROY-GUÈRIN TROIS-RIVIÈRES \u2014 Dany est un jeune garçon de 12 ans à l\u2019air intelligent et au minois éveillé II semble à l\u2019aise et bien dans sa peau Ce n\u2019était pas là la description qu'on pouvait faire de lui quand il est arrivé, il y a presque deux ans.à Ville-Joie Saint-Dominique Yvon Comeau.directeur des services de réadaptation, le décrit alors comme un enfant isolé, renfermé, peu communicatif.Pour sa part.Denys Comeau.éducateur, souligne que Dany se sentait mal à l\u2019aise, nerveux, distrait, peu sociable et pas facile à manier Que de chemin parcouru depuis deux ans par ce petit bonhomme qui s'apprête à réintégrer sa famille' Denys ajoute que les parents ont merveilleusement collaboré à la réadaptation de cet enfant qui fonctionne maintenant tout à fait normalement.Mais laissons parler Dany \u201cCa allait mal chez nous et à l'école.Chez nous, quand ma mère me disait d'aller réfléchir, je cognais les portes et je ne voulais pas y aller.Je bardassais mon petit frère.A l\u2019école, je n\u2019écoutais pas et j\u2019étais toujours dans la lune.\u201d Comme le comportement de Dany semblait de plus en plus un problème pour lui comme pour sa famille, les parents ont eu recours à des services de réadaptation externes Gilles Peilerin.éducateur de Ville-Joie Saint-Dominique, allait chez Dany pour diverses activités.Mais Dany se lassa et ne voulut plus collaborer Alors Gilles a proposé que Dany soit reçu en services internes, et il entra à Ville-Joie le 30 janvier 1983 Tout en continuant ses études et conservant les liens avec sa famille.\u201cMes parents et Gilles m\u2019ont placé.Je ne voulais plus rien savoir, et des fois, ça faisait dur ! \u201d de dire Dany Un déblocage A son arrivée.Dany se replia sur lui-même.\"Je sentais que c\u2019est comme s\u2019ils m\u2019avaient abandonné.Le pire, c'est que je pensais que je le méritais! \u201d A son arrivée, les jeunes voulaient s'amuser avec lui.mais il ne voulait rien savoir.\u201cJ\u2019allais dans ma chambre, avec ma musique et mes bébelles, et je parlais au mur.J\u2019ai jamais parlé à personne que je me sentais abandonné.\u201d En fait, il ne communiquait pas du tout.Avec qui que ce soit Cela a duré un mois et demi ou deux mois.Denys dit qu\u2019une des grandes difficultés de Dany.c\u2019est qu\u2019il gardait tout en lui-même.\"Ensuite on s\u2019est parlé, les éducateurs et moi.Et les gars aussi.Denys m\u2019a bien aidé.Cela a commencé à aller mieux.Les gars m\u2019ont dit que ça n\u2019avalt pas d\u2019allure de rester dans mon coin, Ils ont été bien gentils avec moi.J\u2019ai commencé à m\u2019amuser avec eux.\u201d Son comportement en classe s\u2019est amélioré ensuite de mois en mois.Les contacts avec sa famille allaient de mieux en mieux.Il a commencé à se rendre compte qu\u2019il était important pour son père comme pour sa mère.\u201cMême si je m\u2019en vais en décembre, j\u2019ai encore des choses à régler, par exemple de dire ce que j\u2019ai à dire, et pas m\u2019embarquer dans des bateaux et pas en embarquer d\u2019autres,\u201d continue Dany \u201cNe pas s'embarquer dans des bateaux, c\u2019est \u201cfaire des conneries avec d\u2019autres,\u201d explique-t-il.A la maison, ça va mieux: il obéit à sa mère et ne \u201cbardasse\u201d plus son frère.Il se sent plus heureux à son foyer et veut en profiter II se sent mieux dans sa peau, plus sûr de lui.plus certain d\u2019être aimé.Denys signale que de la part des parents comme de celle de Dany.il y a eu des ajustements.De sorte qu\u2019à son retour dans sa famille, ça va sûrement aller beaucoup mieux pour tout le monde.\u201cJe suis content d\u2019être venu à Ville-Joie, parce que ça m'a aidé beaucoup, même si j\u2019ai trouvé ça dur au début.Les éducateurs sont bien fins, ils ont collaboré beaucoup beaucoup, il m'ont aidé sans jamais lâcher.J\u2019ai compris qu\u2019lci, il y avait bien du monde qui m\u2019aimait.J'ai compris qu'on ne m'avait pas mis en pénitence, ici, et que j\u2019étais ici parce que tout le monde voulait m'aider.\u201d Dany est un garçon heureux et équilibré, persuadé que tout va aller bien maintenant dans sa vie HOMMAGE AUX SOEURS DOMINICAINES DE LA TRINITE A tous les bénévoles et au personnel qui travaillent auprès des enfants et adolescent! e)s en difficulté de la région.fédération de* caisses populaires desjardins du rentre du québer HOMMAGE AUX SOEURS DOMINICAINES DE LA TRINITE et à tout le personnel qui se dévouent pour l'enfance et l'adolescence en difficulté. ?Pavillon Bourgeois Pour l'adolescent en difficultés par Claude SAVARY TROIS-RIVIERES \u2014 L\u2019adolescence est une période particulièrement difficile pour les jeunes Entre l\u2019enfance et l\u2019âge adulte, plusieurs d\u2019entre eux vivent avec grande difficulté cette période marquante de la vie Il existe à Trois-Rivières un établissement capable de recevoir ces jeunes, de les guider et de les réinsérer dans la société.Il s\u2019agit du pavillon Bourgeois, situé rue Papineau, une constituante de Ville-Joie Saint-Dominique Cet établissement accueille les adolescents (13-18 ans) aux prises avec des difficultés graves d\u2019adaptation Selon le directeur du pavillon, M.Michel Thomassin, ces adolescents révèlent par leurs comportements des difficultés importantes face à eux-mêmes, dans leur milieu familial, en milieu scolaire et ou dans leur environnement social.Les symptômes vont, selon M.Thomassin.de l\u2019absentéisme scolaire au rejet, au retrait, à la fugue, à la toxicomanie, l\u2019agressivité, les vols, etc.Mais fondamentalement, ces jeunes ont besoin d\u2019assistance, d\u2019accompagnement, de support pour retrouver un équilibre satisfaisant pour eux et pour ceux avec lesquels ils sont en relation Les adolescents viennent parfois d\u2019eux-mêmes, volontairement Parfois, souligne M.Thomassin, ce sont les parents qui demandent qu\u2019on les aide à ré- soudre les difficultés qu\u2019ils rencontrent Enfin, des intervenants de plusieurs milieux connexes (professeurs, psychologues.médecins) peuvent procéder également à des références.Le plus souvent cependant, ce sont les CSS.les CLSC et la cour qui acheminent les demandes Résidents?Tous les jeunes admis sont-ils obligatoirement résidents du pavillon.Non.précise M.Thomassin Lorsque les difficultés ont été bien identifiées, on peut choisir de le laisser dans son milieu naturel.Dans ce cas.le pavillon fournit des services externes: rencontres à domicile, accompagnement à l\u2019école, support dans le milieu de travail et dans ses activités de loisirs Pour ceux qui exigent protection et encadrement, ils sont alors logés dans un des modules du pavillon.La durée de séjour est toujours en fonction des besoins de chacun et.s\u2019il y a lieu, des ordonnances légales.Le séjour peut donc être de quelques jours ou de quelques mois.Programmes Neuf programmes sont disponibles au Pavillon Bourgeois.Plusieurs activités d\u2019accompagnement sont notamment proposées.Ce sont, soit des activités de routine, des activités académiques, des activités dirigées rencontrant les besoins intellectuels, physiques, spirituels, sociaux, affectifs, activités de loisirs.activités visant l\u2019intégration au marché du travail, etc Selon M Thomassin.ces activités, choisies et agencées pour répondre à toutes les sphères du développement d\u2019un adolescent, sont préparées, animées et utilisées pour amener chacun à identifier progressivement ses difficultés personnelles et à lui recommuniquer la volonté de résoudre méthodiquement les premières et d\u2019accroître les secondes.En fait, on cherche d\u2019abord à provoquer le déséquilibre pour ensuite amener le concerné à développer une perception nouvelle de lui.plus positive, personnellement gratifiante et socialement acceptable Mais les adolescents répondent-ils bien à cette approche?M Thomassin trouve difficile de ne donner qu\u2019une réponse puisque beaucoup de facteurs jouent: la conscience qu\u2019il a ou non de la gravité de ses difficultés, l\u2019intensité de sa volonté de s\u2019en sortir, la qualité de la relation établie avec les intervenants, sa capacité de refaire confiance, l\u2019implication de ses parents et de son milieu Si l\u2019adolescent est ouvert dès le départ à l\u2019assistance qu\u2019on lui apporte, il devient vite collaborateur \u201cTout est question de temps,\u201d a précisé M Thomassin Pour effectuer ce travail, le pavillon Bourgeois compte sur une équipe d\u2019éducateurs axés sur la réadaptation, et quelques professionnels reliés au pavillon par ententes \u201cC\u2019est un travail pluridisciplinaire,\u201d a conclu M Thomassin M.Michel Thomaaaln ' ' -**¦ \u201cLe pavillon a changé ma vie.\u201d par Claude SAVARY TROIS-RIVIERES \u2014 Il est bien difficile de faire jaser un jeune sur ses problèmes, ses difficultés.Généralement, ils préfèrent refouler leur vécu et ne pas étaler leur existence Toutefois, avec la complicité du directeur du Pavillon Bourgeois.M Michel Tomassin, qui.avec un groupe d\u2019éducateurs, a recueilli des témoignages particulièrement percutants.Aujourd'hui, nous parlerons du cas d\u2019Hubert (ce prénom est fictif pour protéger l\u2019identité du jeune) Hubert avait 15 ans lorsqu\u2019il s\u2019est retrouvé au pavillon.Grand consommateur de drogues fortes, il a multiplié à cette époque les vols par effraction.Il s\u2019est d\u2019abord retrouvé au pavillon danois de Roberval.I! y a passé trois mois, mais cela n\u2019a pas suffi.Il a alors abouti au pavillon Bourgeois.\u201cAvant d\u2019entrer au pavillon, je me suis amené 14 d\u2019once de drogue quasiment pour entrer au pavillon; je m\u2019ai dit: \u2018je vais prendre une chance\u2019; je pense pas qu\u2019il me fouille puisque je suis avec ma travailleuse sociale.je fumais un peu dans ma chambre.\u201d Hubert était vraiment pogné par la drogue et il ne voyait pas le jour où il s\u2019en débarrasserait.En fait, il ne songeait même pas à cette éventualité.Assez curieusement, c\u2019est son état physique qui a décidé Hubert à se plier au traitement.Il ne pesait plus que 135 livres, il était maigre alors que quelques mois auparavant, on lui reconnaissait volontiers un physique d'athlète.\u201cCa m\u2019a frappé en pleine face,\u201d a-t-il notamment dit.Hubert n avait en fait aucun plan d\u2019avenir \u201cA 30 ans, je me voyais mort 6 pieds sous terre.\u201d Il aura fallu un minimum de huit mois de traitement pour qu\u2019Hubert réussisse enfin à mettre de l\u2019ordre dans ses idées.Il n\u2019acceptait pas du tout son tuteur, au début \u201cI>a seule affaire que j\u2019avais le goût, c\u2019était de lui sauter dans la face pis le tuer; lui péter la tête sur le mur.\u201d Puis, à force de côtoyer son tuteur, il a fini par l\u2019accepter.C\u2019est d\u2019ailleurs ce dernier qui lui a permis de s'inscrire dans une équipe de football.Très mal à l'aise au départ.Hubert s\u2019est habitué à son nouvel environnement et malgré les taquineries de ses coéquipiers le traitant amicalement de \u2018\u2018gros bandit \u201d, Hubert a fini par se sentir un être comme les autres.Tous les problèmes n'étaient pas réglés, loin de là,mais enfin Hubert semblait sur la bonne voie.Une fois son séjour terminé au pavillon, il a préféré se louer un appartement plutôt que de retourner chez ses parents.Enfin autonome.Hubert a appris à se débrouiller seul et à prendre ses responsabilités Et la drogue9 \u201cJe n\u2019avais plus le goût de revivre ce que J\u2019avais vécu depuis 2 ans,\u201d a-t-il confié II s'est alors fixé des objectifs et aujourd'hui il rêve de devenir tanathologue Alors qu\u2019il y a quelques mois encore l\u2019avenir n'avait plus aucun sens pour Hubert, voilà qu'aujourd\u2019hui il envisage l\u2019avenir avec sérénité, avec le goût de faire des choses le \u201cfun\u201d Si un jour ses enfants connaissaient les mêmes problèmes que lui.Hubert n\u2019hésiterait pas à les confier aux gens du pavillon Bourgeois \u201cC\u2019est dur, c\u2019est très dur, avoue-t-il.mais c\u2019est la seule façon de s\u2019en sortir.\u201d Ville-Joie SAINT DOMINIQUE VILLE-JOIE ST-DOMINIQUE UN ESPOIR POUR LES PARENTS QUI VOIENT LEURS ENFANTS AUX PRISES AVEC DES DIFFICULTES ORAVES D\u2019ADAPTATION 13A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 14A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 Mgr Charles-Edouard Bourgeois fut un entrepreneur de services à l\u2019enfance par Michelle ROY-GUERIN TROIS RIVIERES - Test dans son petit appartement de Ville-Joie Saint-Dominique que Le Nouvelliste a rencontré Mgr Charles-Edouard Bourgeois, qui fut un des piliers de l'oeuvre des Dominicaines à Trois-Rivières Maintenant âgé de 87 ans et de santé fragile, il aime cependant évoquer de vieux souvenirs.Il avait 12 ans seulement quand il commença à s\u2019occuper des petits orphelins qui vivaient chez les soeurs Dominicaines, rue Saint-Erancois-Xavier Son père.John m i?¦ti mm\\ m as *\tm f T A J, I \\ 1 r, V V I CiTiTi fiXi'J veaux locaux, boulevard du Carmel, où la communauté et l\u2019oeuvre sont toujours présentes même si la vocation de Ville-Joie Saint-Dominique a évolué selon les besoins \u201cC\u2019était en 1946, je crois.Je fus le premier aumônier, et je fus même le premier arrivé dans cette maison,\u201d souligne-t-il L'oeuvre a toujours grandi II y eut jusqu'à 300 enfants dans cette demeure.Les religieuses \u201cDans le temps, les religieuses L'abbé Charles-Edouard Bourgeois avec un groupe de servants de messe dans la chapelle dea Soeurs Dominicaines, en 1930.n'étaient pas dans un syndicat, elles travaillaient quasiment 24 heures par jour.C\u2019était des religieuses modèles, absolument données aux enfants, elles ne comptaient pas leurs heures, leurs tâches, c\u2019était jour et nuit.Autre temps, autres moeurs!\u201d déclare Mgr Bourgeois, louant tout le dévouement des religieuses.Tout n\u2019a pas toujours été simple, il a fallu passer à travers bien des difficultés pour bâtir des maisons et donner divers services \"Mais le bon Dieu était là, et les Soeurs m\u2019ont toujours soutenu,\u201d ajoute-t-il Il a laissé de bons souvenirs à ses protégés, car il y en a encore qui viennent le voir, il avait encore eu une telle visite la semaine précédente.d\u2019un petit orphelin d\u2019hier, aujourd'hui près de la cinquantaine et père de 4 enfants.\u201cCela me fait du bien de revoir ces enfants, ça me fait revivre hier.\u201d Fondateur Mgr Bourgeois avait fondé l\u2019institut psychosocial avec Reynald Rivard en 1956.Le pavillon Bourgeois porte d\u2019ailleurs son nom II a été associé à beaucoup d\u2019oeuvres, dont \u2018Tes oeuvres diocésaines\" fondées par Mgr Georges-Léon Pelletier Mgr Bourgeois en fut le premier, et se qualifie lui-même d\u2019explorateur et de diffuseur II v eut notamment l'assistance sociale fondée en 1934.qui devint ensuite l'assistance à Léo-Paul at Jaan-Paul aont tout heureux, mala un peu génée.Se faire photographier avec l\u2019abbé Bourgeola qu'lia viennent de fêter, c\u2019eat tout un honneur.Bourgeois, arpenteur géomètre et ingénieur civil, et sa mère Georgine Lacoursière.s\u2019occupaient des Dominicaines dès 1908 Aux fêtes, ils en recevaient jusqu'à 50 dans leur grande maison de la rue Saint-Fran-çois-Xavier Ils ne manquaient pas d'enfants eux-mêmes.Charles-Edouard était parmi les plus jeunes d\u2019une famille de douze enfants \u201cJ\u2019avais 12 ans, c\u2019était ma première année de séminaire, et je leur organisais de petites séances - pour les divertir,\u201d dit Mgr Bourgeois Il a fait son grand séminaire à Québec, et fut ordonné prêtre en 1926 II fut cinq ans vicaire à Saint-Philippe avant de devenir aumônier de l\u2019oeuvre qu\u2019il chérissait: l\u2019orphelinat Saint-Dominique Les paroissiens lui ont procuré une voiture avec laquelle il a déménagé les enfants dans leurs nou- L\u2019abbé Charlaa-Edouard Bourgaola davant I\u2019Orphallnat Salnt-Dominlqua at un groupa da jaunaa an 1945.l'enfance sans soutien Le but était l'adoption Ce furent là les ancêtres du centre de service social de la Mauricie.qui devint le centre des services sociaux de la région Sa vie aujourd'hui Après deux attaques cardiaques, il a le souffle court, et a dû prendre sa retraite il y a quatre ou cinq ans Il lit autant que ses yeux le lui permettent.et ne manque jamais son Nouvelliste chaque jour II sort tous les matins prendre l\u2019air devant la grande maison de Ville-Joie Saint-Dominique.Et à tous les jours il dit sa messe dans son petit oratoire II reçoit des amis, dont le Dr Conrad Godin, \u201cqui est bien fidèle.Il vient parler du passé avec moi.\u201d \u201cA part ces inconvénients, ça va assez bien, et j\u2019en remercie le bon Dieu.Il y en a qui sont plus faibles que moi.Je tiens bon,\u201d a terminé Mgr Charles-Edouard Bourgeois Ville-Joie SAINT DOMINIQUE VILLE-JOIE ST-DOMINIQUE, UNE PRESENCE REGIONALE VILLE-JOIE ST-\tOFFRE DES SERVICES DE READAPTATION EN EXTERNE A TROIS-RIVIERES.SHAWINIGAN.LA TUQUE.VICTORIAVILLE ET DRUMMONDVILLE.C^$B Ville-Joie SAINT DOMINIQUE Lucien A.Oueliet vice-président Diane Magnan Suzanne Racine C'est ut} sentiment de reconnaissance qui nous anime au moment B de rendre hommage aux éducatrices qui ont fondé Ville-Joie Saint-Dominique.soit les Soeurs Dominicaines de la Trinité.En effet, de ce modeste foyer, inauguré en septembre 1910 pour accueillir des enfants délaissés et sans abri, a jailli l'établissement de réadaptation, le centre d'accueil que vous connaissez aujourd\u2019hui.A toutes celles et à tous ceux qui ont collaboré de près ou de loin par leur travail, par leur dévouement, nous disons notre vive gratitude.Nous sommes particulièrement reconnaissants à Monseigneur Charles-Edouard Bourgeois qui a été l\u2019instigateur inlassable de plusieurs services complémentaires à notre oeuvre.Nous partageons votre fierté et votre joie en soulignant les 75 ans d\u2019existence de Ville-Joie Saint-Dominique.Pour les humains, devons-nous le rappeler, 75 ans c\u2019est l\u2019âge de la sagesse et de l'expérience mais, pour une institution comme la nôtre, c'est la jeunesse pleine de dynamisme et de dépassements et cela, pour des générations à venir.Nous nous réjouissons de notre passé retnarquable, de notre aide apportée à l\u2019enfance en difficulté.Nous nous sommes toujours préoccupés d\u2019évoluer en nous adaptant aux besoins des gens de notre milieu.Enfin, nous sommes fiers et heureux de cette riche expérience-,d\u2019une part, et nous croyons, d\u2019autre part, à un avenir des plus prometteurs pour Ville-Joie Saint-Do-minique.Charles-A.Roberge, Président du Conseil d'administration Louis Brunelle Jacques Grand-Maison Jean-René Ferron Daniel Boisvert Jean Huot Jean-Guy Doucet secrétaire et directeur général * * * t Michel Saint-Pierre Juliette Beaumier Nicole Savoie\tLes membres du conseil d\u2019administration de Ville-Joie Saint-Dominique lors d\u2019une réunion au pavillon Bourgeois.Claudette Benoit Ville-Joie SAINT DOMINQUE VILLE-JOIE ST-DOMINIQUE Des programmes de prévention, d\u2019intervention précoce, de réadaptation à l\u2019interne, à l\u2019externe, un suivi de réinsertion sociale.ISA * LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 16A / LE NOUVELLISTE, vendredi 25 octobre 1985 Région 04 ______radio _______radio _______radio CHLN5P55 CHLNÎ555 CHLNÿsS La Tuque Shawinigan Trois>Rivières Victoriaviile Drummondville "]
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