Le nouvelliste, 8 mai 1993, Cahier 3
[" Le Nouvelliste Arts et spectacles Restaurants Trois Rivières Samedi 8 mai 1993 Plus Vacances / voyage Je t'aime, maman! Mme Hélène Thompson, la grand-maman; Mme Gabrielle Levasseur-Godin, l'arrière-arrière-grand-maman; Mme Madeleine Godin-Thompson, l\u2019arrière-grand-maman et Mme Elizabeth Thompson-Jean, la nouvelle maman, entourent la jeune Marie-Frédérigue Thompson-Fournier.Nancy Massicotte Trois-Rivières Un simple geste de sa part suffit à nous réconforter.Lorsque notre mère nous prend dans ses bras, les rancoeurs et les amertumes s\u2019estompent, les craintes s\u2019effacent.Une parole nous fera oublier les misères de l\u2019existence: une recette magique qu\u2019elle seule détient.De même, il n\u2019y a qu\u2019elle qui peut nous comprendre et nous aimer tel que nous le sommes réellement, sans faux-semblant, sans préjudice.Notre maman n\u2019est pas seulement cette femme qui, un jour de printemps ou d\u2019hiver, nous a mis au monde dans les sueurs et la douleur.Non.Au fil des années, elle devient souvent notre plus grande admiratrice, notre plus fervente protectrice, notre meilleure amie.N'est-ce pas elle qui nous répète sans cesse qu\u2019elle nous a tricotés?Mais malgré toutes ces misères que nous lui avons données, malgré toutes ces inquiétudes que nous lui avons causées, elle continue de nous aimer.Pourtant, nous oublions trop souvent de lui dire que notre amour est aussi fort que le sien.Ce texte se veut ainsi un hommage à toutes ces mamans du monde qui se dévouent corps et âme à leurs enfants.Sans le vouloir vraiment, ces femmes sacrifient leur propre vie au profit du bonheur de leurs «bébés.» Elles en viennent alors à oublier qu\u2019elles sont des femmes, avant d'être des mères.éi K Cinq générations de femmes À Trois-Rivières, cinq générations de femmes n\u2019ont pas abandonné leurs rêves.À tous les jours de leur existence, elles poursuivent leurs luttes personnelles.La plus âgée a 94 ans.Elle s\u2019appelle Gabrielle Levasseur-Godin.Lorsque le Nouvelliste l\u2019a rencontrée, elle venait tout juste de faire connaissance avec son arrière-arrière-petite-fille, Marie-Frédérique Thompson-Fournier.Avec tendresse, elle a caressé le crâne du petit bébé, âgé à peine d\u2019un mois.Cette cinquième génération, elle la qualifie d'extraordinaire.«Encore plus parce que j\u2019ai failli mourir quatre fois et ne pas voir cet enfant», relate la gentille dame.Près d\u2019elle, sa fille, Madeleine Godin-Thompson, 69 ans, regarde ce couple inhabituel avec admiration.«Regarde/ ma mère.Elle est encore lucide malgré son âge.Et elle est tellement formidable.Mon père est mort alors qu\u2019elle avait à peine 33 ans.C\u2019est elle qui s\u2019est occupée toute seule de l\u2019éducation des six enfants de la famille.» Puis, elle se lève pour pouvoir contempler le nouveau membre de la famille de plus près.Sa mère reprend alors la parole.«J\u2019ai toujours pensé que lorsque mes enfants quitteraient la maison, j\u2019aurais enfin une vie tranquille.Mais, ce n\u2019est pas ce qui est arrivé», relate Mme Levasseur- c Gildor Roy Gildor Roy prêche le country plus que jamais.Cependant, il rencontre sur son chemin une foule de «non-croyants», entre antres i Montréal Qu\u2019à cela ne tienne, il est déterminé à poursuivre sa croisade et se gagner de nouveaux «fidèles».Il se prépare d'aiUeurs à attaquer le marché anglophone.\u2014 page P4 Godin avec un sourire moqueur.En effet, sa fille et elle rivalisaient sans cesse pour obtenir les risettes de bébé.Ce qui n\u2019a pas manqué de faire sourire les deux autres mamans.«Les liens qui nous unissent sont très forts.Nous ne nous sommes jamais perdues de vue durant toutes ces années», souligne la jeune grand-maman de 45 ans, Mme Hélène Thompson.Lorsque sa fille a mis au monde Marie-Frédérique, elle se rappelle alors s\u2019être posé de nombreuses questions sur le pourquoi et le comment de la vie.«Est-ce que ma petite-fille vivra un cheminement semblable au mien?Moi je suis de la génération des couples éclatés.Tout comme ma grand mère, j\u2019ai élevé mes enfants seule.Sauf que maintenant, c\u2019est permis.N\u2019empêche que lorsque je regarde le passé, je me dis qu\u2019être mère, c\u2019est tout un accomplissement pour la femme car elle doit jouer le rôle du père et de la mère en même temps», explique Hélène.Ee rôle de la mère Les femmes sont souvent appelées à jouer un rôle qui ne leur est pas destiné en principe.Mais, elles n\u2019ont pas le choix.Que le père soit là ou non, ces mères savent bien qu\u2019elles seules sont en mesure d\u2019élever leurs enfants correctement et de leur donner suffisamment d\u2019amour.«J\u2019ai eu pour ma part sept enfants en sept ans.Je n\u2019ai même pas eu le temps de leur parler.Je n\u2019ai fait que les nourrir et les laver.Aujourd\u2019hui, je reprends le temps perdu», signale Madeleine, l\u2019arricre-grand-mainan.Toutefois, de génération en génération, les femmes de cette famille se sont transmis un message bien particulier: les enfants passent avant tout, mais la femme qui sommeille dans chacune d\u2019elles ne doit pas s\u2019oublier pour autant.«Pourtant, nous n\u2019avons jamais eu l\u2019impression d\u2019être négligées.Nous nous sommes toutes efforcées de transmettre des valeurs sécuritaires pour que la famille demeure bien structurée», précise Mme Madeleine Thompson.Evidemment, les quatre mères sont toutes d\u2019accord sur un point: certaines valeurs sont plus difficiles à transmettre de nos jours.L\u2019avenir peut même paraître inquiétant.«Les enfants sont beaucoup plus indépendants.Cela comporte des avantages autant que des désavantages, dans ce sens où ils ont tout cuit dans le bec sans comprendre pourquoi.Mais, d\u2019un autre côté, ils sont davantage apposés par leurs parents.Pourtant, ils ne se cachent pas en dessous de la jupe de leur mère», affirme Hélène.l es hommes de la famille sont présents à cette réunion.Mais, ils demeurent silencieux, préférant laisser la parole aux mamans.Le seul commentaire viendra du fils de Madeleine, Claude Thompson.En effet, lors de la séance de photos qui réunira les cinq femmes, il ne pourra s\u2019empêcher de murmurer à quel point ce moment est rare et précieux.Une influence directe Mais, très vite, les discussions se poursuivent à un rythme effréné.Les femmes veulent toutes placer leur mot.Seule Marie-Frédérique restera silencieuse, comme tout bon bébé.Sa mère, Elizabeth Thompson-Jean, 23 ans, prend finalement la parole.«J\u2019ai vu ma mère élever ses deux enfants.Il est probable que je ferai pareil comme elle.Je transmettrai toutefois des valeurs plus adaptées à la vie de nos jours.» La nouvelle fiancée regarde ensuite sa mère avec admiration.Elle l\u2019avoue volontiers, elle lui demande souvent des conseils.«Même que la dame qui m\u2019a gardée dans mon enfance veillera elle aussi sur Marie-Frédérique», précise-t-elle.Bientôt, ces «superwomen» retourneront dans leur univers respectif.Elles continueront de Sc réaliser sans oublier le bonheur de leurs enfants.Elle s\u2019inquiéteront pour mille et une raisons, pleureront pour les souffrances inutiles et s\u2019illumineront de joie à la vue d\u2019un sourire.Spécialistes des bons petits plats, des mots tendres et de la chaleur humaine, nos mamans mériteront bien ces cadeaux en cette deuxième fin de semaine de mai.Et comme d\u2019habitude, elle$ nous diront: «Garde ton argent et ne m\u2019achète rien.Je t\u2019assure, ne te dérange pas pour moi.Un baiser suffira à me rendre heureuse.» Mais peut-on omettre de les remercier pour leurs milliers de sacrifices?À propos, j\u2019allais oublier: je t\u2019aime, maman!* I e K P2 «- L« Nouvelliste Samedi 8 mai 1993 \u2022\t#\t*\t;î, * - ' ^ w* * La main à la.pelle! Jessica Hardy, de Windsor Ontario, a décidé de donner un coup de main à ses parents pour réaliser l'aménagement paysager.Pas de problème, il y a des pelles pour tout le monde.Fourmis cannibales ¦\tBrasilia (Reuter) \u2014 Les fourmis cannibales rôdent en Amazonie.Enfants sans défense, chats, poulets, tortues, personne n\u2019échappe à leur voracité.Elles veulent du sang, de la viande, du sel.Cette invasion terrorise Envira, une ville de 10 000 paysans située à 3000 km au nord-ouest de Brasilia.Les sept dixièmes de la ville sont sous la coupe de ces insectes.On voit une fourmilière tous les cinq mètres, a dit le maire, Luiz .-Andrade Neto.On leur lance du poison, de l\u2019eau bouillante.On essaie d\u2019évacuer les ordures ménagères le plus rapidement possible.Mais elles se multiplient comme .des fourmis.Personne n\u2019ose plus s\u2019aventurer dans les hautes herbes sans enrober ses jambes de sacs en plastique.On n\u2019aperçoit que cette race de fourmis, pas d\u2019autres.Il semble qu\u2019elles tuent les autres fourmis.Animaux fous ¦\tLondres (Reuter) \u2014 Le zoo rend les animaux fous, selon l\u2019Association britannique de protection des bêtes.Zoo Check.Les autorités des établissements concernés ne sont pas d\u2019accord.Déterminée à lutter contre ce qu\u2019elle appelle la «zoochose».Zoo Check a diffusé un film vidéo montrant des animaux faisant les cent pas dans leurs cages, '\u2019Vecouant violemment la tête, \u2018mordant leurs barreaux, se muti-:1à'nt.Selon Zoo Check, ses enquêteurs ont visité une centaine de zoos.La «zoochose» frappe aussi bien les singes que les éléphants.{¦j La direction du zoo de Colchester, dans l\u2019Essex, conteste le sérieux de l\u2019enquête de l\u2019associa-tiqn.«Si Zoo Check était vraiment sérieuse, elle travaillerait de concert avec des organisations réputées comme la Fédération universitaire pour le bien-être des animaux.» Les autorités du zoo de Twy-cross, dans le centre de l\u2019Angleterre, reconnaissent que le zoo «n'est pas un endroit idéal mais que des efforts considérables ont été déployés ces dernières années pour y occuper les animaux de manière imaginative» et que les comportements notés dans le film sont pour la plupart naturels et sont signalés dans la nature.Avant les Sibériens ¦ Washington (Reuter) \u2014 La découverte d\u2019un campement de chasseurs en Alaska semble prouver que le Nouveau Monde était habité par des humains bien avant la migration de Sibériens via le détroit de Béring.Des archéologues ont affirmé qu\u2019ils avaient trouvé des pointes de lance et du charbon de bois sur un haut plateau situé à 560 km au nord de Fairbanks et uniquement accessible par les airs de nos jours.Ces objets témoigneraient de l\u2019existence d\u2019une culture dite Pa-léoïndienne, différente de celle d\u2019origine sibérienne, baptisée complexe Nénana, et dont des traces ont également été retrouvées en Alaska, a déclaré Richard Reanier de l\u2019Université de Washington.La datation au carbone 14 a révélé que le site, baptisé Mesa, datait de 11 700 ans, ce qui prouverait que les Paléoindiens ont précédé les Sibériens de quelque 700 ans dans le Nouveau Monde.La théorie actuelle la plus répandue veut que des Asiatiques soient venus dans le Nouveau Monde durant le Pléistocène, voici 10 000 ans environ, quand le détroit de Béring était une vaste bande de terre reliant la Sibérie à l\u2019Alaska \u2022 h Maman, detre comme «Je suis le petit de maman Fiji.Mais, je ne sais pas encore comment je m'appelle.Les dirigeants de l\u2019« African Lion Safari», à Cambridge en Ontario, peuvent participer à un concours pour trouver mon nom.J'ai hâte d\u2019avoir un nom à moi.Je mesure présentement trois pieds, mais un jour je vais être grand comme ma mère qui mesure 14 pieds.On doit bien voir de là-haut! Rye, bye.» On s'en donne à coeur joie Linda Corbo Trois-Rivières Dans la cour de l\u2019école Ma-rie-Leneuf de Trois-Rivières, les sourires accompagnent le mois de mai pour proclamer l\u2019été.Les deux pieds dans le carré de sable ou les cheveux au vent sur le tourniquet, on savoure le grand air et l\u2019activité, et on fête l\u2019accès au parc d\u2019amusement.Depuis 1973, l\u2019école Marie-Le-neuf accueille les enfants qui présentent des déficiences intellectuelles de moyennes à profondes, avec ou sans handicap physique.Depuis l\u2019été dernier, on leur ouvre les portes du loisir extérieur grâce à divers équipements spécialisés.Et depuis que le temps est clément, la soixantaine d\u2019élèves de 5 à 21 ans de l\u2019école s\u2019en donnent à coeur joie.Le projet, initié en 1988, aura demandé patience et assiduité avant que les campagnes de financement se concluent avec le montant requis de 44 000 $.Mais dès 1991, grâce à la collaboration de plusieurs donateurs, on pouvait procéder à l\u2019aménagement du terrain, puis à l\u2019installation des équipements.Mais ce n\u2019est que depuis l\u2019été dernier que l\u2019on peut s\u2019y divertir.Le site, jadis un vaste champ, est aujourd\u2019hui particulier au Québec de par ses installations adaptées.Si bien que désormais, les fauteuils roulants seront bien accueillis dans cette aire de loisirs.Même qu\u2019ils sont les bienvenus sur la bascule, sur la balançoire.En fait, hormis les équipements utilisés pour grimper, tout est conçu en fonction du plaisir et de la sécurité de la personne handicapée.N\u2019empêche que quiconque peut s\u2019y divertir puisque le parc et les jeux sont accessibles à toute la population.Même que les élèves de l\u2019école Marie-Leneuf se font un plaisir d\u2019accueillir sur leur terrain les autres enfants du quartier.«C\u2019est comme un phénomène d\u2019intégration mais inversé.Ce sont les enfants dits «normaux» qui viennent nous rejoindre», se plaît à souligner la responsable de l\u2019école, Mme Sylvie Faquin.«L\u2019as- Un parc de jeux distinctif au Québec, celui de la cour de l'école Marie-Leneuf de Trois-Rivières qui accueille les jeunes handicapés.Un projet de 44 000 $, réalisé Krâce à la collaboration de divers donateurs, et une aire de loisirs qui laisse encore place à des ajouts pour l\u2019avenir.(Flagi\u2019ol Photo \u2014 Daniel Magcol) pect social est important», appuie l\u2019enseignante Roselyne St-Ar-naud.«Et cela devient une bonne occasion pour les autres enfants de démystifier la personne déficiente ou handicapée.» Mais au-delà de cet aspect, on apprécie la liberté que le parc confère aux élèves de l\u2019école Marie-Leneuf.«Cela peut être juste le fait de vivre l\u2019expérience, le plaisir de jouer comme les autres, de se balancer, de bouger», explique Mme Faquin.«Pour eux, c\u2019est de faire partie du mouvement, être acteur et pas seulement spectateur.», poursuit Mme St-Ar-naud.Si bien que lorsque les enseignantes se font à leur tour spectatrices, la scène est appréciable.Elles rêvent aujourd\u2019hui aux ajouts qui pourraient encore être apportés, un abri, une poutre d\u2019équilibre, un tunnel.Une variété d\u2019activités Pour les élèves de l\u2019école Marie-Leneuf, les possibilités sont variées.Le seul fait de circuler en fauteuil roulant autour des divers objets de loisir peut s\u2019avérer une aventure stimulante.Autour, on retrouvera un carré de sable assez grand pour y étendre celui qui n\u2019aurait pas l\u2019usage de ses jambes.Puis un deuxième, surélevé, à une hauteur nécessaire pour y juxtaposer les fauteuils roulants.Le ballon captif sera également réglé pour amuser les joueurs assis comme debout.On retrouvera par ailleurs diverses balançoires et tourniquets conçus tantôt pour accueillir les personnes habiles de tous leurs membres, tantôt munis de liens pour celles qui n\u2019ont plus l\u2019usage de leurs jambes, ou tout simplement faites pour accueilir la chaise roulante au complet, pouquoi pas.Jusqu\u2019à la glissoire, reçue en septembre dernier, qui est munie d\u2019une rampe pour fauteuil roulant et qui permettra à l\u2019enfant handicapé de se laisser aller comme les autres, avec l\u2019aide en sus des enseignants.Autant de jeux qui amélioreront du coup l\u2019équilibre, la motri- cité, la notion du mouvement, la perception kinesthésique, le sens tactile, l\u2019endurance, la coordination, la force, la perception de la profondeur.Autant d\u2019éléments qui relèvent du défi pour plus d\u2019un.Et si, en début de saison, on doit réapprivoiser le tout, l\u2019entrain ne tardera pas.«Cela nous permet de pour suivre le travail que l\u2019on fait à l\u2019in-térieur», souligne l\u2019enseignante Nicole Castonguay.«Lorsqu\u2019il fait beau, on en profite à plein.» Lorsque les activités se déroulent à l\u2019intérieur, on demande le parc.Du côté de ceux qui ne peuvent s\u2019exprimer verbalement, on verra leur engouement dès leur sortie à l\u2019extérieur de par la direction instinctive qu\u2019ils prendront vers les appareils.Si bien que le parc de l\u2019école Marie-Leneuf n\u2019est pas sans susciter l\u2019envie d\u2019autres écoliers, voire d\u2019autres professeurs.Ce à quoi les responsables et enseignants répondent avec grand sourire par une invitation cordiale au partage de cette aire de loisirs.# VOUS intéresse Stéphan Râtelle T rois-Rivières-Ouest Denis, Luc, Gérard et Michel ont tous ou presque atteint le cap de la quarantaine.Attablés dans un petit restaurant de Trois-Rivières-Ouest, de grands éclats de rire émanent de leur conversation.À toutes les deux semaines, c\u2019est le même rituel.Devant une bière ou un café, ils se remémorent de vieux souvenirs et jasent de hockey.Leur point en commun: ce sont des vétérans de l\u2019escadron 226 des Cadets de l\u2019air de Trois-Rivières.Lorsqu\u2019ils étaient adolescents, ces quatre mousquetaires ont vécu l\u2019expérience des cadets.Ils ne l\u2019ont jamais regrettée.Que ce soit pour l\u2019autodiscipline qu\u2019elle procure, les aventures, les cours d\u2019aviation ou tout simplement l\u2019esprit de camaraderie, ces joyeux lurons gardent frais en mémoire des souvenirs impérissables.«Tu peux oublier une partie de ton enfance et même de ta vie adulte.mais tu n'oublies pas les cadets», lance Michel Bcllemarc, un brin nostalgique.Il aurait pu parler également des tours pendables joués par les copains.Flutôt réticents à dévoiler leurs petites histoires au début de la conversation, ils se laissent rapidement transporter par leurs aventures.Luc parle de la fois où lui et quelques autres avaient inondé tout l\u2019étage du dortoir.Ils étaient encore adolescents.«Les inondations qu'on a connues dans la région ne sont rien, comparées à cela», blague-t-il.?ou# a# Michel Bcllemarc, Denis Lebrun, Luc Langevin et Gérard St-Pierre sont des vétérans de l'escadron 226 des C adets de l\u2019air de Trois-Rivières.Accompagnés du président du comité civil de l\u2019escadron 226, Marcel Poitras, (avant dernier sur la photo), ils mettent la main à la pâte pour préparer les célébrations marquant le 50e anniversaire de l\u2019escadron.Une autre bonne histoire, ajoute Luc, visiblement en verve une fois la glace cassée, est la gageure des 13 bols de soupe aux pois qu\u2019il avait dû ingurgiter en moins de deux.Inutile d\u2019entrer dans les détails.«L\u2019exercice de la marche militaire a été pénible et très mouvementé», se contente-t-il d\u2019ajouter d\u2019un air qui en dit long sur les flatulences dont le pari était la cause.«Il se fait des niaiseries.Mais elles n'ont pas de conséquences fâcheuses.L'esprit de camaraderie fait en sorte qu\u2019il se vit de belles aventures», préviennent en coeur les quatre hommes pour redorer le blason de l\u2019activité qui se veut avant tout sérieuse.Sérieuse oui.Disons un peu plus que chez les scouts mais ja- mais autant que chez les militaires.Les jeunes reçoivent une formation de base de ce que peut représenter la vie dans l\u2019armée.Ils portent également un uniforme militaire mais les similitudes s\u2019arrêtent là.«Les objectifs des cadets de l\u2019air sont de former de bons citoyens, de leur permettre de travailler en équipe et de développer un goût pour l'aviation.Mais en aucun temps, ils n'apprennent à faire la guerre», expliquent-ils.Les plus doués de chaque promotion reçoivent un vrai brevet de pilote.C\u2019est le cas de Michel Bcllemarc.À 17 ans, il détenait tous les papiers pour commander un petit appareil.«Je n'avais même pas mon permis pour conduire une voiture et je pouvais vo 1er.» 50e anniversaire Les quatre compères accompagnés du président du comité civil de l\u2019escadron 226, Marcel Poitras, avaient une autre raison de se rencontrer.Le plus vieil escadron des Cadets de l\u2019air de la région fête son demi-siècle d\u2019existence cette année.Le 15 mai, l\u2019escadron 226 de Trois-Rivières procédera à un souper protocolaire pour souligner l\u2019événement.I \u2019escadron, qui a vu le jour au cours de la Deuxième Guerre mondiale, soulignera son anniversaire lors de la journée qui clôture l\u2019année scolaire des cadets de l\u2019air.Cette année, près de 75 cadets, âgés de 12 à 18 ans, étaient inscrits à l\u2019activité.# La NMraittsta Samedi 8 mai 1993 A De «Génies en herbe» à l'ÉcoIe-en s participants de Genies en herbe a mériter le gros lot de cette année une session scolaire particulière qui est évaluée à 17 0(X) $ US, en plus d\u2019une somme de 2000 $ qui permettra à Patrick de prendre son envol jusqu\u2019à Hawaii avant de prendre le large.h x Trois-Rivières Pour ses prouesses à «Génies en herbe», Patrick Bois-sonneault transférera l\u2019an prochain son génie en mer.Une croisière de cinq mois où l\u2019apprentissage académique rime avec un cadre féérique.Élève du quatrième secondaire au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, le jeune Madelinois recevait dernièrement le premier prix de l\u2019érudition pour avoir recueilli le plus grand nombre de bonnes réponses au cours de la saison de Génies en herbe.Le récipiendaire se distingue d\u2019autant plus qu\u2019il faisait cette année partie de l\u2019équipe du cinquième secondaire du STR, une équipe qui a connu de beaux succès à l\u2019émission de Radio-Canada.Le voyage de Patrick demeure toutefois un joli prix de consolation pour ceux qui ont accusé la défaite en finales nationales et qui perdront leur érudit dès l\u2019hiver prochain.Car le 3 février 1994, Patrick se retrouvera à Honolulu, à bord du grand voilier le «Concordia», fin prêt pour un voyage de cinq mois au coeur du Pacifique, qui l\u2019amènera entre autres en Australie, à Tahiti, et sur de multiples îles, dont les îles Galapagos, avant le retour à San Francisco le 23 juin 94.L\u2019École-en-mer, un prix à faire rêver plus d\u2019un étudiant.Bien qu\u2019il se retrouve fin premier au Canada, ils sont quatre unda Corbo Pour Patrick, l\u2019École-en-mer signifie une session scolaire pour le moins particulière, une immersion anglaise, une incursion dans le monde, une initiation à la navigation, un baptême de l\u2019air et un de mer, ce qui ne l\u2019empêche toutefois pas de rester les deux pieds sur terre.Depuis qu\u2019on lui a annoncé ce premier prix lors de l\u2019enregistrement de la dernière émission de Génies en herbe \u2014 qui sera diffusée le 19 juin \u2014, Patrick connaît quelques difficultés à réaliser ce qui lui arrive, ou du moins ce qui l\u2019attend.«Tout le monde m\u2019en parle mais pour l\u2019instant c\u2019est encore loin pour moi.C\u2019est comme un rêve et tant que tu n\u2019es pas réveillé, tu ne sais pas que tu rêves.», souligne l\u2019heureux récipiendaire.Heureux certes, bien que ce voyage paradisiaque chambarde néanmoins les idéaux du jeune homme.Depuis le premier secondaire, Patrick avait pour objectif de conduire son équipe à une victoire nationale, ce qui l\u2019aurait mené aux compétitions internationales.Si son rêve se réalise l\u2019an prochain, il ne pourra faire partie du voyage.Consolation pour lui, l\u2019événement international se déroule l\u2019an prochain à Québec, au moment où lui parcourera une partie du monde.«C\u2019est moins frustrant pour moi de ne pas y participer Élève du quatrième secondaire au Séminaire de Trois-Rivières, Patrick Bois-sonneault s\u2019est mesuré cette année aux élèves du cinquième secondaire pour les épreuves de Génies en herbe.Une expérience concluante puisqu'il en ressort avec le premier prix de l\u2019érudition pour avoir recueilli le plus de points en saison.Photo \u2014 Patrick Bi a puisque ça se passe au Québec.Il fallait bien que ça tombe sur mon année.Mais j'y vais quand même à l\u2019extérieur.» On ne sait jamais.«Je sais.Je sais qu\u2019on ne sait jamais.» chantait Jean Gabin.Au fil de ses quatre années de participation à Génies en herbe, Patrick Boissonneault en arrive à une conclusion similaire.«Plus tu en sais et plus tu as l'impression que tu ne sais rien», souligne-t-il à son tour.Une impression qui risque encore de se développer lors du voyage qui combinera la théorie des cours à la découverte sur place de moult cultures.Pour son «idéal de l\u2019international», il a consacré depuis le premier secondaire la plupart de son temps à la variété des connaissances requises pour le jeu-questionnaire, à raison de deux heures par jour.Cela est sans compter la discipline qui croît jusqu\u2019à cinq heures d\u2019étude par jour à l\u2019aube d\u2019un grand tournoi et son implication comme animateur auprès des plus jeunes de son école.Pour suivre cette discipline, les autres loisirs se font plus rares.De quoi en exaspérer certains.«Mon père m\u2019en voulait un peu parce que je ne faisais que ça.confie-t-il, pour une fois que ça rapporte!» Patrick ne se doutait toutefois pas de la petite mine d\u2019or culturelle qui se cachait derrière sa performance et dans la vivacité de ses réponses.«J\u2019ai travaillé très fort mais je ne pensais même pas qu\u2019on passerait en finale», souligne Patrick.Son entraîneur au fil des ans, l\u2019enseignant Charles-Eugène Plourde, se doutait bien que son protégé avait le potentiel pour remporter le premier prix de l\u2019érudition.L\u2019École-en-mer représente à son avis une expérience dorée pour Patrick.«Je trouve cela extraordinaire et je le trouve chanceux de pouvoir faire un petit tour du monde si jeune.», souligne-t-il.«Il est habitué à un genre de défi, cette fois ce sont toutes sortes d'autres défis qui se présentent.Lorsqu'il reviendra.il ne sera plus le même.» Patrick aura certes l\u2019occasion \u201cchamp) de prendre l\u2019air, de quoi compen- \u2022 ser pour toutes les heures d\u2019inter- ! nat passées à l\u2019étude au fil des *» dernières années.Le nouveau » rythme lui promet un dépayse- \u2022 ment qui comporte néanmoins « ses petites inquiétudes.«Tu t'en > vas loin de chez toi.tu quittes ta fa mille, tes amis.Et c\u2019est très strict comme discipline sur ce voilier», souligne-t-il.Sa prochaine mission person î nelle devra donc se combiner à la ; mission de l\u2019École-en-mer qui ; consiste à «éduquer une corn- { munauté de jeunes gens, c\u2019est- j à-dire leur ouvrir l\u2019esprit et leur j inculquer des valeurs et des prin- ! cipes, de façon à faire de chacun ! des citoyens responsables et prêts i à affronter le 21e siècle.« «Le î voyage forme la jeunesse», répète ; le jeune érudit .\u2022 mm Entre l'Acadie et les nuances de chaque mot Isabelle I.égaré Trois-Rivières Antonine Maillet respire les mots.Passionnée de l\u2019écriture et de l\u2019Acadie, la romancière a les mots pour le dire.Mme Maillet était visiblement attendue, ce soir-là, à la bibliothèque municipale de Trois-Rivières où prenaient place une trentaine de personnes, des femmes surtout.Comme si elle animait un débat entre leaders politiques, Mme Maillet a conversé debout avec l\u2019assistance qui a eu droit à de véritables confidences sur le métier d\u2019écrivain.Le sang de la Sagouine coule dans les veines de cette femme née à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, en 1929.Peu importe les oeuvres qu\u2019elle a écrites par la suite, la romancière est systématiquement associée à son personnage.«Par ses simples réflexions, la Sagouine nous jette nos paradoxes et nos hypocrisies en plein visage», décrit Mme Maillet.La Sagouine n\u2019a jamais existé.«J\u2019ai donné vie à un personnage qui est devenu une personne.Nous, les écrivains, on finit toujours par créer un monde parallèle au monde réel.» Si les intellectuels respectent les auteurs, Mme Maillet estime énormément, quant à elle, les gens à qui s\u2019adressent ses histoires.«Vous êtes essentiels au processus de la création», a-t-elle dit à l\u2019assistance surprise.«Un livre n\u2019est jamais terminé tant et aussi longtemps qu\u2019il n\u2019a pas été lu.F.t un livre a autant de versions qu\u2019il a de lecteurs», a-t-elle précisé.Mme Maillet se méfie des auteurs qui écrivent pour eux -mêmes, ou des autres qui publieront leur brouillon que lorsqu\u2019ils seront assurés du verdict des critiques.«l es écrivains sont les derniers à le savoir lorsqu\u2019ils écrivent un chef-d\u2019œuvre», soutient Mme Maillet qui avoue que ces derniers sont rarement satisfaits du produit fini, «êprç n\u2019atteint jamais notre rêve.C\u2019est pour ça qu\u2019on écrit un aatre livre!» ¦fT 1 Communicatrice hors pair, Mme Maillet parle avec for ce et conviction, en prenant soin d\u2019introduire de l\u2019humosirj dans ses sages propos.N I «Lorsqu'on écrit, il faut faire plus vrai que nature», dit-! elle encore, en faisant référence à la Sagouine.«Nous nous sommes tous identifiés à cette femme qui lavait des planchors.à quatre pattes.» Mme Maillet évoque les débuts de la Sagouine, en 1912,! au théâtre du Rideau vert à Montréal, et raconte en sou-î riant: «Après la représentation, les gens venaient me voir' pour me dire que leur grand-mère était Acadienne ou que le cousin d\u2019un grand oncle l\u2019était.!» L\u2019écrivaine a compris que le livre est puissant.Aujourd'hui plus que jamais, elle constate la force des mots et de toutes leurs nuances.Avec l\u2019assistance, l\u2019Acadienne s\u2019^st amusée à traduire des expressions, «des images», de son pays.«Quand j\u2019ai écrit la Sagouine.j\u2019ai écrit la langue acadien ne pour la première fois de l\u2019histoire», a-t-elle ajouté avant de souhaiter qu\u2019un jour pas si lointain, les membres de l\u2019A-J cadémie française accepteront dans leurs savants dictionnaires «toutes les beautés» d\u2019un peuple» le sien.» 3q ¦JSUi Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 8 mai 1993 Arts et spectacles as par chemins Trois-Rivières Gildor Roy n\u2019y va pas par quatre chemins: il déplore le manque de tradition country au Québec.Ou il y en a une, mais pour la clientèle qui lui demeure fidèle.«À l\u2019Adisq, il n'y en a pas de tradition: c'est un problème.Ils se demandent s'ils vont présenter les lauréats en ondes ou encore comment ils vont désigner les catégories:\tc\u2019est comme un fardeau.Par contre, aux Grammy Awards, aux Ftats-lnis, il y a le meilleur artiste rap, le meilleur artiste de blues, de country, de rock, et ils sont tous ensemble: personne ne fait de «jokes» avec va, ce n'est pas extraordinaire.» À son argumentation, Gildor pointe les stations de radio qui ne font pas jouer son album.«Ils voient la photo avec le chapeau de cowboy sur la pochette et ne l\u2019écoutent pas.Je me dis: «Écoute-le, et si tu le trouves «poche», je vais être bien content, donne-moi la main.Mais ne me dis pas que tu ne le fais pas jouer à cause du chapeau de cowboy», s\u2019insurge-t-il.Il ne se cache pas pour le dire: Gildor en a contre les médias qui boudent les disques country.«Le public t'aime ou ne t'aime pas.Mais, les décideurs médiatiques pensent que les gens n'aiment pas le country.Roland Paillé Wtb.r* .> / Parc des Chutes de Ste-Ursule Inc.S'5- Si le Parc des Chutes de Sainte-Ursule vous offre maintenant ses CHALETS LOCATIFS ultramodernes, entièrement équipés.C'est grâce à l'appui de partenaires qui ont permis à la réalisation du volet hébergement de la Phase III de son développement.Gouvernement du Canada Bureau fédéral de développement régional Gouvernement du Québec Secrétariat aux Affaires régionales Conseil des loisirs de la Mauricie inc.Caisse populaire de Sainte-Ursule Hydro-Québec Ministère du Tourisme Ministère de l'Environnement Association touristique du Coeur du Québec Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Un gros MERCI à vous tous! RESERVATIONS: 228-3555 , Les Américains, les Européens n'ont pas de problème comme ca: lu sors un disque, le lendemain tu joues dans une pièce de théâtre et c\u2019est correct: tu es un artiste et tu es supposé faire cela.Ici, on a encore un peu de misère avec ça, mais c'est de mieux en mieux.Ça ne m'empêchera pas de le faire de toute façon», souligne le cowboy chanteur.Ayant eu l\u2019occasion de faire les quatre coins de la province, et même une incursion à Moncton (Nouveau-Brunswick) où le country est très populaire, Gildor a été à même de constater que c\u2019est dans la métropole qu\u2019on «snobe» le plus ce genre de musique.«C\u2019est Montréal le problème, entre guillemets: c'est là qu'il n'y a pas de diffusion.En province,.en Beauce, il y a un gros FM country.À Québec, il y a aussi une station.En Abitibi, le monde en écoute, il y a des spectacles.» Carrière en anglais Né de père anglophone (en Ontario), Roy a été élevé dans les deux langues.On ne sera donc pas surpris d\u2019apprendre qu\u2019il espère s\u2019attaquer au marché anglophone: pour lui, ce serait tout à fait naturel.«C\u2019est comme quelqu'un qui joue au hockey au Japon et qui voudrait venir évoluer au Québec.Alors moi, je voudrais aller jouer à Toronto et aux États-Unis.Si je faisais de la chansonnette française, j'aimerais aller à Paris.» «L'argument de protéger le français et le nationalisme, ça ne tient plus.Je chante en espagnol et j'ai l'intention de faire un disque en espagnol.J'ai d\u2019ailleurs commencé à ramasser des chansons.Ce n\u2019est pas parce que je chante en anglais que je renie mon pays.Mitsou l'a fait et les gens n'ont pas chialé.T ant mieux pour elle! I.a vague nationaliste est passée», poursuit-il Sachant compter, Gildor sait pertinamment qu\u2019une percée au pays de l\u2019Oncle Sam pourrait lui rapporter beaucoup.«J'ai peut-être 27 000 copies de vendues.Qu\u2019est-ce que ça peut bien représenter au États-Unis?Deux maisons et une couple de «chars».Tu penses à cela aussi à un moment donné.Pour le même effort, la même tournée de promotion.Ce qui ne veut pas dire que je n'aime pas le Québec.Mais tant qu'à faire une tournée de promotion de trois mois, aussi bien en faire une de cinq mois qui rapporterait le double: ici et aux États-Unis.» Un ou deux albums Gildor projette d\u2019entrer en studio en août pour l\u2019enregistrement de son prochain album.La sortie est prévue pour l\u2019automne, possiblement octobre.On parle d\u2019un disque, mais il n\u2019est pas impossible qu\u2019il y en ait deux.«E.n fait, on a du matériel pour deux albums: un en anglais et un en français.Mais on ne sait pas si on va lancer les deux en même temps: moi, je chante, je ne fais pas de plans.J'aime mieux me laisser surprendre par les événements.» À quel contenu doit-on s\u2019attendre?«Je crois qu'on va y retrouver plus de guitare.Sur le premier (disque), il y a beaucoup de claviers.(, a va être définitivement plus du coun-try-rock que du country-pop-rock: plus cru, comme une barbe pas faite.Plus du genre de John Cougar Mel-lencamp».Rien n\u2019empêche que le premier disque de Gildor était la réalisation d\u2019un rêve pour lui.«Un jour, mon gérant m'a appelé et m'a demandé de passer à son bureau.Quand il m'a remis le disque dans les mains, j\u2019ai eu les yeux pleins d\u2019eau longtemps en h.Que le monde ne l'achète pas, c\u2019est plate pour mon gérant \u2014 ce n\u2019est pas mon argent \u2014 mais pour mon premier disque, je suis bien content.» Une chose est certaine dans l\u2019esprit de Roy, ce ne sera pas son dernier disque.«J\u2019ai signé pour trois, et j'ai l'intention d'en faire dix, quinze.» En avoir pour son argent Sauf quelques rares prestations, le spectacle que donnera Gildor Roy lundi au Gosier sera l\u2019un de ses derniers cette année.Pas du genre à avoir la langue dans sa poche, il avoue que lorsqu\u2019il va voir un spectacle, il veut en avoir pour son argent.«Les gens paient 25 ou 30 S pour un spectacle: que ce soit le mien ou celui de Patrick Bruel, c\u2019est le même prix.Alors, quand je donne mon spectacle et que je suis fatigué, je me donne un coup de pied dans Pc.parce que je trouve ça cher quand je débourse 25 $ pour aller voir un «show».Outre le contenu de son premier disque, Gildor présentera lundi cinq chansons qui figureront sur le suivant, «en plus de vieilles «tou nés», des chansons de ( harlehois.» Fervent admirateur de Bruce Springsteen, il lui arrive d\u2019interpréter de ses chansons en spectacle.«J\u2019ignore si on va en faire à Trois-Rivières, mais ça arrive.Qa dé pend.» Dans «Scoop 111» Parallèlement au deuxième disque, Gildor a des projets dans sa carrière d\u2019acteur.Il sera d\u2019ailleurs de la distribution de «Scoop III».«Le tournage devrait se faire à l\u2019automne.Je vais faire un méchant policier, mais un bon quand même: c\u2019est bien compliqué.On va le revoir dans trois ou quatre épisodes.C 'est un bon rôle.» Nagua Chose peu connue, Gildor est porte-parole du Plan Nagua, un organisme d\u2019aide international en République dominicaine.«Mon épouse est Dominicaine et ça me touche particulièrement», laisse-t-il savoir avant d\u2019ajouter qu\u2019il était un peu sceptique avant de se lancer dans pareille galère.«Quand on m\u2019a approché, je me suis dit: Un organisme d'aide international, il ramasse huit millions et il y a dix mille piastres qui se rendent là-bas.Et avec le reste, ils se paient des voyages.» Mais les gens de Nagua lui ont envoyé leurs états financiers qui, avec le type de démarche que mène l\u2019organisme, l\u2019ont convaincu de joindre les rangs.«Le but cette année est de ramasser 40 000 S pour aller installer six pompes à l\u2019eau solaires dans un petit village.Ce sont de petits projets qui sont vraiment réalisés, et j\u2019ai accepté pour cela.»* m \\o %* FilC'O «llIX Volt'ilMN Mart Gar nier Chili Des Andes a la Terre de Feu Alain Mahuzier Lu Mongolie* Jean Mithel Bet Hand Les plus belles Est:ult*s cln Monclt* Daniel Drion Aventure*» un Puys Muyu Daniel Dreux Sufuri Poluire L\u2019Arctique Aldin Saint Hilaire K OFFRE SPECIALE EN VOUS ABONNANT AVANT LE MAI 9?ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN VOYAGE D\u2019OBSERVATION DES BEBES PHOQUES POUR 4 PERSONNES AUX ÎLES DE LA MADELEINE.SALLE J ANTONIO-THOMPSON 3«-c>y r m H r en » m H m 98 \"N 3u - nu -Qi 30J3S3 - || - J1UB -f,Z OJ13J - JIJ13d -gj 31 - 3ISV - JH,'I -LZ 3SO)d - S3JU3U -93 3IU3J1 - 3J - 3|J30p -J3 ssan - ^uju k 3J3U1 - SIBIO - 30) -£Z jsmuoi - |3q3ji\\ -ZZ 3|B13 - J3UUOI133S - JJ 13 - SqUlBI - 3UU3J -03 viEq - ||3JBddB -fil |E - SBd -g| 68 ° N suoijnioç I U Nouvelliste Samedi 8 mai 1993 PS Le homard ici une semaine ou deux nous serons en pleine saison du homard.Comme on le sait, le homard du Quebec est réputé non seulement sur le marche canadien mais aussi sur les marchés des États-Unis, d\u2019Europe et d\u2019Asie.Ce cardinal de nos eaux est capturé principalement aux îles-de-la-Madelei-ne, en Gaspésie, sur la Côte Nord et l\u2019île d\u2019An-ticosti.Ï7Z\\ Pierre Beaulac Délicieux jusqu\u2019au bout des pinces le homard de chez-nous mérite cependant d\u2019être traité avec soin, l aire cuire seulement des homards vivants et alertes.CUISINE Pour le homard bouilli utiliser une grande quantité d\u2019eau bouillante.Ajouter Vi de tasse de sel par 4 litres d\u2019eau.Plonger le homard vivant, tête première dans l\u2019eau.Ramener à ébullition et calculer 10 minutes de cuisson pour un homard d\u2019une livre.Homard au micro-ondes: un homard vivant de l-'/z livre, 3 tasses d\u2019eau bouillante, 2 feuilles de laurier, 3 tranches de citron avec la pelure.Immobiliser le homard en le tenant tête en bas pendant 4 à 5 secondes.Placer le homard dans un plat de 12 X 8 pouces.Verser l\u2019eau bouillante sur le homard.Ajouter les feuilles de laurier et les tranches de citron.Couvrir et cuire 5 minutes à haute intensité.Tourner 2 fois le plateau fixe durant la cuisson.Retirer l\u2019eau et servir.Personnellement je fais cuire mon homard de la façon suivante: dans une marmite je verse de l\u2019eau froide en quantité suffisante, j\u2019ajoute mon sel de mer, le jus d\u2019un citron, 1 grosse feuille de laurier, une carotte détaillée en rondelles, 2 petits oignons coupés en quatre, une pincée de thym et un bouquet de persil.J\u2019amène le tout à ébullition.Je plonge mes homards, tête première dans l\u2019eau bouillante et lorsque l\u2019eau recommence à bouillir je poursuis la cuisson environ 10 minutes.Voici maintenant quelques recettes pour préparer ce mets exceptionnel.Homards froids sauce aurore Cette recette, tirée du livre «La bonne cuisine au Québec» de Mado Tremblay vous permettra de servir 4 personnes.INGRÉDIENTS 20 tasses d\u2019eau I euil.à soupe de sel 1 branche de céleri 5 grains de poivre 4 brins de persil frais 4 homards d\u2019environ I livre chacun 2/i de tasse de mayonnaise 2 cuil.à soupe de jus de citron 2 cuil.à soupe de pâte de tomate I cuil.à thé de sauce Worcestershire sauce Tabasco au goût 1 cuil.à soupe de câpres I cuil.â thé de persil frais haché 4 belles feuilles de laitue sel et poivre au goût TEC UNIQUE Dans une marmite verser l\u2019eau, le sel, le céleri, le poivre et le persil.Porter à ébullition et y faire cuire les homards pendant 10 minutes.Faire refroidir sur une plaque.Pendant ce temps, dans un bol, mélanger la mayonnaise, le jus de citron, la pâte de tomate, la sauce Worcestershire, la sauce Tabasco et les câpres.Couper les homards en deux, retirer la chair de la queue et des pinces et la couper en morceaux.Mélanger la chair avec la sauce, saler et poivrer.Garnir les coffres des homards avec ce mélange, parsemer de persil et servir sur une feuille de laitue.Homard à la Newburg Les ingrédients donnés vous permettront de servir de 6 à 8 personnes.INGRÉDIENTS 2 kg de homards préalablement cuits â l\u2019eau, décortiqués et découpés en petits morceaux 60 g de beurre sel et poivre de Cayenne au goût 2 pincées de muscade râpée 25 cl de crème épaisse 4 jaunes d\u2019oeufs 2 cuil.à soupe de cognac 2 cuil.â soupe de Xérès 1\tEC UNIQUE Dans une sauteuse faire chauffer le beurre, faire cuire la chair de homard à petit feu 5 minutes.Saler, poivrer et ajouter la muscade.Dans un bol, battre légèrement la crème avec les jaunes d\u2019oeufs et incorporer, en remuant sans cesse, cette liaison dans la sauteuse.Quand la préparation commence à épaissir, ajouter le cognac et le Xérès.Servir bien chaud sur 6 vol-au-vent ou feuilletés.Homard au Madère Cette préparation est pour deux personnes.INGRÉDIENTS 2\thomards de l-'/r livre chacun 3\tcuil.â table d\u2019huile d\u2019olive I petit oignon haché finement 1 petite gousse d\u2019ail coupée en deux 1\ttasse de vin de Madère 2\tbelles tomates coupées en quatre et épépinées I cuil.à table de persil Vi cuil.à thé d\u2019origan Vi cuil.â thé de sel longtemps (ïtCmom ÙE TEMPS ' T'»PntpZl[MPs' I pincée de poivre de cayenne TECHNIQUE Tuer les homards en les plongeant dans l\u2019eau bouillante quelques minutes.Les faire refroidir rapidement sous le robinet d\u2019eau froide.Séparer les homards en deux dans le sens de la longueur.Enlever l\u2019estomac et l\u2019intestin.Détacher et briser les pinces et pattes.Séparer la queue de la carapace.Réserver.Dans une grande poêle faire chauffer l\u2019huile.Ajouter les morceaux de homard (côté chair en dessous) faire revenir plusieurs minutes, en retournant à l\u2019aide d\u2019une pince, jusqu\u2019à ce que la carapace tourne au rouge vif.Retirer le homard et le réserver au chaud.Dans la même poêle faire revenir l\u2019oignon et l\u2019ail.Ajouter tous les autres ingrédients (à l\u2019e-xeption du homard).Amener à ébullition, cuire jusqu'à ce que le liquide soit réduit de moitié.Disposer les morceaux de homards sur un plat de serv ice chaud, napper de sauce et garnir de quartiers de citron * LES ANTIQUITÉS DU VIEUX TROIS RIVIÈRES Nous avons un arrivage exceptionnel de meubles de style.Armoires et bibliothèques vitrées, très beaux chandeheis.chaise d'entrée en chêne, récamier.chaises Louis XV.chaises victoriennes, colonne en marbie.lampes torchères, services de vaisselle an glaise, très beaux miroirs, lits de bois, de fer et de lai ton, coffres, bahuts, secrétaire roll top, horloges, nappes Richelieu, vaisselle Carnival, plusieurs tables d\u2019appoint de très beau style, cadres anciens, lustres et plafonniers, etc .etc 176, RADISS0N CENTRE VILLE, TROIS RIVIÈRES (voisin du Bourguignon) Tôl.: 693 4476 OUVERT SEPT JOURS PAR SEMAINE A PARTIR DE MIDI \t\t Il \u201e\t\tjl FETE DES MERES Dimanche 9 mai De 11h30à 14h30 Animation, super ambiance BUFFET DU SOIR De 1 7h à 21h30 Aussi TABLE D\u2019HÔTE À compter de SUR RESERVATIONS: 372-5979 1425$ 1995s 18*5$ : Delia Trois-Rivières Dclla.HôlHsel ('entres (leNillegialiiiv * Y *¦ ft H Des vins d'Alsace fort appréciés Pierre Beaulac La semaine dernière se déroulait à la Maison des vins de Trois-Rivières une dégustation de quelques v ins alsaciens de la maison Willm.C\u2019est M.Bertrand Denoune, directeur des exportations chez Willm qui a commenté cette dégustation fort appréciée des participants.LES VINS Alsace W illm L\u2019histoire des vins «Alsace Willm» est relativement récente.En fait elle débuté à la fin du siècle dernier.Son fondateur, A.Willm, restaurateur de son état,cultivait également un important vignoble adjacent à son auberge.Ses vins devinrent rapidement appréciés des amateurs.Devant ce succès, ce restaurateur eut tôt fait d\u2019accrocher son tablier pour ne se consacrer qu\u2019à son activité vinicole.Aujourd\u2019hui cette maison propose une gamme étendue et variée de vins, d\u2019eaux-de-vie et de liqueurs.Quelques uns des vins Willm sont actuellement disponibles au Québec.Voici maintenant une brève description des vins dégustes.ce vin est issu uniquement du oè-page Riesling.Robe brillante, nec délicat de (leurs.En bouche il est » la fois see et fruité, finale longue et agréable.Encore ici un vin particulièrement intéressant.Il porte le numéro de code 011452 et se vend 14,80 $ la bouteille.Il se vend aussi en 375 ml au prix de 8,17 $.Kirchberg de Barr Le Kirchberg de Barr est un Riesling Grand Cru.Le vignoble dom il est issu est situé dans le Ba»-Rhin, partie nord de l\u2019Alsace, sur une pente faisant face au sud-est au-dessus du village de Barr.Ce terroir doit son nom à l\u2019église St-Martin qui se situe sur la colline.C\u2019est un lieu dit reconnu et apprécié depuis 1760.Kirchberg signifie «la montagne de l\u2019église».Ce Riesling est issu de vignes vieilles de 35 ans, donc de petits rendements.La fermentation et l\u2019élevage de ce vin s\u2019effectuent en foudre de chêne.La mise en bouteilles est latr te un an après la récolte.\tou Un vin tout à fait exceptionnel, sec, mais sans être dur.Ample et très persistant en bouche.Beaucoup de classe.Il porte le numéro de code 728659 et se vend 23.\"' S la bouteille.Un achat à ne pas manquer.Clos Gaenshroennel GewurztramiruT Grand ( ru Ce vignoble est situé dans le Bas-Rhin, partie nord de l'Alsace,» Mme Ghislaine Girouard, représentante régionale de la maison Sylvestre et Frères inc., M.Bertrand Denoune, directeur des exportations chez W illm, M.Alains Cloutier, directeur de la Maison des vins et M.Michel Sylvestre président de l'agence promotionnelle du même nom.Pinot blanc 91 Ce vin est issu uniquement du Pinot blanc.La vinification se fait en cuve à température contrôlée et la fermentation s'effectue à basse température, ceci pour conserver les arômes du cépage.La mise en bouteilles s\u2019effectue au printemps qui suit la récolte.C\u2019est un vin sec à la fois souple et corsé.Un vin très agréable à boire à l\u2019heure de l\u2019apéro.11 accompagne bien les viandes blanches, les fruits de mer, en particulier les moules.Il porte le numéro de code 029983 et se vend 12,67 $.Un très bon vin pour le prix.Riesling W illm 1991 Tout comme son nom l\u2019indique sur une pente faisant face au sud-est au-dessus du village de Barr.Son nom, Gaensbroennel.qui signifie «Fontaine de l\u2019Oie» en alsacien, lui vient d\u2019une fontaine eh pierre située à proximité du clos, et qui est surmontée d\u2019une oie sculptée.Ce Gewurztraminer est un vin qu\u2019il faut goûter au moins une fois dans la vie.Robe jaune paille, nez très parfumé, en bouche il explose en saveurs.Actuellement savoureux il peut se conserver de très nombreuses années.11 porte le numéro de codp 723388 et se vend 29,48 $ la bouteille.C'est une aubaine à ne pas manquer.Fa dessus.Bonne soif! J?MAijwcir Réunis en assemblée générale, les membres du Chapitre de ?W*'.Trois-Rivières et Mauricie de l'Association des Restaurateurs du Québec, se sont donnes un nouveau bureau de direction.Dans l'ordre habituel, assis.M.Alain Haney, restaurant Pacini.président; Mme Ginette I.ebel, restaurant I.'Accueil Bé-cancour.vice-présidente; debout, M.Charles Pérutel, restaurant Le Four à Bois, directeur; M.Claude Gauthier, Motel Castel des Prés, president ex-offioio; Mme Armande Gélinas, restaurant l.a Gaieté, secrétaire-trésorière; M.Théo Valika-kis, restaurant Chez Théo.) * I A C6C RIO U Nouvelliste Samedi 8 mai 1993 Des prix pour les timbres avec ou sans charnières Le volume 1 du Catalogue de timbres-poste Scott 1994 comprend maintenant une liste de prix pour les timbres avec charnières et les timbres sans charnières des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et de certains membres du Commonwealth britannique.Ce premier volume vient tout juste d\u2019être mis en vente et il sera suivi de cinq autres en juin, juillet, août, septembre et novembre.Chacun se vend au prix de 32 $.Les utilisateurs réguliers de ce catalogue vont facilement remarquer une différence dans le genre de présentation.Le nouveau style est plus précis, plus vif, et plus facile à lire que celui que l\u2019on retrouvait depuis plusieurs années.Même si le caractère semble plus volumineux, il ne demande pas plus d\u2019espace que son prédécesseur.Au Canada, la nouvelle liste pour les timbres sans charnières commence avec les émissions de 1917 et concerne la plupart des timbres individuellement.Certains prix ont aussi augmenté de façon assez impressionnante.Ainsi, le timbre de la Voie maritime, Scott 387a, est en hausse de 500 $ pour atteindre 8500 $ à l\u2019état neuf.Aux États-Unis, on remarque que les émissions de 1847 à l\u2019état neuf ont connu une hausse appréciable, le 10c Washington passant de 17 500 $ à 20 000 $ tandis que le 5c Franklin atteint 4500 $, une augmentation de 500 $.Pour ce qui est des timbres neufs de la poste aérienne, les Graf Zeppelin ont connu des variations d\u2019une centaine de dollars, etc.Des explications de la part de l\u2019éditeur viennent préciser la façon d\u2019évaluer un feuillet-souvenir ou autres feuilles de timbres.Leur évaluation est souvent fort difficile car les perforations peuvent être séparées, ne pas être entièrement centrées, et présenter d\u2019autres facteurs pouvant influencer l\u2019évaluation.ALLEMAGNE Un timbre-poste commun aux trois États riverains de l\u2019Allemagne, l\u2019Autriche et la Suisse signale l\u2019importance de la région au- tour du lac de Constance pour ces pays.Cette région doit devenir à nouveau ce qu\u2019elle a été depuis toujours: une région à part entière avec son rôle à jouer au sein de l\u2019Europe.Le timbre résulte de la compréhension croissante entre ces pays.Il y a des siècles, la région autour du lac de Constance formait un tout culturel et historique.Située au centre du territoire alémanique, elle fut marquée par la même origine, la même langue et par l\u2019ouverture aux influences venant de l\u2019extérieur.Plus tard, des frontières se sont formées entre l\u2019Allemagne, l\u2019Autriche et la Suisse, des frontières qui se rencontrent dans le lac de Constance.À cela vinrent s\u2019ajouter des années difficiles avec deux guerres mondiales qui troublaient pour quelque temps les relations de bon voisinage.Cependant, ce paysage exceptionnel, la région du lac de Constance, qu\u2019elle soit allemande, autrichienne ou suisse, est resté, en dépit de tous les conflits, un ensemble aux racines communes qui remontent à plus de 1000 ans.Le timbre montre un bateau à vapeur et à aubes rénové avec les drapeaux des trois États riverains.ALAND Le folklore renaîtra sur les trois timbres que l\u2019Administration des postes d\u2019Aland émettra le 1er juin alors que le sujet choisi est les robes d'époque.Celles représentées datent des années 1870 environ.C\u2019est au début du siècle qu\u2019un mouvement a été lancé en vue de retracer des costumes folkloriques bien rattachés aux gens de cet archipel.Des rencontres avec des personnes âgées et l\u2019examen de peintures datant du siècle précédent ont permis d\u2019en arriver à la description d\u2019un costume national d\u2019époque bien réel.La robe que l\u2019on retrouvait souvent dans la municipalité de Finstrom ainsi que le costume de cette période que portait l\u2019homme figurent sur la vignette.POLYNÉSIE FRANÇAISE Le 50e anniversaire de l\u2019aérodrome de Bora-Bora vient d\u2019être souligné par un timbre spécial en Polynésie française.Cet ancien aéroport militaire américain est aujourd\u2019hui utilisé par Air France pour sa liaison avec cette partie du monde.À la suite de la destruction d\u2019une partie de sa flotte par les Japonais à Pearl Harbour, le 7 décembre 1941, l\u2019armée des États-Unis programma rapidement l\u2019occupation de plusieurs îles de l\u2019Océan Pacifique afin d\u2019y établir des relais et bases de ravitaillement tant pour sa marine que pour son aviation.ÂUt- ** Les responsables des Établissements français de l\u2019Océanie, ayant rapidement opté pour le ralliement à la France libre, ne virent aucun inconvénient au choix de Bora-Bora comme point le plus méridional de ce cordon défensif.Des soldats américains furent débarqués sur l\u2019île avec comme mission de réaliser en priorité la construction d\u2019une piste aérienne de 6000 pieds de long sur 400 de large.Après quatre mois de travail acharné, la première liaison par avion terrestre avec les États-unis eut lieu au début d\u2019avril 1943.Avions de combat, chasseurs et bombardiers y étaient postés mais en réalité ils n\u2019eurent jamais à intervenir dans le secteur.TIMBRE DE LA FAUNE Le président-directeur général de la Fondation de la faune du Québec, M.Gilles Barras, vient de faire part d\u2019une hausse impressionnante de la valeur de la collection de timbres de la Fondation sur le marché de la bourse philatélique.À l\u2019occasion du Salon philatélique «Montréal National», qui se tenait à la Place Bonaventure, la Maison Darnell affichait la progression de la valeur de la collection québécoise.Ainsi, le timbre «Gélinotte huppée» de Jean-Luc Grondin, émis en 1988 et vendu à 5 $ l\u2019unité, est évalué aujourd\u2019hui à 75 $ l\u2019unité.Le timbre «Canards noirs» de Claudio D\u2019Angelo est passé, quant à lui, de 5 $ l\u2019unité en 1989 à 20 $ aujourd'hui.Les autres timbres sont les «Huarts à collier», de Pierre Leduc en 1990, les «Garrots communs», encore de Pierre Leduc en 1991, le «Lynx du Canada» de Claire Tremblay en 1992 et le «Faucon pèlerin» de Ghislain Caron en 1993-\u2022 André Pellerin A L'OCCASION DE LA FETE DES MERES = = ~=
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