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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 1993-06-26, Collections de BAnQ.

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[" Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 26 juin 1993 Arts et spectacles Restaurants Vacances / voyage Festival international de l'art vocal PLUS QUE DU CHANT! Le Festival international d\u2019art vocal de Trois-Rivières n\u2019est commencé que depuis hier que le comité organisateur a des projets bien précis, et surprenants, quant à l\u2019avenir de cet événement.Dans ses plans, la corporation prévoit que le festival comportera un volet «congrès», c\u2019est-à-dire qu\u2019il deviendra le théâtre d\u2019ateliers et d\u2019échanges entre les artistes.«Dans les années à venir, le festival ne se résumera pas qu'à la présentation de spectacles.On veut qu\u2019il y ait - des ateliers.¦ Quand on accueil-lera des chorales d\u2019F.urope \u2014 on a V\tdemandé à l\u2019abbé ^\tClaude Thomp- son de promouvoir le festival sur le Vieux continent, elles pourront donner des ateliers de formation et de travail: les artistes pourront ainsi échanger pendant la durée du festival.Dans cette perspective, on pourrait très bien développer un volet de formation de groupes de rock.Par exemple, on aura peut-être une, deux ou trois formations qui viendront donner leur spectacle et qui resteront ici quelques jours pour dire comment ils travaillent», fait savoir M.Jacques Lessard, président de la corporation du festival.Et quand M.Lessard parle de volet «congrès», ce n\u2019est pas un voeu pieux qui se réalisera peut-être dans cinq ou dix ans.Non.Il le voit dans un avenir rapproché.«On se dirige vers cette notion de «travail», comme ça se passe dans les congrès.On étudie sérieusement la possibilité de l\u2019implanter dès l'an prochain, notamment avec le chant choral et le rock», affirme-t-il.Évidemment, un tel programme augmentera substantiellement la facture du festival, ce qui n\u2019inquiète pas celui qui était le coordonnateur des fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières en 1984.«Il faut se diriger rapidement vers le million ($), comme c\u2019est le cas à Drummondvil-le», souligne-t-il.Pour cette année, l\u2019enveloppe budgétaire prévue est de 389 000 $.«Pour l\u2019an prochain, on parle de 650 000 $, et possiblement 1 million en 95.C\u2019est un objectif à atteindre, mais pour moi, c\u2019est faisable», enchaîne-t-il.En ce qui concerne la quête d\u2019argent pour arriver à boucler un tel budget, M.Lessard est optimiste.«Cette année, j\u2019ai eu huit sorties pour aller rencontrer des commanditaires et j\u2019ai recueilli 200 000 $.F.t les gens acceptaient seulement sur notre bonne foi, sans avoir vu le produit.» Et pour les années avenir, il anticipe une participation financière importante de Québec ainsi que du secteur corporatif.Des barrières Tout de même.Arriver avec un nouveau thème de festival, le vendre et le faire accepter n\u2019a pas été une mince tâche.M.Lessard reconnaît que son équipe a eu à travailler pour faire tomber des barrières.«C\u2019est bien sûr qu\u2019il faut un leadership, avoir une pleine confiance en nous-mêmes pour mettre ça de l\u2019avant.On a écouté par contre d\u2019une façon intéressée, respectueuse, les gens qui nous apportaient des objections.Je pense que la programmation du parc Champlain fait le lien avec l'ancien festival: on n\u2019a pas complètement déstabilisé la niche d\u2019intervention.Pour moi, c'était très important d\u2019ouvrir des portes et d'avoir confiance en nous-mêmes, comme comité organisateur, comme corporation, pour être capable de proposer des choses aux gens.Il y en a pour tous les goûts, c\u2019est très varié, et surtout, il y a une bonne qualité», affirme-t-il, fièrement.Optimiste Le président de la corporation affiche un optimisme inébranlable quant au succès du nouveau festival de Trois-Rivières.«Il n\u2019y a rien de mieux qu'un sentiment de fête pour attirer la fréquentation, et les gens vont venir parce qu\u2019il va vraiment y avoir une atmosphère de fête.» M.Lessard mise aussi beaucoup sur la variété du produit proposé.«Les gens vont venir voir et entendre ce qui se passe.Dès les premiers soirs, dès la première semaine, on va avoir une évaluation du festival», croit-il.Avec cet engouement, il attend entre 250 000 et 300 000 personnes d\u2019ici au 4 juillet.rctf4AT/Q I \u2019 V0CAU Une fierté autour de Trois-Rivières Le dimanche 4 juillet rappellera la fête de Trois-Rivières.D\u2019ailleurs, elle ne passera pas inaperçue; les activités sont connues.Pour le comité organisateur, cette journée était d\u2019une grande importance.«C\u2019est ce que j'avais développé en N4, et je pense que le festival autour du 4 juillet doit avoir une programmation majeure et faire ressortir cette journée.Il va falloir redonner à l\u2019ensemble régional une fierté autour de Trois-Rivières.Et ça, ça se fait par la symbolique.Et la symbolique, on va la créer d'année en année», confie M.Lessard.D\u2019ailleurs, il conçoit toujours la fête de la ville comme le prétexte premier au festival.«D\u2019après moi, le mot le plus important dans le titre du festival est Trois-Rivières, et la vocation du festival est: faire en sorte, au plan de la situation géographique de la ville, au plan de l'événement touristique majeur, que ça tourne autour de Trois-Rivières.» International Le comité organisateur mise beaucoup sur la vocation internationale du festival pour le mettre «sur II arj la carte».Incidemment, il se réjouit d\u2019avoir atteint ce but dès la première année, et il se propose de développer davantage ce volet.«On veut définitivement s\u2019en aller vers une internationalisation complète.D\u2019ailleurs, nous avons des chorales d'Europe qui nous ont confirmé leur présence pour l'an prochain», se réjouit le président de la corporation.Une valeur culturelle sûre L\u2019équipe de M.Lessard a tellement confiance en l\u2019art vocal qu\u2019on ne s\u2019attend pas à avoir à reconsidérer ce choix comme thème approprié à un festival d\u2019envergure pour la capitale régionale.«Je ne crois pas qu'il y ait une remise en question aussi majeure que ça, parce que l\u2019art vocal, c'est quand même une valeur culturelle sûre.D'après moi, ce médium d\u2019expression fait partie de la vie quotidienne, des fêtes.Lors d\u2019une fête, il y a toujours du chant: il n'y a pas de fête sans chant.Aussi, les gens avaient un certain attachement à l'ancienne formule et ce n\u2019était pas de l\u2019instrumental», fait-il remarquer.(Flageol Photo \u2014 Tem ( harland) Les festivals qui fonctionnent le mieux sont fréquemment ceux qui s\u2019appuient sur un sujet qui rejoint les citoyens d\u2019une ville, d\u2019une région.Ceux-ci s\u2019identifient à ce thème parce qu\u2019il va les chercher, jusque dans leurs racines.Sur ce point, M.Lessard relève que la tradition de chant, à Trois-Rivières, en est plus une de familles ou de regroupements.«Il y a les Petits chanteurs.La famille Thompson.On a une tradition de grandes familles.Au début de la colonie, quand Trois-Rivières s\u2019est développée, il y avait des familles «instruites» qui ont développé une approche culturelle et c'est sur ça qu'on peut s'appuyer.On retrouve ici des chorales, comme l\u2019Orphéon, le choeur Bruckner: ce sont des tradi- tions.Dans toutes nos écoles, on retrouve une chorale», fait ressortir celui qui assume aussi les tâches de directeur de l\u2019école secondaire Sainte-Ursule.Comme de fait, M.Lessard prévoit déjà que le festival aura des répercussions dans l\u2019institution qu\u2019il dirige.«Dès l\u2019an prochain, nous offrirons du chant d\u2019une certaine qualité deux midis par semaine», fait-il valoir.Un peu comme la poesie, le chant semble vouloir faire une percée dans le milieu de l\u2019enseignement, là où est la relève.» Jacques Lessard voit grand, quand il parle du Festival international d\u2019art vocal de Trois-Rivières.Il y voit, dans un avenir rapproché, un volet «congrès», comprenant des ateliers d\u2019échange entre les artistes.ft Jean-Marc Parent Un humoriste pas comme les autres \u2014 page P-4 P2 Ll Nowelllsle Samedi 26 |um 1993 Cyclistes en herbe?m I n rouge-gorge donne à manger à ses trois petits qui attendent patiemment leur «lunch» dans le douillet nid que leur a préparé leur mère dans l'engrenage d'une roue de bicyclette suspendu dans un abri d'auto à Loveland au Colorado.L'oiseau aurait choisi cet endroit pour installer sa famille, parce qu'il y était à l'abri du vent et protéger des nombreux «chats» du voisinage.La Providence?¦\tHong Kong (AP) \u2014 La Providence a pris la forme d\u2019un homme de 41 ans qui distribuait des billets de banques aux passants devant la bourse de Hong Kong.Des témoins ont raconté que l\u2019infortuné avait crié aux badauds de bien vouloir faire la queue pour que chacun reçoive sa poignée de billets.L\u2019homme, dont l\u2019identité est gardée secrète, a bientôt été arrêté, après avoir refusé de mettre fin à cette occupation suspecte.Les policiers, qui ont trouvé ses poches bourrées de billets pour un total de 100 000 $ de Hong Kong soit environ 15 000 $ CAN, l\u2019ont envoyé à l\u2019hôpital pour un examen psychiatrique.Une sacrée cuite ¦\tLondres (Reuter) \u2014 Une sieste a coûté à un chat américain une traversée de l\u2019Atlantique mais aussi une sacrée cuite.Dizzy s\u2019est endormi à Louisville dans le Kentucky au milieu de barriques de bourbon en partance pour la Grande-Bretagne.L\u2019animal n\u2019a été découvert qu\u2019à Keith, en Écosse, quand les Distilleries Chivas, destinataires des tonneaux, en ont pris livraison.«Il avait énormément de mal à tenir sur ses pattes \u2014 non pas parce qu'il n'avait pas mangé mais surtout parce qu'il était complètement saoulé par les vapeurs de bourbon», a dit John Watson, un des directeurs de Chivas.Comme tout animal entrant au Royaume-Uni, il a été mis en quarantaine.Il sera ensuite engagé par la firme de whisky pour chasser les souris.«C\u2019est la moindre des choses après les dures épreuves qu'il a subies», a estimé John Watson.Reconnaître son enfant au toucher ¦\tNew York (AP) \u2014 La plupart des pères peuvent reconnaître leurs bébés peu de temps après leur naissance seulement en touchant le revers de leur main, révèle une nouvelle étude.L\u2019enquête a permis de démontrer que 61 pour cent des pères aveugles ont réussi à retrouver parmi un groupe de trois nourrissons celui dont ils étaient le père.Ce résultat est bien meilleur que les 33 pour cent qu\u2019aurait donnés une recherche aléatoire.Ces résultats confirment ceux d\u2019une précédente étude réalisée l\u2019an passé sur des mères.Ces dernières parviennent également à identifier leur enfant en lui touchant les joues, ce que les pères sont incapables de faire.Résurrection! ¦\tNew York (AP) \u2014 Une institutrice de 40 ans habitant Brooklyn, Nancy Vitale, est revenue à la vie environ trois heures après avoir été officiellement déclarée décédée.C\u2019est le propriétaire de l\u2019immeuble venu lui donner un message qui l\u2019a trouvé étendue sur le sol de son appartement et a appelé les secours.Selon la police, les secouristes ont déclaré la mort de la jeune femme 30 minutes après.Un médecin a confirmé son décès deux heures plus tard.C\u2019est alors qu\u2019il remplissait des papiers qu\u2019il a remarqué que le corps de Nancy Vitale bougeait.Nancy Vitale se trouve actuellement dans un état critique à l\u2019hôpital de Coney Island.On ignore comment la jeune femme est revenue à la vie.D\u2019après les policiers, elle souffrait de maladie mentale.Des médicaments ont été découverts sur une table * Voilà qui fera sûrement vie de tous les pêcheurs.Dean Morphet a pris, dans la rivière Pottawotomi en Ontario, un beau gros saumon de 9 kilos qui s\u2019est retrouvé la queue pendante à l\u2019arrière de la moto pour prendre le chemin de la maison.La prise de Morphet a certainement fait le régal de toute sa famille.race à David Daniel Germain Shawinigan-Sud ¦ «Nous sommes millionnaires», s\u2019exclament à l\u2019unisson Jean-Paul et Ginette Boulanger dont le fils de dix ans, David, s\u2019est vu greffer un rein en octobre dernier.U s\u2019agit là d\u2019une figure de style, ils n\u2019ont pas gagné un cent.C\u2019est que ces parents qui n\u2019ont jamais subi la maladie vous diront que la santé n\u2019a pas de prix.Ils le savent par expérience.Leur vie ainsi que celle de David n\u2019a rien à voir avec la démesure ou l\u2019opulence.Elle est désormais normale.David ne se contente plus de regarder partir son frère jouer; il peut le suivre.«Il >eut rattraper le temps perdu», raconte sa mère pour expliquer l\u2019inépuisable énergie du gamin.D\u2019ailleurs, au sein de la famille Boulanger, on constate une réelle métamorphose chez l\u2019aî- Depuis sa greffe du rein, le petit David joue de la batterie, question de rappeler à ses parents qu'il est bien en santé.Il n\u2019a pas non plus daigné afficher ses couleurs.né récemment opéré.«Souvent, les parents ne reconnaissent par leur enfant.C\u2019est une nouvelle existence pour le jeune greffé», de corroborer Mme Francine Sarrazin, infirmière de liaison en greffe de l\u2019hôpital pour enfants Sainte-Justine, de Montréal.David était ravi que l\u2019on parle de lui, de sa nouvelle vie, contrairement à l\u2019organe anonyme, mais apprécié, qui se cache derrière sa cicatrice.Pourtant il n\u2019avait pas à ouvrir la bouche pour s\u2019exprimer.Son tout nouveau bonheur était visible à travers les traits de son visage atténués par la cortisone.C\u2019est tout simplement un rein qu\u2019il lui fallait, mais il ne s\u2019en vend pas en catalogue.Ils sont très rares et c\u2019est plus de trois ans qu\u2019a dû attendre David pour recevoir sa greffe.Dans les circonstances, c\u2019est relativement court, mais pour les premiers intéressés, le calendrier paraît gagner des mois.«Des patients peuvent attendre jusqu'à cinq ans, parfois plus, pour se voir greffer un rein.La liste de patients en attente s'allonge plus vite que celle des donneurs», explique Mme Francine Sarrazin.«On ne pouvait jamais sortir, nous attendions le téléphone de l\u2019hôpital Sainte-Justine», raconte Jean-Paul Boulanger relativement à l\u2019attente d\u2019un donneur compatible avec son fils.Pour jouir d\u2019une certaine mobilité, les parents devaient se munir d\u2019un télé-avertisseur.Deux appels infructueux de l\u2019hôpital de Montréal ont été nécessaires avant que la chance se présente à David.Deux appels qui ont rempli d\u2019espoir la famille et surtout David; deux échecs qui les laissèrent comme des ballons dégonflés.Si bien qu\u2019au troisième appel, celui qui devait être la porte d\u2019entrée à une vie meilleure, la mère croyait qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une panne du télé-avertissseur, comme il arrivait sou- vent quand les batteries étaient à plat.«Je ne me faisais plus d\u2019illusion», raconte Mme Ginette Boulanger.David avait des reins trop petits à la naissance.Dans le jargon du métier, on désigne cette atrophie des reins par «hypoplasis reinale».Pour combler l\u2019insuffisance de ses reins, David devait subir une dialyse péritonéale.Cinq jours par semaine, de 19 h le soir à 7 h le matin, ce gamin était branché à une machine qui faisait le travail à la place de ses organes défectueux.Pendant douze heures, il était branché à un lacis de tubes, comme prisonnier d\u2019une toile d\u2019araignée en plastique aseptisé.C\u2019est une époque maintenant derrière lui qui a laissé quelques nombrils supplémentaires, ces petits trous où les tubes étaient branchés.Ils sont des dizaines d\u2019enfants de l\u2019âge de David à attendre un rein, sans compter ceux pour qui le coeur, les poumons, les yeux s\u2019avéreraient le cadeau le plus précieux.Ce sont des choses qui, quand nous en avons déjà été privées, relèvent du miracle.L\u2019organisme Québec transplant, situé à Montréal, s\u2019affaire à promouvoir le don d\u2019organes tout en mettant en place une structure pour favoriser la distribtution et l\u2019échange entre les donneurs et les malades.Présentement, ce ne sont pas tous les hôpitaux qui font le prélèvement des organes.Si vous avez donné votre accord en ce sens en signant votre carte d\u2019assurance-maladie, il est possible que personne ne puisse bénéficier de vos organes.À l\u2019hôpital Sainte-Justine, le seul endroit au Québec où sont effec- (Photomédia Claude (.ill) tués des greffes du rein, de dix à douze enfants d\u2019un âge moyen de dix ans se voient faciliter la vie par une telle greffe.En Mauricie, ce sont trois à quatre enfants, ayant préalablement passé par le service de néphrologie du Centre hospitalier Saint-Joseph de Trois-Rivières, qui ont reçu un rein, car un seul suffit et cela sans effectuer une ablation des deux autres.Une transplantation du rein est un succès dans 85 ff/o des cas chez les enfants.La liste d\u2019attente s\u2019étire, celle des donneurs croît paresseusement.II n\u2019y a pas de doute, si la population se donnait la peine de visiter l\u2019hôpital Sainte-Justine pour y constater les enfants qui attendent, ou tout simplement voir passer le petit David en bicyclette, la croissance de la liste de donneurs serait beaucoup plus vigoureuse.* René Tremblay de retour de la Russie Très grande pauvreté Marc Rochette Cap-de-la-Madeleine Même s\u2019il a été en mesure de constater sur place le riche passé de la Russie, le conseiller municipal de Cap-de-la-Madeleine, M.René Tremblay, s\u2019est dit surpris par la très grande pauvreté sévissant dans ce pays.«On y remarque des constructions imposantes, mais d\u2019une vétusté épouvantable, sans aucune modernisation, et les infrastructures de base sont dépassées puisqu'une part importante du budget a longtemps été consacrée à l'armée», avance le représentant ma-delinois du quartier numéro huit, de retour en terre canadienne.Celui-ci s\u2019est joint à un groupe d\u2019une cinquantaine de participants, constitué de journalistes, animateurs, agents de voyage et directeurs d\u2019entreprises, pour suivre un cours dispensé par l\u2019Université de Montréal intitulé «La Russie à l\u2019heure de Eltsine».Fin avril, la première partie de cette formation fut offerte en sol québécois tandis que la dernière moitié du voyage d\u2019études a eu lieu à l\u2019Université de Moscou, du 5 au 19 mai.Système politique soviétique, échec des réformes «Gorbatchev», montée du président Eltsine, forces démocratiques, opposition communiste et conservatrice, structure parlementaire, mouvements souverainistes, changements économiques et valorisation de la classe des hommes d\u2019affaires: voilà autant de sujets qui furent traités lors de ce périple fort instructif.«Dans ce pays où la monnaie est instable, les gens ne rient pas, ne discutent pas et ils affichent un air résigné», explique-t-il.Avec cette situation des plus explosives au plan politique et économique, M.Tremblay craint même l\u2019éclatement d\u2019une guerre civile, à la lumière des informations obtenues au cours de son séjour.«La Russie n'a pas de tradition culturelle assez forte pour asseoir une démocratie et, avec tout à refaire, les pays riches doivent leur venir en aide», conclut celui qui, de son propre aveu, fut loin de vivre une aventure gastronomique \u2022 ¦r i * Le conseiller René Tremblay posant avec ses nombreux souvenirs de la Russie.v I t I U Nouvelliste Samedi 26 |um 1993 P3 LIRE EN VACANCES -w #¦ Plage, chaise longue et farniente: les ingrédients essentiels des vacances au soleil (au Québec, ce serait plutôt imperméable, parapluie et ennui, mais passons).En attendant que leur bronzage soit assez croustillant, la lecture constitue pour plusieurs un passe-temps agréable.Mais voilà, on n 'apporte pas n 'importe quoi à la plage.Tant qu 'à relaxer le corps, aussi bien relaxer l'esprit, qui s'a-donnera avec plaisir au thriller, r au polar ou aux grandes sagas ro- g mantiques.De plus, il faut que le 5 livre soit gros, une bonne brique f de 500 pages, pour qu 'il dure tou- I tes les vacances.Ce sera LE livre * de l\u2019été.Pour orienter votre * choix, nous vous présentons quel- f quesparutions récentes.et quel- 3.ques titres à éviter.Bonne lectu-1 re! Serge l.'Heureux y « iii I I ROMANS La lune tortue» ¦\tOn peut devenir un témoin gênant de bien des façons.Keith, lui, a «entendu» un meurtre dans l\u2019immeuble à logements qu\u2019il occupe en Floride avec sa mère.Alice Hoffman a produit ici un roman policier qui est aussi une histoire d\u2019amour, entre une mère et son bébé, entre un jeune garçon et un chien.Robert Redford tirera un film de cette histoire.«La lune tortue» est publié chez Flammarion; 233 pages.«Les vendanges de l'amour» ¦\tTous les ingrédients classiques du roman populaire à l\u2019américaine sont réunis dans ce livre de Janet Dailey: un mystérieux domaine agricole, une populaire animatrice de télévision, un conflit des générations, une histoire d\u2019amour coupable, et l\u2019ambition de l\u2019héroïne, affreusement mal dans sa peau, trop grosse et myope de surcroît! Danielle Steele n\u2019aurait pas fait mieux.«Les vendanges de l\u2019amour» est publié aux Presses de la cité; 422 pages.«Pour la plus grande gloire de Dieu» ¦\tAvec ce roman énorme, Morgan Sportès a réussi un véritable tour de force; faire revivre une expédition française vers Siam (l\u2019actuelle Thaïlande) à l\u2019automne 1687, entreprise autant pour évangéliser la population que pour mettre la main sur le pouvoir.Outre la minutie de la recherche historique, on s\u2019étonnera du souffle que parvient à maintenir le romancier dans cette grande aventure qui tourna vite à la catastrophe, les «évangélisa-teurs» faisant preuve d\u2019incompréhension et de barbarie.«Pour la plus grande gloire de Dieu» est publié aux Éditions du Seuil; 624 pages.MORGAN Sportès Pour LA PLUS lïRANHL GLOIRE \u201e DE \\ Dieu rom«m Seuil POLARS & THRILLERS ROLAND MAN PIVEPT tOtU?UffONÎ «Le Pivert» ¦ Le Pivert est un tueur professionnel ingénieux, capable d\u2019abattre n\u2019importe qui, n\u2019importe où dans le monde, sans jamais se faire pincer.Peut-être que des types comme ça existent vraiment.Le héros du roman de Roland Man, lui, a déjà frappé à Bombay, Londres, Canberra, New York et Paris.Partout, il laisse sa signature caractéristique: un morceau d\u2019écorce percé d\u2019un trou de balle, sur lequel on a gravé un court poème japonais.Gentleman-assassin, il prend même le soin d\u2019avertir d\u2019avance ses futures victimes, leur indiquant où et comment il va les tuer.Malgré cela, la police ne dispose d\u2019aucune piste, d\u2019aucun indice, sauf peut-être la présence d\u2019un certain Calvin Ferris, violoncelliste de concert à la retraite, dans chaque ville où frappe le Pivert.Ce Ferris a une personnalité plutôt instable; il prétend notamment avoir des «visions prémonitoires» qui annoncent chaque nouveau meurtre du Pivert.Un exenquêteur de Scotland Yard espère s\u2019en servir pour démasquer le tueur.L\u2019auteur, c\u2019est clair, est passionné par les civilisations orientales, un peu trop même.Méditation Zen, code d\u2019honneur des Samouraï, divination chinoise, enseignement boudhiste: tout le bataclan de l\u2019ésotérisme oriental y passe, jusqu'au dénouement, prévisible et aussi invraisemblable que le reste.Plus on avance dans cette histoire abracadabrante, moins on y croit.Pour maintenir le suspense, le roman policier doit faire preuve de rigueur.Ici, les coïncidences se succèdent à un rythme effarant, enlevant toute crédibilité au récit.Dommage.«Le Pivert» est publié aux éditions Robert Laffont; 365 pages.La route d'Omaha» ¦ Robert Ludlum donne généralement dans le thriller international, en contruisant des intrigues si complexes qu\u2019on en perd parfois le fil.Cela explique peut-être pourquoi très peu de ses romans ont été portés à l\u2019écran.Mais Ludlum a aussi le sens de l\u2019humour, ce qui est plutôt rare chez un auteur de romans à suspense.Son plus récent livre, «La route d\u2019Omaha» ramène en scène Le Faucon, le héros truculent de «La Route de Gandolfo».Délaissant pour un temps ses terroristes chéris, c\u2019est aux États-Unis cette fois que Ludlum situe l\u2019action de ce roman, dans les couloirs corrompus du pouvoir à Washington, et sur la réserve des indiens Wopo-tamis du Nebraska.Un Ludlum drôle et grinçant.«La Route d\u2019Omaha» est publié aux éditions Robert Laffont; 513 pages.t wl! «Rude journée pour l'Homme Léopard» ¦ Avec ce livre, qui regroupe en fait deux histoires distinctes, Barry Gifford met fin aux aventures de Sailor et Lula, le couple d\u2019amoureux un peu délinquants qu\u2019il a déjà mis en scène dans ses romans précédents.La première histoire, «Le Baiser de Consuelo», place sur leur route une dilettante franchement dégourdie, Consuelo Whynot (!), tandis que «Rude journée pour l\u2019Homme L.éopard» leur fait rencontrer un producteur de cinéma aux scrupules élastiques et que 1 ula est kidnappée par des voleurs de banque.Tout cela donne du thriller un peu baroque, genre Amérique des néons et des «truck stops», mais les fans de Gifford pleureront certainement la disparition de ses «Roméo et Juliette» du vingtième siècle.«Rude journée pour l\u2019Homme I éopard» est publié dans la collection Rivages Thriller; 310 pages.) Le septième sanctuaire» ¦ Le Moyen-Orient constitue toujours un terrain propice pour les auteurs de romans à suspense américains, qui ne se lassent pas d\u2019inventer toutes les permutations possibles pour exploiter les conflits religieux, politiques et sociaux de cette région.Dans ce roman de Daniel Easterman, les attentats, assassinats et guets-apens se succèdent à un rythme effréné, pendant que s\u2019empilent les cadavres, de Cambridge à Jerusalem.Au coeur du désert d\u2019Arabie, un paisible (?) archéologue américain, dont les parents ont justement été assassinés, découvrira l\u2019inévitable machination géopolitique, que lui seul pourra stopper, bien sûr.Une réussite dans le genre.«Le septième sanctuaire» est publié chez Belfond; 535 pages.Jessie ALBIN MICHEL ¦ J\u2019ai toujours trouvé Stephen King plus efficace quand il s\u2019adonne au thriller psychologique, comme dans «Misery», plutôt qu\u2019avec ses histoires de bibittes extraterrestres («Les Tommyknockers») ou d\u2019esprits réincarnés («La part des ténèbres»).Son dernier roman, «Jessie», nous entraîne justement dans cette horreur du quotidien.Menottée à son lit dans le cadre d\u2019un jeu sexuel un peu particulier, la jeune femme se débat avec tellement de vigueur qu\u2019elle réussit à assassiner son compagnon (d\u2019un seul coup de pied, faut le faire).La voilà donc menottée au lit, toute seule dans la maison, avec un cadavre à ses pieds et la porte d\u2019en arrière qu\u2019on a oublié de fermer.Et tout ça, dans le premier chapitre.Dommage tout de même que King n\u2019ait pas su résister à ses tendances morbides dans les derniers chapitres.mais les inconditionnels vont adorer.«Jessie» est publié chez Albin Michel; 389 pa^cs.*\"\u201cC 4** SPÈCIAL SUSPENSE BAIGNADE Baignade interdite ¦ Le corps de Kelly Payne, une jeune adolescente est retrouvé un jour de juin, flottant entre deux eaux.Lorsqu\u2019elle apprend la nouvelle, la psychiatre Amanda Hammond est bouleversée.Voilà à peine un an qu\u2019elle est revenue exercer dans sa ville natale, la station balnéaire ultra-chic de Grand Cove.Elle croyait avoir oublié les tristes moments du passé.Mais la mort de Kelly fait ressurgir en elle une tragédie de sa jeunesse.Non seulement l\u2019adolescente est-elle l\u2019une de ses plus proches patientes mais sa mort ressemble en tout point à celle de sa mère: la nuit, des hommes en uniforme, une fin terrible.Coïncidence ou meurtre, elle cherche à savoir.Aidée du médecin légiste Peter Barron, elle découvrira bien vite ce que les somptueuses demeures de Grand Cove cachent: des ambitions démesurées et des passions malsaines.Au fil des pages, la tension monte.La vie d\u2019Amanda se transforme en cauchemar.Même qu\u2019elle ne tient plus qu\u2019à un fil.En fait, il y a un esprit malade et diaboliquement habile qui se cache derrière les mises en scène destinées à la terroriser.Après avoir cherché la vérité auprès de ses amis, de ses voisins et de ses relations, elle trouvera la réponse là, tout près, enfouie dans sa mémoire.Et puis, des sentiments particulièrement ambigus la lient à Peter Barron.Que cherche-t-il?Qui est-il?Une intrigue qui se tisse autour d\u2019une histoire d\u2019amour, voilà un livre qui se lit bien à la plage ou lors d\u2019une journée pluvieuse.Pour ceux qui rêvent d'aventures.» SAGAS «L'enfant des 7 mers» ¦\tPaul-Loup Sulitzer a l\u2019habi tude des grandes sagas.Après l\u2019Europe de l\u2019Est de ses romans précédents («Tantzor», «Ber- » lin»), il déplace cette fois sa tra- ; me d\u2019aventure et de suspense vers \u2022 l\u2019Asie du Sud-Est, où il raconte la vie de marin de Kaï O\u2019Hara et, surtout, de son amour impossible | envers une Française de Saigon, j; Isabelle Margerit, pour qui il est prêt à vivre tous les drames.Pour elle, et pour Kaï, son fils, le treizième du nom.«L\u2019enfant des 7 mers» est pu- \u2019 blié chez Stock; 543 pages.«La duchesse de Milan» ¦\tL\u2019Italie de la Renaissance i constitue une des périodes les î plus fébriles de l\u2019histoire: explo- ! sion des arts, conflits religieux, ! invasions et guerres.Dans cette ! atmosphère enflammée, Michael Ennis a fait revivre deux femmes exceptionnelles: Béatrice d\u2019Este et Isabelle d\u2019Aragon.Amies et ri-* vales, elles feront preuve de ruse et d\u2019absence de scrupules pour parvenir à leurs fins dans un ro- j man dense, regroupant une multitude de personnages.«La duchesse de Milan» est pu- ; blié aux Presses de la Cité; 530 pages.«La rivière du soleil» \u2022 ¦\tCe roman est également l\u2019histoire de deux femmes, l\u2019une Aborigène, l\u2019autre Blanche, amies ; puis rivales, qui se situe cette fois dans l\u2019Australie de la deuxième moitié du XXe siècle, en pleine ruée vers l\u2019or dans la province du Queensland, au nord-ouest du continent.C\u2019est aussi l\u2019histoire d\u2019un amour brisé par la mort, du conflit éternel des sociétés, et des préjudices que cela entraîne.{ L\u2019auteur, Patricia Shaw, habite J l\u2019Australie et connaît donc bien ; ce pays.«La rivière du soleil» est publié j chez Belfond; 510 pages.PATRICIA SHAW LA RIVIERE DU SOLEIL / P4 Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 26 juin 1993 Arts et spectacles Jean-Marc Parent Un humoriste pas comme les autres Québec (PC) J ean-Marc Parent est bien différent des autres humoristes.Il a horreur des jeux de mots, déteste les imitations et n\u2019a pas peur de s\u2019attaquer au confort moral.Mais surtout, il considère que le coeur est un organe plus important que la rate.Ce n'est pas par hasard, encore moins par calcul, que Jean-Marc Parent joue un autre rôle de handicapé pour son deuxième spectacle.11 ne s\u2019agit plus d\u2019un paraplégique, mais l\u2019effet est le même.
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