Le nouvelliste, 16 juillet 1994, Cahier 2
[" Arts et spectacles Restaurants Vacances / voyage Le Nouvelliste Trois-Rivières Samedi 16 juillet 1994 Q Llle aux attractions multiples Montréal On l\u2019identifie trop souvent à son rythme de vie effréné, à la pauvreté qui côtoie sa richesse,\taux\tdélinquants qui\tl\u2019envahissent\tet\taux\todeurs qui\téma- nent de ses ruelles encrassées.Mais «Montréal, t\u2019es belle», nous chante Ferland avec passion.Et ils sont plusieurs à penser ainsi.Les Montréalais, réputés pour ne s\u2019évader que très rarement de\tleur île chérie,\tvan- tent les premiers les beautés de cette métropole scindant le majestueux Saint-Laurent.Et s\u2019ils avaient raison?Vieux-Port Montréal s\u2019est tellement bien remise de son 350e anniversaire, il y a deux ans, qu\u2019on la soupçonne aujourd\u2019hui de vouloir se distinguer de son éternelle rivale, Québec, réputée pour ses promenades «dans le vieux» et ses grands airs européens.Envahi par les piétons, les cyclistes et les nombreux amateurs de patins à roulettes alignées, le Vieux-Port de Montréal s\u2019applique en fait à ouvrir une fenêtre sur le fleuve.Sur un front d\u2019eau de deux kilomètres et demi, ce territoire de 54 hectares a accueilli, au cours des deux dernières années, près de 10 millions de visiteurs, été comme hiver.Parmi eux, plusieurs d\u2019entre nous agréablement surpris de fouler le quai où sont débarqués les premiers explorateurs, colons et immigrants.Après avoir été le lieu de prospérité de nombreux commerçants, le Vieux-Port a eu tout à coup envie de changer.Touristique plus que jamais, sa nouvelle vocation a pris son envol au printemps 92, après un réaménagement échelonné sur dix ans et une facture atteignant 100 millions $.Douces promenades Par un dimanche après-midi ensoleillé, les terrasses sont bondées, on zig/ague sur les rues piétonnières et les bateaux-excursions n\u2019en finissent plus de lever l'ancre en direction des écluses, des îles, feux d\u2019artifices à la Ronde, parcs écologiques, etc.À bord, des couples voulant profiter d\u2019un souper romantique, des inconditionnels des soirées dansantes, des sportifs à la recherche de sensations fortes dans les chutes du canal Lachine, des convertis à la cause environnementale, etc.D\u2019où nous voguons, la vue du centre-ville est imprenable.Le bateau ralentit sa vitesse de croisière dès que le paysage se prête au téléobjectif des passagers bercés par les vagues inoffensives du fleuve.«Montreal by Night» est superbe.Mais le cliché offert, de retour Isabelle Légaré '\u201cUiinm* un-\"\"*!;.î/nnmn Ærti [S j \u2022 < 4 i « 4 é- \u2022 « \u2022 * \u2014 *\ti iir.nmiHHiMUMH' ! itiu.mi.mur\t\u2022« \u2022 1 \u2022 * * ¦ ¦\t,Wk, «w;»,, ttlIutMUttM)\t«¦« .\tS:,:::=» *\u2022 \u2022 \u201e;i.\u2022*\t.fc.^Sasaaar- mi\u2022 \u2022\tÀ« Une vue magnifique du centre-ville de Montréal captée du haut de l'hôtel Château Champlain.sur terre, par les énormes navires illuminés dans la nuit, nous réconcilie avec la métropole qu\u2019on imaginait que de béton.Pointc-à-Callicre «Tout est là», clame l\u2019affiche promotionnelle du Vieux-Port.Le Musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal \u2014 «Pointe-à-Callière» \u2014 est par ailleurs l\u2019endroit tout désigné pour découvrir cette ville dont on ignore l\u2019âme profonde.Des fouilles archéologiques, entreprises il y a dix ans à la Place Royale, ont mis au jour mille ans d\u2019histoire.Pointe-à-Callière réunit deux sites dont les vestiges témoignent du développement de la ville.Une tournée à Pointe-à-Callière est une véritable porte d\u2019entrée dans la cave de Montréal, un constat qui saura sans doute attirer les plus réfractaires à l\u2019idée de visiter un musée.Pointe-à-Callière est tout.sauf poussiéreux et ennuyant.Prenez-le pour dit pour les enfants qui apprécieront franchement ce voyage dans le temps.Ils sont d\u2019ailleurs de cette génération qui poursuivra le travail des archéologues, architectes, muséologues, ingénieurs et mu-séographes qui, à un moment donné, se sont retrouvés dans le plus grand carré de sable jamais aménagé à Montréal.Ils ont mis un peu plus de deux ans à contruire le musée qui accueille 181 000 visiteurs annuellement.Coût du projet: 27,5 millions $.Le parcours est diversifié.Le spectacle multi-média présenté d\u2019entrée de jeu permet aux spectateurs d\u2019être initié à l\u2019histoire de Montréal, effets spéciaux à l\u2019ap- pui.Le circuit se poursuit au sous-sol, au coeur des vestiges où on y découvre, notamment, le premier cimetière de Ville-Marie et l\u2019égout collecteur (rivière Saint-Pierre).Les archéologues ont également mis la main sur divers objets des six derniers siècles.On rapporte que les touristes français se fascinent pour la traces des peuples amérindiens, alors que les Américains s\u2019intéresssent aux ruines laissées par.les Français.Quant aux Québécois, ils sont émus, soit, mais davantage surpris par tout ce qui est enfoui sous leurs pieds.Itnax, Expotec.Le Cinéma Imax n\u2019a plus besoin de présentation si on en juge par l\u2019affluence aux portes de cet écran ouvert à l\u2019année.Les habitués de Trois-Rivières et des environs ont rapidement compris, d\u2019ailleurs, qu\u2019il vaut mieux réserver par téléphone plutôt que de se buter contre une porte affichant «complet».Si la performance visuelle du film «Titanica» en a déçu quelques-uns, la beauté de «Les secrets de la vie sur terre», à l\u2019affiche pour l\u2019été, ne fait aucun doute sur l\u2019objectif visé.Imaginez l\u2019évolution de la vie retransmise sur un écran haut de sept étages.L\u2019infiniment petit et le plus grand que nature de la faune et de la flore n\u2019ont plus, tout à coup, de mystère.Même si le message écolo peut en agacer quelques-uns, cette dernière production est fascinante et à voir.Dans le même édifice du quai King-Edward se trouve l\u2019exposition «Expotec» où cette année, l\u2019électricité est démystifiée.La génération Nintendo appréciera entre autres les 25 modules interactifs \u2014 vous n\u2019avez qu\u2019à vérifier \u2014 qui font dresser les cheveux sur la tête.«La magie de l\u2019électricité'» n\u2019est pas aussi active qu\u2019a pu l\u2019être, cependant, l\u2019exposition «Les sports», | il y a quelques années.O £ Mais rassurez-vous, on n\u2019a pas J besoin de travailler pour la société québécoise hydroélectrique pour f apprécier cette démonstration des ?multiples utilisations de l\u2019électricité.Finalement, les Japonais sont au rendez-vous de «Images du futur».Cette neuvième exposition d\u2019art et de nouvelles technologies met en effet l\u2019accent sur le Japon contemporain, et ce, à travers ses artistes futuristes.«Bizarre et spécial», trouverez-vous.Un public averti appréciera davantage, c\u2019en vrai, cette sortie.Mais ça demeure toujours très intéressant de découvrir comment vingt-cinq artistes, virtuoses de la lumière, expriment le Japon d\u2019aujourd\u2019hui, et ce, dans une ville dite cosmopolite, Montréal \u2022 ilJ.tl.' mm mm < î a A P2 L» Nouvelliste Samedi 16 juillet 1994 Un bon coup d'eau Pour étancher la soif il n\u2019y a rien de mieux qu\u2019une bonne rasade d'eau.Ce jeune |>arçon en sait quelque chose.Il a toutefois trouvé que la pression était un peu forte à son goût.Exhibitionnisme ¦ Harare (Reuter) \u2014 Pour prouver à la police sa bonne foi et montrer qu\u2019elle n\u2019avait pas volé à l\u2019étalage, comme l\u2019en accusait un marchand, une Zimbabwéenne s\u2019est totalement dévêtue en pleine rue et a été aussitôt arrêtée par la police, pour atteinte aux bonnes moeurs.Chatte voyageuse ¦ New York (AP) \u2014 La petite chatte Tabitha, qui s\u2019était perdue à bord d\u2019un Boeing-747, a été retrouvée dans les soutes de l\u2019avion, après huit heures de recherches, efflanquée mais en bonne santé.Sa maîtresse, l\u2019actrice Carol Ann Timmel a quitté l\u2019aéroport Kennedy en pleurant de joie pour conduire directement l\u2019animal chez un vétérinaire de Manhat- J tan.\ts La petite chatte a perdu un kilo i mais se porte bien.Tabitha s\u2019était -échappée de sa cage le 30 juin alors qu\u2019elle accompagnait sa maîtresse sur un vol New York-Los Angeles.Les recherches effectuées à bord de l\u2019avion étaient restées vaines et la chatte voyageuse a dû faire près de 50 000 km avant de retrouver la liberté.Hygiène ¦ Londres (Reuter) \u2014 Un Britannique sur quatre ne change pas de slip quotidiennement et une minorité «dégoûtante» d\u2019un sur cent le porte volontiers une semaine durant, révèle une enquête pour le compte d\u2019une firme de déodorants.En l\u2019étudiant de près, on s\u2019aperçoit pourtant que 11 pour cent des femmes ne partent jamais sans une culotte de rechange \u2014 mais elles ne disent pas pourquoi.L\u2019étude, réalisée sur un échantillon «représentatif» d\u2019un millier de sondés est tellement pointue qu\u2019elle fait ressortir un clivage régional \u2014 Gallois, Écossais et Anglais du Nord sont moins nombreux à se laver que dans le sud de l\u2019Angleterre.Trois pour cent des «nordistes» portent sans remords le même T-shirt pendant une semaine sans en changer.Pourtant, un Britannique sur deux au moins se dit prêt à changer de place dans les transports en commun quand l\u2019o- Soeur roulante Qui a dit que la planche à roulettes était réservée aux jeunes?Cette religieuse prouve le contraire en démontrant son habileté à manoeuvrer l\u2019engin.Après la soeur volante peut-être assi-terons nous à la naissance de la soeur roulante! deur corporelle du voisin l\u2019incommode.Fétichisme ¦ Tokyo (Reuter) \u2014 Une Japonaise de 28 ans a mis fin à la carrière d\u2019un fétichiste de petites culottes qui, en cinq ans, avait réussi à mettre la main sur un demi-millier de pièces différentes de son thème de collection favori.La police nippone a indiqué que la femme, qui a surpris Kazuyuki Tomika, un barbier de 45 ans, alors qu\u2019il fouillait sa commode de lingerie, l\u2019a poursuivi pieds nus dans les rues sur 500 mètres avant de lui mettre la main au collet et de le livrer aux policiers.Forte en course à pied dans sa jeunesse, elle a expliqué qu\u2019elle était sur ses gardes depuis un moment car ses tiroirs de commode étaient régulièrement visités.* Où sont les oies?Rien installé dans un parc en attendant que les oies se pointent le bout du nez, histoire de les croquer sur le vif, ce photographe amateur était tellement concentré qu\u2019il n\u2019a même pas vu les volatiles qui rôdaient derrière lui.Un atout majeur pour Montréal Impressionnant, ce Casino! Alain Turcotte Montréal Déjà bun servie par ses nombreuse attractions touristiques.Montréal a hérité d\u2019un atout majeur à l\u2019automne 1993 avec l\u2019implantation du Casino.À sa première année d\u2019exploitation, l\u2019établissement prévoyait des revenus bruts de 114 millions $ et un profit net de 50 millions $.Or, après seulement six mois d\u2019opération, le revenu brut se situait déjà à 137 millions $ et le revenu net, à 71 millions $.Le succès financier du Casino de Montréal a dépassé toutes les projections, clouant définitivement le bec aux opposants au projet qui s\u2019interrogeaient sur la pertinence du Gouvernement du Québec d\u2019investir 95 millions $ dans cette aventure.Situé sur l\u2019île Notre-Dame, dans l\u2019ancien édifice du Palais de la civilisation, le Casino a une capacité totale de 5300 personnes et dessert 2140 joueurs à la fois.En novembre 1994, l\u2019aménagement de nouvelles aires de jeu fera passer ce nombre à 2445 joueurs.Une première visite au Casino est franchement impressionnante.Le luxe nous enveloppe dès qu\u2019on pénètre dans l\u2019atrium.Le rouge framboise et le noir dominent la finition intérieure.Le Casino s\u2019est donné des règles d\u2019éthique.Ainsi, une tenue vestimentaire appropriée est de rigueur, ce qui exclut évidemment le port du jean, des cuissards ou des joggings Il est également interdit de consommer de l\u2019alcool dans les aires de jeu.Ces aires occupent une superficie de 20 000 mètres carrés et s\u2019élèvent sur huit niveaux.L\u2019étage des îlots de machines à sous est dominé par le bruit ahurissant des machines qui gobent ou recrachent des pièces de monnaie.Les autres étages comprennent les tables de Blackjack, de roulette et de baccara.À certains endroits, la mise minimale est de 500 $.Le Casino satisfait tous les portefeuilles.On retrouve trois restaurants, un bar à chaque étage, des guichets automatiques, boutiques de souvenirs, etc.Quelque 1800 employés (croupiers, superviseurs de tables, restauration, etc.) travaillent actuel- lement au Casino.Au moment de l\u2019embauche des 1250 premiers emplois, plus de 150 000 candidatures avaient déjà été acheminées.En novembre prochain, le Ca- sino atteindra sa pleine capacité.L\u2019établissement comptera alors 1700 machines à sous, 100 tables de jeux et un personnel de 2200 employés.Des travaux visant à ajouter des aires supplémentaires de stationnement sont en cours.Les dernières données du Casino indiquent que la portion des 18-34 ans constituent 43% de sa clientèle contre seulement 20% pour les 55 ans et plus.Feux d\u2019artifice Considérée comme la plus importante compétition du genre au monde, l\u2019International Benson et Hedges célèbre en 1994 ses dix années d\u2019existence.Depuis le 28 mai dernier, les maîtres artificiers en mettent plein la vue à tous les week-ends sur le site de la Ronde.Tous les spectacles de juillet se déroulent le dimanche.Il n\u2019en reste plus que trois, soit les États-Unis (17 juillet), la France (24 juillet) et le spectacle de clôture (31 juillet) donné par le directeur artistique de la compétition, Giovanni Panzera.Plus de 17 millions de spectateurs ont assisté au fil des ans à l\u2019International Benson et Hedges.La première année avait attiré à elle seule 5,7 millions de personnes.Pour un seul spectacle, chaque firme lance en moyenne 3500 pièces pyrotechniques, ce qui équivaut à 2000 kilos d\u2019explosifs.Les participants doivent utiliser 3000 mortiers (canons), 250 tonnes de sable pour les enfouir et 250 kilomètres de fil électrique pour mettre le feu aux bombes lumineuses.Les auteurs du meilleur spectacle recevront le Jupiter d\u2019or, trophée décerné par un jury de 30 per- Une première visite au Casino est franchement impressionnante.Le luxe nous enveloppe dès qu\u2019on pénètre dans l'atrium.sonnes.En plus du personnel de la Ronde, chaque feu mobilise chaque soir quelque 375 policiers et 70 pompiers* -^
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