Le nouvelliste, 18 juillet 1992, Cahier 2
[" Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 18 juillet 1992 Plus £1 1UO ¦ msmm LM Pêcheur depuis 40 ans, | Gaston Dupuis ne changerait ¦ pour tout l'or du monde vv : La passion du métier est toujours là iü ;?> ; -.s k tt \u2014L Martin Lafrenière Pointe-du-Lac La pêche, c\u2019est une histoire de famille pour les Dupuis.Le père, Ernest, a montré le chemin à ses trois fils, Roger, Jules et Gaston car cette famille a toujours vécu de la pêche commerciale.Même si le métier de pêcheur demande beaucoup d\u2019effort, Gaston Dupuis ne voudrait pas faire autre chose pour tout l\u2019or du monde.Malgré ses 61 ans, M.Dupuis a conservé intacte sa passion de la pêche commerciale.«C\u2019est un dur métier, mais quand tu aimes ça, tu es prêt à travailler autant.» La pêche commerciale étant concentrée du mois d\u2019avril au mois de novembre, les pêcheurs passent un hiver assez tranquille.Les tâches de la saison morte consistent à réparer les embarcations et les filets afin que tout l\u2019équipement soit en ordre pour le printemps.En arrivant au chalet de Gaston Dupuis, on s\u2019aperçoit rapidement que l\u2019homme de 61 ans est encore vite sur ses patins.Enjoué, plein d\u2019énergie, ce ne sont pas ses 40 ans de carrière à pêcher différentes espèces de poissons qui ont ralenti son amour du métier.Mercredi, 5 h 30.La journée d\u2019un pêcheur débute assez tôt merci.L\u2019avantage de commencer sa journée de travail à l\u2019aube est l\u2019absence quasi-totale du vent sur l\u2019eau, ce qui facilite quelque peu le dur labeur du pêcheur.«Du rant la bonne période (printemps et automne), nos filets peuvent capturer plus de 200 kg de poissons par jour.Il faut commencer nos journées de bonne heure», fait remarquer M.Dupuis.Aussitôt embarqué dans sa chaloupe longue de 5 mètres, notre pêcheur s\u2019éloignera d\u2019à peine deux kilomètres des terres pour aller vérifier ce que ses verveux ont réussi à ramasser au cours de la nuit.Le filet, dont la hauteur atteint un mètre, a la forme d\u2019une grosse cage.Fixé à des joncs, ce type de filet est utilisé pour pêcher l\u2019anguille, la perchaude et la barbotte.Au cours d\u2019une tournée avec lui, sur le lac, la récolte de ces deux espèces fut assez maigre car ces types de poissons préfèrent l\u2019eau fraîche du printemps et de l\u2019automne.Cependant, quelques écrevisses et anguilles faisaient partie de la récolte.Si la perchaude a la cote d\u2019amour des Québécois, ceux-ci lèvent toutefois le nez sur l\u2019anguille.Même M.Dupuis, qui mange quatre repas de poisson par semaine, a dédain de ce genre de serpent de mer.Les Européens, encore plus les Japonais, raffolent de l\u2019anguille fumée et mari-née.«On en exporte beaucoup dans les vieux pays.Montréal, avec ses nombreuses ethnies, est une des rares villes au Québec où on vend de l\u2019anguille», de préciser M.Dupuis.La pêche à l\u2019esturgeon À plus d\u2019un kilomètre plus à l\u2019ouest sur le lac Saint-Pierre, les filets conventionnels nous attendaient avec une belle surprise: quatres beaux esturgeons, dont la grosseur a réjoui notre pêcheur, venaient de frapper leur Waterloo.Tout comme les anguilles, ce poisson est peu populaire ici.«On en mange un peu au Québec mais la plupart des esturgeons sont exportés aux États-Unis», ajoutait M.Dupuis.Les filets employés pour la pêche à l\u2019esturgeon sont faits de nylon.Malgré leur minceur, ces filets de 2 mètres sur 15 mètres peuvent supporter une charge de poissons d\u2019environ 90 kg.(Photo Abel Gianni Corbol Après avoir été pêchés, les poissons encore vivants prennent le chemin des usines de transformation ou des petits ateliers des pêcheurs.Depuis les 40 dernières années, M.Dupuis s\u2019est toutefois développé une fidèle clientèle locale.«Notre journée de travail ne s\u2019arrête pas après avoir ramené nos prises.On vide le poisson, on le nettoie et on l\u2019entrepose dans des chambres froides.Le poisson prendra ensuite la route des usines de transformation.» Pour sa part, M.Dupuis garde une certaine quantité de poissons qu\u2019il prépare selon le goût de sa clientèle.C\u2019est bon pour la santé Il y a quelques lunes, des biologistes ont affirmé que le lac Saint-Pierre regorgeait de pollution.Par le fait même, les pois- sons qu\u2019on y pêche doivent l\u2019être quelque peu.«Je ne pense pas que les poissons sont si pollués qu\u2019on le dit.Après tout, si c\u2019était dangereux pour la santé de manger du poisson qui a été pêché dans le lac Saint-Pierre, le ministère ne nous émettrait pas de permis.» La clientèle est-elle toujours aussi abondante?«Nous avons perdu des clients.Mais je suis sûr que les gens qui craignent de s'empoisonner ont peur pour rien.Le bon Dieu a mis des poissons dans les lacs et les rivières; c\u2019est pour les manger!» Si un pêcheur veut profiter de tous les avantages de la vie terrestre, il lui faudra consacrer une dizaine d\u2019heures de travail par jour, sept jours par semaine.«Ce n'est pas parce qu'on est le dimanche qu\u2019il n\u2019y a pas de poissons dans les filets.Pour vendre beaucoup de poissons, il faut travailler sans compter les heures», confesse M.Dupuis.Le travail de pêcheur a ses exigences, mais il offre plusieurs avantages.La tranquillité sur les cours d\u2019eau, le travail en plein air et «être son propre patron» ont convaincu Gaston Dupuis de faire le même métier que son père.M.Dupuis continuera de taquiner le poisson jusqu\u2019à l\u2019heure de la retraite, s\u2019il conserve la santé.Comme sa dernière visite chez un médecin remonte à une quinzaine d\u2019années, les 48 mois qui le séparent de sa retraite ne devraient pas constituer un obstable pour ce jovial pêcheur.* Rogei* Joubert Malgré ses 63 ans.Roger Joubert, avec son éternel accent marseillais, n'a pas vieilli.Dans ses yeux, il y a toujours cette étincelle d'humour et de vie.À l'entendre parler, mais surtout à le voir jouer avec son fils de neuf mois.Raphael, on sent bien que le comédien s'est assagi avec les années.Il semble plus serein et plus tranquille.«Mon enfant m\u2019a redonné une jeunesse extraordinaire.» déclare t-il tout en regardant son bébé avec amour.\u2014 page P4 P2 Le Nouvelliste samedi 18 (uillet 1992 O O Un lézard têtu Chris Hernandez de Miami qui ne parvenait pas à faire fonctionner sa voiture a eu la surprise en soulevant le capot de découvrir un énorme lézard de deux métrés de long (notre photo) installé au milieu du moteur.L'animal avait brisé la courroie d'alternateur et bloquait la direction du véhicule.Le propriétaire n\u2019a jamais pu faire sortir le lézard têtu de son logement.Il a fallu faire appel à un spécialiste des captures d'animaux qui a endormi la bête, puis l'a enduite de détergent pour la rendre glissante avant de démonter le moteur.Les lézards de ce type, originaires d\u2019Asie, peuvent atteindre trois mètres de long et 45 kilos.Un chat persévérant ¦\tBordeaux, France (AP) \u2014 Picsou, un chat de deux ans et demi perdu il y a un an, a parcouru un millier de kilomètres pour revenir à la maison familiale, ont affirmé ses maîtres.L\u2019animal avait été offert à Aurélie, la petite fille handicapée de M.et Mme Assemat, âgée de trois ans et demi.Mais en juillet 1991, les Assemat avaient perdu Picsou au camping de Mimizan, dans les Landes.Le chat avait disparu, et ils avaient dû rentrer chez eux sans lui.11 y a quelques jours cependant, la famille Assemat a eu la surprise et la joie de voir réapparaître Picsou \u2014 amaigri et la queue coupée \u2014 à leur domicile, un petit pavillon de Grugny, dans la Seine-Maritime.Le chat avait fait un millier de kilomètres environ pour retrouver ses maîtres.Enchères de célibataires ¦\tMoscou (Reuter) \u2014 Les premières «enchères de célibataires» n\u2019ont guère connu de succès, à Moscou, une petite centaine de femmes s\u2019étant déplacées pour admirer les charmes des dix hommes «disponibles».Deux des célibataires ont connu l\u2019humiliation d\u2019un deuxième passage sur les planches avant qu\u2019une femme se décide à saisir l\u2019occasion d\u2019une soirée en ville avec lui.L\u2019idée a été concoctée par une société de services russe, qui a vu là un bon moyen de se faire de la publicité, et a réussi l\u2019exploit d\u2019attirer presque autant de journalistes que de spectateurs.Les clientes sérieuses étaient regroupées près de la scène, avec en main la photo de tous les «articles» disponibles.La plupart étaient munies d\u2019une liste de questions et d\u2019un carnet de notes.Les dix «articles», tous plus ou moins en quête d\u2019une compagne âgée de 22 à 52 ans, étaient proposés pour un prix minimum de 200 roubles (2 $).Le célibataire devait empocher 20 pour cent de son prix de vente, en dépenser 30 pour cent pour of- frir un cadeau à la belle et passer avec elle le reste de la soirée.Vaches intelligentes! ¦\tTokyo (AP) \u2014 On peut faire beaucoup de choses avec un récepteur d\u2019appels de poche, y compris s\u2019en servir pour rassembler son bétail à l\u2019heure du repas, comme Atsuo Minari, éleveur à Shimane, dans le sud-ouest du Japon.Cela semble marcher.Quelques vaches, spécialement entraînées, ont appris à quitter leur pâture en entendant le «bip» du récepteur accroché à un collier pour rejoindre leurs mangeoires.L\u2019apprentissage \u2014le bip résonnait tandis que les vaches mangeaient des poussses de blé, qu\u2019elles préfèrent à l\u2019herbe\u2014 n\u2019a duré qu\u2019une semaine.«Les vaches sont presque aussi intelligentes que les chiens», commente Atsuo Minari, même si parfois certaines continuent à ruminer malgré l\u2019appel.D\u2019autres expériences, financées par le gouvernement, sont menées à Shimane, exploitation réputée pour la qualité de sa viande.Elles consistent également à utiliser les sons pour rassembler le bétail: la main-d\u2019oeuvre manque, les jeunes étant d\u2019avantage attirés par la ville que par les champs.L\u2019année dernière, donc, on a pu constater que diffuser des enregistrements de musique classique ou de piano faisait rentrer le bétail au bercail.De plus, les vaches semblent plus sensibles à la musique qu\u2019au «bip» du récepteur.Mais elles paissent parfois trop loin pour entendre la musique.Détective et prostituée ¦\tParis (AP) \u2014 Une femme de 39 ans, prostituée la nuit et détective privée le jour, a été interpellée à Paris dans le XVIle arrondissement.C\u2019est dans le quartier de l\u2019Étoile que Liliane Quesnel, dite «Gennifer», racolait ses client au volant de son véhicule, selon les policiers# Une soeur dans le vent! Quoi de mieux pour prendre l\u2019air qu'une balade en moto par une belle journée ensoleillée.Soeur Amailia en profite pleinement.Une journée par année, depuis trois ans, les membres d\u2019un club de Harley Davidson de Kenosha au Wisconsin se rendent à la maison pour personnes âgées de St-Monica et offrent des tours de moto aux pensionnaires et aux membres du personnel qui le désirent.Il semble que l'activité soit très prisée par soeur Amailia et plusieurs autres.Un combat de tous les instants Vivre en français Æ en Alberta: oui, si A gauche, la présidente de l'Association canadienne-française de l\u2019Alberta à Calgary, Mme Danielle Launière, en compagnie de l\u2019agente de développement du même organisme, Mme Marlène Boëda.Guy Veillette Calgary analogie sonne drôle.Les francophones de l\u2019Alberta.Dans un coin de pays où le Reform party soulève tant de passion, une petite communauté de 65 000 personnes lutte chèrement à chaque jour pour conserver le droit de vivre dans sa langue.Vivre en français à Calgary, utopie d\u2019un groupe composé de passionnés ou réalité quotidienne?La présidente régionale de l\u2019Association canadienne-française de l\u2019Alberta, Mme Danielle Launière, fait partie des gens qui élèvent la voix pour faire respecter les droits des francophones, plus particulièrement à Calgary.Contrairement à ce que plusieurs reportages laissent entendre depuis des lunes, elle souligne que la relation avec les anglophones se porte drôlement bien.«La population anglaise demeure très ouverte à la francophonie, annonce-t-elle.F.lle est même vendue à l'immersion en français; l\u2019atmosphère entre les deux groupes est bonne.» En effet, lorsque la question de l\u2019immersion est abordée, l\u2019Alberta agit comme une meneuse dans les provinces de l\u2019Ouest.À Calgary seulement, on compte pas moins de 70 écoles qui proposent aux anglophones des cours dans la langue de Molière.L\u2019école Sainte-Anne représente par contre la seule institution scolaire entièrement française à Cal-gary, de la première à la douzième année.On en compte une dizaine pour l\u2019ensemble de la province.Le fait français s\u2019étend aussi au niveau des médias écrits.Le Franco constitue un hebdomadaire bien établi en Alberta, et Cal-gary vient de se doter, depuis quelques semaines à peine, de son outil d\u2019information français, le Calgarien.De plus, l\u2019ACFA rejoint directement 800 des 12 000 francophones de la Ville des cowboys.En province, l\u2019association regroupe environ 5000 membres.Pour le moment, l\u2019ACFA caresse un projet des plus ambitieux: le centre scolaire communautaire, qui engloberait l\u2019école Sainte-Anne et le pavillon Saint-Paul, de même qu\u2019un centre culturel.Pour le moment, comme c\u2019est souvent le cas lorsqu\u2019il est question des minorités francophones à travers le pays, les gouvernements provincial ,et fédéral se lancent continuellement la balle.Mais surtout, cette nouvelle compréhension, ce changement de cap de la majorité.«Nous possédons beaucoup de contacts avec les anglophones, se réjouit la présidente de l\u2019ACFA.Nous sentons qu\u2019ils ont une volonté de connaître l'autre côté de la médaille.Nous échangeons continuellement avec eux, et peu importe ce qui arrivera au pays, nous sentons qu\u2019ils voudront continuer à maintenir ces relations.» La réalité au grand jour Même si ces données laissent transparaître un certain optimisme sur la francophonie albcrtai-ne, il reste que la réalité quotidienne demeure un combat de tous les instants dans cette mer anglophone.Ironiquement, comme il arrive trop souvent dans ces communautés à l\u2019extérieur du Québec, les pires ennemis des francophones deviennent sou- vent.les francophones.«Il s'agit d\u2019un trait typique des francophones, rappelle Mme Launière.Quand il y en a un dans le groupe qui connaît du succès, les autres cherchent souvent à frapper dessus.Certains se préoccupent souvent de leur bien-être personnel avant celui de la communauté.Nous avons eu nos petites chicanes de cuisine, mais depuis les deux dernières années, nous avons pu créer une communauté très ouverte.» Malgré la résistance qui s\u2019organise de mieux en mieux, l\u2019assimilation poursuit son oeuvre.Un rocambolesque taux de 64Vo par génération, confie le plus naturellement du monde l\u2019agente de développement de TACFA à Cal-gary, Mme Marlène Boëda.Même que la présidente de la Cal-gary French Connexion Inc., Mme Suzanne Sawyer, confie que ce taux atteint 95,7o si les enfants doivent vivre avec une mère anglophone.Et à Calgary, la situation semble encore pire.Au cours des années 70 et au début des années 80, lors des belles années de la conquête du pétrole, de nombreuses familles québécoises ont participé à la spectaculaire expansion de la ville.Cependant, comme il s\u2019agissait d\u2019une population venue chercher la richesse avant tout, la fin du Klondike a signifié le départ de plusieurs familles francophones, qui ont préféré retourner à leur province d\u2019origine.«La population francophone est plus stable à Edmonton», souligne Mme Boëda.Malgré tout, en général, la mer anglaise n\u2019épargne pas les jeunes.Mais pour Mme Launière, il ne faut pas presser trop vite sur le bouton de panique.Même si elle reconnaît que les étudiants francophones optent souvent pour T«autre langue» dans leur propre cour d\u2019école, elle soutient qu\u2019à l\u2019âge adulte, le scénario se modifie.«Plusieurs personnes ne réalisent pas toute la fierté de leur langue jusqu'à ce qu\u2019elles aient des enfants.À partir de là, on se souvient que nos parents avaient bien raison de nous faire parler français à la maison!» Conscientisation En cette intense période d\u2019échanges constitutionnels, la séparation du Québec apparaît souvent dans les discussions.En fiers Franco-Albertains qu\u2019ils sont, les représentants de ces communautés n\u2019affirmeront jamais claire-, ment que la présence de la Belle province au sein de la confédération canadienne demeure essentielle à la survie du français dans l\u2019Ouest.Déjà que, présentement, la chaleur du grand frère ne se fait pas sentir tellement souvent.«Ce qui nous ennuie beaucoup, c\u2019est l\u2019ignorance des Québécois sur l\u2019existence des francophones dans les autres provinces.Nous avons d'ailleurs passé un message à Gil Rémillard (le ministre québécois des Affaires intergouvernementales était de passage durant le Stampede de Calgary).Quoi qu'il arrive, nous voulons que vous sachiez que nous faisons partie de la même famille!» Mme Sawyer emploie moins de détours.Militante convaincue, elle prétend tout de même que la peau des francophones hors-Qué-bec ne vaudra pas cher dans l\u2019éventualité de l\u2019éclatement du pays.«Ne nous lâchez surtout pas, sinon ce sera la foire ici.Nous serions alors écrasés, aplatis.»# Chacun son président Les petits secrets de la Maison-Blanche Nita Lelyveld Washington (AP) Le président Roosevelt mangeait des cailles au petit déjeuner, Mme Eisenhower aimait que sa chambre soit décorée de roses rouges, Lyndon Johnson avait un caractère épouvantable.Voici quelques-uns des petits secrets de la Maison-Blanche dévoilés lors du Festival annuel du folklore américain par les maîtres de maison, cuisiniers, couturières et fleuristes qui ont été au service des présidents américains.«Dans la plupart des cas, vous avez très peu de contacts avec le président et son épouse», relève Alonzo Fields, 92 ans, qui a travaillé à la Maison-Blanche pendant 21 ans, de Hoover à Eisenhower.Il faut avoir une certaine personnalité pour réussir dans ce milieu, précise l\u2019ancien maître de maison: «Il faut être sérieux, savoir parler à voix basse, ne jamais rire bruyamment ni faire tomber des plats.» Mais tout cela ne vous empêche pas de tendre l\u2019oreille.Et Alonzo Fields ne s\u2019en est pas privé tandis qu\u2019il servait le café aux petits déjeuners ministériels quotidiens organisés par le président Truman, qu\u2019il se tenait discrètement derrière les fauteuils des chefs d\u2019États étrangers et surtout chaque soir, lorsqu\u2019en queue de pie il servait le dîner à la première famille des États-Unis.Chacun son président Tandis que les hôtes de la Maison Blanche vont et viennent, la plupart des domestiques restent en poste pendant plusieurs mandats et chacun a son président favori.«Les Hoover étaient très rigi des et nous traitaient comme de simples serviteurs», se souvient M.Fields.«Beaucoup d\u2019entre nous trouvaient que Mme Hoover était snob.» En revanche, les Truman s\u2019étaient tellement attachés à M.Fields qu\u2019ils sont restés en contact avec lui longtemps après avoir quitté la Maison-Blanche.«M.Truman me disait souvent: Bonjour, comment allez-vous?Nos rapports n'étaient pas du tout ceux d\u2019un domestique avec son maître.Nous étions tous deux serviteurs du gouvernement.» Les Kennedy \u2014 et surtout Jacqueline \u2014 n\u2019hésitaient pas à bouleverser les traditions de la Maison-Blanche.Dès leur emménagement, M.Fields fut prié de laisser son queue de pie au vestiaire et de servir le dîner dans une tenue moins formelle.Aux bouquets de fleurs très ordonnés qu\u2019affectionnait Mme Eisenhower, Jacqueline préférait les bouquets champêtres.F\u2019our avoir garni les assiettes de plusieurs familles de présidents, des Johnson aux Reagan, l\u2019ex-cuisinier Henry Haller a plus d\u2019une anecdote à raconter sur le règne des Carter.Une fois, le président lui a annoncé à peine une semaine à l\u2019avance que 1300 personnes étaient invitées à dîner sur la pelouse gazon de la Maison-Blanche pour célébrer la signature des accords de Camp David.Il s\u2019en est très bien tiré et, après tout, c\u2019était son travail.# U Nonnütstt samedi 18 (uillet 1992 P3 / Echange Franco-Québécois Tout un défi pour 11 jeunes du pavillon Bourgeois t \u2019I T i * ï\u2018 ^ J* V'\t' A : Dans l\u2019ordre habituel (devant): Jonathan Grisé, Manuel Coulombe, Sylvain Bordeleau et Jean-François Bradette.Sur la deuxième rangée: Frédéric Gazaille, Éric Baril, Yannick Lelaidier, Dave Barbeau, Jean-Sébastien Bolduc, Paul Couture, responsable du projet, David Roy Létourneau et Frédérick Cloutier.Derrière: Danielle Landry et Paul Vincent, éducatrice et éducateur au pavillon Bourgeois.Ysabelle Duchesne Trois-Rivières A l\u2019été 1990, un groupe de jeunes Français était accueilli au pavillon Bourgeois de Trois-Rivières, un centre de réadaptation pour jeunes.11 avait été convenu à ce moment que ce premier volet pourrait éventuellement être suivi d\u2019un second où, celte fois, des adolescents du pavillon Bourgeois débarqueraient en France.Au début de l\u2019année, les hôtes français relançaient leur invitation.Depuis, c\u2019est la folie furieuse à Bourgeois! Les 11 jeunes du pavillon qui prendront part à l\u2019expedition s\u2019embarqueront pour la France le 23 juillet.Ce séjour de trois semaines les conduira dans les régions de Verdun et du mont Saint-Martin.Bien que l\u2019avion n\u2019ait pas encore pris son envol, les jeunes plannent littéralement.«Je n\u2019arrive toujours pas à y croire! Je pense que je vais réaliser ce qui m\u2019arrive à mon retour de France seulement», s\u2019exprime Frédéric Gazaille, un jeune de 16 ans.Jumelés, pendant la première semaine du périple, avec les jeunes de l\u2019association meusienne, les cousins du pavillon Bourgeois, ils accompliront quelques travaux communautaires et visiteront les endroits historiques importants de la région de Sainte-Foy-de-Tarentaise.Des randonnées pédestres et une excursion en «rafting» sont également à l\u2019horaire.Lors de leur passage au mont Saint-Martin, situe sur la frontiè- re entre la Belgique et le Luxembourg, les jeunes en profiteront pour faire une escapade en Allemagne.Des activités de quartier occuperont le reste de leur temps.«Le voyage est l\u2019occasion idéale pour rencontrer des gens différents, pour partager et échanger certains aspects de nos cultures», livre à son tour Éric Baril.Processus de réadaptation À Bourgeois, l\u2019échange Franco-Québécois est essentiellement perçu comme un «moyen» et ne constitue d\u2019aucune façon un but en soi.L\u2019expérience s\u2019inscrit dans une perspective d\u2019intensification du processus de réadaptation des jeunes.Les intervenants sont persuadés que ce déséquilibre positif amènera une série de mises en situation où les adolescents auront tout intérêt et avantage à modifier, rapidement et de concert avec le groupe, leurs comportements.«Nous sommes conscients qu\u2019il est impossible de plaire à tout le monde lorsque nous vivons en groupe.L\u2019important, c\u2019est de s\u2019accepter avec nos qualités et nos défauts», confie Éric, le regard perçant.«Nous nous soutiendrons mutuellement.On va s\u2019encourager, pis on va se rendre jusqu'au bout et revenir!», lance Frédéric.Depuis le tout début, l\u2019équipe poursuit un même but, soit celui de s\u2019assurer que cette activité va rapporter le maximum à chacun des participants.Afin d\u2019évaluer et de mesurer cet apport, des objectifs spécifiques ont été définis.Tout d\u2019abord, l\u2019adolescent devra identifier jusqu\u2019où et comment il a su accroître l\u2019utilisation de ses principales forces et amoindrir ses principales faiblesses.Dans un deuxième temps, chaque jeune devra être en mesure d\u2019identifier concrètement l\u2019impact de son implication et celui du fonctionnement collectif sur l\u2019évolution et le climat de leur groupe.«Lors d\u2019une réunion, les jeunes ont rédigé une charte où y figurent les dix commandements du voyageur.Le respect de soi et des autres, l\u2019implication de chacun, l\u2019entraide, l\u2019écoute, le savoir-vivre, etc.sont autant de régies qu\u2019ils ont définies ensemble, tout en se donnant des moyens pour les appliquer», explique M.Couture, responsable du projet.En troisième lieu, chaque membre doit pouvoir évaluer en quoi lui et ses pairs ont su représenter adéquatement les facettes importantes de leur culture et ont réussi à faire une synthèse des éléments découverts dans la culture de leurs hôtes.«À un moment, dans le cadre d\u2019un travail de recherche.chaque jeune devait présenter une parcelle de l\u2019histoire québécoise et canadienne.C\u2019est fou comme ils étaient motivés et disponibles à apprendre! Ils se sont même intéressés à notre système politique!» Tout un défi! L\u2019échange Franco-Québécois est entièrement autofinancé.Les instigateurs ont tenu à ce que les adolescents soient mis à contribution tout au long de cette démarche.Ils ont également encouragé l\u2019implication des parents au niveau de certaines activités de financement.La réussite de cette expédition dépend donc de l\u2019effort collectif de tous les partenai- res! Une somme de 11 000 $ permettra aux adolescents et aux intervenants qui les accompagnent de couvrir la totalité des frais de séjour.Il va de soi que la campagne de financement bat son plein! Au printemps, une vente de produits de l\u2019érable a permis d\u2019amasser une bonne partie du budget.Lorsque la fête de Pâques s\u2019est annoncée, les mousquetaires ont cuisiné des poules et des lapins en sucre d\u2019érable.«C\u2019était l'enfer! Nous avons eu la collaboration d\u2019une érablière, ce qui nous a permis de vendre des produits de haute qualité à des prix plus que compétitifs», s\u2019emballe le responsable du projet.Puis, les jeunes ont entrepris de vendre des chandails et des casquettes.Bientôt, tout le personnel («et toute la famille», s\u2019exclame Frédéric!) s\u2019équipait pour l\u2019été! Il y a peu de temps, un tirage de moitié-moitié faisait un heureux gagnant de 250 $.Plusieurs travaux communautaires étaient également planifiés: déchargement de marchandises, ménage dans les unités pavillonnaires, travaux à la maison, etc.«Nous avions pris l\u2019engagement avec le centre plein air Ville-Joie de nettoyer la plage du lac Saint-Pierre.Bien entendu, les crues du printemps avaient été dévastatrices.Les gars étaient découragés! Il faut dire que la plage à cette hauteur est drôlement grande.Après un moment d\u2019hésitation, nous nous sommes mis à la tâche.Fin fin d\u2019après-midi, le travail était fait, et bien fait.Bon sang! Ils avaient toutes les raisons du monde d\u2019être fiers!» raconte M.Couture.De retour de France, le groupe veillera à assurer la bonne marche du stationnement des véhicules au Grand Prix de Trois-Rivières.Puis, une dernière grande vente de «hot-dogs» clôturera les activités de la bande.«Il est important de mentionner que nous avons également été commandités par la Cordonnerie Plante et le club Lions de Plessisville», précise l\u2019éducateur.Des effets à long terme Tous les efforts des derniers mois font preuve de la volonté incontestable qu\u2019ont les jeunes de vouloir modifier leurs comportements et cheminer dans leur plan d\u2019aide individualisé.Déjà, les différents intervenants notent des progrès et une collaboration remarquables.À la maison, les relations sont beaucoup moins tendues.Il règne une atmosphère agréable.«Nous sommes convaincus que ce projet est la clef de la réussite du retour des jeunes dans leur milieu familial», a conclu M.Couture.Le projet semble effectivement faire l\u2019unanimité puisque les jeunes, de leur côté, sont tout aussi convaincus d\u2019une chose: «Même si nous sommes au pavillon, nous pouvons nous en sortir!», confie sans hésitation Frédéric.* Si extraordinaires soient-elles, les vitamines ont leur limite Québec (PC) importantes études scientifiques sont en cours à travers le monde afin de mesurer l\u2019impact des vitamines naturelles (de la vitamine A à la vitamine K en passant par la B, la C, la E et toutes les autres) sur la santé de l\u2019être humain.Chaque jour, des chercheurs, installés dans des laboratoires sophistiqués, découvrent leur potentiel inoui.Les récentes études épidémiologiques réalisées auprès des peuples de la planète qui favorisent une plus grande consommation de fruits, de légumes et de poisson dans un régime à faible teneur en gras sont à l\u2019origine de cette effervescence.C\u2019est un fait reconnu que les Japonais vivent plus longtemps que les Nords-Américains dont la consommation quotidienne de légumes se limitent souvent à la feuille de laitue dans le «cheeseburger».Les vitamines sont particulièrement abondantes dans les fruits et les légumes mais ou en trouve aussi dans la viande, le poisson, le lait, les oeufs, les céréales et les lé- gumes secs.Révélations intéressantes Durant 25 jours, le professeur américain Elliot Dick a administré deux grammes de vitamine C à huit étudiants volontaires et un placebo (substance qui ressemblait à la vitamine C mais qui n\u2019en contenait pas) à huit autres étudiants.Par la suite, tous les sujets ont été mis en contact avec huit étudiants affectés par le rhinovirus 16, l\u2019un des virus les plus fréquents de la grippe.Résultat: six des huit étudiants sous vitamine C ont contracté le rhume comparativement à sept chez les sujets sous placebo.Toutefois, la durée de l\u2019infection a été réduite de 40 pour cent dans le groupe vitamine C.Et tous les symptômes habituels du rhume ont été considérablement amoindris.Dans une étude réalisée auprès de 1500 femmes, âgées de 45 à 80 ans, le docteur Cees Vermeer de l'Université de Limburg à Maastricht, dans les Pays-Bas, a constate que la femme qui subit d\u2019importantes pertes de calcium à travers scs urines, (veut réduire cette carence de 50 pour cent en absorbant, chaque jour, des doses infimes de V I.cs personnes qui seraient tentées de se gaver de suppléments vitaminiques pour remplacer les fruits et les légumes feraient bien d\u2019y penser à deux fois.vitamine K.À l\u2019aide de tests biochimiques complexes, le docteur Ishwarlal Jialal, du Southwestern Medical {'enter de l\u2019Université du Texas, à Dallas, a pu constater que les vitamines antioxydantes (la F- pat exemple) pouvaient freiner la croissance des dépôts lipidiques caractérisant l\u2019artérosclérose, une maladie artérielle généralisée.Des chercheurs affirment que: \u2014\tles vitamines influencent directement la santé de la plupart des organes du corps humain et qu\u2019une consommation régulière en quantité suffisante peut réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de cancers, d\u2019ostéoporose et de neurodégénérescence; \u2014\tla bêtacarotène.abondante notamment dans les carottes, le brocoli, les épinards, la cantaloupe et les abricots, peut réduire les risques de cancer du poumon; \u2014\tla vitamine C peut protéger l\u2019être humain contre un certain nombre de cancers dont celui de l\u2019estomac et de l\u2019oesophage; \u2014\tla vitamine C retarde l\u2019apparition de la cataracte chez les personnes qui en consomme en quantité suffisante; \u2014\tla vitamine A contribue au maintien des structures et fonctions normales de la peau et améliore les peaux sèches et rugueuses; \u2014\tla vitamine E freine la déshydratation de la peau et renforce sa résistance.Grâce à scs propriétés anti-oxydantes, elle protège contre les effets nocifs des rayons ultraviolets; \u2014\tla vitamine E contribue aussi à ralentir le processus de vieillissement; \u2014\tles vitamines B5 et B6 favorisent une meilleure santé des ongles; \u2014\tla vitamine B5 ralentit la chute des cheveux et en favorise la repousse; \u2014\tla vitamine D est soupçonnée d\u2019être liée directement à la capacité de l\u2019organisme à sécréter l\u2019insuline.Mais les vitamines, si extraordinaires soient-elles, ont leur limite.Contrairement à une opinion encore répandue, elles ne stimulent pas l\u2019appétit sexuel.Non plus qu\u2019elles n\u2019améliorent les capacités intellectuelles d\u2019un individu.Tout au plus a-t-on pu relever qu'un déficit en vitamines Bl, B6, B12 et en acide folique peut se traduire par des pertes de mémoire, une baisse de concentration, de l\u2019irritabilité ou un sommeil déficiant.Les suppléments Les personnes qui seraient tentées de se gaver de suppléments vitaminiques pour remplacer les fruits et les légumes qu\u2019ils n\u2019ont pas l\u2019habitude de consommer, fe-j raient bien d\u2019y penser à deux fois.Selon le Guide alimentaire ca-; nadien, les vitamines A et D de-même que le fer et le fluor, sont des; exemples de suppléments qui peu-; vent occasionner des problèmes: graves.De même, la vitamine C à fortes doses peut provoquer des troubles de reins et de vessie.Il existe 13 vitamines essentielles pour le maintien de la santé.Ce sont les vitamines hydrosolubles, du groupe B, et les vitamines lipo ' solubles (A, D, E et K).Elles nous sont toutes fournies par des aliments disponibles à l\u2019épicerie.Ces vitamines sont cependant fragiles.Les fruits et les légumes-doivent être consommés assez rapidement après avoir été achetés car leur teneur en vitamines décroît avec le temps.Il faut savoir également que la valeur nutritive des denrées alimentaires peut \\arier selon les conditions de la récolte, les méthodes d\u2019ent reprosage et de transformation utilisées.Une exposition pro^nftpee ù l\u2019air, ou un excès de cuisson peuvent di-î minuer de façon significative la te ! neur en vitamines de plusieurs ali-! ment s * P4 Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 18 juillet 1992 Roger Joubert Arts et spectacles «Mon enfant m'a redonné une jeunesse extraordinaire» Nancy Massicotte Pointe-du-Lac Malgré ses 63 ans, Roger Joubert n\u2019a pas vieilli.Dans ses yeux, il y a toujours cette étincelle d\u2019humour et de vie, celle-là même que l\u2019on retrouvait dans le regard du chef cuisinier de «Chez Denise».Et cet éternel accent marseillais, qui le caractérise si bien dans le coeur des Québécois, il ne s\u2019en débarrassera jamais.«Jamais, je ne pourrais le perdre.J'ai eu beau essayer mais ça sonnait vraiment faux», raconte-t-il.À l\u2019entendre parler, mais surtout à le voir jouer avec son fils de neuf mois, Raphael, on sent bien que le comédien s\u2019est assagi avec les années.Il semble plus serein et plus tranquille.«Mon enfant m'a redonné une jeunesse extraordinaire.Je lui cuisine moi-même ses petits plats.Et pas question de nourriture en pots», déclare M.Joubert, tout en regardant son bébé avec amour.Celui-ci ne renie d\u2019ailleurs pas ses parents.Il a les yeux de sa mère, la comédienne Johanne Fontaine et le sourire de son papa.«Au début, je ne voulais pas d'un quatrième enfant.J'avais déjà un fils de 32 ans et des jumeaux de 22 ans.Mais, lorsque je l\u2019ai vu sortir du ventre de sa mère, je n'ai pas regretté ma décision, j'en avais les larmes aux yeux», affirme le comédien-musicien, tout en s\u2019affairant dans la cuisine.Roger Joubert est le compagnon de vie de la comédienne Johanne Fontaine depuis près de onze ans.Et aucune union maritale n\u2019est prévue.«Je ne crois pas au mariage.Pour moi, ce n'est qu'une signature qui ne veut rien dire.L'important dans un couple, c'est d'être insécure.Car, ainsi, on essaie toujours d\u2019être le plus gentil possible avec sa conjointe, en sachant très bien qu'elle ne nous appartient pas», déclare ce natif du Verseau.Par contre, il avouera plus tard s\u2019être marié avec Denise Emond, notre Ti-Mousse nationale, et avec la chanteuse Christine Charbonneau.Originaire d\u2019Avignon, en France, Roger Joubert a commencé à suivre des cours de piano à l\u2019âge de 8 ans.«Vers 18 ans, j\u2019ai décidé d\u2019en faire mon métier.Ce qui fait qu'un an plus tard, j\u2019étais devenu l'accompagnateur d'une chanteuse dans les cabarets de Paris».Et puis, un beau matin, il reçoit une offre des plus alléchantes.«La chanteuse m'appelle pour me demander si je veux la suivre en Amérique pour une tournée des cabarets.L'Amérique! Ah! les néons, les grands espaces.Je ne pouvais pas refuser ça», raconte le musicien avec de grands gestes.Mais, son arrivée en terre québécoise le déçoit.«L\u2019aéroport était construit en planches de bois et lorsque j'ai vu le bar où l'on devait faire notre spectacle, j'ai failli tomber.C\u2019était un petit cabaret de Québec.«Chez Gérard», poursuit le comédien.Comme Roger Joubert, «Chez Gérard» devait, au fil des ans, acquérir une grande notoriété pour devenir le cabaret des grandes vedettes, à Québec.La chance finira par lui sourire.«J'ai rencontré à Montréal un vieil ami à moi, Jacques Lorrain, qui était, à l'époque, le mari de Denise Filiatrault.Il m'a parlé d'une troupe de comédiens qui venait de se for- \\ V 4 A Geo Metro DÉCAPOTABLE TP & & & ?Geo Tracker \\\tr-/ & C ^ / »» e Z a u; ^ ^ S e > = yî r O Z Z \u2014 ri r», -4 »/, vé ¦h \u2022 JV \u2014 I I x I a si \u2022% 7 4 RIO Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 18 juillet 1992 Hospitalité, confort et bonne table Voyages Des paysages d'une beauté sauvage à couper le souffle Sherbrooke (PC) Du milieu du siècle dernier au début du deuxième conflit mondial, l\u2019Estrie a exercé un attrait puissant sur la noblesse d\u2019argent montréalaise, torontoise et américaine.C\u2019eut été une faute de goût impardonnable que de se claquemurer dans sa maison, fût-elle d\u2019un confort et d\u2019un luxe achevés, fût-elle a Westmount ou dans la banlieue cossue de Rosedale à Toronto, durant la canicule quand, à quelques heures de rail ou de route à peine des métropoles, on trouvait de l\u2019air pur à s\u2019en faire éclater les poumons, des eaux aussi poissonneuses que limpides et des paysages d\u2019une beauté sauvage à couper le souffle.Ç\u2019aurait été cruel envers soi-même que de ne pas oublier, pendant quelques semaines au moins, le vacarme, la fumée et la morosité, rendue encore plus aiguë par la tempérance forcée de New York et de Boston quand, à tout juste quelques centaines de kilometres au nord, le calme et la joie de vivre constituaient le fondement du bien-être.Tous ces attraits, dont la valeur véritable ne se mesure qu\u2019en son absence ou sa presque absence, l\u2019Estrie, surtout celle des bords du lac Memphrémagog et du lac Mas-sawippi, les a conservés intacts et les a même rendus plus facilement accessibles du fait de la conversion en gîtes touristiques de plusieurs des imposantes demeures où les magnats du commerce et de l\u2019industrie allaient naguère refaire le plein.Une bonne quinzaine de ces gîtes touristiques, les uns en pleine ville ou en plein village, les autres a la campagne, sont à vue de nez de ces deux grandes nappes d\u2019eau.Qu\u2019on aime écouter le silence ou qu\u2019on préfère le coude-à-coude des artères commerciales, on est assure de trouver, où que l\u2019on aille, hospitalité, confort et bonne table.Question de choix Le visiteur qui valorise de demeurer à distance de marche du centre-ville de Magog et des plages du parc littoral Memphrémagog, pourra porter son choix, entre autres pieds-à-terre, sur La Maison Verte ou Au Coeur de Magog qui ont pignon rue Merry Nord, à un jet de pierre de la rue Principale et des plages, ou sur A Tout Venant qui a pignon rue Bellevue, tout près du parc de la pointe Merry.Chacune de ces résidences met cinq chambres meublées et décorées avec goût à la disposition de ses invités.Du Relais de l\u2019Abbaye, on peut, à son réveil, embrasser d\u2019un seul regard le lac Memphrémagog et l\u2019é-crin de montagnes qui le protège.Accrochée au flanc d\u2019une colline qui domine le lac et d\u2019où on a vue à la fois sur Magog, le mont Orford et le mont Owl\u2019s Head, cette vaste maison de construction assez récente offre cinq chambres aux visiteurs.Les Pignons Verts niche juste à l\u2019entree d\u2019Austin.De la salle de séjour et de chacune des trois chambres réservées aux invités, on a vue sur le lac, l\u2019Abbaye de St-Benoît-du-Lac, le mont Orford et le mont Owl\u2019s Head.De l\u2019autre côté du lac, le même panorama s\u2019offre au regard des visiteurs qui logent à La Maison Martin, résidence plus que centenaire construite en bordure du chemin de l\u2019Est, à Georgeville.En faisant route vers le sud, on trouvera trois gîtes touristiques fort bien tenus à Mansonville: Le Grand Duc et Le Vieux Presbytère au coeur du Village, et La Petite Europe, où on sert de la goulash, de la choucroûte et d\u2019autres mets délicieux originaires d\u2019Europe centrale.Les visiteurs qui préfèrent la montagne au lac découvriront avec émerveillement Le Repos du Manoir, une immense résidence con-truite en retrait du chemin Alfred-DesRochers, à Canton d\u2019Orford, dont le propriétaire, Jean-Paul Au- 20' anniversaire W.b $.i à bord du i t Jacques-Cartier .\u2022f ?~WL CROISIÈRES RÉGULIÈRES 2 déporta par jour 14h et 20h OmbtmU* vanirtdi et muaedl 20h Franck Olivier Du 22 juin au 4 juillet et du 10 au 22 août.CROISIERE D\u2019UNE JOURNEE AVEC REPAS Vers BELOEIL 1 5 juillet 22 juillet 9 août Renseignements réservations: CAP.LUC HARVEY 1495.rue du Fleuve C.P.64, Trois-Rivières Vers CAP-SANTÉ\t 7 juillet\t16 juillet 30 juillet\t11 août F 13 août F\t15 août F 22 août F\t (819) 375-3000 Vers SOREL 4 juillet F 9 juillet 13 juillet 14 juillet 18 juillet 21 juillet 25 juillet 27 juillet 29 juillet 1 août 3 août\t10 août F 12 août F 14 août F H tau**»' ¦\t124 chambres ¦\tPlsdae Intérieur (Atrium) ¦\tSalle à manger familiale ¦\tTariff spédanx pour enfants in Grenouilla at In Balolno induant: 2 nuits 1\tsouper \"Table d'hOîe\" 2\tpetits déjeuners Droit d'entrée au Zoo _ et au Glissade d'eau de St-Fôlicien Pourboires et taxes .o 1225, boul.St Dominique, Robervol G8H 2P1- 418 275.7511 1.800.661.7611 det, un archéologue réputé, les entretiendra avec passion des fouilles qu\u2019il a faites au Moyen-Orient pour peu qu\u2019ils amènent la conversation sur ce sujet.Les gîtes touristiques nichés sur les bords du lac Massawippi ont, eux aussi, beaucoup de cachet.Il y en a, à North Hatley, trois au moins qui valent le détour et le séjour: Cedar Gables, Le Coeur d\u2019Or et Sunset View, imposantes maisons victoriennes, à moitié cachées derrière les arbres, qui donnent aux visiteurs l\u2019impression qu\u2019ils ont fait -tourner à rebours l\u2019horloge du ^ temps et qu\u2019ils ont retrouvé le con- | fort feutré de la fin du XIXe siècle, f Enfin, les visiteurs à la recherche du silence et d\u2019espaces à perte de vue, seront satisfaits par La Mon tagnarde, chemin McFarland « .¦¦ mm2 -à:- *\u201c vue, seront satisfaits par La Mon- De l\u2019auberge Le Tricorne, sur les hauteurs de North Hatley en Estrie, le vacancier a une vue impre-tagnarde, chemin McFarland.# nable sur le lac Massawippi.Des gîtes au cachet particulier pour oublier la marche du temps , , , p\u201e de relais de posle la diliî Sherbrooke (rL )\t*j *¦\u201d *\t, f u' n a Pas r^ve un jour de\tTwp ^\t|\trl\tBoston s\u2019y arrêtait alter I B découvrir endroit\t^\t1*.l\u2019arrivée du bac qui l\u2019amen: chamcui qu\u2019il v oublie.ait\t^ du\t\u2022 t» \u2018fi en-\tf droits ou l\u2019on peut arrêter à colon-\t% * A fr.on et Gilles Lareau qui on té la course des aiguilles de I hor-\t^ JA % .s il * **\tA conquis par son cachet il y a ui loge et jouir égoïstement de l\u2019ins-\tfP |\t¦ ; * J ' \u2014J| zaine d\u2019années en ont fait un Qui n\u2019a pas rêvé un jour de découvrir un endroit si enchanteur qu\u2019il y oublierait la marche du temps?La région du lac Memphrémagog et du lac Massawippi recèle de ces endroits où l\u2019on peut arrêter à volon té la course des aiguilles de l\u2019horloge et jouir égoïstement de l\u2019instant présent L\u2019un d\u2019eux, La Sauvagine, est situe à Magog, un peu en retrait de la rue Merry nord, à cinq minutes de marche tout au plus du centre-ville.L\u2019immeuble a été construit à l\u2019époque où les familles nombreuses étaient légion et a abrité pendant plusieurs années les membres d\u2019une congrégation religieuse.En plus de s\u2019y loger tout à leur aise, ses propriétaires, Louise Malépart et André Poupart, mettent cinq chambres à la disposition des visiteurs.Les chambres, assez spacieuses, sont meublées et décorées avec goût.La plus vaste de ses deux salles de séjour confère un cachet particulier à La Sauvagine.Un énorme foyer y trône et des meubles patinés par les années semblent rivaliser de confort pour insinuer aux visiteurs qu\u2019ils seront chez eux pendant tout leur séjour.Les murs se sont transformer aux cimaises pour accueillir des toiles témoignant du goût sûr d\u2019André Poupart et de Louise Malépart; sans faire perdre de sa chaleur au rez-de-chaussée de leur maison, ils en ont fait une galerie ou des peintres, les uns réputés, les autres, prometteurs, exposent leurs oeuvres.De la fenêtre arrière, on découvre en contrebas les méandres et les marais de la rivière aux Cerises, à hauteur des yeux, la forêt qui tapisse les flancs du mont Orford, en levant le regard, le sommet, parfois camouflé par la brume ou les nuages, de cette montagne et on comprend d\u2019instinct pourquoi elle a inspiré autant de vers émouvants à êm wUW/.K WW X\\V \\ \\ :lng / X Confortablement installé dans le majestueux décor de l\u2019auberge La Sauvagine, le visiteur peut apercevoir le mont Orford dans toute sa splendeur.Alfred DesRochers dont un de ses pics porte le nom.Petite histoire En longeant la rive ouest du lac jusque de l\u2019autre côté d\u2019Austin et en suivant le chemin Cooledge jusqu\u2019à Knowlton Landing, on tombera sur L\u2019Aubergine.La maison qui loge cette petite auberge de campagne a une histoire.Construite en 1813, elle a servi C ci été, nous serons les hôtes de 125 jours de célébration.lYfais d'abord, nous aimerions vous (aire parvenir un radeau.CT> 1-800-465-1867 I >\u2022 ( nnnciii n t!25 htih (T4t
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