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Titre :
Lettre de Mme Landriève des Bordes [Marie-Gilles Chaussegros de Léry] à son frère le sieur [Gaspard-Joseph] Chaussegros de Léry
Date de création :
18 mars 1770
Genre spécifique :
  • Archives textuelles
Version intégrale légèrement normalisée : «18 mars 1770. Mon cher frère, Vos souhaits ne seront accomplis qu'à moitié vous n'aurez le plaisir de voir qu'un de vos enfants qui est le cadet madame Repentigni [Repentigny] a pris sur elle de garder l'aîné [François-Joseph Chaussegros de Léry] elle se fait fort de le placer il sera en état de passer à l'examen pour entrer dans le génie en septembre prochain il paraît avoir beaucoup d'émulation, monsieur Berteau [Bertaud] en est très content, il a dîné aujourd'hui avec nous, vous trouverez le cadet bien robuste je me flatte qu'il vous parviendra en bonne santé je me félicitai bien de ne vous l'avoir point envoyé l'année dernière il a eu le bon chance d'avoir la petite vérole [variole] le mois d'octobre dernier dont il s'est très bien tiré vous ne douterez pas de tous les soins que mon mari et moi nous sommes donnés pour le tirer de cette maladie, mon second fils l'a eu peu de temps après lui [...]
Version intégrale légèrement normalisée : «18 mars 1770. Mon cher frère, Vos souhaits ne seront accomplis qu'à moitié vous n'aurez le plaisir de voir qu'un de vos enfants qui est le cadet madame Repentigni [Repentigny] a pris sur elle de garder l'aîné [François-Joseph Chaussegros de Léry] elle se fait fort de le placer il sera en état de passer à l'examen pour entrer dans le génie en septembre prochain il paraît avoir beaucoup d'émulation, monsieur Berteau [Bertaud] en est très content, il a dîné aujourd'hui avec nous, vous trouverez le cadet bien robuste je me flatte qu'il vous parviendra en bonne santé je me félicitai bien de ne vous l'avoir point envoyé l'année dernière il a eu le bon chance d'avoir la petite vérole [variole] le mois d'octobre dernier dont il s'est très bien tiré vous ne douterez pas de tous les soins que mon mari et moi nous sommes donnés pour le tirer de cette maladie, mon second fils l'a eu peu de temps après lui qui se porte à merveille ainsi que l'aîné il vous assure tous deux de leurs respects et sont bien fâchés du départ de leur cousin ainsi que moi qui voudrait bien à présent ne l'avoir jamais connu je vous préviens qu'il est d'une vivacité extraordinaire il demande à être mené doucement autrement on le rendrait d'un caractère très dur, ce n'est pas vis-à-vis de vous mon cher frère que je fais cette observation je connais trop votre tendresse pour vos enfants mais c'est dans le cas où vous le mettrez dans une pension qu'il faut prendre garde que ses maîtres ne le traitent pas trop durement, nous l'adressons à monsieur Tousain [Toussaint] qui compte partir à la fin du courant il nous assure de tous les soins pour lui dans le vaisseau, vous devez bien jugé de ma sensibilité à ce départ il nous a bien promis à sa tante Germin [Germain] et moi qu'il ne nous oublierait pas il emporte ces livres dont je compte il ne fera pas grand usage. Le chevalier de Repentigni [Repentigny] a eu le commandement du dépôt de l'île de Ré et vient d'obtenir le brevet de lieutenant colonel sont fils vient d'être nommé garde-marine il doit être à présent à Rochefort cela donne beaucoup d'émulation au vôtre, il serait bien malheureux qu'il n'en profita point je me suis fait peintre [peindre] comptant vous envoyer mon portrait et celui de mon mari par votre fils, mais son départ est trop promet les portraits ne sont point encore finis, je ferai mon possible pour vous les faire passer cette année, vous remettrez celui de mon mari à Lamouline à qui je vous prie de dire bien des choses de ma part ainsi qu'à tous nos parents et amis à qui j'écrirai par une autre occasion, étant trop pressée j'ai eu un vrai plaisir en recevant la lettre de ma chère nièce embrasse la pour moi ainsi que toute votre chère famille je compte bien lui faire réponse mais je crains qu'elle ne dise que sa tante ne sait pas écrire il est vrai que j'ai mieux lue sa lettre que celle de sa chère maman, à qui je n'écris point par cette occasion embrasse la pour moi, et donnez-moi de vos nouvelles et de celle de mon cher neveu sitôt son arrivée par la voie la plus courte, votre fils aîné vous écrit adieu mon cher frère je serai pour la vie votre tendre soeur. Lery Landrieve. Vous voyez mon cher, par la lettre de ma femme les motifs qui font rester votre aîné en France, que je ne saurais moi-même qu'approuver, parce qu'on ne doit envisager que l'avantage de nos enfants, qui ne sont plus à nous, dès qu'ils peuvent être utiles à eux-mêmes et à l'état, j'adresse votre cadet au Docteur Brocklesby à Londres comme vous me le marquez, et qu'il veut bien se charger de vous faire passer ainsi qu'il me la marqué, je l'envoie aujourd'hui avec un conducteur par la diligence de Lille, d'où il passera à Calais où je l'adresse à monsieur Audibert Dupont, en le priant de l'adresser à Douvres pour le faire passer à Londres, il emporte avec lui son passeport, et son extrait baptistaire, j'ai prévenu le chef du bureau des colonies de son départ, et que l'aîné restait, je me proposais de l'envoyer avec Rustan sa femme, une Fortier de la petite rivière mariée à un nommé Barle, et avec Pierre Martel, mais comme monsieur Toussaint Pothier me marque qu'il part à la fin du mois, et qu'il aura grand soin de lui, s'il embarque sur le même vaisseau, je l'envoie à cet effet, ne sachant quand les autres partiront, ce voyage coûtera cher, mais c'est la seule dépense que je vous porterai, le Docteur Brocklesby m'ayant marqué qu'il payerait son séjour à Londres, et son passage à Québec, il emporte avec lui tant vieux, que neuf pour quoi vous n'avez rien à payer 26 chemises 6 bonnets de coton, et 1 de laine 2 paires bas de laine, et 5 paires de fil 3 paires de souliers 2 paires de draps de lit 9 serviettes 12 mouchoirs 2 gilets 3 cols noirs 1 robe de chambre 1 chapeau 1 redingote [relincotte] neuve de drap avec la veste, et 2 culottes 1 vieil habit de ratine complet1 vieil habit bleu complet Je ne lui ai point donné de livres, et seulement l'indispensable, car il est si brouillon que je crains qu'il ne perdît tout, il avait commencé son rudiment, et à écrire, il a beaucoup de facilités mais point d'application, l'âge ramènera tout car les enfants changent de bien en mal, ainsi que de mal en bien. Je ne sais si vous aurez appris la catastrophe du Mississipi, le commissaire est ici arrêté depuis le mois de janvier, on ne le voit point, je lui ai écrit, il m'a répondu le 17 février, il se porte bien, faites-en part à sa famille, je le verrai, dès que la chose sera possible. Je n'écris point à mon neveu par cette occasion faites-lui part de ce qui nous intéresse, son père et son frère se portent bien, mon frère le chanoine est mort, j'ai payé pour Guerbois ce qu'il m'avait marqué de payer. L'intérêt des papiers du Canada est réduit à deux et demie pour-cent, ainsi voilà encore les rentes des Canadiens diminuées, vous ne recevrez point de lettres de monsieur de St-Amant [Saint-Amant] par votre fils qui part précipitemment, j'ai pourtant été chez lui, mais je ne l'ai point rencontré. Mille amitiés de notre part à madame de Lery à vos enfants, à la soeur Ste-Marie [Sainte-Marie], à la famille de madame de Lotbinierre [Lotbinière], et à nos amis, nous vous embrassons tous de coeur, et je suis pour toujoursVotre serviteur et ami. Landrieve Des Bordes. Madame Germain est toujours ici, sans rien obtenir, Perthuis toujours ici. Mesdemoiselles Pean et Delino mariées, la première à un officier des gardes françaises, et l'autre à un Américain. Ma femme doit accoucher en juin, après quoi nous quitterons Paris. Nous avons eu des nouvelles de Repentigny l'aîné de L'Île de France du mois de juillet, madame Charly est toujours à St-Domingue [Saint-Domingue]. Madame et Vergor sont à Lafleche [La Flèche], elle est fort mal de son sein.»
Sujets traités :
Notice détaillée :
Collections et fonds :
Lieu de conservation :
  • Archives nationales à Québec
Lien :

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Références

Lettre de Mme Landriève des Bordes [Marie-Gilles Chaussegros de Léry] à son frère le sieur [Gaspard-Joseph] Chaussegros de Léry, 18 mars 1770, Archives nationales à Québec, Fonds Famille Chaussegros de Léry, (03Q,P386,D111).

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