Le soleil, 18 novembre 1956, dimanche 18 novembre 1956
[" Supplément illustré UE SOLEIL Pour s'instruire et se récréer.Québec, dîmenche 18 novembre 1956 Une marche dé cinq milles tuera les mauvais germes 1 tff» «\u2022( « \u2022 r«4 »M\t\u2022\u2022LJ.«THlïU »T* ««C\t\" '\t3 6 omment taire» mar her ces petites bétes nq milles \u2022> Ils ont pris une \"trempe\" et se sont fait tromper! ¦jjuel mar Cinq milles et Arrête.|e suis épuisé ! df / Arrête de te plaindre Unnne deuss ! Unnne i deussss ' Plus vite >i une deux En avant ions ma moi qui porte cheur 1 les lettres tou1 cam marne m Quand |\u2019et^.s\tV-| Regarde ,,, enfant, doc m 1 fs-\t'\t~ i es ne me\t/ Mo.non plus, je a'\t( ne la fais pas 1 f-m\t' i ent leurs idées sur la liberté et e bonheur ! Pas d\u2019ennuis -uste ETRE HEUREUX ! ., _\t_\tci ) Non.jeft î \\ %\t^ ,v'^a\tDe nobles ^ Donds / àtàfa ^ hommes de é__________ Xf&mijm \\ la nature ^¦*4 Heureux Mutt ri NOUS DEVRIONS ETRE COMME EUX te Pp/Tt AL\tN n-iBft Q* LE CHAT DE CICERON TU ES UN BIEN JOLI MINOU.DESI 1 TU ES UN BIEN jOLI MINOU.DESI ! MIAOU DESI ^rrT MIAOU DESI ' LAC ECHO U/àiv^v> / OH EL VIS 1 QUEL BEAU CHIEN TU ES /I TOUS LES MATOUS ^ SONT FOUS DE TOI DESI TOUS LES MATOUS SONT FOUS DE TOI.DESI 1 ^3 Sapristi 1 , C\u2019est bien vrai i j !y ^ _ .\u2014to~ttaf* \u2014.\t- \u2014 _________ //-03 -S*,\t.3r«M B*n*sm ¦»«»>\u2022 LE SOLEIL, Québec, dimanche 18 novembre 1956 CHEMItl! IIOIICE [I PEUT CASTOR Quelle roclee vais écouter et regarder ( Ils m avaient mis le meurtre sur le dos ! C'est pourquoi j'avais changé mon nom ! Vous ave^ entendu la can fession, shérif .à vous 3» in» »-^___| d'agir 1 N oubliez pas de prévenir les autorités ! étais trom conten confession Slauqhte Il sera pendu ! vais i \u2014*\u2014-7'4 \u2022/ )/-/8 R Ci»r.\\tu MeN*ofM\tIik- ' Vous avez la figure plus rouge que votre chemise! ^ ^ 7/ Ca va, Petit Castor .ne le dis pas à la Duchesse ! Comment vous remercier d'avoir lavé mon nom et ramené Sheila près de moi ! Jack, vous n'aurez plus besoin de vous cacher ! maniéré vous remercier Chevalier Rouge Cupidon! J'ai tout vu et tout entendu! Féli citations ! Slaughter et son copain vont en prison Jack et Sheila vont s épousér Mangez ces galettes! Vous devez être af Je suis bien heureux.On va pouvoir travailler sans embêtements ! etre at- , famés 1 au ranch du Chevalier f L J'avais dit à maman que je reviendrais pour la fête, sapristi .ils ont construit un nouveau bâtiment ! Cependant C'est là! Le foyer LE SOLEIL, Québec, dimanche 18 novembre 1956 3 \u2022r KICK YAGER Whiz-Clonk' Le Dr Mé téore s'est échoppe ' va saboter le vaisseau ,! L'aérolite revient sur nous! Il faut minuter avec précision ! Vite, Rogers Aux corn -mandes ! «ai \u2022 ' v.A trois poussez tout à gauche.Rogers \u2019 Et le vaisseau échappe une .fois de plus au méteore géant' Il reviendra bientôt irrésistiblement attiré par les rayons magnétiques .Il faut que je descende orendre le Dr Météore avant qu'il ne sabote les commandes ' Attendez, Buck ! % Tondis que Whiz-Oank et Buck sont aux commandes, Pam descend faire face au Dr Météore .\t__- -MBf- Whiz-Clank a be soin de vous! -L vais y aller ' J 'ai une chance contre Météore1 Si cette masse nous touche c'est fini 1 Non, Pam ' 11 vous tuerait ' ROGERS' Vite ' H revient ' Baü Et Pam glisse dans le cou Au même moment le vaisseau plonge p>our éviter le monstre rnort-ct.\t¦«\u2022y C'est Météore ' Ce qu'il fait est su rement mauvais 1 ALLONS ! 4 LF SOL FIL.Québec, dimanche 18 fK>vembre 1956 OO QQOOÔO OOOOOO (POO QOO le courrier i\thers neveux et nières.Lorsqu'un chat glisse d'un toit, retombe sur ses pnttes et reprend sn route mec sérénité, on a coutume de dire qu'il a \u201csept\" ries.*\tSfeàit \u2022 t*s ^fpt r\"\u2018s\u2019 Pour f\tvn chat, c\u2019est bcnucoup trop, pensons - nous, a l o r s qu\u2019un être humain n'en a ?r\u2019une, et si courte en C o m p a raison du nombre et de la variété des tâche s qu'il pourrait accomplir ef aussi du nombre et de la variété des plaisirs (légitimes) qu'il voudrait s'accorder.Et dire qu'il g a des jeunes qui n'ont qu'une rie et qui ne trouvent rien d'autre à faire que de se bercer près de la fenêtre de la cuisine en regardant \u201cpasser le monde\" pour se distraire, et en soupirant que la \u201crie est plate\".Je comprends que pour certains jeunse, qui sont démunis de tous moyens matériels et qui demeurent bien loin des sources de culture et d'instruction, il est difficile de s'arracher à cette mé- diocrité: je comprends aussi que d'autres n'ont aucune aptitude pour les tâches et tes joies de f esprit.Ce n\u2019est donc pas à eux que je m'adresse aujourd'hui, même si je sympathise profondément avec les premiers et si j'excuse les seconds.Xon, c'est pluté>t aux autres, à ceux qui pourraient tirer quelque profit de res réflexions.car ce ne sont que des réflexions.A 16 ans.« !fl ans, on peut croire encore que la rie est longue et que les mois ont bien 30 jours et les années 36S jours, re qui est un chiffre assez impressionnant.Mais vous connaissez peut-être les exemples que donnait M.Einstein, le grand savant, pour expliquer sa théorie, pas facile à comprendre, de la relativité.fl disait; Si quelqu'un est assis sur un poète ronge pendant une seconde, il la trouvera certainement plus longue que deux amoureux qui s\u2019embrassent.Eh ! bien, la relativité existe aussi, dans la mesure du temps, selon quelle est faite par un enfant qui attend Soil, par un adolescent qui entrevoit les t-acances d'été, par un homme d'âge mur, débordé de travail et d'obligations, ou par un vieillard qui voit arriver la mort.Plus nous avançons dans la vie, en effet, plus il nous semble que son rythme s'accélère et que les jours n\u2019ont plus les 24 heures réglementaires, ni les années.leurs 365 jours.Ici qu\u2019indiqué au calendrier.Au carrefour de la rie, où vous êtes en ce moment.il importe donc que vous choisissiez la voie où l'ous pourrez le mieux mettre a profit tous vos dons naturels et acquis, et ça, mes amis, non seulement c'est important, mais c'est embarrassant et même douloureux pour les jeunes qui sentent qu'ils réussiraient également hû a dans plusieurs domaines différents.S'ils avaient sept existences, ces jeunes-là sauraient bien comment les employer: il y en aurait une pour la rie missionnaire ou d'apostolat ; une pour la rie de globe-trotter ou d'explorations; une pour la pie artistique : théâtre, musique, chant,, peinture, ballets, cinéma, radio, tv, etc; une pour la vie littéraire: lecture, création d'oeuvres poétiques ou romanesques ou dramatiques, audition de conférences, etc.; une pour la rie sportive; plaisirs d'été, plaisirs d'-hi-per, culture physique, joutes, championnats, olympiades, etc.; une pour la vie scientifique: travail de découverte, connaissance de» mystères de la chimie, de la CLAUDE JEAN \u2014 Ma chère petite fille, la carrière et le succès dune chanteuse n\u2019ont qu\u2019un temps.La stabilité et la sécurité d'un bon foyer, l'amour d'un bon mari et de charmants bambins voilà des choses plus précieuses L'actrice Dixie Lee était célèbre lorsqu'elle quitta sa carrière pour épouser Bing Crosby qui.à ce mc-ment-là était un inconnu.Elle a été heureuse.Et son exemple n e' t pas unique.Pierrette Lachance vient de faire la même chose.Puisque tu aimes profondément ce jeune homme, si tu ne changes pas de sentiments d'ici à ce qu'il soit en mesure de t'épouser, tu aurais tort, je pense, de lâcher la proie pour l'ombre.Des chanteuses, 1! y en a beaucoup et il y en aura toujours.On ne sait jamais, d'ailleurs, comment la vie peut tourner.J'ai moi-même une bonne amie qui a tout lâché pour épouser l'homme de son choix.Les circonstances ont voulu qti'eüe soit ramenée, presque sans le vouloir, dans le monde du spectacle, à cause de ses talents variés, mais comme ses enfants ont maintenant l'âge de l'école, elle a repris, avec l'assentiment de son mari, certaines activités artistiques.sans nuire à l'harmonie de son intérieur.Et ses gains procurent un large confort à sa famille.La même chase pourra peut-être t'arriver : peut-être aussi que 'a carrière ne t'intéressera plus tellement.plus tard ?.on ne connaît pas l'avenir.Tu peux donc, pour éviter des discussions, laisser ta mère avec l'impression que tu poursuivras peut-être ta carrière et les événements se chargeront de tout remettre dans l\u2019ordre.SI tu étals une mondaine et un genre papillon, je ne te donnerais pas les mêmes conseils et je te dirais d\u2019y penser longtemps avant de quitter cette vie ré-s remplie, assez brillante et un peu superficielle, mais tu me semblés posséder un très bel équilibre et une vocation d\u2019épouse et de future maman, et c'est pourquoi je pai le différemment.Ton ami est chic en ne te demandant pas de lui sacrifier tout de suite ta carrière.Quand U est convenable qu\u2019il t'accompagne.qu'il le fasse L.fluand le.discrétion lui demande de s'abstenir, qu'il le fasse aussi.La souplesse, la confiance, la compréhension sont le ciment du bonheur.SYLVIE.\u2014 Je crois que tu n'auras aucune difficulté à suivre le cours de service social, une fois que tu auras obtenu ton diplôme d infirmière.Ou bien tu peux te spécialiser en hygiène et être engagée comme infirmière-hygiéniste par un des divers organismes sociaux, qui ont, je pense, besoin de ces spécialistes.De toute façon, tu peux obtenir les renseignements désirés en communiquant avec le Rév.Père Oonzalve Poulin, Ecole de Service social, té.5-8103.Il saura te diriger dune façon parfaite et avec la plus aimable compréhension.physique, des chiffres, des Substances.etc.; une pour la vie sentimentale; mariage, joies familiales, éducation des enfants, excursions a ver les amis; une enfin.mais je m\u2019aperçois que je n'en ai plus et que fai déjà épuisé les sept vies, alors qu\u2019il y aurait tant d'autres moyens d'en employer sept autres' l ous roy'¦» ce-ripos£« d r'o^-nor'e» d»svp« es mofo-ses pér odiQues, o de les opérées, ffr .: \u2019« le retour de I ôge, réve.Pe foncDoM des o'ardes.favorise !# déve opoen^rif nc'~\u2018ol du bus*e Avec f?A*OCR\u2018NE.lo sor»é rayonne, une nou- v*el> oer»onroi>té s'éveil'e.I','régularité, la \"nouvo îe humo*jr.l'orooété dixpomi*- sen» Traitement tT un moi$: $SOO Dans lets pharmacies on au LABORATOIRE MARCHAND St-TIte, CH Chowploiw, P Q LE SOLEIL, Québec, dimanche 18 novembre 1956 19 DU CHiC POUR TOUTES doigts Un bon gant de tricot doublé, promet le confort malgré le froid, mais il sert en même temps la coquetterie fé mînine lorsqu'il s'orne comme ci-dessus, de boutons qui sont un gra cieux rappel de ceux de la ceinture.Cette fantaisie toute nouvelle a pris le départ à New-Vork Voici un modèle de gant qui allie la sobriété au chic.Il est*faif de belle chamoisette égyptienne, mais à cause de son bord festonné et des petites perforations qui aèrent et enjolivent le dessus, il est suffisamment fantaisiste pour al 1er prendre le thé en fin d'après-midi Les gants allongent sensiblement pour l'heure des récep tions; c'est ce qu'il est permis de penser en admirant les collections présentées par les gantiers parisiens.Le mode le ci-dessus fait partie de l'une de ces collections et illustre un chevreau fin et glacé enjolivé de délicates broderies.Le gant court, en cuir souple, couleur canelle, que l'élégante de gauche a choisi pour es-son costume sombre, nous vient aussi de France, et sa longueur est de celles qui demeurent toujours populaires depuis quelques saisons, le dessin en est fort sobre et c'est surtout son coloris inédit qui confère un petit air parisien.Ce ravissant gant de daim noir porte aussi le sceau de l'importation française, surtout lorsqu'on peut admirer de près les incrustations de perles et de broderies corail qui l\u2019enrichissent étonnamment .C'est naturellement un gant destiné aux mondaines et il est surtout à sa place dans le voisinage de la jaquette ou de l'étote de belle fourrure. 10 WAT Par Claire lia renommée de Watteau, le peintre le plus exquis de l'école française du XVIIÏème siècle, a passé par des alternatives d'admiration et de décri qui jettent un jour curieux sur les variations du goût.^ Pour bien comprendre Watteau, il faut commencer par écarter l'idée naïve et radicalement fausse de ceux qui se représentent l'homme d\u2019après ses tableaux, sous les aspects d\u2019un élégant cavalier, coquettant et marivaudant avec de jolies femmes dans une Cour d'amour, cueillant voluptueusement les roses de ki vie.Il en a surtout connu les épines.Ce prince charmant était le fils d'un pauvre couvreur de Valenciennes.Cet épicurien était un malade, un fiévreux, de tempérament instable, qui mourut phtisique à 37 ans.* H suffit de regarder son portrait dessiné par lui-même; ce visage hâve, oes pommettes saillantes.ces joues creuses, ce regard triste, ces lèvres amères, pour diagnostiquer sa maladie.En réalité ce peintre de la joie de vivre dans le décor le plus riant et le plus raffiné a vécu comme un condamné à mort.Si la fièvre qui le consumait a assombri son caractère, elle a en revanche mûri précocement son génie; elle l'a surtout affiné, aris-tocratisé.Un Watteau bien portant n\u2019aurait été peut-être qu'un vulgaire Lancret.Ajoutons que le sentiment de la brièveté de la rie, de l\u2019imminence de la mort, loin de paralyser sa production l\u2019a au contraire talonné.Sachant ses jours comptés, i; n'a pas voulu en perdre un seul et.déjà moribond, il s'est surpassé en peignant d'un» main fiévreuse l'incomparable Enseigne de Gersalnt.L'oeuvre immense de ce peintre souffreteux étonne par sa variété.Loin de se confiner dans un seul genre, il les a tous abordés, les sujets religieux, d'histoire, les portraits, et il a imprimé sa marque personnelle à tous ces genres.Sa conception de la peinture militaire est entièrement neuve, puisque Watteau n'a jamais assisté à une bataille.Mais les scènes de la vie des camps ne sont qu\u2019un épisode bref de la jeunesse de Watteau, qui d\u2019ailleurs les a oubliées très vite.Il découvre dans le monde du théâtre et surtout dans la comédie italienne, que lui avait révélé son maître Gillot, une mine inépuisable.Pourquoi cete prédilection pour les acteurs italiens : Pierrot et Mezzetin, Arlequin et Colombine ?On en devine aisément la raison.Ces pitres ultramontains étaient beaucoup plus divertissants que les acteurs empanachés, solennels et guindés de la Comédie-Pran-çalse.Pour se faire comprendre du public parisien, peu familier avec leur jargon et leurs lazzi, ils devaient gesticuler ; ce qui était d\u2019ailleurs dans leur tempérament, et ne leur coûtait guère.Leur mimique endiablée était un régal pour un oeil de peintre.L'admirable Gilles du Louvre, de dimensions exceptionnelles, le Mezzetin en habit rayé, jouant de la guitare qui a passé de l\u2019Ermitage soviétique au Metropolitan Museum de New-York, sont les incarnations les plus vivantes de la comédie italienne qui faisait alors les délices de Paris.Des scènes de comédie on passe ¦*£iser.siblement aux Fêtes galantes, I* genre Watteau par excellence.LE SOLEIL, Québec, dimanche 18 novembre 1956 TEAU P.Gagnon L'Embarquement pour Cythère.qui servit à Watteau en 1717 de morceau de réception à l\u2019Académie, est la transfiguration d'une scène d'opéra-comique ou de vaudeville entrecoupé de chansons.Dans ce tableau Watteau est là tout entier avec sa mélancolie de malade voluptueux \"libertin d'esprit, mais sage de moeurs\u201d, pour lequel l\u2019amour n'est pas une possession brutale, mais désir inassouvi et perpétuellement insatisfait.Toute une partie de l'oeuvre de Watteau se compose de variations sur ce thème.Les titres seuls diffèrent t1 Assemblée dans un parc.Pète d'amour.Charmes de la vie.Après un court voyage à Londres où il était allé soit pour rétablir sa fortune, soit pour consulter un spécialiste de la tuberculose.Watteau rentra à Paris plus malade que jamais.C\u2019est alors qu'il accepta de brosser pour son ami Gersaint une enseigne destinée à sa boutique du Pont-Neuf.Rien de plus simple, de plus banal que le sujet qui semble en marge du reste de son oeuvré, un retour au réalisme flamand de sa jeunesse.On sait que cette toile, primitivement cintrée en haut pour épouser la forme de l\u2019arcade sous laquelle elle était accrochée, fut découpée au XVIIÏème siècle en deux pendants rectangulaires, soit avant, soit après son acquisition par Frédéric H.L\u2019état primitif n\u2019a été rétabli que peu avant la dernière guerre, au château de Charlotten bourg.Ce chef-d'œuvre s! parisien, exilé à Berlin, est, en même temps que le \u201cchant du cygne\u201d de Watteau, qui mourut quelques semaines plus tard à Nogent-sur-Marne, une des merveilles de la peinture européenne, d'une classe comparable à l'Atelier de Vermeer de Deft, ou aux Pileuses de Velasquez.Cilles, de Watteau.(Musée du Louvre) m m IKIÉÉ jgwbx.¦.La peinture de Watteau n\u2019est ni narrative ni moralisatrice.On y cherchera en vain une anecdote ou un sermon.C'est tout simplement une musique.On n'a pas assez remarqué la place que tiennent dans son oeuvre les concerts champêtres.Ses instruments préférés sont la flûte ou la musette des bergers d'opéra-comique, la guitare de Mezzetin et des donneurs de sérénades, la basse de viole de son ami Julienne.Il semble que son pinceau soit toujours guidé par l\u2019archet d\u2019un musicien.C'est cette musicalité profonde qui rend le génie de Watteau, pour reprendre l\u2019expression de Rosalbi Carriera, \u201cinimitable\".Ses satellites, qu\u2019on appelle quelquefois sans indulgence ses \u201csinges\", ont pu lui emprunter son répertoire, ses procédés de composition, ses types féminins, les \u201cplis Watteau\u201d retombant en cascade d\u2019une jolie nuque.Tout cela est facile.Mais ses meilleurs disciples : un Pater, un Lancret n\u2019ont jamais réussi à lui dérober son lyrisme musical.Es ont gâté leurs imitations par le goût de l\u2019anecdote ou des sous-entendus grivois complètement étrangers à l\u2019esprit du maître pour lequel Fête galante n\u2019a jamais été synonyme de polissonnerie.Autour de lui gravitent d\u2019innombrables petits maîtres français et étrangers, qui ont exploité avec plus ou moins d'adresse les estompes du Recueil Julienne.Ses vrais héritiers, qu\u2019il n\u2019a Jamais connus, sont Fragonard, Prud'-hon, Renoir et Monticelii.GUSTAVE FLAUBERT (Par Jean-Claude ïbert) Gustave Flaubert est souvent considéré comme le digne successeur de Balzac et de Mérimée II a su en effet amener à sa perfection le roman réaliste en associant à la rigueur de l'observation l\u2019élan de la création proprement artistique.Mais, s'il est un continuateur par les thèmes qu'il développe dans ses romans, du moins peut-il apparaître comme un précurseur dans la manière dont il conçoit le rôle de l'auteur par rapport à son oeuvre.Chez Flaubert, il y a une lutte constante entre le romantique qui consentirait volontiers à céder au lyrisme le plus spontané et le réaliste qui \u201ccreuse et fouille le vrai tant qu\u2019il peut, qui aime à accuser le petit fait aussi puissamment que le grand\u201d.Entre ces deux aspects de sa nature, il y a l'exercice d'une conscience qui se révolte contre le réel et qui.pourtant, ne parvient, pas à la métamorphose, Pour Flaubert, son oeuvre, sera l\u2019expression de cette sorte d'impuissance à laquelle il ne se résignera pas, car, il s'y trouvera engagé avec passion dans la mesure même où elle lui permettra de vaincre une résistance intérieure.La première démarche qu'il s'est imposée consiste précisément à se nier lui-même, à renoncer au privilège de l\u2019auteur qui se met lui-même en scène, qui assume la condition humaine en s'astreignant à déterminer les limites de sa desti- née.Il se veut impersonnel pour tendre à l'objectivité absolue.\u201cL'artiste doit s'arranger pour faire croire à la postérité qu\u2019il n\u2019a pas vécu\u201d, affirme-t-il.C\u2019est là un principe auquel il demeure fidèle après ses deux oeuvres de jeunesse.Les Mémoires d'un Pou et Novembre qui présentent un caractère nettement autobiographique et qui \u201cannoncent déjà Flaubert dans sa violence et sa contracdiction.dans sa tristesse hantée\u201d, comme l'écrit la Varende.D'où, chez lui, cette perpétuelle tension entre Fs extrêmes, entre l'optimisme et le pessimisme, entre le doute et la certitude, entre l'art et la vérité, ce besoin de se contraindre, cette oscillation entre l'ennui et l'exaltation qui se dénotent particulièrement dans deux ouvrages qui paraissent s\u2019opposer l'un à l\u2019autre.Madame Bovary et Salambo, comme si Flaubert eût souhaité mettre en parallèle le réalisme de la vie intime et le réalisme de l\u2019épopée historique.Aussi Impersonnel qu'il se veuille, 11 est impossible à un romancier de ne pas se trouver en accord avec les personnages qu'il imagine; Flaubert l\u2019a bien compris et reconnaît: \u201cMes personnages imaginaires m'affectent, me poursuivent, ou plutôt c\u2019est moi qui suis en eux\u201d.C'est là le drame qui n'a cessé de poursuivre Flaubert qui, s\u2019efforçant délibérément d'échapper à lui-même, finit par se retrouver tel que son ima- gination l\u2019a changé, plus vrai dans l'artifice que dans le naturel.De Madame Bovary au Trois Contes l\u2019on suit les différentes étapes qui ont marqué l'aventure impersonnelle à laquelle Flaubert s'est livré corps et âme.et dont la plus importante, sinon la mieux venue, est assurément l\u2019Education Sentimentale où l'auteur s'est plu, avec une déconcertante lucidité à mettre en valeur ce que l'on appellerait volontiers aujourd'hui l\u2019héroïsme dans la médiocrité.De tous les écrivains réalistes du XtXè siècle, Flaubert, par l'attitude qu'il a adoptée vis à vis de son oeuvre, est peut-être celui qui est le plus proche d'auteurs contemporains tels que Mauriac ou Sartre.(Service d\u2019information français) AIL-A-VU CONTRE LES VERS L'ail, reconnu comme rermituQe efficoce était iutqu\u2019tci difficile à ad-minisfror.Mois vo*iè que l'ail rôtis e«t présenté tous forme do suppositoiros parfaitement dosés pour débarrasser dos vers on I leurs.Pas de nousé«L ai vomissements, etfm nuisible ou contre-indication chex les enfants Mêmes suppositoires pour aduttei et\tentants\tTraitement complet de I fours\t$1\t25\tDemande* les suppositoinu» AIL-À-VER au* pharmacies ou au LABORATOIRE MARCHAND Enr* St-TH*.CH Champlain P Q. LE SOlEH., Québec, dimanche 18 novembre 1956 21 Les arts du feu (1) LE CRISTAL Le cristal et un art nouveau du vitrail : voilà les deux domaines où des maîtres français illustrent aujourd'hui le rom de la Prance dans cette catégorie des arts du feu\".Danm et Lalieiue pour le cristal, Gabriel Loire pour les vitraux en dalle de verre taillée.Le prestige de ces noms, et celui de la cristallerie de Baccarat, s'est surtout fait connaître au Canada lors de l\u2019exposition française qui s\u2019est tenue à Montréal il y a deux ans Depuis ce temps, le Canada ne fait pas exception à la liste des pays importateurs de cet art très ancien et qui connaît aujourd'hui une belle popularité, grâce aux artistes ci-haut nommés.Baccarat.lui.représente plus qu'un homme : c'est \\ nr ville, où toute une tradition de l\u2019art du cristal qui se transmet de génération en génération.H faudrait être poète pour par- -1er de cette pure matière dans laquelle il y a comme une lumière emmagasinée, lumière qui nous est restituée, décomposée dans ses éléments primitifs : violet, indigo, bleu vert, jaune, orangé, rouge \u2014 magie du prisme ! Beaucoup de génie, un peu de plomb, un peu de sable soumis au feu, et voici, né» de la main de l'homme, un verre, une coupe, un vase ou quelqu'une de ces formes abstraites dont l'imagination fait surgir un monde.En soufflant dans la matière en fusion, c'est un peu de son âme que ,e maître verrier communique au cristal.Ces noms de cristal- IKL ' ¦ t-r lier*, qui sont sur toutes les lèvres : Baccarat, Dauîh, Lalique, ne sont presque p\u2019us des noms de .lieux ou de personnes ; ils symbolisent aujourd'hui un style, une manière, et l'on dit : un daum, an lalique, un baccarat.N'est-ce pas Je summum de la gloire que d'avoir réussi à transformer des noms propres en noms communs ?C'est toute l'histoire de l\u2019art français qui s'inscrit dans ces objets de cristal et l'élément décoratif qu'ils représentent est maintenant admis au restaurant, dans les luxueux paquebots ou dans les églises, au bureau, au foyer, partout où il y a des hommes qui aiment la lumière.La musique du cristal, comme la musique des cloches, apporte par delà les mers, non seulement Ja présence de la France, mais aussi le rappel de sa pérennité.Dn pays qui peut créer des oeuvres comme celles que nous reproduisons dans cette page est un pays qui marche hardiment vers l'avenir et qu\u2019aucun vent mauvais aucune tempête même ne saurait ébranler, La cristallerie de Baccarat, dont fa fondation remonte à 1776, est sis» dans la petite ville du même nom.en MeurUie-et-Moseile.et compte au plus 5.600 habitants La localité a été très endommagée au cours de la guerre de Trente ans et subit aussi de lourds dégâts pendant la dernière guerre.On y voit les ruines d\u2019un château du XlVe siècle e aussi le château des Cristalleries de Baccarat (XVIIIe siècle1 ce dernier encore en bon état.En cristallerie, on désigne sous le nom de Baccarat, toute pièce de cristal sortan* des ateliers de ce centre.L\u2019administrateur et directeur-général actuel de l\u2019entreprise.est M.Jean de Poncins.Il a écrit quelque part : \"Depuis prés de 200 ans.ce cristal de Bae-carat, dont fa pureté et 1a iim- Boccorat, tête de cerf: Comme l'artiste traduit bien dons le verre la nature profonde de l\u2019animal I pidité ont fasciné bien des générations a été partout dans le monde un merveilleux ambassadeur du bon goût français\".Antonin Daum (1846-1909) est le premier à avoir illustré ce nom dans la cristallerie.Son successeur d'aujourd\u2019hui est Michel Daum.qui dit, au sujet de son métier : \"L'art du verre est un métier vieux comme le monde.Avec ses peines et ses joies, l\u2019amour du métier subsiste, plein d\u2019attraits et de fantaisie\".Daum, dans ses recherches vers la forme de plus en plus pure dan» son abstraction, évoque tout un monde moderne.Marc Lalique, lui aussi descendant d'une famille de verriers, dans le romantisme teiîdre de ses conceptions, évoqué la poésie de Paris.\"Certainement, écrit-il, cette pèsie de Paris guide notre art, on y devine la fantaisie qui fait le charme de toutes les créations, l\u2019harmonie et la symphonie des couleurs y naissent naturellement.Comme tous les arts du feu, le cristal peut permettre toutes les audaces, mais la réalisation en est une technique difficile, qui nous apporte chaque fois un nouvel enseignement et de nouvelles idées\u201d.Ce n'est pas avec des mots qu'on Daum, chandelier : Multipliée par la profondeur du cristal, la lueur dansante évoque les lucioles par une nuit d\u2019été .\u2022irit-sÿ\" S peut expliquer en quoi Baccarat, Lalique et Daum se différencient les uns des autres.Il faut regarder leurs oeuvres.Nous en offrons tu lecteur quelques reproductions dans ces pages.Elle fait des merveilles avec sa nouvelle machine a coudre rotative UIHITC automatique Modèles portatifs, console ou bureau Oui, toute ménagère est une grande couturière avec la nouvelle machine à coudre rotative automatique White.Elle est si automatique on dirait qu\u2019elle pense par elle-même.Il suffit de choisir le type de point désiré et de coudre sans jamais une erreur, sans aucun accessoire, à la vitesse qui vous convient.Passez chez votre dépositaire cette semaine.Examinez et essayez cette extraordinaire machine à coudre.Renseignez-vous sur les prix spéciaux de Noel et les paiements faciles.lalique, vase : Est-ce un sherpa qui sut ravir au mont Everest ces lourdbs aiguille* de glace ?Avant d'acheter n'importe quelle machine \u2014 venez essayer la la machine à coudre qui pense ! 22 LE SOLEIL, Québec, dimanche IS fttvambra 1956 K(in CLASSIQUES de MK \\m L'OUEST ! r Tandis que les blancs sont entrain de réparer leurs fourgons, un groupe de Sioux approche inopinément c \\ -r; Ne bouger, pas î Laissez-le faire le premier mouvement 1 r |e ne sais s il rit ou grimace 1 ÏZZ La blonde petite Myra avance en courant et le chef fait un geste à ses compagnons .rf;4aS\ta X ï y, m/lA '-m Avant que ses aines aient le temps de Ten empêcher le petit garçon répété la mimique du chef et le sourire disparait chez les indiens.7\" Tommy 1 J Arrête ça ' // % r Les indiens grimacèrent et repartirent Ça y est ! C est mauvais de des indiens ' Q C C'était bien le chef.Frere fils Petit Tonnerre î Loup et son ./ Ne t inquiète pas 1 J Le petit ne voulait L rien dire 1 Sien des tombes ont été remplies par des gens qui ne voulaient rien dire ' T A suivre LE SOLEIL «sf l'ami des foyers parce qu'il offre à chaque membre de la fafttÜle un ou plusieurs sujets d'intérêt particulier.0659^1 23 LE SOLEIL, Québec, dimanche 18 novembre 1956 HÜÉÊÜiiâiÉi Elle m'a eu Elle a lu ma Des requins ! Comment ai je pu être assez stupide P Ma cravate - - ma vie dépend de ce tourniquet.pensée ça s\u2019est passé en une minute ^ va, \\ \\\\ Où puis-je aller ?Pas à l'hôtel - - j'ai vu un hôpital près du petit village - - pas plus d'un mille - T Jméip UNE HEURE PLUS TARD \\\t/Je 13 \\ J\tYprends f /j'ai une place à bord d'un l avion qui part dans V 20 m i n utes.___________________ ¦\tI?«\u201c.« [ IÆPv Ça paraîtra convainquant ! Il a tué mon mari et m'a retenue prisonnière.Il ne sera plus là pour nier, je gagnerai tout et reprendrai ma fille.V;- .S.V Quelle marche la grève est dure olice - - je dirai qu\u2019il m'a qu'il m'a forcée à fuir - - enlevée mrm lliS BRICOLEUIIS par Lloyd Birmingham riel.rncore le srl par trrrr ï Fablettr »ntirenirersantp dp pApa prrop trous 5-16\" crpu* Four y rpmedier, jp viK tp fïtirp unr tablette pour biptt tpplr tps conditnpnts l C «ntrp J ai t»ipn rt-nvprsé lr >rl rt 1p polrre uup donzainr dr fois an jotir-d'hul plaque -*h rrtte\tAIps-ph\tbipn soin tablette PSt\tpeo*p qu\u2019pllp trr* utile,\tferait à\t1* perfeeticn Henri.\tdans 1%\teoqoprie de ___\tmon bateau Tr©n* de montare.CollPi baguettes dans tp?tr^uc Terni» Modèle C\u2019arn-s tPÔte) Modèle co*t \u2022«*» »*\tH»m«n C
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