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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1937-02-06, Collections de BAnQ.

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[" Pour s'instruire et sc Page des leunst Récits divers Page féminine Récits üiustrAs Un chevalier de fatr Quatre As Mutt et Jef) Tonnerrevüle La famille Fric Supplément illustré: QUEBEC, SAMEDI 6 FEVRIER 1937 11 ' PAR HAL FORRESTj Et dans la cabine Il ne pourra pas tirer bien lonetemp FREUO ET siVllUAS SONT ALLES CHEKt HEK IH L'AIDE POUR M.DI ANE, SA FILLE NINA El BETTY-LOU QUI SONT PRISONNIERS DES PIRATES SUR LE YACTPl DE M.DUANE.ILS AVER LISSENT LA FLOTTE PENDANT QUE LE YACHT REPREND LA MER Si I redo et Muias revenaient y n r r«*w* lr u'ai plus il miiuitiniiN Il a tire son dcmirr roup 4® ' h 1 I RI DO.MIDAS E l LI S .UTA PEURS DI i \\ MARINE ARR1VI RONY-ILS A TEMI i PAR HAL FORREST QUATRE AS UH.ma \\nm etes un brillant deteetue >herit, \u2014 Vous dexriez (aire partie rie ITnlelligence service Shérif, wiu.-.eles un ueu\\ reiiard.\\ ous etes très babil» Le vous eom prend maintenant IGNORANT LES PROTESTATIONS DE LARRT El L'ÎNTEKVEM ION DE HONNIE.Ll SHERIF ilAW KER SE PREPARAIT A CONDUIRE L'AVIATEUR A LA PRISON, QUANT' SURVINT UN NOUVEAU PER SONNAGE .Liais, juge Je .Prétendez mai' .( ontiniiez.shérif.Publiez la non elle que le prévenu est en prison e( relâchez Gale .\tF Ecoutez, littie.il laut que jt le détienne comme témoin a (barer Idée magnifique 1 tous prétendez aire ter Gale pour mieux leurrer le eoupablt N a turrtlement .j'ai compris cela.Votre plan esl 1res habile.Relâchez le, je m'en pnrtr garant ! i Æj y mM BWË F\u2019¦' \u2018 ' : - i, ¦¦ - 2 LE SOLEIL, QUEBEC, SAMEDI 6 FEVRIER 1937 A PAGE DES JEUNES JP ysrafigasgsü i-î: VI Kl I I Jacquos t*:>t un peu » n n.-t-'ird pour ses eturf* « ar il a c:M: a -* /.longtemps rua-lad*'.\\ i le jeune trurçon est tout heureux, arrivant dans le, nouveau pays ou ses parents s\u2019iuMallent, de fni-re ronnalbsance avec André.Andre a seulement d ux mois de plus que J a'ques.mas i! est réciplté et lit OmpOlKflft le plus tri-md.\u2014 Tu vu» le laisser I \u2014\toijV: t, ce, O IIS IMS i Si 41 SI I : 'UNE .BELLE GAFFE vi- Parmi elles des sucres d\u2019orge excellents sont très appréciés des petits garçon- Jacques et André en sont par-ii( olièreinent friands.lu jour, Jacques arriva par hasard seul à l\u2019école.Il est uu peu grognon car il voulait acheter un de ces fameux sucre.» d'orge, et il n'a pins rien dans son porte monnaie Tiens I justement te concierge est absent I r,t le bocal de bonbons ouvert.Jacques a un vilain geste.II prend trois Détons les fourre dans sa poche et se sauve.Mais si l\u2019enfant est gourmand.Il n\u2019est pas voleur, et co qu\u2019il vient de faire sans même réfléchir et presque marhiiiiileinent, l'emplit de confusion, h est agité et malheureux.Knftn, il prend une resolution.le les remettrai en sortant tout, A l'heure.Lt il se plonge dans ses leçons.André eet arrivé en retard, et lé ma! | tre lut en fait le reproche, puis il l\u2019en j voie de sa part chez le concierge pour i le prier de venir lui parler.! p iietit garçon reste assez longtemps ! absent et revient seul.\u2014\tH.le concierge T \u2014\tMonsieur, il n'y était pas \u2014\tAlors, pourquoi êtes-vous resté tout ce temps T Interroge le maître, mécon lent.J al attendu, pensant qu'il allait ve nlr.- C'est bon Travaille,/.Mais cinq minute» ne »« sont pas écoulées, ijue le concerge arrive, rouge dé colère, \u2014\tOn m\u2019a volé trol» sucres d'orge 1 clame-t-il Indigné.Je veux être payé.Tous les yeux se tournent ver» André, et Jacques se sent pftür, mais il demeure Immobile, le coeur-serré.- André ! dit très sévèrement 1« ma! ire, vous entendez ce que dit 1» concierge 7 \u2014\tOui monsieur \u2014\tVous seul êtes allé dan» la loge en son absenc*.Je pense qua vous allez avouer t \u2014\tJe n'ai rien pris 1 dit le jeune garçon.Je l'affirme.Mats Jacques s'est levé.Il ne peut supporter que son atnl soit accusé, même soupçonné.F,t d'une voix très nette, il déclare: \u2014\tAndré dit vrai.C'est moi qui al pris les bétons, [.es voici\u201e Il les sort de sa poche.Il y a une grande rumeur parmi les écoliers,mais Jacques ne regarde qu\u2019An-drc.Et lorsque son ami lui sourit, le petit garçon respire, délivré.La faute de Jacques, si noblement réparée, a reçu un plein pardon.Et l'amitié des deux enfants plus grande encore qu\u2019auparavant les accompagnera fidèlement pendant toute leur vie.Anvm.rx.CHARADE »w Mon premier est un lieu de récoite Mon second est -l'appel du mouton Mon troisième se récolte en Chine Et mon tout est une pittoresque ville de [Savoie.a- /.et H.Ouenneguei TRIANGLE SYLLABIQUE w\\ Chanteuse professionnelle de talent.\u2014 Laisse! passer a travers soi en adoucissant.\u2014 Partage-, \u2014 Démonstratif.m MOTS CHOISIS Df BEBE-PHFIOlllf vv\\ HORIZONTALEMENT I.\t\u2014 Prêtre chargé, chez les Romains, des fêtes et des sacrifices particuliers à chaque curie.II.\t\u2014 Condidt pour l\u2019écoulement des immondices.(II.\u2014 Œuvre d\u2019imagination (au pluriel)., IV.\t\u2014 Ecole \u2014 Etude en général, V.\t\u2014 Anagrammatiquement : unité des mesures de capacité pour les liquides et matières sèches et contenant 1 décimètre cube.VT.\u2014 Anagrammatiquement : Dire qu\u2019une chose n\u2019existe pas \u2014 Voyelle.VII.\u2014 Consonne \u2014 Vête aimée des enfants.VERTICALEMENT T.\u2014 Cerceau de bots ou de fer (au pluriel).H.\u2014 Tyran de Pise, qui fut Jeté dans une tour avec ses enfants pour y mou rir de faim.HT.\u2014 Genre de labiées comprenant de petits arbrisseaux aromatiques à fleurs douées de propriétés étincelantes.IV.\u2014'Anagrammatiquement \u2014 Tout JHMÛlS Nt/Oub /VF ^%7/W ' -JZ/tro Il est 2 heures du matin.Benoit, vieui serviteur dévoue, s\u2019est endormi devant le feu, attendant son maître.Ce dernier rentre, aperçoit son domestique et va doucement se mettre au lit sans le réveiller.Au bout d\u2019une minute.Benoit ouvre les yeux, s'étire, regarde la pendule et s\u2019écrie : \u2014\tMais il ne rentrera donc pas, ce vieux serin-là ?Une voix lui répond du fond de l'ai- cove : \u2014\tBenoit, vous pouvez aller vous con-cher, le vieux serin (*st rentré.objet pax dessus lequel on s exerce a sauter.V.\u2014 Dans tonsure \u2014 Voyelle.VT.\u2014 Consonne \u2014 Pronom de la troi- sième personne des deux genres et de» deux nombres \u2014 Pronom.M.S.\u2022S2rZ2> ACROSTICHE CENTRAL vvv Ecrire les uns sous las autres des mots signifiant: Sentier.\u2014 Suite de» hèles qu'on ftit voyager ensemble.\u2014 Parfum.\u2014 Anne blanche.\u2014 Sommet.les lettres du milieu lues en acrostiche donnent le nom d\u2019un départemenL.L'état américain du New-Hamp-shtre a reçu tout d'abord le nom de Laconia qui, en 1629, fut changé en celui de New-Hampshire, parce que le capitaine J.Maron, à qui ce territoire fut concédé, était gouverneur de Hampshire, comté de l\u2019Angleter- VtOSMIIIIl m»UII VEN» »l> lM\\ilV4E* 111 Il I tH ! dloun\\i;a y tsT, nom, P>t LIÉ T A GAGMÉ ô MILLI0ri5L~J\\iN DEUSt BP 'Ai VV N AVêNTIkq T rest opitur.'- t , .muinv m* Move* De-/ /rio°,«.t.f TRAVAIL LEP;-/ y .uC.( -M*5'.PlUJON\tMl\ttfS Ft\\f BPftS e h il -ireiLf.t C .J.\tù '\tv ^\t.\t,\t|\t\u2014 Mal» voici qu'une petite pluie fine se met à tomber Avant d» «\u2019embarquer *ur leur charmant «t frêle canoë, tante Ametonde, m,\tpendant la leçon et les eleves sont bien embarrasses.gigot.Frimousse*.M \u2019 Rebidon et Houpalarlquette prennent quelques leçons de natation théorique, sous la direction de M.Pilcsech» & 7 ?« Frtmousset a Installe au-dessus de chaqut eleve nageur un solide parapluie, et la leçon de natation, de la sorte, peut se dérouler sans encombre.(A suivre) LE SOLEIL, QUEBEC, SAMEDI 6 FEVRIER 1937 Sur la piste d\u2019un chevreuil-mulet Robert Rende, auteur de te récit de chasse, tenant dans sa main droiia une hernache du Canada.Nous partîmes alors dans la direction du cervidé, tout en gagnant la crête de la montagne pour avoir une meil-Jeure vue d\u2019ensemble sur l'habitat de ^e majestueux chevreuil-mulet.Lorsque nous l'avions aperçu la première fois, il était environ à 2 verges, mais depuis la première détonation, il avait dû gagner passablement de terrain sur nous, \u201cjim\u201d French était bien convaincu cependant que le chevreuil mulet ne devait pas être bien loin de nous.Comme nous avançions ainsi, nous aperçûmes soudainement quatre femelles de la famille du chevreuil-mulet qui semblaient fort agitées, et qui se suivaient à la file indienne.Aussitôt, nous en sommes venus à la conclusion que le chevreuil-mulet ne devait pas être très loin, et que nous avions ainsi localisé le \u201cravage\u201d de cette famille.\u201cjim\u201d fit feu une seconde fois, quelques minutes plus tard, quand il aperçut le cervidé suivant les quatre ' femelles.Malheureusement, la balle manqua encore son but, French recommença à \u201cchauffer ses mires\".Cette fois, le chevreuil-mulet entreprit une 1 nouvelle course qui le conduisit à une centaine de verges plus loin, pendant que dans les profondeurs de la forêt se répercutait le sifflement de la balle.SUR UNE PISTE \u2014\u201cje crois que tu vises trop haut, 'ai-je fait remarquer alors, à mon com-pagnon.Les balles bourdonnent comme des abeilles.\u201cjim\u2019\u2019 répondit : \u201cCe ne sont pas les balles, mais plutôt le chevreuil-mulet que nous entendons ainsi.)e crois qu\u2019il a été blessé ! Mon compagnon fit feu une autie fois, mais il ne faisait que prendre une çhance, car il voyait à peine les \u201ccornichons\u201d du chevreuil-mulet.Dans la suite, nous entreprîmes de suivre les pistes du cervidé.Peu après, nous aperçûmes des taches de sang sur la neige.Nous pensions réellement alors avoir une chance de trouver le chevreuil mort, mais peu à peu la piste devint / moins facile, car elle était croisée par m le passage de chèvres de montagne.Nous étions cependant si encouragés d avroir eu l\u2019occasion de faire feu à plusieurs reprises dans la direction de ce j, chevreuil-mulet que nous marchions déjà depuis quatre heures sans être fatigués.Les taches de sang coagulé que nous pouvions voir ici et là n étaient pas très nombreuses, et parfois nous en trouvions quelques unes à plusieurs centaines de pieds de distance seule-t ment.Ces taches indiquaient que le chevreuil-mulet n'était pas seulement blessé, mais atteint assez gravement.\u201cJim\u201d me fit remarquer alors : \u201cSi les traces du chevreuil mulet vont tou-lours dans la direction des champs au pied de la montagne, il est affaibli par \u2022\u2018la perte de son sang, mais si cette piste \u201e nous conduit vers le haut de ia monta- m f \"Jim' French, préparant le repas en plein air au cours de son voyage de chasse dans les forets de la Colombie Anglaise, en compagnie de Robert Rende.À : (Par Robert Reade) ATHALMER, B.C.Nous étions dans les bois depuis quelques heures déjà, quand soudain, à l'aide des télescopes fixés à nos carabines nous aperçûmes le panache d un chevreuil- *\tmulet sur le sommet de la montagne.Le fier cervidé regardait à gauche et à droite, humant la brise du haut de son piédestal, et examinant l\u2019intéressant panorama qui s\u2019offrait à sa vue.Je n'oublierai jamais ce specta- , cle dans le décor de la forêt à la fin d'une belle journée du début de l'hiver.En premier lieu, j\u2019ai cru me trouver en présence d'un orignal : car je n\u2019aurais jamais pensé avant ce moment que le chevreuil-mulet atteignait un tel poids et que son panache était si grand, j'aurais voulu voir ce fier chevreuil-mulet dans la même attitude au musée royal de l\u2019Ontario ; car c é- tait un specimen rare qui aurait été sans doute la grande attraction du musée pendant dés années ! Toutefois, j'avais compté sans mon bon ami, \u2018jim French, qui était plus pratique que moi dans de telles circonstances.Sans doute, apprécie-t-il lui aussi tout bon mouvement pour enrichir les musées quand il chas-, se, mais la vue d'un tel specimen ne lui fit songer cette fois qu à lui porter le coup fatal.Sans hésiter, French enleva la guenille qu'il avait placée à l\u2019extrémité du canon de sa carabine, afin de ne pas y laisser pénétrer la neige ; puis, il souffla à deux reprises dans le canon afin de bien s\u2019assurer que la détonation ne causerait pas sa mort au \u2018 beu de celle du chevreuil.On sait, en effet, que la neige, la pluie, les feui les, et les bouts de branches dans un canon de fusil ou de carabine peuvent réduire l'aime à feu en pièces dans les mains du chasseur, et partant, causer de graves tragédies.French appuya ensuite l\u2019extrémité de sa carabine sur une branche de 4 peuplier, et il fit feu, mais rata son coup.Le chevreuil mulpt partit alors trottinant pour continuer à escalader la pente rocailleuse de la montagne.et il sem-, chiait chercher d'où venait la balle qui avait sifflé à ses oreilles.\u2014\u201d je crois , que mes \u201cmires\u201d sont gelées ; me dit alors mon compagnon tout en soufflant sur ses accessoires \u2022\tde précision.(Illustrations d* Galbraith O\u2019Leary) gn«.il marcheia encore longtemps avant qu\u2019il nous soit possible de le rejoindre.Au même moment, comme nous avions gagné passablement de terrain, je remarquai que les pistes du chevreuil nous conduisaient vers la montagne.Lentement, nous commençâmes à grimper sur le flanc de cette montagne.Ici et là, nous pouvions voir des petits \u2018cirques\u201d indiquant que le chevreuil s\u2019était arrêté au pied des arbres pour se reposer de temps à autre dans sa course épuisante pour échapper aux balles des chasseurs.Au bout d\u2019une branche d\u2019arbre, le long du portage, nous avons localisé une large tache de sang.Le chevreuil-mulet avait donc incidemment frôlé sa blessure sur cette branche en se sauvant, et sa plaie devait ainsi être plus ouverte.Un peu plus loin, je remarquai une piste aussi large que mes deux mains, je demandai à \u201cJim'\u2019 si cette piste ne pouvait pas être celle d'un ours gris, et il me répondit dans l\u2019affirmative.Sur cette réponse de mon compagnon, je lui fis observer que les ours devaient tous être enfouis sous la neige pour l\u2019hiver, \"je comprends, fit \u201dJim\u201d, mais souvent il leur arrive de se voir dans l'obligation de quitter leurs quartiers-généraux Le toit de leur cabane de neige cède parfois quand le temps est moins froid, ou encore des inondations peuvent forcer l\u2019ours à quitter son habitation.Nous avions déjà franchi plusieurs milles dans la forêt, et pour ma part, je ne songeais qu'à retourner au camp, et à prendre un repos bien mérité, \u201cjim\u201d ne partageait pas cette opinion Il préférait faire marche arrière, car il ne voulaitpas perdre cette piste davue, au cas d'une nouvelle chute de neige au cours de la nuit.Nous revînmes sur nos pas, et peu de temps après, nous nous trouvions autour de la petite table aménagée au centre de la tente avec l\u2019aide de notre guide, Cordon McKay, d Athalmer.Auprès du feu de camp, je distinguais la physionomie plutôt triste de mon ami \u201cJim\u201d.Le brave camarade était fort décontenancé de n\u2019avoir pu retracer le chevreuil-mulet.Après un long silence, il me fit remarquer avec un air sérieux : \"je crois que nous pourrons le retracer demain si nous partons assez à bonne heure.Il n\u2019y a aucun doute que ce chevreuil, ainsi blessé, se reposera .plus longtemps qu\u2019à l'ordinaire cette nuit\u201d ! Au milieu des ces montagnes qui atteignent parfois 6,000 pieds, le soleil ne se lève pas toujours à bonne heure, et il était environ neuf heures le lendemain matin, lorsque le temps fut assez clair pour nous permettre de reprendre notre course.Après une heure de marche, nous aperçûmes soudain le chevreuil-mulet qui était couché dans la neige au milieu d'un ravage.Comme nous ne nous attendions pas de le voir si tôt, il avait déjà déguerpi avant que nous eussions eu le temps de le coucher en joue.En quittant son lit de neige, le chevreuil mulet s'était enfoncé dans les broussailles, et il disparaissait en coup de vent avec la protection des sapins enneigés.Soudain, \u201cJim\u201d aperçut l'élégant animal qui bon-1 dissait au milieu d'une clairière.Rapidement, il fit feu dans sa direction.Une détonation déchira l'air, et l\u2019on vit soudain le chevreuil-mulet qui tomba lentement a genoux dans la neige.Il ne fit entendre aucune plainte.Le choc avait été mortel, et \u2019 Jim\u201d l'avait attrapé dans une partie vitale.Pendant que mon compagnon se hâtait vers le chevreuil blessé, je comptai la distance qui nous séparait de ce ravage où gisait l\u2019animal.Il avait été tiré à une distance de trois cents pieds, et la balle avait porté à gauche, en haut de l\u2019épaule, où elle avait touché Ja colonne vertébrale du cheveuil-mulet.C\u2019était une superbe bête qui devait peser environ 400 livres et dont le panache comptait 40 '\u2018cornichons'', je crois que le plus gros chevreuil-'mulet abattu en Colombie-Anglaise pesait 450 livres et que son panache comptait plus de 42 cornichons.Il va sans dire que nous étions très heureux de ce coup de feu.En souriant, je demandai à \"Jim\u201d s\u2019il allait être capable d\u2019apporter toute cette viande sur ses épaules jusqu\u2019au camp.\u2014\u201cPoint n'est besoin de ce faire, Fransmission d'énergie à 287,000 volts La iemeux barrage Hoover, ou de Boulber, construit sur le rio Colorado, \u2014 c'est le plus formidable ouvrage de ce genre qui soit au Inonde, \u2014 est aujourd\u2019hui terminé.L\u2019usine hydroélectrique installée à son pied doit produire une puissance de 2 millions de chevaux lorsqu'elle fonctionnera à plein rendement.A l\u2019heure actuelle, on s'efforce de trouver un débouché pour l'énergie produite, et, dès maintenant, une ligne vient d\u2019être construite pour amener à Los Angeles 6îi0 millions de kilowatts-heure par an.Nous avons déjà indiqué les grandes lignes de ce transport à longue dis.tance (426 kilomètres), sous une tension qu\u2019on n\u2019est pas habitué à rencontrer, puisque jusqu\u2019ici le maximum était de 220,000volts.(Causerie du 25 février 1936.) Il est bon de donner quelques détails sur la réalisât: ,i de cette dernière entreprise, qui inaugure Tutilisation d\u2019une tension particulièrement élevée.Les alternateurs de Tusine produisent le courant à la tension de 13,600 volts.Des transformateurs élèvent cette dernière à 287,000 volts, tension de départ, qui reste encore à 275,000 volts à l'arrivée, ce qui représente une perte très faible pour une telle distance et sous une telle tension Initiale.La ligne de transport comporte deux circuits.Sur une distance de 370 km , chaque circuit est porté par une série de pylônes, de sorte que les deux lignes sont parallèles.Sur la fin du parcours, au contraire, une seule série de pylônes porte les fils des deux circuits.La hauteur des pylônes au-dessus du sol est de 33 m.27; ils comportent deux fils de terre.La portée maximum entre deux pylônes est de 300 mètres.Le choix du câble a donné lieu à toute une série d'études.Dans les lignes de transport à 220,000 volts, la majorité des pertes provient de l\u2019effet corona, sorte d'auréole, lumineuse la nuit, qui se forme autour du conducteur et qui se produit lorsque le diamètre du câble n'est pas suffisant pour la tension qui lui est appliquée.Or, si on augmente le diamètre des fils, on aboutit â une dépense de cuivre très exagérée et on ne peut écarter les fils sans augmenter la hauteur (Suite à la page 7, 6c col.) dit-il, je vais le couper en deux, et nous traînerons chacun notre fardeau \u201d allais donc avoir moi aussi à porter mes deux cents livres de chevreuil sur une bonne distance ' \u2014 Mais, repris-je alors, comment ferons-nous pour le tailler en quartiers.Nous avons laissé notre hachette au camp, et nous n\u2019avons qu'un couteau de poche ^ \u2018Un couteau de poche .plu» gros qu'un canif évidemment .me suffit sans aucun doute.Ces chasseur» qui ont toujours des couteaux larges comme une hache me font rire.Moi, je ne songe qu à ce couteau qui peut se placer facilement dans le gousset, et que j\u2019ai déjà utilisé même pour dépecer un ours gris.| ai également vidé des chèvres de montagne avec ce couteau.et je\u2019n'ai jamais eu à me repentir de n\u2019avoir apporté aucun autre instrument tranchant.\u201d im\u201d ouvrit alors ce couteau qu it tira de sa poche et il se mit en frai* de vider le chevreuil mulet.Il lui fit une profonde entaille dans l'abdomen, puis il retira les intestins de cette profonde cavité.Peu apres, il tourna le chevreuil sur lui même pouc drainer tout le sang qui s'accumulait dans l\u2019ouverture Une minute plu» tard, nos mains baignaient dans le sang chaud de l'animal.Ydaintènant, fis-je remarquer im\u201d, comment vas-tu pouvoir sectionner les quartiers retenus par les os de l'animal ?\u201cC'est très facile, me répondit mon compagnon, je n'ai qu\u2019à localiser les jointures des vertèbres de la colonne vertébrale.En peu de temps, il avait divisé l'animal en deux parties.Le fardeau qu'il me remit devait peser environ 175 livres, tandis que lui-même en accepta un beaucoup plus lourd, car il apportait le quartier comprenant la tête et le panache du chevreuil-mulet.En quittant la scène de cette \"boucherie\u201d.nous nous engageâmes dan» un long et étroit portage.Les courroie» qui retenaient leurs quartiers de chevreuil à nos épaules commençaient dé jà à nous endolorir passablement.A peine avions-nous parcouru quelques arpents que nous aperçûmes soudain deux autres chevreuils dans le flanc de la montagne.Ceux-là, ils ne nou* intéressaient plus.Nous en avions assez sur les épaules sans songer à accepter une autre charge, et nous avion» trop d'aversion pous ces chasseurs qui abattent du gibier pour le simpl» plaisir de faire le coup de feu, et qui laissent pourrir dans la plaine ce qu'il» ne peuvent ramener au camp ! \u201cjjm\u2019' effraya les deux chevreuils, histoire de les voir courir rapidement, et il va sans dire qu\u2019ils ne sont pas demeures longtemps sur place De temps à autre nous-faisions halte pour déposer nos fardeaux sur la neige, car le portage était difficile k cette époque de l'année, et nos jambes faiblissaient au cours de la corvce.Après des heures de marche au cours desquelles nous avons failli glisser souvent et nous blesser même, nous avons finalement atteint notre camp.Lorsque vint l\u2019heure du repas, \u201cjim\u201d prépara un bon filet mignon sur le feu de camp, je crois que jamais je n'ai mangé avec autant d\u2019appetit, èt à chaque coup de fourchette j'oubliais les misères que nous avions dû supporter pendant deux jours pour réaliser une ambition qui m\u2019était chère ; abattre un chevreuil mulet dans l\u2019ouest canadien.\u201cj\u2019avais de|à eu l\u2019occasion de chasser le chevreuil que l\u2019on rencontre dans l\u2019est du Canada, mais jamais il ne m avait été donné de dépister le chevreuil-mulet.Contrairement au chevreuil de l\u2019est, le chevreuil-mulet peut atteindre au-delà de 450 livres.De plus, son panache comprend toujours un plus grand nombre de \u201ccornichons\u201d que celui du chevreuil de l est.Lorsque le lendemain de ce hugal dîner au chevreuil, il nous a fallu lever le camp, nous étions quelque peu moroses.Sans doute, nous étions tous deux très satisfaits du résultat de notre expédition sous bois, mais le temps s\u2019était écoulé si vite, la nature sauvage de la forêt au debut de l\u2019hiver nous avait tant charmes que nous avons quitte les lieux avec une hésilafîon très évidente.A la prochaine occasion, je me propose d\u2019aller chasser l'outarde, qui est en réalité la bernache du Canada.La bernache se chasse plutôt sur la fin de l'automne quand elle émigre vers les régions tempérées. LL bOLLIL, QULBEC, SAMEDI 6 FEVRIER 1937 Les GENS DE TONNERREVILLE Par FONTAINE FOX ifrr-~»7 roét*ir* Tr%4* mm.r* f>«« r n ofrj ririm t OnuiB Rlffhts UTRO( HK.FU.F, NK TE FERA !\u2019AS >1 \\I/\u2018.Il V \\ BEAI COI F» UE NEK.E MAIS NCO S AVONS FAIT ( N BON VOVAC, I PIERROT A BIEN HATE D\u2019AEEEli VOIR I^A VACHE IIANS 1,'ECI RIE\".mm \u2022v* r \"v «¦Fi l I.i i < « i * i » * F t joli u < H.i t omment trouve < rrte Kegardr
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