Le soleil, 4 janvier 1948, dimanche 4 janvier 1948
[" I r~ r /-\\j f-il f*N ^ l .1 .\t4 Supplément illustré SOL Pour s 'instruire et se récréer Québec, dimanche 4 janvier 1948 i» \u2019BUD FISHER T Je l'avais dit de prendre l'au-tobu* QUATORZIEME \\ l/as-ta pris ?Je les ai compiés .Mais, après le passa- \\ ge du dixième, je nie r\t'»e suis '\tendormi\u2019.Elle Viens, Cicéron, tu pas seras quelques jours avec grand\u2019maman.Tu as l\u2019air tout attristé ! ?Ma belle-mere était cher nous, mais elle part aujourd'hui I se sent encore jeune * ( Je suis censé ^3 Orand'maman, prête»\tSi tu es sage, je vais te moi un crayon?Je\tlaisser jouer avec mon voudrais dessiner !\t.\tcrayon à % soiircilft voir à ce iiu\u2019cllc se rende bien, car Hic est myope î .Aurais-tu objection d\u2019y aller à ma place ?\t( CV#t Vois à ce qu\u2019elle se ren- ^ J ' plaisir! de Jeune homme! Tourne-toi et cesse de me fâMSggSEs&Ssli Ws0s0isisî, ~3i£L Le chat de Cicéron\tC'est sûrement dans la région de Québec ! pai } D V .15\tD \t! 1 '\u2022TftJ -\t*i»r-\t$\t BUD FISHER THS 7 \u2018SSèiS W^&Lr LE SOLEIL, Québec, dimanche 4 janvier 1948 AJwt Janin tent* de tenir ai rtspect le fiibqstier Be ncit I^eroe et son jarde de eoeps, pendant que Bontemps, dont Us ignorent la présence, appelle L«s di&qttes qu< j*ai fails «ut d*-* pretaves sks&ez évidentes p\\ f/ Lançant Nkima vers une vigne grimpante, il se retourna pour faire face au reptile qui l\u2019atta quait.Tarzan esquissa une grimace en respirant les odeurs nauséabondes qui se dégageaient de l'eau boueuse dans laquelle il nageait.De l\u2019autre coté, au bord de la grève marécageuse, de grands yeux fixes, surveillaient voracement l'homme qui «\u2019en venait dans leur direction 1>cs rna*n3 puissantes se cramponnèrent ¦ «- autour des gigantesques mâchoires et lentement Tarzan , ,\t_ ____I ___-\ttordit ylH y l; i >- Telle une détonation de pistolet, les vertèbres du saurien se brisèrent bruyamment.nV,( Et alors te erl de victoire de Tarzan déchira ie silence de ce marécage inhabité 5 «\u2022% , .la tête du sawrien, de côté et par en arriére.0 t y,.g ^ S oyageant lente meut, l\u2019homme-singe chercha le sentier qui devait le cou duire au repaire de la mystérieuse reine des \u201cFlammes Blanches.\" & Et cette nuit-ià, de son ht improvisé dans la fourche d'un gros arbre, Tarzan vit des spectres brillant comme d\u2018énormes lucioles, marchant dans le sentier qu'il cherchait.fSo&AfZ\u2019T'W United reMUW Syndicate nianMLi.yn m 9 % PETIT THOMAS o \u2022 Ô - 111111 LE SOLEIL, Québec, dimanche 4 janvier 1948 LE COURRIER DE Les femmes qui reprochent aux hommes leur manque de galanterie oublient qu'elles en sont largement responsables I).\u2014Qu>st-ce qu*» I» galanterie?Quelle drôle de question, vous direz-vous.Pascale, et peut-être penserez-vous en vous-mémc : \"Quelle regarde dans le dictionnaire, celle-là î\".Mais ne craignez pas, j'.ti reg irdé et j\u2019y ai lu: Politesse dans l'esprit et dans les manières, empressement auprès des dames, etc.Selon vous, qui doit posséder cette qualité, l'homme ou la femme?Jusqu'ici, j'avais toujours pensé que c'était l'homme, mais maintenant j'ai bien l\u2019iuTpression que les rôles sont renversés.Si vous voulez bien avoir la patience de me lire, voici où je veux en venir.J'ai l'occasion de prendre les autobus euatre fois par jour pour me rendre à mon travail.Le matin vers R heures, je monte dans un autobus dont toutes les places sont occupées par des messieurs qui lisent L'Evénement-Journal.Je demeure debout à faire des prouesses d'acrobatie pour garder mon équilibre.I.a même chose se répète quatre fois par jour.S\u2019il ne s\u2019agissait que de moi, mais il y a aussi beaucoup de femmes âgées qui doivent rester debout tandis que les hommes, paresseux, demeurent assis.Aussi, je ne puis leur pardonner ce manque de galanterie.Ils ont beau invoquer toutes les raisons du monde pour justifier leur attitude, la femme sera toujours la femme, c'est-à-dire un être ayant droit au respect et à la protection.Vous, Pascale, que pensez-vous de ceux qui, pour excuser leur manque de galanterie envers les femmes, reprochent à ces dernières de fumer.de faire o sport, de porter des slacks?Ces raisons ne me paraissent pas suffisantes à moi.J'ai hâte de connaître votre opinion.\u2014ELISE.H.-Su somme, c'est la procès des hommes d'aujourd'hui et de leur impolitesse que vous me demandez de faire ici.J'hésite, car beaucoup d'entre eux ne mont pas encore pardonné le reproche que je leur adressais il y a quelques semaines, dé manquer pour la plupart de goût, et le conseil .amical que je leur donnais du même coup d'avoir à se farder de toute insérenre dans la garde-robe de leur moitié .S'il faut maintenant que je monte en épingle ce que vous vous appr'ez leur paresse et leur égoïsme, et que moi je considère un relâchement de galanterie, il y a de gros risques que je ne parvienne jamais à rentrer dans leurs bonnes grâces.Et potu tant, si j'allais plaider circonstances atténuantes en leur faveur .En effet, si la belle galanterie, l'appréciable courtoisie de nos pères sont devenues à peu près lettre morte pour une foule de nos contemporains, la faute en est un peu, beaucoup à nous les femmes qui, depuis une couple de décades, les avons largement justifiés de nous traiter en camarades, pour ne pas dire en hommes.Ainsi quand vous dites que la femme qui fume, qui trinque, qui endosse les slacks et escalade les pistes de ski demeure une femme quand même, vous affirmez une chose physiquement vraie, mais qui ne l'est plus autant moralement.Oc fait, les filles d'Eve en faisant leurs une foule d'habitudes masculines, ont nécessairement, fatalement perdu du même coup cette féminité délicieuse qui, pendant des siècles, a constitué leur grand charme et faisaif s\u2019incliner devant elles, dans un grand geste d'admiration ou de galanterie toute pure.leurs chevaliers servants.Aujourd'hui que la femme, pour qui les tragiques répercussions des deux guerres ont posé l'imperieux problème du \"struggle for life\", joue des coudes avec l'homme à l'atelier ou au bureau, maintenant que son accès à une Joule de carrières lui assure très souvent, à côté de l'indépendance financière, un certain standing intellectuel et social, maintenant qu\u2019il lui est devenu tout naturel \u2014 je ne dis pas tout normal \u2014 d'acheter son paquet de cigarettes ou de vider son verre d'alcool à l'occasion, il ne faut pas se surprendre si l'homme a cessé de la considérer comme sa \"Dame\u201d et de l'entourer comme naguère de délicatesses, de prévenances, d'hommages courtois.Et cette diminution, cette disparition de la galanterie dont vous vous plaignez.Elise, n'en faites pas un crime dont les hommes sont les seuls responsables; en toute impartialité, je me dois de répéter que les Eves modernes ont grandement contribué a celte .décadence masculine.\t, Coquetterie de patineuse miMw %'**-.Si le pantalon semble vouloir détrôner la jupe à l\u2019heure du patinage, il n'en demeure pas moins vrai que, pour ce sport gracieux, cette dernière est beaucoup plus féminine, et l'ensemble que porte ici ia délicieuse sportive est ravissant dans sa simplicité.1! s'agit d'une jupe de lainage noir éclairée d'une frange rouge et d'un joli chandail de laine blanche garni d'appliqués de feutre flamme.La jeune fille est chaussée de petites bottes tricotées bien confortabies après une soirée sur la glace.¦ II.\u2014Nous sommes quatre soeurs dont deux demeurent à la maison et deux travaillent au dehors.Les deux premières se plaignent de rénorme besogne quelles ont à faire et qui, en somme, consiste seule ment à nous faire à manger, puisqu'elles se lèvent à n'importe qu< ! le heure, ne font que ce qui leu.plait et ne sont jamais commandées.Nous, nous devons peiner toi: te la journée à uu comptoir o; le soir, quand nous ne sortons pondis entretenons notre linge eo.
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