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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2000-12-30, Collections de BAnQ.

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I Le Nouvelliste Samedi 30 décembre 2000 \ y 7 i Sr i ' m ^ v > \ Il 7 L ' humour encore K M Stéphane Rousseau f - mort de rire Roland Paillé ant qu'a commencer un nouveau millénaire — pour les fois que ça arrive —, aussi bien MS le faire avec la bouche fendue jusqu'aux oreilles.Eh oui! cet hiver encore, l'humour sera mort de rire dans les trois princi-mÉHEë pales salles de spectacles de la Mauri-cie.La programmation de J.-Antonio-Thompson, du Centre des arts de Sha-winigan et du Complexe culturel Félix-Leclerc à La Tuque pour les cinq premiers mois de 2001 ne ment pas.On remarquera toutefois que la chanson est vivante et bien présente.À Shawinigan, l'humour part en lion en janvier avec deux soirs avec Yvon Deschamp# et deux autres avec Daniel Lemire.De son côté, Trois-Rivières réplique avec Stéphane Rousseau et Sol.Puis la chanson entre en scène, avec nul autre que Renaud à Shawinigan, dont la dernière visite dans la région remonte à.très longtemps.Selon les informations obtenues, il s'agira d'un spectacle acoustique, le même qu'il a donné en France, avec piano et guitare.Pendant ce temps, Trois-Rivières accueillera Marie Denise Pelletier et Petru Guelfucci.Plusieurs artiste en tournée s'arrêteront dans les deux salles au cours des prochaines mois.On notera Martin Matte, Sylvain Cossette, l'humoriste belge Bruno Coppens, Isabelle Boulay, Sweet People, qui vient donner la deuxième partie de sa tournée entreprise à l'automne.Sol, Deschamps, Lemire, et Richard Séguin.D'autre part, chaque salle y va de ses produits exclusifs pour l'hiver 2001.En CAS, on mise entre autres sur Jean-Pierre Ferland, Montréal Tango, Ray Bonneville, Mario Chénart, Guy Nadon, Daniel Boucher, Michel Mpambara, Jean-Michel Anctil (en supplémentaire) et Mario Pelchat.Outre Huard, JAT accueillera Patrick Huard, Bob Walsh, Garou, Zachary Richard et François Massicotte.Côté théâtre, les pièces «La Chambre bleue» et «Mort d'un commis voyageur» seront présentées aux deux endroits, alors que Shawinigan complétera sa programmation théâtrale avec «Brèves de comptoir» et «Le Malade imaginaire» et que Trois-Rivières fera de même avec «Dom Juan» et «Monsieur Bovary», qui seront présentées par le TNM (Théâtre du Nouveau monde).Danse et musique classique À chaque saison, chacun complète sa programmation avec des spectacles pour lesquels on veut développer un auditoire.Dans ce sens, à Trois-Rivières c'est la danse qu'on privilégie depuis quelques années.Ce programme spécial permettra aux adeptes de cette discipline de voir sur scène cet hiver les Ballets Jazz de Montréal, Montréal danse et Ballet Flamenco, qui vient remplacer le spectacle que devait présenter à l'automne Pierre-Paul Savoie Danse et qui a été annulé.' ?L'humour, page P2 Mais la m y est bien vivante Sol v «1 a I P2 Lb Nouvelliste Samedi 30 décembre 2000 ARTS yyiSUELS «Mémoire du sacré» en 11 oeuvres bidimensionnelles Rita Rodrigue expose au Centre des arts de Shawinigan Uoland Paillé Shawinigan Le Centre des arts de Shawinigan présente, en sa salle 2, «Mémoire du sacré» de Rita Rodrigue.Cette exposition regroupe 11 oeuvres picturales.Mais lorsqu'on la regarde comme il faut, on peut dire que l'exposition compte 22 oeuvres.C’est que les tableaux (si on peut dire) de Mme Rodrigue, plutôt que d'être accrochés au mur comme le veut la coutume, sont installés dans des structures d'acier et occupent l'espace de la salle d'exposition.Après avoir regardé un côté du panneau, on découvre une toute autre oeuvre de l'autre côté.D'où 11 supports mais 22 oeuvres picturales.La démarche artistique de Mme Rodrigue repose avant tout sur un questionnement qui se répète d'un projet à l'autre.«Est-ce dû à une douleur cachée d'un passé lointain, à la mémoire profonde de l'inconscient ou tout simplement à l'esprit qui m'habite et qui me fait vivre un perpétuel questionnement?», se demande-t-elle.Ses oeuvres constituent l'expression de sa réflexion et de son rapport avec la matière.«De ces lourds et longs panneaux de bois, la matière est venue s'imposer comme un énorme casse-tête.Elle s'imprègne en moi comme un corps à corps.Ma santé faiblit, j'abandonne, je suis déchirée, dépassée.Je me bats pour l'étouffer mais le coeur renaît toujours», souli-gne-t-elle.Pour l'artiste, l'ensemble de cette exposition représente la présence constante du sacré dans le profane.On ne se surprendra pas de la forme gothique des supports, comme la façade d'une église qui profile en pointe vers le ciel.«Chacune des oeuvres est ainsi bidimen- .,lA?du (Photo - Sylvain Mayer) RBWP mfmïï Jusqu'au 28 janvier 2001, Rita Rodrigue présente au Centre des arts de Shawinigan «Mémoire du sacré», qui réunit 11 oeuvres bidimensionnelles.sionnelle, présentant l'endroit — ou l'envers — l'une de l'autre, témoignant que les objets du quotidien peuvent, en ce sens, prendre une signification sacrée», explique-t-elle.«Le monde, notre monde, n'est-il qu'un heureux hasard ou le fruit sacré du désir divin?Nos oeuvres religieuses sont-elles superstition ou authentique expression de notre dimension spirituelle?», s'interroge-t-elle.Rita Rodrigue est originaire de l'Ou-taouais.Explorant différentes avenues artistiques depuis maintenant 25 ans, elle a utilisé le papier comme base de travail avant de se diriger vers d'autres matériaux qu'elle voulait explorer.Les tableaux qu’elle présente ici sont des acryliques dans lesquelles le papier, une fois modelé, vient donner du reflet.Son inspiration, Mme Rodrigue la puise dans les nombreux voyages qu'elle a effectués: que ce soit en France, en Espagne, au Mexique ou en Turquie.Elle a aussi exposé en Australie et en Corée du Sud.De ce côté-ci du globe, c'est surtout dans la région de Hull qu'elle a présenté ses oeuvres, de même que dans d'autres villes du Québec.«Mémoire du sacré» se poursuit jusqu'au 28 janvier 2001.* L'HUMOUR encore mort de rire, mais la CHANSON est bien vivante (Suite de la page PI ) ¦ À Shawinigan, on opte pour la musique classique.C’est ainsi que les finissants en musique de l'Université de Sherbrooke donneront un concert en mars.Il s'agit d'un projet d'une mini-tournée que les étudiants au niveau de la maîtrise ont mis sur pied.Le CAS présentera également la pianiste Nathalie Lépine, de Grand-Mère, ainsi qu'un concert lyrique qui regroupera le ténor Mario Simard, l'Harmonie de La Tuque et un quatuor de l'Orchestre symphonique de jeunes Philippe-Filion.Puisqu'il est question de La Tuque, soulignons que le Complexe culturel Félix-Leclerc compte onze spectacles à son horaire cet hiver.Outre le même concert d'art lyrique que Shawinigan, le public pourra choisir entre les prestations des Jean Lapointe, François Massicotte, Bruno Coppens, Sylvain Cossette, Daniel Boucher, la nouvelle venue Manon Lévesque, Montréal Tango et Ray Bonneville, de même que les pièces «Le Malade imaginaire» et «Sur le bord de la fenêtre, un tout petit chien en flammes», avec Nicole Leblanc et Patrick Quintal.De son côté, le théâtre de Belcourt de Baie-du-Febvre propose également dans sa programmation d'hiver des têtes d'affiche qui rejoindront assurément une partie du public.Qu’on pense à Jean Lapointe, Georges Hamel et Daniel Boucher.Encore les prix La parité dans le prix des billets qu'on avait soulevée en septembre dernier a subi des soubresauts ces derniers mois.Avec comme résultat que les écarts sont de retour entre Shawinigan et Trois-Rivières.Dans les variétés et en humour, si on compare des pommes avec des pommes, l'avantage observé favorise dans tous les cas Shawinigan.Huit fois pour être précis.L'exemple le plus criant est celui de Daniel Lemire, dont les billets sont 8,Î0 $ plus cher à Trois-Rivières.Les autres dignes de mention sont Yvon Deschamps (6 $), Sweet People (5,85 $), et Sol et Martin Matte (5,25 $).Dans les autres cas, la différence n'est que de 2 ou 3,25 $, ce qui est négligeable.Il faut remarquer, en jetant un coup d'oeil à la programmation de JAT et du CAS, que plusieurs spectacles affichent les mêmes prix.On aura toutefois présent à l'esprit que les prix annoncés par Trois-Rivières ne comprennent pas les taxes et frais de service, alors qu'ils sont hptinclus à Shawinigan.Considérant que le cachet est sensiblement identique a Trois-Rivières et a Shawinigan, lorsqu'on avance l'exemple de Daniel Lemire, le |esponsable des spectacles à Jean-Pierre Ferland JAT nous renvoie au gérant de l'artiste, parce que c'est souvent ces gens qui déterminent le prix des billets des spectacles.«Lui pourrait donner l'explication», lance M.François Lahaye.«Dans ce cas, c'est le producteur qui établit le prix du billet.Et plus ça va, plus c'est comme ça», ajoute M.Lahaye, qui précise que la marge de manoeuvre entre le représentant de l'artiste et lui est mince, quand elle n'est pas carrément inexistante.C'est à prendre ou à laisser.L'explication repose en grande partie sur l'offre et la demande: plus un artiste est en demande, plus il a le gros bout du bâton entre les mains.Un autre bel exemple c'est Garou, dont ce sera la première t urnée et dont le billet à Trois-Rivières se vendra 37 $.C'est vrai qu'il a la grosse machine de Céline Dion derrière lui.À sa défense, M.Lahaye allègue que les spectacles à Trois-Rivières coûtent moins cher qu'à Montréal.«Chacun des diffuseurs de spectacles, comme la corporation qui gère la salle Thompson, maintient des prix de billets qui correspond à la capacité d'achat du consommateur», explique-t-il.À Shawinigan, sa collègue abonde dans le même sens.En revanche, elle note que, sauf exception, la ligne directrice du CAS est de limiter le prix des billets à 30 $ chacun, tout inclus.«C'est sûr qu'il y a des dossiers qu'on négocie de façon serrée et qu'il y a des shows qu'on ne fait pas.Comme Patrick Huard: i! me demande trop cher.Pas à moi mais aux gens», nuance Mme Renée-Johanne Campeau, gestionnaire des activités culturelles au CAS.«Si je prends la région d'ici, les gens ne sont pas prêts à payer 35 ou 40 $ le billet», enchaîne-t-elle.«30 $, c'est le plus cher et tout le monde (de l'industrie) le sait.C'est sûr qu'il peut y avoir des exceptions, comme «Broue».Mais ça fait 20 ans que le prix de ces billets sont plus élevés et ça ne change rien parce que les gens viennent quand même.La dernière fois, on a vendu deux représentations de «Broue» en une journée et demie», renchérit-elle.Les profits que peuvent engendrer les gros vendeurs peuvent servir à éponger le manque à gagner des artistes qui attirent de moins grosses foules et dont les billets sont nettement inférieurs aux stars.Dans les nouveautés cet hiver, Trois-Rivières lance «Histoires de mots», qui réunit en une série les spectacles d'Yvon Deschamps, de Sol et de Bruno Coppens pour 60 $ au lieu de 75 $.(À cela, il faut évidemment ajouter les taxes et Irais de service habituels.) • Isabelle Boulay François Massicotte ¦ .#»¦ Le Nouvelliste Samedi 30 décembre 2000 P3 (Photo - PC) Florent Voilant présente un album fidèle à la très grande spiritualité des siens et de son peuple.iJl® .JBXï Inspiré par le plus pur esprit des fêtes François Houde Trois-Rivières Lm idée trottait dans la tête de r Florent Voilant depuis longtemps.Au moins depuis l'époque de Kashtin et même avant: faire un album avec des chants de Noël qu'il entendait enfant à Maliotenan.Ainsi est né «Nipiaiamianan», un album de Noël comme vous n'en avez jamais entendu.Un album berçant entre deux cultures: la culture chrétienne du sud et la culture Innu du nord.Mais les mots sont tous en Innu, sans traduction.Ce n'est pas que pur caprice de la part du musicien.Il considère qu'il est difficile, voire impossible à certains moments, de traduire sa langue.Comme approche, il suggère de se laisser simplement bercer par la musique inhérente à la langue de ses ancêtres.Son album, il l'a voulu fidèle à la très grande spiritualité des siens et de son peuple.«Ce n'est pas une question de religion,» explique-t-il.«mes grands-parents étaient des catholiques extrêmement fervents.Mais de façon générale, les Innu sont des gens plus spirituels et c'est un héritage extraordinaire que j'ai reçu.» «Npaiamianan», l'album de Floël de Florent Voilant Il estime que cela vient de la relation privilégiée que les siens entretiennent avec la nature.«Là-bas, nous sommes en constante relation avec les forces de la nature.Moi, je sais instinctivement qu'il y a des forces plus grandes que moi qui m'entourent.Je les ai ressenties et j'y ai été confrontés suffisamment souvent pour le savoir au plus profond de mon être.Et ça, je pense qu'on le sent dans la musique de l’album.» «Pour nous, Noël, c'est une période de l'année qui appelle à un rapprochement avec les grandes forces naturelles.À Noël, je retourne dans le nord le plus possible.C'est un moment très spécial de l'année.C'est la période où on part pour la chasse, trois familles ensemble.On part pour plusieurs semaines.Nous sommes un peuple de nomades, il ne faut pas l'oublier.Quand on part, on se sent chez nous.Mais on n'a pas le choix de revenir aux valeurs fondamentales.À -40°, on n'a pas trop le temps de se chamailler pour rien.Ça devient une pure question de survie.» Et qu'est-ce qu'il retient le plus de ses longs voyages?«Le silence», répond-il sans hésiter.«La qualité du silence est incroyable.On en est totalement imprégnée.C'est la plus belle musique au monde.Moi, j'ai énormément de respect pour le silence: c'est quelque chose de très grand et très beau.Alors, si tu fais de la musique, ta toune a intérêt à être vraiment bonne pour briser quelque chose d'aussi beau que le silence.» «La qualité du silence est incroyable.C'est la plus belle musique au monde.» L'autre chose que ce mode de vie crée, c'est une qualité d'écoute comme le musicien avoue n'en avoir jamais constaté ailleurs.«Le soir, après avoir mangé, il ne reste rien d’autre à faire que d'écouter les enfants.Eux, comme ils sentent qu'on les écoute, ils adorent s'exprimer: ils font leur slunv.» De l'aide Pour réaliser «Nipaiamianan», Florent Voilant a fait notamment appel au guitariste d'origine trifluvien-ne Réjean Bouchard.«C'est un musicien extraordinaire parce qu'il écoute beaucoup.Il a énormément de respect.Il est venu chez nous dans le nord pour connaître mes origines et la provenance de la musique que je voulais faire.On a mélangé certaines influences et on a fait la recherche ensemble pour arriver au résultat final qui est sur l'album.» D'autres gros noms sont inscrits sur la pochette de l'album: Luce Dufault, Richard Séguin, Zacharie Richard, Ray Bonneville et Lucien Gabriel Jourdain ont tous prêté leur voix à cette aventure unique.Ce résultat est doux, mélodieux, apaisant et véhicule dans une pureté rare les valeurs fondamentales associées à Noël aussi bien chez nous que chez les Innus dans le nord.«Il ne faut pas se forcer pour comprendre.Les blancs ont cette tendance-là, je trouve, à essayer de tout expliquer, de comprendre.Nous sommes moins cérébraux, moins intellec- tuels.Chez nous, ça passe plus par le coeur et les émotions.» Volant a puisé des classiques d'ici: Sainte nuit.Minuit chrétiens.Les anges dans nos campagnes, Adeste Fideles, Venez divin Messie qu'il a traduits.Il a aussi incorporé clés chants spirituels tirés de contes Innu.Le tout avec des arrangements simples, épurés, doux.Pour lui, la démarche a été ponctuée de plusieurs découvertes, souvent exaltantes.C'est pourquoi le musicien pense qu'il pourrait bien poursuivre une démarche similaire à l'avenir.«J'apprends énormément quand j'explore la musique de mon peuple et c'est extrêmement riche.Et ça me permet de l'apprendre à d'autres également, surtout des jeunes de chez nous qui ne connaissent pas toujours la musique de leurs racines.Il y a eu une grosse coupure culturelle pour eux.Ce genre de projet-là est très utile pour leur permettre de redécouvrir leurs origines.» «Les aînés qui m'ont guidé là-dedans sont de grands poètes» de poursuivre Voilant, admiratif.«La langue même est très poétique et très puissante dans les images qu'elle évoque.C'est parfaitement adapté à Noël.» Et c'est à découvrir.» François Pérusse demeure réservé et discret Montréal (PC) Mine de rien, le discret François Pérusse accumule les succès! Mais ce n’est qu'en jasant longuement avec lui que, sobrement, il parle de ses affaires.C'est pour s'amuser, et presque-par dépit, qu'il s'est un jour retrouvé avec des produits originaux, produits qu'aujourd'hui tout le monde (ou presque) s’arrache.Les Minutes du peuple, La Série du peuple et Le JourNul sont soit réclamés, soit diffusés, soit sur le point de l’être dans quelques pays.Lorsqu'il était vendeur d'instruments de musique, François Pérusse, qui est aussi musicien, avait commencé à s'acheter instruments et magnétophones et faisait de la musique.Un jour, il a fait entendre ses enregistrements à quelques amis, mais devant leur peu d'enthousiasme, «j'ai scrappé toutes les paroles qu'il y avait sur mes chansons et je les ai remplacées par des niaiseries en changeant la variation de vitesse de la bande.J'ai déconné, quoi!» C'était il y a une dizaine d'années et Les Minutes du peuple étaient nées.Mais encore fallait-il les faire entendre.C'est une publicité façon Pérusse pour un disque de Luc De Larochel- lière qui conduisit l'humoriste de Québec à la station radiophonique CKOI et qui fit tout démarrer.«J'ai failli faire une dépression la première année.Ça allait trop vite et je ne comprenais pas tout ce qui m'arrivait.C'était beaucoup et j'avais peur de tomber.» Ces temps-ci, au Québec, on parle surtout de La Série du peuple, qui se terminera mardi (19 h 30 sur les ondes de TVA).Heureusement, Pérusse a bon espoir de pouvoir offrir treize nouvelles émissions.«Ce projet mobilise tellement d’énergie, implique tellement de personnes et d'argent (340 000 $ par émission) que ce n'est pas facile.» «Il faut que plusieurs pays embarquent dans le projet pour le mener à terme.Une seule chaîne de télé ne peut pas toujours payer un prix semblable, et ce, malgré les bonnes cotes d'écoute (La Série du peuple a eu une moyenne de près d'un million de téléspectateurs).CTV a déjà assuré une diffusion anglophone; en France, plusieurs demarches se font piésentement avec différents diffuseurs.«L'Allemagne est aussi très intéressée: le contrat est sur leur bureau, il leur reste à regarder les virgules.Même chose pour l'Italie.» «TVA International est dans le coup et, comme le diffuseur vêtu de nouvelles émissions, il fait des démarches auprès d'autres diffuseurs,» précise l'humoriste.La série du peuple met en situations des nouveaux personnages, en plus de quelques-uns tirés des Deux Minutes du peuple, offertes en capsules ou sur disques (Pérusse a gravé six albums: cinq québécois, un français).Tous ces albums sont toujours en circulation et l'humoriste continue à se faire entendre, pour la cinquième année, en France, en Belgique et en Suisse.On voudrait bien qu'il grave un nouveau disque, mais la télé le tient tellement occupé qu'il se demande comment il va trouver le temps de répondre à cette requête.Car il ne faut pas oublier, à travers tout ça, ces quatre JourNul par semaine, qui demandent aussi beaucoup de temps à son concepteur.Les États-Unis et la France voudraient aussi ce concept, mais François Pérusse hésite devant la somme de travail et la recherche quotidienne que cela demanderait.«De plus, je ne suis pas le genre de gars à vite décider d'aller ailleurs.Je suis très, très bien ici et c'est ici que sont mes priorités.C'est probablement parce qu'il est réservé, discret et peut-être un tantinet timide que François Pérusse François Pérusse ne crie pas son succès sur les toits.Heureux et occupé, François Pé- « Mais je suis très fier de ce que russe, maintenant âgé de 40 ans, je fais.Très fier de ce qui se passe en continue de penser à l'avenir, se Europe aussi.Mon gérant me dit voyant même inventer un nouveau souvent de cesser d'être gêné d'être produit pour Internet, sans parler de présent en France, que j'ai le droit son vieux projet de disque de musi-d'êlre content d'y être.» qde qu’il ferait avef-S BfoTiMf LAIJGHTT*r ws.M.«TV AJJJKN TtiHY mrtftuw HWHOHANT JONIaWITZ KÎ-AI.VK MAY uimArtRAmnoRT eAMffmntw riiMVàm MAN *• ru >4 rtMv jnm C(vné «diteur avoir écrit une nouvelle, quelques professeurs lui avaient conseillé de poursuivre dans cette voie, mais en vain.«Je pense que je n’étais pas assez mature pour y croire», analyse-t-elle avec le recul.Trois enfants plus tard, une fois tous élevés et autonomes, le rêve a refait surface, trouvant cette fois sa concrétisation avec rien de moins que le best-seller «Les Enfants de Duplessis» (100 000 copies vendues), faisant ressurgir un sujet qui a connu une telle vague de succès au Québec que l'auteure est passée totalement dans l'ombre.Depuis dix ans, elle écrit sans compter les heures, pour elle mais aussi pour les autres en prenant le rôle d'«auteure nègre», dit-elle pour reprendre le jargon des maisons d'édition.Cette fonction consiste en fait à prêter sa plume pour la réécriture d'un roman, mais de façon anonyme cette fois.Victoire Pour sa trilogie sur la cordonnière, qui relate la vie tumultueuse de Victoire Du Sault, elle a élaboré des recherches historiques à la hauteur de ses aspirations.Au départ, elle devait écrire sur les fils de cette dame, en l'occurrence les frères Dufresne, mais la première femme à exercer le métier de cordonnière au Québec l'a subjuguée au passage.En fait, depuis 1988 que Pauline Gill a commencé ses recherches, à partir d'une thèse réalisée sur la bourgeoisie francophone de Montréal à travers une cinquantaine de familles.L'auteure désirait arrêter son choix sur les frères Dufresne, qui ont fait fortune en bâtissant l'est de Montréal.Surtout sur Oscar, pré-cise-t-elle, «un mécène philanthrope, timide et modeste qui est toujours demeuré dans l'ombre, un peu comme sa mère», raconte l'auteure.Ce projet pourrait voir le jour éventuellement, sous la forme d'un quatrième tome, mais la décision n'a pas encore été prise.«Ce sera aux lecteurs de décider s’ils le désirent ou non.Si les gens veulent en savoir plus, mes recherches sont faites.» Pour sa part, elle aimerait bien écrire ce quatrième bouquin, histoire de faire la lumière sur le destin complet de cette famille, bien que quelques hésitations pointent, avoue-t-elle.«J'approche de la modernité, il y a des descendants et je me sens moins libre que les trois premiers tomes.Si je le fais, je vais avoir un prologue très sérieux.», dit-elle.«Un roman historique, ce n'est pas une biographie.» Pour les trois premiers bouquins, qui sont aujourd'hui regroupés en coffret, elle a mis une année d'écriture par livre, des lignes qu'elle a puisées dans ses connaissances en histoire, en sociologie et en gérontologie, trois matières qu'elle enseignait au niveau collé-gial.«Ces trois domaines ont servi pour tous mes écrits», fait valoir (Image-Média Mauricie: Patrick Beauchamp) Avec son personnage de Victoire Du Sault, Pauline Gill a écrit une saga historique de quelque 2000 pages, qui prend aujourd'hui la forme d'une trilogie publiée aux Éditions VLB, aussi offerte en coffret.l'auteure.«Le roman historique m'offrait une belle toile de fond et m'a permis de proposer à nos jeunes de très beaux modèles.Ça me tient à coeur.» Du côté de la fiction Entichée d'histoire, Pauline Gill n'avait encore jamais trempé sa plume dans son imaginaire pour le bien d'une oeuvre fictive, jusqu'à tout récemment.«C'est mon directeur littéraire qui m'a convaincue d'aller au bout de mon souffle», avance-t-elle, quasi timide.Jusque-là, l'auteure avait toujours reculé devant la peur du syndrome de la page blanche.Au moment de mettre un terme au troisième tome de sa trilogie, elle a fait appel à la fiction pour traverser la période difficile qui allait suivre.«À la fin du troisième livre, il y avait un gros deuil à faire.Le matin, je me demandais pourquoi je m'étais levée.» Au moment de plonger dans la fiction, le doute s'est dissipé rapidement.«Mon directeur avait raison.J'ai avec la fiction une liberté que je ne soupçonnais pas.» Si bien que l'auteure a l'impression de trouver là une autre avenue littéraire de choix.«Peut-être que je vais m'apercevoir que tout ce que j'ai fait jusqu'ici était autant de détours pour en arriver là?», questionne-t-elle à voix haute.«Une chose est certaine, ça prend une grande part de confiance.»* Aux limites du thriller «Le concile de pierre», de Jean-Christophe Orangé Serge L'Heureux Trois-Rivières Il aura suffi de deux romans pour consacrer Jean-Christophe Grangé comme la «star du thriller français».Un titre peu convoité, avouons-le.Après le succès de Le vol des cigo-qnes et Les rivières pourpres, récemment porté à l’écran, cet ancien grand reporter converti en romancier a droit au traitement royal pour Le concile de pierre, lancé à plus de 200 000 exemplaires, avec son nom bien en évidence sur la couverture.Mais Grangé ne se contente pas du succès, semble-t-il.Il veut «faire exploser les limites du thriller traditionnel», comme l'indique la quatrième de couverture.Un pari risqué, dont on saisit l'ampleur au fur et à mesure du déroulement de l'intrigue de Le concile de pierre.Le FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE et les ÉCRITS DES FORGES, éditeur international de poésie, remercient LE NOUVELLISTE pour son accueil généreux à la poésie entre deux festivals.Un corps comme un jardin(,) La nuit n’a pas rendu le sanglot à l’amour Et le corps solitude compte la multitude de l’instant mis en terre et les étreintes muettes qui ne s’entendent plus.ECRITS Christine Balta Christine Balta PariMcnnc et montréalaise.C hristine Balta vient d une famille d'artistes I Ile est sittiationnistc à ses heures et pour I amour tout le temps t Ile écrit des poèmes cl des nouvelles, l a forte etran#-est son premier recueil.( 1 ) t/n intjn < ,mnr un janim, extrait p.f>2 de t a fnne ciranir.( hrisime BAI I A.t erils des I orges Poésie.t rois Rivières.2010.72 pages, prix en librairie : I0S + taxes Tout commence pourtant de manière assez conventionnelle, alors que Diane, ethologue névrosée sur les bords, se rend en Thaïlande pour adopter un enfant, Lucien, qu’elle ramène à Paris.Quelques semaines après son retour, elle est toutefois impliquée dans un accident de la circulation qui laisse son enfant dans le coma, entre la vie et la mort.L'intervention mystérieuse d'un médecin acupuncteur, assassiné de manière brutale après avoir ramené l'enfant à la vie, sera l'élément déclencheur de l'enquête menée par la jeune femme, qui devient vite convaincue que l'accident du périphérique était en fait une tentative d'assassinat contre son enfant.Une enquête jalonnée d'autres cadavres, et qui amorce une descente progressive vers l'univers de la parapsychologie, de la perception extrasensorielle et de la psychokinèse, pour sombrer finalement, dans le tout idi 17 h 30 10 h E'il & II TA) QUI 9 TAi CfU TAOÏSTE La pratique régulière du tai chi toniste procure un exercice complet au corps i et un apaisement à l’esprit J Pratiquer un art accessible avec supervision compétente, au sein d’un entourage sympathiqitl,en vous joignant à la plus grande école en Occident.Démonstration et insci le lundi 8 janvier Début des cours 9 janv, aînés Débutant 2 Mardi 13 h Pratique continu lundi JSbTi) RÉGULIER Débutant REVISION Mardi 19 h j Mercredi 18^^^ CONTINU Lundi 19 h 1.^1 Mercredi 20 h COURS DE 16 SEMAI Section locale de la Mauricie 1675, rue Royale (face à Jean Coutu) Trois-Rivières (Québec) G9A 4K2 Tél.: (819) 378-0932 Site Internet : www.clic.net/~stct jete ta' ËRANGi dernier chapitre, dans le fantastique.N*lC*-*EL Comme si l'auteur avait pressenti que les lecteurs ne voudraient pas tous le suivre dans cette voie, il étale les théories scientifiques et autres preuves plus ou moins irréfutables de l'existence de ces phénomènes psi mais, même avec la meilleure volonté du monde, le dénouement en choquera plusieurs qui croient que, même dans le thriller «explosé», le rationnel préserve ses droits.Une constatation pénible parce qu'elle démolit une intrigue solide, construite avec minutie et rigueur autour d'un personnage principal dont on découvre toutes les facettes au long d'un récit émaillé de rebondissements nombreux, et parfois fort inattendus.On voudrait tellement y croire, mais l'auteur en a décidé autrement.On retiendra néanmoins l'écriture limpide, lumineuse, de Jean-Christophe Grangé, ses descriptions envoûtantes de contrées mythiques, comme les steppes de la Mongolie ou ces bleds désoeuvrés de Sibérie dans lesquels on partage le sentiment d'impuissance des habitants.On appréciera la rigueur scientifique de certains aspects du récit, le lyrisme des descriptions.Bref, toutes les qualités qui ont contribué au succès de Les rivières pourpres, mises cette fois au service d'un récit trop abracadabrant et ésotérique pour séduire la majorité.Et dire que Grangé entend poursuivre dans cette voie pour son prochain roman, de quoi le dépouiller pour de bon de son titre de «star du thriller», pour celui de «maître du fantastique».Sceptiques s'abstenir, mais les curieux sont les bienvenus.* «Le concile de pierre».Roman de Jean-Christophe Grangé.Éditions Albin Michel.411 pages. IB Nouvelliste Samedi 30 décembre 2000 P7 PtSGSUES Back to Bach Trois coffrets pour les fidèles Lm année 2000 aura été, dans le monde ~ de la musique classique, l'année de Jean-Sébastien.Normal, avec toutes les manifestations diverses entourant le 250e anniversaire de sa mort.Question de terminer en beauté cette année spéciale, on revient donc ià Bach pour le mot final.Les fanatiques du prolifique compositeur allemand ont de quoi à se mettre.dans l'oreille avec tous les produits, aussi intéressants les uns que les autres, que leur sont proposés en cette période ties fêtes.Le plus attrayant est sans doute les trois coffrets que viennent de lancer la maison /wr-mcnia mundi qui comprennent chacun trois CD audio et un CD-Rom compatible en mode PC op Mac.Les trois coffrets portent sur la «Messe en si mineur» et le «Magnificat», ('«Oratorio de Noél» et six motets (BWV 225-230), et sur «Les plus belles cantates (BWV 21, 42, 56, 78, 82 et 158)» et «Trauerode».• Quant au CD-Rom, c'est le même pour Roland Paillé chacun de ces trois coffrets.11 plonge le spec- r tateur en plein dans l'univers de Bach.On nous présente l'Allemagne de Jean-Sébastien v Bach, les lieux ou il a vécu, son oeuvre, pré- [ semée genre par genre, recueil par recueil, l'audition de plusieurs oeuvres, dont une Éj vingtaine sont soumises à une analyse.De plus, le volet interactif propose aux mélomanes quatre jeux «quiz» portant sur Bach et la musique baroque, que ce soit sur 4or\o de Noël Christmas Oratorio ' Mot»» KanttnoK'xjf Cost Je ne peux plus supporter ça!! Calme-toi, chéri! Nous n'avons même pas encore commencé notre vrai magasinage des fêtes! Mais j’en Je veux rentrer à la maison! < Je suis un rude ASSEZ! Viking.m&m BLONDINETTE par Young PEANUTS et le bon vieux CHARLIE BROWN par Schulz Voilà notre arbre, juste là! Désolé, mais ce sapin, je le garde pour moi jn On a payé le gros prix, mais on a eu le sapin qu'on Notre nom n'y est pas inscrit! ARBRES DE NOËL jlLvL Tu as très bien réussi à négocier avec cet homme, papa ^ Grâce à toi, nous passerons de belles tètes, chéri! c- Ce sapin, je le garde m pour moi fej h / u HT3E 3* * - mm Psst! Jolie demoiselle! Veux tu que je t'avoue quelque hose?Tu sais, je te trouve vraiment très jolie! Tu me fascines beaucoup! u/u/oo J’ai toujours été attiré par toi.J’aime tes cheveux, tes yeux, ta façon de parler.Je crois que j’aime tout en toi.mon amour! Ha! Je savais que tu ne dormais pas! BAPTISTE scénario et dessin par André-Philippe Côté \/cfYON£- 2?>/‘»Z kjüz Fu nne R ru TO \y£Ux F aj i FE- \Jo I c.i Mes nesoLu77oMS .Je.rve Fo/ kfh PJ-US FROFtl/ PFFAJTS rxwc: usse VtDun l'AMtJtée Je xie me roerret?n/ forv ZV»z?AnhJeer, ._.^ ^ i J?.__ - / Pius.FM pts, Je kjf Z/» /.FcHe zvts r~z -*— If \ s Jt- c- aj T>) tld.To cwt*/ f»?er je m'avaIskezus y)es, dorâmes.fSALoorvES>l VtxjH.c-erre FxjK/ee O hç.,Tu AS, rV/*( Je 'Sfi,s.Finn (J ren e'FWAte Ft imes,
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