Le soleil, 17 août 1941, dimanche 17 août 1941
[" s Supplémen' h' .JJ ^\t0e* ' V I 1 î''t*'\u2019 rar- SOLEIL QUEBEC.DIMANCHE 17 AOUT 1941 La bataille de l\u2019Atlantique CONVOI ATTAQUE PAR UN RI .' ' 11) 0 Pour s\u2019instruire et se récréer SI I CI if if 1 IV fl 11 ¦¦i mmmmrnm \"i il- .i '.m-.- :;.v ^ .v > fS H '* gr m ::i: %' *¦$\" « \u2022 * _ * X t iffijivip .\u2022Y'.\t «sis 'ïliW! * ¦ ?iii^H ; ¦.: -mm \\ \u2019 5 t 'L^ \u2022\u2022 *\\> >Ïm m - 4HtRP«nn»w .¦ ' .\u2022.'\u2022'.\t: '.''l 'WW'-.v -.c'.X ¦ ¦\u2022v/ \u2019Yi:/ ¦ \u2022 ; \u2022iÿ: \u2022Y- Cette peinture de l'artiste américain F.L.King représente l\u2019attaque d'un convoi en plein Atlantique par un raider allemand.On sait tous les dommages causés par les raiders allemands depuis le début de la guerre actuelle.Mais depuis quelques mois, la flotte anglaise, avec la puissante aide de-la production américaine, a considérablement réduit les néfastes opérations de la marine allemande sur l\u2019Atlantique.Il est admis que les marins de l\u2019Atlantique, au nombre desquels on compte de nombreux Canadiens, restent toujours les grands héros de la bataille de l\u2019Atlantique, l\u2019une des phases les plus importantes de la deuxième grande guerre mondiale.L\u2019artiste F.L.King a peint quatre tableaux (c\u2019est le quatrième qui est reproduit ci-dessus) illustrant les diverses phases de la bataille de l\u2019Atlantique, tableaux que le \u201cSoleil\u201d, toujours soucieux de plaire à ses lecteurs, a été heureux de leur présenter depuis quelques semaines dans son populaire supplément.v Page deux\tk\t*-E SOLEIL, L'AFFAIRE DE QUEBEC, DIMANCHE 17 AOUT 1941 San Q UENT1N par JOHN DALY Comment un télégramme au sujet de la naissance d'un garçon fit découvrir l'un des plus audacieux faux-monnayeurs, qui opérati dans le pénitencier de San Quentin.\u2022 \u2022 A l\u2019ouest, rien de nouveau.Pas un seul faux monayeur n\u2019opérait sur la côte du Pacifique.Soudainement.à Seattle, à San Rafael et à San-Francisco, on se trouva infesté de faux billets de dix dollars imitant ceux de la Réserve fédérale.La veille du Jour de l\u2019an 1935, les chauffeurs de taxi de ces trois villes se firent passer» une foule de ces faux billets.Le service secret entra immédiatement en action.Comme un seul de ces billets avait été retracé à l\u2019est des Montagnes Rocheuses, la chasse aux faux mon-nayeurs se confina au Far West.Le même jour, le 10 février 1936c trois arrestations furent faites dans les villes plus haut mentionnées.L\u2019étude comparée des dossiers conduisit à la découverte de l\u2019une des plus grandes conspirations frauduleuses des temps modernes.Les a-gents du service secret se rendirent compte que la piste les dirigeait directement à San Quentin, le plus vaste pénitencier de l\u2019Amérique, qui abrite 6.000 détenus.Les inculpés dans cette affaire comprenaient cinq prisonniers logés à San Quentin, deux prisonniers relâchés sur parole et deux civils.Pendant deux ans, ils s\u2019étalent livrés à leur industrie, soit une année pour s'équiper et s\u2019organiser et une autre année pour répandre les faux billets qu\u2019ils avaient réussi à fabriquer.N\u2019eût été d\u2019un télégramme, qui avait pourtant l\u2019air fort peu compromettant et qui fut envoyé un Jour de Seattle à un pensionnaire de San Quentin, la conspiration aurait pu se prolonger encore plus longtemps.Ce message télégraphique se lisait comme suit: \"Bébé mâle arrivé stop Alice bien portante \"Gale\u201d.Ce message avait été envoyé à Jack T.Lewis, un photograveur expert, qui purgeait une sentence à San Quentin.Lewis travaillait dans l\u2019atelier de photogravure du pénitencier.Il avait, auparavant, été l\u2019assistant de Daniel B.Wilson, contremaître de l\u2019atelier qui avait ensuite été libéré sur parole.Etait-ce Wilson ou Lewis qui n-vait tracé les plans de ce vaste complot de contrefaçon ?Les agents du service secret ne le sauront probablement jamais puisque les deux hommes se Jettent le blâme l\u2019un sur l\u2019autre.Quoi qu\u2019il en soit, les agents du Au petit jour, Jack Lewis travaillait avec acharnementt dans son atelier improvisé, dans les murs du pénitencier.service secret découvrirent la bonne piste quand ils firent trois arrestations séparées le même jour.Le matin du 10 février 1936.ils arrêtèrent Thomas Bell, 39 ans, dans les rues de San Rafael.Bell, originaire de l\u2019Ecosse, venait de refiler un faux dix dollars à un chauffeur de taxi.Il fut mit sous arrêt avant qu'il ait eu le temps de porter la main au pistolet qu\u2019il portait dans sa poche de pantalon.Un peu plus tard, le même jour, à Sacramento, des agents du service secret mettaient la main au collet de Clifford L.Pair, un photograveur qui avait distribué un certain nombre de billets de dix dollars de la Réserve nationale.Parr n\u2019offrit aucune résistance quand les agents lui passèrent les menottes.Le même soir, à San Francisco, les agents arrêtaient Daniel R.Wilson, 31, pour avoir distribué plus de vingt deux faux billets de dix dollars.\u2022 \u2022 L'interrogatoire de ces prévenus démontra que tous étaient d\u2019anciens prisonniers de San Quentin et que Wilson était l\u2019ancien contremaitre de l\u2019atelier de photogravure du pénitenciers de l\u2019endroit.Parr avait également été employé dans ces atelier.Les circonstances commencèrent à montrer une certaine ressemblance.Le capitaine Thomas B.Foster, chef du service secret des Etats-Unis à San Francisco, se rendit immédiatement à San Quentin, pé- ninsule désolée qui s\u2019étend à vingt-cinq milles au nord du pont de la Porte d\u2019Or.Avec Foster se trouvaient deux as du service \u201cTex\u201d Strange et -'Phil\u201d Geauque, \u2019qui découvrirent toute l\u2019affaire.Aidés de quelques membres du conseil d\u2019administration du pénitencier et des officiers de la prison, dirigés par le gouverneur James B.Holohan, aujourd\u2019hui à sa retraite, les agents du service secret préparèrent leur coup de scène dans le grand parloir du pénitencier.Pendant cinp heures, le spectacle se déroula, avec un artiste principal, un détenu nerveux, Jack Lewis.Il était pâle quand il se vit en présence des agents du service secret.Ses vêtements gris faisaient ressortir la blancheur de son visage.Dehors, un vent violent hurlait dans la nuit et faisait claquer les branches des arbres le long des murs du pénitencier.Du café chaud et des cigarettes mirent Lewis sur le chemin des aveux.Comme on dit dans le langage des prisonniers, il \u201couwit l\u2019égout\u201d.Des compagnons de détention, des employés du pénitencier, un détective de Las Angeles, tous les gens que Lewis détestait, furent impliqués dans sa description du fonctionnement de cet étonnant complot de contrefaçon opérant au sein du pénitencier de San Quentin.Lewis raconta comment tout cela commença dans la chambre noire de l\u2019atelier de photogravure du pénitencier.Au petit jour, Jack Lewis travaillait avec acharnement dans son atelier improvisé, à l\u2019intérieur du pénitencier.Les ampoules\u2019électriques étaient masquées de façon à ce que les jets de lumières ne frappent que les billets sur lesquels il travaillait.Les billets étaient \u201cvieillis\u2019\u2019 en les pliant et les frottant les uns sur les autres.Placés dans une taie d\u2019oreiller, les billets étaient ensuite tenus au-dessus d\u2019un sceau d\u2019eau bouillante et passés à la vapeur.Un panneau secret, opéré par un ressort à l\u2019entrée de l\u2019atelier de photogravure, recélait »les plaques.La base d\u2019un grand camera servait de cachette aux autres outils.Quand l\u2019argent fut fabriqué et prêt pour le marché, le premier objectif de la \"gang\u201d fut d\u2019acheter une obligation du gouvernement d\u2019une valeur de mille dollars, qui aurait été contrefaite et aurait ensuite fait la fortune des conspirateurs.Les confédérés de l\u2019extérieur devaient se charger d\u2019écouler la marchandise pour le compte des gars de l\u2019intérieur.Un vendeur qui fournissait les équipements photographiques pour l\u2019atelier de photogravure de la prison agissait comme intermédiaire.Son premier geste en relation avec le complot fut d\u2019évacuer 330 billets de dix dollars qu\u2019il expédia ensuite à Seattle, d\u2019où fut ensuite envoyé le fameux télégramme \u201cbébé mâle arrivé\u201d, qui constituait un récépissé pour le chef de l\u2019entreprise, Jack Lewis.Fort excité, Lewis prit trois lon- gues heures pour raconter les détails du complot.Ensuite, les agents du service secret l\u2019entreprirent.Us lui dirent alors des choses que Lewis n\u2019avait jamais rêvé de leur entendre dire.Us lui dirent qu\u2019il avait tenté d\u2019incriminer l\u2019innocente épouse d\u2019un camarade de cellule en lui envoyant dix faux billets, qu\u2019il avait convaincu un homme de l\u2019extérieur de l\u2019aider et qu\u2019il l\u2019avait ensuite dénoncé comme complice, comme il l\u2019avait fait d\u2019ailleurs pour un grand nombre d\u2019autres.Vaincu devant plus fin que lui, Lewis admit alors toutes les accusations qu\u2019on avait portées contre lui, sans qu\u2019il ait été nécessaire de le soumettre au gril du troisième degré.Les agents le questionnèrent à leur guise pendant deux heures.Quand tout fut terminé, les officiels de la prison voulurent complimenter les agents du service secret, mais, tout ce que \u201cTex\u201d Strange trouva à dire fut : \u201cBah, oublions tout cela et allons prendre un bol de bon café\u201d.Mais, avant de tout oublier, les agents firent une visite dans l\u2019atelier de photogravure de San Quentin et là, derrière des photographies de stars de cinéma, ils trouvèrent assez de faux billets pour payer la rançon d\u2019un monarque.Dans le plafond de la chambre noire, ils découvrirent sept vignettes de cuivre pour le recto des billets et une vignette pour le yerso ainsi qu\u2019une série de vignettes pour des billets de un dollar.Des papiers portant le sceau du Trésor américain ainsi que des numéros de série furent également découverts en grande quantité.Avec un équipement fourni par l\u2019Etat de Californie, comme partie de l\u2019équipement de la prison, ces conspirateurs étaient préparés pour exploiter le pays sur une grande échelle.On estime qu\u2019ils avalent déjà fabriqué pour douze mille dollars de fausse monnaie.Clifford Parr.beau-frère de Daniel Wilson, était celui qui fabriquait les vignettes, mais la majeure partie de l\u2019ouvrage était l\u2019oeuvre de Jack Lewis, photograveur expert.Grâce à la coopération involontaire d\u2019un vendeur d\u2019une maison d\u2019affaire de San Francisco, un grand nombre de colis avaient pu sortir de la prison.Tous contenaient de la fausse monnaie.Ces colis étaient envoyés par la poste à Jack Loretto, dont le véritable nom était John Paul Rassi.Il écoula lul-* même plusieurs centaines de billets de dix dollars dans Seattle et les environs.A A San Francisco, un homme du nom de Norman Glickman avait loué un casier postal sous le nom de Davis et il l\u2019utilisait pour recevoir les colis contenant la fausse monnaie.Les agents du service secret, surprenant Glickman en flagrant délit, découvrirent que cet individu avait un beau-frère du nom de Bernard Kent, qui se trouvait à San Quentin.C\u2019est ainsi que le filon se présenta.Glickman était l\u2019individu qui avait transporté le seul billet découvert à l\u2019est des Rocheuses.U l\u2019avait écoulé à Chicago.Toutefois, lors de son procès, Glickman, bien qu\u2019ayant fait une confession, fut acquitté par les jurés Ce fait froissa les agents du service secret.Ils se lancèrent à la recherche d\u2019autres coupables et ils en trouvèrent.Avant qu\u2019ils aient terminé leur enquête, le chef du commissariat de la prison était impliqué.Cet individu, du nom dé Louis J.Murray, employé civil, était tombé dans le filet de Lewis et de Wilson.Les agents découvrirent qu\u2019il avait évacué une centaine de faux billets hors de la prison.La piste conduisait les agents & la résidence de Wilson, qui avait été libéré sur parole.Us y trouvèrent quatorze faux billets.Toute la côte occidentale autour de San Francisco fut infestée de faux billets même après que tous les inculpés eurent été coffrés.Au département des lettres mortes du bureau de poste de Seattle, on découvrit un paquet adressé par Jack Lewis à Gale Halter.Gale était l\u2019auteur du télégramme au sujet du \u201cbébé mâle arrivé\u201d.Le colis perdu contenait 213 faux billets.C\u2019étaient les derniers de l\u2019espèce.Le fait que les principaux incriminés dans cette affaire de contrefaçon avaient auparavant travaillé ou travaillaient alors dans l\u2019atelier de photogravure de la prison de San Quentin contribua à les tenir à l\u2019abri du soupçon, au début.Naturellement on pouvait s\u2019attendre à ce que les administrateurs d\u2019un pénitencier aussi bien organisé surveillent avec attention les agissements de leurs pensionnaires.Cependant, il faut bien comprendre que les dirigeants de la prison avaient quelque peu relâché leur surveillance par le fait que les individus en question avaient manifesté de bons sentiments et une aptitude très prononcée à obéir à tous les règlements de la maison.C\u2019est sur cette théorie que Lewis s\u2019était basé.Il était un excellent photograveur et, comme tel, il avait accès à tous les ingrédients chimiques, au zinc servant aux vignettes et à tout le matériel nécessaire à son travail.Après avoir accompli fidèlement le travail dont on l\u2019avait chargé depuis des mois, il était à l\u2019abri de tout soupçon.Quand on se rendait compte qu\u2019il travaillait le soir dans l\u2019atelier, les surveillants se disaient qu\u2019il pouvait bien faire du travail supplémentaire pour se libérer des entreprises de la prison qui étaient multiples à cette occasion.Dans la chambre noire, qui constituait une partie de l\u2019atelier, il se trouvait seul à plusieurs intervalles.On le croyait alors occupé à travailler à quelque ouvrage légitime.D\u2019ailleurs, il gardait toujours près de lui des travaux de l\u2019atelier et s\u2019y affairait entre temps.Son principal souci fut de trouver un moyen d\u2019écouler le produit de son travail criminel.On sait maintenant comment il s\u2019y était pris pour parvenir à un succès presque complet.LA MAGNESITE EN 1940 (pat M.F.Goudge, du service fédéral des Mines) L\u2019ARGENT EN 1940 (par A.Buisson, du Service fédéral des Mines) On extrait de la dolomie magnési-tique à Kilmar et à Harrington-Est, comté d\u2019Argenteuil, Québec, de gisements où la magnésite et la dolomie sont étroitement mélangées, et on traite le minerai pour en obtenir des produits réfractaires.On met actuellement sur le marché la dolomie magnésitique calcinée caustique, la dolomie magnésitique frittée ou en grain, des briques et des formes (cuites ou non), et des ciments réfractaires finement pulvérisés.On emploie aussi la dolomie magnésitique frittée, combinée avec du chrome, comme ingrédient dans la préparation d\u2019autres genres de réfractaires.Les produits de la magnésie fabriqués au Canada avec la magnésite et la magnésie importées comprennent la magnésie fondue (périclase artificielle), la péricl&se pour l\u2019optique et des revêtements de tuyaux \u201cà 85 pour cent de magnésie.\u201d Le Service des Mines a découvert récemment des gisements d\u2019un minéral de magnésium, qu\u2019on désigne sous le nom de brucite, à Ruther-glen, Ontario, et à Bryson et à Wakefield, dans la province de Québec, qui ne sont pas sans importance.La brucite est présenté sous forme de granules généreusement répandus dans une gangue de calcaire cristallin.Dans un rapport publié dernièrement par le Service des Mines on décrit un procédé qu\u2019il a élaboré et qui permet de récupérer ces granules de brucite sous la forme de magnésium d\u2019un haut degré de pureté, à un coût apparemment assez bas pour faire concurrence au magnésium importé dans l\u2019est du Canada.Le produit ainsi obtenu est propre à la fabrication de matériaux réfractaires de haute qualité, du magnésium métallique, et, de divers composés chimiques.Dans le passé on ne pouvait se procurer au Canada le magnésium de cette pureté, mats il fallait- l\u2019importer d\u2019Asie, d\u2019Europe, ou des Etats-Unis.Comme c\u2019est une substance essentielle en temps de guerre, il est parfois assez difficile d\u2019en obtenir des approvisionnements pendant les hostilités, et il est d\u2019importance capitale d\u2019en avoir au pays.En collaboration avec le Service des Mines, plusieurs compagnies font actuellement des recherches relatives à ces dépôts, et on s'attend d\u2019en extraire bientôt de la magnésie.Des gisements considérables de magnésite contenant beaucoup de silice et d\u2019alumine existent en Colombie-Britannique, près de Marysville, entre Cranbrook et Kimberley.Ces gisements sont la propriété de la Consolidated Mining and Smelting Company of Canada, Limited; on a entrepris à leur sujet des travaux d\u2019expérimentation dans le but d\u2019éliminer la silice et Talumi-ne par un procédé de flottage, mais on n\u2019a jusqu\u2019ici enregistré aucune production commerciale.On connaît aussi l\u2019existence d\u2019un certain nombre d\u2019autres gisements de magnésite en Colombie-Britannique et au Yukon, mais soit à cause de leurs dimensions restreintes ou de la distance qui les sépare des voies de transport, ils n\u2019ont présentement aucune importance commerciale.U y a des dépôts d\u2019hydromagné-site terreuse en Colombie-Britani-que, près d\u2019Atlin et de Clinton, et à certaines époques, on en a exploité quelques-uns sur une petite échelle, mais il n\u2019y a pas eu de production de ce minéral en ces dernières années.On ne publie pas la statistique de la production et du commerce canadiens de ce produit minéral à cause de la guerre.On trouve la magnésite dans plusieurs pays, mats la Russie est probablement le plus important producteur de magnésite de l\u2019univers ; presque toute sa production est néanmoins employée à l'intérieur du pays.La magnésite d\u2019exportation est ordinairement calcinée ou frittée avant l\u2019expédition.La magnésie qui résulte de la calcination de la magnésite sert à la fabrication de produits réfractaires qui doivent résister à des températures extrêmement élevées, à la préparation du ciment, à l'oxychlorure et du magnésium métallique.Elle sert aussi de base à un certain nombre de sels de magnésium et elle a plusieurs emplois secondaires.La demande universelle de magnésium métallique a considérablement stimulé l\u2019intérêt porté aux gisements de magnésite.Bien que jusqu\u2019aux trois dernières années, presque toute la production mondiale de magnésium soit provenue de la saumure de chlorure de magnésium et de l\u2019eau ayant servi au traitement des minéraux potassiques, la magnésite est maintenant une source importante de ce métal léger en Europe.Toute la production américaine de magnésium provient de l\u2019eau de mer et de la saumure du chlorure de magnésium.La dolomie, la brucite et l\u2019eau de mer font concurrence à la magnésite comme matière première des produits de la magnésie.La dolomie, outre ses possibilités nouvellement découvertes pour la fabrication des réfractaires, a depuis longtemps été la source principale du carbonate basique de magnésium et de l\u2019oxyde pur de magnésium.Après plusieurs expériences, on a de plus élaboré des procédés pour obtenir le magnésium métallique de la dolomie.Aux Etats-Unis, on extrait la brucite pour la fabrication des réfractaires.L\u2019extraction de la magnésie de l\u2019eau de mer a maintenant atteint le stade commercial en Californie et en Angleterre, et le produit obtenu est mis sur le marché sous diverses formes pour emploi dans l\u2019industrie et la pharmacie, et comme réfractaire.Communiqué du service fédéral des Mines, Ministère des Mines et des Ressources, Ottawa, mai 1941.C\u2019est en grande partie du traitement des minerais de métaux industriels que provient en sous-produit l\u2019argent qu\u2019on extrait au Canada.Les minerais argentifères d\u2019Ontario et de Colombie-Britannique comptent aussi pour une large part de même que les minerais de quartz aurifère, et dans une petite proportion, les gisements d\u2019or alluvionnaire.Les progrès sensibles enregistrés par l\u2019industrie minière de l\u2019ouest de Québec, il y a quelques années, ont favorisé l\u2019augmentation rapide de la production de l\u2019argent extrait des minerais de cuivre et d\u2019or de No-randa, des minerais de cuivre et de zinc de Waite-Amulet, des minerais de pyrite cuprifère d\u2019Aldermac, ainsi que de plusieurs autres mines de quartz aurifère du Québec occidental.Les minerais de plomb et de zinc du comté de Portneuf ont également participé à la production de ces dernières années.En Ontario, les mines d\u2019argent de Cobalt et des environs accusent depuis plusieurs années un fléchissement graduel qu\u2019accentue le bas prix de l\u2019argent.La demande de cobalt aide toutefois à maintenir l'exploitation de nombreuses petites mines de ces régions.L\u2019augmentation de la production des mines de cuivre et dé nickel de Sudbury compense partiellement depuis quelques années la diminution enregistrée dans la région de Cobalt.Les mines de quartz aurifère de Porcupine, de Kirkland Lake et d\u2019autres régions de l\u2019Ontario contribuent aussi à la production d\u2019une façon substantielle.Au Manitoba, la production provient des minerais de cuivre et de zinc des mines Flin Flon et Sherritt Gordon et, dans une proportion moindre,des mines San Antonio,Gun-nar Gold, God\u2019s Lake et d\u2019autres mines de quartz aurifère de la province.Dans la Saskatchewan, la production est attribuable à la section du gisement de la Flin Flon qui dépasse la frontière provinciale du Manitoba et au minerai de quartz aurifère de la mine \u201cBox\u201d (Goldfields).La mine d\u2019argent, de plomb et de zinc Sullivan, de la Colombie-Britannique, est de beaucoup la plus importante productrice d\u2019argent de tout le Dominion.Les mines SOback Premier, Bralorne.Pioneer et plusieurs autres mines de quartz aurifère, les mines d\u2019argent du camp Beaverdell et plusieurs mines d\u2019argent de plomb et de zinc relativement petites ont fourni des productions importantes.Au Yukon, la production provient en grande partie des minerais d\u2019argent et de plomb du district de Mayo.Dans les Territoires du Nord-Ouest, la production provient des minerais d'argent et de radium de la mine Eldorado, situé près de la baie Echo, district du lao du Grand Ours, et du quartz aurifère des mines \u201cCon\u201d et \u201cNegus\u201d, à Yellowknife River.Suit la listes des usines où l\u2019on affine l\u2019argent : la Monnaie royale canadienne, Ottawa; la mine Hol-linger, Timmins, Ontario; l\u2019Ontario Refining Company, Copper Cliff, Ontario; la Deloro Smelting and Refining Company, Deloro, Ontario; la Canadian Copper Refiners, Mont-réal-Est.Québec; et la Cosolldated Mining and Smelting Company, Trail.Colombie-Britannique.On a complété à Trail, en 1939, une nouvelle affinerle électrolytique de l\u2019argent pour remplacer l\u2019ancienne usine.On a produit au Canada en 1940, 23,815,715 onces d\u2019argent Un, évaluées à $9,109,273, comparativement à 23,163,629 onces, estimées à $9,378,-490, en 1939.Les exportations d\u2019argent en mi- nerai ou concentré furent, en 1940, de 5,633,106 onces d\u2019argent fin évaluées à $2,052,298 et de 13,612,952 on.ces d\u2019argent en lingot estimées à $5,113,206.On exporta en outre pour $8,121 d\u2019objets ouvrés.Les importations de 1940 consistèrent en lingots d\u2019argent non-ouvré d'une valeur de $519,247 et en produits fabriqués d\u2019argent d\u2019une valeur de $332,047.La production mondiale fut, en.1940, d\u2019après les estimés de Handy et Harman, de New-York, de 278,-000,000 onces d\u2019argent fin, comparativement à 264,200,000 onces en 1939.La production de 1940 marque un nouveau sommet.Handy et Harman ont estimé la consommation mondiale d\u2019argent de 1939 (le total de 1940 n\u2019est pas encore connu) à 441,300,000 onces ; ils avalent estimé celle de 1938 à 610.-300,000, De la consommation globale de cette année là (1939).Pour faire du recrutement Londres.(P.C.) \u2014 Un poste de recrutement des services auxiliaires féminins a inauguré une nouvelle manière de faire du recrutement.Les candidates sont invitées à revêtir l\u2019u-niforme et à se regarder dans un miroir pour \u201cvoir comment elles apparaissent avec l\u2019uniforme\u201d.Un chanceux \u2022 ___________ Une ville du nord-est de la Grande-Bretagne.(P.C.) \u2014 Lorsqu\u2019un avion allemand a survolé cette ville récemment, les balles de mitrailleuse de l\u2019appareil ont traversé le pantalon d\u2019un homme sans atteindre ce dernier.\u2022,nrs/\\t\\nt\\nt\\t\\fu\\é Et ils ne « s'épou- renl jamais Ne soyez pas ridicule ! Je ne vous donnerai rertainement pas deux dollars de plus! Très bien, alors, laissez la place à quelqu'un qui voudra bien le faire ! Tu dis que tu as laissé, Mme Mal l\ttiforme Oui, la vieille chipie voulait encore hausser le prix de sa chambre dire à ii passes mol 7 Comment le pourrai-je?II est parti de son bureau et je ne sais pas où il demeure { 1 l LE SOLEIL.QUEBEC.DIMANCHE 17 AOUT 1«M Une histoire de chaleur! Page tram PAR SOL HESS LA FAMILLE FRIC Tu penses qu'il fait chaud ! On voit bien que t'as jamais entendu p pa parler du temps qu'il naviguait sur un voilier ! Ouf : penses-tu qu'il fait chaud ?C\u2019est effrayant-, une chaleur pareille ! Il dit qu il fai ait tellement chaud, un jour qu'ils durent descendre les voiles et les mouiller afin de les empocher de brûler r p Tni;\"v Malheu L'eau autour du bateau était bouillante et les poissons flottaient à la surface.Ils étaient cuits ! S\u2019ils voulaient un homard, ils n\u2019avalent qu\u2019à se pencher et à le prendre dans l\u2019eau, il était prêt à manger ! L ancre partie Et puis, I ancre devint tellement haude qu'elle pas sa à travers le pont et faillit mettre h feu à tout le voilier ! Et puis, ce n'est pas tout.Si le cuisinier voulait des \u2018\u2018toasts\u2019', il n'avait qu'à sortir un mor ccau de pain par le hublot de la cuis! ne et tl avait ss toast\" le temps de le dire tb Quand p'pa voulait fumer, il n\u2019avait qu\u2019à bourrer sa pipe et à tirer, elle s'allumait tonte senle ! Je répété simplement ce que p\u2019pa m\u2019a déjà raconté ! Pousse pas! Tu viens de dire que ton père navigrualt sur un voilier ! n faisait tellement chaud que les hommes se disputaient le privilège d\u2019aller dans la chambre aux machines pour se rafraîchir ! J en ai assez ! Je pensais avoir chaud ! Je m\u2019en vais à la maison et Je vais me mettre sons les couvertes ! NON, JE NE VEUX PAS ! Il s\u2019est accroché à ce nid d\u2019ai- , gle, mais je vais le finir .! t.aisse-moi faire Le Chevalier Rouge l #1 * n.«dlilfr» Siii'im 1 ÔH^O-Û-O ' MO! ESSAYER certaJn ! Vite, étranger vouloir tuer Chevalier Rouge dans montagnes là-bas ! Tu ne peux tiref aussi loin que cela.Petit Castor r PP! Ha ! Ha ! IA, tu parles ! Pour une fois, tu as une bonne Idée Ecoute, je common ce à devenir nerveux avec toute cette affaire.Nous ferions mieux de disparaître avec \u2019argent de la rançon ?Hein Prends ton temps, Le Ror çne ! Avant de partir pour le sud, nous avons quelque chose à finir au sujet de ce Chevalier Rouge Ecoute ! Mais pourquoi veux-tu que je t'enlève tes pantalons.Petit Castor ?Moi frappi r lui.Chevalier Rouge.Chevalic: pouvoir descendre apres culot ôtées * y i Ce n est pas une ruche d'abeilles C\u2019Pst une maison de pension ! Abeille .qui .butine .; SOLEIL.QUEBEC.DIMANCHE AOUT quatre 1 Nous devons faire aitei» tion ! Cette jeune fille n'est pas une folle, loin de là.Elle peut découvrir notre jeu d un moment à l'autre Quand le navire aura pris l'avion a bord, on se fiche d'elle et du jeune fou qui l'accompagne On s\u2019en débarrasse ra facilement Feut-etre demain, Cy rllle.Franchement, tu es encore trop faible pour entreprendre un tel voyage docteur avaient Voyons, Jeanne, prenons le \u201cVo-tontasre\u201d et quit tons ce pays ennuyeux au superlatif JEANNE L\u2019AVIATRICE note maintenant enten -, M A-'V/O Mon Dieu ! C'est mon avion ! Us sont en train de l'embarquer sur le na vire ! Je devrais me reposer pour la longue envolée que je vais faire demain, mais la nuit est tellement belle.Je ne comprends plus rien ! Le docteur et Otto veulent me faire un sale coup ! Je suis capable de leur en faire un, mol aussi ! A U faveur de U nuit noire, un navire s\u2019ap proche de ni» ppllll HÉ m éi I ÆÈBËKÊlkL.\tf ^\tW Mais Otto pa rait dans la porte de la cabine ! ! ! , \u2022 '\t*5*Le- \u2022 - < j' 'Mt Be rendant à bord du yacht, Jeannine commence à envoyer un message demandant du secours ! La campagne du V Les Britanniques placent partout où il est possible le V pour victoire et son équit'aient en code Morse .- On voit ici des jeunes filles s\u2019affairant autour de g&teaux fa- briqués dais une pâtisserie londonienne et portant le Symbole de l'espoir des Alliés.On sait que cette campagne du V récemment lancée en Angleterre se poursuit activement en pays occupés; grâce » la radio, les nations subjuguées par Hitler manifestent partout leur sympathie pour les Alliés en employant de toute façon le symbole V, ce qui enrage le* Naaia.' \\ Ttendez-vous à l\u2019angle 1 de la 1ère avenue et de la lüième rue, seul, vous y trouverez une automobile fermée noire.N\u2019avertisse» pas la police ! Si vous agisse* comme on vous dit de faire, la jeune fille sera sauve 1 Non ! Que voulea-vous de mol ?Je ferai n'importe quoi à condition que rien ne soit fait à Lois Lane! vous allex le LE SURHOMME Par y' et joe SHUSTEft Lois ! File a été cap- Qu\u2019y a-t-11.Clark T iuree par les gangs ters du Comité de l\u2019Ordre Nouveau ! JERRÏ Slf&fl Le comité de l\u2019Ordre Nouveau a tenté de \"liquider\u201d Clark Kent de plusieurs manières.Ayant failli dans sa tâche, il veut l'atteindre par l'entremise de Lois Fane.J\u2014-S 11 n\u2019y a qu\u2019une chose à faire.Allez au ren dez-vous, nous verrons plus tard pour le reste ! ?5 Le voeu de Kent se realise 1 l'espère qu\u2019ils vous Venir! Il faut que je vols Lois sans tarder ! Vous m'avez fait man quer mon coup la première fois, mais vous aile* payer cher votre Interférence, ma chère dame ! Quant à votre ami, vous avez parfaitement raison, il va mon- ^ Vous ne pouvez faire cela ! le ne sais pas trop quoi faire ! SI Je vais à ce rendez-vous, je suis certain d\u2019être abattu sur place.Et si )e n\u2019y vais pas penser à ce qu ront de Lois ! Embarquez 1 Quelques instants plus tard, Clark est au ren dez-vous ! sinon | Elus tard, l'automobile s\u2019arrête devant un édifice ;\tsombre r ¦ Clark ! vous \\ n\u2019auries pas dft venir! Mainte nant que je suis Ici, allez-vous 11 bérer Lois ?ne m a pas vu.Il faut maintenant o- que je trouve Clark t V Le Q-Man suit l\u2019automobile qui amène Clark .Espece d\u2019idiot t Tu es encore v plus Imbécile que je J ne le croyais ! NI toi ni Mlle I^ane ne sor tirez vivants d\u2019ici t I Evitant un garde, le Je n'aime pas beaucoup l\u2019apparence do la maison Avance! Avance! Je fais mieux de ne pas perdre cette automobile de vue\u2014 Q-Man monte sur le toit de l'édifice par un escalier de sauve tage .r ri if %jr wt\tyUtc ùC, c*11>*inV»I*?c\tii f\\UU i « i Pug* cin^ chic pour toutes / fï .ji^nipwmjJiki^niwwp {.v' ¦¦¦ , ' ^ < :v :V: Septembre nous fournira de nouveau la grande classique annuelle du noir Presque pas de blanc sur les robes Les j upes sont souvent circulaires ou drapées m.- .k lis**: wm i .illlü .i ' MmÈt m .>.v > & Ç( ^\t' I ifâlSIi ¦0ÊM w m (Pf »¦\t\\ -.j ' S?' / , Il wk& ¦ mmmmm æ;r:i mmm m. Page sir COURRIER Etre la fiancée, l\u2019épouse ou la mère d\u2019un monsieur très souvent \u201cgris\u201d ne doit pas être bien réjouissant.D.\u2014Je fais mon profit des précieux conseils personnels contenus dans votre courrier du 5 juillet et vous en exprime toute ma gratitude.*Quj a bu boira\u201d écrivex-vous souvent.Sentence qui, pourtant, perd de son infaillibilité et de sa sévérité de nos jours.Hommes, jeunes, mariés ou célibataires, à différentes occasions, aiment cette sorte de griserie, et il faut bien l\u2019admettre, les épouses ou les dulcinées s'y conforment.C\u2019est ainsi que tout récemment, une mère de sociabilité moyenne révélait sans arrière-pensée à des amis: \u201cZ .(son futur gendre! prend un coup, mais c\u2019est un bon gas\".Une différence doit s\u2019établir entre un disciple de Bacchus et un ivrogne.Se griser avec proportion, comment dirais-je, avec distinction nu même par-ci par-là, n\u2019est pas de nature à décourager une mère ou une fiancée.Si elles prennent la chose en mauvaise part, les actes d\u2019hypocrisie, les mensonges s\u2019en suivront et elles risquent de se fair* Jouer les plus beaux tours.Je ne parle pas évidemment des gens qui fréquentent les débits au verre ou qui y séjournent presque en permanence.Je réclame donc une plus juste répartition des droits des nombreux disciples de Bacchus.Quant à moi, Je ne suis qu\u2019un adulateur du divin Pepsi.CRESUS R.\u2014Pour plusieurs raison.s que je me propose de vous énumérer, mon ami, Je suis au regret de vous dire que je ne partage pas votre opinion quand vous exigez force nuances entre les buveurs \"distingués\u201d (l\u2019épithète ainsi accolée au mot buveur est tout simplement savoureuse!) et les autres, qu\u2019il conviendrait peut-être de qualifier de vulgaires Ivrognes.D\u2019abord, U n\u2019est pas exact, mon cher Crésus, que les épouses, les fiancées, les mères, les soeurs, les amies et toutes les autres femmes acceptent avec autant de bonne grfi.ee que vous voulez le laisser croire dans votre lettre, le défaut mignon de celui qui se plaît à puiser au fond d'un verre ou d\u2019une bouteille une \"bienheureuse Ivresse\u201d.Les femmes qui ne disent rien sont probablement celles qui croient que la politique du silence et de la résignation est encore la meilleure, ou bien les autres qui ne se font pas un crime de rivaliser de libations avec leurs assoiffés de compagnons.En second lieu Je ne vois pas pourquoi le monsieur qui a les moyens da se \"griser\u201d discrètement et qui fait des murs de sa maison les seuls témoins de son vice, mériterait davantage un jprevet d\u2019honorabilité et d* distinction que le pauvre diable qui se rend à la buvette lamper verra après verre pour ensuite regagner son foyer à moitié vivre.Et je ne sache pas que l\u2019épouse ou la mère du premier soit vraiment beaucoup plus heureuse que celle du second puisque après tout c\u2019est toujours un individu dont l\u2019esprit a sombré dans les valeurs de l'alcool qu'elle »« doit de subir à ses côtés.A moins que vous ayez voulu prendre la défense de ceux qui sa contentent de prendre un verre par-cl par-là, quand 11 fait chaud (?) ou qu\u2019ils ne se sentent pas en appétit (1!) Mais ceux-là mon cher Crésus, peut-on vraiment les considérer comme disciples de Bacchus «t ont-ils effectivement besoin que des tempérants comme vous viennent témoigner en leur faveur?Ils n\u2019ont rien des buveurs chronique» ceux-là, et ce n'est probablement pas à eux d\u2019ailleurs que s\u2019applique le dicton vieux comme le monde et chargé de menaces: \u201cQui a bu boira\u201d.Quant aux autres, ceux que vous vous objectez à voir classer sous l\u2019étiquette \"ivrognes\u201d et cela parce qu\u2019ils s\u2019en tiennent au gris de la griserie et ne vont pas jusqu'aux ténèbres de l\u2019ivresse, êtes-vous si sûr que ça qu\u2019ils n\u2019inspirent aucune inquiétude et ne causent aucun souci à leur entourage?Vous me permettrez bien d\u2019en douter, car pour un homme qui sait boire avec raison, (pour employer votre expression, je devrais écrire avec distinction) il en est dix qui ne savent plus quand s\u2019arrêter une fois qu\u2019ils ont commencé à trinquer.Et puis, être la fiancée, l\u2019épouse ou voire encore la belle-maman d\u2019un monsieur éméché ou même simplement à moitié gris, il me semble que ce ne doit pas être très réjouissant.Tant mieux pour celles qui ont assez de réserves de patience et d\u2019indulgence pour accepter d\u2019avance tels qu\u2019ils sont ces trop fidèles amateurs de houblon ou de vigne, mais je ne suis pas aussi sûre que leur patience et leur indulgence ne s'effritent pas un brin après quelques expériences répétées.A moins qu\u2019elles ne soient des anges de femmes, et encore .\t, Je vous ai exprimé sans détour mes opinions.Laissez-moi seulement ajouter qu\u2019elles me sont inspirées surtout par les confidences pathétiques que je reçois chaque semaine de jeunes et vieilles épouses de buveurs.Ces lettres navrantes venant de femmes qui passent leurs soirs dans l\u2019attente et leurs nuits dans l\u2019angoisse me justifient, il me semble d\u2019avoir moins d\u2019indulgence que vous n\u2019en manifestez à l'endroit de ceux qui, selon l'expression consacrée, aiment à prendre un p\u2019tit coup.Tant pis si à la suite de cet article, des fervents de Bacchus me qualifient de vieux jeu; j\u2019aurais cru saboter, en écrivant le contraire, la confiance que vous et tant d'autres aimables lecteur» ont mise en moi.PASCALE FRANCE.LE SOLEIL, QUEBEC, DIMANCHE 17 AOUT 194! de PASCALE FRANCE Détente Demandes de correspondants T %\tt * .3.-\t'\u2022\tSi-;*\t' \u2019 %> W' , 4\t^ '% * ¦ -\tImzSÊË Wm :r '\t% ¦ Ü * ilv É * ~ « lu Tu parles d'une surprise ! suivre la semaine prochain* LE SOLEIL, QUEBEC.DIMANCHE 17 AOUT 1941 Page neuf (T La v i e t h éâ t ra I A gauche: La délicieuse Anne Gwyn-n e , surnommée la TNT girl, c\u2019est-à-dire \u201cTrim, Neat and Terrifie\u201d.ir 'v A droite a jeune (une Storey, une actrice des studios Republic.?>' V: % ; :\tv -:i La phrase la plus embêtante : \u201811 love you Georg* Arliss, le grand acteur anglais déclara un jour que la petite phrase \u201cI love you\u201d pouvait dénoter l'habileté d'un acteur ou d\u2019une actrice.Il est plus facile de persuader l'objet de sa flamme avec ces trois mots, que d'émouvoir un public de plusieurs millions de personnes d'âges différents.George Brent est l'un de cens qui s\u2019en tirent avec le plus d\u2019avantage Sa longue expérience des rôles romantiques, qu'il Jouait au moins une fois par semaine au théâtre avant d'entrer au cinéma, lui a donné toute l\u2019assurance et la persuasion nécessaires.Mais qui pourra égaler Charles Boyer ?Jeffrey Lynn peut aussi murmurer \u201cI love you\u201d avec beaucoup de charme.Dans son prochain film \u201claw of the Tropics\u201d, il sait convaincre .Constance Bennett, qui pourtant en a vu bien d\u2019autres !.James Stephenson, l\u2019acteur anglais si sérieux, et Edward G.Robinson ne font pas souvent de semblables déclarations, mais lorsqu\u2019ils y sont forcés par les scénaristes, il donnent une Impression d'authenticité complète, contrairement à Wayne Morris, Fred MacMurray et Gary Cooper, qui sont très mauvais et qui inquiètent toujours leurs directeurs.Les comédiens, sont beaucoup plus heureux, parce qu\u2019ils ne sont pas obligés de faire croire à leur publie que leurs sentiments sont véritables.Ainsi Jack Oakie et Jack Haley, dans \"Navy Blues\", disent \u201cI love you\u201d à la moitié des jolies filles qu'ils rencontrent, mais cela n\u2019a pas d'importance.Errol Flynn a dû pratiquer pour être à la hauteur, dans plusieurs de ses films.Mais on assure que dans la vie privée, ce ne fut pas nécessaire avec Lily Damita.James Cagney évite une vraie déclaration dans \u201cThe bride came C.O.D.\u201d, avec Bette Davis, mais lorsqu'il y est obligé, il s\u2019en tire assez bien, n en est do même pour George Raft, dans \u201cManpower\u201d; ses phrases amoureuses semblent très sincères.Peu d\u2019acteur- cependant sont aussi persuasifs que John Garfield Donald Reagan est aussi très honnête dans ses déclarations.Mais tous désirent éviter les phrases directes, si possible; ils préfèrent laisser l\u2019héroïne et les spectateurs deviner leur* sentiments, mais ceci est injuste pour les jeunes gens qui vont au cinéma afin de prendre des leçons d'éloquences, amoureuse ! En Haut: Virginia Grey qui ressemble b e a u -coup, comme on la voit, à Diana Lewis dont la photo apparaît ci-dessous.lill \" Carol Bruce Mi&s Brace est née à Great Neck, Long-Island, le 15 novembre 1919, de parents à l\u2019aise; son père était vendeur et sa mère, dessinatrice de robes et Polonaise.Le crash de 1929 les força à déménager é.Brooklyn, A 14 ans, Carol résolut d\u2019aider la famille et travailla dans un magasin de bas, à $7.par semaine; pendant ce temps, elle prenait le soir des leçons d\u2019art dramatique.Un ami de son père, au poste WOR, lui procura un emploi avec un orchestre de Montréal.Après avoir joué dans plusieurs pièces qui ratèrent, elle se vit attribuer un rôle dans \u201cLouisiana Purchase\u201d, qui ouvrit en mal 1940; le Jour suivant, elle était l\u2019idole du Broadway.Plusieurs studios lui firent des offres et elle accepta celles de la compagnie Universal.Elle a 5 pieds, pèse 117 livres, a les yeux bleu clair et les cheveux foncés.Nous la verrons dans son premier film \u201cThis Woman Is Mine\u201d.Nous publions cl-contre sa photo en jolie baigneuse.Carol est une personnalité.Elle possède la détermination et l\u2019habileté et une carrière brillante s\u2019ouvre devant elle.A gauche: KATHRYN ADAMS.A droite: CAROL BRUCE.Le bottier des stars Emilio Spezza, pauvre émigrant, s\u2019installa à Hollywood comme cordonnier.C\u2019est maintenant un spécialiste de grande eflvergure et ses clients sont Taylor et sa femme, Raft, Dietrich, Cary Grant, Shirley Temple, Katharine Hepburn, W.Powell, Crosby, Mae West et des centaines d'autres.C\u2019est M.Spezza qui fait les souliers du 17fème siècle, aussi bien que les bottes du 16ième ou du iflième.Celles que porte Taylor dans \u201cBilly the Kid\u201d sont l'oeuvre de Spezza et coûtent $85.La compagnie Paramount paya à M.Spezza $5,000.pour les souliers des acteurs qui jouaient dans \"The Sign of the Cross\u201d, y compris ceux de miss Colbert, qui coûtaient $125.Ce cordonnier possède la reproduction des pieds de ses clients et, lorsque ceux-ci font le dernier essayage, il y a rarement quelque chose à retoucher.Il possède les cuirs les plus fins et les plus rares.Les murs de sa boutique sont couverts d\u2019autographes célèbres.Il n'a de rival que les artistes de New-York, dans l\u2019art de la chaussure.Non seulement les acteurs, mais aussi les millionnaires, les touristes et certaines catégories d\u2019infirmes requièrent ses services.M.Spezza aime beaucoup à aller voir jouer ses clients ft l\u2019écran et son ambition est de chausser un Jour Clark Gable I Nouv«II«s d
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