Le nouvelliste, 4 avril 1998, Cahier 2
I Le Nouvelliste Samedi 4 avril 1998 JÊBam i t&iSaSsSÊ* w^r Wm,r J-.¦*J Mm ¦ &K m ¦à W' W f * «f: ; i sm s* • l*^V» ' -"• * J5r ^ « à 1 r'^i L ‘ v ^ S U \< W V ^ W v 1 * j l < A ^ < lé i ^ w ./ie dramatique, un téléro télésérie et une pièce de Linda Corbo i Trois-Rivières près avoir fait la navette Montréal-Québec à-qui-[nieux-mieux au cours des trois dernières années, le comédien Benoît Gouin, originaire de Pointe-du-Lac, a fi-ïlement fait le grand saut, transformant son pied-à-rre de Montréal en un lieu régulier, quitte à refuser ^n nombre de projets à Québec.En deux ou trois fis, les choses ont déboulé à son propre étonnement, m'attendais à deux ou trois années creuses et pouf, est parti d'un coup!» >epuis janvier, son visage est devenu plus familier tit écran.En plus d’une produaion théâtrale, on poup sur coup dans la dramatique de Janette Bertrand «Le Piège», où il jouait le ministre: puis dans la télésérie «L'Ombre de l'épervier» où il figure comme médecin et, enfin, dans le téléroman «La Part des anges» sous le profil d'un fils d'hôtelier.Autant de rôles qui lui ont fait faire un tour du chapeau qu'il n'a pas vu venir.«J'aurais rêvé de ce qui m'arrive que je ne l’aurais même pas rêvé comme c'est là.» En 1997, il a enregistré le tout.Année des grandes angoisses, dit-il.«Remplie d'appréhensions parce que je n'avais vu aucun des résultats de tout ça.» La première réussite est survenue avec la diffusion de la dramatique «Le Piège», avec le grand coup au cours de la première semaine de janvier.«Cette semaine-là, j'avais la première de L'Ombre de l'épervier le lundi, ma première au théâtre le mardi et la première de La Pari des aiijies le jeudi», relate-t-il avec un relent de fébrilité.«Ce n’est que lorsque j'ai vu que tout allait bien que les épaules sont redescendues un peu.» En raison de la réaction favorable du public surtout, car tant qu'à lui.«C'est toujours un choc de se voir à l'écran et de s'entendre», réagit-il.«En général, on ne s'aime jamais la face au début.Il y a toujours des choses que je feiais autrement et c'est normal.On est tous comme ça.» Avec le recul, il est néanmoins satisfait.«Les personnages que j'avais à jouer sont là, ils sont beaux et différents.» Benoît Gouin, page P2 4 P2 U Nouvelliste Samedi 4 avril 1998 AFVTS yyiSOELS L'art plus que visuel Des artistes du Centre d'art holographique et photonique exposent à Shawinigan Martin Francoeur Shawinigan Que se passe-t-il quand on met les plus récentes technologies au service de l'art?Quand les hologrammes remplacent les toiles ou que la traditionnelle sculpture laisse place à un écran tactile?L'expérience est en soi assez fascinante et elle mérite certes un détour intéressé.L'exposition intitulée «Con-vers(@)tion», présentée au Centre des arts de Shawinigan, regroupe neuf oeuvres de six membres et invités du Centre d'art holographique et photonique.L'holographie, la vidéo et le multimédia sont à l'honneur, ce qui provoque inévitablement un sentiment de découverte ou d'apprentissage chez le visiteur.L'exposition sollicite d'ailleurs les différents sens, conformément au caractère interactif de certaines oeuvres présentées.En franchissant la porte de la salle d'exposition, avec l'ouverture d'esprit nécessaire à une telle aventure, le visiteur voit se déployer devant lui une véritable mise en scène.Il se retrouve, mi-actif, mi-passif, au centre d'une expérience extraordinaire.Il se retrouve, bien souvent, devant l'inconnu.L'exposition multidisciplinaire regroupe des oeuvres sous les thèmes du langage, de la conversation et de la communication.L'art visuel devient alors aussi art oral, art écrit et, surtout, art virtuel.La pièce de résistance de l'exposition est cette installation de l'artis- te Philippe Boissonnet.L'oeuvre regroupe des cylindres qui se dressent comme des télescopes, s'ouvrant sur une plaque de plexiglas sur laquelle apparaissent des hologrammes selon l'endroit où l'on se trouve.Un détecteur infrarouge fait en effet changer l'image perçue par le visiteur.En filigrane, des mots s'inscrivent.Ici.Là.Ailleurs.Nulle part.Les hologrammes de réflexion sont aussi utilisés par Marie-Christine Mathieu, qui présente deux oeuvres.La première est une installation de trois panneaux de verre, constituant, selon l'artiste, un mode d'emploi sur la façon de faire disparaître un objet.Le texte et les objets apparaissent par la magie des ombres sur le mur, ou des hologrammes sur les plaques de verre.Des procédés ingénieux, comme l'utilisation d'une surface translucide pour créer un relief invisible sur le verre mais dont l'ombre apparaît sur le mur, donnent une dimension particulière à cette oeuvre principale.L'autre réalisation de Marie-Christine Mathieu, plus modeste, met en application les mêmes matériaux et les mêmes techniques que l'installation principale.Elle s'en distingue toutefois par la force des mots qui constituent le seul élément «figuratif» de cette oeuvre.Les mots sont dédoublés, opposant deux messages distincts.La vidéo est l'affaire de Nelson Henricks et de Sébastien Pesot, qui proposent chacun deux courts films.L'accent est mis sur l'esthétique et la symbolique de certaines images fortes.Une narration efficace vient re- (Photomédia • Claude Gill) Cet hologramme apparaît lorsqu'un détecteur infrarouge perçoit la présence du visiteur à une certaine distance.La pièce fait partie de l'installation de l'artiste Philippe Boissonnet, présentée dans le cadre de l'exposition «Convers(@)tion».hausser le travail de prise de vue, d'effets spéciaux et de montage auquel se sont livré les deux artistes.S'il y en a pour les yeux, il y en a aussi pour les oreilles.Claire Savoie présente ce qu'on pourrait décrire comme étant une sculpture sonore.Des voix émanent d'une source sonore, emprisonnée à la base d'une cage de verre.Des mots, lus continuellement par des voix superposées, masculine et féminine, créent une impression de confusion ou de désordre, mais font ressortir l'aspect langagier de la communication.Enfin, le toucher est aussi sollicité par une des oeuvres de l'exposition.Au moyen d'un écran tactile, le visiteur peut pénétrer dans l'oeuvre de Jean Dubois, qui a créé un programme multimédia à vocation artistique.Celui-ci permet d'explorer le portrait corporel d'une femme, en dévoilant progressivement certaines parties du corps ou certains mots qui y sont électroniquement tatoués.L'écran tactile se laisse caresser, les mots apparaissent.Ce voyage sur le corps d'une femme s'effectue sur fond sonore d'une respiration continue et de quelques phrases-messages échappées çà et là.Prise dans son ensemble, l'exposition met en relief les transformations liées aux innovations technologiques.Placées dans la perspective de l'art, celles-ci permettent d'en saisir les subtilités et d'associer à la communication une dimension nou- velle, sortant des sentiers battus.Le message est commun, mais les moyens de le diffuser est différent.Et original.Il y a certes quelque chose de sibyllin dans les oeuvres présentées dans le cadre de cette exposition.L'appel à la curiosité est louable en soi, mais on arrivera peut-être à se demander — et ce sera la seule réserve qu'on pourra avoir — si le contenant n'est pas supérieur au contenu.L'exposition «Convers()tion» est présentée à la salle 2 du Centre des arts de Shawinigan jusqu'au 26 avril.» Benoît Gouin sur tous les fronts Linda Corbo Suite de la page PI Avec une cinquantaine de productions de théâtre à son actif depuis 1986, le comédien de 37 ans n'avait toujours pas de véritables expériences de la caméra avant 1997.Et ce n'est pas faute d'avoir essayé.«J'ai passé toutes les auditions, des Filles de Caleb jusqu'à L’Ombre de l’épenier», dit-il.«J'en étais venu à me dire que j'étais peut-être davantage un acteur de théâtre que de télé, tout simplement.» Sans s'en faire un point de carrière dans un plan préconçu, il avait cependant toujours gardé espoir, hormis un point d'interrogation latent au fil des dernières années.«Pour bien vivre, je devais faire cinq à six pièces par année.Je me demandais si j’allais réellement faire ça toute ma vie», reprend-il.«J'avais envie de relever de nouveaux défis, de faire de nouvelles rencontres, de découvrir de nouvelles écritures.» L'année qui vient de s'écouler lui en a of- fert pour la peine.«En un an, j'ai fait mon école de caméra», souffle-t-il, ajoutant que la scène et les studios de télévision sont deux univers complètement distincts.«Au théâtre, tu vas porter ton énergie dans la salle alors qu'à la télévision, la caméra vient la chercher.» Et il faut la laisser venir, en retient-il, retenue qu'il n'arrivait pas à doser au départ.«J'étais peut-être trop théâtral, on me l'avait dit souvent.» Dans ses allers-retours Montréal-Québec, tout était toujours à recommencer, aux six mois, la nervosité en sus.Avec la fréquence qu'il a connue ces derniers temps, le métier entre plus rapidement et pour longtemps.«En me retrouvant devant les caméras aussi régulièrement, je prends vraiment le pouls et j'aime ça comme un petit fou.» Et le naturel revient au galop.«C'est là que le véritable travail commence.» Depuis six ans, alors qu'il négociait les va-et-vient Montréal- Québec, il avait tout de même une agente à Montréal, ce qui lui aura valu quelques petits rôle dans Scoop, Shehaweh et Les Grands procès.Avec les derniers développements, il note toutefois qu'il n'y a rien de tel qu'une représentation en personne.En fait, il ne sait toujours pas si les événements ont convergé en ce sens par hasard ou si son déplacement à Montréal a fait la différence, mais bon.«Le timing a été magnifique.» Le risque était là, tout comme ce jour où il a quitté la médecine pour le théâtre.«Dans les deux cas, c'était viscéral.Qui ne risque rien n'a rien», chantonne-t-il.Une phrase qu'il conserve en mémoire, tout comme cette autre qui veut que rien n'est acquis.En ce sens, il tempère l'enthousiasme qui prévaut autour de lui.«Je suis un optimiste de nature, je partage cet enthousiasme et je suis content mais je vais toujours m'interroger et douter.Je sais ce que sont le travail, les efforts acharnés et l'humilité.Je sais aussi que tout peut tomber alors je garde la tête froide.» Et il en va de même sur la rue, là où les familiarités sont apparues dans son décor soudainement.«J'ai fait connaissance ces derniers mois avec le pouvoir de la télévision et de l'image», note Benoît Gouin.«Je suis dans le salon des gens deux fois par semaine alors ils ont l'impression de me connaître.Du jour au lendemain, les gens se sont mis à m'apostropher.» Pour le meilleur et pour le pire, le pire étant les situations de vacances.«A Cuba, j'ai compris que l'anonymat n'existait plus», sourit-il.«De nature, je suis quelqu'un de très ouvert.» Avec le recul, il constate que 1997 a été une année de grandes réalisations, avec les résultats qui devaient suivre en 1998.«Une pièce de théâtre, une dramatique, une télésérie et un téléroman, je n'en demandais pas tant.» À une note près, celle du cinéma.«Et encore là, il y a des projets.», rigole-t-il.Rien toutefois pour exacerber ses fantasmes les plus fous.«Avec l'âge, on apprend à ne pas trop se faire d'illusions.Aujourd'hui, je rêve de connaître une vitesse de croisière après ce départ.Je rêve de la continuité, de travailler, de m'améliorer et de multiplier les rencontres intéressantes.C'est de cette façon que je vois mon métier et toute ma vie.»» AVRIL TROIS-RIVIÈRES 1 425.PLACE DE L'HÔTEL-DE-VILLE AnaiV-Àilard-Rousseau Isabelle Lehoux ,_______.Jeudi 9 avril à 20 h rMAGiQ— Elle chante, elle enchante, elle monte! Billets: 10,00$ mois RIVIÈRES Vil II HISTOIRE ""•CUI TURF I PS lJ c"’ !?Bibliothèque _____CL A T 1 F.N - L A P O I N T E Section des adultes «Atmosphère contrôlée» Du 10 mars au 12 avril Exposition de Louise Gervais Entrée libre Rencontre d'auteur Mercredi 15 avril à 19 h 30 Rencontre avec Michel Dufour / Allegories pour guérir et grandir Entrée Libre (Prière De Réserver: 372-4615) Section des jeunes «Les histoires de Madame Sacoche» Congés pédagogiques Jeudi 9 avril à 13 h 30 (6-12 ans) Avec Andrée Racine Entrée libre Ateliers de bricolage Vendredi 10 avril 10 h 30: «Le coco bébé naissant» (3-5 ans) 13 h (K): «Lapinot et scs cocos miniatures» (11-15 ans) Avec Marie Rhéaume Entrée libre 'BIBLIOTHÈQUE 'ffatirn -fabointt «Les Chasseurs de contes» Dimanche 19 avril à 14 h jpQyRjousj Une aventure culturelle époustouflante pour toute la famille! Dernière pièce de la série Spectacle-famille Billets: 5,00$ ISAIEUi UHOUX O 'Billels en vtnte a H Mlettene t)e la saHe J-Antonio Thompson et A la porte le soir de la representation Achats par ttHphone 3909797 Visa MasterCard et Raiment direct US CHASSEURS DE CONTES Raymonà-Lasnier i [TjNiOUEri «La main» Du 20 mars au 12 avril Exposition proposée par l'atelier In Vjvo (Tmis-Rivims) et des membres de Race (Sherbrooke) Entrée libre La P'tite semaine culturelle I99H RACE Du 22 au 26 avril - Découverte des artistes-citoyens trifluviens Entrée libre « v l a rwe NenvOtir Miftmrflr i1 W fHfm o «Picfkm '‘‘Hit CHLIM55Q Le Nouvelliste « 4 i 4 Li Nouvelliste Samedi 4 avril 1998 P3 la fièvre de la scène (Photomédia - Sylvain Mayer) Marie-Josée Montminy Pour plusieurs personnes, l'image d'un humoriste se confond avec celle d'un boute-en-train perpétuellement surexcité, intarissable 24 heures par jour.Tout discret et sérieux qu'il est, François Morency nous fait rompre avec ce stéréotype.«Extrêmement réservé», est le premier qualificatif employé par l'humoriste pour se décrire.«Extrêmement passionné» est par contre l'expression qui nous vient en tête quand on parle un tant soit peu avec ce grand gaillard blond au regard allumé, à la fois intelligent, posé et rassurant.«La première fois que tu goûtes au feeling d'être sur une scène et que ça marche bien, c'est une drogue, t'es fait!», affirme celui qui promène son premier spectacle solo à travers la province.«Il n'y a pas une place où je suis plus à l'aise que sur une scène.J'aime ça, ça me valorise beaucoup», continue-t-il, émerveillé d'avoir la chance de pratiquer un métier qui le comble autant.De l'aveu du principal intéressé, la vie de François Morency n'est pas un exemple d'équilibre, puisqu'il dit consacrer 90 % de son temps et de son énergie à son travail, ce qui implique le sacrifice d'autres aspects d'une existence plus équilibrée.«J'ai la chance d'avoir une job qui me passionne», soutient Morency avant de faire référence aux gens qui s'ennuient dans un travail de 9 à 5 et qui n'attendent que le salut de 5 heures pour que la vie commence.«Moi, ma vie ne commence pas après ma job, ma vie C'EST ma job!», lance-t-il avec une lueur dans les yeux.Un cheminement par étapes François Morency a découvert sa flamme pour la scène alors qu'il complétait son bacc en journalisme à l'Université Laval.D'abord impliqué dans une ligue d'improvisation, l'étudiant originaire de Québec a par la suite développé son attrait pour la comédie en préparant différents numéros qu'il allait présenter dans le cadre de festivals étudiants ou d'autres spectacles d'amateurs ou de semi-professionnels.Coïncidant avec la fin de son bacc à Québec, l'humoriste en herbe a gagné un concours organisé par le festival Juste pour rire.Motivé par cette victoire, il a décidé de déménager à Montréal en 1991 pour tenter sa chance dans la métropole.Et c'est à la suite de son séjour à l'École de l’humour en 1992, que sa carrière a véritablement démarré.Après la tournée Juste pour rire et l'animation de spectacles d'humour, Fran- çois Morency a été engagé par la station de radio CKOl pour faire partie de l'équipe des Midis fous.Puis les spectacles de première partie, les spectacles privés et le travail à temps plein à la radio l'ont finalement mené à la conception de son premier one man show, qu'il a écrit en collaboration avec quatre scripteurs.L'inspiration née de l’opinion François Morency puise son inspiration en grande partie à travers les situations de la vie quotidienne, mais son humour ne se limite tout de même pas au récit anecdotique.«Pour moi, il faut que tous les numéros partent d'une opinion ou d'un état d'esprit que j'ai sur un sujet.Si tu pars de zéro et tu dis 'Je vais faire des jokes sur les tables en bois', tu peux en faire, mais ça va être aseptisé et plate, parce que t'as pas de regard critique là-dessus, t'es pas motivé par quelque chose», estime-t-il.Pour illustrer sa démarche, l'humoriste donne l'exemple d'un numéro qu'il fait sur le sentiment patriotique québécois.La genèse de ce sketch vient d'une discussion qu'il a eue avec quelqu'un qui lui demandait pourquoi il était fier d'être Québécois.C'est en réaction à sa difficulté à répondre spontanément que François Morency a réfléchi sur les symboles et le patrimoine québécois pour en faire un numéro.Morency explique aussi son cheminement créateur en citant son numéro sur la tolérance envers l'homosexualité: «Comme tous les hétéros, je me dis 'Ah, les gais, qu'ils fassent ce qu'ils veulent, je suis ouvert d'esprit', sauf qu'aussitôt que t'es confronté à ça, ça dérange quand même.» Par contre, l'humoriste ne veut pas non plus donner dans le militantisme social.«L'implication, ce n'est pas juste de dire, le poing dans les airs: 'Voici ce que je pense, je livre un message, prenez des notes!' Je ne veux rien savoir de ça.Mon but, c'est d'être humoriste et de divertir le monde», affirme-t-il.Selon l'artiste, pour être efficace, un humoriste doit se baser sur les références des gens pour s'assurer de leur intérêt.En impliquant ainsi le public dans ses réflexions, l'humoriste permet aux gens de se rendre compte qu'ils ne sont pas les seuls à vivre telle ou telle situation ou à ressentir un sentiment quelconque.Le défi de durer François Morency adore son travail, c'est évident, et il y trouve une immense source de valorisation et d'accomplissement.Mais pour lui, le principal défi réside dans la longévité.«Le plus grand défi, par rapport à ma job, c'est de durer.J'ai souvent cité comme modèle Yvon Deschamps, et une des premières raisons, c'est pour sa longévité.Il est dans la soixantaine, et il est aussi branché que n'importe quel gars de 25 ans sur ce qui se passe.»- L'artiste de 31 ans souhaite pouvoir se rendre compte, dans dix ans, qu'il a encore le feu sacré.En plus de devoir se renouveler constamment, François Morency devra composer avec un des aspects du métier qui lui plaît moins, c'est-à-dire l'insécurité qui vient avec le statut d'artiste.«Le stress est omniprésent, parce que tu n'as aucune sécurité.Si ça ne marchait plus, demain, pour une raison quelconque?Si le monde ne t'aime plus?C'est angoissant!», partage-t-il.Mais François Morency n'a pas à s'inquiéter de son avenir à moyen terme, du moins, puisque les critiques de son premier spectacle solo sont très encourageantes.On l'a déjà comparé à son modèle, Yvon Deschamps, ce qui augure pour le mieux pour la carrière d'un homme aussi passionné et motivé par ce qu’il fait.Ses fans trifluviens pourront voir François Morency sur la scène de la salle J.-Antonio-Thompson vendredi soir prochain, alors qu'il présentera son spectacle «Les nouvelles valeurs».* ((OîîCOGI 1630.6e Rue.bureau 100 y V J Trois-Rivières (Quebec) G8Y 5B8 M: JTf-2443 • Md: 379-9174 admiimtratk» Horaire de la télévision locale câble 11 Semaine du 5 avril au 10 avril 1998 Le dimanche 5 avril lOhOO L heure des quilles #18 (TVC TR) 11 hoo Passion brico #27 (TVC-SH) 11 h30 En chemin avec Denis Laporte #6 (TVC-SH) 12h00 Communiqués 13h00 Votre épargne en action (TVC-TR) 13h30 C est ça la vie* 1 #27 (TVC TR CAP) 14h00 Alternatives santé #2 (TVC SH) 14h30 La vie en folie (TVC CAP) 1 ShOO L administrateur agréé (TVC TR) 15h30 II était une Foi #27 (TVC-SH) IShOO Parlons français avec le prof #27 (TVC TR) 17h00 Critiques en herbe #10 (TVC-SH) 17h30 Dans nos vieilles maisons #13 (TVC SH) 1 ShOO Tête à tête avec (TVC TR) 18h30 Bien branché #13 (TVC TR) 19h00 Jardinons avec #23 (TVC-ST HY) 19h30 Bien manger avec Lise Girou» Talbot #13 (TVC TM) (dernière de la série) 20h00 L artisanat cher nous #13 (TVC TM) (dernière de la série) 20h30 Modernisation des services de santé #21 (TVC-ST HY) 21h00 Aronhia Sachem #24 (TVC-ST HY) 21h30 Le plaisir de peindre #13 (TVC-MTL) 22h00 Bonsoir Le lundi 6 avril 15h30 Le chapelet IShOO Portrait de la Mauncie »Pau/ Gagné» (TVC-SH) 16h30 Centre des ads de Shawinigan (TVC-SH) 17h00 Alternatives santé #2 (TVC-SH) 17h30 Communiqués 18h30 LTnformateur plus #22 (TVC-SH) 19h00 Bien branché #13 (TVC-TR) 19h30 Tête à tête avec (TVC-TR) 20h00 Spectacle de patinage artistique Sainte Anne de la Pérada (TVC-SH) Bonsoir Le mardi 7 avril 15h30 Le chapelet IShOO L heure du conte (TVC-SH) 16h30 L administrateur agréé (TVC-TR) 17h00 Bien branché #13 (TVC TR) 17h30 Télé Bingo 18h30 Communiqués 19h30 C est ça la vie' #27 (TVC-TR-CAP) 20h00 Portrait de la Mauncie «Pau/ Gagné» (TVC-SH) 20h30 Info 3e âge #27 (TVC-SH) 21h00 II était une Foi #27 (TVC-SH) 21h30 L informateur plus #22 (TVC-SH) 22h00 Bonsoir Le mercredi 8 avril 15h30 Le chapelet 16h00 Conférence Chambre de commerce de Trois Rivières (TVC-TR) 17h00 Communiqués 18h30 Sports en direct (TVC-TR) 19h30 Parlons français avec le prof #27 (TVC TR) 20h30 Environnement chasse et pêche #23 (TVC-HY) 21h00 L infirmière dans son milieu #2 (TVC-TR) 21h30 Bonsoir Le |eudi 9 avril 15h30 Le chapelet 16h00 Info 3e âge #27 (TVC-SH) 16h30 L amour toujours Lamour #13 (TVC CAP) 17h00 En chemin avec Denis Laporte #6 (TVC-SH) 17h30 Communiqués 18h30 Centre des arts de Shawinigan (TVC-SH) 19h00 Critiques en herbe #10 (TVC SH) 19h30 Dans nos vieilles maisons #13 (TVC-SH) 20h00 Gronier des sports (TVC-SH) Bonsoir Le vendredi 10 avril 18h30 Podes ouvedes carrières et professions #3 (TVC DR) 19h00 Passion brico #27 (TVC SH) 19h30 Autres réalités #3 (TVC-BC) TOhOO Environnement chasse efpêche #23 (TVC-HY) 20h30 Peindre avec Deny #13 (TVC MG) 21 hOO Votre épargne en action (TVC-TR) 21 h30 Focus #27 (TVC DR) 22h00 Bonsoir f'tnit tnfnrrji/itton 693-8353 Extérieur: 1 800 667 8353 Télécopieur: (819) 379-2232 P4 U Nouvelliste Samedi 4 avril 1998 TÉLÉV/ISIOM - VyiDÉO L'Impossible partage: Israël et le monde arabe (collaboration spéciale) Le 1er mai prochain, Israel célébrera en grande pompe le 50e anniversaire de sa proclamation d'indépendance.Pourtant, rien n'est encore réglé entre palestiniens et juifs.Comme la plupart d'entre vous, je me tiens au courant depuis des années de ce qui se passe là-bas, mais malgré une certaine intelligence, j'en perds encore des grands bouts.Dimanche, à 21 h, Jean-François Lépine vient à mon secours puis l'arrivée clandestine des juifs, favorisée notamment par le courant de sympathie mondial qu'ont suscité les horreurs nazies, puis encore la déclaration unilatérale d'indépendance en 1948, les guerres avec l'Égypte de Nasser, l'arrivée dans le portrait d'Arafat, pourquoi des Arabes assassinent des Arabes et des Juifs trucident des Juifs, les accords d'Oslo en 1993, l'assassinat de Rabin en 1996 bref, si vous insistez un peu, je pourrais presque, maintenant, vous raconter tout ça en ayant l'air de m'y connaître.Mais je laisse ça à M.Lépine, il le fait magnifiquement bien, avec une sobriété et une rigueur qui en font un des meilleurs journalistes de notre époque.Un excellent reporta- Guy Patenaude ; 3 Jean Lapointe accompagné de son fils Jean-Marie et de plusieurs autres artistes solliciteront le public dimanche lors du téléthon annuel.JO/M NEWTON-JOHN TRAVOLTA en version française r Leonardo DiCaprio 9 I i*o IMF MAN IN TH* IKON MASK GAGNANT OSCARS! nr > > IX)OT Ut, MEILLEUR FILM % Leonarcky; L-DiCaprj CINÉMA DU CAP /DDJ&rr CAP-DE-LA-MADELEINE CINÉMA FLEUR DE LYS II TROIS-RIVIERES CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE DES CINÉMAS dans un grand reportage du Point présenté aux Beaux dimanches.U y retrace l’histoire de ce conflit qui remonte aux années 20, alors que le territoire d'Israël, majoritairement arabe, était sous occupation britannique.L'occupation britannique, donc.ge réalisé par George Amar.La télévision québécoise se porte bien On entend souvent dire que la production télévisuelle québécoise est d'une étonnante vitalité compte-tenu de l'étroitesse du marché.Et on 1CHANCESUR2 Patrice Leconte Le Nouvelliste '>I" rCHEIÏl www.Ichancesiir2.com 1LML.À L'AFFICHE DÈS LE 10 AVRIL! rLBUN oa Lva TKOIS-RIVIt ?lOKDIOim va peut-être finir par y croire, puisque plusieurs émissions de télévision produites ici se distinguent actuellement sur la scene canadienne et internationale.D'abord, deux des émissions-vedettes de Radio-Canada ont été sélectionnées pour le plus prestigieux Festival de télévision au monde, la Rose d'Or de Montreux.En effet, «Un gars, une fille» et «La petite vie» ont toutes deux été retenues pour la 38e édition de cette grande compétition internationale qui se déroule en France du 23 au 28 avril prochains et qui est consacrée principalement au domaine des variétés.La competition officielle a lieu ce printemps et met en compétition des émissions de télévision produites partout dans le monde.Voilà pour Guy A.Lepage et Claude Meunier une formidable vitrine, parce que, en plus d'être un festival, Montreux est également un lieu de rendez-vous où se retrouvent tous les grands diffuseurs et producteurs du monde entier.S'il fallait en plus que l'une ou l'autre de ces émissions remporte la Rose d'or.«Un gars, une fille», on le sait, est déjà vendu à une douzaine de pays et le producteur Avanti Ciné Vidéo vient tout juste de terminer l'enregistrement d'un pilote pour le canal Fox aux États-Unis.Pour ce qui est de «La petite vie», l'émission avait connu un succès très mitigé en Suisse il y a deux ans, mais sait-on jamais.Sur la scène canadienne maintenant, les diffuseurs québécois ont également fait bonne figure cette semaine au Festival Can Pro, à Calgary- C'est TVA qui en sort comme le grand gagnant avec 4 prix, dont deux à Cher Olivier, qui a remporté le trophée de la meilleure comédie dramatique, mais surtout le grand prix du Festival.Les autres émissions gagnantes de TVA furent «Let's Talk About Love» avec Céline Dion, «Le poing J» et l'émission qui la précédait à l'antenne de TVA, «Cha Ba Da».Du côté de TQS, «La fin du monde» est à 7 heures a remporté le prix de la meilleure émission de divertissement léger.J'aimerais bien savoir qui a remporté le prix dans la catégorie divertissement lourd: Jean-Marc Parent?Le Téléthon Jean-Lapointe Je vous rappelle brièvement que le Téléthon Jean Lapointe se déroule cette fin de semaine, plus précisément dimanche sur les ondes de TQS de 17 h.à 23 h.en direct du centre Pierre-Charbonneau à Montréal.Pour vous inciter à donner généreusement, Jean Lapointe et son fils Jean-Marie, appuyés par plusieurs autpes vedettes dont Judi Richards, Luce Dufauit, Luck Mervil et, pour ma mère, Jen Roger.Une occasion ordinaire, mais réelle, de faire preuve de cette $i belle solidarité qui faisait la manchette des journaux lors de la crise du verglas.Mais s'il-vous-plait, n'envoyez pas de cordes de bois.» A CINÉMA 3/5-327/ W f LEUR DE LYS CARRFFOIJR TROIS RIVIÈRES OUEST http://www.actionfitm.ca/flourcJctys I~ .REPRÉSENTATIONS AVANT 1 BhOO r QQC ' MARDI FT MERCREDI SOIR J.1 SEMAINE DU 3 AVRIL AU 9 AVRIL PERDUS DANS L'ESPACE (en attenta d« Sam.Dim.: 12h45 - 15h30 - 18h45 - 21 h30 Van.& Lun.au Mer.: 18H45 - 21h30 Jeudi 12h4S - 15h30 MERCURE A LA HAUSSE (134 doimce) Sam.Dim.S Jeu.:12h50- 15h30- 18h50 21h30 Ven.& Lun.au Mer.: I8h50 - 21h30 laissez-PASSER REFUSÉS BRILLANTINE (G) Sam.Dim.A Jeu.: I2h50- 15H30- 18h50- 21h30 Ven.A Lun, au Mer.: 18h50 21h30 LES VISITEURS il (Les coiiorrs du temps) (G) Sam.Dim.A Jeu.: 12h50 - 15h20 - 18h50- 21h20 Ven.A Lun.au Mar: 10h5O - 21h20 RACOLEUSES (13-4 Érotisme) Sam.Dim.A Jeu.: 13h00 - 15h30 - I9h00 - 21H30 Ven.A Lun, au Mer: I9h00 21h30 L'HOMME AU MASQUE DE FER (G) Sam.Dim A Jeu.: 12h45 - 15h20 I8h45 - 21h20 Ven A Lun, au Mer.: 18h45 - 21h20 POUR LE PIRE ET POUR LE MEILLEUR (G)' Sam.Dim.A Jeu.: 12h40 I5h20- 18h40- 21h20 Ven.A Lun.au Mer.: 18h40 - 21h20 TITANIC (O -Déconseillé aux ).enfants-) Sam.Dim.A Jeu.12h45 16h30 20h15 Ven.A Lun.au Mer : I9h30 LE DES TM DE WILL HUNTING (134 Largaftw vulgaire) Sam Dim 15h20 - 18h45 ¦ 21h20 Ven A Lun.au Mer.I8h45 - 21h20 Jeudi: I2h45 - I5h20 - I8h45 - 21h20 ____________ CINÉ-JEUNES Samedi et dimanche: 10h30 - 13M5 LES NOUVELLES AVENTURES DE MOWGLI ET BALÜÔ «73001 La catastrophe ambulante arrive Trois-Rivières (FH) Ce bon vieux M.Bean est le pire employé de la National Gallery de Londres.Quand le grand musée donne à un musée californien un tableau d'une grande valeur, le C.A.propose de se débarrasser de M.Bean en l'envoyant aux États-Unis pour assurer le transfert.Dans ses fonctions officielles, les gaffes de M.Bean se succèdent à un rythme accéléré.D'autant que les Américains croient que leur visiteur est un éminent spécialiste d'art, si bien qu'ils lui demandent de prononcer une conférence lors du très médiatisé dévoilement de l'oeuvre.Un dévoilement qui est d'ailleurs compromis par les bêtises du visiteur qui a quand même le don de toujours faire tourner les événements en sa faveur.Le film était très attendu et a connu un grand succès.La transposition du personnage de M.Bean de la télévision vers le cinéma ne s'est pas faite sans dommages.Le Bean du grand écran est plus exhubérant que celui de la télé et ses gaffes nettement plus démesurées.Telles sont les règles du cinéma de divertissement.Qui plus est.Bean parle.La base de l'humour demeure néanmoins la mêpie: l’improbable personnage qui semble venu d'une autre planète est toujours complètement inadapté à la réalité terrienne.Les puristes seront déçus de ce qu'on a fait avec le personnage mais ne pourront probablement s'empêcher de sourire à certains gags.Les autres s'amuseront sans autre forme d'analyse.«BEAN» Américain 1998.Comédie de Mel Smith avec Rowan Atkinson, Peter MacNi-col et Pamela Reed.«L'or d'Ulec» B Ulee Jackson, un homme d'âge mûr qui garde de la guerre du Viêt-Nam une blessure silencieuse, assure tranquillement sa subsistance en produisant du miel comme l'avaient fait son père et son grand-père avant lui.C'est lui qui élève ses petites-filles pour son fils, emprisonné.Quand sa bru, toxicomane, refait surface, il se charge d'elle aussi, en prenant en charge son pénible se-v r a g e .L'épreuve est difficile pour un homme si secret confronté d'un côté à une situation pénible mais aussi aux conséquences du passé criminel de son fils et, en bout de compte, à ses propres démons intérieurs que les bouleversements de sa vie font sur-Rii-.Peter Fonda a mérité plusieurs prix d'interprétation et une nomination aux Oscars pour son rôle d'Ulee.Des honneurs pleinement mérités pour une prestation très intériorisée et toute en délicatesse qui révèle Peter Fonda comme un acteur accompli.Certes, il crève l'écran mais il s'agit d'un très beau rôle dans un superbe film comme le cinéma américain n'en offre que trop peu.L’analyse psychologique est juste et touchante dans le cadre d'un scénario intelligent.Peut-être justement pour ces raisons, le film est demeuré assez peu connu du grand public et a eu droit à un succès populaire mitigé, limité qu'il était à un nombre restreint d'écrans.Il méritait beaucoup mieux.C'est un très beau film.Américain 1997.Drame psychologique de Victor Nu-nez avec Peter Fonda, Patricia Richardson et Jessica Biel.Les suggestions sont faites à partir des films disponibles au Superclub Vidéotron.* ! 'S t X >1 Un?¦>«• Wrs» Hlm« mm- Le Nouvelliste Samedi 4 avril 1998 P5 CIMÉI^A «Les racoleuses»: bonne chance pour trouver le coupable François Houde Bienvenue à Blue Bay, Floride, une communauté modèle dont les riches demeures masquent mal les scandales et les consciences les plus tordues qu'elles abritent.À l'école secondaire de l'endroit, le séduisant enseignant Sam Bernardo (Matt Dillon) est l'objet de la convoitise de plusieurs étudiantes.Et comme il a la réputation de ne pas y être insensible, rien n'empêche les nymphettes en mal de sensations fortes de jouer des atouts dont la nature les a nanties.Ainsi, quand Bernardo est accusé d'agression sexuelle par deux de ces étudiantes, personne ne semble surpris.La surprise surviendra en cour lorsqu’une des deux accusatrices avouera que toute l'histoire est un coup monté.En réponse, Bernardo poursuit ses accusatrices, Suzy Toller (Neve Campbell) et Kelly Van Ryan (Denise Richards) héritières de fortunes colossales pour atteinte à sa réputation.Notre jeune enseignant s'apprête à quitter la communauté de Blue Bay avec énormément d'argent dans les poches et bien peu de regrets.Le dossier est clos.Sauf que le détective Ray Duquette (Kevin Bacon) n'est pas satisfait.Il sent la magouille derrière tout ça et, avouons-le, son instinct de flic ne le trompe pas complètement.La disparition de Suzy Toller lui donne même raison et le dossier qui est réouvert est encore plein d'autres surprises.Des rebondissements «Les racoleuses» mise sur deux éléments: une intrigue policière aux multiples rebondissements inatten- / vJ dus et une distribution élaborée dans le seul but de réveiller la lubricité publique.Pour ces dames, il y a Matt Dillon et Kevin Bacon.Pour messieurs, Neve Campbell, une starlette (canadienne, soit dit en passant) en pleine ascension, Denise Richards et Theresa Russell, représentant deux générations de plantureux attributs.Cependant, on ne peut pas dire que ce soit le talent des interprètes qui marque le film de son empreinte.Matt Dillon a le rôle principal.Il faut aimer son genre.Dillon joue sans nuance avec ses manières agaçantes.Bien peu d'acteurs ont une mâchoire inférieure aussi occupée que la sienne.Au terme d'une journée de tournage, sûr qu'il doit se tremper le maxillaire inférieur dans de l'eau glacée.Quand je disais agaçantes, c'est à ça que je faisais référence, notamment.Kevin Bacon a certes le talent pour rehausser le niveau moyen des performances masculines, mais son rôle manque d'impact.Chez les filles, ce n'est guère mieux.Neve Campbell manque encore de poids (moral, s'entend) pour assurer son rôle de manipulatrice.Denise Richards n'a pas l'air tellement talentueuse mais son rôle ne lui en demande pas tant.Pour le reste de la distribution, rien à redire.«Les racoleuses» repose sur son intrigue.Compliquée, tortueuse et intelligente.Mais ça fait un film ordinaire en bout de ligne.Ç'aurait pu être moins compliqué et plus efficace.Ça, ça ne dépend pas de la trame policière, mais plutôt du traitement.Et ici, le traitment, il est banal.Sans invention, sans enthousiasme.Le meilleur flash du réalisateur John McNaughton arrive au générique final.C'est tard.Sachez au moins qu'il est important de rester.Essentiel, en fait.Pour les amateurs d'intrigues policières, le divertissement est assuré.Mais ça reste un film ordinaire pro- fitant d'une campagne de publicité bien orchestrée et d'une distribution qui flatte l'oeil à défaut d'offrir mieux.Le résultat, ce sont des recettes nord-américaines de 5,8 millions, ce qui le place au cinquième rang du box-office de la dernière fin de se- L'élaboration d'une grosse arnaque implique de ne pas déroger au plan d'attaque minutieusement préparé.Dans ce cas-ci, l'arnaque implique également l'apport de deux adolescentes aussi pourvues d'attributs physiques que de l'amour de l'argent interprétées par Denise Richards (à gauche) et Neve Campbell.Ce n'est pas terrible.C'est bête parce que faire de l'argent, c'est clairement la vocation première des «Racoleuses».» mars.avril L U B PLUS DE 7 MILLIONS PARTICIPEZ À LA PLUS GRANDE AVENTORF“DETOUS LES TEMPS! • .>> tr-; , .' PERDUS IMtNfS MiMi «Un film plus drôle!** -Normand Provencher.Le Soleil «Deux heures de rigolade -Chantal Jolis.Radio-Canada CLAVII >BIN CHAZEL LES MRS DU TEMPS LES VISITEURS un Mint POIRE ^TVR .____________ , FLEUR DE LYS A L’AFFICHE! TROIS-RIVIERES CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL Vous croyez «voir./9#7 /9M titendu?II> é t r o m pez-vous! GRANDE SOIRÉE ROMANTIQUE Dimanche 5 avril 1998, 20 h Au programme : Bruckner, Quatrième symphonie “Romantique’ Schumann, Concerto pour piano Morel, Métamorphoses (création) m Soliste invité : Dang Thai Son, pianiste Direction musicale : Gilles Bcllemare Avec la participation de la classe d’orchestre du Conservatoire de musique de Trois-Rivières.ijf Dang Thai Son pianiste osjtr uni: presentation m e Kruger me.Usine de Trort-H'vièfe» (OÎCOGIECO ORCHESTRE (M9) 380-9797SYMPHONIQUE DE TROIS-RIVtRES WLLÉ J^MTOMIO- THOMKOM MRfCTH* AIIBTKX* GUES BEUBMARE (Version trancaise de ¦¦ Mernunr Rtsmq -I v miwbirwü «OHM» bmei am-mm ran m m «m u«i ; '»«*»* » ^MwiBBiinmir'^wMi «"v- »?a •an - v www mercury rising com JUSSEZ PSSSfR RffUSfS «•¦«fnenes, CMÜMDUCAIV CONSULTEZ lEOUIOE HOmiWE ^¦CINÉMA DU JOURNAL I P6 U Nouvelliste Samedi 4 avril 1998 J'ai mal à mon sport national! Trois essais sur le hockey ont été publiés récemment Trois-Rivières La déconfiture de l'équipe canadienne de hockey masculin, professionnelle de surcroît, lors des Jeux olympiques de Nagano, a ramené sur la table le sempiternel débat du caractère commercial du hockey et des salaires faramineux qu'on verse aux joueurs.En fouillant, j'ai découvert, ô amateurs de sport, frois ouvrages récemment écrits sur le sujet.Mais attention.On n'est pas dans la petite lecture facile.Le sujet du hockey en est un sérieux.Les (rois essais proposés abordent différents aspects de la structure qui s'est érigée autour de la pratique du sport.Marc Lavoie, sportif de haut niveau et professeur d'économie à l’Université d'Ottawa, a troqué ses armes d'escrime pour une plume d'auteur.Spécialiste reconnu en ce qui a trait à l'économie du sport, il a récemment publié.Martin Francoeur VICKEVEURS SINÉS oomc .cju« W.fr—•l»*i» U I MM Marc Lavoie Avantage numérique •• W I >0m — "V -V.'VHVi! aux éditions Vents d'Ouest, un ouvrage intitulé Avantage numérique ¦ L'argent et la ligue nationale de hockey.L'ouvrage est avant tout scientifique.Oubliez ici les prises de position traditionnelles des animateurs de tribunes téléphoniques ou des chroniqueurs barbus qui écrivent aussi des téléséries.L'auteur dissèque entre autres les questions des marchés nord-américains, des retombées économiques pour une ville représentée par une équipe de la LNH, de l'impact de l'augmentation des salaires, de l'adoption de nouvelles conventions collectives ou de la violence en tant que phénomène qui rapporte.Mieux encore, Marc Lavoie se demande si on a perdu notre sport national.L'analyse sérieuse de l'économie de la LNH à laquelle il s'est livré est ponctuée de tableaux et de données statistiques fort intéressantes et surtout très pertinentes.L'ouvrage a beau être universitaire, il n'en demeure pas moins fascinant.Et il est rassurant qu'un oeil impartial et lucide se pose enfin sur cette sacro-sainte institution.Le deuxième volume de Marc Lavoie, inti- tulé Désavantage numérique - Les francophones dans la LNH.vient également de paraître.L'ouvrage constitue en fait la suite de Avantage numérique - L'argent et la Ligue nationale de hockey.Marc Lavoie s'attaque cette fois, comme son titre l'indique, au phénomène de la discrimination au sein de la sacro-sainte LNH.Les francophones, plaide-t-il, sont désavantagés sur certains plans.Des questions sont soulevées, notamment en ce qui a trait à la discrimination lors des séances de repêchage, aux salaires, au statut.Pourtant, selon la règle générale, les joueurs francophones ont des performances supérieures à celles des anglophones et même des Européens.D'autre part, le poète, essayiste et animateur Michel-Wilbrod Bujold signe un ouvrage intitulé Les hockeyeurs assassinés, paru récemment aux éditions Guérin.Cet essai sur l'histoire du hockey couvre la période allant de 1870 à nos jours.L'auteur avance l'hypothèse que le hockey, en tant que jeu, fut un échec dès ses débuts, il y a cent vingt-huit ans.Surdéveloppé en tant que sport, il est en pleine «décadence d'expansion», au détriment d'un jeu que l'auteur juge toujours sous-développe.Michel-Wilbrod Bujold retourne en arrière pour proposer un retour au jeu selon ses règles dans une conception anticipalive du hockey, pour la période allant de 1998 à 2002.L'auteur, rigoureux dans ses choix de textes mais un tantinet partial dans son exposé, avance l'idée que le hockey n'a jamais été notre «sport national».Le texte intervient justement pour qu'il devienne notre «jeu national», pour qu'il déploie l'autonomie de son jeu face au sport.L'ouvrage comporte quelques illustrations, dont plusieurs s'avèrent très évocatrice-s.• «Avantage numérique - L'argent et la Ligue nationale de hockey», essai de Marc Lavoie, éditions Vents d'Ouest, 288 pages.«Désavantage numérique - Les francophones dans la LNH», essai de Marc Lavoie, éditions Vents d'Ouest, 174 pages.«Les hockeyeurs assassinés - Essai sur l'histoire du hockey 1870-2002», par Michel-Wilbrod Bujold, Guérin Éditeur, 150 pages.JEUDI 9 AVRIL 20 h ‘ÏSo
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