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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 12 juillet 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1919-07, Collections de BAnQ.

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READ English Section file ICiilmr tumid The OFFICIAL BILINGUAL MOUTHPIECE OF MONTREAL’S ORGANIZED WORKED 4ième Année — No 28 SAMEDI, 12 JUILLET 1919 — MONTRE AL — SATURDAY, JULY 10th, 1919 PRIX: 2 CENTS > ë - i LA JOURNEE DE HUIT HEURES Elle est introduite dans les métiers du bâtiment à Montréal et sera reconnue universellement avant longtemps.— La journée de six heures est en marche.— Etais-je fou lorsque je la proposais à la Conférence Internationale Ouvrière de Berne ?Lorsque je proposais la journée universelle de travail de sis Ihmovs à la Conférence Ouvrière Internationale de Herne, en lévrier dernier je passais pour un fou ou un mauvais plaisant, et pourtant ¦ (,ni Leverlndme avait établi ce système dans scs mnnutactures de .Port Sunlijïht, en Angleterre.et a écrit depuis LA GREVE DES FEMMES d’années, l’Union Typographique de 48 heures sur tout le savon “Sunlight ”, a un livre fameux sur ce sujet.Lorsqu’il y a une quinzaine Internationale décida d’établir la semaine .continent américain, l’on prédit la fin «le 1 industrie de 1 imprimera, et i,ourlant les imprimeurs ne travaillent plus «pie huit heures par jo„r depuis cette date et l’industrie «lu livre est aussi prospéré s.pas nias «pi’auparavant;., Lorsque le printemps dernier, les metiers de la const met ion «1| bâtiment, de Montréal, décidèrent «le réclamer la journée «le travail d,.huit heures pour la saison «le Uon prétendit «pie cela n et ad jour bâtir dos maisons la même» rliosr.O-IS possible et «pie c était riilieule, et pourtant depuis huit jouis ouvriers «le ces métiers ne travaillent plus que huit heures par | l’on continue et Uon continuera à bâtir des maisons hi ineme clr ( (m i(j gurr(.in Le principe «le la journée de huit ltcutes Gus.Francq.Les grèves sont à la inode e V.st cone me les jupes “enfargées”, plusieurs! belles «lames, pour cette cause, ont fait! un faux pas suivi île multiples chutes, mais c'est la “façon”, que voulez-vous, il faut trouver ça tout à-1'ait sensé et élégnnl !.Pour une grève qui réussit, trois vous éclatent .bins la main et les morceaux entrant ilaus la chair.La grève Vickers n’a pas eu tout-à-fait le succès qu’on en attendait, et combien il’autres ont misérablement avorté sans avoir tenu ses promesses.Je comprends qu ’ou use de ee moyen extrême quand c’est nécessaire, mais il ne faut pas “mettre les fers” quand tout peut venir naturellement si l’on sait attendre.Mais à la moindre difficulté, les mécontents sans tenter de procédés de eon-cilintion, montent sur leurs grands elle-vaux et ne veulent pins entendre ral-! son.Autrefois, on se parlait, et oa fi-laissait par s’entendre.Aujourd’hui, I si l’on ne marche pas sur des roulettes, | ou vous met le poing sous le nez du ! patron: “Aboulé des gros salaires on I l’on le sacre” la grève!.” Le hour-qunnil il n ’a pas bafouille mile de —Donnez-moi le temps.on peut s’entendre, ne nie prenez pas à la gorge.L’autre crie comme un sourd, gesticule comme un moulin à vent du cou comme des cordes de sans vouloir d’explications, s’en va en faisant claquer les portes.Due-ore quand, il y a des patrons et employés; c’est chacun se soulage de ee qui lui pèse sur le coeur.l’nc bonne engueulade, c’ost comme une purge, ça refroidit le sang et vous remet le système.Mais, combien ont été [iris par surprise, on leur a déclaré la grèvo sans crier gare.D’ordinaire, ces catastrophes ont, comme la tempête, des signes précurseurs.Les relations entre patrons et ouvriers sont plus tondues, le tonnerre gronde dans le lointain, un éclair sillonne la nue, un calme, chargé d’électricité vous oppresse.On sent que ça vient.Maintenant, sans pronostics avant-coureurs, par un beau soleil, avec un ciel sans image, bing! bang! le sinistre vous tombe dessus.Chaque jour, il en surgit une nouvelle, une variété qu’on ne connaissait pus.La dernière à l’horizon, alors celle des barbiers, des vidangeurs, c ’est celle des femes mariées contre leurs maris, le boss de la maison, mais, eelles-là ont des griefs sérieux.Voici leurs prétentions, pronoz-cn connaissance, et vous verrez .si elles ont raison de lover l’étendard de la révolte.___Depuis dix, quinze, vingt ans et plus, nous sommes au service d’un homme qui ne nous paie pas.Nous lui te lions lieu de servante, nous lui donnons des enfants par-dessus le marché, et il se fait tirer l’oreille pour nous acheter une robe et un chapeau par année.Si nous n’avions la chance, quand il dort, de lui subtiliser une piastre de temps à autre dans ses poches de pan ouïraient comme des créions sans ce larcin.Si ! nous voulons lino paire de bottines, il | faut bouder durant huit jours, faire I brûler les palàtes et le steak, coucher le les nerfs nez dans la ruelle, ou bien trainer sa-•iolon et! vates.Notre engagement solennel portait qu’en échange de tout ce qu’une ! femme donne à son mari et «pii n’a pas scènes entre) été stipulé sur le contrat, un mari de-] à demi mal, I vait de l'amour à sa femme.Il y a belle lurette «pie nombre d'époux ont cessé do faire des paiements.Ils nous paient eu monnaie de singe et vont faire la bouche en coeur et donner leur argent à des créatures «|ui ne nous valent pas, qui ne poseraient pas une pièce à leur fond de pantalon, ni un bouton pour empêcher un scandale comme celui qui s’est produit aux vues animées, alors qu'un polisson a été pris en flagrant dé lit d'exposer sa personne, un petit accident dû à une distraction et peut• être à sa femme qui est du nombre dei celles qui, aujourd’hui, revendiquent leurs droits.Nous travaillons jour et nuit, sans autre traitement quo des bordées d'épithètes honteuses qui sortent de la bouche de notre soigneur et maître, alors qu’il nous “traite” de tous les noms le hôtes à poil et à soie qui existent) lans la nature.LA VENTE DE LAJBIERE ET DU VIN Si la loi n’est pas observée, le gouvernement devrait prendre lui-méme le contrôle de cette vente et abolir toutes les licences.«., i._ * i - • quelque! talons, les petits seraient tout nus cou sursis.j me des enfants Jésus, ils gèloraien Nous sommes lasses de dépenser notre jeunesse, nos forces pour servir ce maître impitoyable, et si d’ici huit jours il ne nous paie pas un salaire d’au moins vingt-cinq dollars par mois—ce n’est pas exorbitant, nous nous mettons en grève.Nous mettrons la marmaille chez les soeurs grises, et nous fiait-qiions la maison là.Tous les jours, nous1 sortirons en procession et nous irons aux comités.Nous casserons des vitres,) nous aussi.Oh! nous avons assez, de beaux pétards parmi nous pour faire un i feu d’artifice bien nourri.Et comme nous avons la langue bien pendue, nous1 en ferons dos discours, en veux-tu en L«* gouvernement provincial vient de nommer trois inspecteurs pour voir â ee «pie la loi de tempérance soit mise en vigueur mais surtout pour voir à ee que le gouvernement touche ses 21 - /< sur toutes l«‘s ventes faites par les brasseries.A «’«'la nous n’avons rien a dire qu’à demander à ces inspecteurs de ne pas seulement s«> contenter de voir â ee «pie !«* gouvernement touch strictement observer la loi en ee qui spiritueuses.Le Month Ouvrier a fait une rude campagne durant dernièn's années contre le régime de la prohibition totale «pie ses revenus, mais regarde la vente des de faire boissons les trois Tribune libre LA “ONE BIG UNION (Hit Amrriaui l'nhnitionist.) 19 LA GREVE DE WINNIPEG Dans certain milieu il y eut beaucoup| de discussion relativement au projet de la “One Big Union” «pii devait être présenté à la convention de la Fédération Américaine du Travail qui fut ternie à Atlantic City.Les pnrUsnns de cette mesure semblent être sous 1'influence magnétique.Il y a, comme dans tonte question, des gens «pli se laissent attraper par des devises.Tel a été le cas dans la question de la “One Big Union;” les gens se sont laissés séduire par des formules et des phrases.Il est facile dans toute chose d’avoir du trouble.11 est aussi facile de détruire mais ,il n'y a pas de plus mauvais clic-min que les ouvriers puissent eut repren-' fm-ilo.dre pour revendiquer leurs droits control ,|,.s bases l’oppression industrielle.On ne peut ignorer les faits et conditions qui font la lutte et on ne peut les ignorer en cherchant le chemin qui mène ait succès.Le fait qu 'aucun des promoteurs de la 1 la “One Big Union” n’ait eu assez de confiance en son projet pour l'énoncer devant la convention est assez, significatif, car c’est -mon devant la masse des représentants ouvriers d’Amérique que la question aurait dû être discutée à sou mérite.La convention de la Fédération Américaine du Travail juge les choses d’après leur mérite.Il n'y a pas une seule association dans tout le pays où les idées, les plans et programmes sont discutés avec plus de vigueur et auxquels on donne plus de latitude lorsque ses mérites sont prouvés.Le fait est, cependant, que lu fausseté d'idée de la “One Big Union” et de projets scmblalrrs ont été depuis longtemps prouvés à la satisfaction du peuple travailleur d’Amérique.Ils ont depuis longtemps compris l’erreur principale de la “One Big ttnion” dont les principes ne reposent sur mienne base solide.a été activé constamment par les indu tries et les institutions du pays dans lc-11il«• 1 il fonctionne et ayant été ainsi façonné son accroissement constant et son progrès certain étaient inévitables.Que les ouvrières et les ouvriers perdent leurs efforts dans une entreprise sans valeur comme le “One Big Union” est très regretable.Ce mouvement est certainement dû aux influences troublait-'tes dp la guerre.Il est le résultat de mécontentement constant.Î1 est dès maintenant établi que ce projet est une faillite.Il est certain que les personnes qui raisonnent, après avoir considéré !o pour «d le contre, en viennent aux conclusion quo la “One Big Union” ne peut prospérer.Le inonde a connu de ces mouvements émouvants.Fins l’émotion de ces mouvements a été grande, p-.us la rupture n Les mouvements fondés sur solides et raisonnables sont toujours sûrs de progresser.Tout le monde a des rêves, mais celui qui tente de faire de son rêve une réalité est voué au pire (lésenchanteiupnt.Comme “Le Momie Ouvrier” est une i tri h un t‘ librr, nous publions l’article safran f ¦ #• * Les relieurs sont actifs Les officiers de la Fraternité Internationale des Relieurs rapportent une augmentation de 45s membres durant le mois finissant le 10 juin.Des augmentations de salaires ont été obtenues à Toronto, Davenport, Iowa, Moline et Rock Island, 111.; Toledo, Ohio, Port land, Me., Sioux Falls, S.D.et Boston.Des locaux ont été formés à Aug i-ta, Géorgie et Mobile, Ala., St-Josepli, Mo.et à Springfield, 111., des nouveaux lo eaux de reliure pour les femmes ont été formés.Les barbiers réduisent leurs heures 1.’Union des barbiers de Iîm-k island, i III., a réduit sa semaine de travail d’une demi journée.Ceci est dû à la près-.n exercée par les barbiers pour obtenir u n t* demi journée «le congé.Nouveaux taux pour les menuisiers 1- Union locale 101 des Charpentiers-menuisiers de Baltimore, Mld., a établi .le salaire minimum d su cents de l’heure.—Les Charpentiers menuisiers de Peoria, 111., ont adopté une nouvel]-échelle de salaire, portant ainsi les sa-j laites à sic.cents de l’heure.—Lie, travni.lcurs de moulins affiliés ru Conseil de district Charpentiers-inenuisieis ont augmenté leurs taux de -alaires de -11 , cents de l’heure.Les tharretlors gagnent leur grève Les marchands de produits en sont venus a une entente avec leurs charretiers et chauffeurs en grève.Les heu-' res ont été réduites et les charretiers de voitures simples recevront $28 par semaine; ceux de voiture- doubles .f.'lO par semaine.L’économie de la lumière Il est maintenant certain qu'on rnp-j pellcra la loi de l'économie de la lumiè-: re du jour, à moins que lo président Wilson en décide autrement.Les deux ; branches du Congrès se sont entendus ; pour le rappel de cette loi.# s * Pour organiser les commis I.e mouvement trade-unioniste fera tous ses efforts pour organiser les petits salariés employés comme commis dans les magasins de û et 10 cents de j la ville de Wheeling, Virginie O.* * » Journée de huit heures pour les femmes L’assemblée de l'Etat du Wisconsin a passé une loi pour la journée de huit heures pour toutes les ouvrières employées dans les ateliers et dans les manufactures.Cette loi no comprend pas les manufactures de conserves.CONVENTION DES BARBIERS Les unions de barbiers, û Montréal, l(Jf,al No.455 et local No.050, ont reçu i avis officiellement des quartiers généraux de l'Union Internationale des j Barbiers d'Amérique, que la convention de cette organisation s’ouvrira îk Buf-talo, X'.-V., le 8 septembre prochain.1 En tête du programme de cette convention figure lu question de la révision de la constitution.M.Y., di Muio, délégué de l'Union Xo.-155, de Montréal, a été nommé mem! bre du comité des lois à cette ronven-i tion.m % jWffJff 7/Z2 Speckled Trout Salmon waiting to give you battle in the swift flowing streams of Nova Scotia and New Brunswick—easy to reach via the Canadian Pacific Railway Competent guides to take you to the best pools—facilities for outfitting—comfortable, permanent camps available.TICKET OFFICES: 141-145 St.James St., Tel.Main 8125, Windsor Street, Westmount, Place Vigor and Mile-End Stations.F.C.DYOX, City Passenger Agent, 141-145, St.James St.Montreal.GREVE DES MARBRIERS Les tailleurs de marbre, polisseurs, poseurs et as-istnnts, employés dans six | des principaux ateliers de Montréal, -'lit déclaré la grève, cette semaine.Ils réclament un taux minimum de salaire de 60 cents par heure, pour les tailleurs {et les poseurs; 50 cents pour les polisseurs et 10 cents pour les assistants.îA une assemblée qu'ils ont tenue au Temple du Travail, le président de ; l'Union Internationale des marbriers, a laquelle tous les grévistes nppartien-tient, a fait la stupéfiante déclaration j suivante: En dehors de Montréal, les : tniileurs et les poseurs de marbre sont J payés couramment à raison de 75 cents ie 1 heure.Or.si un tailleur ou poseur de marbre va travailler dims ces localités, pour mie maison de Montréal, celle-ci ne le paie pas au taux du salai-I re dans la localité, mais le petit salaire 'dont on le contente à Montréal.Les grévistes -ont fermes et confiants dnns le résultat de leur juste cause.* * * PAS D'ARBITRAGE POUR LES TEXTILES Les employés des manufacutres de coton, qui sont en grève depuis quatre semaines, avaient fait adresser, par l’entremise de leur agent d’affaires, M.II.-A.Foucher, la demande au ministre du Travail de constituer un tribunal d’arbitrage, pour régler leur différend avec la compagnie.Or, le ministre leur n fait savoir qu’aux termes de la loi Lemieux, aucun tribunal d'arbitrage ne peut être constitué pour des ouvriers qui sont en grève.Ainsi, pour que les employés textiles puissent réussir à faire juger leur cas par l’arbitrage, ils faudrait qu'ils se remettent à l’ouvrage.11 est rumeur que les ouvrera les manufactures de Mngog et de Mont-Morencv, qui dépendent aussi do la “Dominion Textile Co.” allaient demander l’arbitrage, snns se mettre en grève, et que c dxueemasZco infyy grève, et que ceux des manufactures de Montréal accfpternient le jugement qui serait porté par le tribunal.« » # CONVENTION PROVINCIALE DES CHARPENTIERS-MENUISIERS Les charpentiers-menuisiers organisés de la province de Québec ont tenu leur lOènie convention les 3, 5 et 7 juillet courant, à Drummondville, sous la pré sidem-e de M.Arthur Martel, président, et membre du bureau exécutif général de la Fraternité T’nie des charpentiers-menuisiers d’Amérique.Pas moins de 30 unions locales y étaient représentées.La conférence provinciale y était représentée par un délégué fraternel, le camarade J.Marsh, organisateur provincial de l’Ontario.Les questions suivantes furent agitées rt discutées: l.es logements ouvriers; les conditions actuelles sur les chantiers de construction maritime; la question de l’uniformité des salaires dnns toute la province; celle -les bureaux de placement privés; les conditions hygiéniques dans les campements et les chantiers.Sur toutes ces questions, il a été adopté des résolutions, et le comité exécutif a été chargé de s'aboucher avec les autorités fédérales ou provinciales pour voit il leur exécution.L’élection des offiieers u cIoh la convention.M.Arthur Martel, local No.I 1127, fut réélu président pour la 10e fois; M.J.-K.Vigeant, local X’o.1158, vice-président; J.A.Lamothe, réélu secrétaire pour la 5e fois; IL Taillon, du local Xo.1360, de St-IIonri, fut élu trésorier.La prochaine convention n été fixée au premiet jeudi de juillet 1910 et elle sera tenue à Hull, F.(j.e e e TRAVAILLEURS EN CHAPEAUX L’Union des ouvriers et ouvrières des fabriques de chapeaux, local Xo.48, de Montréal, organise une grande excursion au clair de lune, qui aura lieu le 26 juillet.On partira du quai Victoria, à bord du vapeur “Rita Bay”.L’organisation de cette partie de pin i -sir est confiée au comité exécutif do l’union, avec le concours de l'organisateur, M.Xapoléoa Ménard.» s « SUCCES DES JOURNALIERS La nouvello union internationale des, [ journaliers, local Xo.114, organisée par j M.J.-A.Laflammc, organisateur de la i Fédération Américaine du Travail, a décidé de porter le taux minimum des I salaires à 42% cents de l’heure, poulies membres de cette union.« « « M.MARTEL EN VOYAGE M.Arthur Martel, membre de l’exé-[ cutif général de la Fraternité Unie dos I charpentiers nianuittien d’Amérique, I vient de quitter Montréal pour Winnipeg, oû il n été appelé pour les besoins i de l'organisation.Do Winnipeg, M.Martel se rendra directement û India-impolis, pour assister à la séance tri! mestrielle du bureau exécutif général, qui s’ouvre le mois prochain.M.Mnrtel reviendra en Canada û la fin du mois ; d'août.O « * DISTRIBUTEURS D'EAUX GAZEUSES Une nouvelle organisation ouvrière j est en bonne voie de formation, en ne-J tre ville: c’est l’union des distributeurs d’eaux gazeuses.Les assemblées jd’organisntion et de propagande, pour les hommes de c métier ont lieu aux | quartiers du Transport, 3 Notre-Dame-| Est.PATISSIERS ET CONFISEURS L’Union Xo.267 des pâtissiers et eon-liseurs, récemment formée à Montréal, j a décidé de tenir ses assemblées régu-I lières les 2ème t-t 4ème vendredis du mois, aux quartiers du Transport, Xo.3 Notre-Dame Est.Le président de I cette union est M.Arsène Bénard, et i le secrétaire-correspondant, M.Raoul { Saint-Germain, 266 Saint-Denis.* * * AU PARTI OUVRIER L’assemblée de Montréal du parti 1 ouvrier national a vigoureusement protesté contre les visites faites par la polico fédérale aux domiciles de cer-j tains militants ouvriers, soupçonnés de i tramer des complots révolutionnaires, j MM.O.Gagnon, président, Jos.Shubert, | U.Binette et autres ont dénoncé ees j mesures comme des provocations et des j humiliations imposées, sans raisons, à [de braves citoyens coupables seulement j do croire encore â l’idéal de la justice jet de la liberté.L'assemblée n protesté aussi contre l’interdiction, par les aui torités municipales, des assemblées publiques que le parti ouvrier avait orga-aisées au Parc Mance.* » e CHEZ LES GANTIERS A l’Union Internationale Xo.61 des gantiers de Montréal,.M.George Doyle, a été- élu président; M.Raoul Bellcinnre, vice-président et M.Octave Goudron, auditeur.L'agent d'affaires de cette union, M.J.-A.Demers, a fixé son bureau' en l'édiifee Saint-Joseph, 182 Sainte-Catherine Est, chambre 12.L’Union des gantiers est en train d'organiser un grand pique nique, pour lu 23 août, à Lavaltric.Le voyage se fera û bord du vapeur “Trois-Rivières”.Les organisateurs sont MM.J.-A.Demurs, agent d'affaires, A.Lupien, président, J.-U.Taylor, A.Bouthillier, se] crétaire, Mme D.Lacroix, trésorière.# •» # SYMPATHIES DES BOULANGERS L’Union des boulangers, local NTo.05, de notre ville, a passé uno résolution de condoléances et de sympathies û l'adresse de M.Auguste Morin, 1er vice-i président de cette union, à l’occasion I de la mort de son épouse.e e » CHANGEMENT DE BUREAUX Le conseil conjoint do l'Union Inter-[ nationale des travailleurs de la confection pour dames, a transporté sirs bu-[ renu.x ù la salle Prince-Arthur.Ces bureaux étaient primitivement nu Mo-miment National.Secrétaire-trésorier [général: Jos.Shubert; organisateur lo! cal: Jos.Métivior.e e e TRAVAILLEURS EN TABAC A la faveur d’uno campagne des plus • énergiques, les ouvriers et ouvriè-j rcs des manufactures de tabac de Mont iétl ont réussi à fonder une union, qui manifeste, dès maintenant, sa volonté 1 de vivre et de prospérer.Cette nouvelle union a reçu sa charte de l'Union Internationale et elle porte le No.149.A la dernière assemblée des travail-i leurs en tabac, à la salle des camion-ncurs, 3 Notre-Dame Est, le président (général de l’Union Internationale, M.M-Andrew, présida la séance.Environ ! 250 nouveaux membres prêtèrent le serment d'office.On procéda à l'élection du bureau des officier», lesquels furent installés séance tenanto.On dé-i-ida do continuer le travail do propagande jusqu’à la complète organisation de tous les travailleurs do cette industrie.MM.McAndrew, P.-J.Flannery, J.-A.Larose et autres firent d'on!e; vants et pratiques discours.M.J.-A.Larose fut élu seerôtairo-trésorior ot agent d’affaires de l'union des travailleurs eu tabac.Les assemblées régulières du nouveau local se tiendront à l’avenir le 1er et 3e mercredi du mois, aux quartiers du Transport, 3 Notre-Dame Est.LES PROFITEURS EN ITALIE C’est par “Faction dirccto" que los Italions viennent do résoudre lo problème du coût de la vio et les événements semblent démontrer que la méthode a du bon.La vie chère, qui préoccupe tout le monde en ce moment, tant nu Canada qtt’ailleurs, est un problème apparemment fort compliqué.C’était, tout nu moins, l’impression générale que nous en avions et nous envisagerions encore cette question sous le même angle si nous ue venions pas d’apprendre d’Italie, patrie des Garibaldi, des favour et des Mazzini, qu’il peut en être autrement et que ee fameux problème du coût de la vie pourrait être réglé en “cinq sees” si le peuple canadien avait tant soit peu conscience de sa force et de ses droits.Mais notre po-jpulatiou, selon toute apparence, ne s'est pas encore permis de “penser” pour son propre compte.11 est vrai que nous n’avons plus guère de snug latin dans les veines.Nous sommes, nous, des hommes plus ou moins affligés de cette “froide immobilité” qui caractérise le tempérament des Normands.Les Italiens, eux, ont une tout autre complexion nerveuse.Ils ont le sang chaud et semblent plutôt d’un naturel emporté, fougueux.Ils out co qu’on appelle “la vivacité | grimacière des gens du Midi” et se livrent volontiers à des actes de violence qui nous paraissent étranges, à nous dont le cerveau ne marche qu’à pas de tortue en toute occasion, mais surtout lorsqu’il s’agit de s’engager sur la voie de lu libération.Les “profiteurs” italiens, à co que rapportent les journaux de la semaine, viennent de subir la coûteuse expérience du caractère enflammé de leurs compatriotes.Pris d’assaut par des populations irritées, ils ont dû dégorger a moitié les produits qu’ils comptaient vendre à des 1 ‘ prix de guerre ’ ’.Il y eut bien quelque résistance, ça et là, mais elle fut de courte durée et ceux d’entre les exploiteurs du peuple qui s’entêtèrent tant soit peu connurent toute l'amertume du pillage que les j ménagères, à Florence et ailleurs, firent à leurs dépens.Les “autorités” intervinrent, naturellement, eu présen-j ce des abus qui furent commis, mais j ce no fut, par la suite, que pour légaliser cette “réduction” momentanée et forcée des matières de première nécessité et s'en inspirer pour édicter des mesures répressives contre tous les manipulateurs de produits alimentaires, d’effets, d’habillements, etc., qui tenteraient de dépasser les limites fixées par ordonnance royale.Et c'est ainsi que, dans presque toute l'Italie, du jour nu lendemain, le coût de l’existence a baissé dans des proportions considérables.Le mal est partout le même: entre les producteurs et les consommateurs, il se glisse un trop grand nombre d'intermédiaires parasites et rapaces qui prélèvent un impôt immoral sur les consommateurs sans que, pour cela, les producteurs en béné-firent dans une proportion pareille.Le mal, répétons-Ie, réside dnns la multiplicité des intermédiaires non-producteurs et conséquemment parasites.Ré-I duisons cos derniers “à leur plus sim -[ pie expression, par une de ces bonnes [opérations de 1 ' mathématique socinle" et le mal aura presque complôtemeut disparu.Four le faire comprendre entièrement, il faudrait, en sus, imiter l'appétit des producteurs, manufacturiers et agriculteurs, qui sont devenus pur trop “exigeants”.Pour eux, “le venu d’or est toujours debout’’ et leur égoïsme ambitieux no les porte que trop à immoler leur vertu civique à sa gloire.Que le producteur vive du produit de son labeur, soit, mais qu’il ne s’adjuge pas ce produit à l’enchère, “au pins offrant’’, comme cela se pratique à Montréal et ailleurs pour le beurre et le fromage.Que nos gouvernants prennent une leçon de l’Italie et nos profiteurs, quels qu’ils soient, ne tarderont pas û rendre gorge.Il ne faudrait pas croire, cependant, que lo coût de la vie puisse ci;s coun-( II.— Tu un,mole llie Interests of l II u Allied Union babel — The fol-• owing organizations comprise Conn-n — Typographical Union, No.176; |acQUj*.s-Cartier Typographical Union, 1b; rressmen and Assistants mon.N’o.62, 1 took hi nders Union, No.m; l‘hoio-iOngras *i s Union, N^t 9; teieotyp,*rs and Flectrotypers Umon, 91: Mailers' Union.Xo.39.L'rnsl-dent, Albert Farmer.K80 Lagauchotléro .Hl.: *s,*cr»-tnry-TreaHuror.James Fhilip.1:00m 96, Herald Uldg , Craig M W .Main 74s9.Fxocutive: Frank Cynch.U.Mazurette, ,1.Pelletier T Roberson, 1C-3-1 li Pierre Ponce.I MOX lll-ts 1(1:1.11:1 U», I._ Assemblée tous les lets et Sèmes mercredis de chuiiue mois, A la Salle de I Alliance .Nationale, ZSf, rue Beaudry, a l> lus p.m.Président, Albt K.lien-derson.60S de St-Valiers; Sec-Très Jos.Polie tier.G94 Saint-André; téléphone.Lst 8495.25-11-19 GRAND TRUNK SYSTEM^ ‘LE NATIONAL” New Honte to Winnipeg ami ll'estern Canada Runs through famous Clay Belt of New Ontario, the Cobalt Mining District, and the Highlands of Ontario.Leave Toronto 8.35 p.m., Tuesdays.Thursdays and Saturdays.Through Standard, Tourist and Colonist Sleeping Cars, also through High Grade Coaches Toronto to Winnipeg.Direct connection with this train leaves Montreal 9.30 n.m., arriving Toronto 5.40 p.m., via the “ International Li,an od” Canada’s Train of Superior Ser-! vice.Through Tickets for sale at sleeping car reservations made by any Grand i Trunk Agent.BUREAU DE PLACE MENT PROVINCIAL Francis Payette, Surintendant.Heuros do Bureau: 9 a.in.à 6 p.m 8>/u» le contrôle du Gouvernement de le Province ’e Quhbec.8-10 rue Saint-Jacques Tél.: Dépt.des hommes: Main 2241 Tel.: Dépt.des femmes: Main 2138 Nous plaçons, grutmumiont, les hom mes, femmes et jeunes gens.Noub of from du travail aux 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Arthur Brodeur; Sec.-cuir, et Finale eler.H.Mouette; Trésorlet.L.Malien __________________________________27-4-1J I NIOX INT, DES lIAItlIIEItS.LOI AI.t "*• ’.*?• ~ Assemblée tous les 1er et 2a lundis du mois à 8.30 p.m., au Templo 611, ••avail.3U1 rue Saint-Dominique.1 résident.Bruno Roy; Vice-Président, A heri Pigeon; Secrétaire.7.DI Muro, J»! St-Dominique.Tél.: Est 6294; Secrétaire-archiviste.Z.Dôpatie; Trésorier, ^¦•onagne; 7.DI Muro, Agent d’affai- I.MTEI) ASS’TKIX DF Pl.UMIIEBS STE A MFITTEHS, tLlSFIITEItS A S K.vjU’TmiHs hi:lpi:hs.loi u.M ,.-ft,eet,ng iiîkIuh 1st & 3rd Friday '•O,-,- °1,1,11,10 E.President, J.Mason 7.Cartier; Vice-prcs.W.Balley, 57'i i.U?^.ru ,l' Torres.-sec., Thus Paul.2.anlieiials, l'In.-sec.A Goulet, 2.D Edward Charles app.L; Treasurer.N.Denis.1172 Wellington St.18-5-lÿ N I CTO II IA LODGE N».|||, |\T ., F MAI HIMS'IS.— M.-.-Ih 1st m i Y','! Min',1.?.',n ’’ "b ilt -St- Joseph s ;J,nb11 •'* Ulw ai cl, Hoc.Sec.H.\ Snpi’ 1067’ Nlï'rn!' East.Preild-ni SmlM?i?r “ V'i!6 Las t ; Fln.-Secy, W Ac -n ' V '‘s.' • »Heet; Business .i J ' J* «JHter, Huum 2, 182 St Calheilne St.Last, iMuuie Fast 6261 _______________ 12-11-18 U\ 1 ()\ l\TKH.DIOS Tlt \ \ \l 1.1 l't Its i:.N FOI II nuit 15, No au.-A*Hen, h -uret‘(1Jli“ Nl * \- 3t‘ ,M«rcredI fl S si.V.lN." k82 Bte-Catherine Est, rauB .L'-',¦ '7'» Id eut.Emile Per-Visi.î' L'-.Amlre; Secrétftlre-Archl- Ouest -^ \ •'63 St-Jiicque» StM’/uieH,1 J Affalre.Albert Boy, 182 hci tue Km.21-4-18 ‘''rael's^,‘»,",E No.7«6-I{rI€•!< 1 -H’m ^ni iand Fridays In ni'C,8c, Temple.301 Ht : President, kl.Forint, 593 .Lui ‘S1,1 Av*’:, Becording-Secret - anei-H ,72n Milton St.; Fin S p,”'%?V‘îry', Jlls- Blaek, 89 Leber »i l t.St.Charles.14-4-19 >% L .„ •il Ceux qui n'annoncent pas dans votre journal ne désirent pas votre clientèle Ne les forcez pas à l'accepter.ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS Œtic fiiüor itoflô fe flUmit?GDuufipf PATRONIZE OUR ADVERTISERS Merchants who do not advertise ia your paper do not want your trade.Do not force it on them.4th Year — No.28 SAMEDI, 12 JUILLET 1919 — MONTRE AL — SATURDAY, JULY 10th, 1919 Page 3 FIRST HAND NEWS OF STRIKE Winnipeg delegation to tell personally the story of the strike.— Will ask for funds to defend the prisoners and co-operation wherever possible.The name of labor lias been tarnished in its fight for freedom in Winnipeg.Labor thinkers like all others ean come back.Champion Willard could not come back, lint champion ideas will score a knockout where a thousand knowelulowns have been received.A delegation of Winnipeg thinkers are coming to Montreal to tell personally the true facts about the strike which caused the smudge to he thrown at labor, to tell of the villainous arrest of certain leaders occasioned by Star Chamber legislation from Ottawa, and the gross injustices practiced by the fatuous, conceited, arrogant powers that he both in Winnipeg and in Ottawa.Murder will out.These delegates include Aid.John Queen, Aid.A.A.Heaps and R.E.Bray as well as several other leaders who were fortunate enough not to have come under the displeasure of the domineers at the-Capital.The public would like to know the tacts.It is of paramount importance to organized labor and to all that the truth shall he told so the statements of these men will he weighed carefully.Opinions may differ as to the part played by certain forces in the Winnipeg strike, and especially the “One Big 1 nion .1 he time has come not for counting noses, hut for weighing men and women and even children, in the big game of amassing tonnage of human effort to maintain the position taken by labor all over the world.The crabbed conventionalism of rulers must he taught that this enlightened age will not permit labor leaders to be railroaded into the penitentiary, without a fair trial.The Montreal 1 rades and Labor Council will he derelict in its duty if it did not welcome these men who are fighting for liberty and what they believe to bo right.There must be a coherence of time and place and opportunity and a line must he drawn between crime and misfortune.lion.Arthur Meiglien who put through that law over night in the House of Commons went up to Winnipeg with the air of one who had usurped an Empire.The.same little martinet Meiglien, launched his thunderbolt oi reprobation on Montreal when he got a Federal search warrant and swooped down on peaceful citizens and searched their houses like a lot of thieves.Wreaking vengeance and ransacking houses is worse than the Bolshevists for which, it is alleged, they were searching- This is a British country.Where is your British fair play ?if that is fair play then it is a kind that labor does not recognize nor desire.We believe that these Winnipeg men are innocent until they are found guilty and we want to hear t lie REAL story.This is all debasing to the sould to prives, subjeet to the supervision of a central authority, and the results of its labors were tabulated, eo-ordinated, ami periodically published, some substantial relief might accrue therefrom.The j* o- ; fiteer is usually ;i man who attaches im-i po'rtanci to his position in the soci.il, ; moral, and religious life of the com munity in which he lives.The fear of exposure in many eases would be a de | terrent influence.# * * The not concrete result of the Cost of j Living investigation at Ottawa has been, the creation of a Hoard of Commerce, j British experience teaches us that whatever may be the duties and powers of such a board it* utility will be dependent j upon the socio-moral character of the personnel.When the British Ministry of Food Control was created, “the difficulties, ’ ’ said President Hayward, at the recent British Co operative Congress, “became more acute.” Subsequently a national consumers' council was appoint e l by the Government to work in an advisory capacity with the Ministry ot Food, ami upon which co-operators aud organized labor managed to secure substantial representation.A director of the t'o operative Wholesale Soeiety became Deputy Chairman, ami his services to the public in that connection were recently recognized in the usual titu at r .unci*, B.C., and a society is b ing or ganizel under it- guidant at Halifax N.s.The Trades ami La hot Council ot Saskatoon has also been in communication with the Union for a similar purpose and individual enquiries have been attended to fioni Haliburton, Orillia, Sr.Catharines, Cornwall, and Oshawa, Ontario, K lmonton, Alta., ami South Van couver, B.C.The Co-operative Committee of the Ottawa Civil Service Association, and the Machinists’ Union at Stratford have also asked to be advised as to the organization of eo-operative societies in those cities.* -X- * The Kingston Co-operative Society commenced business on the 1st May, an 1, although the machinists, of which the membership largely consists, have been on strike during the month, au average traTe of £1,000 weekly, on spot cash terms, has been done; a highly credit able commencement.One interesting feature is that lor; of tin* trade has been furnished by the farmers of the district, which should contribute considerably to a better understanding between rural ami urban workers.The Organization Department of the Co-operative Union has societies in process of organization and incorporation at Geor get own and Gananoque, Out., ami in both places satisfactory progress i- being made in securing tin* initial capital ami membership.way i bv th .-nl of So.in] S.-ien-e, Xew York, this popular university opened it* summer sessions at usual.Owing to the attack upon the school, it" attendance of ô.imiii last year bid fair to be increased by at least 2Ô per cent, when the regular term opens this fall.On the day of th» sumno : opening, a legal victory was scored by the attorneys for the school who were informed by Chief Magistrate Mt*.N l.lmllrd Savon IMPERIAL de Bnrsalou eat toujours lc meilleur.Faiîcs-en l’essai, vous en serez convaincus.Conservez v ^ ••nveloppoa.JACOBS Asbestos Mining Company of Thetforcl, Limited General Offices: .lacnhs Building 2S2 St.Catherine St.W., Montreal.Mills at Thetford Mines.Que.FINE FURS 7/o f/.J^njrcur& Co.jLimitcik 405 St.Catherine St.West, Montreal Canadian Vickers, Limited Naval Comtructiou Works MAISONNEUVE VICKERS BUILD1NO '«)72 Notre Dame Street, East MONTREAL, P.Q.UNITED SHOE MACHINERY CO OF CANADA LIMITED MONTREAL QUEBEC TORONTO KITC1IENEB CANADA STEAMSHIP LINES Limited MONTREAL J.VV NORCROS8.Vlce-Pres.k Managing Director SADLER & HAWORTH Tanners and Manufacturers of OAK LEATHER BELTING l'W CTO HI Its I Montreal, Toronto \ iiin-oiivcr, WlnnltioK, St.lollii, II, ALMY’S LIMITED Montreal’s Largest Department Store.ALL CLASSES OF GOODS Excellent Service Satisfaction Always MINARD’S LINIMENT •’KING OF PAIN” Use it and get cured DUPUIS FRERES LIMITEE I'll Id l’ltOIM.K’S STM II l£ I’lr.i i*l iinn tleimrlinciitol .t., r.foniniiM for I lit- xIoKim "ll |IO} N to MllOII lit lllllllll." 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