Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1921, samedi 22 octobre 1921
ORGANE OFFICIEL DES TRAVAILLEURS ORGAN I SES DE ::: MONTREAL ::: (Hie lût Int r mrià (Dmnirr Bureaux et Rédaction: 9-11 St Paul O., Montréal Tééléphono: Main 1698 ABONNEMENT: $2.00 PAR AN Payable en souscrivant 6ième Année — No 43 SAMEDI, 22 OCTOBRE 1921 - MONTREAL — SATURDAY.OCTOBER Wnd iqqi PRIX : 5 CENTINS LA VICTOIRE DE MARTIN Prouve une fois de plus son emprise sur le peuple.— Les chiffres démontrent qu’il n’est que l’élu d’une minorité.— Le seul remède à l’apathie de l’électorat est le vote obligatoire.— Quel fut le mobile de la candidature de M.Rochefort?Les enfants mal élevés Comme tout.l'i, l’honorable Médéric Martin vient d’êtro réélu maire de Montréal pour un cinquième terme, par une majorité de 112,522 sur M.Lue Rochefort, ce (pii n’a surpris personne, ear il était ridicule d envisager même la plus simple possibilité d’une défaite.M.Martin a obtenu 55,905 votes et son soi-disant adversaire 22,1183.Le maire a le droit d’être fier de son succès, s’il le juge par le nombre de votes qu’il a obtenus en plus de ee dernier; mais s’il considère qu’il y avait 105,205 électeurs sur les listes électorales, et que de ee nombre il n'y en eut.que 79,288 qui crurent bon d’aller enregistrer leur vote, il se rendra compte qu’il reste 85,917 électeurs qui n’ont pas voté et 22,282 qui ont voté contre lui, soit 109,200 électeurs qui n’ont pas cru sage de lui témoigner leur confiance et seulement 55,905 qui l’ont approuvé de leur vote.Il se trouve donc encore une fois l’élu de la minorité des citoyens de la ville de Montréal.Faut-il voir là une des raisons pour lesquelles l’honorable M.Martin, conseiller législatif pour la division d’Alma, s’est opposé si énergiquement à l’insertion de la clause du vote obligatoire duns la charte de la Cite de Montréal, que je proposais lors de la dernière session?il est très vrai, qu’après l'assemblée, l’honorable conseiller a avoué avoir fait erreur, croyant que je préconisais la clause de la représentation proportionnelle.Espérons qu’il réparera cette erreur t*t qu’il proposera lui-même cette réforme durant la prochaine session.Cela ne veut pas dire qu'avec le système du vote obligatoire, le maire Martin aurait été battu.Non, je suis convaincu que sous n’importe quel système et quel qu’eût été son adversaire, il aurait été élu par une forte majorité.Il a tous les atouts dans les mains et il sait les jouer avec une maîtrise merveilleuse; les circonstances le servent d’ailleurs à souhait; il n'a eu jusqu'à maintenant qu’à critiquer les actes administratifs des autres, à dénoncer le gaspillage vrai ou faux des deniers publies, à prêcher la réduction de la taxe: tous des arguments populaires qui attrapent les votes.On ne pouvait rien lui reprocher, par contre, dans ses fonctions de maire sans pouvoirs, à moins de tomber dans des personnalités; il est invulnérable et il fallait une fameuse dose de culot pour avoir l’audace de se pré senler contre lui, à 1 heure actuelle, ("est ce qu'ont d’ailleurs bien compris les quelques citoyens que la rumeur publique désignait comme ses adversaires et qui avaient le droit d’aspirer aux honneurs de premier magistrat de la métropole du Canada.Ils ont tous décliné, sachant que c’était une lutte inutile.Il eut été de beaucoup préférable de le laisser élire par acclamation.Je sais bien, (pie si j’avais quelque chose à dire à Québec, je lui accorderais tous les pouvoirs qu'il demanderait, ce serait alors le temps pour lui do prouver ee qu’il est capable de faire.S'il y réussissait, eh bien, j’avouerais franchement (|iie je me suis trompé et je parcourrais tous les carrefours de Montréal, priant les électeurs de nous le conserver encore pendant de nombreuses années; et si, par contre, il faillissait à la tâche, ee serait alors au peuple de le juger et de le condamner.Malheureusement, M.Lue Rochefort en a jugé autrement, il a accepté une candidature que personne — pas à ma connaissance, du moins — ne lui avait offerte.A quel mobile a-t-il obéi; le jeu de qui faisait-il dans cette lutte?C’est encore un mystère pour beaucoup, car enfin on ne s'improvise pas tout d'un coup candidat à la mairie.S’il est vrai (pie tout citoyen a le droit de briguer les suffrages des électeurs, il est encore plus vrai qu’il faut avoir fait, quelque chose dans la vie publique permettant cette ambition: il faut être quel-ipi ’un, ipioi ! Que M.Rochefort ne s’imagine pas pour un instant que les 22,282 votes qu’il a obtenus, lui ont été donnés à lui personnellement.Non, ces 22,382 votes ont été; enregistrés contre Médéric Martin; (pie ce fut Pierre, Jean ou Jacques qui se serait présenté contre lui, c’eût été la même chose.S'il y avait eu un troisième candidat sur les rangs, choisi parmi ceux qui sont connus du public, il est certain que ¦M Rochefort n’en aurait obtenu que très peu.Au cours de la campagne électorale, je ne me suis prononcé ni d’un côté ni de l'autre, j’ai déclaré (pi'on avait mis les membres du travail Organisé dans une mauvaise position, mais maintenant (pie la lutte est finie, j’ai bien le droit de dire que le Parti Ouvrier a agi bien maladroitement en reconnaissant — en dépit de sa constitution M.Luc Rochefort comme son candidat officiel.Il est grandement temps que ceux qui président aux destinées du mouvement ouvrier se ressaisissent et ne se laissent plus dominer par leurs sentiments d'inimitié on d'amitié personnelles.Il y a bien des nouvelles figures dans notre nouveau Conseil — il y a même, paraît-il, un membre de la Loge Sainte-Marie des Wagon-niers de chemins de fer dans la personne de M.Vaillancourt, — les ouvriers ont parmi les échevins quelques amis véritables — sans parler de ceux (pii se sont déclarés nos amis durant la campagne.Espérons que ces derniers se rappelleront les promesses (pi’ils ont faites et qu ils travailleront dans l’intérêt de tous.Le Monde Ouvrier offre à Son Honneur le Maire et à tous les eelievins ses plus chaleureuses félicitations; ils trouveront eu notre humble journal un défenseur quand ils feront bien et un critique acerbe s'ils sacrifient l'intérêt général pour celui du petit coin tpi "ils représentent.A l’oeuvre, messieurs, et bonne chance.Gus.Fraucq.“Celte gent est sans pitié’’, (lisait La Fontaine en parlant des enfants de son temps qui sans doute maltraitaient “ses animaux’’ et troublaient la quiétude de ses méditations devant la nature.Tl leur en voulait de jeter la perturbation dans ses colonies do fourmis, do faire rentrer sous terre des ménages de cloportes dont il admirait l’accord et l’ordre alors que le sien allait à la diable, .le ne sais pas ce qu’il aurait dit do “c.etto gent’’ destructive devenue la terreur des propriétaires et des personnes tranquilles.Les pères de famille se plaignent de ne pouvoir plus so loger nulle part, et la bonne presse eu profite pour montrer dans cet ostracisme, dont l’enfance est l’objet de la part du rentier, du bourgeois paisible et de la vieille fille qui a épousé la solitude parce que souvent elle n’a pu trouver mieux, un danger de dépopulation, un attentat à nos moeurs patriarcales, un commencement de la fin du inonde.On a souvent le tort de prendre l’effet pour la cause.Le mal n’est pas toujours Imputable il l’égoïsme du proprié taire.11 faut bien se garder de le charger do tous les crimes d’Israël.Ou ne peut exiger qu’un homme qui a pris souvent toute sa vie pour économiser afin do s’acheter une maison do rapport dont les revenus lui assurent, des “vieux jours” exempts do soucis aille de coeur joie la livrer au vandalisme, aux déprédations de cette “gent sans pitié” ?i qui on n’a pas plus enseigné le respect de la chose publique que celui du bien d’autrui.Quand ou sait qu’une demi-douzaine d’enfants lui causeront un dommage équivalent ù un incendie, à un déménagement, à un tremblement de terre, à une invasion de rongeurs ou de soldats munis de billets de logements, une véritable catastrophe, quoi! peut on lui en vouloir de conjurer le fléau par tous les moyens qui sont à sa dis position?Après le déménagement du premier mai, un proprio assis sur le perron de sa maison dont une porte à demi arrachée ne tenait que sur une penture avait la mine affaissée d’un Juif qui pleurait sur les ruines de Jé rusalom, me tint ce discours: —Voyez donc ce qu’ils ont.fait de mon plain pied du milieu que j’avais remis à neuf l’an dernier.Des lambeaux de tapisserie pendaient au mur, le platras avait, des trous béants où l’on pouvait mettre les deux poings, le parquet mouvait comme celui du “Non sense palace” au parc Dominion, menaçait do s’ouvrir pour nous engloutir.Des dessins faits avec une allumette brfilée ornaient la boiserie émailléo du salon.Les vitres étaient brisées à maints endroits, les barreaux de la rampe arrachés, les corniches effondrées, les valves des calorifères en lovées laissaient pistonner l’eau sale des fournaises, un lustre pendu au bout des tils tordus accusait des dispositions acrobatiques chez un gamin qui s’en était servi comme d’un trapèze volant pour l'aire do la culture physique et développer un talent qui eu ferait une étoile de cirque.Une véritable désolation régnait dans ce logis en démcnco et le bonhomme avait raison de s'arracher les cheveux il pleines mains et de maudire les monstres qui avaient mis sa maison au sac.— ¦Sans compter qu’ils m’ont dansé sur la tête toute l'année, poursuivait-il, que je ne pouvais mettre le pied dans ma cour saie, recevoir une boîte de conserve, ou pis, ni la tête.Ou parle des Aile-man I .i es polissons ont fait pire que c-:s barbares! Kt jo passais pou • mi ogre.Faites attention, le vieux va vous coupelles oreilles! Us ont lancé aux passants toute nue tonne de charbon, quand ils jouaient à la guerre.Ils ont- failli nous empoisonner parce quo pour imiter les g:./, asphyxiants, ils ont ouvert les clefs de leur poêle, ils jouaient ù “l’anguille brûlée” et venaient se cacher dans mon hangar où ils mettaient tout sens dessus dessous.Us s'organisaient en bandes dans la nielle, comme ils ont vu faire aux vue et faisaient pleuvoir sur la maison une grêle, de cailloux-.Et si je me plniéaais aux parents: “Faut bien que le-, iifauts s’amusent!” me répondaient il- , ii me fermant la porte au nez.le.ne parle pas de leurs espiègleries, que j je n’ai i mais trouvées amusantes, quand même ]¦ père et la mère eu riaient aux j larme.0.Us attachaient un porte-mon-j unie au bout d'une corde et quand une j grosse dame, sanglée dans sun corset, se i baissait de peino et de misère pour le ramasser, les gibiers de potence tiraient sur la nrde.Kt le par te monnaie enchanté fuyait des mains de la dame qui poussait un: Ahl.comique, alors qu’elle jetait des yeux de côté pour voir si on no l'avait lias aperçue.Furieuse en entendant les gamins s’esclaffer sous l’escalier, die s’enfuyait eu montrant le poing; nu bien, le soir, à l'heure où eet-ie marmaille aurait dû être au lit, ces galopin barraient la route avec une corde c: faisaient tomber les passants.Un jour, une Anglaise, qui tenait eu laisse un joli chien de laiue tout bouclé, un ruban rose au cou, s'arrêta de vaut nui porte pour rattacher le lacet de -on > .Quand, sa petite opération .termine.-, elle tira sur la chaînette, elle ; - ’aperçut avec stupeur que sou toutou jn'y était plus et qu’il sa place ou avait ; attaché une bouteille vide.Le soir, j lorsque le père revenait de sou travail et | que sa femme lui racontait les frasques do sa progéniture, il riait ù se dévisser j la mâchoire: “Ce n’est pas parce que j c’est à moi, mais ce sont les plus Intel ligeuts du quartier!” disait il.Moi, je leur aurais donné la volée avant de les coucher sans souper, mais ce misérable les bourrait do sous et les comblait de jouets dangereux qui mettaient la vie de tout le monde en danger.Ce monsieur n ’avait pas tort, les en lauts mal élevés sont une plaie qui a remplacé les averses de sauterelles et le l’eu du ciel dont on se servait autrefois pour punir Tes hommes coupable:-: de tous les crimes.Ou so sert do ces chats il I neuf, dix, vingt queues pour châtier les crimes du monde sur le dos dos laiio cents.Le ciel vous a préservés d,- ces cruelles bénédictions, il vous faut eudu-! rer les enfants des autres.Vous ne pou voz avoir un joli parterre et reposer vies jyeux des brûlures do l'asphalte en les posant sur un arc-eu-ciel vivant do fleur-multicolores, les enfants avant que vous ayez vu s’épanouir les boutons viennent les cueillir et piétinent le gazon.Vous cherchez à protéger votre terrain en l’eu tourant d’une clôture en fer, ils ont vite fait d’en tordre les barreaux et de les déceler de la pierre.Si vous les menacez de Ta police, c’est comme si vous leur disiez que le diable avec ses cornes va les emporter eu enfer ils vous font la niquo et s’enfuient en vous criant des insanités, car ils blasphèment comme père et mère.Vous faites mieux de leur laisser tout briser, car si vous cherchez à mettre un frein ù leurs déprédations, c’est pis.Au lieu do trois, vous aurez affaire ù vingt.Ils s’organisent, comme des brigands et si vous en molestez un, toute la clique vous tombe dessus.11 n’en serait pas ainsi, si do temps à au tre, les boutons jaunes paraissaient à Il’horizon.Pour bien faire, sans doute, joli place les hommes do police à la croisée des artères principales, où la circulation des Soules et celle des tramways |ot des voitures peut venir en conflit et j provoquer îles accidents, mais les rues solitaires sont, obligées de so garder acu-: les pendant ce temps.Los enfants, sûrs j de l’impunité, jouent mille tours peu -I dablcs, font sur la rue un vacarme d’en ! fer, ee qui n’arriverait pas si de temps à autre le bâton de la police inspirait une crainte salutaire à ces gamins déchaînés qui sont la terreur des femmes sans mari, des enfants sans père, des fil les craintives, impuissantes (levant ces bordes do museaux effrontés qui vous bravent et vous font des pieds-do-nez.La jeunesse d’aujourd’hui nous cause bien des appréhensions.Que les autorités s'en mêlent puisque les parents n’ont olus d’autorité.Julien Saint Michel.PRIX ORDINAIRES POUR DES VETEMENTS HORS DE L’ORDINAIRE ragea Qui que voua soyez — jeune homme, homme à taille mince ou de l'ofte taille, vous trouverez daus ‘¦es complets la plus grande satisfaction donnée par la qualité de la serge bleu marine, la confection et surtout l’ajustement.Tous les modèles et grandeurs à un 3eul .$25.00 LLSTERS ET ULSTERETTES il’hiwr, amples ou à ceinture, don- de .$25.00 l’aletots eu gabardine imperméable, avec ou sans ceinture.Toutes X» gnnfaim.$25.00 t’aletols demi-saison, genre aurple, eu tissu croisé ou tricot jersey.$27.50'$35.00 ( ’omplets en étoffes importées.$35.00 • $50.00 l’arde-'Siis d’hiver."" $35.00 1 $50.00 Les plus beaux pardessus anglais $45.00 “$75.00 .I il n •de eliuussée.* AU CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL UNE EXCUSE Le “Northwestern Horticulturist”, !|' Minneapolis, voulant so justifier nombreuses orreurs, typographic qics cl autres, contenues dans scs iornlcrs numéros, invoquo la grève imprimeurs comme en étant la i'iineipalo cause.Cette justification paraissait s’imposer, étant donnée l’apparence décidément négligée d,e cotte publication.Bon rédacteur on chef exprime le voeu quo cette situation déplorable ne peut tarder ù s’améliorer.Toutefois, i! semble que la tenuo typographiqno actuelle du journal, qui laisse encore beaucoup ù désirer, n’est guèro de nature â corroborer l’optimisme de son réducteur.Prenez la bonne habitude —de faire vos achats au Magasin du Peuple; tous les jours vous y trouverez de nouvelles occasions d’économies, les marchandises les plus nouvelles, le service le plus efficace et des prix toujours plus bas que les prix courants du marché.¦ jczzazÉ———— " LB MAGASIN Dü PBUPLB EUES STE CATHERINE, ST ANDEE ET ST-OHEISTOPHE LA SEMAINE DE_44 HEURES Une dépêche de Sydney, N.SAV., nous apprend que dnns cet Etat ouvrier, la semaine de 44 heures est presque généralement établie.Dans certains cas, très rares, la semaine de •18 heures prévaut encore, mais oa travaille ferme, en ce moment, peur la faire disparaître et faire adopter partout, sans exception, la semaine de 44 heures.Dans le cas des services d’utilité publique, la semaine de 48 heures est encoro cri force, mais sur ce chiffre de 48, 4 heures sont payées comme temps supplémentaire.Malgré l’établissement de la semaine de 44 heures, il n’y a nulle part de réductions dans les salaires.Dans beaucoup d’industries, on ne travaille même plus le samedi.On se contente de répartir les 44 heures sur les cinq autres journées do travail.Voilà un hou exemple à suivre.-: o:- UN RESULTAT SIGNIFICATIF A Seattle, atuc Etats-Unis, où on a récemment élevé le prix des billets do tramways de 0 l-4c.à S l-3c., on a constaté une diminution de revenus de $818,861 et une diminution de passagers de 16,979,"20 durant line période de huit mois.Au 31 août 1919, alors que le billet y coûtait ô sous, les recettes s’élevaient ù $9,219,153.Oc chiffra baissait ù $7,768,289 après qu ’on eût porté le billet à 0 1-4 sous, pour descendra ensuite à $6,132,582 dès qu’in le porta à 8 l-3c.Ces résultats valent d’être longuement médités.UN DUEL ENTRE CE DONT IL COOPERATIVES FAUT SE RAPPELER Etal- Uni°, De récentes augmentai ions du coût de ! la vio, telles qu ’annoncées par le bureau Soeiely of Ame-1 'UIH'iicnin des statistiques ouvrières, Sont des faits dont il convient de so souvenir, dit Max D.Danish, le rédacteur eu chef de Justice, magazine officiel do l'Union Internationale des Travailleurs en vêtements pour dames, La nouvelle augmentation du coût L'affaire se passe aux naturellement.La ''Cooperative idea”, mise légalement à i’index par trois Etats, et stigmatisée par la “Cooj" rative League of America” eoinnii le plus dangereux parasite qui so -"it jamais attaché aux flancs du ,„o,n' , , coopératif, est à la veille J lIe la v|e> dit.il# aomie le délueut| ailv as.dr - , i une enquête de 1 avocat gé- sortions (les “coupeurs de salaires” ain lierai la ville de Ncw-Aork.Le bu- si qu’aux rédacteurs do leur presse et a coati -M de la métropole vankec a, : leurs supporteurs.Ces faits devraient eu ci ici, reçu des plaintes par les- j être portés à la connaissance du plus quelle- a ‘•Cooperative Society of, grand nombre parce qu’ils devraient de-Amer.- a ' fonctionnerait contraire- ! venir la plus puissante arme daus la cou-men! aux dispositions des lois eoopé-i tre-offensive des ouvriers contre ceux native-, it- l'Etat do New-York.j qui profitent des avantages que leur pro- Son avocat meut t a , (a à AU y et, d'après la rumeur _ que, on lui aurait dit que celte socié-l té ù'avait pas lo droit de se servir du] mot.“cooperative” et que, de plus, elle devrait remettre l’argent qu’elle a pu i cueillir à New-York où, depuis le 1er juillet dernier, elle a établi des bureaux situés au No 41, East Forty-Bee ou d Street”.Il n'i a pas que la “Cooperative if America” qui aurait dé-Me société, il appert, en ef-le département (l’Etat des i des Marchés, section alimen-.des marchés, se serait êgale-p neucé contre les agissements 1 ¦ i'""perative Society of Aincri- new yorkais, D.AV.Bin- j ' la présente situation économique j-té llertiiôre’inent "uppci'é j miimer le confort pourtant très d’mirés !n rumeur publi- ! do leur m0ll° d’existence actuel L’EXISTENCE PEUT LONGEE ETRE PRO AVOCATS ET COURS D’ARBITRAGE Los avocats du New South Wales «e verront désormais interdire l’accès des tribunaux d’arbitrage à moins qu’ils n’y soient envoyés du consentement mutuel des patrons et.des employés.On eu est venu à cette décision pour empôchcr, autant quo possible, les unions de dépenser inutilement beaucoup d’argent.On prétend, d’autre part, quo la présence des avocats ù ces tribunaux tend ù dissiper l’atmosphère do justice et de tolérance qui doit v exister en tout temps.Lear noileé • fet, q Ferme-taire e ment | de la ca”.Cet! dernière, à New-York, a employé ,i ',ü ù 50 hommes peur vendre i réconfortant ses parts.Elle n’a, dit-on, aucun of fi- _____ eier, si ce n’est trois fidéi-comniis-saircs.Elle n’est pas, nou plus, incorporé Les statistiques sont parfois intéressantes.Celles fournies par la compagnie d’assurance Metropolitan, do New-York, notamment, paraissent encourageantes.A les en croire, les campagnes faites en faveur de l’hygiène aux Etats-Unis, depuis une certaine période, auraient contribué ù augmenter la durée moyenne do l'existence des hommes d’environ quatre années.Les campagnes eu faveur d’une vio saine et rationnelle, faites simultanément aux autres, ont aussi contribué, paraît-il, ù obtenir co résultat -: o: - ses membres no pas avoir voix délibérative votnnti dans ses affaires.Il devient évident société mérite d’êtro fort pré-, pour ne pas pa raissent ou même qu'une pareille surveillée de dire plus.LES NETTOYEURS DE VITRES ONT GAIN DE CAUSE Nous apprenons, non sans satisfae lion, que l’Union protectrice des nettoyeurs de vitres, Local 8, de New-York, vient de remporter une victoire décisive sur les patrons, également constitués en association protectrice.Aux termes do l’accord survenu entre employeurs et employés, la semaine minimum de $33 est maintenue, do même quo les 46 heures de travail et l’atelier fermé.En fait, les patrons avaient essayé de réduire les salaires de 20% et d’établir, du môme coup, la semaine de 48 heures.Par cet accord, l’Union continue à administrer son entreprise coopérative, désignée sous lo nom de T ‘ Miueola Window Cleaning Company ’ ’.Environ sept cents hommes—jont affectés par cetto décision.LES FAMILLES DIMINUENT AUX ETATS-UNIS Aux Etals-Unis on a observé que, durant les dix dernières années, le nombre des membres des familles avait quelque peu diminué.Cette diminution a été constatée ù la suite de statistiques comparatives effectuées par li bureau de recensement.Le re-1920 indiquait que la la nation américaine en 24,351,676 familles 20,697,676 logements, nombre moyen de per-1.5 et do personnes '.discutent de population do était répartie résidant dans En 1910, le sonnes par famille'était do 5.2 pour la moyenne des par logement.Daus les deux cas, cette moyenne était encore plus élevée on 1880.Une famille, d’après lo bureau de recensement, est un groupe do personnes vivant sous lo mémo toit, qu’elles soient apparentées ou non.Uno personne vivant seule est considérée comme uno famille, alors que les occupants d’un hôtel ou de toute au-j tro institution, quel que soit leur nombre, sont inscrits comme l’équivalent d’une famille.Aux termes de la même classification, uuo- “maison à appartements”, quoique abritant ou pouvant abriter un assez grand nombre do familles, ne compte que comme un logement.DECISION INJUSTE Uuo certaine commission dite des “salaires minimum", et qui opère à Boston, vient de décider qu’un salaire minimum de $12.00 par semaine était suffisant pour rétribuer le travail des femmes dans la confiserie.Cette décision est d’autant plus injuste qu’ollo arrive après qu’uuo enquête a été faite et qu’on eût trouvé qu’un salaire moindre do $13.50 par semaine était insuffisant pour faire vivre une seule personne.Décidément, il y a des commissions dont les membres devraient être encadrés pour leur bon jugement et leur sons humanitaire! k«Él> I Los délégués ¦ 'étaient rendus en nom lue à la dernière assemblée du < '.n -,-i qui fut assez intéressante.Les delegué:: .suivants sont admis à sié-j ger: Marchand • 1 !',.milieu, du l’Union des Pompiers; Lnpienv, de l’Uuiou In temaüonnle des Mouleurs, Immédiatement après la lecture et l’acceptaiion de ces lettres do créance, le camarade Incombe, président de l’Union Internaiioualo des Employé» Je tramways et récemment promu ministre j sans porte-feuille dans le cabinet Tas-, cherenu, demanda au Conseil le privilègi ] il’adresser la parole, co qui lui fut accor-Ldé séam o tenante.Le nouveau ministre! j ouvrier remercie cordialement les délé I Ignés de co Conseil pour lo vote de la ré-lsolution adoptée ù la dernière assemblée, [félicitant lo gouvernement Tnschoreaul d’avoir admis dans son cabinet, comme , représentant des ouvriers, un membre : du Travail Organisé.“Personnellement, dit-il, je remercie ; aussi tons les délégués qui m’ont félicité do ma nomination.Cependant, jo (loi0 i avouer que nies occupations m’ont éloi-! gué un pou du Conseil depuis queJqm ] temps.Je me confesse lù-dcssus avec contrition, espérant en i'indulgence de I mes collègues.Roulement, comme on a droit do se ri'iui’inlri', jo profite de cette occasion pour me mot tro à la disposition du Conseil pour l’aider autant que mes ! moyens le permettront.Je com-j prends que la conduite d’un gouvernement ou d’un de ses membres peut être sujette à critique, parco qu’il doit donner satisfaction à toutes les classes de la société, mais comme président d’une j organisation affiliée à ce Conseil, je forai tout ce qui m’est possible pour faire i sc réaliser les demandes de ce Conseil, en autant que ccs demandes, bien, entendu, seront d’un intérêt général, tant pour Ja classe ouvrière quo pou c le reste de la population”.Cinq délégués furent ensuite olus pour représenter lo Conseil ù la convention ouvrière qui sera tenue à Longueuil, le 12 et.io 13 novembre prochain.Furent désignés: K.Lynch, J.A.Bellnnd, .1.Pelletier, Alpin Mathieu et J.Giraril.Un autre comité fut aiisM nommé pour i commencer lo travail d’organisation pour i la réussite de la convention du Congrès de Métiers et, du Travail qui doit so te-j air l'année prochaine à Montréal.Ce comité se compose do (las.Uruncq, pru-| sident, dus.Pelletier, L.Daiidençau, : Lespéraiice, d.T.Foster, R.Lynch et Alfred Mathieu.Parmi h-s correspondance-' reçues par le Conseil, il faut noter une résolution présentée par lo Conseil de District dos Charpentiers, demandant de prévenir les quartiers généraux do l’Union ift.s Ainsi-viens, qu’à la JoiLstruetion de leur propriété de la rue Saint Denis, on n'y ‘••specie pas les engagements et les principes do la Fédération Américaine du Travail.Les charpentiers-menuisiers protestent vigoureusement contre la conduite des musiciens dans les circonstances et ils demandent au Conseil d’agir sévèrement contre ces derniers.La question fut longuement discutée et lo délégué Lefebvre, délégué des charpentiers-menuisiers au Conseil, déclara qu’après uno entrevue avec, les officiers de l’Union des .Musiciens, ces derniers n’ont, pas nié l’accusation des charpentiers, mais ont rejeté tout lo blâme dans cette affaire sur lo constructeur qu’ils tiennent ivsponsablo des irrégularités en autant que l’Union des Charpentiers-Menuisiers est concernée.Le Conseil a nommé un comité d’enquête composé des camarades Blais, des Plombiers, président; Frank Qriffard, Lambert, Holland et Craig.Co comité fera enquête et transmettra son rapport a i comité exécutif qui devra agir en • onsequonoo.Le Conseil entend une protestation do l'Union 2003 des Ouvriers textiles qui déclarent quo la Dominion Textile Co.ne dit pas la vérité quand ello .affirme qu 'une seule réduction de 15 jKdr cent est appliquée ù scs employés.Cette réduction est do 35 pour cent depuis janvier.Lo délégué O.Nnntel demande en conséquence l’appui moral du Conseil au cas où les travailleurs textiles devraient faire la lutte pour maintenir le salaire actuel qui n'est qu'à peine suffisant à un ouvrier pour vivre convenablement.Une résolution présentée par les délégués Girard et J’roulx demande que lo conseil exécutif du Congrès des Métiers ci du Travail sollicite de la prochaine Législature l’adoption d’un changement dans le code civil, exemptant de tous frais, à l’exception du timbre, les peur-suites en recouvrement d’une dette de $100 ou moins.Le demandeur devra j payer lui-même son avocat.Cette résolution demande aussi que Il’exemption de saisie mobilière soit portée de $50 à $500.Les proposeurs expliquent.que co changement est nécessaire pour limiter les abus qui ont lieu actuellement avec le système qui permet l’accumulation des frais qui, très souvent, équivalent dix fois lo montant do la dette.l’insieurs délégués adressèrent la parole à ce sujet et endosèrent entièrement les vues de MM.Girard et Proulx dont la proposition fut adoptée ù l’unanimité.L'ordre du jour étant épuisé, In séau-1 co est Iveée.•' CONTRE “L’ATELIER LIBRE” Les boucliers organisés d’Oklahoma City, aux Etats-Unis, à l’emploi des maisons Morris et AYilsou, ont voté dans la proportion de 90% pour la grève, en vue de prévenir l’établissement de la “open shop” dans ces industries.Le résultat do co vote a été immédiatement adressé au bureau national le l’union, qui est situé à Chicago.COOPERATION ET POMMES TERRE DE Be Proud of lour ‘"Company” Cake Made with F ive Roses Flour, it keeps its freshness and llavour longer.Light, but linn of texture, it won't crumble under the keen-edged knife.Your guests are sure to I V."A Si les unionistes do Lansing, Afich,, peuvent arriver ù un accord satisfaisant avec les producteurs de pommes de terre de l’endroit, constitués en association, celles-ci pourront désormais s’obtenir au prix du gros.Par un temps de crise comme celui que nous traversons, lo fait valait d’ôtro meutionué.FIVE ROSES FLOUR FOR BREADS-CAKES-PUDDINGS-PASTRIES* SAMEDI, 22 OCTOBRE 1921 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 22nd, 1921 ¦ji»^1**** Page 2 A TRAVERS LE MOUVEMENT OUVRIER —L'industrie où li- oiivrior* *.mt ] mot tri* en vigueur une loi limitant la les plus atteints par le elumiage e-t la | jounuV de travail à huit lu’itres, ave.-métallurgie.>lus(|u*à présent, lieaueoup | eengé du samedi après -midi, soit la de diseussions ont eu lieu à ee sujet, ee maille de 44 lteures.I.,>s antres article-pendant ou n’a pas encore étudié la vêt i lu programtne ouvrier sont les suivants: table cause de cette crise.Ou se vontett Pension du' viel une.pension pour le-te de regretter le peu de commandes don veuves et le- orphelin-, le vote obligator nées à cette industrie, seulement on di :ei.s municipaux de faire une bibliothèque municipal* et gratuite.rise dans l’industrie de la beige tombe à sa fin.La L ’Espéranee de Yerviers vient • réouvrir et d’ici quelques jours i «'genieu t s, mais qui ne tM-uveut payer ie taux élevé « i •* i V*-j *,.• i ;-\ u.r aux autre* b*’né-• u r généralement « xigés L iegere lu ré- gal uis de* ( im»]ge i -a iiqne * : ton i* gouverne- j .* ont a.fvpte une uetiou de salaire pour aider •e ¦!«• la production.' lée de S - • en Belgique, cependant le mire d .i Travail reçoit journellement dt-maiides des industriels pour ¦ ! septembre dernier: ¦‘La presse socialiste a tait plus | pour lie développement îles syndicats ¦ ouvriers belge- et ictiforeissement du parti ouvrier que tens les discours des tend, rs socialistes.' ' —Au dernier t‘ongles International des travailleurs du Paris, fin septembre lion suivante a été mité des délégués: Les cinq premiers ne on travaillera s le samedi 4 heures texiil", dernier, adoptée tenu a la résolu- i Tu n an i- 1" n r- de la semai heures par jour et l'avant-midi.Dans goiivvi septem- 177.IHO.I les équipes vaillent ¦1 i.manufacture ouséeit heu t e travailla ut ave-ives, l'ouvrier 1 heures le :i v, la polie, l'ordre.mêmes La grève vient de finir p:tr la 3 2 et le 15 —Tue not un doulouret Ku m -!i la itl G ’ :'« *n • i * à la ban«|ue d’é} •argue postale.toire complet e du personnel.:: Loll2île'i - •.* au îV.i e* à mesure de* 1 •»* *«• i il *.«le fa Le go -' rnement la Su* ¦ ¦ « • ¦ - e aux deman- : qu.* avant voulu faire trav a c(Mtainem« n‘ le* .1 i g-*nt destiné à des prêt* de fieiîomiel lv ehemins «le foi ' ««-nstruction, car U* é{ >argne* p *ta j.lu- -le huit heures, il en a i i il dî ¦ i 1 ‘ je* iu- - ition avec nu esprit honnête et libre, ne peut manquer d’apprécier à sa pleine valeur sa volonté d'abolir l’usage de l'alcool comme breuvage.Pourtant, aussitôt qu’elle est mise en vigueur, qu'arrive-t-il.’ Tu politicien soigneux de s.-s intérêts dit: "Le fermier a besoin de son cidre dur.Si nous le lui enlevons, il se fâchera et je perdrai son vote." "D'où la commode fiction du vinaigre.Posséder du cidre qui contient plus que le classique un-deuii de 1 pour cent est illégal, à moins que ce • idre ne soit en train de tourner en vinaigre; de servir ee cidre comme boisson après qu’il a développé de l’alcool au-delà de la limite de titt-demi de 1 pour cent est également illégal.Si je m'eu tiens à mou propre; district rural, les seules fermes où jo | ne puis aller prendre un verre de cidre t il r - .ut celles où tout l’approvisionno-nieii; a été lm depuis l’automne lier nier.1.'honnête agriculteur continue LABOR DIRECTORY MOM'KCAI.TKAIIKS AMI I.AIHIII roi M il.Meets every 1st mm :ird Tlmrsiliiv of each month at Build lag Trades Hull, -117 Ontario Hast.Brest-dent, Alfred Mathieu, fiSI Iberville, 1-a suite Till!; Viet president, 1>.Manley, 413.tit h .\venue, ItostMiiniil ; Corr Secretary, Paul Pelletier, -.'t (Jurnler St.Al.l.lKl> PKINTINCi TKAOES ( OI’Nt)ll„ To promote tlm Intercutn a*f the Allied Union Label i which mu be had in either (tie Krench or Kiitflish liuiKUaiJo.The following orptiii/.iilloiiH coiiiprlwe Connell Typographical Cnloii, No.170; .lacqiiea I returner: A Curlier Typographical t nlon.No.HJ»;- Pressmen and Asistants I’nion, No.VJ ; Hookbindei'M I nioii, No.!M ; Photo Lu^ruv vis Union.No.9; Stereotype™ and Klcctto typers Union, No PI: Mailers' Union.li‘J' News Writers, No.10, President, UrjinK l.ynch, Loom PJ, 2Ü Victoria Square, Main lTPtld See re ta r v Treasurer», James Philips, ttoom :tr., Herald Bld^.Crai« St.W., Mull» 7 ISP hlxeeiil Ive : It.Maziirelle, ,1.Pelle tier, A Vallier, H.St Pierre.Ci.Prunelle MOOT ami SIIOIC WORKKItS* HMo\ No.42h.— Assemblée tous tus luiidlf A 8 heures p.in au No.121L rue Ht« Catherine ICst.Président.lCilas anon, 1716 Uaudtiraud; Heo.-Arch.m Mouette, 68 St-Jérôirie; Sec.-B’ln.«t Atfont.d*Affaires,.Chaa.McKsroher.LOOK SAINTK-.MAH1K No » OK U It ATKItN ITK OKS WAt.ON N l*;|ts OKS VO IKS UK It ItKKN IPAMKltl()UK.Assemblée les 1er et dème vendredis dé ohaqne mois, au No 417 Ontario Est.Pré aident: Z.Tardif, tî7 Wm.David; Vice Président : A.Llotiny, 2LT», 7lème Avenu** Uosemoiit; See.-Kinalicier : Arthur Valllim.court, No 1, A/.llda, Tétraultvllle; Se»- «r hlviste: John l'anlif, 8P1 rue Letourueiu Hertruud, B8T» Aylwin.i mon m:s Aaseutblée mercredi A 8 tus, nie Saint-Dominique.Clermont; n*AcV.289 Ità A Itl liiltS, A,,._ tous les 1er ?* t .tléui,.Temple du Travail .PréBldeiit.Kdm Se«'i ét a i re-Trésorl er, A.Ave 11A toi d« Ville lit HUAI—OUI ICIUKS OU CO N S Kl K OU OUST Hid' des C II A l( PUN Tl K US-M KN VI-s|Kits li'AMKit0)1 Kl U.Président.Janies I.espérance ; Vice pnfHidciit, IL Lynch; Secrétaire finale 1er, J os.Itoy ; Se el’étaire trésorier.1 Itoclo'tle.Agents j d’affaires: P Lefebvre, IM.Henry, l'.ml .Primeau.Uap St Mauriee Pureau des.agents il'affaires.*J17, Sic Catherine Ksi.fcîst dTil'J HOOT Hint SIIOIC \\ Oil KICKS, No.2ue —Muets every Wednesday at 8 p.in 1216 St.Catherine St.East.Preaidant Louie I.hhIAk-u.Iteeo.'dlfifcf-rif*cr«»tar> f ,jon«l Thibault: L’InArtclâ 1 -Seerfttnr’ and Buefness Aftent.Cha MclCarcber 1216 St.Catherine St.Last mount itovAi j.one;i*;, n.».ti i, i\i ASS.OP MACHINISTS.Meets every 2nd and 4th Friday, at 8 pm at 876 Ontario St East.President H |j,u thers, 668 Boui bonniôi'e St.; Vlcu-Prest dent, J.Singer 1688 Chabot St.; Fit, Sec., A.Labonté, 802 îles Erables St Kec.-Sec'y, K E.Wood, St>7 Fullum St Treasurer, J Junes.207 6th nve .Hopu' mount; Trades and Labor Council Del •mutes.Pro J.SiiiKer, I tit#.J.Thomp ion Brn W Plnntirau ( IIAliPENTIEItS - ME.M LSIUIt*, iu C’A I, 7*11, SOItlOU.—HCunlun chaqua vendredi.Salle Sulnt-(.leort;eA; i*réet dent: Léon Auger; Hecrétalie-archlvla-te: Ed.Deslaurtur; Sec'*étalra-tréôorler-Hector Uaboury; SeHrétalre-fluaaoOrri Lucien Plante.V\ POOKA Pill* Al, UNION, No.17*1.— Meets every first Satin lay In the ttcyal Arcanum Chambers 692 Union Avenue.Thomas Pluck.President 2C74 Wavarley St ; Jnim-s Philip.He cretary-'l'reasurer, Boom ;'6.Herald Building.CralK St West Phone Muir '48*».PuHlriKfH hours: 9 a.in to 8 pm Sutt,*days: 9 a rn.to 1 o m.It KICK LA Yl’.ICS, MASONS AND TIUK I N T U H N AT IO N A I.*) ICO A N U/.ATIO N LOCAL 4 OU MONTItU \I.— Meeting every 2nd and 4th Tuesday, St Josepli Hull.182 St.Catherine East, nnhlent: U P.Butler; Secretary-correspondent : I ll Chaimum ; Financial secretary: 11 Olive; Business Agent: H.Olive, 182 St *'ti therlne East.Office hours 'J to 11 am.and 4 to »i p.m.hone East 887.ce; Ml UNION T\ POO KA I'll ll| t, It, JACiltKa.< A ItTI lull, No 14.*».— Assvmhld« 1er mmniedI dll mois Salle Alliance N*.tlonale, 226 rue Iteuudry Président JüBeph (lauthler, 723 rue Lafoutaiua Secretaire* Arch.Jon Ht-lHIalie.6uy DoreheMtnr Eat; .Sec Kin.**t Trésorier Louis Uadoury.201 rue Drolet.1 UNION DIOS It ELI 10 U ll!*, l.oeul WL — ¦ Asseiuhlée tous les lors et îéinee I mercredis «le chaque mois, a In Salis de l'Alliance Nationub*.226 ruo Beaudiy 8 lira pm Président.Albt E.Hon letRon 60H de Silos Pelletier.694 nhone: 10ht H496.Val 1er»; Ssc -Tr4h Saint-André, téu •i*1 f dies le* «lélégll minant lour man ii nommer immé • i.cette centrai», î.ntné par i’s Tuion des Mi Brotnley, du seivi«e l’.i! ¦••dl, des métier.* O x y ¦ I c i et H.I'll ruer, i i texlüe: Poulton.«•n cuir.ainsi «jue n* Murmure! Jiori HOOT nud MIIOK V\ OltlvU.lt», J4S.— M****tm every Friday at 8 p ni., 1216 st.Catherine East President, Jus.Kilo -«t«au.:mr*S St Amlré, Maisonneuve; K«* ••«»ril 1 nk Scerelar.N, Arthur Churent.JM Ut va ni; Flnunelal Secretary and Busluess Xpent.Cbs.McKsroher.1116 St.Cath* rlne East I N I K II N \ I I O X 4 I.Il u «* I IIEItltOOD STATION Alt Y ITItK-.>! !•; N A NO oit.EUS,—Meeting every 2nd u ml 41H Tuehii’iv of the month hi Monument National, l'o«nn 1.» Presbleiit * • i Ellniore.7 McCord: Fin.««•(•.: John Patlw«dl.2o:i Murray: !*?•«*.*'orrespondlnt; à f :i Dr it|»i«* r son propre breuvage favori ! Secret ai > t Straps, inr»:t Verdun Avenue.«•: illicite, comme il le faisait avant la | * r« m t accoutumés ; cela ne leur fait, layers Labor Temple, .".ni St Dominique aucun mal.Le* en priver sera dur pour J[* .*r’;l IJ,,,tVn 1 1 m :ltee«irding s«*«'i***tarv.I.dw.J Benoît, .\ et îi* pourraient bien retourner ;;tv» t.’hamhl.v Si : Fniaueial Secretary.Ilnr dan* ! •* u i pays quand nous avons be- mldiis Bir«»n, lui Davidson si VH Tolll V i.mXIE No.Ill, (NT.As* ( IIAHI'UNTIKHS MA ISO.N NUI VE.— Assemblée t«»UH les veii«lre«lls ù s heure*, A leur «aile, 24.VJ Ontario Est.MalstHineuve.l'résbleiit : J.E.Vigi'aut, f»l*2 Lie IX; S**« rétalr«?archlvlste: D Pruiilx, U74 lllvd.t’le IX.Secretaire trésorier.J.K.Delink*.I»14î\ Cartier.A MA LH A MATED SOCIETY OF 1C.N (¦I.NEElt».— Mentb every 1st KO> 3rd Friday, at I.afatléin Had.1893 8t Catharine St.Euat.Rec.-Sec.H Croat • v.230 Orléann Avenue.Maiaonnauvt r «n -Sec.W E.Jiiernaii 162! Chabu St., Treaa A.Lovett.209.4tr Avenu* Maisonneuve 14-6-1 I MON I N T KH.DUS T HA \ A11.1.U1 It* UN UOI'lî HIHU.No (.«i.— A 88e III Id tous l«*8 1er «-t "*•• mercreill A A 8 heures i' lieu i es P.M.Nti Lvj Salute Catherine 1 • S;i||e Sniiil Joseph, l’iéhbli'iil : IL Suasevil le.118 Mulaoiiueuve ; Se«-ré taire ari hlvlht A Beaupré, lia Aylwin; Trésorier: L Du.i let.17.’l B«*yer; Agent «l'Affuli'ea : A.Itoy, 182 Suinte Cath«*rlne Est.»II SK IA.N8’ régime tion, «.r serait ! **f M.peut Plus lu solution éventuelle et la cette question omlcirras- aune était parlement Tr;i\uil Oig:iui-é.le cbïff e .il et ¦ lu pensionnaire.—Depuis 1.lo journée .le imit i, obligatoire en Bel; facturier lie p-ut f i i .-vrier plus .P- huit ln-iir AT THE PLAYHOUSES 1*114»TISrm K nNÎMM'l \ Mou*real, Local No.40*1 A h h ** n i h 1 é e le 1er «llman I chu «le cliaque tnola.k 10 hra du rnatl» j Salle St-Jofleph, 182.rue Ste-Catherln» Est.Président.J.C.Mollnarl.Sec -ar chlvlBte, J I Paquet ; Hec.-Tréa .H U i Larln.182 Halnte-Catheriiie Est.Têl Est 7014.Heures de bureau, 10 heurt*’ » 1 2 S0 INT.MT K A M A O l*Ell ATI.ND EN DI*.ECUS, LOCAL 688.— AaheinhU* tous lea 2e et 4o Hatnedl» «Je Qhauuw «iloIh A 8 heu P.M.chambre No 15, M uuinciit .National.Pr« shlent, Euk' "»- ID nit*lin, 1 sud I leur! .1 ulicii ; Secrétaire cor rf«'ht‘iiii«*H ; 'l’résurler: Arh.Brodeur.r«*préM?ntnnts du changé au moins i" 'i*i'*n en fa veut cunt TEA You cannot know how really delicious tea can be until you have tried “Salada”.Send us a postal card.Address “Salada’’, Montreal.et:o nt à la réduction du product ion.Los dernières 4tati*tiquc.* améri •aines nous aniioinent que 8,000,000 j • I** femmes et de filles vivent de leur; travail aux Kta***Unis.On trouve la j femme dans toutes lea branche.** de j l’activité humaine.On en trouve dau*» l'agriculture et au**si dans l’industrie; minière.Le mouvement ouvrier au .lapon |0,,cr ;* j*,.-mar.-lie à gran MATINEES WEDNESDAY AND SATURDAY Prices: Nights.$1.00 to $3.00 Pop.Wednesday Matinee .50c.to $1.50 Saturday Matinee.50c.to $2.00 Owliijf (u «•Mormons **i/,* oT imiriiiriion « urtain im-« h prompllx uiKbts al K uYloi k; r.s|M « ttull\ r«*(|ii«‘s(ril !.I.- in tlutr -••iiIm : 1,0 °*i** "HI lu* -'Mlt’il (liiring Mu* first s««*ih* anti ItMiKili unit incus at t thill linn* prrfornnuice, i'ulruib art* i*0"i ri\ i i.\ FIRST TIME IN MONTREAL \M E PICA’S 77: A TIMES I! I tit! 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i.¦ ; • • aiMifv li i< v.ihl >st claims, and the publie will wait, allied into a M'nsr of indifference hy he opiate of Martin's promises !isted.however, that wages must, per mit men to carry this insurance."Diseases ami sickness", he said, •‘are not expenses that come with regularity like taxes, rent and food.They strike here and there, but owing to the phiainthopic fog that has clouded our financial intellects in this connection, we, as a rule, make no provision for that fact.It a salaried man or mechanic loses li is house by fire and inis an insurance, ho i* pitied us a fool by his neighbors, because thev are educated to use fire insnr un, i .Hut id him have two or three capita: operations, or a severe epide inn- ia hi* family, ami it is treated au act of God.••The way out for our own wgan i/ed *.rviees, both nursing and ho* pita!, if they would serve the whole peopic.i* to put this emergency service of theirs into such shape that the people '-an pa\ for it; in other words.to sell it to the consumers ill tliej form of benefit payments for liospitnl j and nursing service.” Associated with his plan, the Speak- j er said a study of social science shows | that with a more enlightened social j and industrial system, the dependent clii'.s, can be reduced to a comparative ! ’.v small proportion of the whole and j that '’it is neither necessary or dosir- j able to make that class a determining | factor in the organized service of the sick.* * _Sheriff .Tones of Froseno County I has been importune.I both by striking oil workers and b.\ non-union employes i.f the oil companies to appoint them as i deputies, lie lias refused the request of bath sides of the controversy.OF HELP IN INDUSTRY THE NATURAL LAW OF COOPERATION IS PROGRESS —The following representative business houses are sympathetic with Labor nml ore interested in the welfare of not only their own help but of workers generally.They believe in the LABOR WORLD and are assisting its policy of cordial relationship between Employer and Employee.::::::: A number of leading firms whoso names do not appoar in this list are friendly to labor and have shown thoir sympathy in a practical way.TO LET Rooms suitable for Union Labor meetings, heated and lighted, at Labor Club Headquarters.70 Mance St.Must be seen to be appreciated Phone: Plateau 3655 HIS MAJESTY’S The Passing Show 1921’ 1’.i^Rfst show of tin* year rru.m:\v york cast No telephone onion* aeeopted Savon IMPERIAL de Harsalou ost toujoura le meilleur.Kaltea-en l'estai, vous en aerez couvalncua.CONSERVEZ VOH KNVKLOITES.V.B.EDDY COMPANY LIMITED HULL, Que.Montreal Branch: 70 ST.PETER STREET HENRY E.HELL, Manager ORPHEUM THEATRE tteliirn of William N'aiiulitoii lu "HEART’S DESIRE” KollitLiog Irish comedy Province uf Quebec.District of Montreal Superior l'ourt No.22.->l.Dame Ida l.efkoviteb.of the City land District of Montreal, wife common ; | as to property with Mcx.Silverstoni•.’ I merchant, of the same place.Plaintiff, vs.- Alt- : ! ei stone of tlie • 'ity and Distr :t of Monta merchant.Defendant.j An action- in separation ns to property lias, thi* lav.been instituted in' this cause.Montreal, '-’Uth September 1921.Popliger & Robinson, Attorneys for Plaintiff.' 40 41-42-43 44 GAYETY THEATRE Home of good, clean burlesque AIM U* 1 001)11 snow I*re war prier» PRINCESS THEATRE OPEN FOR THE SEASON Montreal's leading vaudeville house and Music Hall AI way*» the be*»t »ho\v in lawn.Canada Steamships Limited are REAL fricudn of Labor employing a small anuy of workers from "NIAGARA TO THE SEA” Heiltl Office: M ONT It HA I, J.W.N0RCR088.President UNITED SHOE MACHINERY Cl) OF CANADA, LIMITED MONTREAL QUEBEC TORONTO KITCHENER ANGLIN-NORCROSS, Ltd Contracting engineers GG Victoria Street, Montreal Tel.Uptown 640 NOH TIIICH.V KI.ICCTRK t'OMPl.Nt MMITISI) IHSTIU MUTING HOUSES: I SI Shearer Street - - - .lunlrrul tî.iiiirul Offh-e.Montreal, ultima, Toronto, Lomlun Winnipeg, Regina, Calgary, Edmonton, Vancouver.i 9 « T: TIE Election to be held on December 6th will be the most momentous in Canadian history; for as men and women vote will depend the economic stability, the political stability and, indeed, the national stability of this country.Today we find group striving against group, class against class, the industrial and financial structure of the country assailed by false and unsound doctrines and theories, while our great neighbour to the south has adopted a trade exclusion policy directed against Canada’s va*ft' agricultural interests.The currencies of nearly every country in the world are depreciated.The Canadian dollar in the United States is subject to a heavy discount causing a loss of over one hundred million dollars in exchange annually.Europe is overwhelmed with war debts- unemployment is acute and the restoration to pre-war conditions is slow.While Canada is in a much more favorable condition than many countries, yet there is evidence of stagnation, instability, unemployment and lack of confidence.Taxes are heavy because of the country’s efforts in the Great War, but have become burdensome on account of the misconceived policies and blunders of Governments that directed Canada’s affairs prior to 1911.These conditions are largely the direct aftermath of the war, but they must be dealt with fearlessly and constructively.This is no time to consider experimental changes, or the theories of visionaries.This is no time for Crerar and his Free Trade Policy.This is no time for King and his wobbling “charted” policies, varying with each provincial boundary.It is the time to cling to orderly, stable Government in the interest of all the people; to be guided by the experience of the past proceeding upon lines that have been proven sound.It is the time to place the destinies of Canada again in the hands of a Government led by a sane, courageous Canadian who has safely brought the country through the trying years of reconstruction, and upon whom we can rely to retain and initiate policies in the interest, not of a group or class but of all the people.It is the time to support Arthur Meighen and his Candidates.Al The National Liberal and Conservative Party Publicity Committee.Always Something Good at LOEW’S The Union-Right-Through Million Dollar Playhouse Canadian Car & Foundry Co.I.lmltfil Patuteugor, Prcigtil anil Clouera) Sorvlco Oars for Steam and Electric Railways.Transportation Bldg., Montreal \rw» l*rtlil—S ii Ip tilt r—Orouuil Witud Also Sawn and Urossoil Lumbar uf every deserlptlun St.Maurice Paper Co Limited Alexander MacLaurln.ManaKor 11 end Office t IIO A III) OF l it AUK lll.lHi MONTHFAL Kuxene F.PHILLIPS ICI,KI TIl H A 1.WORKS, LTD.Mlle-Knd, Montreal, < uiinila.Manufacturers of Wire and Cables for railway, light* log and all traiiHtnlHslon purpose».limnetic* tti Toronto.Winnipeg, Regina.Calgary, Vancouver.Catalogue on request.ÜYIPERIALTHEATRE Ml next weeli WAY DOWN EAST” Griffith production, Oreiller limn III.\ IC I" ui the WOltl.n*’ FINE FURS 7/o l(.l^'njri'wtT Cu •Limited 4Ufj St.Catherine St.West, Montreal ST DENIS THEATRE Only high class films NO SHOW TO BEAT OURS Vaudeville anil picture» with fine miihlc *t NIIAVS ONLY Theatre most
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