Le monde ouvrier = The labor world, 1 mars 1925, samedi 7 mars 1925
Ile Année — No 10 SAMEDI, 7 MARS 1926 — MONTRE AL — SATURDAY, MARCH 7, 1925 Page 1 * ?* * Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it * * •b »*• •{• »j« •{« *j* »j.*j< »j« *j* *j* »j« •}« »j» i|k »{• * •b * •b * * * * •b * ?* ** mt Culntr m lx fll mu') i' ©uurirr *******************t*******^ Drink « ?* * * ?* ?+ + * DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11 rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” Téléphone: Main 1698 — Le numéro: CINQ SOUS PARTOUT Encore la St-Jean-Baptiste Notre attitude sur cette question de décréter que la Saint-Jean-Baptiste soit un jour férié — attitude qui n ’est après tout que celle qui a été adoptée par le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal — nous a valu bien des horions, ces jours derniers ; mais, en même temps, plusieurs nous ont exprimé leur entière communion d’idées avec ce que Le Monde Ouvrier a publié et leur endossement des raisons données pour expliquer — j’allais dire justifier — cette attitude.On en a profité, en certains milieux, pour faire intervenir des ques-ons personnelles, des différences de mentalité et d’aspirations entre on humble personne et ceux qui, par un caprice du sort, ont vu le jour sur les bords du Saint-Laurent et de ce fait s’arrogent le droit d’interdire à tous les autres le droit non seulement d’exprimer leur opinion personnelle mais même de se faire l'interprète d’un groupe qui a tout autant droit de cité si non plus que les patriotards en mal de popularité.C’est l’argument suprême des esprits étroits qui ne peuvent souffrir qu’on puisse différer d’opinion avec eux, surtout quand il s’agit de la corde patriotique.Jamais personne, que je sache, n’a nié à aucun des groupes qui forment notre population de célébrer avec toute la pompe et tout l’éclat qu’il désire une fête patronale, que ce groupe soit irlandais, italien, anglais, écossais ou français.L’objection ne commence que quand un de ces groupes entend faire célébrer à d’autres et ce, malgré eux, une de ces fêtes.Ce n ’est pas parce qu ’une fête sera déclarée jour férié qu ’elle sera célébrée avec plus de coeur et d’enthousiasme.Chaque groupe a le droit absolu de célébrer comme il l’entend toutes les fêtes du calendrier si cela lui plaît, mais il n’a pas le droit de contraindre les autres à le faire.Les raisons qui furent invoquées au Conseil des Métiers et du Travail pour s’opposer à la déclaration d’un autre jour férié étaient d’ordre purement économique, au strict point de vue affaires; le côté popularité et sentimentalité fut complètement ignoré, comme il l’est presque toujours dans le Travail Organisé.L’idée dominante est qu’il y a déjà trop de jours fériés, surtout durant la belle saison et qu ’il vaudrait mieux appuyer tout mouvement qui tendrait à en réduire le nombre d’abord et à uniformiser les autres.N’est-ce pas contraire aux intérêts matériels de tous que de voir une partie de notre population chômer une certaine journée et de voir travailler l’autre, ou ce qui est pis, de contraindre d’autres à chômer quand ils voudraient travailler et vice versa ?Mais allez donc chercher à faire admettre cela à ceux qui passent leur vie à chanter les gloires du passé mais qui en même temps ne perdent aucune occasion de vendre leur droit d ’aînesse pour un plat de lentilles, quand cela fait leur petite affaire personnelle, .On répand dans le public que tout le monde est en faveur de ce mouvement; on cherche à intimider ceux qui diffèrent d’opinion en les traitant de mauvais patriotes ; on prétend que même nos concitoyens c1 Imagine et de langue anglaise n’y sont pas opposés — et pourquoi le seraient-ils, puisqu’ils ont bien l’intention de ne pas s’en occuper, pas plus qu’ils ne se dérangent pour tenir bureau ou boutiquowpuverte les autres jours de fête que nous observons; nous faisons d’ailleurs exactement la même chose les jours de fête qu’ils observent — alors pourquoi s’objecteraient-ils 1 Nous maintenons qu’un nombre exagéré de jours fériés qui ne sont pas d’application générale est contraire à l’intérêt économique du groupe qui-les observe ; un point, c’est tout.Qu’on nous prouve que nous avons tort, nous nous inclinerons de bonne grâce ; mais déchaîner contre nous la corde patriotique et nous traiter de mauvais citoyens parce que nous refusons d’emboîter le pas, cela ne marche pas.La Patrie publiait, ces jours derniers, une lettre de M.Nap.Garceau, de Drummondville, qui traite la question à un autre point de vue; nous en citons quelques extraits plus loin.Nous avons également reçu une lettre d’une personnalité bien en vue qui désire conserver l’anonymat de crainte de passer pour un mauvais patriote; nous la publions en entier et la donnons pour ce qu’elle vaut; mais nous concourons pleinement dans les vueS~exprimées par M.Garceau : il a touché ]a note juste ; si nous voulons devenir une nation — et c’est notre plus ardent désir — ayons une fête nationale pour tous, un jour où nous ne nous contenterons pas seulement de regarder en arrière mais où nos regards plongeront vers l’avenir radieux qui attend un Canada libre et prospère., GUS.FRANCQ.# * * TRIBUNE LIBRE La nouvelle Fete.Nationale (?) - / EXTRAITS DE LA LETTRE DE M GARCEAU Aujqurd’hui c’est une majorité qui, dans un mouvement irréfléchi, veut renoncer à son droit d’aînesse au pays, abdique sa nationalité, trompée par la piperie des mots.Pourquoi ne la protégerez-vous pas C(in tre elle-même?En effet, elle a oublié que le Canada fut ouvert à la civilisation par ses ancêtres qui y fondèrent les premiers, foyer et famille et que déjà, aux jours lointains de lu domination française, ces pionniers étaient appelés “Canadiens ’ ’.Si nous sommes Canadiens, les descendants directs des premiers Canadiens, à l’exclusion de toute autre race, comment peut-on concevoir que nous avons une fête nationale qui ne soit pas la fête du Canada?Nous avons voulu la Confédération, nous en sommes une des races fondatrices et nous avons accepté que le 1er juillet soit proclamé le jour de la Patrie.Le 1er juillet logiquement doit être pour nous, plus que.pour tout autre, puisque nous sommes les aînés, bien plus, les seuls Canadiens qui n’ont d’autre patrie que le Canada, la fête nationale.Vouloir une autre fgte nationale, c’est renoncer à notre droit d’aînesse, renier la terre canadienne,,comme patrie, nous proclamer étrangers au même degré que les nouveaux venu3 qui n 'ont pas encore adopté le Canada comme leur patrie et chôment In fête nationale de la terre dos ancêtres.Ces derniers ont l’excuse dans leur amour d’une autre patrie ; mais nous, qui crions, à tout propos, que seuls nous n’avOns pas'd’autre patrie que le Canada, comment po,uvons-nous allier nos paroles, notre histoire avec cette mentalité actuelle oui veut substituer une Saint-Jean-Baptiste à la fête nationale canadienne, nationale du 1er juillet?Nous descendons une pente glissante; depuis cinquante ans, une certaine école nous a fait abandonner notre nom comme race “Canadiens” pour nous affubler d’un nom hybridé “Canadiens-français”, lequel est un non-sens.On ne peut être Canadien et Français: la France, et le Canada sont dent pat's bien distincts; on ne nèut être citotW ties deux.Pouronoi avoir abandonné cette appellation de “Canadiens.” que nos ancêtres avaient glorifiée sur cent champs de bataille et partout où il avait fallu lutter pour vivre et grandir?Pourquoi ne pas avoir conservé notre nom, le nom des ancêtres, laissant aux.autres le soin d’accoler à leur titre de “Canadien” celui d’Anglais, Ecossais, Irlandais ou tout autre?Nous aurions respecté, glorifié la mémoire des aïeux; nous aurions ainsi constamment rnpnolé à nos compatriotes d’o-riginn notre droit d’aînesse, les privilèges, la dignité qu’il comporte.Un premier abandon conduit à un second; d’abord notre nom, ensuite notre patrie.Honorables Messieurs, vous réalisez plus que moi combien désastreuse serait cette loi au point de vue national; il y a parmi vous des historiens, des littérateurs; vous êtes tous des Canadiens avertis qui n’avez pas de plus grand souci que de voir se développer chez toutes les races qui habitent ce pays un même amour pour la commune patrie; vous savçz que la chose ne peut se faire, si une des grandes races s’efface, se diminue, se déclare hors la patrie, et je sais que vous avez déjà décidé de réagir en éclairant les apôtres du mouvement sur les malheurs que son succès va entraîner, non seulemnt au point de vue national, mais aussi pour nous.L’union nationale sera devenue impos sible et nous aurons perdu le droit de nous considérer chez nous partout dans ce pays découvert par nos pères.Et pourtant, qui sommes-nous en regard de nos compatriotes d’origine différente?Nous sommes les autochtones,.nous sommes plus qu’une race ; nous sommes le noyau de la nation canadienne sur lequel devraient se greffer tous les éléments étrangers qui sont venus et viendront habiter le Canada, Notre devoir n ’est pas de nous isoler, surtout ici, dans Québec; de repousser ceux qui arrivent, mais de les'attirer, de les absorber, de les imprégner d’une mentalité canadienne afin de grossir le noyau véritablement “Canadien”.Agir ainsi, ç 'est poursuivre un Idéal national, c ’est continuer l’oeuvre des ancêtres ; c ’est préparer la formation d’une grande nation canadienne qui sera d’autant plus latine et française que uous aurons été plus fidèles, plus énergiques à poursuivre cette voie.Un des puissants moyens d’arriver à cette fin, c’est d’être les premiers, les plus enthousiastes à chômer la fête nationale canadienne, le 1er juillet.Nous sommes les aînés, nous sommes lrJ nation canadienne; convions ce jour-là, toujours et partout, nos compatriotes à chanter la patrie commune.Rien n ’empêche que cette célébration ait le cachet religieux; à Drummondville, depuis, quinze ans, nous ne chômons plus la Saint-Jean-Baptistè ; mais, Je 1er juillet.Tous, protestants, catholiques, nous fêtons ce jour: le matin, il y a offices religieux dans chacune des églises, et dans l’après-midi, tous nous nous rencontrons sous notre beau ciel pour chanter notre pays, ses gloires, ses espérances communes.Quelles que soient nos origines, nous avons un idéal commun: travaille^ à la prospérité, à la gloire du Canada.M.Tétreau, pour justifier sa proposition, .est obligé d’ignorer l’existence de la fête nationale du 1er juillet, dans le discours qu’il a prononcé lors du vote à la Législature; mais vous ne pouvez l’oublier.Honorables Messieurs du Conseil Législatif, délivrez-nous du pharisaïsme patriotique; protégez-nous en nous réveillant à la conception de notre dignité et de nos devoirs ; il suffira que, de l’eneein Monsieur le Rédacteur du Monde Ouvrier.Permettez-moi de soumettre aux lecteurs de votre honnête journal les quelques réflexions suivantes qui me sont inspirées par les discussions soulevées autour de notre fête nationale.Chez nous, ce n’est pas le réveil du lion, mais le réveil du mouton.Il y a encore des patriotards de toutes les couleurs qui pleurent le bêlard plaintif passé au blanc de céruse, parfumé à l’eau de Floride et qu ’un enfant tenait en laisse avec une faveur bleue ou rose.Quand, au milieu d’un diseours patriotique, l’animal, peu rassuré sur son sort et se croyant sur le chemin de l’abattoir, se plaignait gentiment en trémolo, des larmes tremblaient au bord des cils des assistants.Il a fallu toute une campagne de presse pour faire comprendre aux gens le ridicule d’avoir converti notre fête nationale en mardi gras, Des gens qui doivent avoir beaucoup à se faire pardonner font éruption de lyrisme et lancent comme des ballons gonflés d’air chaud des prosopopées mirobolantes à l’adresse des gloires dé notre histoire.Ils espèrent sans doute être enveloppés dans la pourpre de ce feu de Bengale qu’ils allument à l’honneur de nos héros.Remarquez ceci: Quand un homme voit sa popularité en baisse, il se met à chanter les héros de Trente-sept; il évoque es grandes ombres de Dollard des Ormeaux, ou des pères de la Confédération.Laisons dons passer, sans être dupes, cette crise aiguë de patriotisme qui fait délirer comme une fièvre chaude.Ne nous énervons pas des sautes brusques de ce thermomètre affolé et dont les brusques secousses nous font passer du torride au glacial, à quelques heures d’intervalle.Posons-nous ce simple dilemnje: La Saint-Jean-Baptiste est-elle une fête religieuse ou une fête nationale?Si c’est une fête religieuse, comme elle en revêt les apparences, puisque les non-catholiques de conscience qu de fait en sont exclus, et que son patron est un saint dont une grande partie de notre population ignore l’existence, abandonnons au clergé et à l’Eglise l’initiative de cette célébration et ne l’imposons pas aux gentils, à ceux qui ne»partagent pas nos croyances.Si c’est une fête nationale, pourquoi choisir un patron juif et judaïsant et qui n ’a avec nous aucune affinité de moeurs et de caractère.Quand un saint est dou; blé d’un héros ou d’une héroïne, comme c’est le cas pour saint Louis, sainte Jeanne d’Arc, saint Georges, à* qui but pays respectif doit de grands bienfaits, comme une sage législation, la libération de la patrie, la délivrance d’un dragon ou de reptiles meurtriers, on pout les placer sur les autels et porter leurs cendres triomphalement dans les processions.Saint Jean-Baptiste, précurseur du Christ, porte à son front la double auréole de la foi et dû martyre, mais le symbolisme sanglant de sa décollation et de sa grande voix qui crie dans le désert, n ’est pas de nature à encourager notre foi dans l’avenir.II influence mal notre esprit sur lequel pèsent déjà la hantise d’une prochaine dissolution et la menace du poison lent et sûr de l’assimilation.Je comprends qu’à défaut de saints canadiens, le rara avis, on ait pris celui-là au petit bo heur.Mais avouons que, dans ce cas-ci, on ne peut dire ‘ ‘ what is in a name ’ ’.Il manque de ce magnétisme qui soulève les foules, il ne réveille en nos coeurs aucune sonorité aimée et connue.II nous faudrait un vocable suggestif, entraînant, comme le panache blanc de Henri IV pour rallier les eourages défaillants, réveiller les volontés endormies, stimuler les énergies aux pâles couleurs, un nom eomine celui de Papineau, par exemple, qui résume tout un passé, un présent, et un avenir, Papineau, à qui nous devons de parler le français; Papineau, à qui les Canadiens-anglais, les Français, sont redevables de leurs libertés civiles et religieuses; Papineau, qui a fait donner aux Juifs le droit de siéger au Parlement; un nom qui éclate dans l’air comme une fanfare ; un nom qui fait une traînée d’or dans le ciel !.Le jour de notre fête nationale devrait être consacré exclusivement à la glorification des hommes du terroir; nous n’en avons qu ’un dans l’année pour cela.Puisqu’il y avait déjà trop de fêtes religieuses et qu’qn a cru devoir supprimer, pour des causes d’ordre public, la Fête-Djeu, pelle des apôtres Pierre et Paul, on est mal venu de vouloir instituer ùue fête d’obligation pour saint Jean-Baptiste.Il ne faut pas imiter le césarisme romain èt forcer les fronts à s’incliner devant une statue ou un vocable qui n’incarne pour la majorité aucun idéal défini.Afin d’atteindre à l’unité nationale, qui existe aux Etats-Unis, les Canadiens ne doivent pas s’isoler dans leur coin et promener le mouton de village en village, cet éternel tondu qui subit toutes les tyrannies sans autre moyen de protestation qu ’un timide gémissement!.Ne souffrons pas qu’on substitue les masques de carnaval aux héros de notre histoire.Pour cela, que chaque fête conserve les caractéristiques qui lui sont propres.Ne mêlons pas la fumée de l’encens à celle de la poudre à canon, ni les aubes et les roquets en dentelles avec les justaucorps en velours sali des bouchers et des portefaix déguisés eu seigneurs de la cour de Louis XIII, Que la messe du matin ne se termine pas en Campagne d’organisation Le Conseil des Métiers et du Travail va lancer une campagne de propagande pour tous les corps de métier.— Le remboursement aux déposants de la Home Bank est-il une simple tactique politique?— Les taux du gaz et de l’électricité font le sujet d’une discussion animée.— Les ouvriers organisés veulent contrôler leurs propres assurances.— Montréal deviendrait la ville des conventions.• 11 pow-wow ’ ’ ou en débauche du verbe, si nous ne voulons que le sentiment religieux perde son prestige et que le patriotisme sombre dans le ridicule, Quand on l'eut la fin, on prend les moyens.Si nous désirons si fortement l’union des races, ne laissons pas passe» l’occasion de donner un idéal commun aux deux races.La fête du Dominion, la Confédération, marque une ère de paix dans notre histoire, la première tentative de conciliation entre les deux races qui se partagent le Canada.S’il nous faut un patron laïque et que Papineau, pour des motifs inavoués et inavouables, ne recueille pas le suffrage universel, qu ’on prenne Maisonneuve, ee grand honnête homme, fondateur de Montréal, pacifiste avant la lettre, apôtre de la tempérance avant les sociétés à croix noire.Nous ne connaissons aucune secte, aucune race qui ne voudrait parader avec nous le jour de Maisonneuve.Au lieu d’être une fête de clochers, notre fête nationale rayonnerait sur le Canada en entier.Tous les coeurs battraient au même diapason.Merci, monsieur le rédacteur, de votre aimable hospitalité.JEAN-BAPTISTE.SUPERIORITE LINGUISTIQUE Un bulletin officiel fixe à 16 pour cent de la population canadienne le nombre de personnes qui sont capables de s’exprimer convenablement dans les deux langues.Ou conviendra que c’est fort peu pour un pays où les deux langues sont censées être officiellement reconnues et traitées au même niveau.Nous ne croyons pas qu’il existe de statistiques spéciales capables de nous renseigner sur le nombre exact des personnes parlant rien que l’anglais ou rien que le français.Néamoins il est hors de doute que la connaissance des deux langues est beaucoup plus répandue chez les Canadiens-français que chez nos compatriotes d’origine anglaise.Une simple comparaison entre les villes de Montr.et dé Toronto, sur ce sujet, est très éloquente.A Montréal, }a population est en majorité bilingue, tandis qu’à Toronto, elle est presque essentieliemept unilingue.Cette énorme différence explique la difficulté qu ’éprouvent les provinces à en venir à une parfaite entente cordiale.Quand nos amis les Anglais feront autant* d’efforts pour apprend.ç lq lqngue j de Molière que nous en faisons noys mêmes pour nous familiariser avec la langue de Shakespeare, bien des ofstacles à l’unité nationale seront éliminés.Mais pouvons-nous espérer voir cp jour ?La Tribune.L’habit ne fait pas le moine; il y contribue, cependant ON NE SAIT PLUS RIRE Dans, les siècles gris que nous .traversons l’on ne trouve plus guère que des gens moroses et inquiets.Le tracas des affaires et la course aux plaisirs déteignent sur l’homme la même nuance terne et grise parce que les affaires se font avec fièvre et sans plaish, et le plaisir est assaisonné de fiel qui laisse la bouche amère.Le bon rire d’autrefois, le rire bienfaisant n’existe plus, non parce qu’il n’y a plus de comique sur la terre mais parce que la farce humaine se rapproche tous les jours d’avantage de la tragédie.Pour rire bieq, pour rire comme jadis, il faut avoir le coeur et l’âme limpide comme l’eau de roche.—La Justice.LES FAUX SERMENTS “La parole d’honneur de nos pères valait infiniment mieux que la plupart des serments que l’on prête aujourd’hui devant les tribunaux” a déclaré M.le juge Marchildon, de la Cour des magistrats du district des Trois-Rivières, en acquittant un individu accusé de parjure.Cela, hélas ! est trop souvent yrai et il est déplorable de constater combien de gens oublient, de nos jours, que faire un serment, c’est prendre Dieu à témoin de la vérité qu’ils sont tenus de dire.Le faux témoin est l’une des plaies sociales de notre époque, et le propos du juge Marchildon mérite qu’on s’y arrête sérieusement.—La Presse.te et où vous siégez, se fasse entendre la voix de la raison et du patriotisme.Je vous prie de me pardonner la liberté de cette lettre en raison du motif qui l’a inspirée.Votre serviteur, NAP.GARCEAU.Les inégalités sociales sont odieuses pour l’enfance surtout.Nés de la même manière les fils des hommes ont des droits égaux au bonheur.Qu ’un homme ait un sort différent de celui de son voisin, cela peut s’expliquer par la différence du caractère et des aptitudes, sinon pqr le caprice du hasard, mais quand vous voyez assis sur un même liane en bois des garçonnets et des fillettes du même âge, leurs yeux uniformément limpides, leurs fronts également couronnés de boucles soyeuses, leur bouche épanouie sous le même sourire rayonnant, vous vous indignez en pensant que tous ces innocents n’aient pas un sort identique.Alors qu’un certain nombre sont privés de tout, d’autres nagent dans le bien-être.Pour ceux-ci, ta vie est une féérie amusante et pour ceux-là un cauchemar épouvantable.Ce bambin est choyé et mangé de baisers, tandis que son voisin, tout aussi blond, avec le même gazouillis d’oiseau et ses gestes gracieux, est maltraité par les siens.Quand l’un s’endort, bercé par la douce main de sa mère, ee pauvre mignon étouffe ses sanglots dans son oreiller et son petit coeur crève du chagrin trop lourd qui l’emplit, C’est à l’école que le petit a la première révélation de la diversité des conditions qui sépare les hommes.C’est là qu ’il apprend qu ’un enfant bien mis, qui a des sous à faire sonner dans sa poche, dont le panier est plein de friandises et qu’une bonne vient chercher à la sortie de l’école, est différent de ltd.Quand il y a .des coups de règle à recevoir, ce petit monsieur n’est pas là.Il est presque toujours indemne de punitions et de réprimandes, on le porte sur la main, tandis que les gamins aux bas déchirés écopent.Ce “privilégié” abuse de la condescendance qu ’ou a pour lui.Sûr de l’impunité, il répond grossièrement aux maîtres, leur fait des niches ou leur tire la langue.Le “chéri” de la classe est eraint, parce que c ’est aussi le porte-paquet du maître, le mouchard attitré, celui qui fait peser sur les autres la responsabilité de ses mauvais coups.De même que l’enfant déguenillé, ou mal fagoté dans les habits du grand frère, est -e souffre-douleur de la classe, le petit riche, ou celui dont le papa est un homme huppé, est considéré et devient le tyran.Le vidangeur, qui balaye la ruelle en arrière de notre maison, eut un matin cette conversation avec moi : “ C’est une triste joli que je fais là, allez., — Bah! il n’y a pas de sots métiers, dis-je, en fiche de consolation.— Mais de bien sottes et de bien vilaines gens.j’en sais quelque chose, ce n ’est pas drôle de décrotter tout ce sale monde.— Le docteur du coin, professeur à l’université, fourré d’hermine, homme important et honoré, travaille parfois en des trous qui ne sont guère plus propres que ceux-là.— Peut-être bien, mais personne ne lui en fait honte.Tenez, il faut que je vous raconte ce qui est arrivé à mon petit garçon, la semaine dernière; vous'verrez que le bâton ne remue pas le cloaque sans en garder quelque chose à part l’odeur.Mon gars de neuf ans, et qui n’est pas bête pour son âge, fréquente l’école depuis deux ans.Ce qu’il en a arraché à Cause de moi, le pauvre bougre! L’autre fois, il arrive à la maison, rouge de çolère, et jette son sac dgns un çoin.‘ * C ’est encore La Loute qui a eu la médaille, ça parle au pêpère.J’ pensais bien pourtant de l’avoir gagnée cette fois-ci, ’ ’ dit-il en pleurnichant.— Je suppose que tu n’as pas assez travaillé, que je lui réponds.— T’-es dans les patates, La Loute a eu le dessus sur moi, o ’t’affaire, parce que son père a des bidous.Le bonhomme ne charrie pas du fumier ni des vidanges pour la Corporation, lui.Le jour de la Sainte-Catherine, il a donné un skm de tire aux gars de ma classe et son garçon a fourni cinq piastres quand on a fait la collecte pour acheter un présent au maître.Ga beau être défendu de faire des •cadeaux au maître, on lui passe ça derrière le pupitre en cachette et y se laisse faire.Quand j’arrive à l’école, les élèves se pincent le nez.L’autre jour, Tit Louis, en revenant des W.C., me dit: “Tu sais, je viens d’adresser une lettre à ton père, mais avant de la jeter à la boîte, je l’ai fait enregistrer parce qu’elle était chargée !” Tu comprends si les gars ont ri de cette farce bête.— Mais aussi pourquoi te laisses-tu maganner, plains-toi au maître.— Lui aussi a un air à me prendre sur la pelle pour me jeter dans le baril à vidange.Papa, j’en ai assez, si tu ne changes pas de méquier, c’est fini, je ne retourne plus à l’école, pour faire rire de moi.— U n’y a pas de déshonneur à faire ce que je fais, si ce n’est pas propre, c ’est honnête au moins, qu 'est-ce que vous en pensez?— Il vaudrait mieux, dans votre intérêt, que ce soit honnête et propre, vous auriez la considération des gens de bien.•— Je vous remercie bien de me parler comme ça, mais il faut que je me trouve une autre job, je ne veux pas nuire à l’avenir de mes enfants.Dites-moi, le garçon d’un vidangeur, quand même il pourrait manger un gros pain sur la tête des autres, qu’il aurait la vocation et ce qu ’on appelle la grâce d’état, pourrait-il jamais faire un prêtre, un docteur ou un avocat?.— Il y a pourtant d,es consciences plus nauséabondes que des bouches d’égouts, des âmes à récurer pires que les culs-de-sac de l’Est.Il faut sé mettre au-dessus du vulgaire préjugé.— Dites ce que vous voudrez, je ne veux pas faire souffrir plus longtemps les miens de ce que vous appelez un préjugé, une injustice peut-être.mais qui fait de moi un être bon à prendre avec des pineettes.’ Je vais aller demander à mon éehevin qu’il me trouve une plaee, quand même ee ne serait que pour faire marcher l’ascenseur.Ah! si Médéric était là, je n’aurais pas le bec dans l’eau sale longtemps; il n’avait pas son pareil pour trouver des places à la ville.Une cheville, un trou.” Je méditai toute la journée sur ce que m’avait dit mon vidangeur le matin.Bien que la Bible ait dit : “ Quand les parents auront mangé des raisins verts, les en- Le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal va entreprendre une campagne de propagande et d’organisation afin de mettre les ouvriers en meilleure posture pour le renouvellement des contrats de travail annuels, surtout dans les métiers déjà construction; telle fut la décision prise à l’assemblée de jeudi dernier, qui était présidée par le président J.T.Foster; tous les autres officiers étaient à leur poste.Cette décision fut prise à la suite d’un rapport du comité exécutif recommandant une appropriation initiale de $200 pour lancer cette campagne.Plusieurs délégués auraient voulu voir doubler cette appropriation, mais après explications données par le secrétaire, que l’Exécutif était prêt à recommander deux ou trois fois cette somme, suivant les circonstances et le travail qui s’accomplira par les intéressés.* * * Le Comité Exécutif soumit au Conseil plusieurs sujets de grande importance, entre autres une réitération de l’attitude adoptée précédemment sur le problème du chômage.Cette décision fut prise à la suite de la lettre du Conseil des Métiers et du Travail de Brantford, Ont., demandant au Conseil d’endosser une résolution priant les autorités d’adopter une politique de nationalisation de* toutes les ressources naturelles du pays, leur mise en opération et leur distribution comme le meilleur et le seul moyen de résoudre le problème du chômage.* # * Un autre sujet important fut celui soumis par l’Union Coopérative d’Assurance, de Washington, D.C., une société d’assurance établie et contrôlée par le Travail Organisé, dont le but est de permettre aux membres de s’assurer pour la vieillesse, de protéger leur famille, en leur garantissant une assurance-vie aux taux les plus bas, ainsi que de créer une organisation financière solide qui augmentera le pouvoir et le prestige du Travail Organisé de ce pays.Sur recommandation du Comité Exécutif, le secrétaire fut chargé d’écrire à cette Association, lui demandant si, d’après sa charte, elle pouvait faire affaires dans la Province de Québec; dans l’affirmative, de s’aboucher avec elle pour y participer, et, dans la négative, d’étudier les voies et moyens de former une organisation dans le même genre, consacrant le principe de maintenir les intérêts des travailleurs entre leurs propres mains.* * * Le public de Montréal est-il 'satisfait de la manière dont il est traité par les compagnies d’utilité publique?S’il faut en croire les expressions d’opinions et les expériences relatées par les délégués, il ne l’est pas.Cette discussion fut amenée à la suite d’une lettre de l’assistant-greffier de la Ville demandant au Conseil de faire parvenir à un comité municipal spécial toute information obtenue soit au moyen d’une enquête ou autrement sur les taux d’éclairage à Montréal et ailleurs.Plusieurs délégués se plaignirent surtout du sans-gêne avec lequel la lecture des compteurs se faisait et de la défectuosité possible des compteurs qui devraient être soumis à une inspection systématique et périodique non pas par un employé de la compagnie mais par un inspecteur du gouvernement ou de la lie.Le secrétaire attira l’attention des dé- fauts n ’auront pas les dents agacées.’ ’ Non seulement les (humains viennent au monde marqués de la tache originelle, héritiers de maladies ancestrales, mais on leur garde rigueur de ce qu’ils n’ont pas même dans le sang.Longtemps, on fit la grimace sur le fils d’un hôtelier, d’un boucher, d’un gratteur de rues, et aujourd’hui, bien que les idées démocratiques aient marché, on méprise encore celui qui fait un métier nécessaire plus honorable sinon plus honorifique que celui de rond-de-cuir, que dis-je, on fait porter à sa famille le poids d’une honte imaginaire! Il est certain que l’enfant qui a des bottines éculées et des culottes percées au fessier, fût-il des mieux doués, a beaucoup de mal à se faire pardonner sa pauvreté.Les mères devraient voir à sauver les apparences nécessaires à la tranquillité de leurs enfants.Un point d’aiguille à temps sauve une( déchirure.Il y a des pauvres honteux, ceux qui cachent leur misère, ce sont les.plus sensés, car si la pauvreté n’est pas un vice, elle est pour le moins un grave inconvénient.Ayez l’air que vous voudrez, mais gardez-vous de vouloir inspirer la pitié, vous ne récolterez que du mépris.L’école est un monde en miniature.Les mêmes passions, les mêmes haines, les mêmes préjugés y sont en germes.Instinctivement, malgré les enseignements du Christ, qui a voulu diviniser la pauvreté, on subit l’influence du milieu; les gens n’adorent plus qu’un dieu, c’est le veau d’or.Que les parents fassent les sacrifices nécessaires pour que leurs enfants, à l’école, ne trahissent pas dans leur mise les privations endurées à la maison.Ne leur imposez pas la livrée de la misère qui les met en butte à la persécution, car cet âge est sans pitié.JULIEN SAINT-MICHEL.légués sur une reforme nécessaire qui obligerait la compagnie à payer l’intérêt sur les dépôts de garantie qu’elle exige de ses clients à date fixe, tout comme le font les banques et de déduire cet intérêt seini-annuellement du compte des clients.D’après le système actuel, un client dépose soit $5, $10 ou $50 en garantie; cet argent est supposé porter 3 pour cent d’intérêt.Quand celui-ci est-il payé?Quand le client ne se sert plus du service, soit à sa mort, très souvent, et alors il y a une grande possibilité que le dépôt et l’intérêt deviennent la propriété de la compagnie; ou encore, quand le client va le réclamer à la compagnie, combien y en a-t-il qui iront perdre une journée ou ne fut-ce qu’une heure de travail pour aller chercher l’intérêt sur $5 ou $10, soit 15 ou 30 cents?En théorie, la compagnie invoque que les clients peuvent toucher leur dépôt quand ils cessent d’employer le service et l’intérêt à certaines dates sur demande; mais en pratique, la grande majorité des dépôts et de l’intérêt n’est jamais réclamée.Où va cet argent?Voilà ce que le Conseil des Métiers et du Travail désire savoir.C’est pour cela que le secrétaire fut chargé de transmettre aux autorités municipales toutes les informations qu’il obtiendra.* * * Le Conseil décide de voter une somme de vingt-cinq piastres à chacune des institutions suivantes: Institut Bruchési, l’Assistance Publique, le Royal Edward Institute et le Protestant Home of Refuge and Industry.* * * Le délégué Spence, de l’Union des Machinistes, soumit la résolution suivante : “Que le secrétaire soit chargé d’écrire à l’honorable W.L.MaeKenzie King lui demandant l’attitude que le gouvernement entend prendre pour donner suite à sa proposition de remboursement aux déposants de la Home Bank, et qu ’une communication soit adressée à l’Orateur du Sénat sollicitant l’appui de ce corps pour toute législation qui serait soumise par le gouvernement à cet effet.” Le délégué Spence déclara qu’il espérait que le premier ministre n’entendait pas se servir de cette question do remboursement pour se faire du capital politique ep l’adoptant à la Chambre des Communes pour faire tuer le projet par le Sénat.Cette résolution fut adoptée.* * * Le Conseil des Métiers et du Travail entend faire sa quote-part en propageant les efforts faits par l’Association du Tourisme pour attirer à Montréal un grand nombre de visiteurs.Cela fut prouvé par le lecture d’une lettre de l’Alliance Internationale des Employés d’hôtel et de restaurant et une autre Lie l’Association Amalgamée des Employés de tramways d’Amérique remerciant le Conseil de son invitation de tenir leur convention dans notre ville au cours des mois d’été.Il y a actuellement quatre conventions d’unions internationales qui se tiendront à Montréal, soit en dehors des deux citées plus haut, celle de l’Union Internationale des Débardeurs et celle de l’Union des Travailleurs en chaussures et une possibilité pour l’Union Internationale des Peintres et "Décorateurs ; ce qui signifie que nous aurons la visite d’environ dix mille membres d’unions, soit comme délégués, ex-délégués ou visiteurs.Le secrétaire, fut vivement félicité pour le travail de propagande qu’il accomplissait et il fut prié de continuer à se tenir en rapport avec les quartiers généraux des diverses unions internationales pour les inciter à tenir leurs conventions à Montréal.* * * Le délégué Spence déclara qu’il avait un rapport du comité de navigat.n à présenter, mais vu l’heure tardive, il ’ut décidé de soumettre ce rapport au comité exécutif* pour le discuter conjointement avec le comité de navigation et prendre action.; Le délégué Pelletier, au nom du comité de la Fête du Travail, soumit un rapport des activités de ce comité et du travail accompli à date.Il fit un vibrant appel pour que tous coopèrent pouf faire de la Fête du Travail de 1925 le plus grand succès jamais obtenu.Il fut également décidé de demander des ^copies, en anglais et en français, du rapport de la Commission d’étude des accidents du travail, qui vient d’être publié.Les délégués suivants ont été admis & siéger: MM.E.Blanchard, Jos.Trem- blay, B.Duckworth, J.Guérin, Moisan, Galvin, P.Skilsholm, D.Petelle, Art.Boucher, Huet et L.Denis, Fraternité des Wagonniers de chemins de fer d’Amérique, loge 606 ; O.Didier et A.Van Hout-te, Association Culinaire, local 440; Eugène Beaulieu, Fraternité des Wagonniers de chemins de fer d’Amérique, loge 343; Léo Murray, J.A,.A.Huet, Leonardo, Coloccio, E.Denis, A.E.Buckley, G.Silverwood, Union Fédérale des Employés du Port, No 16298.Délégués du Conseil au Parti Ou'-M.E.Alarie, B.Drolet, H.D° Lynch et Jos.Pelletier.Et le Conseil s’ajourna *• après une soirée bien r SAMEDI, 7 MARS 1925 — MONTREAL SATURDAY, MARCH 7, 1925 LIGUE DE L’ETIQUETTE Le Secrétaire de la Ligue de 1‘ Etiquette Unioniste nous communique les quelques remarques suivantes: “A tous les confrères unionistes intéressés dans l’étiquette, je désire rappeler les bonnes résolutions que nous avons prises au commencement de l’année.Comme nous le disait encore récemment le secrétaire général de la ligue, prendre do -bonnes résolutions est fort beau, mais encore faut-il les mettre en pratique.Combien parmi.nous ont-ils pensé à exiger 1’-étiquette, depuis le premier de l’an, quand ils sont allés chez le marchand de tabac, chez leur tailleur ou le marchand de confection, chez leur coiffeur, ehez leur bottier, chez leur imprimeur, ou quand ils -ont besoin d’un peintre, d’un tapissier ou, en un mot, d’un fournisseur quelconque ou d’un industriel employant leurs confrères travailleurs?Trop souvent nous négligous nous-mêmes de faire le travail que nous voudrions voir faire aux autres.N ’oublions pas que le succès ne s’atteint que par un effort constant.Les grands effets frappants peuvent faire une impression momentanée ou -plus ou moins durable, exemple la grande commotion sismique de samedi dernier que vous oublierez bientôt; -mais l’attaq-ue repétée que vous ferez à vos adversaires par la demande constante de l’étiquette fera son oeuvre et ne sera ps oubliée, tant que vous-mêmes vous persisterez.Disons-nous chaque jour que notre avenir et celui de nos confrères dépend de nous, et nous verrons nos efforts couronnés de succès.L’assemblée régulière de mars aura lieu le mercredi 11, à huit heures du soir, -dans la salle de l’Union des Relieurs, au No 3 rue Craig est.* * * CLUB OUVRIER MAISONNEUVE Le 8 mars à 2 heures de l’après-midi, dans la salle du Marché de Maisonneuve, sous les auspices de la Branche de Montréal et du Club ouvrier Maisonneuve, du parti ouvrier section de Québec; pour discuter les affaires de la présente session fédéral; tel que transport, émigration et chômage, surtout les affaires municipales, enquête sur la police, -par les orateurs suivants: J .-8.Woodworth, chef du Parti Ouvrier du Canada; M.Alfred Girard, président du Club Ouvrier Maisonneuve; M.H.A.-Spence, représentant du parti ouvrier du Canada, section de la Province de Québec.M.William Tremblay, trésorier du Club ouvrier Maisonneuve; M.McGovern, de la Fédération des usines Angus; M.M.E.Alarie président du parti ouvrier; M.P.Gervais, secrétaire du club ouvrier Maisonneuve; M.R.Leduc, membre de l’exécutif; M.L.M.Dupont, président de la branche de Montréal et autres.* * * PEINTRES LOCAL 340 M.Raoul Gervais, organisateur général .des Peintres est passé à nos bureaux, au retour d'une tournée d’organisation dans la Province, nous disait que l’organisation va très bien et qrie partout où il a passé il -a remarqué que les assemblées • étaient bien suivies.A sa dernière assemblée le Local 349 des Peintres a élu M.William Martel, 867 Lafontaine, comme secrétaire correspondant.* * * CHARPENTIERS LOCAL 1127 A son assemblée tenue le 2 mars, au No 217 St-Catherine est, M.Louis Gonthier présidait, assisté par MM.Eudore Pri-meau, Deipliis Martel, secrétaire-archi viste et Aldéric Boileau.La campagne d’organisation bat son plein ehez les ébe Uistes et les employés do portes et cnassis, après un magnifique exposé des faits par : M.A.Martel, organisateur général des Charpentiers, les officiers et membres du local sont satisfaits du succès obtenu dans la présentes campagne.* * * CONFERENCES DES ORGANISATEURS Une conférence des Organisateurs fut tenue le 2 mars, M.N.Arcand présidait, étaient présents : MM.Geo.Ashby, organisateur, Walkerville, Ont.; R.Gervais des Peintres; Maurice Labelle des Travailleurs en Papier; J.O.Gagnon des Ebenistes ; A.Langevin des Charpentiers en fer.A.Bastien de la F.A.du T.; E.Blanchette des Plombiers; M.E.Alarie Tous les organisateurs font rapport que 1 organisation va assez bien partout excepté à Montréal.La prochaine conférence des organisateurs aura lieu le 6 avril prochain, à ia salle de la Construction, 417 Ontario est.* * * LOCAL 62 DES PRESSIERS CHEZ LES BARBIERS, LOCAL 456 A la dernière assemblée, présidée par M.R.Roy assisté par les officiers regu liars du Local, plusieurs questions importances furent discutées.Plusieurs initiations eurent également* lieu.Un vote de condoléances fut envoyé à la famille de feu Ernest Juneau membre actif du local 455, décédé la semaine dernière.Le secré-Z.Di Muro fit un rapport élaboré sur le travail qui a été fait par la délégation de Montréal auprès de la législature de Québec.Le local félécita le représentant parlementaire du Congrès des Métiers du Canada, pour la part active qu’il a prise pour aider les barbiers dans la passation de leur bill.* * * CHEZ LES GAZIERS Les Gaziers Local 16561 tenaient vendredi dernier leur assemblée pour la branche de l’est.Cette assemblée était sous la présidence de MM.J.Vincent, président; A.Yarrell, vice-président; E.Hébert, secrétaire archiviste.Plusieurs nouveaux membres furent initiés et la campagne d’organisation se continue activement.Les orateurs furent M.Spence des Machinistes ainsi que M.M.E.Alarie du Monde Ouvrier, le président remercia les visiteurs de leur aide, depuis le commencement de cette campagne.* # * UNION DES RELIEURS, LOCAL 91 Une assemblée importante de l’Union des Relieurs, local No 91, a été tenue mercredi, le 4, à la salle des Relieurs, 3, rue Craig Est.L’assemblée était sous la présidence de M.Charles Fraser, assis-' té de MM.J.A.Julien, K Corbin, A.Morin, W.J.Bégin et Jos.Pelletier, tous membres de l’exécutif.Le rapport présenté par l’agent d’affaires'fait prévoir des résultats très encourageants dans la campagne do propagande entreprise par cette union.* * * TRAVAILLEURS DE LA Local 73 de Hull PULPE M.Maurice Labelle organisateur des Travailleurs en papier de passage à Montréal nous a rendu visite et dit que l’organisation va bien à Hull.Une grande campagne d’organisation débuta a la Salle Laflèehe par un concert Tabagie, qui a remporté tfn grand succès.On remarquait dans l’assistance MM.T.Lafortune éche-vin d’Ottawa, Arthur Doust., Donald Dear de l’Union des Pompiers, A.Bastien et autres.Un magnifique programme musical et vocal a été exécuté par des artistes locaux.UNION TYPOGRAPHIQUE 145 Samedi, le 7 mars 1925, une grande assemblée du local 145 des Typographes sera tenue au No 235 rue Beaudry, àj 7 heures et demie p.m.L’Election et l’installation des officiers auront lieu à cette assemblée.Que tous soient présents.De grandes questions concernant les typographes seront aussi discutées.Le poli sera ouvert de 6 heures à 9 heures et aucun vote ne pourra être enregistré après cette heure.* * -* FETE CHEZ LES REMBOURREURS Vendredi dernier le local 78 des Rembourreurs donnait son quatrième Concert Tabagie annuel, -sous la présidence de M.W.Bélanger, président du local.Des discours ont été prononcés par les camarades suivants: R.Lynch, du local 1244, des' Charpentiers; Jos Pelletier, des Relieurs; A.Gariépy et B.Drolet, des Cigariers; E.Toussaint, des Charpentiers 134; M.H.Daoust représentant la Montreal Furniture Company.MM.S.Isaif, W.Beuker et J.Elkin représentaient la, Canadian Ulphostering Coy, et ils se -dirent heureux d’être parmi leurs ami-s du local 78.‘ ‘ Car disait M.Elkin, nous sommes chez nous parmi vous, car nous aussi qui sommes maintenant des employeurs avons combattu à vos eôtés pour faire de ce beau local ce qu’il est aujourd’hui.Maintenez ce beau local, car Messieurs les Rembourreurs votre force est dans l’union.’ ’ On remarquait dans l’assistance: Art.Fortin, Eug Hébert, A.Gariépy, Antoine Hogue, H.A.Spence, I.Beauchamp, B.Drolet, Jos.Boyer, G.Duval, président de la section de l’étiquette, Ant.Hogue, J.Pelletier, Laurent l’Espérance, P.Peter son et autres.Le comité d’organisation de cette fêté était composé de MM.W.Bélanger, Eug.^Hébert, Wilfrid Leblanc, Charles Silverman et Henri Daoust.M.Wilfrid Leblanc agissait comme maître de cérémonies.* * * L’ORGANISATION CHEZ LES CHARPENTIERS -Samedi dernier le local 1244 des Charpentiers-Menuisiers tenait une assemblée sous la présidence de M.John Shears.L’assemblée était nombreuse.Vingt nouveaux membres ont été initiés à cette assemblée.Les officiers et les membres de ce local sont satisfaits de la campagne d’organisation et prient les Intéressés de prendre note que les assemblées du local 1244 ont lieu tous les samedis à 8 heures du soir, au N-o 217 Ste-Catherine est.Les Problèmes d’une Distribution rationnelle L’INFLUENCE DU CHOMAGE SUR LA CRIMINALITE II ressort du rapport sur les prisons pour l’année se terminant le 31 mars 1924 que le nombre total des détenus a été de 58,216 contre 60,832 pour l’année précédente, soit une diminution de 2,616.D’une manière générale, la moyenne journalière du nombre des détenus dans toutes les prisons a diminué.Il en est de même du nombre des détenus condamnés, quel que soit le chef d’accusation qui a justifié leur arrestation, par rapport à 19221923, et la diminution a etê beaucoup plus sensible par rapport à la période .quinquennale se terminant en 1913-1914.Les commissaires des prisons ont déclaré qu’étant donné, d’une part, la tendance normale à l’augmentation du nombre des détenus pendant les années d ’-après-guerre et, d’autre part, la gravité de la crise du chômage, ce» chiffres sont assez satisfaisants.Contrairement à ce qu ’on pouvait attendre, le retour de plusieurs millions d’hommes à la vie civile n ’a eu pour résultat qu ’une augmentation modérée et temporaire du nombre des in-careérations, qui a été suivie d’une diminution.Il ressort des rapports de l’inspection des prisons qu ’un grand nombre de délits sont dus au chômage.Deux de ces rapports signalent notamment la condamnation de jeunes gens qui, dans l’impossibilité de s’assurer un enwloi régulier après leur sortie de l’école, ont ôté -démoralisés par plusieurs mois d’oisiveté.Les statistiques des prisons confirment l’expérience des autres autorités sur ce point, et de tous les aspects du problème du chômage c ’est là le plus déplorable et le plus inquiétant.OU MENENT LES EMPRUNTS ‘ ‘ La dette tue l’homme ’ ’, dit le proverbe allemand; il ajoute: “On ne paie pas les vieilles dettes, et on laisse vieillir les nouvelles”.Et encore: “Les dettes ne se laissent pas payer par les dette:.” Qui a eu le malheur d’emprunter scu-itable de comparer lgs services que nous Nous sommes trop portés à accuser nos hommes publics d’incapacité et de mauvaise volonté, déclarait ces jours derniers, M.Howard S.Ross, C.R.-dans sa confé-rènee qu’il donnait au Club Libéral des Femmes; le sujet traité était “Des meilleures conditions économiques.” Le besoin pressant d’un système économique par lequel les citoyens, tout en dirigeant leurs efforts -dans le domaine des ressources naturelles pourraient, dans des conditions égales de liberté et d'opportunité, subvenir à leurs besoins fut la thèse préconisée par le conférencier.De deux choses, l’une?Ou bien la civilisation mettra fin à la guerre, aux -grèves et aux conflits économiques ou bien la concurrence économique mettra fin à la civilisation.Il est toujours difficile (le s’empêcher d’avoir recours aux palliatifs lesquels, après tout, causent plus de mauvais résultats qu’une attitude franche et résolue.Nous devons aller à la racine du mal.Nous ne semblons pas réaliser qu’il faut d’abord avoir une théorie éminemment solide et logique.Nous ne devons pas nous laisser ébranler par ceux qui mous appliquent ce mot de théoristes comme un reproche.Telles informations, telle manière de penser et avec le temps, nous réaliserons qu’il est impossible d’avoir un bon remède aux maux si nous n ’avons pas une pensée saine.Nous avons conquis la production et nous devons maintenant maîtriser le problème de la distribution.Non pas de la distribution des richesses, mais de la distribution -de nos services qui distribueront automatiquement les revenus de nos services.Le chômage se produit invariablement lorsqu’il y a surabondance de production.Cela est inévitable sous le système actuel qui nous force à acheter bon marché et àl vendre le plus cher possible.Les difficultés surviennent non dans la production mais dans l’échange d’où l’importance du point de vue monnaie.H faudrait trouver un système sous lequel personne ne serait placé dans une situation désavantageuse.Jusqu’à présent, il y aura toujours des conflits mutiles.Une petite partie de ce qui est gaspillé sous le système économique actuel, pourrait nous donner l’aisance pour longtemps.La peur incessante du besoin nous rend comme une foule affolée qui se précipite hors d’un édifice en flammes.Nous n ’avons aucun désir de piétiner les personnes à l’entour de nous mais trop souvent nous sommes obligés de le faire.U n ’y a aucune raison pour se précipiter de la sorte.Il ne s’agit pas d’abaisser les autres mais d’élever tout le monde.La Ligue des nations, la Cour mondiale et la Fédération universelle du Travail et toutes les organisations s’épuisent en vain si nous ne pouvons trouver une méthode d’échange qui mesurera nos services d’-une façon précise.Un tel étalon d’échange devra être basé plutôt sur les activités productives que sur des législatures qui sont plus souvent un substitut au travail.Ce qu ’il nous faut, c ’est un moyen équi lège anormal de fixer les prix de la consommation déterminera alors quand, où, comment et par qui la production doit être faite.Personne n’aura besoin de l’échange, mais il ira au -grand magasin de la nature pour prendre ce qui lui convient et l’utiliser comme il l’entend.Mais cela semble impossible et nous avons donc comme paillatif la division du travail.Cela évite les abus de pouvoir centralisé lequel est à la base du collectivisme.Plusieurs nous' dirons: “Vous ne pouvez changer la nature humaine.’ ’.Cela n’est pas nécessaire.La nature humaine est droite et fidèle.C’est alors que nous commençons à comprendre ce que sont les puissantes influences qui nous entourent.C’est pourquoi, l’Equitisme n’est pas un mouvement décidé à faire bloc, construit et échafaudé sur la division des classes.Si c’était le cas, un contre-mouvement serait inévitablement à craindre.Ce n’est pas un paillatif destiné à sauver l’humanité d’un péril particulier, c’est un remède qui bien compris et bien appliqué produira l’effet voulu.—Le Canada.-:o:- L’Anniversaire du Premier Ministre Jeudi dernier, l’lion.L.-.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, célébrait le cinquante-huitième anniversaire de sa naissance.En faisant nos félicitations au grand homme (l’Etat et au juriste de noble descendance, nous lui souhaitons de voir se renouveler cet anniversaire encore plusieurs fois, ainsi que la santé et la prospérité, dont la province ne pourra que bénéficier.A la Chambre, cet événement fut signa lé par la présence de cinquante-huit magnifiques roses “American Beauty” déposées sur le pupitre du premier ministre, avec l’expression des souhaits de tous les députés.L’hon.M.J.A.Caron, qui est depuis longtemps l’un des collé gués du premier ministre, fit l’éloge de M.Taschereau, qui se trouvait en ce moment dans la galerie.M.Sauvé, chef de l’Opposition se joignit à l’hon.M.Caron pour exprimer ses souhaits les plus sincères.Dans des termes d’une éloquence émue, l’hon.M.Taschereau se montra très reconnaissant des voeux exprimés.Il plaisanta l’hon.M.Caron qui le trouve encore jeune, faisant remarquer qu’il avait déjà assisté à vingt-cinq sessions de la Chambre.Le Monde Ouvrier se joint à tous les habitants de la province pour souhaiter longue vie au premier ministre.:o r \ DEMANDEZ ASK FOR LA BIERE POPULAIRE THE POPULAR BEER MOLSON \ Brassée à Montréal depuis Brewed in Montreal since 139 ANS 139 YEARS i LABOR DIRECTORY MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL — Meets every 1st and 3rd Thursday of each month at Building Trades Hall, 417 Ontario Street Bast.President, J.T.Foster, 747 Stuart Avenue; Corr.-Secretary, Gus.Franca, 11 St.Paul St.West., LES BASES JURIDIQUES DE LA SOCIETE DES NATIONS Le .secrétaire de ce local nous prie de bien vouloir rappeler aux amis des pressiers que le grand tirage qui aura lieu le 14 mars est fait dans un but philantropique.Ce tirage sera tenu à la salle des quartiers généraux des imprimeurs', 248, rue St-Jaeques à 8 heures du soir.La l-oyauté des vrais unionistes pour l’étiquette est une preuve que les hommes sont plus intelligents que les animaux.Dans plusieurs cas les preuves sont nécessaires.vent passe sa vie à payer des intérêts.C’est le sort (le nombre de corporations et de gouvernements.Aussi sont-ils acculés à la banqueroute.Le plus clair de leurs revenus sert à payer des intérêts.Comme ces argents seraient bien mieux employés à l’amélioration de la cité.Les emprunteurs enrichissent les usuriers et les cités emprunteuses font la fortune des courtiers.Heureux l’homme sage qui n ’achète jamais .à prédit, qui sait se priver tant qu ’il n 'a pas les moyens de se payer l’objet convoité, qui Bp dépense pas son argent avant de l’avoir gagné.O mille fois heureuse, la cité dont les sages échevins, * ne dépensent pas le revenu avant de l’avoir perçu.Si la cité de Montréal n ’avait pas dépensé plus que ses moyens, elle ne serait pas obligée chaque année de verser huit taillions d’intérêts aux magnats de la finance avant même de pouvoir se payer un pouce de trottoir.Toutes nos rues et ruelles seraient pavées jusqu’aux confins de Montréal-Nord et de Lachine si les ,ceut cinquante millions d’intérêts versés à date n’avaient été perdus par des qdrqi-nistrateùfs férus de la manie d'emprunter.En quoi Montréal serait-il plus pauvre, s’il ne dépensait son revenu qu ’après l’avoir perçu ?La dette tue l’homme et les cités.— Bulletin de la Ligue des Propriétaires.-:n :-^- DE NOUVELLES RADIATIONS SALLE A LOUEE Magnifique salle à louer située rue Sainte-Oatherine Est, entre Panet et Visitation, pour réunions ouvrières ou sociétés.Pour informations, s’adresser à M.Chas.McKereher, agent d'affaires des Cordonniers, 243 Maisonneuve.On s’occupe actuellement dans les mi lieux scientifiques de nouvelles radiations intermédiaires entre celles des rayons X et celles des rayons ultra-violets et dont l’existence fut d’ailleurs signalée dès 1901 à la suite des travaux de laboratoires dus aux savants Lippmann et Mas-cart.Cés recherches sont en ce moment reprises activement par de nombreux physiciens en divers pays et l’on attend avec curiosité les résultats qu’elles donneront.-:o :-—• La devise de l’étiquette est, — Loyauté, Liberté, Longévité.finist CANADIAN iHS CANADIEN _ Melchers CROIX D'OR.LE MEILLEUR GIN Fabriqué â Berthierville, Qué.sous la surveillance du Gouvernefrîent Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS: Gros 42 onces - Prix SJ.80 Moyens 26 •< .•• 2.5S Petits 10 “ - •• i.io The Melchers Gin & Spirits Distillery Co.Limited - Montréal nous rendons les uns les autres.Le système basé sur l’Equité, dû à William E.Brohaw, de Phoenix, Arizona, nous donne un étalon de valeur basé sur l’égale liberté qui doit nous échoir à tous dans le partage des biens de la terre.On peut réussir à réaliser cela par le maintien de chemins publics étatisés, les frais d’entre tien étant divisés selon “une proportion per capita de la population couvrant ce territoire et aussi par l’échange équitable.L’Echange équitable est la substitution d’une heure de travail humain à l’unité monétaire-or actuelle.Nous aurions des banques dans lesquels des chèques portant nombre d’heures de travail seraient honorés en bonne et due forme tout comme un billet de banque, comme on le fait actuellement.Au lieu de déposer de l’or ou des obligations pour endpsser le montant spécifié, des bons avec des signatures responsables établissant en bonne foi le nombre d’heures consacrées travail, seraient acceptés comme sécurité.Comme l’unité de n’importe qu’çlle chose autre que le travail humain est un Résultat-Unité et le travail étaujt toqt ce qu’une personne peut donner à un ^.ptrç, il s'ensuit qu ’il prend le travail d’autrui pour le dpnner à up autre sans qu’il ait à travailler lui-même.Le travail hqmaip ne peut équitablement s’échanger par d’autres moyens que le Résultat-Unité.Cela libérera les ressources naturelles de ce qu’on appelle le prix.Nous avons donc un système qui encouragera l’initiative individuelle et par lequel chacun possédera ce qui réellement lui appartient, La coopération sera facile et naturelle et le gouvernement par soi-même sera une chose qui pourra être réalisée.La plus grande partie du travail qui se fait dans le monde à l’heure actuelle n’est pas nécessaire et est désastreux au bien-être général.Qui en effet peut nous dire combien de temps prendra la confection d’un article quelconque?La loi de l’offre et de la demande qui à l’heure actuelle a le privi- LtA REVUE MONDIALE RjjS .Ancienne SéVXt .Tél.: Dépt.de» femme»: Main 2133 Téi.: Dépt.de» homme»: Main 2241 Nous plaçons gratuitement, les hom mes, femmes et jeunes gens.Nous of frons du travail aux Journaliers e Ouvriers appartenant à tous les corp de métiers: Dans les fabriques, les usines, les travaux de la construction ou de l’agriculture.Nous offrons des places dans les Hôtels, Restaurants, bonnes places pour domestiques, hommes et femmes.Ingénieurs, chauffeurs, Débardeurs et Terrassiers, Commis et Sténographes.Les propriétaires et les agents des chantiers sont tout spéciale ment invités à présenter leurs demandes su Bureau Provincial.FRATERNITE UNIE DES PEINTRES DECORATEURS.LOCAL 349 —Assemblée tous les lundis S 8 p.m.4l7 Ontario Est.Président, Emile Pelletier, 612, Dorion; Vice-Président, M.Lepage, 3150 St-Laurent ; Sec.-fin., F.Gariépy, 554 Dorion ; Sec.-Arch., Jos.Delisle, 485, Ontario Est; Tr-soi'ior, E.Leinfty, 3037, Casgrain; Agent d’Affalres, L.P.Rolsseile, 417 Ontario Est.INTERNATIONAL BARBERS’ UNION Local 659—Meets 1st and 3rd Wcdncs-days, at 839 St.Lawrence Blvd., nt 8 PM I resident, W.Rosenes, 18 Prince Arthur Secretary-Treasurer, K.Slousky, 147a Colonial Avenue.AVarm the Uniment and bathe fhc throat and chest.For çold in the head inhale Minard’s.Minard’s gives quick relief.,\lways keep it handy.’ 47 MINARD’S LINimenT DO NOT BE IMPOSED UPON! ¦^yOT WORKERS UNION UNION//(stamp No shoes are Union Made, under our Fair Arbitration contract, except those having this stamp.INSIST upon having them for Tîie Whole Family.Factory BOOT & SHOE WORKERS’ UNION 246 SUMMER STREET, BOSTON, MASS.COLLIS LOVELY, President.CHARLES L.BAINE, Sec.-Treasurer.I « D9D Le seul journal ouvrier bilingue de la province de Québec.La meilleure arme entre les mains des travailleurs.Tfiaitnr îj Jttmtôp (iDutirar The only bilingual labor paper in the Province of Quebec.The most efficient medium laborers have ever had.11th Year — No.10 SAMEDI, 7 MARS 1925 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 7, 1925 PRICE: 5 CENTS Trying to Stop Smoking The fanatics of the United States are off again.Not content with their fallacious dream of prohibition they are taking tobacco next.During the big event in Washington, this week, namely the inauguration of the new President, coincident with it was a convention having for its object the launching of a nation-wide anti-tobacco campaign along the lines similar to the anti-saloon League which handed the awful farce of Volsteadism to the statute books, and transformed the nation into a band of crooks.Let no one make light of this movement.There are already several States with anti-cigarette legislation in force, and this is just the thin edge of a dangerous wedge which like alleged prohibition will bring in its trail a legion of horrors worse than any heretofore known.It would seem as if the world was upside down and when one thinks of what was done in one nation-wide vote on prohibition, it is time to fear any such convention re tobacco./ .Some of (he speeches made at this convention bore the air of buccaneering insolence and dignified roguery as like the impertinence of the prohibitionists as two peas.The cynical self estimation of these people is past belief when it is sifted to the thought that because they do not like smoking in any form, they wish to deprive others of it.If such a law were passed it would be unenforceable, but it would bring a lot of discomfort to many people and especially to the old smokers.Mark Twain once said in an essay on smoking: “Smoking does shorten life.Yes.It shortens those long, lonesome hours, into calm, quiet philosophy.Probably the greatest evil of smoking is to see a sign PLEASE DON’T SMOKE or to have a good cigar and a bad one, and give your friend the good one in mistake.” So the great genius, who by the way was one of the heaviest smokers of his time, went to praise the weed, which during the war proved a God send to the wounded and a rich comfort, in the fearful trenches.Tobacco is man’s friend, and is like many other of God’è gifts made to be used and not abused.Name any of the forces of nature and see what they mean when uncontrolled.Women, cards, racing, fire, water and what not.Looked at with a high degree of impartiality, the fanatics are wallowing in agonized error and should be watched, The Demand of the Boot and Shoe Manufacturers (From a Consumer’s Standpoint) Reforms Fought for and Won by Labor Effective in Bettering Toilers’ Lives (By International Labor News Service) 'New York, March 6.—Evidence is piling up that workers, especially those in this city whose slums were once a stench in the nostrils, are advancing fast to a higher and better standard of life.A recent report of the Association of the the Improvement of the Condition of the Poor is particularly disconcerting to those who predicted increasing misery of the masses in the Machine Age.Protective measures, fought for amj established in the main by labor and the enlightened publie are bringing nearer the “good life’’ yearned for since the days of Socrates, when workers were but slaves.Particularly effective in wiping out misery have been the workmen’s compensation law and the restriction of immigration, this report of the parent charity organization shows.A greatly reduced death and disease rate and increasing ability of families to earn wages adequate for a better life are also big factors.I have had placed before me a statement which carpe from the manufacturers of boots and shoes passed on through their employees, who have-seemingly been frightened into participating in the campaign for the elimination of competition (fro j Great Britain in particular) which their masters and emplo3rers have lately bee» urging on t jie Government.Despite the high cost of boots arid shoes in the retail stores, we are told by these supplicants that unless something is done to prevent the importation of British made shoes many of the factories >vill have tq go out of business and qq-emplqyment js bound jo epsue; Much is made of the high cost and taxation which our industries have to pay on their material.Let us see — Hides are cheaper in their raw state here than any country in the world.For some years, since the war, fallen hides and seconds Lave not been worth the trouble to the farmers of taking them to the market.Yet t|ie split hide products anil the coarser kinds of the finished article are Ot jst 150 per cent higher than'in ure-vvarV’eprs.I mention this glass because I am told that the material for the finpr.grqdes is mostly imported.Suph being (he pase, the boot and sjiqe maoufpctppep shquld seek tq knqw what is wrong and co-operate with the directors qf other industries to remove the handicap patl|cr than hurry tq bring befqre the Government a plcq f n- the prevention of competition.They proclaim tlmjr impotence to compete, and yet they wish to leqvo intact the very system which they admittedly declare is killing their industry.There is no country heavier taxed than Great Britain, and yet she can place her goods in Canada at a profit over an admittedly protective tariff of 15}%.If Britain can buy the hides in British Columbia (as stated in the manifesto), ship them to England and tan them there and make them up into boots and shoes, which they ship to Canada and drive the Canadian shoemaker out of bis business, surely there is only one thing to say— the cost of working our own raw material is prohibitive.The trouble with all obr manufacturers is due to1 the sanie eàusc-— because of1 pup’system 'dt protection and the' classification of our citizens under the Customs Tariff Act, the cost Of living and consequently the cost of production, has reached a point in Canady thgt permits her uo longer to compete with the products of other nations.Until this is altered, the state of our protected industries is bound to go from bad to worse.Unemployment is {ioip|4 tg increase as wages are increased to meet the high cost of living.All industry will be increasingly cramped as the cost of utilizing our own raw material becomes more u;qrq prqhjbitjvo, The crisis would have come to a climax before this, but for the fact that the whole burden qf protection has bpqn borne j)y prhiulpfO-—t(m qnljr industry that lias paid its way by finding tjie price £6r its products in the open markets qf tjie world.£Jgw j|as bgen cramped, and production made almost impqssible from the same pausp as stated above—tire high ÇÇSt qf everything thp fariner needs to use.A feature of Canadian industry that does not exist in Britain is the watered stock with which our factories are loaded, and on which dividends have to be paid.This Is always a feature of countries having tariff protection, because of the (lower it givfes ’to certain individuals to cohtrol industry and capital.This in the fend hits to be borne by the' consumer and Ultimately’is bound to prove a boomerang to the manufacturer.Another fekture ’ is the high cost of building and rentals to ‘our workers in (|i(i industrial fiqptfps, because of special or class privilege which protection gives to one part of the population to exploit the other.Then again, there is the problem of fixation in our towns’ jjnd citjeg, which in' thé end must be borne by someone, all enhanced by the high cost of living, which demands the salary that will meet it.The manufacturers are now beginning to feel the crisis, but instead of seeking to lower the cost qf living, they will seek to shift the burden again on to other shoulders by increased tariff protection.Labor has been cajoled or intimidated into fighting their employers’ battle for higher protection, while at the saine time it must be apparent to all who stop to think that the further they go away froin the point wjiere their labors cease to bq productive on a competitive basis, the nearer they aproach the crisis of unemployment.It' must be apparenj tq qll Hut wften an industry likp tjie bqgt and sjioe industry asks for protection, it is an admission that either the manufacturer craves undue profits, or else his finished product is not worth the wealth of material used, and labor expended, when ready for the market.If the finished products of an industry were worth less than tjie value of all the elements of wealth entering into their production '(as tjie owners'of these industries stoutly maintain), tjjen their activities must jqvqive tile actual destruction of a vast volume of hard wop wealth of the people.This is actually tl|e case of Canada today with her.prqtoctqd indusjrips.wq have been able to carry on as we lpive been for so long is entirely due to the fertility of tjie S&il (n the newly sptjfad pqrts qf the Dominion, and tjie inejustriqus habits of our.fanners.According jo the cqnstanjl^- peppqted contention qf gqr manufacturers themselves for additional protection, thejr finished products are worth from 1Q% tq 2,o% less than ail the elements of wealth used )n their production.In addition to paying for the wealth destroyed, the farmers and other actual wealth producers are forced to pay the protected manufacturers, by way of tariff exalted prices, a good fat sum to repay the protected manufacturers for their time and trouble in destroying wealth.Surely there is no wonder our country is financially in the state it is.The only cdufse open to the wbrkérs1 of this ‘couiitfy— farmers’and labor àliké—-is !to endeavor to bring back to à1 natural bàsjs "tfte trade ‘arid ëomm^rcij qf' the Dominion, when à)l labor expended and material used will have a market value in line with the world’s prices.JOHN EVANS, " (We wqjqo-jqg the outside opinion of If)-.Jivans on a difficult subject, and while we cannot see eye to eye with him, it is exchange of thought Which begets progress.Not only nursefves, deal wfth the subject in another issue, but we invite other opinions from our readers, a department which we are striving to develop every, week.—ED^ifQfS),) V* G&KERS’ LEGAL RIGHTS ARE FORCED FROM THEM Organized Lqbqr js asking the state, Legislature of Ohio to outlaw the so-called “individual contract” anti-union employers fqree tvprjtqçg tq sign (lefqre they qre given employment, finder this contract a worker pledges nqt to jqjq a trade union, or urge- Qtjiers to do so, or to jn any other way encourage sentiment fqr higher wages and improved working conditions.The unionists point to the immorality of such a contract, which ignores the basis of contracturai relations—free will and absence of duress.When tjie wife and children of a worker demand food and shelter, the unionists say, thé S(a(e should not legalize a contract that Las been secured frbm that worker linger such conditions.' 1 ‘.Anotjier péirit the unionists emphasize is that the worker is forced to surrender a legal right to jqin a trgde union.Instead of‘being protected in that right, society, by its acquiescence of.the “individual contract,” in effect, ap.pyqyeq Worst F-il Grows Less The result Is that the worst enemy of society—poverty,—is declining.And not the least of the blows at unfair wages are those dealt by the growing labor movement of the city with over 700,000 organized workers in garment, building, printing and hundreds of other callings.Two great evils still exist in other parts of the United tates it is pointed out in connection with the improvement of city life.These blots are the 1,000,000 child workers in backward States, fully 1,000, 000 women engaged in the harsh toil of the farm and nearly as many more in | heavy factory employment.The attack j on these defects is being continued re j lentlessly to be wiped out before long by an awakened publij.Accident Compensation As the result of large social movements engendered by labor, the charity organization finds tjie need for emergency relief work is steadily declining.The report says, in part: “In 1914 tjie A.I.C.P.participated with other social organizations in q successful endeavor to secure compensation for deaths and injuries in industry.It did this because it beljeved that (his was 4 proper charge, upqn industry aqd sjiquld not be left to, the w|certqjnjy qf reference of such cases to public or private relief organizations.It also believed that the development of workmen’s compensation would tend to stimulate the reduction of the total volume of accidents in industry.“Ten years’ results of the operation of the workmen’s compensation act have amply justified tjie effort.Accidents are now compensated for ¦with « 'certainty.Hospital and rr,e
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