Le monde ouvrier = The labor world, 1 mars 1925, samedi 28 mars 1925
Ile Année — No 13 SAMEDI, 28 MARS 1925 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 28, 1925 Page 1 **************************** * * * Try Black Horse ale; * * * * * * * * * * * * * **************************** 100 Years of Brewing experience behind it g Hr Ciilmr t® iirlil m iniDr (Ditwitf *************************** Drink DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11 rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” Téléphone: Main 1698 — Le numéro: CINQ SOUS PARTOUT Question épineuse Notre système scolaire et les appréhensions qu’il cause.L’Assemblée Législative a abordé des questions importantes, cette semaine ; des problèmes qui ont été discutés avec calme et avec des sous-entendus qui, pour le gros publie et même pour un certain nombre de ceux qui assistaient à cette séance, ont pu passer insoupçonnés, mais qui, sur ceux que la question scolaire intéresse, ont créé une profonde impression.Au premier abord, cette question d’éducation semble assez facile à régler si l’on se place au strict point de vue “province de Québec”; mais si on élargit son horizon et que l’on songe à la répercussion que la solution de ce problème peut amener au point de vue national et canadien; des suites que le moindre impair d’un côté ou de l’autre peut causer et de la touruure inattendue que peut prendre cette question si on en laisse le règlement d’abord à la Cour Suprême du Canada et ensuite au Conseil Privé d’Angleterre, on comprend mieux les inquiétudes de l’hon.M.Patenaude et les angoisses de l’hon.M.Taschereau qui, comme premier ministre, en sera, à tort ou à raison, rendu responsable non seulement par les citoyens d’aujourd’hui mais encore et surtout par ceux de demain.En peu de mots, quelle est la vraie situation de la question scolaire ?Nous avons, dans la province de Québec, un régime scolaire qui, jusqu’à ces dernières années, a généralement donné satisfaction.Les catholiques avaient leurs écoles entretenues et supportées, du côté financier, par les contribuables catholiques — pratiquants ou non — dirigées, au point de vue pédagogique et éducationnel, par le Conseil de l’Instruction publique et étroitement surveillées par le clergé.Les protestants suivaient à peu près la même ligne de conduite au point de vue financier et éducationnel surtout.Toutes ces écoles étaient exclusivement des institutions chrétiennes qui répondaient aux besoins d’une population totalement chrétienne.Comme la question scolaire est strictement du domaine provincial, la province de Québec était la maîtresse souveraine de son système scolaire et comme il est admis, même par ses détracteurs les plus acharnés, que la minorité protestante obtient justice et sa juste quote-part — peut-être même un peu plus que ce qui lui revient légalement, en tous cas, beaucoup plus que ne reçoit la minorité française et catholique dans la majorité des autres provinces — tout le monde était satisfait et ce système aurait pu se perpétuer encore des siècles sans jamais susciter de querelles ou de haines ou tout au moins de graves malentendus.Seulement on a, durant les quelque vingt-cinq à trente dernières années, cherché à augmenter la population du pays ; on a attiré ici des milliers d’immigrants sans guère s’occuper si ceux-ci s’assimileraient à notre mentalité, latine ou anglo-saxonne, s’ils s’adapteraient à nos moeurs, us et coutumes; s’ils ne dérangeraient pas l’équilibre du pacte moral existant entre notre population de race française et celle de race anglaise et ne créeraient pas un problème qui détruirait les relations toutes cordiales si nécessaires à notre développement rationnel et national.11 était impossible d’assigner à ces nouveaux venus un territoire fixe dans leur patrie d’adoption, suivant le caractère ethnique des premiers occupants.La conséquence fut qu’un certain groupe — à qui les durs travaux de la terre répugnaient, et qui, par atavisme de race et par le fait que l’énorme majorité parlait une langue étrangère — se congloméra dans la première grande ville qui lui sembla offrir un champ fertile à son activité et à son esprit d’entreprise commercial; c’est ainsi que s’établit la colonie juive à Montréal.Tant que le nombre de ces nouveaux compatriotes ne dépassa pas une certaine mesure, la présence de leurs enfants dans les écoles protestantes qui leur avaient été assignées ne créa pas de grande difficulté, d’autant plus que notre Législature avait décrété que, pour toutes fins scolaires, notre population serait divisée en catholiques et non-catholiques.Mais, depuis que le nombre des enfants juifs en état de fréquenter les écoles s’est élevé au chiffre respectable de treize à quinze mille, ce n’est plus la même chose.Il y eut récriminations, plaintes et divergences d’opinions; les uns veulent continuer le système actuel; les autres prétendent que toutes les minorités on droit à l’éducation qui leur convient et qu’aucune majorité n’a le droit de les forcer à envoyer leurs enfants dans des écoles où l’on enseigne des choses qui répugnent à leurs principes religieux.Voilà où nous en sommes.La Commission d’enquête ne s’est pas entendue, la Cour d’appel non plus.Le Gouvernement, acceptant la suggestion des plus directement intéressés, vient de faire adopter par la Chambre un bill permettant de soumettre toute la question à la Cour Suprême et au Conseil Privé d’Angleterre.Le débat a roulé sur ce point.Il faut féliciter ceux qui y ont pris part de l’avoir dégagé de toute partisannerie politique et d’avoir exprimé les angoisses et l’inquiétude de ceux qui ont non seul«E3&t la question scolaire à coeur mais encore l’avenir même de la race avec tout ce qui lui est cher et qui est si intimement lié à son existence même.Le problème qui se pose devant nous aujourd’hui n’ira pas en diminuant; bien au contraire, il ne fera que grandir et plus il sera grand plus il deviendra insoluble; car ce qui est vrai aujourd’hui pour les juifs, peut l’être demain pour d’autres.Lorsque la population syrienne et arménienne, qui professe la religion grecque orthodoxe, se sera développée à Montréal, n’aurons-nous pas à faire face à un problème similaire, si, à son tour, elle réclame des écoles à elle?La même chose peut se dire de la population canadienne-française protestante — descendants de huguenots — qui, tout en restant profondément attachée à la langue' française, se refuse à envoyer ses enfants dans les é.coles d’une autre dénomination religieuse.11 est vrai que leur nombre est restreint, mais cela n’empêche pas qu’ils ont les mêmes droits et privilèges que les autres minorités.Si l’on accorde des écoles spéciales à la population juive, sur quoi pourra-t-on logiquement se baser pour les refuser aux autres ?«>- 11 est donc bien vrai que c’est un problème épineux et qu’en fin de compte il est plus prudent, avant de chercher à le résoudre d’une manière ou de l’autre, d’avoir la véritable interprétation de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord et de savoir ce qui est légal ou illégal.A quoi servirait d’adopter un règlement quelconque si, dans quelques mois, dans quelques années, il était déclaré ultra vires?D’autant plus, que le moindre impair pourrait servir de prétexte à nous enlever une partie de nos droits dans d’autres provinces où le sentiment domine en faveur de l’école publique ou nationale.Certains prétendent que ce serait la solution pratique et définitive du problème scolaire et que cela tendrait à l’unité nationale du pays.Chacun a droit à son opinion.Nous croyons que ce serait une solution arbitraire et injuste pour la province Me Québec, qu ’on ne peut même pas envisager, tant elle est contraire à notre esprit national.N’est-ce pas là le danger auquel l’hon.M.Patenaude faisait allusion en exprimant son appréhension de voir la solution du problème scolaire juif être soumis au Conseil Privé d’Angleterre dont les membres ne verront peut-être pas la question au même point de vue de préservation de la raee et de caractère national et religieux que nous le voyons.N’avais-je pas raison de dire qu’il y avait bien des sous-entendus dans cette discussion où l’on sentait vibrer le profond attachement aux traditions ancestrales qui anime les honorables Taschereau, David et Patenaude ?GUS.FRANCQ.Aux Servantes de Tables A la dernière assemblée du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, l’organisateur international A.F.Martel informa les délégués que le Local 315 des .Employés d’Hôtels et Restaurants a, par un vote unanime, décidé d’organiser les servantes de table de cette ville en les affiliant à leur" union locale.Il y a quelques années, une charte fut émise à l’Union des Servantes de table, mais ce ne fut pas un succès.Les servantes do table de Montréal travaillent pour un salaire pitoyablement bas, soit $7.00 par semaine.Sauf quelques exceptions, elles travaillent 12 heures par jour et sept (7) jours par semaine, ou bien 8 1-2 cents pour une heure de travail.Elles doivent être vêtues proprement.Comment peuvent-elles l’être avec un salaire de $1 par jour?Le patron vous dira qu ’elles reçoivent des pourboires.Ceci est vrai pour quelques restaurants, mais en majorité, elles font très peu, sûrement pas assez pour se vêtir proprement et prendre soin d’elles-mêmes.Une fille doit avoir une chambre propre et confortable; ceci coûte au moins $4 par semaine.Elle n’a pas le d-oit de faire son lavage, de sorte qu ’elle it envoyer son linge à la buanderie; q elques lavages dans ces maisons et le linge en revient criblé de trous.Le compte du lavage se monte à $1 ou $1.50 par semaine, ce qui fait un total actuellement de $5.50.Il y a les billets de tramways, 2 billets par jour, 87c.par semaine, ce qui donne un grand total de $6.37 par semaine.Avec les articles nécessaires à la toilette, ses $7 sont complètement épuisés.Les contributions d’église, la lingerie, etc., doivent être achetées par la contribution volontaire des clients.Voici les conditions dans lesquelles travaillent les servantes de table à Montréal et malgré cela nous avons des propriétaires qui leur disent carrément que si elles joignent l’union elles perdront leur emploi.La plupart de ces restaurants sont fréquentés par des ouvriers et ouvrières.Il y a aussi des clubs qui emploient des servantes ; le Club St.James a plus de trente fil’ s de table.Elles reçoivent $35 par mois et elles n’ont pas le droit d’accepter des pourboires et elles doivent se loger en dehors du club.Les membres de ce club se recrutent parmi les riches de cette ville.Par suite de nos efforts, la Loi d’une journée de repos sur sept a' été perfectionnée.Elle dit que tous les employés d’hôtels, restaurants et clubs doivent avoir une journée de congé chaque semaine, cette journée consiste en vingt-quatre heures consécutives.Ceci est la loi, mais elle n’est pas mise en force, et aussitôt que nous aurons organisé les servantes dans une plaee, nous procéderons suivant la loi.Avee la coopération du Conseil des Métiers et du Travail nous réussirons.Il y a d’autres choses que les servantes de table doivent faire et qui sont contre la loi de l’hygiène et du sens commun.Elles doivent nettoyer les percolateurs et les cuivres.Pour faire ce travail elles doivent employer des compositions d’acides qui Sentent très fort, et voir en même temps à la clientèle.Ceci n’est pas hygiénique et nous ne devrions pas le permettre.Nous voulons aider ces filles à améliorer leurs conditions de travail.Prendront-elles avantage de notre offre?Nous l’espérons.Nous avons réduit le droit d’entrée à $1.10, exactement ce qu’il nous en coûte.Personne ne peut dire que nous essayons de faire de l’argent.Nous sollicitons la coopération de tous les ouvriers et ouvrières dans nos efforts pour organiser ces filles.Voudriez-vous que votre fille, soeur ou amie travaille dans de telles conditions?Et n’oubliez pas qu’il y a beaucoup de mères parmi les servantes de table.Notre bureau est ouvert toute la journée.Alliance Internationale des Employés d’Hôtels et de Restaurants, Local 315.A.DIDIER, Agent d’affaires.26a, Ave.McGill College, Tél.UpP.3354.SALLE A LOUER Magnifique salle à louer située rue Sainte-Catherine Est, entre Panet et Visitation, pour réunions ouvrières ou sociétés.Pour informations, s’adresser à M.Chas.MeKercher, agent d’affaires des Cordonniers, 243 Maisonneuve.Il ne faut pas seulement penser au jour présent: nous ne sommes pas éternels et, un jour, nous devrons être remplacés à la tâche.Faisons donc tout ce que nous pourrons pour que ceux qui nous remplaceront soient des ouvriers habiles.LA REGLEMENTATION DES SALAIRES EN AUSTRALIE Un nouvel ouvrage pour ceux qui s’intéressent aux problèmes sociaux La Confédération australienne est connue comme un des pays les plus avancés au point de vue social.Le système de règlementation des salaires par l’Etat, fonctionnant par l’intermédiaire des con- seils de salaires, ou des tribunaux d’arbitrage, ou grâce à l’action conjointe de ces organismes, a attiré tout particulièrement l’attention.Le Bureau international du Travail vient de .publier un exposé de la législation sur les salaires, en Australie et en Nouvelle Zélande, dû à la plume d’une personnalité autorisée, Mme Dorothy Me-Daniel Sells.Cette étude, fondée sur des informations puisées à des sources directes, retrace brièvement le mouvement d’idées qui inspira les lofïT votée's et l’institution d’organismes chargés d’assurer des rapports normaux entre patrons et salariés.L’auteur analyse d’abord la constitution du Tribunal fédéral de conciliation, puis il décrit les organes existant dans les différents Etats; il expose ensuite, en dé tail, les principes qui sont à la base de la règlementation des salaires en Australie et en Nouvelle Zélande, et montre, d’après les statistiques officielles, les répercussions économiques de cette règlementation qui intéresse les trois-quarts des salariés de ces pays.Enfin, 1’auteur~compare les résultats obtenus par l’application des systèmes des tribunaux d’arbitrage et des conseils des salaires, et il conclut que l’expérience acquise non seulement en Australie, mais en d’autres pays paraît accorder la supériorité aux conseils de salaires.Réflexions sur le Séisme Notre terre, prise d’une sorte de haut mal, a des attaques périodiques, se ramasse sur elle même, secoue ses assises, roule des tonnerres intérieurs, fait des efforts à briser ses vertèbres pour vomir des matières indigestes qui lai donnent des gaz connue à une crisiaque de la Salpétrière ou une convulsionnaire de Saint Médard.Fatiguée de sa ronde perpétuelle autour du soleil, lasse de ce joug de lumière qui la tient esclave, elle voudrait peut-être, secouer l’obsession de cette caresse qui la tient rivée à sou seigneur et maître.Tout ardent qu ’il soit, en dépit de ses millions d’années qui glissent sur lui comme l’eau sur le dos d’un canard — et peut-être pour cela — elle veut briser l’étreinte de ce cercle brûlant, écoeurée de ses annuelles fécondités vouées au néant.Chacun fait de son mieux pour expliquer l’inexpliquable, d’autres pensent que notre terre pourrait bien, à l’époque du renouveau, être prise de la f uria du déménagement.Elle a le désir de nouveaux cieux pour s’y balader.Elle brasse ses paillasses, roule ses cavernes .plus loin, déeroche ses rideaux dç toile d’araignées, pendus aux portes de ses ténébreux souterrains, afin de transporter ses pénates à quelque point indéfini de l’infini.Pourquoi n’’éprouverait-elle pas, comme nos femmes, le besoin de déplacer ses horizons, de subir l’attraction d’autres soleils moins blonds, plus gais lurons, de modifier son esthétique et, pour cela, mettre tout sans dessus dessous, changer le lit des rivières, mettre des montagnes dans les lacs ët percher ces derniers au sommet des collines faire du chaos' pour rétablir l’ordre.Un peu de vu.iété et de variation est nécessaire lux planètes comme aux hommes.Un bonheur trop long, trop sûr, finit par donner sur les nerfs, une félicité, telle qu’ordonnée par un mouvement d’horlogerie et que le désir n’appelle pas, est lettre morte, des enlacements à heures fixes, des trémoussements réglés sur le mouvement de l’ombre, deviennent comme la menace d’une épée suspendue à un cheveu sur votre tête, une hantise affolante.Combien de pauvres créatures, dont le sort serait semblable à celui de la terre, trépigneraient, grinceraient des dents, éeumeraient et feraient des crises à tout casser ! Si elle s’épanouit la bonne terre, c’est sous l’influence du soleil; si elle rit, c’est .parce qu’il est de bonne humeur; si elle semble danser, toute vibrante de plaisir, c’est qu’il joue des airs sur les cordes d’or de son violon.Elle est toute trempée de ses larmes à lui.Comment ne pas maudire la chaîne flui-dique qui la tient rivée à ce maître dont la volonté méduse la sienne, qui noie sa personnalité sombre-mais réelle, dans son éternelle lumière?Elle aimerait peut-être mieux crouler dans le vide, que d’être soutenue dans 1 ’'espace par cette force puissante et supérieure'qui lui donne la vie et la boit ensuite; qui aime son reflet en elle.Un bambin expliquait à sa manière le tremblement de terre: “C’est tewt ben que le petit Jésus a voulu jouer au moine avee la terre et qu’il a cassé sa corde.’’ Tout de même, nous n’avons pas à nous plaindre du dernier tremblement de terre, assez bénin en somme, à part cette église qu ’il a démoli, ce nez rose de gamin écrabouillé par la chute d’une statue de la vierge placée sur une tablette au-dessus de sou berceau, ces quelques carafes de whiskey cachées sous les ravalements des greniers.Autre chose fut le tremblement de terre survenu dans l’Amérique du Nord, en février 1663 et dont le père Lalemant et Marie de l'Incarnation nous donnent des descriptions à faire dresser des cheveux sur la boule luisante d’une rampe d’escalier : ‘ ‘ Des serpents embrasés, écrit le bon père à ses frères du vieux monde s’enlaçaient les uns .dans les autres, en forme de caducée et volaient par le milieu des airs, portés sur des ailes de feu.Nous avons vu sur Québec un grand globe de flammes qui faisait un assez beau jour pendant la nuit, si les étincelles qu’il dardaient de toutes parts n’eussent mêlé de frayeur le plaisir qu ’on prenait à le voir.Ce même météore apparut sur Montréal; mais il semblait sortir du sein de la lune avee un bruit qui égale celui des .canons et des tonnerres, et s’étant promené trois lieues en l’air rut se perdre derrière les grosses montagnes dont cette ile porte le nom.“Mais ce qui apparut le plus extraordinaire est l’apparition de trois soleils.Ce fut un beau jour de l’hiver dernier que sur les huit heures du matin une vapeur légère presqu’imperceptible s’éleva de notre grand fleuve et étant frappée par les premiers rayons dû soleil, devenait transparente de telle sorte, néanmoins qu’elle avait assez de coips pour soutenir les deux images que cet astre peignait dessus.Ces trois soleils étaient presqu ’en ligne droite, éloignés de quelques toises les uns des autres, selon l’apparence; le vrai tenant le milieu et ayant les deux autres à ses côtés.Tous trois étaient courtines d’un arc-en-ciel tantôt paraissant avec les couleurs de l’iris puis, après, d’un blanc lumineux, comme si au dessous, tout proche il y eut une lumière excessivement forte.’’ A beau mentir qui vient de loin, dirait un loustic.Pieux mens'vnge assurément puisqu’il avait eu pour but de faire ren trer en eux-mêmes les, pêcheurs du temps.Le Mardi-Gras ne se passait ; as alors sans quelques formidables cuites, il fallait fortement impressionner les esprits pour Le Chômage et l’Immigration Le député travailliste Woodsworth a présenté à la Chambre des Communes, cette semaine, une résolution traitant de ces deux sujets, elle se lit comme suit: “La Chambre est d’avis que si aim émigrant est incapable de trouver de l’emploi dans les deux ans qui suivent son arrivée au Canada, le gouvernement fédéral doit alors prendre la responsabilité de son entretien’’, A l’appui de sa résolution, le député Woodsworth a déclaré qu’il lui semblait raisonnable que les ministères de l’immigration et de la colonisation devraient ne former qu ’un seul département et travailler en plus étroite collaboration.Les rapports, établissent dit-il, qu’il y a trop d’ouvriers sur le marehé ài l’heure actuelle, en Canada, tandis que le ministère de l’immigration dirige tous ses efforts pour amener au pays autant d’immigrants que possible.D’Halifax à Vancouver, toutes les villes se plaignent du chômage.Si les nouveaux venus trouvent de l’emploi, il est évident que les anciens résidents en souffriront.Au cours d’une récente conférence qui a eu lieu à Ottawa, entre les gouvernements provinciaux,'diverses municipalités et le fédéral, on a constaté que le nombre des sans-travail est considérable.On y a déclaré que la situation est aggravée du fait que le gouvernement recrute des immigrants chaque année.La recommendation qui a été présentée à ce sujet est que toute mesure d’immigration devrait être suspendue jusqu’à ce qu’il y ait du travail pour tout le monde.Winnipeg et d’autres villes ont payé de grosses sommes pour faire vivre les nouveaux venus.Bientôt l’Angleterre apprendra ce qui se passe au Canada et tous les bons effets de la propagande du ministère de l’immigration seront ainsi détruits.M.Woodsworth a déployé devant la chambre un placard affiché en Angleterre où l’on peut lire: “Pourquoi payer loyer au lieu de posséder votre ferme?’’ M Woodsworth déclare que bien des immigrants ne possèdent pas leurs fermes et telles annonces sont tendancieuses et trompeuses.-: o:- LES TALONS ROUGES La presse fait grand cas de ce temps-ci du eonflit survenu entre patrons et mineurs de Sydney, Nouvelle-Ecosse.Le fait est qu’il illustre d’une façon typique la mentalité de certains capitalistes non assagis par les bouleversements sociaux.M.J.E.McLurg, vice-président de la British Empire Steel Corporation, a montré ses talons rouges.Répondant au correspondant de la Presse Canadienne, il a tenu ee discours provocateur: “Quel- qu’un doit suer du sang., et ee quelqu’un ce n’est pas nous (la compagnie).Nous faisons de notre mieux pour maintenir les mines et nous avons l’intention d’agir ainsi aussi longtemps que nous le pourrons.Mais nous ne le pourrons- pas toujours.Si des gens ne pensent qu ’à rester les bras croisés pendant que Rome brûle, ce n ’est pas nous.La situation est maintenant entre les mains des Mineurs syndiqués ou du gouvernement provincial.’ ’ Ce qu ’il y a d’humain dans ces paroles est microscopique.Elles indiquent jusqu’à quel point on envisage la classe travailleuse comme une masse d’ilotes, bonne tout au plus à suer sou sang au bénéfice des privilégiés de la fortune.Elles.montrent au jour dans sa mesquinerie et son égoïsme de riches le mépris dont on abreuve les bons, les honnêtes, les humbles ouvriers.C’est ainsi — supposition plausible — que les tyrans avaient l’habitude de parler à leurs esclaves.L’or! Dès qu’on le possède a-t-on encore du cœur?— Le Courrier Fédéral.L’Apprentissage L’Union typographique internationale.— Ce que fait, à Montréal, l’Union typographique Jacques-U tier.— Dans la charpente.— Chez les pressiers.— A l’Ecole technique.opérer des conversions.Car l’heure était déjà/ passée où la colonie avait ces moeurs patriarcales si justement vantées dans nos histoires.Elle ne s’endormait déjà plus le soir au chant des saints cantiques, comme l’écrit Marie, de l’Incarnation.“Il y a en ce pays, des Français, si misérables et si peu touchés de la erainte de Dieu, qu ’ils perdent tous nos nouveaux chrétiens en leur donnant des boissons si violentes, comme des vins et de l’eau-de-vie pour tirer d’eux des peaux de castors.Ces boissons perdent tous ces pauvres gens, les hommes, les femmes,, les garçons, car chacun est maître dans sa cabane quand il s’agit de manger et de boire; ils sont'pris tout aussitôt et deviennent fu-rieux.Ils courent avec des armes dans les rues de Québec; et de jour et de nuit, sans que personne les en puisse empêcher.Il s’en suit des meurtres et des brutalités monstrueuses ©t inouies.” Comment ne pas tirer profit Su sinistre en faveur des âmes?Pour ces simples, ces soubresauts de l’écorce terrestre, soumise à des tensions intérieures, à des influences extérieures qui provoquent des ruptures d’équilibre, ne pouvaient provenir que de la colère de Dieu.Lés plissements du sol correspondaient au froncement des sourcils du Créateur, le battement des artères du monde, provenait de la répercussion du courroux divin, et ne pouvaient avoir de cause naturelle.Aucune histoire de l’Amérique, aucun récit des voyageurs et des explorateu.s du temps, ne font mention des caractéristiques du cataclysme, pas plus que du passage de la Mer Rouge ou du déluge.Il nous importe peu que nos chroniqueurs aient “tiré sur la babiebe’’, nous cueillons les pépites de vérité archéologiques qui se trouvent 'dans leurs écrits.Des mythes et des légendes, on peut tirer profit pour l’histoire et la science : ’ ‘ Mentez ou écrivez, il en restera toujours quelque chose! ” JULIEN SAINT-MICHEL La jeunesse n’a et ne peut avoir d'autre rOle que de préparer celui qu'elle jouera quand elle sera, non plus la jeunesse, mais l’âge mur ou même la vieillesse.LUCIEN ROMIER.L’Union typographique international Un nouveau cours des arts de l’imprimerie par correspondance, sous la direction d’un bureau d’éducation récemment organisé par l’Union typographique internationale, a été ouvert le 1er janvier, Indianapolis, Indiana, d’après M.James M.Lynch, président de l’Union, qui a déclaré ce qui suit: “L’énergie et les ressources de l’Union vont être consacrées à étendre aussi rapidement que possible le travail du bureau d’éducation.Le conseil exécutif récemment installé regarde l’entraînement des apprentis comme étant d’une importance vitale.Les institutions protectives et de secours mutuel de l’Union typographiqie internationale, telles que le Refuge des imprimeurs de l’Union à Colorado Springs, Colo., l’indemnité de décès et les pensions de vieillesse, ont beaucoup aidé à renforcer l’organisation, mais le bien-être à venir de l’Union, le relèvement du métier reposent sur une instruction solide des générations futures d’imprimeurs.Les employeurs ne sont pas opposés à payer de bons salaires aux bons imprimeurs, mais ils se plaignent du paiement de bons salaires à des employés incompétents.La même chose s’applique à tous les autres métiers.C’est notre ambition d’ouvrir la voie aux autres métiers dans ce problème d’éducation.” D’après les statuts de l’Union typographique, le cours d’imprimerie est obligatoire pour les apprentis.Ils sont requis de commencer leur travail éducationnel dans la troisième de leurs cinq années d’apprentissage et le travail doit être complété avant qu’ils soient admis à faire partie de l’Union.Le nouveau bureau fournira des méthodes adéquates de contrôle du progrès de chaque apprenti dans ses études et de constater s’il a profité de ses études.Outre les opérations purement techniques du métier d’imprimeur, le cours comprendra l’enseignement de l’anglais, de la ponctuation, de l’art dans ses rapports avee l’imprimerie, et de la composition des annonces.Il sera permis aux élèves de choisir des sujets qui ne sont pas inclus dans le cours fondamental.Des questions servant d’épreuve dans l’examen des apprentis par les comités locaux seront fournies par le bureau.L’oeuvre de l’Union typographique Jacques-Cartier No 145.Suivant sa politique ordinaire, l’Union typographique Jacques-Cartier, qui a toujours cherché à promouvoir l’art typographique au sein de ses membres, non seulement pour leur bien, mais aussi pour la satisfaction de leurs patrons, peut s’enorgueillir aujourd’hui, d’avoir, une fois encore, montré le chemin à suivre, en ce qui regarde le problème de l’éducation professionnelle des apprentis de langue française dans la ville de Montréal.Se servant de ses seules ressources, et eans faire appel à personne, elle a institué, en septembre dernier, un cours théorique où ses apprentis reçoivent un enseignement typographique qui leur permettra — une fois ce cours complété — de figurer en bonne place parmi les compagnons.Nous savons de source autorisée que ses efforts ont été particulièrement remarqués aux quartiers généraux, à Indianapolis, et que l’Union typographique internationale, intéressée au plus haut degré par cette expérience, a l’intention de fournir à l’union locale les moyens d’en faire bénéficier tous les apprentis de langue française, non seulement de la province de Québec, mais probablement de tous les centres français de la Nouvelle-Ang) erre où un grand nombre de nos Canadiens sont occupés dans les journaux ou périodiques publiés dans notre langue.Dans la charpente.Dans les métiers de la construction, depuis une couple d’années, les patrons et les ouvriers ont eu plusieurs conférences dans lesquelles ils ont étudié le problème de l’apprentissage, les responsabilités de chaque partie pour son abandon graduel, et surtout les moyens à prendre pour inaugurer une politique qui assurera à l’industrie les ouvriers dont elle a besoin.Cependant, nous ne pouvons pas encore donner les grandes lignes du projet adopté, pour la simple raison que les intéressés n’en sont pas encore venus à une entente définitive.Nous pouvons toutefois certifier que le mouvement est en branle.Lorsqu’il y a de l’ombrage, on peut en déduire qu’il y a de la lumière.La question étant agitée dans les unions ouvrières et au sein des associations de patrons, il est certain qu’avant peu la question de l’apprentissage entrera dans une nouvelle phase.En passant, nous devons signaler que la Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers d’Amérique, taut dans son journal officiel, The Carpenter, que dans le journal des unions loeales de cette organisation dans la province de Québec, Le Charpentier-Menuisier, donne tous les mois d’intéressants cours de trait, cours d’équerre, cours de tracé, donnant la solution la plus pratique aux problèmes que rencontre tous les jours le menuisier qui est appelé à travailler sur les divers chantiers.Ces cours sont donnés par des experts en la matière.Des mesures sont étudiées présentement par les unions locales de Montréal pour donner à ees cours une extension plus en rapport avee les besoins de l’industrie.Chez les pressiers.A la suite de négociations et d’un arbitrage, un accord a été récemment conclu entre l’Association des éditeurs de la ville de New-York et l’Union internationale des pressiers et assistants de l’Amérique du Nord, ainsi que sa filiale de New-York; cet accord contient, entre autres choses, la disposition suivante relativement à l’entraînement des apprentis: ‘ ‘ Les apprentis seront choisis par l’employeur par l’intermédiaire de son contremaître et peuvent, en tout temps, à la discrétion de l’employeur, être mis à l'ouvrage dans n’importe quelle tâche dans la chambre des presses.Chaque atelier aura un apprenti pour six compagnons ou une fraction de plus de la moitié de ce nombre, et il devra y avoir au moins un apprenti pour dix compagnons ou une fraction de plus de la moitié de ce nombre, et autant de “flyboys” et autant de messagers, choisis par l’employeur, que chaque atelier en désirera.Les candidats à l’apprentissage doivent être âgés d’au moins 19 ans, jouir d’une bonne réputation et d’une bonne santé physique, doivent posséder une instruction d’école commune, et doivent indiquer dans leur demande les noms de deux personnes, autres que leurs parents, capables de donner des références relativement à leur qualification.” “L’employeur donnera aux apprentis toute chance possible de se rendre maître du travail d’un compagnon que le contremaître jugera compatible avee l’administration efficace de la chambre des presses.Dans ce but, si l’Union est incapable de fournir le nombre requis de compagnons pour un ou plusieurs jours ou nuits complets, ou 8i un compagnon s’absente temporairement de son poste dans le cours de la journée ou de la nuit, le contremaître donnera à un apprenti une chance d’apprendre le travail de cette position.Quand il sera ainsi employé temporairement pendant un ou plusieurs jours ou nuits complets, l’apprenti recevra le salaire de jour ou de nuit qui aurait été payé au compagnon.Le contremaître divisera les chances d’apprendre le métier entre tous les apprentis employés dans la chambre selon son jugement, et, comme ci-dessus, ou de temps è autre, s’il le juge à propos, il assignera aux apprentis du travail de presse, mais il ne devra en aucun cas être fait une assignation entraînant, directement ou indirectement, une augmentation du nombre des compagnons et des apprentis.” .A l’Ecole technique.D’autre part, il estannoncé officiellement que le gouvernement provincial ouvrira un cours de typographie, en septembre prochain, à l’Ecole technique de Montréal.Le comité qui doit s’occuper de l’élaboration du projet et de sa mise a exécution est nommé depuis quelque temps déjà et le travail est relativement avancé.Cette école sera conduite sous le régime de la coopération.Les apprentis travailleront mi-temps à l’atelier et mi-temps à l’école, d’après les propositions faites jusqu’à présent.Les aspirants typographes qui suivront ces cours devront avoir complété la huitième année du cours primaire, et être des apprentis bona fide d’une imprimerie.* * * Nous ne pouvons qu’applaudir de tout coeur, en tant que journal ouvrier, à cette campagne en faveur d’un apprentissage mieux conduit et mieux raisonné dans quelque métier que ce soit.Une grande part de son succès futur repose cependant sur la bonne volonté de ceux qui ont.ou croient avoir terminé leur apprentissage (ce qui n’est pas la même chose).Du jour où le compagnon aura mieux eompris que ceux qui, dans l’avenir, sont appelés à payer la pension de ses vieux jours, son admission au sanatorium, voire même les bénéfices mortuaires à ses ayants-droit, sont justement les apprentis d’aujourd’hui, un grand pas, croyons-nous, aura été accompli vers la solution du problème de l’apprentissage, en faisant disparaître cette sorte de jalousie, trop souvent rencontrée, qui fait considérer l’apprenti (par certains compagnons) comme un concurrent futur et à redouter.L’apprenti, dans notre atelier, c’est l’enfant dans notre foyer; et il doit être considéré comme tel.Au point de vue ouvrier, il est notre héritier; il sera peut-être notre supérieur plus tard et nous aurons toute raison d’en être fier.Le père n’est-il pas orgueilleux de voir son fils le dépasser.soit en grandeur.soit en sagesse?Que les unions ouvrières int -nationales continuent le bon mouvement commencé et nous aurons le droit d’être fiers d’en faire partie.Nous n’avons pas l’intention de rechercher les raisons qui ont engendré la négligence, et, dans certains cas même, l’abandon de l’apprentissage.Dans ce siècle de l’électricité et de la vitesse, les ouvriers et les patrons (on ne saurait dire lesquels sont les plus responsables) ont contracté une aversion inexplicable de l’apprentissage.Tout ce qu’il fallait, c’était, pour les ouvriers, d’arriver à toucher un salaire élevé aussitôt qu ’ils pouvaient se livrer au travail; pour les patrons, il s’agissait de faire rendre à l’ouvrier le plus pour le salaire qu’il payait.La conséquence a été que l’ap-prentiséage est devenu une chose presque inconnue. SAMEDI, 28 MARS 1925 — MONTREAL SATURDAY, MARCH 28, 1925 asxuææm% ASSEMBLEE A MAISONNEUVE Une grande assemblée a été tenue à la salle Buffalo, à’ Maisonneuve.Cette ; assemblée est la première d’une série que doit donner le Conseil des Métiers de Mont réal.M John T.Poster, président du Conseil des Métiers, était, au fauteuil.La nombreuse assemblée a été très attentive aux diseours des différents orateurs qui adressèrent la parole.Le président, M.J.T.Foster, en quelques mots, fit aux ouvriers présents l’historique du mouvement ouvrier; il encouragea les ouvriers à joindre les rangs de leur propre union.M.E.Alarie parla, en français, dans le, même sens que le président du conseil.L’oiateur suivant, M.John Noble, organisateur des Electriciens, était aussi satisfait de voir l’intérêt que les ouvriers de Maisonneuve prennent de leurs intérêts particuliers et il fit un appel aux électriciens et autres travailleurs pour grossir les rangs du travail organisé dans Montréal.M.Arthur Martel, organisateur des employés d’hôtelset de restaurants, adressa également la parole en français* et fut comme toujours, très éloquent.Il fit un appel à tous les travailleurs qui ont l’occasion de rencontrer les employés d’hôtels de leur démontrer que l’organisation dans un métier est une bonne chose, mais ce qu’il faut surtout c’est la coopération entre tous les métiers.M James Marsh, organisateur de la Fraternité des charpentiers d’Amérique, démontra lui aussi, aux ouvriers, la nécessité de l’organisation et plus de coopération entre les divers métiers.M.James Marsh fut suivi h la tribune par M.Narcisse Arcand qui, en français, démontra l’avantage qu’il y avait pour tous' les charpentiers à être bien organisés afin de maintenir les conditions du métier à leur juste valeur.M.H.A.Spence, agent d’affaires ae l’union des Machinistes, fit une revue de la présente situation, il parla du chômage, de , ses causes et de ses effets.Le seHl remède à cette état de chose dit-il, c’est l’organisation.L’orateur suivant fut M.John Merrigan, organisateur de l’union des Chaudronniers, qui, dans un bref exposé, met les ouvriers en garde contre ce qui doit leur arriver s’ils ne s’organisent pas.M.Alcée Bastien, organisateur de la Fédération Américaine du Travail, fit lui aussi une revue de la situation qui existe.U conseille aux ouvriers de s’organiser 'solidement et offre ses services à toute organisation qui en aurait besoin Le président, en quelques mots, remercia l’assistance et exprima le désir que cette assemblée devrait porter des fruits.Il prie les ouvriers présents de dire aux absents qu 'ils avaient beaucoup perdu en ne venant pas à cette assemblée.Remarqué dans l’assistance: MM.George Duval, président de la ligue de l’étiquette; L.Desjarlais, local 145 des Typographes; J.A.Gagnon, des Ebenistes; Pierre Lefèvre et H.Henry, des Charpentiers; A.Gariépy, organisateur de l’union internationale des Cigariers; R.Lynch, R.Ger-vais, Louis Gonthier, E.Toussaint, R.Lynch et autres * * * CONSEIL CONJOINT DES CORDONNIERS Le conseil conjoint des cordonniers a tenu une importante assemblée mardi soir, sous la présidence de M.Lionel Thibeault.Les représentants de tous les locaux étaient à leur poste.Rapport est fait par les délégués sur le travail de préparation du grand euchre du 18 avril, les prix sont nombreux et riches et l’activité la plus grande existe parmi les cordonniers.Il a été décidé d’écrire1 à toutes les unions les invitant iy ce grand euchre.Un rapport de l’agent d’affaires qui a fait fun grand plaisir aux membres présents a été l’annonce que dans quelques jours leur nouvelle salle située au 729, Ste-Oatherine est, serait terminée.Cette salle de réunion qui est très bien située, promet d’êtie une des plus belles salles de réunion de la ville.Après quelques questions de régie interne l’assemblée s’ajourna.* * * CORDONNIERS MACHINISTES Mercredi dernier était soir d’élection chez les Cordonniers local 266.M.Charles Brouillette était au fauteuil.Après les affaires de routine qui furent vivement expédiées, le comité du Euchre et Bal fit son rapport : et annonça que les prix vont être riches et très nombreux et que le 18 avril va être une date inoubliable pour les cordonniers et les amis qui leur prêteront leur concours.Elections des officiers Président, M.Charles Brouillette, réélu par acclamation, 2e terme ; Vice-président, E.Côté, réélu par acclamation ; secrétaire correspondant, Noël Poirier, réélu par acclamation, 4e terme; trésorier, Charles McKercher, réélu par acclamation, pour le 14e terme.L’exécutif a aussi été élu par acclamation.Après les discours d’usage l’assemblée fut ajournée à mercredi prochain, le 1er avril.ASSOCIATION CULINAIRE La dernière assemblée du local 440 eut lieu le 25 courant, au No 26-a McGill College Avenue.M.Lavallée était au fauteuil, assisté de MM.Callam et Van Houtte.Après quelques affaires dé rou tine l’on procéda à la nomination des dé légués à la convention.MM.H.Lahaie et A.Van Houtte furent déclarés élus avec M.D.Didier comme substitut.L’agent d’affaires fit un rapport de son travail: l’organisation fait des progrès très sensibles ; deux grandes assemblées dtr propagande vont être tenues pour les filles de tables.Le Monde Ouvrier tiendra ses lecteurs au courant de ces assemblées, toutes deux sous les auspices des unions conjointes 440 et 315 * * * EMPLOYES D’HOTELSy - ET DE RESTAURANTS A la séance du loeal 315 des employés d’Hôtels et de Restaurants, tenue mardi dernier, M.Isaac était au fauteuil.MM.Martel et Didier firent rapport de leur travail qui est dés plus encourageants, le recrutement des membres va bien et le confrère Martel, qui conduit cette campagne d’organisation est satisfait du travail accompli, jusqu’à date.Un appel est fait aux filles de tables et autres qui travaillent dans les hôtels et restaurants de se joindre au local, afin que tous, en général puissent obtenir des ' meilleures conditions de travail.M.Chanes McKer-eher; agent d’affaires des cordonniers, qui était présent à cette assemblée a été prié par le président d’adresser la parole, il le fit avec plaisir, et en quelques paroles sut intéresser les employés d’Hôtels et de Restaurants à la marque syndicale des cordonniers.Tous, unanimement, ont fait promesse qu ’à l’avenir ils donneraient leur préférence aux chaussures portant l’étiquette de l’union.M.McKercher termina en faisant un appel aux employés d’Hôtels et de Restaurants leur demandant d’être présents au grand euchre et bal qui sera donné le 18 avril à la Palestre du National.Séance tenante le local 315 fit la demande de 100 billets.MM.Lionel Thibeault, président du Conseil conjoint des Cordonniers et Jos.Pelletier de l’union des Relieurs étaient aussi présents à cette assemblée.* * * CHEZ LES BOULANGERS Samedi dernier, le local 55 des boulangers, tenait son assemblée régulière au 417, rue Ontario.M.C.E.Godin, président occupait le fauteuil et M.J.N.Gau vin agissait comme secrétaire-trésorier.L’assistance était nombreuse et la situation de l’organisation est des plus satisfaisante.Tous les membres du local 55 de cette union ont du travail.Une grande as- bouton de leur union, si leurs conditions!86™1^ sera ^nue 16 4 avril> f 417> 0n' tario.Elle est ouverte a tous les boulan- Une Perte sensible pour les ouvriers Le club ouvrier Maisonneuve vient de perdre son président dans la personne de feu M.Alfred Girard.Cette mort surve ,ue presque subitement, samedi dernier, a jeté la consternation parmi les membres dudub ouvrier Maisonneuve ainsi que le parti ouvrier en général.M.Alfred Girard était âgé de 45 ans, cordonnier de son métier, et depuis quelques temps, re présentant de la Montréal Life Insurance tCompany.Le défunt était aussi président du comité de l’exécutif du conseil du district de Montréal du Parti ouvrier.Bon épouse et sept enfants lui survivent.Nous offrons nos plus sincères sympathies à la famille si cruellement éprouvée par la perte de son chef.Les funérailles ont eu lieu mardi dernier, un grand nombre de parents et d’admirateurs du disparu l’ont reconduit à l’église.Remarqué à la suite du convoi funèbre: Ses fils et deux frères; MM.Oscar Lalonde, échevin du quartier ; Georges Lalancette, échevin ; Son honneur, M.Charles Duquette, Maire de Montréal; M.E.Alarie, président du Parti Ouvrier; Joseph Pelletier, du Parti Ouvrier; W.Tremblay, du club ouvrier Maisonneuve; O Proulx, J.E.Vigeant ainsi que les représentants de la Montreal Life Insurance Co.LIGUE DE L’ETIQUETTE Les quelques réflexions suivantes nous sont communiquées par le secrétaire de la ligue de l’étiquette: “Nous entendions, l’autre jour, quel-qu ’un qui semblait se formaliser de l’insistance que nous mettions prêcher aux ouvriers et aux autres la nécessité de demander partout et toujours l’étiquette de l’union sur les produits que nous achetons.L’on nous accusait même de favoritisme pour certains produits, oubliant les produits de nos autres confrères.De tels arguments nous viennent plus souvent de la part de nos adversaires que de la part de nos amis, mais ils dénotent toute une éducation à faire chez une certain classe.La marque -syndicale, que tous ne peuvent avoir, représente des conditions de travail et un salaire équitable pour certains de nos confrères; voilà déjà un motif suffisant de s’y intéresser.Plus vous aurez d’ouvriers satisfaits de leur sort dans un métier, plus le mouvement ouvrier en général en bénéficiera.Habituez quelqu’un à rechercher partout l’étiquette et bientôt il s’intéressera au sort de tous ceux qu’il fréquente.Il voudra savoir si tel et tel porte une carte de travail ou un LE RETOUR A LA TERRE Rendons Gaies nos Paroisses rurales L’instruction à la portée de tous.— Mortalité infantile et la colonisation.— Gardons nos petits.— Leur défense et nos devoirs.— Instruire en amusant.‘EMPARONS NOUS DU SOL” de travail sont raisonnables; en un mot vous en ferez un véritable unioniste, c ’est à dire un être qui n ’est pas mu en ce monde que par l’égoïsme, mais qui pense au sort des autres aussi bien qu’au sien propre.Rallions-nous à l’étiquette et de» mandons-le partout et toujours.’ ’ *• * * GREVE CHEZ LES CIGARIERS Mardi dernier les employés de la manufacture de cigares Piette & frère, abandonnaient leur travail en signe de protestation contre une réduction de salaires.Le salaire des Cigariers, qui était petit, a été réduit de $1.00 du mille cigares, dans le cours du mois de janvier.Il y a quelques jours, les cigares faits dans cette fabrique ont été augmenté de grosseur et de longeur et ceci toujours à prix réduit.Un comité a été entrevoir les patrons et tout terrain d’entente a été réfu sé par ces messieurs, disant que leur décision était finale et que si leurs employés n ’étaient pas satisfaits ils n ’avaient qu ’à partir, c’est ce que firent avec un ensemble parfait les employés de cette fabrique qui étaient tous des membres de l’union des cigariers internationale local 58 de Montréal.Donnez Votre appui aux cigariers en fumant les cigares dont la boîte porte l’étiquette bleue de leur union.* * * CHEZ LES CHARPENTIERS Local 12444 Une grande assemblée du local 1244 des Charpentiers, fut tenue samedi dernier, M.J.Shears occupait le fauteuil assisté des officiers suivants: M.Marsh, organisateur général et E.Toussaint étaient présents.Bon nombre de nouveaux membres furent initiés et plusieurs applications sont sur la table pour la prochaine assemblée.Local 1558 Le loeal 1558 des Charpentiers, tenait dernièrement une assemblée à la salle La-fortune.M.J.Ghamberland présidait et le recrutement dans ce local, coniine dans tous les locaux des charpentiers va bien et les perspectives sont des plus encourageantes.Les locaux rivalisent entre eux de zèle dans la présente campagne d’organisation.gers qui veulent améliorer leur conditions de travail.Des orateurs bien connus du mouvement ouvrier adresseront la parole à- cette occasion.Que tous les boulangers soient présents le 4 avril, car il y va de leurs intérêts.* * * SOCIETE MUTUELLE DE SECOURS Une société de secours mutuel va être instituée bientôt par le local 440 de Pas-hociation culinaire.Cette société a pour but d’aider aux membres du local et à leur famille; leur aviseur légal a été prié de faire tout le travail nécessaire pour l’obtention d’une charte provinciale à cet effet et faire rapport à la prochaine assemblée qui auralieu le 8 avril, à 8 heures p.m., à la salle de l’Avenue McGill College.ACCIDENTS DU TRAVAIL DANS LE MANITOBA Le comité spécial nommé par le gouver nement du Manitoba l’année dernière pour étudier la question de la réparation des accidents du travail en vue de stabiliser la législation portant sur ce sujet a terminé ses travaux vers la fin de janvier.Le comité n’en était alors arrivé à aucune conclusion au sujet des principaux points de divergence entre les employeurs et les employés.Ce deadlock existait encore quand le comité a terminé ses travaux.Il s’était entendu sur certains amendements d’importance mineure, concernant surtout une administration plus coulante de la loi.Il a aussi été unanime à recommander une réduction du minimum hebdomadaire de l’indemnité de $15 à $12.50, avec une échelle mobile de l’indemnité aux enfants et dépendants, comme dans l’Alberta.Les membres du comité, cependant ont continué à être divisés sur les propostions des employés demandant une augmentation substantielle des taux de l’indemnité et des dispositions rétroactives, et sur la réduction des taux et le paiement des soins médicaux demandés par les employeurs.Il est entendu que le rapport soumis à la législature exposera les demandes faites par les deux parties intéressées, sans faire de propositions collectives à titre de eompro- L’Honorable L.A.David, disait un jour, à Saint-Jérome, avec l’éloquence, qu ’on lui connaît : ‘ ‘ Comment éveiller chez nous eette fierté de nos forces et qui nous portera à les conserver jalousement?Comment perpétuer l’orgueil d’être un peuple privilégié chez qui l’ambition des femmes est d’être mères?Comment assurer à notre coin de terre, partie aimée de la patrie canadienne, la puissance de notre vitalité?“N’est-ce pas en déchirant les voiles du préjugé, d’une fausse crainte et d’un amour-propre honteux, qui empêchent encore la claire vision de la réalité?Elle ne laisse pas d’être inquiétante, inutile de nous le cacher, car l’heure est grave dans la vie d’un petit peuple comme le nôtre, quand celui-ci ne sait plus ménager ses forces nouvelles.‘ ‘ Devant le spectacle de petites vies sacrifiées, qui ne se sentira le courage d’aller aux causes, et de s’employer de toutes ses forces à les abolir.Ceux que le public consent à suivre se doivent de vaincre les préjugés en cette matière,"et d’accomplir vigoureusement l’oeuvre admirable qu’on attend d’eux.“Le gouvernement, certes, est dédié à cette oeüvre.Mais le gouvernement seul, je le dis sans hésitation, ne peut l’accomplir.“L’oeuvre en vaut la peine de tâcher à faire naître chez les indiviuus le souci de l’intérêt général, opposé à un individualisme dangereux et égoïste, en suscitant dans les collectivités, la réalisation de la nécessité - d’une réhabilitation physique qui nous permettra de déjouer tous les calculs, de calmer même les appréhensions qu’une mortalité infantile aussi forte ne peut que provoquer dans l’esprit de ceux que l’avenir indéchiffrable, préoccupe.“Je me garde, messieurs, -de vous laisser sans un mot d’espoir, et sans vous montrer aussi un effort qui n ’a pas été vain.Si les villes offrent le spectacle pitoyable d’une mortalité infantile excessive, il n ’en est pas moins vrai qu ’elle ÿ est aujourd’hui inférieure à ce qu’elle y était il y a quelques années, et l’éminent orateur cite des chiffres concluants, puis il ajoute : ‘ ‘ L’oeuvre d’un gouvernement ne consiste pas seulement à développer la richesse qui lui est confiée, mais surtout à la conserver.Aussi, j ’affirme que le gouvernement ne reculera devant aucun sacri fice pour empêcher le sacrifice des vies! Qu’il s’attachera davantage à rechercher la solution du problème de la mortalité infantile et de la tuberculose.“ S’il est vrai — et c ’est vrai — que Québec est moralement et politiquement, the sanest spot in the world, il faut que demain, cela ne fasse plus de doute même au point de vue physique.’ ’ * * * La colonisation et l’agriculture sont à la base de notre expansion nationale, avons-nous -dit très souvent, ni l’une ni l’autre, ne peuvent se désintéresser de la I C ’est à 1 ’elite intellectuelle de notre province de combiner im champ d’action, d’élaborer un programme apte à rencontrer les besoins de l’heure présente.Rendons gaies nos campagnes et nos villages, organisons la défense des berceaux par tous les moyens, surtout dans les villes, diffusons les facilités d’instruction et d’éducation et nous aurons bien mérité de la Patrie.Ceux qui veulent visiter ou se procurer des renseignements sur nos régions de colonisation, pourront se procurer gratuitement le Guide du Colon en s’adressant au Département de la Colonisation, à Québec, ou à Montréal, à M.J.Ed.Robert, au No 82, de la rue St-Antoine.ARMAND DE VAL-JOLI CONDITIONS DU CONCOURS DE LIAISON Comme nous l’avons déjà annoncé, M.l’abbé J.A.Ouellette, directeur des missionnaires colonisateurs, organise conjointement avec le voyage de la Liaison Française un grand concours national ouvert aux Canadiens Français des cinq provinces de l’est et aux Franco-Américain de la Nouvelle Angleterre.Le but est d’éveiller l’attention publique sur les grands problèmes de colonisation et d’aider au travail des missionnaires colonisateurs par des suggestions et des approbations.Voici les conditions du concours; Les travaux ne devront pas dépasser 600 mots et f devront être écrits au elavi-graphe.Ils porteront sur les trois divi-siens suivantes qu ’il s’agira de développer:— 1.a) Que faut-il faire pour conserver les Canadien-français au Canada?(10 points alloués) ; 6) Que faut-il faire pour attacher les cultivateurs à la ferme?(10 points alloués) ; c) Que faut-il faire pour disposer du trop plein qui existe chez nos familles de cultivateurs dans les vieilles paroisses?(10 points alloués).2.Le total de points à gagner est de 30.3.Tout concurrent devra être reconnu comme un Canadien-français vivant et demeurant dans l’une des cinq provinces de l-*est ou un Franco américain vivant et demeurant dans l’un des Etats de la Nouvelle-Angleterre.4.Le concours est ouvert du 14 mars au 14 mai 1925.Les travaux doivent être envoyés avant le 14 mai 1925 à M.l’abbé J.A.Quellette, directeur des missionnaires colonisateurs, 353, rue Craig ouest, Montréal.5.Le concours portant surtout sur des idées, il sera tenu compte du fond plutôt que de la forme.6.Les concurrents dont les travaux seront jugés les meilleurs "par un jury spécial auront le droit de participer à l’excursion de la Liaison Française qui se fera par train spécial du Chemin de fer national du Canada (Départ le 8 juillet) dans la mesure suivante: 1er prix: un voyage Montréal-Vancouver; 2e prix: un voyage Montréal Edmonton ; 3e prix : un voyage Montréal-Winnipeg., Ces prix seront offerts et payés par le solution du problème angoissant dont par; bureau des missionnaires colonisateurs et DEMANDEZ ASK FOR LA BIERE THE POPULAR POPULAIRE BEER MOLSON \ Brassée à Montréal depuis Brewed in Montreal since 139 ANS 139 YEARS i LABOR DIRECTORY MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL — Meets every 1st and 3rd Thursday of each month at Buildiug Trades Hall, 417 Ontario Street East.President, J.T.Foster, 747 Stuart Avenue: Corr.-Secretary, Gus.Francq, 11 St.Paul St.West.X» ¦croixpoi V LE MEILLEUR GIN Fabriqué à Berthierville, Que.sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS: Gros 42 onces - Prix $3.80 Moyens 28 44 - 44 2.55 Petits 10 44 - 44 1.10 The Melchers Gin & Spirits Distillery Co., Limited - Montréal DISTILLERIE À BERTHIERVILLE BCMcicncaiKtl* (¦ niviu cil» MOaratAlVc lait l’Honorable L.A.David, à Saint-Jé rome.Dans un article précédent, nous avons parlé de l’utilité de la création de biblio thèques scolaires pour nos campagnards.Nous avons prôné la diffusion des comités de lecture, de conférences, etc., etc.dans les villes eopime dans les campagnes.Combien ces réunions faciliteront l’éducation pratique des jeunes mères, l’établissement de cliniques, infantiles et nécessaires, la diffusion d’une littérature pratique composée de conseils de toute première utilité, pour la protection des uouveaux-nés?_ Ces réunions aideront les mères, jeuneè et vieilles, à se mieux connaître et à s’entr ’aider pins efficacement.Il faut que nos conseils de paroisse agissent, sans toujours compter sur le gouvernement.Il faut l’effort de tous.Il faut que nos unions ouvrières s’entendent sur ce point.Fleurs de gaieté Rien n’aide à rendre une maison gaie et salubre, comme un entourage propre, gai et avenant.La culture des fleurs et des arbres, crée une atmosphère salubre et riante, tant dans une cour de ville, qu ’à la campagne.Rien de coquet comme une maison de campagne entourée d’arbres et "de fleurs vivaces, que baigne abondamment un clair soleil d’été.C’est l’hiver qu’il faut préparer les travaux du printemps.Les jeunes mères trouvent dans ce paysage charmant, un réconfort, un regain de santé et leur bébé une atmosphère salubre qui leur sied'bien.Au grand air, au lait salubre qui font la santé du bébé, ajoutons de saines distractions èi la mère.Fournissons lui les renseignements scientifiques dont elle a besoin, procurons lui des distractions faciles et sûres, afin qu ’elle ne trouve pas dans la maternité, une cause de deuil, de désillusions, de contrainte et trop souvent d’isolement.Sauver l’enfant est un devoir, distraire la mère et lui rendre ses devoirs agréables’ en est un autre.Education et instruction Si nous voulons que nos Jeunes filles de cultivateurs épousent des fils de cultivateurs et ne recherchent pas l’ouvrier des villes, sachons rendre nos villages plus gais en mettant à leur portée, tout ce qui est de nature à les instruire, tout en les distrayant de leurs durs labeurs.La culture des sports, les coopératives agricoles agissantes, les cercles de lectures, les veillées du bon vieux temps avee danse et chants canadiens, la lecture, le jardinage et la culture d’agrément offrent — entr’autres possibilités — Un champ d’action pour les jeunes filles et les jeunes garçons tout comme pour les jeunes ménages.comprennent le billet de chemin de fer, les lits et les repas durant le voyage.- 7.Les membres du jury seront au nombre de cinq prêtres et de cinq laïques, ils seront choisis dans diverses provinces et seront seuls juges des travaux qui seront publiés.8.Sont exclus du concours les missionnaires colonisateurs du Dominion et toutes les personnes relevant de -leur bureau.9.Chaque travail devra être signé d’un pseudonyme .Une enveloppe cachetée portant sur la face le pseudonyme et à l’intérieur le nom véritable qui lui correspond devra être envoyée en même temps que chaque travail.10.Les missionnaires ¦ demeureront propriétaii'gs7îës manuscrits.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL —To promote tlie interests of the Allied Union Label (which can be had In either the French or English language).— The following organizations comprise Council: —Typographical Union, No.176; Jacques-Cartier Typographical Union, No.145; Printing Pressmen and Assistants’ Union, No.52; Bookbinders' Union, No.91; PhotoEngravers), Union, No.9; Stereotypers and Hlectrotypërs’ Union, No.91; Mailers’ Union, No.39.President, Thomas Black, Vice-President, L.Desjarluls; Recorder, J.J.A.Ricard, A.Remarier, G.Vallières; Auditors: R.Pageau, A.Larcher, G.Bru-nelle.TYPOGRAPHICAL UNION No.116.— Meets every first Saturday at No.248 St.James Street.Thomas Black, President, 858 Wiseman Ave, Outremont; James Philip, Secretry-Treasurer, 248 St.James Street.Buiness hours : 9 a.m.to 5.30 p.m.; Saturday : 9 a.m.to 1 p.m.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER, No.145.— Assemblée le 1er samedi du mois, salle de l’Alliance Nationale.235, rue Beaudry.Président, Jos.uaumier,
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.