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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 5 septembre 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1925-09, Collections de BAnQ.

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Ile Année — No 36 SAMEDI, 5 SEPTEMBRE 1925 — MONTRE AL — SATURDAY, SEPTEMBER 5, 1925 Page 1 * ?* * * * * 4*4* 4*4* 4* * 4* 4* * 4* * * * * * *** 4* * * 4* * 4* if * 4* 4* 4* 4* 4* Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it 4*4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4» 4* 44* 4* 4'4*4‘4,4,4,4,4,'!,4'4,4,4,4,4,4‘4,4,4,4,4,4,4,*4,4,4*4* ïj Jllimfle %\\t ïnlmf (Onwicr mm .j.4‘4'4'4'4‘4‘4'^4'4'4‘4‘4‘4'4‘4'4‘4‘4'4‘4'4'4'4'4'4' 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4» 4* 4* 4* 4* 4* 4* ?4"i,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4* Drink.DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11 rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” Téléphone: Main 1698 —-Le numéro: CINQ SOUS PARTOUT Salut au Travail Lundi prochain, la Fête du Travail sera célébrée avec toute la pompe et les démonstrations qui marquent, depuis près de quarante ans, ce jour mlémorable.Jour consacré à payer un tribut d’hommage et de respect au travail qui ennoblit et qui crée ; jour reconnu comme la fête annuelle de tous ceux qui développent les ressources naturelles; de tous ceux qui édifient les imposants monuments qui sont l’orgueil de nos cités et la gloire de notre siècle ; de tous ceux qui font marcher les roues de l’industrie et du commerce.C’est aussi la fête de tous ceux qui luttent et qui souffrent; de tous ceux qui gagnent leur vie à la sueur de leur front — tel que l’a voulu le Suprême Créateur — qu’ils soient travailleurs de la pensée ou travailleurs manuels.C’est bien souvent aussi le seul jour de l’année où la lutte implacable entre le Capital et le Travail fait une trêve de vingt-quatre heures, quitte à reprendre plus âpre et plus vive le lendemain.Ce devrait être également le jour où les travailleurs montreraient la pleine mesure de leur force, de leur nombre et de leur solidarité.Donnent-ils cette pleine mesure?Il est permis d’en douter.Certes, la parade de la Fête du Travail, sous l’égide du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, est imposante ; certes encore les quelque dix mille membres du Travail Organisé, qui défilent allègrement dans les principales rues de notre métropole, forment une masse imposante qui donne à réfléchir à ceux qui cherchent à les dominer ou à les traiter en parias de la société ; mais combien plus forte serait la crainte de cette force humaine — qui ne connaît pas elle-même sa toute-puissance — combien plus durable et plus salutaire serait l’impression reçue si tous les ouvriers sans exception et sans distinction se faisaient un devoir de manifester en prenant place dans les rangs de cette parade.Malheureusement, il n’en est pas ainsi.Quand on songe qu’à peine vingt-cinq pour cent des membres des unions ouvrières affiliées au Conseil des Métiers et du Travail accomplissent ce devoir et prennent part au défilé, ne réalisant pas que c’est le seul jour de l’année où ils peuvent efficacement faire montre de leur force, que cette force est le meilleur moyen d’inspirer la crainte qui est le commencement de la sagesse.N’est-il pas logique de dire que si au lieu de dix-mille manifestants il y en avait cinquante mille, l’effet serait de beaucoup plus frappant et l’impression plus profonde et plus durable, et que la répercussion de cet effet et de cette impression serait de nature à faciliter les contrats de travail et donnerait à réfléchir à ceux qui détiennent le pouvoir et qui refusent d’accorder ou n’accordent qu’à contre-coeur et bride à bride à la grande masse ouvrière la législation qu’elle réclame._ Si tous les ouvriers secondaient les efforts des dirigeants du Travail Organisé et comprenaient que c’est non seulement dans l’intérêt général mais dans l’intérêt personnel à chacun d’eux de grossir les rangs de cette manifestation, ils seraient stupéfiés des résultats qu’ils en obtien draient.Cette année, plus que jamais peut-être, il est important, nécessaire même, que chacun des cinquante mille membres des unions internationales ou affiliées au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, fasse son devoir en prenant part à la parade, prouvant par là qu’il n’est pas seulement un trade-unioniste de nom, se contentant de payer ses contributions et d’avoir une carte de travail en poche, mais un véritable militant, comprenant que l’effort de tous est indispensable pour assurer le triomphe final.* Comme la force attire la force, il est naturel de croire que le spectacle de cet imposant cortège pourrait être de nature à faire réfléchir ceux qui, par apathie plutôt que par parti-pris, n’ont pas cru bon de rejoindre les unions ouvrières qui, seule, peuvent améliorer leurs conditions de travail, leur faire obtenir un salaire plus rémunérateur et leur permettre de donner à leur famille une plus large part de soleil et une plus grande somnfe de mieux-être.Cela pourrait aussi avoir pour effet de ramener au bercail quelques-uns de nos frères égarés qui — pour des raisons futiles presque toujours — se sont écartés de nos rangs pour former ou rejoindrai d’autres organisations ouvrières qui ne peuvent les protéger efficacement et dont le plus beau rôle et le résultat le plus net jusqu’à présent ont été de diviser la classe ouvrière, de nullifier les efforts et les sacrifices accomplis par le Travail Organisé et de faire le jeu de ceux qui ont tout intérêt à voir la classe ouvrière désunie parce qu’ils en profitent ou vivent de cette division.N’entendons-nous pas dire parfois, dans l’intimité, par des patrons, des politiciens, des hommes de profession, que le jour où la classe ouvrière serait unie elle pourrait dominer le monde ?Pourquoi, si nous comprenons notre intérêt, continuerions-nous à être divisés sous de fallacieux prétextes de nationalisme et de sectiona-lisme; pourquoi permettrions-nous qu’on nous sépare sur le terrain économique par une question de langue ou de religion,^ quand on ne cherche pas à créer cette même division au nom de ces mêmes principes et de cette même doctrine dans les autres classes de la société ; pourquoi exiger des ouvriers ce qu’on n’exige pas des avocats, des médecins, des notaires, des patrons—de toutes les autres classes de la société; pourquoi est-il plus dangereux pour l’âme d’un ouvrier d’appartenir à des syndicats neutres — unions composées de catholiques et de protestants — que cela ne l’est pour un avocat d’être membre d’un Barreau qui n’est ni plus ni moins qu’un syndicat professionnel non seulement neutre mais encore obligatoire, et exclusif?Et la même chose peut se dire des médecins, des notaires et des patrons eux-mêmes.Pourquoi cherche-t-on avec tant d’insistance à nous appliquer une doctrine qu’on se garde bien de mettre en pratique dans les autres groupes de la société ?Tout simplement parce que ceux qui prêchent cette doctrine savent que le jour où la classe ouvrière sera consciente de sa force et de sa puissance, elle exigera ce qu’elle a le droit d’avoir et ce qu’on lui a mesuré si parcimonieusement depuis toujours.Puisse la Fête du Travail de 1925 être l’aube du jour qui verra se terminer la division dans les rangs de la classe ouvrière ; puisse-t-elle servir à resserrer les liens de solidarité qui devraient unir tous les travailleurs.Ce serait un grand pas en avant dans la marche triomphale vers la Société future — faite de liberté, de justice et de bonté.SOCIUS.La Fête du Travail et TEtiquette Le Travail Organisé célébrera cette année la 36e Fête du Travail, et il va sans dire que c’est un fier orgueil pour l’Union des Cigariers d’en avoir été la fondatrice.En ce temps là, les ouvriers cigariers étaient reconnus et considères comme les porte-flambeaux de l’unionisme.De fait, plus d’une centaine d’unions de divers métiers ont été formées et marchent maintenant sur le sentier battu par ces pionniers de ee grand mouvement qui a fait reconnaître les droits des travailleurs, non seulement par les industriels, mais aussi par nos différents gouvernements.Devrait-il y avoir une certaine reconnaissance de la part de cette multitude de travailleurs à l’égard de cette union de vaillants cigariers, qui, aujourd ’hui semble être délaissée.La reconnaissance tant désirée par ceux qui se sont tant dévoués au fien de la grande famille ouvrière qui paradera avec fierté lundi, le septembre dans les rues de la Métropole, consiste en ce que l’étiquette de l’union soit en ce grand jour de réjouissances plus considérée qu’elle ne l’a été jusqu’aujourd’hui.Cette marque syndicale est le don sacré de ces premiers unionistes qui luttèrent sans peur et sans cesse pour que les travailleurs qui devaient suivre fussent mieux équipés pour les luttes futures.Les ennuis que l’union des cigariers supportent avee patience en ce moment, c’est la toute petite semence de l’indifférence des ouvriers organisés à l’égard de l’étiquette bleue quant ils ont l’occasion de se payer le luxe d’un bon cigare.En ce jour de la Fête du Travail prenons la ferme résolution de ne plus être indifférents et négligents.N’oublions jamais cela quant nous achetons un cigare et ensuite l’expérience montrera ce que des explications ne peuvent démontrer.Cet appel est addressé à tous ceux qui sont fiers d’appartenir à une union ouvrière.Ils doivent se souvenir de leur devoir de solidarité à l’égard de l’étiquette bleu de l’union internationale des cigariers d’Amérique.De plus, ils ne peuvent invoquer aucune excuse valable qu’ils ne peuvent se procurer chez les marchands cette marchandise révêtue de l’étiquette de l’union.Il suffit de ne pas avoir honte de ee que nous sommes et être bien résolus de préconiser les principes pour lesquels notre capacité d’achat est notre arme particulière.Donc il est a espérer que l’étiquette bleue recevra plus d’encouragement cette année qu ’elle en a reçu les années passées.BEN DROLET L’Attitude du Maire Censurée L’assemblée régulière du Conseil des Métiers et du Travail fut tenue jeudi dernier et en l’absence du président J.T.Eoster, présentement à la convention du Congrès des Métiers et du Travail qui se tient à Ottawa, le vice-président Geo.Yallières était au fauteuil.La recommandation de l’exécutif du Conseil concernant la plainte faite par les travailleurs en cuir contre les manufacturiers qui feraient faire leur travail par les détenus dans les prisons, fut lue.L’exécutif, dans son rapport sur cette question, déclare que tout eu approuvant qu ’il est de sage politique de donner une occupation quelconque aux détenus de nos prisons, il demande que les produits fabriqués par ces détenus ne soient pas mis sur le marché au préjudice des citoyens libres.La lecture d’une lettre de Son Honneur le maire Charles Duquette, s’excusant de ne pouvoir participer, lundi matin, à la parade annuelle des ouvriers internationaux et donnant comme raison de eette abstention, la promesse faite aux Syndicats catholiques et nationaux, de se joindre à eux pour leur manifestation, a soulevé de bien vives protestations de la part des délégués des unions affiliées au Conseil des Métiers, et l’on a regretté que pour la première fois depuis de longues années, le maire de Montréal ne fasse pas partie du cortège.Ce fut le délégué Lynch qui protesta le premier contre l’attitude du maire Duquette, et se demanda si ce dernier reniait déjà iceux qui, aux dernières élections, eurent foi dans ses promesses et contribuèrent au succès qu’il remporta.M.Alarie dit avoir beaucoup de respect pour ceux qui bénéficieront de la présence du maire, lundi prochain, mais il trouve étrange que le premier magistrat de la cité choisisse, cette année, un autre groupe que celui avee lequel il semblait heureux, par le passé, de célébrer le jour de la Fête du Travail.Plusieurs autres délégués ajoutèrent leur protestations à celles exprimées et une résolution fut adoptée, protestant énergiquement contre l’attitude étrange de Son Honneur lé maire Duquette, envers les ouvriers internationaux.Une autre vive discussion fut aussi soulevée au sujet de la grève des employés de théâtres actuellement en grève.Ce fut le délégué Alarie qui ouvrit la discussion et protesta contre la ligne de conduite suivie par certains propriétaires de théâtres à l’égard des employés faisant partie des unions internationales.Le délégué Alarie fit remarquer que ceux qui travaillent dans les théâtres ont droit aux mêmes salaires et aux mêmes privilèges que les autres ouvriers qui travaillent sur les chantiers ordinaires.M.Alarie cita plusieurs théâtres dont les employés sont actuellement en grève, et il demanda au Conseil des Métiers d’appuyer eette grève moralement, parce qu’elle est juste.Le délégué Saucier, un des grévistes, déclare que les employés de théâtres ne forment pas une union très nombreuse, mais que tous sont solidaires et veulent que leurs droits soient reconnus.Il regrette que les propriétaires de théâtres ne reconnaissent pas leurs droits et il compte sur l’appui de tous pour que ses camarades remportent une victoire auprès de leurs patrons.M.Saucier demande à son tour au publie de ne pas L’Education Technique Un cours d’imprimerie vient de s’ouvrir à l’Ecole Technique de Montréal; il comble un vide qui existait et rendra de grands services pourvu qu’on en profite te pas pour encombrer le métier et en faire une pépinière d’apprentis.Le métier d’imprimerie est devenu un art — plus que jamais — il exige des qualités et un entrainement tout particulier qui manquent â un certain nombre de ceux qui gagnent leur vie dans cette industrie; ils ont bien appris la partie mécanique du métier mais ils leur manquent le souffle de l’art, le “je ne sais quoi’’ qui donne ee cachet tout particulier à quoi l’on reconnaît un travai, bien fait de celui qui ne l’est pas, et c’est ce que ce cours technique donnera aux ouvriers de.demain.Nous sommes d’autant plus certains que ceux qui suivront Ce cours d’imprimerie acquerreront ee tour de main, qu’un des deux professeurs qui viennent d’être choisis pour l’enseigner est M.Fernand Caillet, qui qusqu’à date, était chef d’atelier et dirigeait avee autant d’habilité que d’expérience le: département de la composition des travaux de ville du Mercantile Printing qui a charge de l’impression du Monde Ouvrier.Son départ crée un vide chez-nous qui nous a été sensible, mais nous ne pouvons quand même mous empêcher de féliciter et M.Fernand Caillet pour l’honneur ¦qui vient de lui choir — sachant qu ’il le mérite et qu’il en est digne — et de lui souhaiter tout le succès possible; mous félécitons aussi M.Frigon et Bélanger qui avaient charge de ce choix d’avoir eu la main si heureuse et d’avoir trouvé un collaborateur précieux qui coimait son affaire dans la personne de notre chef d’atelier.Puissent les apprentis — ouvriers de demain — et même les jeunes ouvriers d’aujourd’hui profiter de l’occasion qui leur est offerte d’aller se perfectionner dans l’état de Gutenberg, ils seront certains d’acquérir des notions solides et d’être traités avee égard par le professeur Caillet.encourager les établissements où les ouvriers internationaux ne sont pas reconnus.Le délégué Alarie soumit ensuite au Conseil le cas de certains patrons rembourreurs de meubles qui obligent leurs employés à travailler dans des boutiques absolument insalubres, ce qui expose les employés à une foule de maladies et d’indispositions graves.F'usieurs autres délégués discutèrent cette question.Les délégués suivants furent admis à siéger: Victor Periard et Michal Keegan, Union Internationale des Employés de la seène théâtrale, local 56.Message du Président La Fête du Travail est la seule fête de l’année dont nous pouvons dire qu’elle est réellement dédiée à la cause de l’humanité.Cette journée a été choisie pour fournir l’occasion d’étudier les problèmes humains et sert de stimulant dans la lutte pour le relèvement de la classe ouvrière.Il est peut-être opportun, en cette occasion, de rappeler cette vieille devise: “L’Union fait la force” et de faire appel pour une plus grande solidarité, mais, il est également opportun de rappeler le but pour lequel nous nous sommes organisés, et le motif pour lequel nous luttons.Le combat de l’avidité et de l’égoïsme; l’écrasement de l’oppression; l’abolition du travail à domicile et l’obtention, pour les ouvriers, d’une plus grande mesure de justice sociale, telle est la tâche du mouvement ouvrier organisé.C ’est une mission réellement noble, et un but sûrement élevé et bien inspirateur.La lutte pour atteindre ces idéals n’est pas une tâche facile, les forces de la tyrannie et de la réaction sont encore très fortes, et nous devons y faire face.Nous sommes fortunés, de nos jours, en ee que nos prédécesseurs dans ee grand mouvement ont pavé le chemin, rendant la tâche plus facile pour ceux qui ont suivi.Nous serions indignes des sacrifices qu’ils ont accomplis si nous venions à faillir.Glorieux de notre héritage: le devoir de protéger le faible et de défendre l’opprimé.C’est par l’organisation que nous avons progressé et c’est par l’organisation seulement que nous avons atteint notre standard actuel.Le jour est passé où les hommes pouvaient être enchaînés et marqués au fer rouge, le jour est passé où les enfants pouvaient être envoyés dans les manufactures à un âge où ils auraient dû être sur les genoux de leur mère et le jour est passé où on pouvait forcer les hommes à travailler jusqu’à ce que les forces leur manquent complètement.Les conditions ne peuvent cependant être justes lorsque ceux qui produisent le plus, possèdent le moins, et lorsque la famine subsiste au milieu de l’abondance.“Instruisez-vous et organisez-vous”, tel est mon message en ce jour; mais nous ne pourrons atteindre notre idéal que lorsque les hommes et les femmes dans l’industrie comprendront entièrement leur position.Aujourd’hui plusieurs qui devraient être avec nous sont en dehors de nos rangs, ee qui est dû surtout à l’indifférence et au manque de connaissance de notre histoire ouvrière.Les principes bien enracinés du trade-unionisme et son pouvoir de relèvement humain leur sont inconnus.Plaçons bien en vue devant eux notre objectif, répandons nos paroles, démontrons notre propre sincérité constamment, convaincus de la droiture de notre cause et conscients de notre succès futur.: : I û* - - gjgsr «Mm».- \ J.T.FOSTER President, Trades and Labor Council Président du C.des.M.et du T.The President’s Message Labor Day is the one holiday in all the year that we can truly say is dedicated to the cause of humanity.It is a day set apart for the consideration of human problems, and it acts as a spur to greater efforts in the struggle for the uplift of the toiling masses.It is perhaps opportune, on this occasion, to call to mind the time-worn axiom, “In Union there is Strength” and to urge for greater solidarity, but, it is equally opportune to recall the purpose for which we organize, and the objective for which we strive.The combatting of Greed and Selfishness ; the crushing out of Oppression; the abolition of Sweated Labor and the securing, for the workers, a greater measure of Social Justice is the task of the Organized Labor Movement.Truly a noble mission, surely an inspiring and lofty purpose.The struggle for the attainment of these ideals is no easy task, the forces of tyranny and reaction are still strong, and have to be met.We of to-day are fortunate in that our predecessors in this great movement have paved the way and in so doing have made it easier for those who follow.We would be unworthy of the sacrifices made by them were we to falter.Ours is a glorious heritage, the duty of protecting the weak and defending the oppressed.Through organization we have made progress and through organization alone have we reached our present standards.Past the day when m,en could be shackled and branded, past the day when children could be driven into factories at an age when they should be at their mother’s knee and gone the day when men were forced to labor until physical exhaustion compelled them to desist.Yet there still remains a great work to accomplish.Conditions cannot be right when they who produce most, possess the least, and when starvation stalks abroad in the midst of plenty.Let my message therefore be “Organize and Educate.” We can accomplish our ideals when, and not until when, the men and women in industry properly understand their position.To-day many who should be with us are outside our ranks, largely because of indifference and a lack of knowledge of Labor’s History.The well grounded principles of Trades Unionism; and its power for human uplift are unknown to them.Let us keep the objective clearly before them, carry the message forward, demonstrate our own sincerity and press steadily onward and upward, convinced of the righteousness of our cause and conscious of our ability to succeed., .J.T.FOSTER.President.LA BANQUE DES TRAVAILLEURS Le ville de Montréal se réjouit de la “Grande Banque des Travailleurs” qui est réellement l’autre nom de la Banque de la Cité et du District de Montréal et dont M.Lespérance est le gérant général.Depuis des années M.Lespéranee prend un grand intérêt au bien-être de ses déposants et amis en publiant ce qu’on positeurs et amis en publiant ce qu’on peut appeler communément un sermon il- d’honneur de créer une nouvelle illustration qui est employée comme annonce qui est utilisée tant dans les journaux quotidiens qu’hebdomadaires, dans les programmes ouvriers et journaux ouvriers et aussi comme cadre pour orner les murs des demeures et des bureaux.Cette an née eette illustration qui est en couleurs, quoique reproduite en noire, est un merveilleux ouvrage en couleur, et lorsque nous voyons ce eadre au bureau-chef ou dans les succursales, il ne peut qu’inciter C’est une allégorie d’une belle femme, représentant “Montréal” et derrière elle, comme une ombre est l’image de 1 aiige gardien tenant la corne de l’abondance dans ses mains.Montréal offre à tous les travailleurs une attestations de prospérité en retour à ceux qui ont su économiser.Le but de M.Lespérance est d’inculquer à tous les Canadiens l’habitude de l’économie et il mérite les félécitations du public dans ses efforts d’induire le public à se protéger contre les mauvais jours.Le Monde Ouvrier offre ses sincè- res félicitations en eette occasion à toute la direction de la banque et spécialement à son modeste créateur, M.Lespérance lui-même.-:o:- COEURS DE CELERI A LA PARISIPENNE Faites bouillir trois pieds de céleri durant 10 minutes.Laissez refroidir puis placez dans une sauce préparée de la manière suivante: Une cuillerée de moutarde, du sel et du poivre, trois cuillérées d’huile d’olive, et quatre filets d’anchois.lustré sur l’économie.A chaque fete du Travail, M.Lespérance se fait un point à l’économie.GLORIFICATION du TRAVAIL si *** ¦ - SSBS : ; c d : * HOMMAGE LA BANQUE D ÉPARGNE Ott* Ciré ET ÜU SlSTftlCrüï MÜ.NTim .«tY.wJ(Jioqiii (il >«i.» uto«> ; H -y • A .v y» * '*¦ : ¦ —-.ï.,iâ.v-v'< >-iw SSyM’ ’VU uVW?: ¦ ¦ ¦ vt '¦ __________________________________- ¦¦ •y.* i* Ét- :;ÿ ¦iYSS* V ' .U____________ 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