Le monde ouvrier = The labor world, 1 décembre 1925, samedi 12 décembre 1925
- No 50 Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it m 'c^.& (Ditwirr % Drink ?* * « ?—— l ?* Standard of Strength ?X and Quality ?* "*** ?DOW’S ALE INSTRUIRE ET AMELIORER’ Rédaction et administration: 9 et 11 rue Saint-Paul Ouest Téléphone: Main 1698 — Le numéro: CINQ SOUS PARTOUT Ayons confiance en nous “Au lieu de mépriser notre pays et de se montrer sam cesse pessimistes, nom devons vanter au contraire ms immenses richesses et nos ressources incalculables.Nous devons avoir confiance dans l’avenir de notre pays et éviter qu’à l’étranger, on crée par des opinions souvent irréfléchies, un sentiment de défiance qui invariablement nuira an mouvement d’immigration que nous voudrions voir s’accentuer ver si e Ca nada.’ ’ PAUL-E.JUUnhiltl.Certes voilà de bonnes et belles paroles qui, si elles sont bien com-orises feront un bien immense à tous — ouvriers comme patrons.Aussi’ c’est avec plaisir que nous unissons notre humble voix au concert de louanges décernées à M.Paul Joubert, le dévoué et sympathique président de la Chambre de Commerce de Montréal.Si nous n’avions peur de blesser sa modestie bien connue, nous en pourrions dire beaucoup sur son esprit civique, sur sa participation active et de tous les instants à tous les mouvements publics entrepris à Montréal, à travers la province et même à tout ce qui tend a rendre e Canada plus grand, plus beau, plus prospère.Doue d un jugement sur et d’un désintéressement personnel comme on en voit rarement, il se consacre corps et âme à tout ce qu’il touche et sait trancher avec tact les difficultés qui, à première vue, semblent insurmontables; d un mo.accompagné d’un sourire, il arrête la discussion, quand celle-ci semble devenir trop personnelle ou acrimonieuse, réconciliant par ce geste a propas ceux qui se seraient fait des blessures d’amour-propre qui laissent des traces et s’oublient difficilement., M Joubert a une belle carrière devant lui ; ce sont des hommes de cette trempe dont le pays a le plus besoin et qui devraient sieger dans les conseils de la Nation.Espérons qu’un jour les hommes d affaires, aussi bien que les ouvriers, formeront la majorité dans nos parlements.Ceci dit, revenons à notre sujet.Il n’est malheureusement que trop vrai que les pessimistes et le» prophètes de malheur qui se complaisent dans les lamentations^ de Jérémie font un tort immense au développement des affaires et a la bonne réputation de notre pays.A les entendre parler, tout va mal ici, il n’y a rien de bon, nous sommes à la veille d une faillite generale, nous'nous acheminons vers l’abîme à grands pas, nos industries périclitent si cela continue, tous les Canadiens seront forces de s exiler aux Etats-Unis te de laisser leur place aux immigrants de la vieille Europe.En avons-nous entendu de ces déclarations, au cours de la dermere campagne électorale, par les adversaires du gouvernement McKenzie Kiuo-?Mais ce qu’il y a de plus bizarre, de singulier dans tout cela, c’est que ce sont précisément ceux que vient de fustiger M.Joubert, par son discours au dîner de l’Association des marchands de bois en gros, qui applaudirent le plus ces paroles qui sont les grands coupables.Ce n’est pas trop avancer, que de dire que l’énorme majorité des membres de 1 Association des Manufacturiers canadiens a prete un appui solide aux candidats oppositionnistes et comme ceux-ci prêchaient cet évangile de malheur et de banqueroute, ceux qui les supportaient partageaient alors leurs opinions.Nous avons développé chez nous — surtout depuis une dizaine d’années — une mentalité de pessimiste ; nous voyons tout en noir, pour la simple raison qu’on cherche à atténuer les effets d’un mal au lieu de s attaquer carrément à la cause; on dirait que c est devenu un sport dénigrer tous ce qui se fait ici: clans l’administration municipale, nous avons eu l’enquête de la police qui n’a rien prouvé que nous ne savior pas et a fait un tort immense à la bonne réputation morale de la métropole du Canada; puis, ajoutez à cela les sermons larmoyants.de reverends pasteurs qui comparent Montréal à une Sodome moderne, aidés grandement par toutes sortes de comités de réformateurs et de bigots hypocrites qui déblatèrent à tort et à travers contre nos moeurs et la conduite de U jeunesse d’aujourd'hui.Dans le domaine provincial, notre loi des liqueurs est une abomination et ceux qui sont chargés de son administration sont des incapables des créatures politiques qui’ aident les amis de la cause au detriment du bien général : toutes }es actions du gouvernement sont animées de l’esprit de parti et contraires aux meilleurs intérêts de la province.Aù fédéréb McKenzie #ing est un Rantin qui Raccroche qu pouvoir en ménageant la chèvre de 1 *Ouest et ïe chou de \ Est, il est la cause directe de l’état; de marasme des affaires parce qu’il se refuse à se rendre aux désirs des manufacturiers en infligeant au pays uu tarit protecteur à outrance, véritable muraille de Chine dont ils veulent nous entourer, , , N’entendons-nous pas, tous les jours, des patrons affirmer que les ouvriers ne travaillent plus comme ils le faisaient au bon vieux temps, qu’ils exigent de gros salaires pour une petite journée de travail ; qu’ils n’apportent aucun intérêt aux affaires de ceux qui les emploient; qu’ils ne sont jamais satisfaits, etc., etc.?Vous connaissez toute cette litanie aussi bien que moi.Dans un certain groupe ouvrier, on cherche a tout bouleverser en prêchant la dictature du prolétariat, les officiers des unions ouvrières sont traités de traîtres à la cause, de vendus et de renégats dont il taut purger les rangs ouvriers au plus vite ; tout est pourri ici, il n y a qu en Russie que cela va bien.'.Nous pourrions continuer cela pendant des heures, mais cela suttit pour prouver que les paroles de M.Joubert sont venues à propos et qu’elles sont de nature à faire réfléchir ceux qui persévèrent à tout dénigrer et à voir tout en noir; de même qu’elles pourront servir de stimulant aux optimistes qui voient l’avenir avec confiance et sérénité, ne cessant de proclamer bien haut que malgré tout le Canada est encore ue si tous mettaient l’épaule à la roue NOTRE.UNIVERSITE la meilleure place pour vivre et que tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes.’épaule S3QÇIUS.AMALGAMATION DES METIERS DE L’AIGUILLE JJjje çonféreneç des représentants Je 1 ?Unjqn inteniationnle dejs Travailleurs en fourrure d Amérique, et.des Travailleurs amalgamés de îq confection d’Amérique, ainsi que de i’Union internationale des Travailleurs en confection de dames, a été tenue récemment au No 27, rue Prince-Arthur Est, Montréal.Oette conférence fut convoquée dans le but d’amalgamer tous les travailleurs de l’aiguille en une organisation unique, afin d’unioniser avec plus de facilité tous les employés des diverses brôno*!®s de l’industrie de l’qiguüle, à Montréal, et particulièrement dans le but de mener à boit11® fiq.la grève actuelle des travailleurs en fourrure, qui chôment depuis trente-cinq semaines.M.O.Sehaehtman, élu à la dernière convention président général de l’Union internationale des Travailleurs en fourrure, a été le principal orateur à cette conférence.Parlant de la s}tuatiqn dans la ville de Montréal, il donna des assu, ranees que l'Union internationale était déterminée à remporter la victoire, à tout prix, dans pette grève générale, A la dernière convention des Travailleurs on fourrure, les délégués ont décidé d’imposer une cotisation spéciale dé $2,0Q à tous Jes membres, dans le but de gagner cette grève, et ils ont également autorisé le bureau exécutif général à prélever une cotisation de $5.00 à tous les- membres, pour financer la gfèv».Les Travailleurs amalgamés de la confection étaient représentés par M.L.M&rcqvitph, membre dq bureau exéputif général et gérant des organisations de Montréal, ef par MM.ï(.tjliAman, I.Lpvine pt t Schulman.' L’Union ' internationale des Travailleurs en çqnfectip.n de dames était représentée par l’éçhèvln Jos.Schubert, M.Louis Leiboviteh et M.Prank Griffard.L'Uniqn internationale des Travailleurs en fourrure avait pour la représenter M- a.Roy, organisateur général et ex-viee-président.Après une discussion serrée sur les avantages pouvant résulter de cette amalgamation, il fut décidé à l’unanimité d'inaugurer ce mouvement vendredi soir, le 11 déqpmbre, 1925, à la salle des Musiciens, coin des rues Deujqntigny et Sqint-Denis, dqns une grande ^sseniblêe de toutes les organisations des métiers de l'aiguille.L’intention des représentants des diverses organisations' prenant part à la conférence psi d’établir une telle organisation similaire dans tqus les centres industriels.On annonce que pareille pon férenpe sera tenue à Toronto dans un avenir rapproché, et probablement à Winnipeg.L’échevin Jos.Schubert a été élu secrétaire temporaire.Une autre poi}férenco de l’organisation amalgamée des travailleurs Je l’aiguille sera tenue mardi, 1?22 décembre, alors que les Chapeliers donneront leur adhésion à la nouvelle organisation, -—-:q; -:- Les achats que vqu» ferez pour les fêtes sont justement upe occasion de montrer que vous êtes réellement up véritable unioniste en demandant des produits ou marchandises portant le label de l’union, Parlant de sir Lomer Gouin, La x resse écrit : “Froid, méthodique, à la manière d’un 1 ‘ banquier qui épluche un bilan, d’un < < juriste qui étudie un dossier, il feuillette qr sur une plaque de marbre, montrent, le poing aux solliciteurs qui leur ont soutiré de l'argent sous de faux prétextes.Oui, où est-il, ce superbe édifice qui devait s’élever sur une de nos plus belles places publiques?Durant quatre ans, on a discute sur le site de ce monument.Ce bâtiment devait etre la gloire de l’Amérique.Dans ses jardins, qui éclipsaient [leux dessinés par Lenôtre, l’élife de notre jeunesse prenait ses ébats en compagnie des oiseaux qui s’ébrouaient sur le gqzqn.Gavée de grand air et de soleil, elle devenait forte et musclée, rivalisant avec, notre force policière venue de Saint-Eloi.Elle rivalisait en chair et en esprit avec la .gent étudiante du McGill.Nous regardions déjà avec pitié l’université anglaise, indigne de mesurer l’harmonie de ses lignes avec celle qui dormait dans ses cartons le sommeil de la belle au bois dormant, daps 1’-expectative du baiser revivifiant du Prince Charmant, qui n’est pas venu, hélas 1.Des années qnt passé et notre institution acagnardée dans ses ruines n ’-a pas eu la force nécessaire pour surgir des décombres.Ses généraux bienfaiteurs attendent encqre lq lettre de faire part de son inauguration, mais1 ils n’ont reçu que l’annonce de sa situation désespérée, àu sommeil comateux d’où elle ne sortira qu' pour trépasser.Mais il reste un nouvel espoir, c’est de la mettre sous l’égide du gouvernement heure.“Le ministère”, dit philosophiquement M.Lomer Gouin, “doit être en ce moment de belle humeur.” C’est l’heure de caser l’éléphant blanc dans le budget de Québec.Quand il était le chef de la province, le premier ministre n’aurait peut-être pas .né à se charger de cette pupille pauvre mais coûteuse, mais il lui plaît maintenant de la jeter sur les bras de ses copains d’hier, qui verront à combler les appétits de cet estomac affligé d’un chancre insatiable.Les millions de la Commission des liqueurs et bien d’autres vont y passer.Mais ce sera de l’argent jeté à l’eau, si les autorités laissent subsister la présente administration.Nous trouvons l’expédient sans réplique, quoiqu’on aurait dû y penser avant d’avoir mangé les quatre millions les souscriptions volontaires, mais puisque les ‘ ‘ quatre pattes et la musique ’ ’ restent encore, il est sage de tenter sa résurrection.Mais si l’Etat accepte cette charge, il ne faut pas que ce soit les autres qui mangent et que Québec se contente d’avaler.Les anciens maîtres de Laval (aujourd'hui l’Université de Montréal) devront abdiquer en faveur de ce dernier.On n’adopte pas un enfant sans un acte qui nous en confère la paternité; autrement, c’est s'exposer, quand le miche est devenu gras et fort, à se le faire souffler.Nous avons toujours prétendu, et les faits viennent confirmer nos affirmations, l’Etat doit avoir la haute main sur que l’éducation, e’est un devoir dont il ne saurait se désintéresser sans danger.La faillite de l’Université de Montréal est une preuve qu’on ne peut gérer les affaires du ciel et celles de la terre avec un égal bonheur.M.Gouin, dans sa sagesse La journée de travail de huit heures en Belgique basée sur l’expérience, l’a laissé pressen- cjaie> En votant à la presque unanimité — 122 voix contre 6 — la loi du 14 juin 1921, instituant la journée de huit heures et la semaine de quarante-huit heures, la Chambre beige a fait preuve d’un ’ 3l esprit démocratique et de protection so- tir; on ne peut, mettre sans cesse dans ce tonenau des Danaïdes, sans aberration.Rechercher le coulage est une perte de temps, puisque le tonneau est percé S’attarder à découvrir les causes de la débâcle ne nous avancera guère.A ceux qui demandent comment l’Université qui rejoignait les deux bouts avant l’incendie de son immeuble se voit réduite à quia, après avoir touché l’argent des assurances et les quatre millions de souscriptions, nous répondrons que la solution de ce problème dépasse nos connaissances mathématiques et que nous ne faisons pas profession d’expliquer les mystères.Entre l’arbre et l’écoree, nous no,us garderons bien de mettre le nez, de peur de le faire pincer.Nous nous permettrons cette boutade de sainte Thérèse, devant l’épave d’une barque qui pourtant avait de si saints conducteurs: '‘Mon Dieu, en voyant comme vous traitez vos amis, je ne m’étonne pas que vous en ayez si peu!” Mais c’est là une preuve que leur royaume n’est pas de ce monde et qu’il faut abandonner les affames du siècle à ceux qui ont grâce d’état pour les mener à bien, JULIEN SAINT-MICHEL.La vitalité des Canadiens- Français Le journal Universe a publié récemment un article fort intéressant sur la vitalité des Canadiens-français.Nous le reproduisons ci-après : i “Le voyageur qui, même par simple hasard, visite le Canada ne peut s’empêcher d’être frappé de l’extraordinaire vitalité des Canadiens-français.L’in fluence de cette "'ee remarquable se fait sentir par tout le vaste Dominion qui s’étend de l’Atlantique au Pacifique.Québec, comme on doit naturellement s’y attendre est en écrasante majorité français.C’est le berceau de la race.Et quand la première ville de la Nouvelle-France tourne ses regards, au-delà de l’océan, vers le pays de Jacques-Cartier, elle se rend compte avec orgueil qi^ ’elle a conservé les meilleures traditions dç la fille ainée de l’Eglise.Ce dont peu de gens .rendent compte, c’est qqe je surplus qe la population de Québeç se répand graduellement vers {’puesf.C’est peut-être pirce que cette migration est graduelle qu’elle échappe plus ou moins à l’attention.Mais c çst un fait indiscutable qu ’elle se continue.ÏR partout le Canadien-français apporte avec lui sa religion et sa langue.U y a cent-cinquante ans que les Cana dieus-français, tranquillement mais sûrement gagnent du terrain dans lo Dominion, ne piennent-ils pas possession d’un domaine qui leur est naturel?On fié leur a pas dit eu valu: “Croissez et multipliez-vous et remplissez la terre.” Ce dont le Canada a le plus besoin aujourd’hui, c’est de la population.Les deux sources naturelles de cette population sont l’accroissement naturel de ses habitants et l’immigration.Il y a un certain courant incessant d’immigranljs vers le Dominion.Ils viennent de presque, tous les pays d’Europe et dès'États-Unis.Et chez les Canadiens, les naissances dépasSènt de beaucoup les décès.En sorte que l’augmentation annuelle est appréciable et que la population totale du pays est de presque, djx millions.Mais, ce que,' en général, on ne connaît pas, e ’ept què, grâce à leur puissante fatalité, l’augmentation annuelle àçs Canadiens-français qst non seulement pro-portiQnneljemeni plus élevée que.celle de la partie non-françeaise dç.la population, mais qu’elle, dépasse absolument l’accroissement venu de toutes autre source, En d’autres termes, les enfants Canadiens-français nés chaque année sont plus nombreux ques les enfants non français, même en ajoutant à ces derniers le chiffre des immigrants de l’année.Comme il y a un surplus annuel çn faveur des Français, il est alqrs assez évident que.le, ^rqblfmie de la population du Angleterre seront foreés de se diriger dans une autre direction.Et où.(ront-ils, sinon vers jes riches, prairies de l’Ouest qui a hauts cris demandent des habitants?En effet, le Canadien-français est un cpltiyateur de tradition et de goût.Il n’y a pas lieu -*e craindre au sujet de la destinée du Canada, An point de vue politiqnç çf ethnique, ce vaste Dominion çst une couicneration anglo-française et le patrimon.d’un peuple bilin gue.Le droit qu’qnt les Français de se répandre yçrs l’Ouest leur vient d’u i des artiçles de la Confédération.Si les Canadiens-français gardent jalousement leur langue, ils gardent aussi leu,r fdi- Ainsi l’avenir de l’Eglise esf assuré.En définitive, la liberté et l’égalifé religieuse dent le» catholiques du Dominion jouissent aujourd’hui, ils le doivent entièrement aux canadiens français, ” — La x rïbune, -:o :- TKIBUNE LIBRE UN APPEL AUX CONDUCTEURS DE TRAMWAYS Seulement, il faut savoir choisir son Canada çe résoudra dç lui-même, d'une façon bien sirnple çt de ta manière la plus natureRe pqss'rio., .Le mouvement continu de migration des Français du Québec vers les autres parties du Canada est manifeste par le nombre d’évêques ej l’augmentation constante du clergé dans l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta, On peut trouver une confirmation de ceci dans le* statistiques publiées par le gouvernement fédéral.Ad Manitoba, les Canadiens-français ont augmenté de 31,000 en 1911 à 41,000 en 1921.Durant la même période, l’Alher-ta donne un accroissement de 20,000 à 31,000, En Saskatchewan, l’avance a été de 23,,000 à 42,000.Qn estime qu’actuellement il y a au moins 120,000 Canadiens-français dans les provinces des Prairies.De plus, il est tout à fait probable que, dans un avenir rapproché, ce mouvement d’expansion vers l’Oue-t va s’accélérer.\vec les restrictions des lois d’immi-g -tion aux Etats-Unis, les milliers de Français qui traversent annuellement de Québec dans les Etats de la Nouvelle- Monsieur le Rédacteur.Me serait-il permis de me servir des colonnes de votre journal pour donner un coup d’épingle aux employés de tramways, qui sont pourtant assez malmenés parfois?En voilà un qui n’est pas encore content, direz-vous.Eh, oui! c’est la vérité; la nature humaine est ainsi faite.En somme, il ne s’agit pas de critiquer sur le service des employés de tramways, en général.Dans la circonstance, c’est pour leur demander un service, s’ils ne sont pas obligés de, Iç.faire de par leurs fonctions.La, sajsqn d’hiver est une très belle s'aEon, mais elle a ses inconvénients.Par les grands froids, les vitres des tramways sont plus on moins barbouillées d’arabesques parfois merveilleuses, mais qui, opt l’fnçpnvénient d’empêcher les passagççg Je voir au dehors.Ajoutez à cela que nombre, de personno» prennent les tramways pour aile»- fa,ire des visites, des achats, ç.t cpie.sais-je, dans des territoires aveç lesquels elles ne sent pas familières.Elles sont dune forcées d’être toujours au guçt pour savoir quand descendre.Elles sont toujours sur le qui-vive, car quand on a payé son passage, il est très désagréable de marcher pour revenir à une ou deux rues en arrière.Voyons, conducteurs de tramways, est-ce trop exiger que de vous demander de crier les rues, comme vous le faisiez autrefois?Vous avouerez quo cela ne retarderait pas le service; tout au contraire.Vous seriez moins importunés par ceux qui ny veulent pas aller à l’avant du tramway et qui æ tiennent près de votre siège, pour être à la portée afin de demander des renseignements sur le nom de la rue.suivante.Le publie voyageur a bien le droit de réclamer la continuation de la coutume de ‘1 crier le nom des rues ’ ’, surtout lorsque le froid, la mauvaise température, les vitres gelées, et le confort.eudinaire des tramways empêchent le voyageur de savoir où il est rendu.Veuillez me croire, M.le Rédacteur, Votre tout dévoué, R.H.Malheureusement, cet esprits de large compréhension n’a duré que ce que durent les roses, et depuis lors bien des députés ont renié leur oeuvre.Elle est toujours debout, la loi des huit heures, mais croyez-nous, ce n’est pas de la faute des rétrogades de droite et de gauche.S’ils avaient osé, il y a longtemps qu’en Belgique on n’en parlerait "plus.Et la meilleure preuve de cela réside dans le fait que, malgré le vote à peu près unanime du Parlement, la Convention de Washington n’est pas encore ratifiée.Qu’est-ce à dire?Tout simplement que les représentants conservateurs et libéraux ne se sont ralliés à la réforme que contraints et la mort dans l’âme et qu’ils ont toujours espéré qu’un moment viendrait où ils pourraient supprimer de noire Code cette “loi de malheurI” Ils ont attendu patiemment.Ils ont fait intervenir toutes les puissances de réaction et on ne peut pas dire que le Comité Central industriel n’a pas tiré sur toutes les cordes pour aboutir au rétablissement de l’ancien régime basé sur le bon plaisir patrons En vain, u’ailleun, et si plusieurs d’entre eux ont donné ia possibilité aux bourgeois de la Chambre de montrer le fond de leur âme réactionnaire, ils ont aussi donné aux travailleurs de notre pays, l’occasion de manifester avec enthousiasme leur attachement à la plus importante conquête d’apres-guerre.La lutte continue d’un côté comme de l’autre; nos amis Vandervelde et Wau-ters, respectivement ministre des Affaires étrangères et du Travail, ont déposé un projet de loi, portant approbation de la Convention de Washington, qui sera discuté à la rentrée des Chambres.Du moins nous le supposons, et, en tout cas, nous devons tout faire pour qu’on ne tergiverse pas davantage et que, sous prétexte que tous les pays industriels n’ont pas encore ratifié, la Belgique ne peut pas se lier bénévolement au détriment de ses propres intérêts, comme disent les défenseurs du capitalisme.“Cinq Etats ont jusqu ’ici ratifié purement et simplement la dite Convention, dit l’exposé des motifs: la Bulgarie, la Grèce, l’Inde, la Roumanie et la Tehéeo-Slovaquie.Les conditions économiques de ce dernier pays, mi-agricole, mi-industriel, rappelent particulièrement le nôtre.Il fut l’un des premiers à marquer son adhésion à la Convention sur la journée de huit heures et cette ratification, complétée par une législa tion ouvrière très développée, ne l’a pas empêché d’assurer sa restauration économique et d’accroître la prospérité de son industrie.’ ’ sans toucher à son principe, rendront son application plus conforme à certaines nécessités locales immédiates.Il en résultera une observation plus loyale des règles en vigueur.Mais c’est au point de vue international que la ratification sans condition, par ia Belgique, de la Convention de Washington prend toute son importance.L’exemple donné par un pays industriel comme"le nôtre, marquant sa volonté d’appliquer, pendant plusieurs années, un régime unaniment réclamé par la masse ouvrière dans le monde entier ne manquera pas d’avoir à l’étranger le plus grand et le plus heureux effet.Ceux qui, dans chaque pays, luttent pour cette grande réforme trouveront dans le geste de la Belgique un nouvel et important argument pour leur cause.La Belgique se placera ainsi à la tête des pays démocratiques, son prestige en sera ougmenté et elle aura marqué une nouvelle fois sa volonté de servir sans défaillance la cause du progrès social.” Cette immense mise au point nous parait péremptoire.Cependant, rappelons encore à la mémoire de nos camarades que, de l’aveu des adversaires de la loi eux-mêmes, la journée de huit heures n’a pas empêché la Belgique de restaurer les ruines que cinquante-deux mois de guerre avaient accumulées sur elle.Tout ceci ne prouve-t-il pas que la journée de huit heures n’entrave nullement la production indispensable au pays et qu’elle est, au surplus, un puissant facteur de progrès et de modernisation?Cela ne fait de doute que pour les attardés aux vieilles routines et nous espérons bien que nos pailementaires voudront en finir avec les discussions oiseuses autour de la journée de huit heures et qu’ils se trouveront aussi unanimes pour voter le projet de ratification de ia Convention de Washington, qu’ils l’ont été pour voter la loi du 14 juin 1921.— JOS.BONDAS, — Le Mouvement Syndical Belge.THE OTTAWA OF TODAY WANTS LIGHT ON PROFITS The New Yorlc World urges the people to demand that the anthracithe coal operators make their profits public.“We can not any longer allow such a basic industry, under monopolistic control, to go on operating in complete darkness,” says the World.Wealth accumulates through service to humanity’s needs and desires.Ultimate consumers are all potential friends of the worker.When the Union Label’s value is recognized by the general public, unionism will become the greatest force in the industrial world.The dean, cool, white little village of By-town was built in a beautiful Valley.There was not much to recommand it then.A few traders set up posts to serve the modest needs of farmers and prospectors and trappers.Visitors passing through thought the place rather pleasant though quiet, and usually forgot they had been there soon after.The By-town of today is still placid, pleasant, beautiful, and is called Ottawa.Beneath the smooth surface, the machinery of the government of a fast growing nation is working.There are now in the city broad streets, beautiful parliament buildings, fine parks and squares.Visitors are impressed with, the quiet charm of the Canadian capital.They leave only with regret and hope to return.For train service, fares, reservations, etc., apply to any Canadian Pacific Ry , i Ticket Agent, or to F.C.Lydon, City On sait, d’autre part, que 1 nutrichi Passenger Agent, 14i St.James St., et l’Italie ont ratifié sous condition, phone Harbour 4211.Dans chacun de ces Etats, l’entrée en, ___________;o;- vigueur de la convention est subordonnée .,,_____,, , .-, , ?., .„„ I Unionism came into the world of mdus- a la ratification de certains pays concur- because the skilled workman could rents nommément désignés.J not stand alone and win fair treatment.Enfin, la France a égaleinAi* ratifié rp)ie xjnion Label came to strengthen the sons condition, mais pour des raisons nn bond of mutual aid among the crafts and peu spéciales, que le rapporteur, M.Cha- j classes, brun, résumait de la façon suivante: “Nous appliquons en France par avanee la Convention de Washington.On ne peut donc pas nous reprocher de poser une condition pour servir notre propre cause.En la posant, au contraire, nous mettons le gouvernement allemand en présenee de ses responsabilités, mais aidons les organisations ouvrières dans la lutte qu ’elles ont engagée et nous entendons par là que notre geste soit utile au progrès social international.” Mais alors, ne manqueront pas d’ob-seerver ceux qui sentent le terrain glisser sons leurs pieds, pourquoi, si la Belgique veut ratifier, ne ferait-elle pas les mêmes réserves que l’Autriche et l’Italie, on que la France?, Pour répondre à cette question, nous ne saurions mieux faire que de reproduire la fin de l’exposé des motifs des citoyens Vandervelde et Wauters: ‘ ‘ Le gouvernement, pour les raisons qui vont suivre, croit devoir proposer au Parlement la ratification sans condition de la Convention.Envisagées au point de vue économique, les conséquences immédiates de la ratification sont, en effet, presque milles.La loi belge du 14 juin 1921 va au delà des prescriptions de la Convention sous de multiples rapports, la ratification proposée ne peut donc entra-ner aucune modification dans la législation existante.Sans douté, notre signature uous liera pendant un certain tenlps, un peu plus de cinq années, mais cette situation ne présente aucun inconvénient, au contraire, la loi des huit heures, répondant aux aspirations de la grande majorité du pays, et le Parlement ayant manifesté à plusieurs reprises déjà d’une manière très ferme, qu’il ne pouvait être question d’en modifier l’application dans un sens restrictif.Sans conséquence appréciable au point de vue économique, la ratification de la Convention en produira par contre d’excellentes au point de vue social.Les craintes qui se sont manifestées dans le monde des travailleurs quant aux atteintes possibles qui seraient portées à la réglementation légale de la durée du travail seront -définitivement annihilées.Certains de voir maintenir la réforme qui lui est si particulièrement ehère, la classe ouvrière consentira volontiers aux dérogations prévues par la loi et qui, |GiGARETTES| DERBY PARTOUT FAVOR PAQUET p xjciüjlx 12, 1 *fr-?•fr-** *fr ¦ Le Coin des Unions locales l snmtamHmnnsmnnttsmnmBmmmmmsmtmtæffltmmmmmmmttumœammsswtmmœmsnmai UNION QUI PROGRESSE I GREVE D’UN NOUVEAU GENRE VICTOIRE OUVRIERE I Mercredi dernier, l’union des employés pr s
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