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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 1 février 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1930-02, Collections de BAnQ.

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16e Année — No 5 Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it •a SAMEDI, 1er FEVRIER 1930 — MONTRAL — SATURDAY, FEBRUARY 1, 1930 tltarlil V- JUrntd ©üufief -a Drink DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11, rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” LAncaster 5361 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT Pas d’immigration à outrance »* ¦ it**» »««»»»»»-¦ Nous voulons la paix mondiale, désar-nions d’abord dans nos foyers.Combien de gens qui n’ont jamais su faire régner la concorde sous leur toit s’étonnent de voir qu’elle ne règne pas dans l’univers.Pour une paille en croix, on se fâche, on s'injurie, on fait des scènes.Les portes claquent, la vaisselle vole en mille miettes, des éclairs d'acier scintillent dans l’air en même temps qu’éclate la foudre des haines sourdes et des colères violentes.Parfois, les coups de tonnerre sont sans conséquence désastreuses.Les arbres ne sont pas toujours électrocutés avec fracas, ni les églises incendiées.Mais si l’on pouvait suivre son sillage de feu sur la terre, dans les forêts, au sommet des montagnes, on verrait des traînées de cendre où poussaient des fleurs, des ruisseaux troublés jusqu’au fond de leurs lits de cailloux qui s’épanchent avec des glouglous d'eau gazeuse de leur retraite fermée, des oiselets tombés des nids et maints autres dégâts.Après les querelles vient sans doute la réconciliation.On pleure, on s’em- l’impression qu’on s’aime mieux qu’au paravant.Ne vous y trompez pas, "une lente morsure a fait le tour du verre, il est brisé, n'y touchez pas.” L’âme reste marquée par ces pointes, ces traits méchants qu’on se lance sans raison et â tout propos, comme trouée par la petite vérole.Parfois, un de ses grands ressorts se brise, sans qu'on s'en soit aperçu.Vous vous apercevez qu'on ne peut plus aimer ceux qui vous ont insultés ou qui ont méconnu votre tendresse et votre dévouement.Bah! ce ne sont que des mots! Au- II est un fait bien connu, qu’il est impossible de contenter tout le inonde, ce qui fait l’affaire de l’un est contre l’intérêt personnel de l’autre.Nous en avons la preuve, une fois de plus, dans les critiques qui s’élèvent de temps à autre à l’endroit de l’ordre-en-Conseil restreignant l’immigration sous contrat à moins qu’il ne soit établi à la satisfaction des autorités gouvernementales que cette main-d’oeuvre est nécessaire au pays.Il semblerait que tout le monde devrait approuver une mesure aussi juste et aussi à propos, cela parait tellement naturel qu’avant de faire venir au pays des ouvriers étrangers sous contrat on soit bien certain que les citoyens canadiens aient le premier choix et soient appelés â remplir les positions vacantes, pourtant il n’en est rien, nombreux sont les cas que nous connaissons personnellement, de manufacturiers ou de grandes compagnies qui prétendent ne pouvoir trouver la main-d’oeuvre experte (skilled labor) au pays pour développer leur industrie et s’adressent au Département de l’Immigration pour obtenir l’autorisation d’importer de la main-d’oeuvre étrangère sous contrat.Dans la plupart des cas, l’enquête prouve que la raison invoquée — la pénurie de main-d’oeuvre canadienne — n’est pas fondée mais que la raison principale est de payer des salaires moins élevés ou d’avoir un surplus de main-d’oeuvre disponible et plus docile par nécessité que celle originaire du pays.Lorsque ces critiques proviennent de manufacturiers ou de compagnies dont les mesquins intérêts personnels ont été lésés par le refus du Département de l’Immigration de se rendre à leurs demandes, refus basé sur les conditions du marché de la main-d’oeuvre et appuyé par cet ordre-en-Conseil interdisant l’importation d’ouvriers étrangers sous contrat, cela ne tire pas â grande conséquence et c’est plus ou moins excusable, la nature humaine, dans le siècle où nous vivons, devenant de plus en plus égoïste et le struggle jor life étant de plus en plus âpre, mais lorsqu’on voit un président d’une société soi-disant “de charité" et philanthropique — comme la St.George’s Society — venir dire que cet ordre-en-Conseil constitue une discrimination injuste qui est loin d’aider à la situation du marché du travail au Canada, on peut alors tirer l'échelle et demander où ces apôtres d’une immigration â outrance veulent en venir.Nous ne pouvons que féliciter le président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal pour la verte réponse qu’il a faite à M.Saunders, le critiqueur en question.Au cours d’un article publié dans le Star, ces jours derniers, il commence par demander à ce monsieur s’il a jamais étudié cet ordre-en-Conseil et ce que celui-ci signifie pour la grande masse ouvrière du Canada.S'il l’avait étudié, dit-il, il n’au- |ta“t“ en emporte ie vent' rait jamais fait la déclaration qu’il a faite, car cet ordre-en-Conseil a été passé par le gouvernement d’Ottawa pour protéger les citoyens canadiens contre les méthodes injustes de certains employeurs peu scrupuleux et loin d'être aussi patriotes qu’ils le clament en certaines circonstances.Il relate ensuite certains cas particuliers, dont un a créé un débat assez animé lors de la dernière convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada: il s'agissait d’une maison importante de Toronto ayant des ramifications dans tout le pays et qui fit venir au pays des ouvriers étrangers sous contrat soi-disant parce qu'elle avait l’intention d’agrandir ses ateliers et d’augmenter son personnel, mais qui, par Ta suite, une fois ces ouvriers arrivés, ne trouva rien de mieux que de renvoyer la plupart de ses ouvriers canadiens parce qu’ils avaient un salaire plus élevé que ces nouveaux venus.Il cite également d’autres cas, entre autres, celui d’une compagnie de construction qui fit venir de l’Europe centrale un certain nombre d’ouvriers européens qui prirent la place de nos ouvriers nationaux; et lors de la construction d’un vaste entrepôt dans la partie ouest de la ville, les entrepreneurs confièrent la direction des travaux à un surintendant importé des Etats-Unis et celui-ci, à son tour, insista pour n’employer que de la main-d’oeuvre américaine importée sous contrat en dépit de la loi.Le Travail Organisé ne s’oppose pas systématiquement à l'importation d’étrangers pour aider â peupler le Canada mais il continuera à insister pour obtenir de la législation qui protégera efficacement l'ouvrier canadien contre les tactiques déloyales et anti-patriotiques de certains employeurs qui cherchent par tous les moyens possibles à accumuler un surplus de main-d’oeuvre et â encombrer le marché du travail afin de pouvoir dicter leurs volontés aux ouvriers en quête de travail."Charité bien ordonnée commence par soi-même” est une grande vérité qui a toujours sa place, surtout dans une question aussi vitale pour la prospérité du pays que celle-ci; s’il n’y avait pas de mesures restrictives à l’immigration, le pays serait inondé avant longtemps d’un flot d’immigrants qui, poussés par le besoin, s'offriraient pour une croûte de pain, feraient une concurrence injuste à nos ouvriers canadiens parce que la majorité des immigrants ont un standard de vie moins élevé que le nôtre cl qu’inévitablement ils feraient baisser le standard de vie canadienne, ce que personne ne désire et ce serait pourtant ce qui arriverait.Que ceux qui président aux destinées d’une société de secours, qui ont toujours plein la bouche de charité et de philanthropie, comprennent donc que plus nous aurons de chômeurs, plus la misère sera grande et plus on fera appel à leurs fonds.Leur propre intérêt serait donc de maintenir un équilibre bien balancé entre l’offre et la demande et de s’opposer à un influx d’immigration qui romprait cet équilibre et dont le résultat serait désastreux pour les nouveaux venus tout comme pour les citoyens du pays.Les premiers â souffrir de ce déplacement dans le marché du travail seraient évidemment ceux dont le standard de vie est le plus élevé, ce standard s’élevant avec le pouvoir d’achat représenté par le salaire reçu, nos ouvriers canadiens en face de cette concurrence des nouveaux venus seraient contraints d’accepter un salaire moins élevé, la répercussion serait que leur pouvoir d’achat serait diminué d’autant: ayant moins d’argent, ils achèteraient moins, le commerce s’en ressentirait, les marchandises s’accumuleraient dans les maisons de gros et les entrepôts, et finalement les manufacturiers ne trouveraient plus de débouchés pour leurs produits, d'où stagnation générale dans les affaires et la ruine en perspective pour tous.N'est-ce pas que c’est un joli idéal?Les nouveaux venus profiteraient-ils de cette situation?En admettant que lors de leur arrivée au pays sous contrat, ils jouiraient d’un gagne-pain assuré pendant un an ou deux, et après, une fois acclimatés, leurs besoins ayant grandi ils auront fait venir femme et enfants ou ils auront fondé un foyer ici, ils seront exactement dans les mêmes conditions que les citoyens du pays, et réclameront des augmentations de salaire, celles-ci leur seront tout naturellement refusées, ils feront donc grève sur grève, ils seront probablement moins endurants que nous le sommes.Qu’arrivera-t-il alors?Nous le prévoyons tous, la lutte entre le Capital et le Travail, les doctrines communistes se propageront, alors adieu la bonne et paisible vieille province de Québec, notre honnête et tolérante classe ouvrière sera débordée, nous aurons la lutte des classes dans toute sa hideur.Pour faire face â ce nouveau fléau, nos employeurs sans vergogne qui nous auront mis dans ce joli pétrin, importeront-ils une nouvelle armée d’immigrants pour prendre la place de ceux qui se seront mis en grève?Us devront logiquement continuer cette L’harmonie universelle Les assurances sociales les cours, comme en Chambre, sans plus les priser pour tout cela.Il est sage de ne pas accorder aux mots plus d'importance qu'ils n'en ont, surtout quand ceux qui les disent se sont jetés hors d’eux-mêmes par la colère qui est une folie momentanée, mais encore est-il en notre pouvoir de considérer comme non avenue la bordée d’outrages et d’investives qui vous tomLe dessus et dont on reste irrémédiablement abîmés.On s’efforce d’oublier, de passer l’éponge sur notre mémoire qui n’est pas une ardoise, où d’un coup de coude, on efface tout ce qu’on a tracé d'une main indifférente, mais y parvient-on toujours?Malgré nos efforts pour ne plus nous souvenir de ce qui nous a humiliés et chagrinés, bien qu’on n’ait pardonné le mal qui nous a été fait, un ferment de rancune couve en un coin obscur de notre être et lèvera au premier jour.Un soir, je m’amusais comme au cinéma â voir se profiler sur le mur d'une petite maison, à travers un rideau de givre en miraculeuses dentelles, les sil- transversale.Elle entra dans une pharmacie.Je la suivis, curieux de savoir fois icite! Je voudrais une bouteille de teinture d'Hérode et une cirouenne qui marche toute seule et suit le mal, et du “pain de Killer" pour me remettre sur le piton.Je voudrais que vous me verriez le bas du dos, j’ai un bleu grand comme la main, sans compter qu'il m’a presque dévissé la hanche et arraché la cligne.Avec ça une coupure dans le creux du cou! Je souffre le martyre! Le gibier de potence! C’est le boutte, j'y réserve un chien de ma chienne.La prochaine fois, j'aurai le dessus.Je m’achète du poivre rouge et je lui en jette dans les yeux, pis je lui envoie un coup de tisonnier sur la tempe.Je l’étends raide “fret” par terre.” Un sourire cruel passa dans sa prunelle ensanglantée à l’idée de savourer enfin sa vengeance.Et comme elle passait la porte avec brasse, on se dit des mots tendres et houettes sombre d'une homme, long à ses d‘'_°eues, elle tourna vers moi sa pau- l'on croit que tout est fini, on a même : ,ven pius finir, et d’une femme, courte,! vrc tct0 en fressure et dit.— - , ,, , .“La prochaine fois, c est lui qui vien- rondelette et qui portait tous ses che- L des fioles pour se retapel, pro_ veux ramasses en toque sur sa tete.Ils ^ ma .allaient et venaient dans la piece, se, brute! fls_je, pris dc pitié pour prenaient à bras le corps, s Peignaient j * créature si mal équipée, puis se repoussaient.Je crus d abord.^ brute devrait être mise sous les verrous.“Elle n’est pas la seule dans le quartier", me souffla le commis pharmacien."Celle-là est une femme d’ouvrier, mais j'en connais des couples du meilleur monde qui se battent comme chien et chat.Vous seriez surpris si je vous nommais de belles dames qui ne por- Ah! vous croyez que l'air frappé par des sons n’en garde pas l’empreinte.On pouvait avoir cette illusion avant la découverte de la radio.Si votre coeur avait autant de résonnance que les ondes hertziennes, que de plaintes et de soupirs insoupçonnés on en entendrait sourdre.Ce qui frappa notre tympan a eu une répercussion profonde dans notre être.Ne dites pas que les paroles passent par une oreille et sortent par l’autre.Peut-être, mais en faisant ricochet comme une pierre qu’un enfant lance dans l’eau “pour faire des crêpes” et qui produisent des perturbations sous forme de petites ondes claires, agitées, qui brisent la surface du miroir fluide.Vous savez que tout ce qu'on recolle ne tient guère, qu’une assiette fêlée casse au moment le plus inattendu.On vous soutiendra que les Irlandais ne s’aiment jamais tant qu’après s’étre battus, que les coups de poing les délivrent de leurs rancunes, que le sang cimente leur union.Leurs baisers sont peut-être une autre 'manière de se mordre.Us ont bien Je crus d’abord i qu’ils dansaient.Us tournaient, en se tenant les mains comme dans une chaîne de cotillon.Le grand dégingandé esquissait d’étranges fantaisies chorégraphiques, une sorte de cavalier seul.Ses bras et ses jambes comme désarticulés, tantôt en cercles, tantôt rigides, semblaient ceux d’un grotesque polichinelle.Soudain je le vis saisir une chai-, de f,ées lcur bouquet se par une patte, décrire un moulinet!.,.,_____ dans l’air et l’abattre sur la petite boulotte qui s'écrasa sur le plancher.Puis la saisit par la toque qui se déroula comme un serpent.J’entendis un cri aigu.Des châssis s’ouvrirent, des manches blanches s’agitèrent sur les allèges des fenêtres, les voisins s'interpellèrent: “Qu’y a-t-il?.— Est-ce un meurtre?— Police! Police! haut qui bat sa femme, saoul et a engendré chicane à sa femme qui est mauvaise comme un crin.Allez vous coucher, ne vous excitez pas! Ça lui arrive régulièrement toutes les semaines.” Les fenêtres se fermèrent, les stores se baissèrent et tout rentra dans le silence.Le lendemain matin, je vis des ombres chinoises en plein jour et réincarnées.Lui, sortait de son logis, sa chaudière au bras, en sifflant, tandis que la malheureuse se traînait à sa suite, clopin-clopant, la figure entourée de bandelettes, un oeil au beurre noir.Us tapoché les Canadiens-français dans1 se séparèrent sans un mot à la rue et de grains tenue à Chicago en décembre dernier.Cet honneur revient à M.Joseph H.B.Smith, de Wolf Creek, dont la ferme est située 140 milles à l’ouest d'Edmonton, Alberta.Treize autres championnats pour le bétail, le foin et les grains ont été aussi décrochés cette année par des Canadiens.Depuis politique néfaste aggravant de plus en plus la situation et augmentant ILE CANADA RESTE de jour en jour le péril.CHAMPION DU BLE Il ne faut pas être prophète pour réaliser tout cela, nous en avons ! Le championnat mondial du blé a d’ailleurs un petit échantillon ici tout près de chez nous, il ne suffit ! de nouveau été remporté par le Canada que d’ouvrir les yeux pour s’en rendre compte; consultez la chronique à l’exposition internationale de bétail des tribunaux, vous serez édifié; nos prisons et pénitenciers renferment plus d’étrangers que de nationaux; dans chaque coup de filet de la police, ce sont les nouveaux venus qui dominent; nous avons essayé les moissonneurs anglais, ils sont venus et repartis pour la plupart, mécontents et nous méprisant, nous en sommes bien débarrassés mais que ne nous ont-ils pas coûté en argent et en réputation?Si l'on veut que le Canada reste un pays prospère, il ne faut pas que notre standard de vie soit rabaissé, il faut au contraire qu’il s'élève de ! dix-neuf ans que cette foire se tient plus en plus; pour cela, il faut que l'enveloppe de paie de l’ouvrier soit j nos agriculteurs ont été quinze fois bien garnie car c’est le principal consommateur, c’est ce qu’on oublie trop ! champions du blé.Dis fois cette distinc-souvent en certains milieux: les pays les plus prospères sont ceux où | Mon est allée à la Saskatchewan, quatre les ouvriers sont bien payés, exemple nos voisins des Etats-Unis: ies , f°is & llô'berta et une fois au Manitoba pays dans la misère où la famine et tous les fléaux de la création exis- ! 11 cst n.e.“° cr ^l.‘ts , q“ V*1 aa î° f ., , , honneur revient de ce fait à notre pays, tent en permanence sont ceux ou les ouvriers ne gagnent rien, exemple, j car véchanUUon prlsé cst Un blé cana- la Chine, les Indes et tant d’autrs.Voulons-nous que le Canada con- , dien le “Reward", variété créée à la Unite dans la voie du progrès, limitons l’immigration â ce que nous i station agronomique centrale d’Otta pouvons absorber normalement.Le Travail Organisé fait oeuvre émi- wa et mise pour la première fois sur nomment patriotique en réclamant de la législation à cet effet.S’il les marchés en 1928.C’est un croise-faut adopter une loi de “quota”, tout comme les Etats-Unis l’ont fait avec beaucoup de sagesse, imitons leur exemple, cela vaudra assurément mieux que d’écouter les clameurs des prophètes de malheur qui voudraient faire du Canada le dépotoir des bas-fonds des pays d’Europe afin d’avoir à leur disposition un surplus de main-d’oeuvre à bon marché.“On est plus obligé à sa peau qu'à sa cheminse.” SOCIUS.La vague populaire réclame des pensions de vieillesse, des assurances contre le chômage, l’invalidité et la maladie.Ces demandes sont le résultat direct de la transformation de l’industrie et des conditions économiques nouvelles sous lesquelles nous vivons.Tant que le Canada comment elle prenait sa tragique aven-jetait plutôt un pays agricole et que la majorité de sa population vivait ture.en campagne des produits de la terre, le besoin de ces assurances sociales -Me v’ià encore!” fit-elle à l’apothi-ine se faisait guère sentir pour la raison bien simple que la vieillesse caire, "y m’en a donné une rince c’te J n’empêchait pas son homme de gagner son pain quotidien; le même raisonnement pouvait s’appliquer â l’ouvrier des villes, la petite industrie étant la règle générale elle ne cherchait pas à se débarrasser des ouvriers âgés dont l’expérience compensait en grande mesure leur ralentissement dans la production; comme le patron connaissait chacun de ses ouvriers, les ayant â son service depuis des années, il hésitait avant de renvoyer un vieil ouvrier, c’était le pain assuré.Mais aujourd’hui que les grandes compagnies industrielles ont remplacé le petit patron, le facteur humain et sympathique est disparu, l’expérience acquise par des années de travail est relégué au deuxième plan, c’est le siècle de la spécialisation et de la célérité.Une opération toujours répétée peut se faire en tant de minutes, ce qui est devenu essentiel, c’est de réduire le temps qu’elle prend afin d’activer de plus en plus la production.Le résultat, c’est que du moment qu’un ouvrier ne peut produire assez vite, il est impitoyablement remercié de ses services, c’est alors la misère et tout son cortège.C’est une période de rajustement que nous traversons actuellement, 1 industrie s est transformée mais les conditions économiques sont restées les mêmes; on a avancé trop vite d’un côté tandis qu’on piétinait sui place de 1 autre; puisque c’est l’industrie qui est directement responsable de cet état il est tout naturel alors que ce soit elle qui ait à faire face aux qu’elle a engendrés.Ce qui paraît la méthode la plus efficace et la plus rationnelle au-jouid hui, c est 1 institution d’assurances sociales qui corrigeront ces défauts de notre édifice social : assurons â l’ouvrier de quoi vivre dans les périodes de crise, de chômage, de maladie, d’invalidité et de vieillesse.Ceci admis, comment procéder?Il est logique que ce soit l’Etat qui prenne la responsabilité de cette mise en mouvement; nous sommes presque tous d’accord sur ce point mais les opinions diffèrent du tout au tout lorsqu’il s’agit de décider jusqu’à quel point l’Etat devrait contribuer financièrement au maintien de ces assurances sociales.Certains prétendent que c’est l’Etat qui devrait assumer seul toute responsabilité-d’autres favorisent un système contributif de la part de l’industrie et de l’ouvrier; ils prétendent et avec raison que cela enlève aux assurances sociales non contributives leur aspect de charité, que comme c’est l’industrie qui a créé ces conditions nouvelles et ce besoin, il est tout naturel que ce soit elle qui en supporte une partie des frais; que l’ou-viiei, de son côté, devrait y contribuer durant ses années de plein rendement et de prospérité, se mettre de côté une poire pour la soif et s’habituer à pratiquer une saine économie au moyen de contributions prélevées sur son salaire à chaque jour de paie.Voilà en quelques mots les deux grands courants l’opinion qui divisent ceux qui s’occupent de la question sociale.Il y a du pour et du contre dans les deux, il y a deux camps extrêmes aux antipodes l’un de 1 autre.Il ne doit pas être impossible de trouver un juste milieu, c est ce clue 'a commission qui, d’après le discours du Trône à Québec serait nommée prochainement pour faire l’étude de ce problème social devra s’appliquer à trouver.On îepioche souvent au Travail Organisé de confiner son programme a lutter pour des augmentations de salaire et à la réduction des heures de travail, c’est faux; les statistiques nous prouvent qu’un grand nombre c unions ouvrières n’ont pas attendu que les gouvernements bougent pour établir des pensions de vieillesse, des assurances de chômage, d’invalidité et de maladie: nous pourrions en citer plusieurs qui ont résolu ce piobleme par leurs propres moyens et par des contributions directes et bien spécifiées de leurs membres.Pour ne pas être taxé de partialité, nous prendrons en témoignage ce qu’en a dit M.Murray W.Lattimer de 1 Association américaine pour la sécurité dans la vieillesse, au cours d une conference tenue à New-York, l’an dernier, qui au cours du mémoire qu il a présenté, mentionnait les faits suivants concernant les activités des unions ouvrières internationales dans les pensions de vieillesse et d’invalidité: LES PENSIONS OUVRIERES mentegSénéSent feed:“S C’° pensions dos unlons ouvrières se résu- de manteau.A trois heures, la nuit dernière, on est venu me chercher pour une mère de six enfants que le mari avait assommée d’un coup de bouteille.Le pis, c’est que les femmes se revengent.Dans l’ancien temps, elles subissaient les mauvais traitements comme une correction.Elles mettaient tout au pied de la croix et se résignaient à ce qu’elles croyaient être l’envers des félicités conjugales.Mais aujourd'hui Non, c’est rien que le gars d’en qu.elte font du sport, qu.enes ont des ’ muscles et des formes de jeunes dieux.elles veulent utiliser leurs talents.Ça commence par de l’athlétisme et ça finit en jeux de chiens.Je connais des hommes qui filent doux devant leur épouse prise comme Carpentier.— Alors, la guerre n’est pas finie.— Je crois qu'elle n’a jamais eu de commencement et n’aura pas de fin.Lucifer s'est battu dans le ciel avec saint Michel.— Oui, le mauvais exemple part de haut.mais si nous réussissions à avoir la paix chez soi', ce serait, il me semble, un acheminement vers l’harmonie universelle." JULIEN SAINT-MICHEL.1.L âge de la retraite est fixé à 60 ou 65 ans.i Pouî uvoir droit à la pension d’invalidité comme à celle de vieil-compter do 20 à 25 ans d’affiliation ininterrompue à cheminsf’deaUferS nrt-ent a 1’Vne des trois fraternités d’ouvriers de “ns de fer, alois qu une seule annee d’affiliation lui suffit les -eS di?î-i annee seulement n’auront bientôt plus droit qu’j là nen-A-nffn u?yalidlté’ car les fraternités ont fixé à 40 et 45 l’âge maximum d affiliation aux caisses et à 65 ans l’âge de la retraite maximum 3.La pension est de $25 à $40 par mois.Cependant les tailleurs les pr“Sîefs%4aoo pa?”S,“'“ar mols l,c,lda,lt Sl!: »>»* * l’année, et nm-if £fde.a.s,a veuve- f-103 trois fraternités d’ouvriers de chemins de fer to u cher fd vena n M e ufcl éc ès d a c b e * ° 1 des annuités que leur veuve peut Q a lu™'• MP'î]si0,n ^Payable qu’à une condition,laretraite.^ 1 heure actuelle, les neuf organisations internationales et les civ antons locales dotées d’un régime de pensions payent à 11 500 de leurs membres presque quatre millions par année.^ ' ,ouu Cle leuls Que Quelques-unes de ces caisses syndicales sont-dans un état précaire, car elles ne peuvent puiser à d’autre bourse on’ù la leur pour faire face à leurs obligations.L’encaisse actuel suffh-X â SS.ffiï'.eiii.i'iKm*?*mm .u™ a,* £ Kta iislL- LES COOPERATIVES DE CONSOMMATION DANS LES VILLES DU CANADA THE Le Canadian Co-operator de novembre 1929 commente l’état arriéré du mouvement coopératif de consommation dans les grandes villes, qu’il attribue à l’ignorance de certains principes économiques.“Le moyen le plus ra-tionel de former une coopérative dans une grande ville”, dit le Co-operator, c’est de borner ses efforts à l’organisation d’un seul quartier de la ville.Les ouvriers habitent généralement à proximité de leur travail.U convient d’opérer le recrutement actif des membres près d’ime usine.Les membres habitant trop loin pour permettre une livraison économique des objets doivent acheter comptant sans livraison ou se contenter d’une livraison plus lente, ou bien payer tant pour la livraison.U ne faut pas trop compter sur ces clients éloignés pour assurer le succès de l’entreprise.Les quartiers voisins, en voyant le magasin si rationnellement organisé et l’escompte considérable qu’on y offre, ne tarderont pas à réclamer eux aussi de semblables magasins.Si l’on est sûr que les affaires le permettent, on peut alors établir des succursales dans chaque quartier ouvrier de la ville.C’est alors que l’effectif considérable et les capitaux placés permettent rétablissement d’un magasin de nouveautés au coeur de la ville.Voilà, en vérité, le procédé qu’on a suivi dans plus d’un quartier ouvrier en Grande-Bretagne.De plus, les coopératives des grandes villes feraient bien, en vue d’accroître l’escompte, — le moyen d’achalandage par excellence, — de vendre du pain, du lait et du combustible, trois objets dont la vente appartient virtuellement à des monopoles, à cause de l’absence de concurrence quant aux prix et de la rareté des marchands établis dans le commerce de ces produits’.ment entre le “Marquis” et le "Prelude” et il mûrit en 100 jours, comparativement à 114 pour le "Marquis".La haute opinion que l’on s’était faite de ses qualités vient donc d’être confirmée.Les quatre fois que le championnat du blé a échappé notre pays il a été remporté par l’état septentrional du Montana (Etats-Unis).Cette circonstance 'semble appuyer l’opinion des agronomes et des agriculteurs à l’effet I que les régions méridionales de notre hémisphère doivent toujours se tourner vers le nord, et même vers les régions septentrionales éloignées, en vue d’obtenir la vigueur et la fécondité de leurs plantes et de leurs animaux.UNE BRASSERIE EN PLEIN OCEAN sont, vues dans l'obligation d:àugmente?le^ cotisations auelZTunes plusieurs fois.Nous avons calculé la quote-part*de l'Slep à différente onviiei qui devient membre d’une caisse à l’âge dc trente ans et se tient continuellement en regie, payera de 5 â 35 pour cent de sa nen sion a ouarnnte am mm™ i \ on .ycni ue sa pen- MGR.CURLEY ET LA PROHIBITION A une fête donnée jeudi soir dernier sous les auspices d’une société catholique, S.G.Mgr Curley, archevêque de Baltimore, dans les remarques qu’il fit, déclara: “Nous ne sommes pas ici pour célébrer le dixième anniversaire de la Prohibition.Nous ne sommes pas ici non plus pour la condamner.Nous n’avons nullement le désir de jeter de l’eau sur un rat qui se noie (We have no desire to dash water on a drowning rat.) Décidément, cette pauvre prohibition évoquo dans l'imagination des orateurs, les figures littéraires les plus.délicieuses.satisfaire chaque réclamation.Sans partager entièrement les craintes de M.Lattimer en ce qui regarde les ressources financières des unions ouvrières, il reste un fait acquis, c’est que l'effort individuel fait par elles ne suffit pas à faire face a la situation qui s'aggravera de plus en plus à l’avenir il n’est donc que juste et raisonnable qu’à cet effort on ajoute celui de l’indus-rie et de 1 Etat; les unions ouvrières ont établi un mécanisme qui fonctionne bien il s’agirait de lui donner plus d’ampleur et d’y coopérer plutôt que d en créer un autre à côté qui ferait double emploi probable- Le paquebot George Washington, qui d’une unton Sère toneh?,' ” ”* ^ faS .qUe’ parce ^u'un membre a transporté en Europe la délégation! tjrm nr>nr 1n„„„11„eiIf „t0.U.C|?an° pfnf10n dc vieillesse de son organisa-américaine à la conférence de Londres, est pourvu d’une petite brasserie qui fonctionne pendant les traversées, mais est démontée quand le navire pénètre dans les eaux territoriales.Le directeur de l’United States Line, à qui appartient le paquebot a déclare que le régime sec n’était nullement violé puisque le George Washington ne transporte pas de liqueurs et qu’aucun dispositif de la loi Volstead ne défend d'avoir à bord les appareils nécessaires à la fabrication de la bière.II est piquant de rappeler que la délégation américaine avait décidé de s'embarquer sur le George Washington pom-ne pas mécontenter les secs qui avaient déclaré que les délégués des Etats-Unis ne devaient pas donner la préférence à un vapeur britannique où la consommation de l’alcool n’est restreinte par aucune loi.tion, pour laquelle il a payé durant de nombreuses années, il soit privé de la pension de vieillesse établie par l’Etat et à laquelle il aurait droit s il nen touchait pas une de son union; il ne faut pas que l’ouvrier prévoyant souffre du fait qu’il a été prévoyant, qu’il a créé un facteur puissant dans la prospérité du pays.N’est-ce pas que l’étude des assurances sociales présente des horizons tout nouveaux auxquels bien peu pensent.SOCIUS.SA LANGUE AVANT LA POLITIQUE en commentant que le mouvement pourrait bien prendre une tournure politi-La Gazette, de Montréal, journal que, la Gazette admet cependant qu’il pourtant essentiellement conservateur, | groupera des partisans dans tous les annonce qu une souscription serait bien- j camps politiques “parce que”, dit-elle, tôt faite dans la province de Québec, "chez les Canadiens-français, la langue pour aider aux Canadiens-français de I passe avant la politique, la Saskatchewan à s'organiser pour sauvegarder leurs droits à l'enseignement de leur langue, menacée par les récents édits fanatiques du premier ministre conservateur Anderson.Tout C'est un bel hommage, volontaire ou non, rendu par le journal de la métropole, à la ténacité et à l’esprit de corps de ses compatriotes de langue fran-alse.— Le Soleil. •rage z SAMEDI, 1er FEVRIER 1930 — MONTRAL — SATURDAY, FEBRUARY 1, 1930 Le Coin des Unions locales NOMINATION d’officiers CHEZ LES TYPOS CHEZ LES CORDONNIERS Une résolution do sympathie a été; INSTALLATION D'OFFICIERS L’union internationale m sou-, à i» mEtlx woSc“Sn ?fijsrii-m •,mu **• - n° ¦» tional.840 rue Chômer.cette assem- remttè coMrére N ieiven 2™ i"0 Îî a m°c6M ‘ «“tnllntlon blée sera de la plus grande importance i, j r V Boisvert, d6cédé ' des officiers suivants pour l’année 1930: •meters „o„ l'année 1030.1931.iders font im appel .spécial aux , ganisateur, et du comité exécutif, membres d etre presents, vu l’impor- L'organisateur général des cordon-tance de cette reunion.! Iliers, M.L.Thibault a fait la déclara.A cette assemblée, on procédera aussi ! tUm suivante en réponse aux déclarait ,la m'se en nomination des officiers | lions faites par les officiers des syndi-mternationaux.Comme il n y a que les cats catholiques concernant la grève membres qui assistent a l’assemblée qui ta MacFarlane Shoe: ont droit de faire les nominations, il “L’union internationale des cordon-est à espérer que tous les typographes niors a signé un contrat collectif avec se rendront à cette assemblée.la compagnie McFarlane Shoe, ces Les membres sont pries de se souve- jours derniers.Ce contrat donne droit mr qu avec la location de la salle est a cette compagnie de se servir de l’éti-eompris 1 usage ou vestiaire.En y dé- quette de l’union.De plus, il est sü-posant leurs pardessus et chapeaux, ils J pulé, dans ce contrat que toutes diffi-n ont rien a payer.A eux de se préva- cultes qui pouiTaient surgir, telles que loir de ce droit.^ améliorations des conditions de travail, augmentation de salaires, etc., seront FIN D'UNE GREVE ! réglées au moyen de la conciliation et t „ • j —:— ., , : par un bureau d'arbitrage.La gre\ e des ouvriers de la confection ,.T „ , ¦ • " Le contrat est signe pour un an seu- semaine, à la manufacture M.Podbère and Co., rue Bleury, est terminée.pour dames, qui avait éclaté, il y a une Tt» 7- , , ^ , , semaine, à la xi iLn,ère ' fc’ , j declare formellement que c , moi et le confrere McRercher, repréres.la maison a accepte de reprendre ,,ri * ., 1 H ne icyicuuii."il est donc contraire à la vérité de 1 ouvrier qui avait été congédié ¦ de * , , .tic Luugeuit.ue rapporter que cent ouvriers de cette plus, la maison a accordé une auemen- » 4 - ut Llut 1.' ^.augmen ! manufacture étaien en grève.Ce chif- tation de salaire estimee a 15 pour >TCV0 dom la P»»»»* som Le comité conjoint qui a conduit les a 111SU1C’.e lendemain, pour négociations se déclare très satisfait.1 denlander du traval1 au contremaître, et correspondant, J.Boivin; secrétaire financier, G.Bolduc: trésorier, C.Favreau; conducteur, E.Major; gardien, A.Trudeau; président du comité des griefs, S.Roy; délégués au Conseil des Métiers et du Travail, S.Patenaude, J.Jacques, E.Thibeaut; délégués au Conseil de district, J.Boivin.T.Favreau, S.Roy, G.Bolduc, E.Thibeault; syndics, H.Laroche, A.Lapointe, H.Desmarais.A cette même assemblée, l’union locale a passé une résolution exprimant les sympathies et les condoléances de tous ses officiers et membres à la famille du confrère E.Roth, membre de cette union .décédé récemment.Un chèque au montant de $500 fut remis à Mme E.Roth, pour bénéfices mortuaires.La valeur du vieil ouvrier pour l’industrie Les plus grands industriels se rendent compte de nos jours de la valeur du vieil ouvrier.La Franklin Automobile Company, de Syracuse (New vieux employés.“La fixation arbitraire d’une limite d’âge artificielle pour le travailleur industriel crée pour l’Etat un grave problème social qui n’a pas York), par exemple, s’est ralliée défi- j sa raison d’être.L’employeur qui fait nitivement au principe d’accorder la | semblant d’ignorer les dangers économiques et sociaux que présente la fixa- préférence à l’expérience plutôt qu’ù la jeunesse.Dans une déclaration faite en novembre dernier, M.H.H.Franklin, le président de la compagnie, a tracé une description du nouveau point de vue.“A l’usine Franklin où la précision compte plus que la quantité, on sait qu’un ouvrier n’atteint son rendement maximum qu’après des années de travail.A ^0 ans, l’âge où la plupart des industriels refusent de l’employer, on peut confier à l’ouvrier fidèle des travaux variés qui lui permettent de conserver sa capacité de tion abltraire d’une limite d’âge d’emploi artificielle s’attire des difficultés de toutes sortes.Il vaut bien mieux pour l’un comme pour l’autre sexe de gagner sa vie que d’étro â la charge de la collectivité.Agir de façon à faire naître une telle charge sociale serait imprudent et irrationnel.” L’OUEST VEUT EN FINIR AVEC LE CHOMAGE FERBLANTIERS-COUVREURS et remercie les Canadiens-français qui ont aidé puissamment à obtenir ce beau succès.et ils ont laissé leurs outils en lui promettant qu’ils reviendraient sous peu.” UN ANNIVERSAIRE BIEN FETE L’union locale No 606 de la Fraternité internationale des chauffeurs, hui-leurs et journaliers, à sa dernière assemblée, vendredi dernier, à la salle Lavoie, a fêté avec éclat le quarante-deuxième anniversaire de naissance de SYMPATHIES DES CHARPENTIERS Mardi dernier, assemblée très importante de l’union internationale des ferblantiers-couvreurs.local No 116, au Temple du Travail, rue Saint-Dominique.L’agent d’affaires, M.Mathieu, soumit un rapport très élaboré des conditions du métier dans la ville.On a commencé le travail en vue de l’élaboration du contrat de travail qui sera présenté aux employeurs dans le cours de l’année.Il fut aussi question d’un nouveau plan d’assurance et de pension pour les membres de l’Association des travailleurs de métal en feuille d’Amérique.Des délégués de toutes les parties de production et ! l'Ouest sont réunis â Winnipeg dans empêchent de se faire mettre au ran- l'intention avouée d’en finir avec le cart.Avec le nouveau plan d'emploi problème du chômage.Toutes las vil-Franklin, le vieil ouvrier est pourvu ;los depuis le lac Supérieur jusqu’au Pa d'un emploi qui exige plus d'expérience cifitiuc étaient représentées â la séance que de célérité, et un ouvrier plus jeu- inaugurale de cette conférence de deux no prend sa place.La compagnie; i°urs, où toutes les provinces de l'Ouest Franklin ne met pas au rancart ni ne sauf l’Alberta, ont envoyé leur ministre congédie l’ouvrier qui perd une partie !dl1 travail.de sa capacité de production avant : 011 s’attend à ce que l'assemblée ré d’avoir atteint l’âge de sa retraite.Si clame la nomination par Ottawa d’une l’ouvrier occupe un emploi qui exige de commission royale pour enquêter de la la vitesse, elle le remplace par un"plus situation et suggère peut-être la discon-jeune, et lui donne â faire alors un tinuation de l'accord ferroviaire ayant travail exigeant surtout de la préei- pour obJet d’amener des immigrants sion.De cette façon le vieil ouvrier au Canada avec Ia Promesse dime an continue à produire efficacement dans née de travail.M.Webb, maire de un emploi qui lu.convient mieux De 1 Winnipog' compte c'ue lcs villfts de rEst Plus, le vieil ouvrier qui a contribué Iapprouveront la demande d'une com- matériellement au succès de l’entreprise Franklin à cause de longs états de service loyal et efficace, jouit d'autres avantages que lui confère le plan de pension Franklin.Une caisse de pensions a été créée qui lui assure des rentes pour la vie après qu'il a atteint l'âge de la retraite et a décidé de cesser tout travail effectif.Cependant, il n'est pas forcé de cesser de travail- mission royale, si celle-ci est faite par l'Ouest.Le gouvernement fédéral n’est pas représenté à la conférence, mais l'hon Peter Heenan.ministre du travail, a promis de présenter au cabinet toute décision à laquelle en arriverait celle-ci.A la suite de l'inscription des délé gués, la conférence entama une discussion générale sur le chômage dans cha- DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE ASK FOR THE POPULAR BE CR MOLSON Brassée â Montréal depuis 144 ANS Brewed in Montreal since 144 YEARS T, , , , - FERMETURE A BONNE HEURE L union locale No 134 de la Fraternité 1 ____ des charpentiers-menuisiers, lors de sa L’union internationale rin 455 des dernire assemblée, a adopté une réso- employés barbiers et coiffeuses de lution exprimant les sympathies et con- Montréal, a décidé de soumettre aux doléances de ses officiers et membres à autorités de l'hôtel-de-vllle, un amen-leur confrère Arthur Mayer, vice-pré- dement, au règlement actuel de ferme- -., , , ., , .cune des villes représentées, les moyens , j’ .es logements de la caisse j employés pour y remédier et la politi- .n e p ein drolt- La P011' que adoptée par le gouvernement pro- sion est constituée par une forme d’as- vinclal à son endroit.surance qui en garantit le paiement,! ________;o._______ quels que soient les changements survenant dans le statut ou la direction CHEZ LES UNIONS le 15 ! internationales ., .1 ,, - _, , .! novembre, l'honorable W.G Conlev cor, oricir) of X* T • , r, TT sideiit., à 1 occasion de la mort de son ture- D apres ce reglement, les salons gouverneur le K vire son president.M.Leonard Collins.Une | fils bien-aimé.! de coiffure doivent fermer à 8 heures 5 superbe adresse lui a été lue et une ._______________________ bien garnie lui a été offerte par tous les membres et officiers de l'union locale, en témoignage tangible de reconnaissance et d'amitié pour le dévouement reconnu par tous de leur sympathique et dévoué président.du soir les cinq premiers jours de la j semaine, et à 11 h.du soir, le samedi.Cette union demande que les salons L’EXECUTIF PROVINCIAL DES CHARPENTIERS A QUEBEC , ferment à partir du ler mai prochain> à 7 heures du soir les cinq premiers discours prononcé le 1 LUNDI SOIR .ghiie occidentale, j Conseil Conjoint des Cordonniers, a parle du problème du chômage créé! n, au No 1331, rue Sainte-Catherine E.Charpentiers-Menuisiers, local 1127, par la coutume courante des indus triels de mettre au rancart leurs Le conseil provincial des charpen- : ________ , , , .- - tiers-menuisiers, composé de MM.Orner Joura de a semadie, et a 10 heures du Fleury, président, James Fraser, vice- 5011 leS samedis’ .\ makt s his talkie debut with it.Th** >'.ory tells ol au Italian who sells flowers 'll winter in the Fast Side section »f New York, au 1 then turns to the open road wltn his hardy gurdy.Ilis travels take hilt) to a small town that boast ot its purity.How the hudy gurdy man fares in this town composes the bulk of th attraetiv Justifies Canadian Labor’s Stand on Immigration realizing how essential to the profit- | -r:'KuwnieBiSîm"! Petty Frnnelseo and Karl .lorny.AT Till: CAPITOL (’otnmeneing Frida v the feature film at the » 'a pit ol Theatre will be "The Kiss.” a sound picture with French and English t it Is.with Greta «iarbo in the hading role.The supporting east includes Conrad Nage], Ander K;t d'olf, Holmes Herbert.Lew Ayres and George Davis, and the director is .Turques I cyder.who also wrote the story.The film concerns a Frenchwoman who is forc'd to marry a man site doe*, not love, at the command of her parents He treats h- r with such brutality that in the end she shoots him.The programme also Includes several short sub-Speeial Mage presentation, under tion of Harry S.Dunn, and the Capitol Syhphony (Trelnstra un-lirectlou of .\ M,,vi«• t,,; ¦ version nf "The Lone Srar UniigiT.” tin- tir-t m.vel of y.nn,.Un-v lo lie mmlo Into i.ilklng pi'-tnr.-.will I,',-Ih" fraturo oIT.ring at I.otnv's Theatre, eoinim-nclng Snml.iv, u.-orge iir.rlen ami Sue I'm,I are the irs ami tin- scenes are laid ill the South West and d.-al with the rangers of Texas U •' Haines, heads the vaudeville bill where immigration is mostly of males ! were twice as many male immigrants countries, as w _ __ ______ _____^_____ ^ w,ejj as the lancjs j the i L'année 1930 complétera pour la in the prime of life, a crime rate dis- from Austria in our penitentiaries inj far jeast have learned a great'1 deal BolKic|Ue son Premier siècle d’existence proportionate to that of a cross sec- 1921 as from the whole of northwest-1 more of Canada than they did before ! indéPendante- A cette occasion, de tion of a settled community is to be Jem Europe.The number of males from the Railroads were so lavish in their expected.Making allowances for this j Italy in Canadian penitentiaries was 70 expenditure on publicity and propa- a comparison of similar age groups ! per cent greater than the number born ! ganda shows that foreign-born inmates of1 in all countries in northwestern Euro- penitentiaries are in twice the pro- ! pe combined.More Russians by two-portion to the Canadian born.Taken thirds were serving heavy sentences in as they are.with large surpluses of Canadian penal institutions at the date males an abnormal age distribution, ; of the census than immigrants from the crime rate is four times greater, jail Germanic and Scandinavian coun-"The Bulgarians were 512 per 100.- j tries together.These facts challenge 000 of 21 years and over, and the ne- most emphatic comment.’ LABOR O QUERIES • It is very gratifying to note, the effect of this wide and wisely directed publicity.Canada as a result of it is better known than it was for a great many years, even when prosperity was at the highest peak.The Railroads certainly deserve well of the Canadian people, since they are vital and important factors making for the better appreciation by other nations n .gj of our resources and opportunities and :: Tko WnrI/nr’e Wnvlri ai the development of which make for ¦ M I IT OIKci S YT OilO a prosperity in which all alike share.I ?A?«?a —A petition for a resolution calling ** “ ! upon Congress to amend the Consti- _ .! tution to give Congress power to regu- Q.-When was the Journeymen Tail- late the hours of labor ancl make them orsA Union organized?uniform throughout the country lias A.In 1883.It is the oldest of t-he ^een presented to the clerk of the Mass-present organizations in the garment achusetts House of Representatives by trades.Q.—Is there a union ol powder workers?A.—Yes, the United Powder and High Explosives Workers of America, with headquarters at Clinton, Ind.prosperity A country that has such splendidly equipoed and administered transportation systems .officered by executives of the Thornton and Beatty type, has every reason to not only congratulate itself upon its good fortune, but show every confidence in its future.B.R.* * * Editor, The Labor World: I note the article by William English Charles H.Morrill of Haverhill through Representative Philip.H.Stack —Four hundred and fifty employees r of the International Paper Mills, Laine, ' on Pacifist Imperialism.The Miss., find it difficult to believe that ro°*' difficulty between nations is the prosperity is abroad in the land, a.sisamc as that between individuals: On _____ the plant has just closed down, pend- what terms shall one human being (or q,—What union has a general vaca- ing further orders.lone group of human beings) get anot- tion week provided for by its constitu- —To curtail the usurpation of their i*ler or others to work for it?tion?jobs during the summer months by> Ignorance of the natural basic form A.—The Diamond Workers’ Protect- students of the University of Wiscon-1 human association lias led humans ive Union of America, whose constitu- sin, Local 4C4 of the Common Laborers’ adol)t customs which require that tion says: "The week commencing on Union, Madison, has decided to admit]80016 f?et others to work for them by the last Monday of the month of July all collegians who wish to join.isome other method than working equ- of every year shall be set aside as a —Wealthy Harvard University has iI°r those others in return, general vacation week.During that been made to feel very uncomfortable ;And the custom of fixing prices on week no member of this union shall be1 by the revelation that it recently dis- jsomo other basis than the duration of permitted to work.” ! charged 20 scrubwomen rather than in- ! the human work involved—hour for - crease their wages 2 cents an hour to hour—enforces human slavery, and puts Q.—How can union-made hosiery be comply with the scale set by the Mass- 'a >5rice on natural resources.And recognized?achusetts Minimum Wage Board.1 where there is a price on natural re- A.—By the brand names, the follow- -.,________ ]sources there will be an incentive to ing list of which Ls furnished by the ! BIG FUTURE FOR CANADA 1 monopolize those resources so as to American Federation of Full Fashioned ] —— .: alike avoid working for folk who work Hosiery Workers: Berkeley, Best Made, Doubt whethei Canadians realized ^ jn returni an(i t0 get others to work Co-Ed (Berger), Esquire (half hose),!4*16 sreat future that was in store for ]for one without one’s self working in them was expressed by General Jan j return Christiaan Smuts, former Prime Minis- ] ialism.ter of South Africa, in a speech before the South African Luncheon Club this week on his recent visit to the Dominion and the United States."There is something growing up in the Dominion which promises very great .things for the British Commonwealth of Nations," he added.The famous soldier and statesman Excello, Gotham Gold Strike, Granite: Holeproof, Hollywood, Lady Haven, Laurel, Logan, McCallum, Merit, Modern Maid, No-Mend, Oliver, Onyx Poin-tex, Opal, Rydal, Triple Stripe, Siliko, Titania, Trio, Van Raalte.In addition, the Unity Hosiery Mills, Milwaukee, Wis., sells a silk stocking bearing the label of the United Textile Workers of America.This Ls the only brand of women’s full fashioned hosiery which bears the union label.That is the key to all imper- There would be no difficulty about what group should have possessive title to any particular resources if ALL trading thruout the world was on the basis of the EXCHANGE of an hour of adult human work for an hour of adult human work via checks on equitist mutual banks.While the people are ignorant of multiples festivités auront lieu et il se tiendra deux expositions internationales, l’une à Anvers, l’autre à Liège.Il y aura en outre des expositions d’art flamand à Anvers, d’art wallon à Liège et une exposition centennale de l’art belge à Bruxelles.De nombreux Belges voudront profiter de l’occasion pour revoir leur pays, aussi pour faciliter à ceux du Canada le voyage en Belgique, le Pacifique Canadien a-t-il décidé d’organiser une grande excursion à forfait sous les auspices de l’Association des Vétérans Belges.Le départ de Montréal par le "Metagama" du C.P.R.aura lieu le 3 juillet et le retour se fera individuellement, le billet étant valable pour 12 mois.Il y aura une légère diminution dans le prix de passage pour ceux qui reviendront après le 1er octobre, au cas où ils voyageraient par le “Metagama”.Le voyage à l’aller se fera en groupe afin de profiter des réceptions officielles qui seront faites par le gouvernement belge, les directions des expositions d’Anvers et de Liège et la Fédération Nationale des combattants.Le retour se fera au gré des passagers à qui on recommande fortement de réserver leur place pour cette seconde traversée avant leur départ pour le Canada.De plus, ceux qui ont conservé leur nationalité belge doivent obtenir un passeport belge en s'adressant au consulat général, édifice Keefer, rue Ste-Catherine Ouest, Montréal.Bien que le départ n’aura lieu qu'en juillet, cette date ayant été choisie par les organisateurs afin de faire coincider l'arrivée en Belgique avec les cérémonies du centenaire de la fête nationale, il est des plus importants d'envoyer son adhésion aussitôt que possible.Il va sans dire qu'à cette saison de l’année les paquebots sont remplis.La direction n’a pu obtenir qu'un nombre limité de places; cela veut dire que les premiers arrivés seront les premiers servis.Membre de la l*rease Intaruitlonala Ouvrière d’Amérique Member of the International Labor Fnn GASTON FRANCO Secrétaire de la KedaetUn Secretary, Editorial Uepartmeaé UNEMPLOYED IN GERMANY IS MORE THAN 1,750,000 Unemployment is general in Germany, according to press cables from Berlin.Out-of-works total more than 1,750,000 or 70,000 more (than there were at this time last year.Tire destitution is resulting in wild demonstrations and hand - to - hand fights with the police throughout that country.British unemployment is likewise serious, despite every effort of the Labor government to improve conditions.British workers are beginning to be suspicious of “rationalization” as a solution as this system means more machinery and a further reduction of employed.SCHLESINGER ' RE-ELECTED Benjamin Schlesinger was re-elected president International Ladies' Garment Workers' Union in the first referendum held by that organization.The vote was 20,353 to 077.General Secretary-Treasurer Dubin-sky received 19,739 votes and but 700 against.LES VOYAGES ECONOMIQUES DE LA "FIERTE FRANÇAISE" Au retour d'un voyage en France en juin 1928, M.Joseph Dumais, directeur du Conservatoire de Québec avait conçu l'idée d'organiser une excursion à Paris à un prix très modique afin de permettre même aux petites bourses de faire ce beau voyage auquel rêvent tous nos compatriotes.Ce voyage se fit en mai 1929 par l'“Empress of Scotland” du C.P.R.et obtint un très vif succès.Fort de l'expérience acquise, M.Dumais se propose de faire encore mieux et à meilleur marché, le printemps prochain.Mais son but n'est pas de se promener par mer et par terre en compagnie de compatriotes: il désire que ces voyages aient leur côté pratique.Il a constaté depuis longtemps que l’élément canadien-français n'était pas assez connu en France, en dépit du nombre sans cesse grandissant de compatriotes qui visitent chaque année ce merveilleux pays.Et pourquoi?Parce que nous voyageons isolément ou en famille et que nous passons inaperçus.C'est regrettable à plusieurs points de vue car, non seulement, nous ne voyons pas tout ce que la France peut nous offrir.mais nous n'attirons pas non plus l'attention des industriels et des capitalistes français sur notre immense pays, si riche pourtant de ressources inexploitées et où tant de milliards étrangers sont déjà placés.Tout récemment, au retour d'un voyage de plusieurs mois en Europe, un financier bien connu de Montréal, dans un communiqué aux journaux, disait ceci: “La France a des masses de capitaux disponibles, une formidable force financière inerte.Elle recommence à chercher un enmloi à ses capitaux inactifs.Ses capitalistes attendent nos banquiers, nos capitaines d’industries.Nous avons des industries à développer, ils ont de l’argent à placer.” Le meilleur moyen pour nous de nous renseigner consiste à joindre l'utile à l'agréable et de voyager en groupe.Cinquante hommes d’affaires, voyageant ensemble, feront plus pour nous faire connaître et apprécier à Paris, à Bruxelles et ailleurs, que cinq cents familles voyageant isolément d'une ville à l’autre.Industriels, négociants, professionnels et autres qui cherchent à augmenter leurs connaissances, à développer leurs affaires, à agrandir leur champ d'ac tion, etc., sont donc invités à faire le beau voyage de 34 jours qu’organise actuellement la "Fierté Française" pour le 3 mai prochain.Ce sera une occasion unique, exceptionnelle de bien se renseigner sur les industries françaises en visitant d'abord la grande Foire de Paris qui.le printemps dernier, réunissait près de 8,000 industriels et négociants français, puis d'aller passer quelques jours en Belgique, afin de voir les grandes expositions de Liège et d'Anvers.Pour renseignements supplémentai res sur ce voyage, s'adresser à M.Jo seph Dumais, Edifice du “Soleil”, Que bec.M.Dumais est à la disposition des Chambres de Commerce ou associa tions commerciales désireuses d'entendre une instructive conférence sur Paris et le voyage projeté.WANTS COMPENSATION FOR LONG CRY QUOTA BILL INTRODUCED The immigration restriction bill, proposing to restrict the influx from Eastern Europe, was introduced before the House of Assembly on Wednesday bby Hon.D.F.Malan, Minister of the Interior of South Africa.A | said he found his visit to Canada had j that fact the workers will be slaves of ] been most exhilarating.He had seen i native or foreign rulers—and India has ] a sllirit of hopefulness and optimism [ plenty of native as well as British ntl; which was most refreshing.In the ers.And while that ignorance remains ! course of a few generations Canada ! it is better to have peace than war would be a sgreat as the United States for peace is more conducive to a calm was today, he added.“It Ls a great mental attitude than war is, and it is thought that it will be possible for Can- j only by reasoning calmly that people a_a .ta r,°,a lf,e ^‘‘ yory great destiny j can learn how to abolish evils.Neither An Associated Press dispatch from Omaha, Neb., says: “Robert Dutch, having cried a greater part of the time since 192G, he says, wants compensation for it.Some caustic soda got into his eyes while he was working at a smelter, providing the basis of his action for damages as filed in District Court.He worked at the smelter, his petition said, until last June, when his crying necessitated that lie quit.The tears are most copious in cold weather his petition added." Province of Quebec District of Montreal No.E.-64119 SUPERIOR COURT Dame MATILDA LEIBOVITCH of the city and District of Montreal, wife common as to property, with Phillip Sommer of the same place, Plaintiff, AND PHILLIP SOMMER, of the City and District of Montreal, Defendant, An action in separation as to pro-lierty has this day been instituted in this cause.Montreal, January 22nd 1930.Popliger, Blanshay & Miller.Attorneys for Plaintiff.4-7 to change it rant.” —Charles P.Ford, chairman of the “as circumstances war- It is easier to look wise than to act wisely.severance," he concluded.____________________ fixing of prices by results that puts a tional secretary of the International The weather man is so called because I ?n?° °n ,llatural resources and so leads Brotherhood of Electrical Workers, lias he gels his pay whteher he guesses ! flism' right or not.I VAUGHN BACKMAN BROKAW, R.4, Box 595, Phoenix, Arizona, U.S.been elected president of the Union Cooperative Insurance Association to succeed the late James P.Noonon.Canada, I Province of Quebec, Distriot of Montreal, No.59923 SUPERIOR COURT Dame IDA STERN, wife common ns to property of Moses Bcrcovitch, both of the City and District of Montreal, j duly authorized for these presents, ' Plaintiff vs Moses Bcrcovitch, butcher of the same place, Defendant.I An action in separation as to pro-jporty has been instituted in tills case Jon the 23rd day of December 1929, Montreal, December 30th 1929, MENDELL & BROWNSTEIN, Attorneys for Plolntlfr.2-5 All Imperial product! an manufactured In Canada by Canadian workmen, at our alx modern Itaflnerlai, one ot which !• located at Montreal East IMPERIAL OIL LIMITED 05*C United Shoe Machinery Co.OF CANADA, LIMITED MONTREAL TORONTO, KITCHENER, QUEBEC A better gas range at a popular price.Made In Montreal by Canadian workers.Certified by Canadian Gas Association.Price from $25.00."There is no better range” Montreal Light Heat & Power CONSOLIDATED The GURNEY MASSEY COMPANY, LIMITED Office and Warehouse 98 PRlNOLPAi STREET 8T-LAURENT DE MONTREAL THE GURNEY Foundry Company, Ltd.Stove Work*: 8T-LAURENT DE MONTREAL Canadian Car & Foundry Co.Limited Passenger, Freight and General Service Oar* for Steam and Electric Railways, 621 Craig St., West, Montreal CANADIAN INDUSTRIES LIMITED Canada Cement Bldg., MONTREAL Subsidiaries t C’uiuidian Explosives Limited, Dominion Cartridge Company Limited, Camullun l'ahrlkold I.hulled.Flint Faint at Varnish Limited, Arlington Company of Canada, Limited, Canadian Ammonia Campauy Limited, Triangle Chemical Company Llmltt'd, Canadian Salt Company Limited, (iraHselll Chemical Company Limited, CaNnel Cyanide Company LAPORTE, MARTIN LIMITEE EPICIERS EN GROS G40, rue Saint-Pai^l Ouest Tel.MArquette 37G1.MONTREAL Steel Products of Every Description From ore to finished product —all within the Empire BRITISH EMPIRE STEEL Corporation, Lt4.Canada Cement Building, Montreal ?(i HEAT CANADIAN INDUSTRY DOMINION TEXTILE 00.LIMITED J.SYLVIO MATHIEU SERVICE PE TOILETTE Tabliers, Jaquettes, GIlKs, Nappes, Napkins, Serviettes ds barbiers, etc., et tout autra article ft i’unage ds la toilette.Lings ds famllls ft la livre.Bumderl#: 1871, ru* CARTIER Tél.: AMherst 8668 Residence: 2410, roe SHEPPARD Tél.: AMhorst 1652 Wear SPRINGER ^ Rubber Heels Our Leading ! 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