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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 31 mai 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1930-05, Collections de BAnQ.

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^^ïnnée — No 22 -—= ALE — 100 Years of Brewing experience behind it mnd ÏÏW/ ft JlUmOf (thinner Drink DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11, rue Saint-Paul Ouest.La journée de huit heures - | 1 La crise de chômage que traverse le pays fait surgir de tous côtés ! I des commentaires, des remarques, des discussions, voire même des rcmé-1 j.des infaillibles pour atténuer si non complètement faire disparaître ce * 'b an, cette plaie d’Egypte des temps modernes.De toutes les solutions exposées dans nos journaux et nos revues, avec force arguments à “INSTRUIRE ET AMELIORER” Tél.: LAncaster 5361 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT t.iiwBiMii'wjn»qwuTKji .f Mangeons bien, nous vivrons vieux! j Encore la pasteurisation avec l'appui, quelques-unes sont bonnes, d’autres tout à fait anodines, tandis et ‘uc ia plupart ne font que changer le mal de place pour un temps plus üU moins long.Il est à remarquer, cependant, que bien peu pensent t faire adopter les recommandations des dirigeants de la classe ouvrière qui sont pourtant ceux qui sont le plus à portée de connaître les condi-t io11s affreuses dans lesquelles se débattent un trop grand nombre de nos ouvriers, car, quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense, ce sont les ouvriers qui sont les plus directement concernés dans l’occurrence.Il y a bien, de temps à autre, quelques amis des ouvriers qui pensent à revendiquer les droits de ceux-ci, en Chambre ou dans les réunions publiques, mais les choses n’avancent à rien.Les statistiques — on peut tout taire dire aux chiffres — viennent donner un démenti apparent aux laits.Il est avéré qu'en même temps que nous lisons des statistiques sur la situation du marché du travail et que ces mêmes statistiques vous font entrevoir une amélioration sensible, nous sommes témoins dus souffrances occasionnées par la dépression, nous rencontrons sur nus rues des milliers de gens, apparemment bien portants et bien mis, avant l’estomac creux et des souliers percés.Et, en scrutant bien les événements et les faits quotidiens, nous ne pouvons que nous convaincre que la situation va toujours en empirant.Le Travail organisé, parmi les moyens les plus cllicaces de conjurer ],.malheur, demande que l’industrie ait recours à la journée de huit heures, et, s’il le faut, à la semaine de cinq jours ou quarante heures.1 après lui, il faut fractionner l’emploi pour parvenir à donner sa tâche i chacun des ouvriers: la répartition du travail entre un plus grand nombre d’ouvriers ne peut s’obtenir qu’en divisant ou en partageant le travail qu’il y a à exécuter.Il ne faut pas tout donner aux uns et laisser les autres dans la dèche.C’est, sinon la seule solution possible, du problème du chômage, du moins la plus rationnelle.Il est reconnu que le machinisme, à l'égal d’Attila et ses Huns, a fait l'invasion du domaine industriel et ouvrier, et les ravages qu’il i a.c sur son passage sont plus profondément sérieux et dommageables ii la classe ouvrière.A venir à quelques années, l’argument qui voulait qu'un ouvrier déplacé d’une industrie se replace dans une autre, par- Soixante ixmr cent de la mortalité, le mois dernier, a été attribué à la tuberculose.La proportion est terrifiante sollicite l’attention des autorités.Comme toujours, on s’est demandé la la cause de cette recrudescence de la terrible plaie, comme toujours on s’est répondu avec à-propos et sens commun.On a vu une occasion de condamner les robes courtes, les bas de soie, les cheveux à la garçonne, les renards dans les chaleurs torrides et les écharpes de gaze en hiver par nos froids sibériens et on ne l’a pas manquée.A moins d'être extravagant, je ne vois pas à l'action nocive de notre climat.Les écervelées et les folles qui ne trouvent pas d’autre moyen de se distinguer que l'excentricité paient souvent do leur vie leur originalité et leur fantaisie.Mais pensons à celles qui se serraient dans leur corset à s’étrangler et se faisaient un corps dur comme des “rondins” d’érable, qui portaient jupons piqués, camisoles en laine, plastrons en chamois, des bas en laine et qui se comprimaient la poitrine de peur en soulignant les éminences.Je ne veux insulter personne d'être un sujet de scandale, ces demoiselles du temps jadis dont la peau moite ne respirait jamais et qui avaient peur de l’eau, sauf de l’eau bénite et de l’eau • ««»««««« ?* •* g sont impitoyables, ne serait-ce qu’à la I manufacture, elles avalent à la bâte troisième génération, elle impose ses ; un biscuit sec, une rôtie avec une tasse tares et ses stigmates: elle dépose dans de café assez fort pour leur crisper la le sang des germes morbides, dont J langue et les stimuler, leur donner une seule l’hygiène peut atténuer les effets.Il y aura toujours des Chrysos-tômes, qui se figurent que leur voix et leurs arguments valent de l'or.Ils ont une raison pour tout.Il expliquent l'inexplicable et interpret, nt à leur sens les desseins providentiels.De énergie factice, feu de paille qui s’éteint aussitôt qu’allumé.Le midi pour avoir le temps de se friser, de se pomponner, de presser la robe fripée, elles avalent une boite de conserves ou mangent une “bcan” sur le pouce.Dans l'après-midi pour apaiser les gémissements de tence fébrile et factice n'est pas de nature à combler les lacunes occasionnées de for pseudo astronomes mettent sur le I leurs entrailles irritées, eues grignote-compte de l’éclipse de lune qui vient j ront des chocolats.Le soir, elles mande se produire la révolution des Indes j gérant sur le pouce encore pour aller et les jours de chaleur que nous avons au théâtre et au cinéma.Cette exis-eus.Mais parmi ces cagoulards, qui volontiers parlent dans leur chapeau, pour le plaisir de s’écouter jacasser, il en a parfois qui disent des choses marquées au coin de la sagesse, mais confondues dans le tas, leurs paroles passent inaperçues.C’est ainsi que celui qui a émis l'opinion que le nombre croissant des consomptifs ôtait dû à la mauvaise nutrition des gens qui délaissent volontiers le pot-au-feu pour courir à leurs plaisirs, vaut la peine d'être écouté.Ce n'est fias l'unique cause de la dégénérescence et de l'état pathologie de la masse, mais il est certain que nous mangeons moins bien qu’autrefois.Le ventre n'est plus l'objet d'un culte comme chez ceux qui de Notre-Dame de Lourdes, avaient tombent en extase dan la contempla-besoin d'avoir hérité de leurs ascen- tion de leur nombril.Les “hot-dogs” dants d'une robuste santé pour résister au supplice qu’elles imposaient à leur chair—coupable sans doute de par les accidents de la concupiscence—quel vilain mot! — qu'on doit màter et Des son entrée dans le comité exécutif de la Ville, M.Alfred Mathieu, volontairement ou involontairement, a provoqué toute une discussion sur la pasteurisation du lait.D’après ses paroles, on était porté à croire qu’il allait demander l'abrogation du règlement de pasteurisation.Dans divers journaux, des lettres à l’écliteur on plu en faveur de la pasteurisation du lait, d’autres, plus nombreuses encore, défavorables à la pasteurisation, sous prétexte que cette opération diminue les vitamines du lait.La pasteurisation est un palliatif, un moyen efficace de protéger les consommateurs contre la négligence ou la mauvaise volonté, ou même l’ignorance de certains laitiers.Selon les uns, du lait parfaitement pur peut être livré aux consommateurs, et ce même lait, au moment de la consommation, peut être devenu un poison.Dans ce cas, c’est le consommateur lui-même qui est responsable, par son incurie, sa négligence de placer le lait dans un endroit froid, ou même par son indigence qui l’empêche de pouvoir acheter de la glace.Le grand argument en faveur de la pasteurisation est la décroissance de la mortalité infantile dans notre ville, depuis l’adoption de ce par une déperdition, continuelle Lèglement de pastourisation.n-ces.Il ne faut pas brûler la 1 chandelle par les doux bouts.Le tra- Toutefois, tous s’accordent a reconnaître que le lait pur est l’aliment vail et le plaisir ont vite fait de consu- idéal, et que le lait pasteurisé, en fin de compte, n’est pas du lait, qu’il que la couleur, n’étant qu'un produit de manufacture.(traduction libre “chien-, chauds”) la crème à la glace, les pistaches salées, les palettes alléchante et léchantes, dont la présente génération fait ses délices, ne possèdent pas une valeur de fois avec une amélioration de son sort, pouvait avoir du bon.Mais, à non pas maltraiter ou abîmer.Si les j nutritive comparable aux codions ce raisonnement ne tient pas debout: le machinisme 1 enfants de ces austères matrones, de;lait, à la saucisse en iffo, aux bel l’heure actuelle, de sucre d’érable Nos grand’mères a pénétré trop profondément dans l’industrie.La production s’est accrue j ces pères qui buvaient leur cruche gnes, aux torquettes d ins des proportions fabuleuses, comme conséquence des méthodes per- ! d’alcool par semaine, qui jeûnaient leurs j de l ancien temps ‘.'“nées En prenant, par exemple, les chiffres de 1914, et en sup- c>uara,Ue jours’ ne «nourrissaient que apprenaient a leurs fill, lari de cu-biiionmis.l, i 1 1 .de galettes de sarrazin.de hareng salé : smer, art necessaire au bonheur con- poMiiit que la production était alors au nom no-indice de 100, il a ete n>ont pas une constitution vigoureuse,, jugal “Feed your beast' c'est un dicton calculé par le Bureau des Statistiques du Travail dos Etats-Unis, que ra pe jald pas chercher de midi à qua- écossais qui a assuré la paix et la sta- bilité de nombre de ménages, car on prend l'homme comme le poisson, par la gueule.Depuis que les femmes travaillent, elles ont, et pour cause, négligé la science culinaire.Pour être rendues à l’heure à la boutique, à la Le nouveau bureau du rapatriement là production par homme-heure s est accrue dans 1 industrie de la chaus- ¦ t01.ze heures pour expliquer leur débi sure de 24 pour cent; le raffinage du sucre, de 33 pour cent.Dans les uté, leur état anémique en penna-autres industries, l’augmentation fut encore plus marquée.Ainsi, dans ncnce, aussi attribuer à leurs vérita- I industrie de la pulpe et du papier, l’augmentation a été de 40 pour blés auteurs les conséquences de ce cent; dans l'industrie du cuir, de 41 pour cent; le ciment, 54 pour cent; jque nous souffrons.Leur Inconscience !,, i0’r et, l’acier, 55 pour cent; les minoteries, 59 pour cent; le raffinage les innocente, mais les lois de l’héridité du pétrole, 32 pour cent.L’industrie de l’automobile a vu une augmen-talion de 178 pour cent, tandis que l’industrie des pneus marquait une ; augmentation de 292 pour cent.C’est-à-dire que plus la machinerie , est employée, moins la main-d’oeuvre a de place.Dans tout, ce bouleversement, cette évolution, si vous le préférez, de | Lors de l’incendie de Nashua qui dé-|Artic, dans le Rhode Island; Gardner, l’lndustr: II hommes, le .d, l'industrie.Et c’est tout le contraire qui se produit.Il est évident : Devan^ ics résultats obtenus, 303 fa- et une dizaine d'autres centres du New qu’une automobile, sans le concours de l’homme, ne consommera Pas j milles venus s’établir sur des terres, j Hampshire aussi les principaux cen-bi aucoup des produits de l’industrie.Une presse imprimant cent mille dans Ies qllatre premiers mois de cette tre des Etats du Conneticut, du Ver ces fragiles vies qui ne tiennent souvent qu’a un fil.Autrefois, l’on vivait pour manger, aujourd'hui, c'est à peine si l’on mange pour vivre.Et quelle nourriture frelatée! Ces “chop-suey" suspects où l'on trouve des cuisses de rat, des viandes insipides, mais non pas inodores, qui à la faveur d’une sauce piquante, franchit le galion des lèvres, comme dirait une précieuse de l'Hôtel Rambouillet.Franchement, j’aime autant un nid d'hirondelle qu’un de ces pâtés au mouton, où il y a de tout excepté du bélier.Il n'y a pas de doute que ces personnes qui s’alimentent d’un bout de l’année à l'autre de ccs infectes popotes n’offrent pus de résistance aux maux qui nous menacent de partout.L'important, c'est de donner du “gaz" à la machine humaine.Votre auto, cette magicienne moderne, pourrait-elle avaler les mille verges de ruban jaune de nos routes si à tout instant vous n’emplissiez son réservoir d’essence.Agissez de même avec votre corps, donnez-lui une nourriture substantielle et saine si vous voulez qu’il soit vigoureux.Traîner un cadavre toute une existence, c’est pire que d'avoir rivé à son pied le boulet du forçat.JULIEN SAINT-MICHEL.UN VOYAGE DE 5,000 MILLES DANS LE NORD circulaires à l’heure ne sera pas classée comme un consommateur im- amidc, rapportant $500,000 en argent portant, tandis que cent hommes, faisant le même travail, créeront un et en effets, et autant de familles remarché enviable.Ce qui fait la richesse d'un pays, c’est le pouvoir ! venues pour s'établir dans nos villes et d'achat de ses habitants en général, non pas d'un petit groupe de villages, le gouvernement a décidé de financiers et d’industriels.De nos jours, si nous en jugeons par les continuer ce bon travail faits à notre connaissance, tous les bienfaits et les profits du machi- Cest pourquoi labbe A.S.Desch -nisme ne profitent qu’à un petit nombre de personnes.La grande matjo- i"îîvcîu rite, ceux qui constituent le marche domestique du pays, sont graduelle- Burcau au ulungro is, rue Lock, à ment éliminés.Les exemples foisonnent: dans le théâtre, où naguère !Nasïuxa., N.H.•in employait un orchestre d’une vingtaine de musiciens, on ne voit au- Commo tous les documents, corres-.iourd’hui qu’une machina “à musique”; au lieu de voir une vingtaine lxmclanco çlc ont été détruits quand que Le R.P.Duchaussois, historien offI ciel de la Congrégation des Missionnai- e, auteur connus: "Aux inconnus”, les Feux Ceylan", fera cette année un autre grand voyage dans l’extrême nord cana-I dieu d'oii il rapportera sans doute un j livre.Il partira de Montréal, par le Pas une seule fa- ; Canadien National, le mois prochain, A Fall River seule- j se vendra à Edmonton puis au Fort McMurray où il rencontrera Mgr Brey-nat avec qui il fera son voyage de 5,000 milles qui le conduira probablement jusqu’à la presqu’ile de Kent, bien au-dcla du centre polaire.Les voyageurs se rendront d’abord à Aklavik par la route fluviale et terrestre qu’empruntent ordinairement les missionnaires et de là ils se rendront à file Hershell.A ce dernier endroit ils s’embarqueront dans un navire commandé par les RR.PP.Oblats à Francisco et pour lequel S.S.Pie XI, le pape actuel, a fait tenir à Mgr Breynat la somme de $10,000, comme nouveau té- n'en a que lu couleur, n'étant qu’un produit de manufacture.Pour les citadins, qui n’ont pas souvent (du moins pour la grande majorité) goûté au lait pur, il est difficile de leur entrer dans la tête que le lait naturel (sans altération, par pasteurisation ou autre procédé) est d’un goût autrement raffiné que le lait qu’on nous sert aujourd'hui.Mais, comme tout est relatif, la plupart trouvent que nous buvons du “bon lait”.Il en est autrement pour les gens qui ont vécu à la campagne et qui avaient l’habitude de se nourrir un tant soit peu du lait pur.Le lait pur est meilleur, c'est incontestable, mais les conditions de la livraison, dans une grande ville comme Montréal, sont telles qu’il faut absolument prendre des mesures pour protéger les consommateurs, même contre leur gré: d'où la pasteurisation, qui est bien le moyen le plus sûr.Cependant, la vente du lait naturel est autorisée par le règlement du lait actuel, et il y a des petits laitiers qui le vendent au-dessous du prix du lait pasteurisé, tandis que les gros laitiers le vendent à un prix presque double de celui du lait pasteurisé.Dans le premier cas, il y a danger que ce ne soit pas du lait en tout point recommandable parce qu’il peut être produit dans des conditions déplorables.Dans le second cas, il parait y avoir exploitation.Ce serait indubitablement une bonne chose que le public soit éclairé sur ces deux cas.S’il est possible que le consommateur puisse se procurer du lait naturel, il serait bon qu’il sache s'il se fait “empoisonner” quand il paie bon marché, ou s'il se fait "exploiter" quand il paie vingt-cinq cents une pinte de lait.Le lait, qui est essentiel à la vie de tous, mais surtout des jeunes enfants, ne devrait pas être l’objet d’une exploitation quelconque.Il n’entre nullement dans notre idée de faire abroger le règlement de la pasteurisation qu’on a mis beaucoup de temps à adopter.Tout ce que nous désirons, c'est que chaque consommateur soit servi équitablement; que celui qui aime le lait pasteurisé puisse continuer à s’en approvisionner et que celui qui préfère le lait naturel ne soit pas sujet à une exploitation odieuse, s’il peut s’en procurer dans des conditions hygiéniques irréprochables.La santé publique doit cependant passer avant les goûts individuels des consommateurs.Nous avons assez de notre population juvénile sur le Mont-Royal, faisons en sorte d’en garder aussi pour peupler notre ville de citoyens utiles.L’enfant est une force potentielle qu’il ne faut pas laisser gaspiller, car malheur à ceux qui ne savent pas protéger leurs descendants.Faisons les sacrifices nécessaires pour combattre la mortalité infantile: résolvons-nous même à continuer à boire du lait pasteurisé.REMI HUARD.mont et du Maine mille n'est arrivée ment, deux valis- .dans la salle des bagages.Elles appartenaient à deux jeunes garçons arrivés pour demeurer dans cette dernière ville.C'est la premiere fois depuis plus de 60 ans que l'on peut constater cette situation.LOI DES ACCIDENTS DU TRAVAIL EN VIGUEUR LE 2 JUILLET 1930 EN SASKATCHEWAN d’ouvriers occupés à faire fonctionner autant de presses, dans une impri- |)ri-lIa panciCn burcau, que beaucoup nti rie, on voit une énorme masse d’acier, actionnée à 1 électricité, agencée d0 famqiCSi plus de 2,000, avaient déjàj La.loi provinciale des accidents du scientifiquement, et sous la surveillance d’une couple d ouvriers.En un fait application pour revenir, l’abbé - travail, annonçait récemment à Régi- mot, où il fallait vingt ouvriers autrefois, il n’y en a plus que deux ou Deschênes s’attend à ce que ces fa-|na je président dt la Commission de trois et parfois pas du tout.Dans toutes les industries lés mêmes con- Imilles écrivent de nouveau, lui envoy-.réparation des accidents du travail de moi„nnge dc son intérêt dans les mis dirions se répètent à l’infini.dernière lettre envoyée par | la Saskatchewan.M.N.-R.Craig, C R.Le grand problème est donc de trouver de l’emploi pour tous les l’ancien bureau afin quil puisse ««Iselon toute probabilité, entrera en ouvriers afin c e leur permettre d’absorber la production du machinisme, ion état d aider ces familles quand elles, fonctionnement aux premiers jours de 1 aut cireuxauïï bScient des triomphes de la science, auxquels ils «viendront.juillet 1930.On est a terminer, d.t-il, 11 qu tu* aussi uuiui.j cette politique du Rapatriement a eu i un questionnaire, destine aux em- nnt prêté leur concours sans marchander.|lm double effet.Celui de ramener au ployeurs de main-d’oeuvre de la Sas- La journée de huit heures générale est, selon nous, la meilleuie sont- Canada do b01ines familles d’agricul- ! katchewan et qui leur sera distribué lion actuellement.Tout le monde le reconnaît ou feint de le recon- teurs ct d'0UVriers, aussi celui d'arrêter ! vers le 1er mai, qui permettra de connaître, mais rares sont ceux qui ont volontairement fait des efforts pour gexode dcs nôtres entre frontière.j naître les tarifs de salaire payés aux y avoir recours.C’est une bonne chose, essentielle même, mais pas j chaque printemps, vers le 15 avril ! ouvriers du 1er juillet au 21 décembre dans mon industrie, disent les industriels: c'est bon, mais pour les au- e(, je commencement de mai, aux gares î 1929, ainsi que les tarifs estimés de tics C’est ainsi que nous voyons les pays de l'ancien continent adopter jdes principales villes le la Nouvelle- rétribution de la main-d’oeuvre pour les conventions de la conférence de Washington, mais à condition que Angleterre, les salles affectées au la période correspondante de 1930.rénal et tel unvs fasse de même Au Canada, malgré que nos représen- ; bagage étaient pleines à déborder de seignements indispensables à la Com- ui et tel pays tasse ut munit.nu wiuua, b i ,.a mission relativement à la détermina- LE TRAVAIL DU DIMANCHE dimanche; il suffit que cela soit ur- CHE7, LES BOULANGERS cent, c'est-à-dire pressant, ainsi que - les dictionnaires définissent le mot ur- La question du travail du dimanche, I t.Je crois qu-fis est pressant, pour dans les boulangeries, qui a soulevé de boulall, dans les Krandcs vUles vifs débats, dans les cercles ouvriers, en coninli.Montréal, de travall,or je dices derniers temps, vient de recevoir manchp EtanI.dc cctl0 opinion, je une réponse péremptoire du tribunal dois d(jdam.quo lo defendeur n'a pas auquel cette cause, désormais célèbre.! conllTVI1 a la loi cn faisant travailler avait été soumise.Tout travail urgent.ses (>mployés le dimanche ct je dois d’après la loi civile en Canada est per- : pacquq,tcr mis le dimanche.Or, l'honorable juge i qui avait à se prononcer sur le mérite i de la cause, a jugé que le travail des boulangers est un travail urgent, donc permis le dimanche.Voici pour l'information de nos lecteurs, le texte intégral de ce jugement : (Signé) V.CUSSON, Juge des Sessions.—-M |- - DEPART DE M.J.-T.FOSTER sions canadiennes.Le but de ce voyage est de découvrir, si possible, de nouveaux villages esquimaux à évangéliser.Les voyageurs tourneront aussi un film dans lequel on désire Incorporer la reconstitution de quelques scènes fameuses dans les annales des Missionnaires Oblats.-:a I*-—¦ L'ARRIVE DU R-100 PAR LA RADIO tants aient signé cotte convention, la situation est plus compliquée, les divers gouvernements se jettent la balle a qui mieux mieux.Le gou-•vrnement fédéral affirme ne pouvoir rien faire sans que les provinces agissent de leur plein gré, et celles-ci ne veulent rien faire, du moins, avant (pic la province voisine prenne les devants.11 n y a qu en Colombie anglaise, je crois, qu’on n’a pas attendu pour adopter la journée de huit heures.Durant la session actuelle, à Ottawa, a plusieurs reprises, sui t des discussions provoquées par les députés représentant la classe ouvrière, le premier ministre a déclaré emphatiquement i cette semaine encore) que le gouvrnemnt fédéral ne pouvait rien faire parce que la constitution du pays s’y opposait.Sur le refus de tout le monde d’agir, il ne reste qu'une ressource a la classe ouvrière.Il y a longtemps qu’on le prêche, mais jamais autant qu'aujourd’lnii la chose n’est plus certaine.Il faut que les ouvricis eux-mêmes prennent leur cause cn mains: on n'est jamais si bien scivi que par soi-même.Et, pour y parvenir, que faut-il faire?En premiei lieu il s’agit de s’organiser.Quand tous les ouvriers seront organisés, i pourront facilement avoir des représentants dans les différents coi administratifs et exécutifs dc la nation.Les ouvriers doivent se servir de leur force économique.Quand ils valises appartenant à des familles arrivées du Canada.Cette aimée, au mois d’avril et au commencement dc mai, l’agent du Canadien National, à Boston, M.Charles tion des cotisations patronales à la caisse de réparation.C'était l'intention de la Commission, ajouta M.Craig, de fixer les cotisations minima propres à Nadeau, afin de se rendre compte du 1 assurer la disponibilité d’une caisse mouvement d'arrivée des familles ca- | suffisante pour répondre à la demande Inadicnncs en Nouvelle-Angleterre, visita les places suivantes: Woonsocket., Pawtucket, Central Falls, Providence, de réparation sar.qu'il soit nécessaire do recourir à un emprunt pour y faire face.ils rps La supériorité du mélange Orange Pekoe “SALADA” est indisputable LwthE MCI SNQE / MELANGE ORANGE PEKOE i F 756 ‘Tout frais des plantations’ seront parvenus à posséder une organisation solide, les patrons consentiront aisément à leur accorder ce qu’on leur refuse toujours.Et cela d’autant plus facilement que les employeurs constateront que c’est dans leur propre intérêt, parce que la compétition sera sur des bases plus équitables.Devant la demande unanime de la classe ouvrière pour l’obtention de la journée de huit heures, dans toutes les industries, ils ne pourront que s’incliner.Ce que les gouvernements n’auront pu faire, ^organisation ouvrière sera en mesure de l’accomplir.C’est pourquoi nous déplorons la division de la classe laborieuse, surtout dans notre province.Ce n’est pas une organisation ouvrière divisée sur des principes religieux, nationaux ou politiques, qui peut présenter un front uni au patronat.Ce n’est que lorsque les armées alliées furent sous un commandement unique, que la grande guerre fut décidée: on consentait des sacrifices inutiles en fractionnant le commandement, malgré la valeur personnelle de chaque commandant.La coordination des efforts, des volontés, des énergies a amené un dénouement plus prompt que l’association des diverses armées ayant chacune un commandement séparé.Dans le domaine ouvrier, les mêmes conditions doivent prévaloir.L’unité d’action sera notre salut.Donc, que tous les ouvriers se groupent sous la même bannière, qu’ils acceptent un commandement unique, et surtout, qu’ainsi groupés, ils fassent tous leurs efforts pour induire tous leurs compagnons dc travail à se joindre à eux dans un grand mouvement d’ensemble, et nous pouvons prédire que la journée de huit heures sera une réalité tangible sans que les gouvernements s’en mêlent.Il ne sera plus alors question de la journée de douze et treize heures, comme c’est encore le cas dans les mines dc la Nouvelle-Ecosse.R.HACHETTE.Les auditeurs de langue française seront heureux d'apprendre que le Canadien National a pris toutes les mesures nécessaires pour irradier ime description de l'arrivée du R-100, en français.A la demande du Ministère de l’Aviation Britannique le service de la Radio du Chemin de fer national du Canada irradiera dans les coins les plus reculés du pays le récit de l'historique vol transatlantique du dirigeable anglais, le R-100, qui est attendu à St-Hubert, P.Q., prochainement.M.E.-A Wear, | directeur de la radio au Canadien National, a pris les mesures nécessaires pour relier au moins vingt villes canadiennes par une chine de postes émetteurs.Le récit do la traversée commencera dés que le R-100 aura traversé l’Atlantique et sera en contact avec le premier poste émetteur canadien.Quand le dirigeable approchera de St-Hubert deux annonceurs, dont les services ont ; été retenus par le Gouvernement et qui seront stationnés au haut du mat d’ancrage décriront les progrès de l’amarrage.Leurs voix seront réléguées à Montréal jusqu'à un tableau de la Compagnie du Téléphone Bell où elles seront captées et radiodiffusées par les postes canadiens.Les vingt- villes desservies par le service de la radio du Canadien National seront reliées entre elles par le sendee téléphonique à “courant porteur" des Canadian National Telegraphs.Ce sont: Halifax, Saint Jean, N.B., Fredericton, Moncton, Québec, Montréal, (CNRM &• CKAC) Ottawa, Toronto, Hamilton, Chatham, London, Winnipeg, Regina, Yorkton, Saskatoon, Calgary, Red Deer, Edmonton et Vancouver, C.B.! M.John T.Foster, président du Conseil des Métiers et du Travail do Le Roi contre Lafrance, mairie bou- Montréal, est parti jeudi dernier, le 29 langer, a Montreal.courant, pour se rendre à Genève, où La loi fédérale (S.R.ch.123, section q assistera à la réunion plénière du 4) reconnaît que les lois provinciales| Bureau International du Travail, com-conccrnant le dimanche ont force de ; me délégué ouvrier technicien nommé loi.La section 3 de la loi provinciale j par le gouvernement fédéral.Cette du Dimanche (S.R.Q.ch.199) pro- j session du bureau commencera le 10 hibe tout travail industriel, le diman- juin prochain.che, sauf en cas d'urgence.m.Foster se rendra ensuite à Stock- II est douteux, étant donné la juris- holm, Suède, où il assistera à la con-prudence, que cette section 3 soit intra vention triennale des unions ouvrières vires de la Législature; mais, en pre- • internationales de transport.Il profi-nant l’alternative la plus défavorable ! tera aussi de ce voyage pour visiter au défendeur, celle où la section 3 se-, quelques villes de l'Allemagne, de la rait en vigueur, je suis d’avis, en inter- France et de la Grande-Bretagne, en-pélant la preuve faite en cette cause, suite revenir à Londres, puis à Liver-que le travail des boulangers le di- j pool, où 11 s'embarquera pour le Cana-manche est urgent.Il n'est pas d'une ! da.nécessité absolue, la population pour- A Montréal, durant l’absence de M.rait vivre avec du pain fabriqué le sa- j Foster, les assemblées du Conseil des medi, mais j’interprète cette section 31 Métiers et du Travail seront présidées comme n’exigeant pas une nécessité ; par les vice-présidents, MM.Ben Dro-absolue pour rendre licite le travail du ; let et Philibert Corriveau.Faites vos achats de MERCERIES et VETEMENTS (ÂSHÏON-PRAFT chez LECIIASSEUR, Limitée 281 est, rue Sainte-Catherine.€iïa CsaMMlissa CniÉxfciL La boisson la plus saine Fabriqué à Berthierville, Que., sous la surveillance du Gouvernement fédéral, rectifié quatre foi» et vieilli en entre» pût pendant des années.Trois grandeurs dc tlacons: Gros: 40 onces $3.65 Moyens: 26 onces 2.55 Petits: 10 onces 1.10 Di.llll.ri.: Bur- :ite donné que Dame NUEL1A HONIN', de lit Cité .-t du District de Montréal, i< :m aopl; 11 i • au parlement du Canada, à sa présente
de

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