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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 28 juin 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1930-06, Collections de BAnQ.

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16th year — No.26 SAMEDI, 28 JUIN 1930 — MONTREAL — Try Black Horse ale: 100 Years of Brewing experience behind it frtic f alinf tumid tr illitnOr ©itufief Standard of Strength and Quality Drink Rédaction et administration: 9 et 11, rue Saint-Paul Ouest.'INSTRUIRE ET AM ELI OU EU” Tél.: LAncaster 5361 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT La politique de M.Bennett inorable M.Bennett, le chef de l’Opposition, lors de son discoursl J * \J\AM.* „ ,, ' marché de Maisonneuve, jeudi dernier, continue à suggérer * à -slon spéciale du Parlement canadien - s’il prend le pouvoir -I.~~ unc sc’i’M^ dc prouver un remède au problème du chômage.Pour-P0U1 1 tendre une session spéciale pour dire aux électeurs ce qu’il entend (,u01 ' rôcnndre ce problème, car enfin s’il convoque une session „ ., ., , fiire pour resouuic n ‘ L., .Unes chaudes qui tombaient du ciel sur néci de d doit savo'r d’ores et déjà ce que ui chef dc parti lui Ucs visages anxieux qui l’interrogeaient, i immenses champs de pensée SP i c’est généralement la tete d’un gouvernement qui propose les Pourquoi cette reconstitution?Après des alternatives de décourage- biles de s’émerveiller de ces .axons où ments et d’espoirs, à la vue du temps s’épanouissait la faune humaine.De qui se chagrinait et des quelques lar- haut, on aurait cru que les rues et les jardins publics étaient trar formés en ‘ dc toutes imettra, c’est geuei-un;»*»»»» o-— ¦—H.mm,,,.,,.les milliers de personnes qui attendaient ! couleurs.Mais cette vague de soie châ- S0U qu'il entend voir adopter et non pas les simples membres qui i sur leurs durs sièges depuis le matin j toyante qui montait et descendait, ces que la procession daignât passer, ont tourbillons d’écharpes en gaze qui, en mesures e ^ ision donir .i ‘al cn concjure que l'hon.M.Bennett n’a encore trouvé ! teçu un coup au coeur en attendant les I s’immobilisant, formaient un immense “politique” capable de faire disparaître la crise du chô- détonations du canon qui annonçaient | arc-en-ciel, cette rumeur c aucun i na ^ i comme nQUS le disions dans notre dernier article du 21 Ve le C01tèGe S(; mettait en branlc- Lcs ! «muante, donnaient le verb la foule à la Ion- On lKll,l.u““'l1ui-11«n no.-.r,Wo Ho fniri» HUnnrnit.ro in orîen rin nhA.: détonations du canon qui annonçaient I arc-en-ciel, cette rumeur (’e erne mage Qll! sav'^ cuuuui.““““ ‘ ‘‘7 ” ‘ s,T.ï "AEA'M I nourrissons que les mamans ne parve- Igue.La police avait grand ] ne à rete- iuin n’est pas seulemen • 1 ' .1 ‘ ‘ ‘ ‘ .’ ’ liaient lias à faire taire en les faisant nir dans les limites ce flot c ,i ne cher- “mal économique” qui sévit dans le monde entier, dans les pays a haut sautcl- sur leurs genoux et en les dodi-i choit qu’à envahir la cha sée.protecteur tout comme dans ceux qui sont sous le régime libre- | clia.nt, redevinrent de belle humeur en (aussi étaient excédés d’o > er tarif pr Eux une échangiste et qui est le résu évitable d’une surproduction dépas- entendant les airs joyeux de la fanfare, j digue constante à cet élérn nt qui de: d’achat du consommateur.Augmentez le pouvoir d’achat I Quelques mères avaient eu la précau- venait furieux et incontrôlable, parfois.lion d’apporter des paniers de provi- j De grosses gouttes de sueur perlaient sions et comme l’homme ne vit pas ex- sur leur front cuit couleur de brique, clusivement de belles phrases sonores, A quelqu'un qui lui demandait an-de spectacles patriotiques, de musique xieusement: sur le thème de nos airs nationaux, enl “Va-t-elle enfin venir, la procession?" attendant le défilé on s’empiffrait de! Un gros constable, qui • tenait à sandwiches, de bananes, de gâteaux, quatre pour ne pas tomb r avec son Ceux qui n’avaient rien à se mettre sous j bâton dans le tas, lui répondit : Nous ne nous attar- la dent, et dont la plante des pieds sen- I "Nom d'un chien, j'ai aut nt hâte que qui ne nous dit rien ne sont guère a .• rinne nas à la solution que le chef de l’Opposition suggère et sur sible ne pouvait plus les porter, les jeu- {vous qu’elle décolle de là-b; car je suis leur place.Pas cie procession ?er0n,:, ! n rnnwte pour remporter les élections.nés demoiselles qui s’étalent mises delà la veille dc donner mon âme au dia- aC! î ul point saillant de cette assemblée de Maisonneuve fut les b3eine et cle misère dans ieurs petits sou-jble!” ., Le seul point minp,,, liers, maugréaient contre les autorités Les agents de la suiete si sentent im- trois questions proposées a 1 hon.M.Bennett, paiM.William Tient a>, ^ retai.daient on ne sait trop pour- puissants devant cette force hurlante M P P., Qui présidait l’assemblée, soit les suivantes.iquoi la mise en marche de la procès-jet affolée qui pourrait comme un tor- 1 Serez-vous en faveur (le donner à tout le pays la pension de sjon ix>s gamins s'amusaient à crier (rent déchaîné tout briser sur son pas-j(,messe lors même que les provinces ne souscriront pas?pour faire de l’émotion: sage, si une panique la fai ait sortir de nnt le pouvoir t liminuez systématiquement et progressivement le surplus de produc-H ° u ( une diminution raticmnelle des heures de travail et cela univer-Uengage formellement à faire de la pension de vieillesse une affaire Si le trafic pasager et marchandise manque, si l’activité industrielle ne [nati0nale sans m’occuper des provinces” et “à l’avenir, tou les navires reprend pas, ils deviendront un nouveau gouffre où s’engloutiront les !canadiens.seront construits au Canada”, et “voici comment j’entends un enseignement si elles illustraient les revenus nationaux.^ Et même si le problème du chômage continue cn- résoudre le problème du chômage”.suite comme il continuera — construira-t-il encore d’autres routes et j Nous savons où nous en sommes, l’hon.M.Bennett a bien fait de embranchements pour donner du travail aux chômeurs?Un cautère sur ! venir nous dire lui-même à Montréal qu’il n’était pas dc iorce a conduire une jambe de bois que la solution Bennett.le pays vers la prospérité, qu’il n’avait aucun programme arrêté pour Enfin, à la question relative à la construction des navires au Canada, ‘résoudre tous ces grands problèmes nationaux.C’est bon à savoir, les il dit que cela aussi pourrait se faire au Canada afin de donner du tra- [électeurs pourront agir maintenant en toute connaiss.de cause.vail.! SOCIUS.•hf’i m Free Band Concerts Under the provisions of the Will of the late Charles S.Campbell, K.C., Free Band Concerts will be given during the month of July in Public Parks in the City of Montreal by Bands composed ol not less than thirty-five musicians on the dates and at the places mentioned below at 8.30 in the evening (Daylight Saving Time) : Date Day July 1 " l Tuesday .Tuesday/ ." l Tuesday .“ l Tuesday .“ 3 Thursday.“ 4 Friday .“ 6 Sunday .“ 6 Sunday ." 7 Monday .“ 8 Tuesday .“ 9 Wednesday " 10 Thursday.Thursday.“ 10 “ 11 Friday .“ 11 Friday .“ 13 Sunday.“ 13 Sunday." 14 Monday .“ 15 Tuesday ." 15 Tuesday .“ 16 Wednesday “ 17 Thursday .“ 18 Friday .“ 18 Friday .“ 19 Sunday ." 19 Sunday ." 20 Monday .“ 21 Tuesday .“ 23 Wednesday " 24 Thursday .“ 24 Thursday .“ 25 Friday ." 27 Sunday." 27 Sunday.“ 28 Monday ." 29 Tuesday ." 30 Wednesday “ 31 Thursday .Place Lafontaine Park .Fletcher’s Field .Elsdale Park (Rosemount) Jarry Park.Laurier Park.Lafontaine Park .Lafontaine Park .Fletcher’s Field .Elsdale Park (Rosemount) Jarry Park.Lafontaine Park .Laurier Park.St.Henry Playgrounds .Lafontaine Park .Cote St.Paul.Lafontaine Park .Fletcher’s Field .Elsdale Park (Rosemount) Jarry Park.Gallery Square .Lafontaine Park .Laurier Park.Lafontaine Park .St.Gabriel Park .Lafontaine Park .Fletcher's Field .Elsdale Park (Rosemount) Jarry Park.Lafontaine Park .Laurier Park.St.Henry Playgrounds .Lafontaine Park .Lafontaine Park .Fletcher’s Field .Elsdale Park (Rosemount) Jarry Park.Lafontaine Park .Laurier Park.Band H.M.Canadian Grenadier Guards.Victoria Rifles of Canada.Royal Montreal Regiment.Maisonneuve (85th) Regiment.Les Carabiniers Mont-Royal.Vander Meerschem’s Band.Royal Montreal Regiment.Black Watch of Canada (Royal Highlanders).Maisonneuve (85th) Regiment.H.M.Canadian Grenadier Guards.Black Watch of Canada (Royal Highlanders).Maisonneuve (85th) Regiment.2nd Montreal Regiment, Canadian Artillery.Vander Meerschem’s Band.2nd Montreal Regiment, Canadian Artillery.Victoria Rifles of Canada.H.M.Canadian Grenadier Guards.Victoria Rifles of Canada.Les Carabiniers Mont-Royal.2nd Montreal Regiment, Canadian Artillery.Les Carabiniers Mont-Royal.Royal Montreal Regiment.Vander Meerschem’s Band.2nd Montreal Regiment, Canadian Artillery.Black Watch of Canada (Royal Highlanders).Les Carabiniers Mont-Royal.Black Watch of Canada (Royal Highlanders).Royal Montreal Regiment.Maisonneuve (85th) Regiment.Victoria Rifles of Canada.2nd Montreal Regiment, Canadian Artillery.Vander Meerschem’s Band.H.M.Canadian Grenadier Guards.Victoria Rifles of Canada.H.M.Canadian Grenadier Guards.Victoria Rifles of Canada.Royal Montreal Regiment.Black Watch of Canada (Royal Highlanders).hauts faits de nos pères et de nos aïeuls, leur travail de défrichement et de colonisation.Nous aurions voulu voir, dans ces chars allégoriques qui doivent illustrer i l'évolution de notre industrie, une vieille tisseuse de catalogues penchée sur son ‘ métier, ses lunettes sur son nez, atten | tive au jeu des nuances de son tapis, i j dont les bandes multicolores proion- i ! geaient la durée de la jupe en flanelle | rouge de la grand’mèrc et de la cein-1 ; nice fléchée du grand-père.On a peut-1 être abusé de la cabane à sucre, mais | j elle ne ratait jamais son effet.Les ¦ ! l'ileuses au rouet faisaient images.Les j bûcherons et leurs luttes corps à corps avec les verts géants de la forêt nous donnaient une salutaire leçon d’éner-1 gie.Les batteurs au fléau, la fabrica-| cation domestique du pain.La bou-( chérie à Noël et les ripailles des fêtes, i les visites du jour de l'An valaient bien i les simagrés des hobereaux de village, leurs menuets aux grâces mièvres et surannées, leur offrande de pain bénit, les aumônes qu’ils lançaient de loin et [ de haut à leurs vassaux.Le mouton, le dos frisé, éternel brouteur d’herbe ten-jdre, retenu par une laisse en ruban à son poteau est toujours l'emblème national! Qu’a-t-on fait du castor, ce ! constructeur de maisons, dc digues, cet industrieux animal avec sa queue en | truelle, ses dents de rongeur, cette bête ingénieuse native du pays qui figurait sur notre blason, sur notre drapeau, ! on l'a troqué pour cet éternel tondu qui se laisse conduire à la boucherie en bêlant “M’man! M’man!,.Oui, il | tetterait toute sa vie, cet innocent, si on lui en laissait l'opportunité.C’est I blanc, c’est innocent, c’est naïf, c’est l’éternel fils soumis et obéissant, la vie | time des sacrifices de propitiation.JULIEN SAINT-MICHEL.ne prévoyait, car, à part quelques intimes, personne ne soupçonnait même qu’Alphonse Verville fut malade, tant sa bonne mine et son caractère jovial et paisible démentaient hypothèse semblable.Mais le sort cn avait décidé autrement.Il n’est plus mais sa mémoire restera longtemps vivace dans le coeur de ceux pour lesquels il s’est tant dévoué.Alphonse Verville était ouvrier plombier de son métier, et l'un des meilleurs connus, il remplit des charges dc contre-maître dans différents grands ateliers de Chicago où il était allé se perfectionner et où il devint membre du Travail Organisé, qu’il est resté jusqu'au jour de sa mort.En 1893, il revint à Montréal et prit une part active au mouvement ouvrier tant politique qu'économique, il devint président du local des plombiers, par la suite son agent d'affaires, remplit les fonctions dc président du Conseil des Métiers et du Travail pendant deux termes d’office — dans le temps, il était d’usage que le président du Conseil ne le fut que pendant deux termes.— il assista à un grand nombre de conventions du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, en devint le président en 1904, pour être réélu successivement ci cette charge par acclamation jusqu’en 1910, alors que, en dépit des instances pressantes de scs amis du Canada entier, il refusa une nouvelle nomination, ne voulant pas monopoliser les honneurs de cette charge importante.Entretemps, il était élu député au Fédéral pour la Division Maisonneuve en 1900, réélu en 1908, 1911 et 1917, après la rédistribution des sièges, il devint député de la division Saint-Denis.Durant sa vie parlementaire, il était Tune des figures les plus marquantes du Parlement canadien et jouissait dc l’estime personnelle dc Sir Wilfrid Laurier pour lequci il avait d'ailleurs la plus grande admiration.En politique, Alphonse Verville était libéral-ouvrier et il fut toujours élu par des majorités formidables, grâce à son honnêteté et à sa droiture.Au cours de ses activités parlementaires, il fit partie de nombreuses commissions d’étude, il introduisit entre autres le prmier bill décrétant la journée de huit heures pour les employés fédéraux aussi applicable à tous les travaux des départements fédéraux.Ce bill fut rejeté dans le temps, parce qu’il était considéré comme trop précoce et difficile d'application et rencontra la plus vive opposition des milieux patronaux; il était toujours très écouté cn Chambre et devint l'un des meilleurs "debaters” du Parlement canadien.Après la mort de Sir Wilfrid Laurier, qui l’avait beaucoup affecté, il prit unc part moins active dans la politique, il devint membre de la Commission administrative de Montréal en 1918 et se retira définitivement de la vie publique cn 1921.Malgré cela, il resta toujours profondément attaché au développement du mouvement ouvrier, continua à assister aux conventions annuelles du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et prit part à toutes les conférences conjointes de la Commission du salaire minimum des femmes de la province de Québec en qualité de représentant du public.Il continua à aller porter la bonne parole aux ouvriers au cours des dernières campagnes électorales.Alphonse Verville fut le modèle de l'honnête homme.On peut dire avec raison qu’il a passé cn faisant le bien dans toutes les sphères de l’activité humaine.Unioniste sincère, mutualiste convaincu, citoyen et politique intègre, il servira d’inspiration et de modèle aux générations futures, tout particulièrement aux dirigeants de demain du Travail Organisé.Il faisait partie du bureau de direction du Monde Ouvrier depuis sa fondation et nombreux furent les articles qu’il inspira.Nous perdons en lui un collaborateur précieux et un ami sincère et dévoué.Le Monde Ouvrier offre à sa famille éplorée ses plus profondes sympathies et ses sentiments dc condoléance les plus sincères.It is suggested that persons interested in these Concerts might usefully cut out this Notice so that they may have conveniently before them the date, hour and place of each Concert and the name of the Band which will perform.Further Concerts will he given during the months of August and September and a list of the Concerts will be published in this paper at the end of the preceding month.THE ROYAL TRUST COMPANY, Sole Trustee, Estate Late Charles S.Compbell, K.C.j I ,ES RELATIONS ENTRE L’EST ET L’OUEST DU PAYS Dès les premiers jours de juillet prochain, les voyageurs de l’Université de i Montréal se mettront en route pour lune randonnée de trois semaines à travers le Canada, jusqu’à Victoria, 'Colombie Britannique.Ce sera le dé- I but de la sixième excursion du genre organisée avec le concours du Pacifique Canadien.Est-il besoin d'insister sur les bons résultats que de tels voyages peuvent | avoir pour ceux qui y participent, mais aussi, à un point de vue plus large et (plus haut, pour la collectivité toute entière.Notre pays est immense.Si.j I à certains égards, cette immensité est ; du pays.! un avantage, parce ce qu’elle suppose ( Mais pour déduire, pour prévoir avec I de ressources abondantes et diverses, j le plus de chance d’exactitude, il faut à certains autres, elle est un obstacle, d’abord connaître les faits présents, les j une cause de difficultés.Les prises de | apercevoir dans leur cadre et pouvoir SOCIUS.contact, les échanges de vues auxquels des voyages comme ceux de l’Université de Montréal donnent lieu, sont de nature à aplarnir ces difficultés qui naissent de l’immensité du territoire, et tendent à fortifier de plus en plus l’esprit véritablement canadien.D’autre part, au point de vue strictement économique, ces voyages sont une initiative exceptionnellement féconde.Le courant d’échanges entre l'Est et l'Ouest est déjà considérable.Il est appelé à se développer avec le Canada lui-même et à ressesser de plus cn plus l’indépendance qui déjà existe entre ces deux grandes sections, jourd'hui vers l'avenir de toute la for' ce d'une prospérité débordante, enva-I hissante.Us apprendront à connaître l’Ouest et contribueront à faire mieux i connaître l'Est.Les dispositions prises par les organisateurs pour assurer aux voyageurs le maximum de confort et la route suivie, aller et retour, sont précisément celles qui leur permettront d'apercevoir et d'étudier l'Ouest sous tous ses aspects.Le départ du train spécial les étudier à la lumière du passé.Or, rien n’égale le voyage pour donner de son pays, de son passé et de ses perspectives d’avenir une idée nette, aucune étude ne vaut à ce point de vue l’étude sur place.C’est ce que feront les voyageurs de l’Université de Mont- du Pacifique Canadien, portant les ex-réal.Us traverseront les plaines de j cursionnistes, aura lieu le 5 juillet l’Ouest, visiteront les principaux cen- après-midi et le retour à Montréal, très, verront de leurs yeux, c'est-à-dire après une randonnée de plus de G.000 d'une façon qui ne s’oublie pas, ces milles, s’effectuera le 26 suivant.M.villes neuves, poussées comme par unc ! Victor Doré, président général de la sorte d’enchantement là où, il y a 50 Commission des Ecoles Catholiques de ans et moins, n'existaient encore que Montréal, aura la charge de l'exeur-de modestes forts, et qui tendent au- j sion.ZZ Page 2 SAMEDI, 28 JUIN 1930 MONTREAL SATURDAY, JUNE 28, 1930 Le Coin des Unions locales FERBLANTIERS COUVREURS Le local No 116 de l'Association internationale des travailleurs de feuilles en métal, section des ferblantiers et couvreurs, à sa dernière assemblée, ces jours derniers, a reçu un fort intéressant rapport de son asent d'affaires, M.Emile iuathieu, sur la situation économique et ouvrière en notre ville.Un bon nombre de nouveaux membres furent initiés.Ceux qui devaient se faire initier, doivent prendre avis, ainsi que tous les membres et officiers du local, que vu la fête de la Saint-Jean-Baptiste.il n'y a pas eu d'assemblée de l'union, e« que les nouveaux membres devront se faire initier, à l'assemblée du 1er juillet, à 8 h.précises, au Temple du Travail, 1201 Saint-Dominique.Avis est donné aux membres en retard dans leurs contributions de se mettre en règle avant la fin du mois, afin d'éviter la peine de la suspension de leurs bénéfices, en cas de décès, et ils doivent aussi.se rappeler et rappeler aux autres que le taux d'initiation dans le local No 116 est maintenant de S50.¦X- -fc- ¦îf L'union locale No 251 de Montréal de l’Alliance internationale amalgamée des ouvriers du ferblanc, d’Amérique, se fera représenter au Congrès général de cette organisation, lequel s'ouvrira.à Toronto, le 14 juillet prochain.MM R.Robineault.ex-secrétaire financier.et Edouard Thibault.1er vice-président ont été élus délégués pour aller représenter leur local à ce congrès.___________:o;- FETE BIEN REUSSIE A la faveur d'une température splendide, et au milieu d'un enthousiasme qui ne s'est pas démenti, l'excursion sur l'eau, et le pique-nique organisé par les tailleurs italiens de la ¦ Amalgamated Clothing Workers Union local No 274 de Montréal, a remporté le plus brillant succès.Plus de 800 excursionnistes s'embarquèrent à bord de l'Empress, au bas de la rue Duke.Le vapeur remonta le canal Lachine, parcourut le majestueux lac St-Louis., et poursuivit sa course jusqu'à Carillon et Hudson, puis, redescendit le Saint-Laurent.en sautant les rapides de Lachine.et accosta vers 3 h.p.m.à l'ile .Grosbois, où eût lieu le pique-nique.I! faut dire que durant tout ce long parcours, sur le Saint-Laurent que tout le monde s'accorda à appeler, très justement, le plus beau fleuve du monde.le chant, la musique, la gaieté ne cessèrent de régner dans cette immense foule, dont un grand nombre 11,'avaient encore vu un aussi magnifi- FETE CHAMPETRE que spectacle.- .A l'ile Grosbois.dont beaucoup con- ke '°eal No 52 des dames auxiliaires naissaient déjà le site vraiment en- 'a Fraternité Unie des Charpentiers ! chanteur, on dina sur l'herbe, puis i1>I menuisiers d Amérique, organise pour i commencèrent les jeux.Le clou de la '° 8 juillet prochain, une grande fête i fête, sur l'ile, fut incontestablement la | champêtre, au terrain du Bien-être de | partie de base-bail entre deux clubs 'a Jeunesse, au Bout de 1 Ile.i renommés.Après une lutte, parfois Le départ aura lieu, en tramways très ardente, et toujours menée avec I spéciaux, de la salle des exercices mi-un grand enthousiasme, le club Savio, litaires.rue Craig, en face du Champ ! sortit vainqueur, par un score de 22 à de Mars, à 8 h.30 a.m.Il y aura plu-4 II y eût distribution abondante de i sieurs prix de présence.On trouvera I rafraîchissements, et les amateurs du des billets, chez Mme Bélair.prési-| bain s'en donnèrent à coeur-joie.j dente, au No 368 Champ de Mars.Tous A la fin des jeux.M.Angelo Pio.or- ¦ les officiers et membres des unions ganisateur en chef de l’excursion, pré- affiliées ainsi que tout le public est senta au club vainqueur de la partie [prié d'encourager cette bonne oeuvre, de base-bail, le club "Savio" une splcn- -,•»- Une revue financière La santé économique, c’est l'équilibre I des commandes, qui enrayeront la entre la production et la consomma- ‘ baisse et déclencheront en conséquence tion.Or les périodes de prospérité ! un mouvement de demande, aussitôt prolongées, comme celle de ces dciniè-j amplifiée par l'entrée en scène de tous res années, finissent toujours par sus- ; les acheteurs qui étaient dans l’expec-eiter chez les producteurs un optimisme [ tative et dont plusieurs ne disposaient excessif, qui provoque une rupture j que de stocks réduits, d'équilibre.L'activité industrielle sur- ! développée doit alors se contracter, et Le commerce extérieur le cycle commercial entre dans la Lorsqu’un pays vend plus de mar- phase dite de dépression.Bien que le ( chnndises à l'étranger qu'il ne lui en Canada soit un des pays les moins affectés par la présente réaction, il est possible que le caractère mondial de celle-ci prolonge un pou plus longtemps qu'on ne le croyait tout d'abord le ralentissement qui se fait sentir depuis une dizaine de mois.La situation economique Aussi, la légère reprise qui s'annonçait il y a un mois ou deux n'a-t-elle l dide coupe, au nom du local et du co! mité de la fête.Vers 10 h.p.m., le vapeur reprit sa course vers Montréal, au clair de lune.Ce fut encore un spectacle ravissant, ! dont tous les témoins retiendront | longtemps l'agréable souvenir.Les organisateurs de cette tungnifi-j que et joyeuse excursion étaient M.j Angolo Pio, organisateur en chef et .Mme A.Pio.MM.S.Fournier.T.Tom-maro.Antonio Marelli, P.Marcello.A.Damiani, S.Flacquio.E.Santarelli.G.De Luca.C.Quinta, A.Guenta, A.Viau, B.Diana.G.Franciselli et au-très.Parmi les invités d'honneur, on dis- CREATION D'UN MINISTERE FEDERAL DES PECHERIES Sur motion du premier ministre, les Communes canadiennes adoptèrent le 2 mai dernier une proposition visant à i diviser le ministère actuel de la Marine let un ministère des Pêcheries en deux [services gouvernementaux distincts, [ savoir, un ministère de la Marine et .un ministère des Pêcheries.Le très honorable M.King expliqua à la Chambre dans les termes suivants les raisons de cette séparation: "On a songé depuis quelque temps que les ressources ides pêcheries canadiennes méritaient , T., , , .attention dun numstere séparé.Le tinguait.MM.Lionel Thibault.orga- „ , , ., .' ., Canada est riche en ressources natu- : nisateur provincial des cordonniers de la B.& S.W.U.et Mme A.L'Espéran- perf ce, Maurice Morin, Rolland Lamothe, j Gaston Magnan, Albert Martin.Léo- j nard Saint-Pierre.Ernest Carrière, B.Jarry, et nombre d'autres.j - —.:« t - - EXCURSION DES TYPOS relies de l'agriculture, des pêcheries, des forêts, des mines et de l'énergie.Au point de vue de leur valeur, on croit que les pêcheries sont au deuxième rang parmi nos ressources naturelles.Elles sont les plus considérables de l'univers”."La séparation en question effectuée, ajouta le premier mi-C'est à Saint-Jérome, cette année nistre.nous procéderons à certains re-que l'union typographique internatio- maniements ailleurs.Nous croyons que nale Jacques-Cartier.No 145 fera son l'intérêt général du pays y gagnera excursion annuelle; ainsi en a décidé beaucoup.Ainsi, le dragage se fait le comité chargé d'organiser cette belle actuellement tantôt par le département partie de plaisir et auquel l'union à sa des Travaux publics et tantôt par le dernière assemblée, avait donné carte ministère des Chemins de fer, et le blanche La date de cette excursion Gouvernement est d'avis que ce service fut tout d'abord fixée au 27 juillet serait beaucoup plus à sa place dans achète, on dit qu'il a une balance favorable de commerce.Quand au contraire, il en achète plus qu’il n'en vend, on dit qu'il a une balance défavorable.Une vieille théorie simpliste, qui trouve aujourd'hui encore des adeptes, veut qu’un excédent d'exportations soit un indice certain de prospérité, et qu'un excédent d’importations accuse nécessairement une mauvaise situation , , .économique.On commettrait une lour- I pas encore pris, dans 1 ensemble, lam- de erreur en prenant ainsi au pied de [Pleur que divers indices semblaient [ ln ]ettre lcs mots favorables et défa-pi omettre.Au mois de mars.1 extrac- vorables.La statistique du commerce tion du cuivre en augmentation de international de plusieurs Etats montre 50 pour cent sur mars 1929—du plomb, du pétrole et du zinc avait atteint un tonnage record, et la statistique enregistrait en outre de notables accroissements dans la production de l’or, de l'argent et surtout du nickel.Toutefois.de mars à avril, le rendement des mines a fléchi, sous l'influence d'une demande restreinte et d'une baisse générale di - prix des minéraux.L’extraction du charbon a marqué, en avril, un recul de 16 pour cent par rapport au chiffre moyen du même mois au cours des cinq dernières années.Il est vrai que les relevés du premier trimestre de cette année font ressortir, en regard de la même période de 1929.des réductions de 37.600 tonnes dans la production de la fonte, et d'environ 41.000 tonnes dans la fa- prochain.mais vu que cette date tombe à la veille des élections fédérales, et qu'il sera tenu des assemblées politi- le département spécialement destiné aux choses maritimes.Il y aura donc réorganisation du ministère de la Ma- ques à Saint-Jérome, le comité d'or- rine de manière à élargir son champ ganisation de cette fête n'a pu encore d'action et à lui permettre d'exercer définitivement fixer de date précise, son autorité plus spécialement sur tout mais il est tout probable que ce sera le ce qui regarde la navigation.Quant à 3 août prochain.ce projet de loi, il vise, en donnant un Un beau programme d’amusements titulaire particulier au service des pê-est en préparation, au comité.Nous cheries, à promouvoir d'avantage cette en publierons les détails sous peu.' industrie." Gaston et Georges LES GARÇONS delà DOW V ia .cell’d j'appelle) un pique-nique d Gatton/ffe^at-Je-trioi ces sandwiches ôu j v^oySjaivibon ) Je m'en" vais +e | ,-faire.un -feu en) un minuter-/ / Gcoi-ç^s) Y H «V ¥' «t Ceux- ci au frornaçe au poulet/ i^t a la dindei Leau m'en vient) a la bouche/1 ¦\ G eotggs ! 1 3&H Ciel / 3’ai oublie'! nr-;—t-TT quelque chose j [yU€ST qu j Au Secours f \ [b la/ VOUS- là - arref ej/j V- -j, m mu L'animal c oublie' h DOW/, old stock/ I Nom ! A lot-s -'je vais vous aidet- d’ailleurs la fausseté de cette doctrine.On tomberait dans une autre erreur si l’on prétendait que la balance commerciale n'a aucune signification.Sa portée véritable se révèle à l’analyse des exportations et des importations et à l'examen de la balance générale des comptes.Les exportations présentent en général des avantages évidents, mais elles peuvent parfois devenir préjudiciables./Ainsi, un pays qui livrerait ù l'étranger en quantités excessives ses matières premières épuisables comme par exemple des minéraux, ne tuerait-il pas la poule aux oeufs d'or?Il est vrai que les impotations sont pour un pays une cause d’appauvrissement, lorsque leur importance n’est pas en apport avec , .le pouvoir d'achat de la population, ou bncation de 1 acier.Mais le rende-1 lorsqu'elles ment global de la métallurgie reste1 néanmoins supérieur à celui du premier trimestre de 1928 et de 1927.L’industrie du bâtiment a subi dans l'ensemble une détente à laquelle il fallait s'attendre, étant donné l'essor extraordinaire qu’elle a pris depuis quelques an: • > s.mais elle n’en accuse pas moins encore une situation satisfaisante.Si les contrats conclus au mois de mai représentent une diminution de 27.7 pour cent par rapport à mai 1929 et de 3.9 pour cent par rapport à avril dernier, la valeur totale portent sur des objets manufacturés qui font aux produits indigènes une concurrence invincible.Il est cependant des circonstances où un pays trouve profit à acheter plus qu'il ne vend.Dans l'histoire économique du Canada, les périodes de prospérité c-t d'expansion ont toujours été marquées par une balance défavorable du commerce.Cette apparente anomalie s'explique, puisque l'accroissement de l'activité industrielles exige l'achat à l'extérieur d'un gros tonnage de matières premières et d'outillage.Or, une grande partie des matériaux importés des construe: mus entreprises au cours sert, non pas à la fabrication immé des cinq premiers mois de 1930 n’est, diate de produits commerçables.mais inférieure que de 9.5 pour cent aux j à diverses entreprises de construction chiffres exceptionnels de la même pé- et au dévelovpement des moyens de riode de 1929.Il est intéressant de no- production et de distribution.L'enri-ter que la diminution porte en grande chissement qui résultera en définitive partie sur les maisons d'habitation: |de cette augmentation des importa-que la const::: tion des locaux destinés [ tions ne se traduit donc pas tout de au commerce ' à l'industrie demeure ! suite par un accroissement des expor- active.et qu enfin les grands travaux j tâtions.Les pays qui ont des place- de génie en urs sont beaucoup plus [ ments considérables à l'étranger ou qui importants .ceux qui se poursui-1 assument, pour le compte des autres valent il y .« un an, à pareille épo-1 nations, des services de transport, que.De mars à avril, on constate un j d'assurance ou de banque, en tirent fléchissemen: dans l'industrie du bois des revenus et des commissions dont de construct on.dans l’industrie de" la 'a somme dépasse parfois largement chaussure, ainsi que dans l’industrie '‘excédent d'importations que fait res-textile.dont les importations de laine sortir la statistique de leur commerce et de coton bruts se sont contractées, extérieur.On relève en retour, quelque augmen- I On voit par là que les rapports in-tation dans la fabrication du papier- I ternationaux ne se bornent vas à un journal, la construction des autemo- échange de produits.La balance com-biles, le raffinage du pétrole, le tonna- merciale n’est que l'un des élémenfs ge des chemins de fer, et une notable!de la balance générale des comptes, extension dans la distribution de!Celle-ci en comporte plusieurs autres l'énergie hydro-électrique.La statist!-1 qu'on appelle invisibles parce qu'ils que officielle du travail accuse, au 1er sont moins apparents que les entrées mai.la situation la plus favorable qu’on et les sorties des marchandises._Bullc- ait encore vue à pareille date, sauf en tin Banque Canadienne Nationale 1929, à l’attrape»-] 8 F.An When good fellows get to-gether C EST '¦¦•¦''y-'.iiiiiilTïïliïillllîlll m Le commerce extérieur du Canada en avril, dont la valeur s'établit en chiffres ronds à 112 millions, marque, par rapport à mars, un déclin de 82 millions, dont 42 millions dans nos achats et 40 millions dans nos ventes.Toutes les rubriques accusent des diminutions.Les plus importantes sont les suivantes, exprimées en millions de dollars.A l'importation: produits agricoles, 7; produits animaux, 4; fibres et textiles, 8; produits forestiers, 2; fer et acier, 10; métaux autres que le fer 3; minéraux non métalliques, 4.A l'exportation: produits agricoles, 15; produits animaux, 3; produits forestiers, 9; fer et acier, 3; métaux et autres que le fer, C.La situation financière Les principaux éléments de la situation financière montrent que le ralentissement de l'activité économique n’est pas aussi prononcé qu'il parait l'étre à la lumière des comparaisons injustifiées que l'on fait trop souvent avec l'année dernière, considérée à tort comme un état normal.La baisse des prix La courbe des prix de gros constitue un indice significatif de l'évolution de la situation économique.Sur tous les marchés importants du monde, les prix dos grandes matières premières et des produits de consommation générale subissent depuis près d'un an, à de rares exceptions près, une diminution ininterrompue.Au Canada, l'indice général des prix de gros a touché en mai le niveau le plus bas qu'il eût atteint depuis septembre 1916.Depuis une dizaine de mois, la diminution de la demande, résultant de l'affaiblissement du pouvoir d’achat de la population agricole de l'Ouest et de la population ouvrière d'autres régions, a d’autant plus accéléré le mouvement de baisse, qu’elle coïncidait avec une offre accrue.On constate en effet, depuis quatre ou cinq ans, dans les principaux domaines de la production, des augmentations si importantes que, dans certains cas, elles sont disproportionnées aux besoins actuels de la consommation.Exception confirmant la règle, l'élevage n'a pas encore pris au Canada toute l’extension que justifieraient les besoins du marché: aussi les prix des viandes de boucherie sont-ils à peu près les seuls qui restent élevés.La baisse des prix, qui contribue un ralentissement des affaires dont elle est d’ailleurs l'une des conséquences, est susceptible d'en ramener la reprise.Elle ébranle momentanément la confiance des acheteurs et les engage à différer leurs commandes.Les acheteurs spéculateurs malgré eux guettent le moment où ils estimeront que les prix sont au plus bas point possible.Quand un certain nombre sera d'avis que ce moment est arrivé, il donnera CHARPENTIERS EN FER Le local No 30 de l’union internationale des poseurs de charpente et for, et constructeurs de ponts métalliques a décidé de tenir une seule assemblée par mois, durant juillet et août.Cette assemblée aura lieu le 1er vendredi de chaque mois.Avis donc aux intéressés.LA CONCILIATION ET L’ARBITRAGE AUX PAYS BAS Le secrétaire de la Commission officielle de conciliation des conflits du ti avail, à la Haye, a publié une intéressante analyse des résultats donnés par la loi de 1923 sur les conflits du travail pendant les cinq premières années de son application.La loi de 1923 comporte des dispositions relatives à la prévention et au règlement des conflits.Les dispositions concernant la prévention des conflits prévoient les cas où les deux parties demandent de concert au conciliateur officiel de les assister dans l'élaboration d'un accord, sans qu'il soit question de grève ou de lock-out.D'après les rapports annuels sur l'activité des conciliateurs officiels, ce cas ne s’est présenté que huit fois en cinq ans.Les dispositions concernant le règlement des conflits prévoient le recours à la conciliation, à l’arbitrage, ou à une enquete.Pondant les cinq premières années de l'application de la loi de 19->3 *' n’y a Jamais eu d'enquête dans 'les formes prévues par la loi et il n'a été procédé que deux fois à un arbitrage.En revanche, à de nombreuses reprises es parties ont été amenées à la conciliation.La loi prévoit que les conciliateurs officiels (qui sont au nombre t quatre) se bornent à recueillir des informations et qu'il peut être procédé eventueliement, avec le consentement des parties, a la création d'un conseil do conciliation ou à la nomination d'un conciliateur particulier.En fait, il n'a Jamais été constitué de conseil de conciliation et, deux fois seulement à la off!!?0 ,!’,n(U:rVention (l" conciliateur rnciel, d autres personnes ont rempli le lole de conciliateurs particuliers.Rendant les cinq années auxquelles PuXKTVr08 anti*s ; m-ci- • :.\ A itervals, UKil si Oit berlue Est: ., Mv'Lerelier, 1331 Sic , rluc £ L___I hil.auli, organisateur prot.,|.t MON DES RELIEURS, l.oi-ul "âb—Je selllbb es tous les 1er et 5.: .: rej.i de chaque mois, il la salle de I .s.I Ç rat g Lst, U S hrs p.m.Rrésu! :it J.A Julien; secrétaire financier ugeu d atliilres, Jus, ltelletiur, 7 Craig est, qti ( ONsEII, DE DISTRICT IIEs UHAitl’CV 1TERS-.MENI ISI ERs «RAM I K,q| |;._ I résident, J.I.e-spéranee; vi,-.-¦ >i,let|, A.Mayer, 1022 Ontario Est; tri u Lamhier; secrétaire, R.Didic: ag.-:,; daltatres, h, Toussaint, J.Shea ; J.B Bouillon, l.es assemblées se;.te-nuci tous les mercredis soirs à 8 h .au b ri-au du Conseil de Dislriet, 7 .'.-.«.g U e h a m lo-e 7, téléphone l.Aiieaster :.„i.Boor AND SHOE II OR Iv ERs, N„.Si*.aassemlile tous les mercredis 111 um .18 heures p.m.nu No 1331 .Sic , atlierla , "'1reslih-nl, Jos.lleauri ga: 1, sure laiie animiste, N.l’olrier, 21.7 ,;-s tu oies; secrétaire financier .t .t «lit a 1res, Charles Melvereher, 1331 Saint» atherino Lst.L.Thibault, organlsahsi provincial.BRUT*,.AVENS, .MASON'S AND TILI 1 NhERN AITONA I.«HltttM-/.Al ION, Local 4 or .Montreal.- Meet-mgs every 2nd anil Ith Tui-sd-., at 71 Jeanne Mance St., office Ad.ir.-w.3 Jeanne Mance St, Room No.7.1 ’resident Josepli \ erdoit, 220 Harvard A.IV«:-mount, loi.WÀlnut 19951V.h'ii.a: al m-«'“» business agent.Henry Dull -JH Drolet, Tel.UAlumet II39SW.11901 AND SHOE WORKERS t XI 1-ot-al ciij «|„ Suliit-Jlyaeinlhi.— semblées tous les vendredis ft S li-ure» soir, au No 71 rue Momlor.i*résûlent, Uendrou; secrétaire financier.A.Hruda linage St-.loseph, Saint-llyaein1 1k; t S”1"'1'' L Lemieux, lu ruo Si ; .111011.rnibaull, orguuisateur proviiieia! I N 10 N INTERNATIONALE Dis DAK-(OlIT EURS D’A.MEIttqt II.-i.oeul 457 du Montréal.— S'uss, iiihlo tua l L 'e lundis de chaque lie,;.-, au >1 v “J1' *",lll'ent, .Monumeui Nul 1 I.cala Ao i., Rrésideut, 11.Lacombe; i vrétji» arelilvistc,.L.D.Bélanger; -, vréiaia-tresoner et agent d'affaires, A.Millarl -.I Saiiite-U'atberlne Est 1 NM)N INTERNATIONALE DES TAlh-Lh.l Its DE PIERRE DE MON ITtK.lt —Assemblées tous les 2o et -le ltimlls à Chaque mois, à s hrs.du soir, ,7 la salis mm cordonniers, 1331 Stc-Cutherliie Ed 1 tusiduiit, Jos.Leclerc 4608 St-Hubert; secrétaire correspondant, A.Métivler, 5"1' rue .Marquette.'y'.ON INTERNATIONALE DUS IRA-\ AH.I.EURS EN l OURRUHI .Su « Assemblées tous les lor et 3e mercreJit du mois, ft 8 hrs du soir, ft lu salle à 1 union du Commerce, rue llerrl.l'iéè 'lent.Arthur Raquette, B12 ChamlmrJ, fc crétnlre archiviste, al.Beaupré, OSOA W-uaspe; trésorier, (J.K.Bourgeau.135 rü) Amherst; agent d'affaires.A.ltoy, ^ me Salute Catherine Est.BUREAU DE PLACEMEN! PROVINCIAL 8ouh le contrôle du Gouvernement 4® ^ I’rovlnco do Quôhcc dONFIlll A I N 1C Y, Siirintembiid l'BANUlS l'AYKTTF, Surliibndiin!' Buiiren d« bureau: 9 ii.m.A r* p.m.do» born mon: IIA.0221 Loci»l jjj 101.DPjif.de» feiiunee»: IIA.0221 l.u««u‘M Entrée des hommes: 8 rue St-Jacqu&j Entrée des femmes: Cl Notre-Dame S Nous plaçons gratuitement, les W-' mes, femmes et Jeunes gens.Nous oP frons du travail aux Journaliers Ouvriers appartenant à tous les corp= de métiers: Dans les fabriques, W usines, les travaux de la construe"011 ou de l'agriculture.Nous offrons d" Places dans les Hôtels, Restaurant* bonnes places pour domestiques, lt°in' mes et femmes.Ingénieurs, clinuffcuri débardeurs et terrassiers, commis « sténographes.Les propriétaires et 'ft agents de chantiers sont tout spécla"' ment invités à présenter leur dents11' des au Bureau Provincial, Le seul journal ouvrier bilingue de la province cle Québec.La meilleure arme entre les mains des travailleurs.The only bilingual labor paper in the Province of Quebec.The most efficient medium laborers have ever had.iGe Année — No 26 Wealth and Power Individual Happiness and Prosperity Best Promoted by Its Equitable Division.By BERNARD ROSE Even though one may not wholly concur in the “single tax" views of Henry George, he is nevertheless, if interested in social and economic problems, very often tempted to give extracts from his principal work “Progress and Poverty.” The single tax theory has not been adopted to any considerable extent, but the keen analysis of conditions which Henry George’s prin-cip: i work contains, has been the means of enlightening thousands, on thr injustices and inequalities which persist, notwithstanding the great him uses in wealth, that machinery and newer methods of production have been responsible for creating.We are occasionally told by teachers and philosophers to go back to first principles.One of the most important of these is that, in any eh, .-(I community, no man or woman should want for the necessaries of me if able and willing to work.A second is, that no community or St,lie can be contented or safe, where there is a large number of citizens always on the edge of want and a very small minority who have a great abundance of all that makes life worth living.It.is because of this difference in possessions, that success has followed the propaganda and programme carried on in several of the more advanced countries by organizations and individuals, who advocate stui" ownership of the means of production, distribution, and exchange.There is a very wide distinction to be made between a State that owns and distributes all that is required to sustain human life, and one, the citizens of which enjoy the fullest measure of self-government without ! wing their liberty to work, purchase, and consume, being arbitrarily limited by the State.There arc quite a number of forms of political organization that each have their merits and defects.Insofar as they serve a necessary and useful purpose, they continue to function.When the form of organization is such that those who direct it fail or neglect to take ac::nu to safeguard the economic welfare of the majority, there is every likriiluiod that (Since the members of the majority each enjoy the same P :kirai rights) these can, or will be exercised, to make laws that will more effectively give the majority the consideration their needs require.Until quite recently, the rulers of certain States believed in increasin' the population, in order that they enjoy that sense of powfer and grandeur which appealed to their conceit.The peoples over whom they ruird were taught that, as subjects of their monarch, they enjoyed a sup nurily which others not so fortunately situated did not possess.!.i re told that happiness was dependent largely upon their country and ruler becoming progressively more powerful; and that it was an hnüur to even sacrifice themselves for their ruler and country.Cumparisons made between countries with large and small popula- t, "U.ai the same level of civilization show that the size ot the populaire is no guarantee that those who live in the larger countries enjoy a givan-r measure ol happiness and prosperity, than those who live in tin smaller States.Nomocracy permits the humblest citizen to aspire to the highest i ; in the gift ot his fellow citizens.It permits the sincere and un-seliish citizen, anxious to promote the welfare of his fellow men, to participate in the work of government.The candidate for political honors can, because of the opportunity which a seat in the Legislature or Parliament offers, get a nation wide hearing for his views, and if these are sound and capable of being translated into legislation of a remedial nature, earn the gratitude of those who benefit from his patriotic labors.Medical science is continuously seeking ways and means to eliminate tin causes and overcome the effects of the various diseases that now afflict mankind.Research has enabled members of the healing prof' ion to make remarkable discoveries all of which benefit humanity.T;.same activity must, in every progressive democratic country, be displayed by those who are privileged to serve their fellow men in the i.i lion's political assemblies.They must not permit themselves to be influenced by institutions ai d groups that oppose progress because of their fear that it may deprive thorn of the special privileges which they enjoy, notwithstanding the political fact that such privilege or privileges can only be exercised as lom.as the majority of citizens, on an equal political footing, permit such exercise.This led Henry George to say: “This tendency to resist innovation, e 1 a though it be improvement, is observable in every special organiza-in religion, in law, in medicine, in science, in trade guilds; and it b ¦ mes intense just as the organization is close.A close corporation ha; always an instinctive dislike of innovation and innovators, which i-: but tire expression of an instinctive fear that change may tend to throw down the barriers which hedge it in from the common herd, and ;o rob it of importance and power; and it is always disposed to guard carefully its special knowledge or skill.” We can thus understand why taxes imposed upon those who are best a • • to pay them meet with such criticism and opposition.Even though the citizen who is called upon to pay a special income tax enjoys every i * i j i fort and luxury, he resents the Government’s demand for a small !''Tt of his income to be expended for the advantage of the State and u.citizens.He wants to continue undisturbed by governments or tax ctHectors, enjoying that social and economic distinction he docs in virtue of his accumulated, inherited, or otherwise acquired wealth.Although legislatures as a rule are somewhat timid in enacting and enforcing legislation that permits the imposition of direct personal taxation, they realize that their continuance in office is dependent upon tlle will of the majority who favor this legislation.The great wealth, ¦>vhich the more advanced countries possess because of their resources or 11‘ding facilities, make it essential for the State and those who enact i; laws and administer its affairs, to prevent any revolutionary change, by itie application of political and economic principles embodied in legis-ia ni ut, whereby wealth is more equitably distributed, and the able-bodied cbizen given an opportunity to actively engage in some employment or ending, that will give him the means of a livelihood and benefit the State.As Henry George points out: “What has destroyed every previous civilization has been the tendency to the unequal distribution of wealth and power.” This unequal distribution was never more glaringly manifest ! lm it is today, and particularly where the workers enjoy, because of advanced industrial processes, a slightly higher economic status than 1 bey do in the less advanced countries.It is fortunate, from the standpoint of the safety of the Slate, that 1 hill and frank discussion in and outside of Parliament and through ¦’’"css and platform, can take place, thus awakening and concentrating •be interest of all the people upon those questions and problems, the settlement and solution of which make for individual and collective contentment and prosperity.SAMEDI, 28 JUIN 1930 - MONTREAL - SATURDAY, JUNE 28, 1930_ PRICE: 5 CENTS The Hon.William Frederic Kay The English Representative in the King Cabinet from Quebec.A Popular Politician.Quebec has always been fortunate in the type of Cabinet representative appointed to more specially voice the views, and promote the interests of the minority from this province.1 he English Cabinet representatives were men of excellent judgment, sound common sense, very sincere, and loyally and staunchly Canadian.They were likewise broad minded enough to recognize and make allowance for differences due to origin, creed, and environment.The late Honorable James Robb was beloved by all parties.He was modest and singularly free from that hauteur, that occasionally characterizes a minister of the Crown, who thinks that his position is such, that he must be treated with more than ordinary deference.Ministers from Quebec, both English and Piench, have been very democratic in their outlook arid bearing.One could not want any better type of Minister who possesses great charm, ability of a very high order, and yet is so very approachable, as the Honorable Ernest Lapointe.The same thing must be said of Mr.Lapointe’s colleagues, the Honorable Mr.Cardin, and the fighting Solicitor General, the Honorable Lucien Cannon; the Honorable Mr.Rinfret, and the Honorable Senator Dandurand.These will now have associated with them as the successor of the late Mr.Robb, the very likeable member who, since 1911 has sat in the House represented Brome-Missisquoi.The Honorable William Frederick Kay, is one of the few members of the House, who can lay claim to having had a first class general and legal education, but values above all else his right to call himself a farmer.He is never more at home, than v.hen discussing with friends and ac- By BERNARD ROSE quaintances in his county, everything pertaining to the production of rood and the raising of stock.He would certainly iv/ver be Ilustcrod, when called upon to give evidence in court concerning anything and everything relating to farming.He loves the soil, and knows, that the legal atmosphere is entirely different to that in which the farmer moves and has his being.Although a staunch Liberal, and ready to defend his party at all times, he has not incurred tin displeasure of his Conservative or Progressive opponents in the House of Commons They know that he is entirely devoid of malice.He is never vindictive and glad to talk things oyer in a matter of fact way and discuss question while having a smoke.He has a rather seri .countenance and could easily be mistaken for the Principal of a school or even a lawyer.Mr.Kay, although -o fond of the country and attached t .the farm, was born in-the Dominion' biggest city on May 18, 187G.He is tin., in his early fifties, and from a Cabinet standpoint, at the beginning of hi public career.He can rightly call him elf a full fledged Canadian, since his father was likewise a native of the Dominion, married to a lady of English birth.He got a very fine education in England ancl supplemented it by taking the law course at McGill University, which conferred upon him the B.C.L.degree.He is one of the very few who at the termination of their law course, did not seek admission to the Bar.The legal knowledge he gained if not utilized to his own pecuniary advantage, enables him to advise his fellow farmers on questions that are of a somewhat legal nature.I dare say that in and around hi immediate vicinity, the man first consulted when advice is required is Mr.Kay.The constituency he represents, was amalgamated ltecau.se of tho decennial census.Brome had the honor of at one time being represented by the Honorable Andrew McMaster.When the amalgamation took place, Mr.Kay was nominated for and elected to represent the two counties.He was first induced to stand as a candidate for Parliament in the famous election of 1911.In the successive elections of 1917, 1921, 1925, and 192G, he was reelected.He has quite an intimate knowledge of the procedure of the House, and can be counted upon by his leaders when it is necessary, to continue a debate that requires the special knowledge possessed by those who are engaged in agriculture.He has served a lengthy and successful apprenticeship.His Leader no doubt was convinced, that this justified his selection at the Protestant representative in the Dominion Cabinet.As a Minister even for the time being without portfolio, he will occupy a position of considerable importance and responsibility.He will be able to convey to his colleagues in the Cabinet the views, impressions and wants of the minority whom he has been appointed to represent.The Honorable Mr, Kay has earned the promotion given him, because ot his loyalty to his chiefs, in his advocacy of the programme and principles of his party and his willingness to serve.He will take an active part in the present Federal elections, and if as he no doubt anticipates, his party will be returned to power, there will open for him a career of great usefulness which will not only redound to his own personal renown, but permit him to make suggestions and recommendations that will be of benefit to his country, province, constituency, and fellow citizens.Technological Unemployment By WILLIAM GREEN, President of the American Federation of Labor.Technological unemployment is no new thing but the rate at which it has been developing in the past ten years makes it a special problem.Awage earner must have a job in order to meet his living expenses.As his reserve margins are small, loss of his jobs is the shadow of the great fear that is the background of labor thinking.It is bad to lose a job but it is a catastrophe to lose one trade skill.When craft skill is "transferred to a machine" the craftsman is industrially bankrupt.Craft skill that was an investment of a lifetime of work goes to the industrial scrap heap when scientists find new processes or inventors produce new machines.Their trades are gone because workers must What happens to tin workers?displaced Take the record for all manufacturing industry in the United Slates.In the decade from 1899 to 1909, production increased 59 pi r cent.Improved machinery played .some part in this increase, but it w.i ; largely made possible by taking on more wage earners, for the number .wage earners employed by our fa ries increased -10 per cent from 189:' to 1909 —that is, 1,908.000 more wat ¦ arners were taken on to bring about this 59 per cent increase in production Similiarly in the decade from 1909 - 1919.Proluction increased 35 per cent and employment increased 38 per cri.t.Increased pro- live, they seek jobs in other callings—1 A small price to pay for such luxury in green tea "SAUDA" (GREEN) JAPAN TEA ‘Fresh from the gardens* 71H often at lower incomes and with con- ! sequent lower standards of living.On the other hand technical progress means more things at lower prices and consequently more physical comforts and greater ease of living for geater number of people.Technical progress is the means to higher material civilization.Progress comes from change.Change means dislocation.It is a sad commentary that individual wage earners have paid the social costs of technological progress in industry.What thought has been given to musicians displaced by music reproductions, to the art of the actor forgotten in the latest movietone?To the Morse operator displaced by the Teletype, to the steel worker displaced by a new process, to the carpenter watching a house assembled by units, to the printer turned out by the Teletypesetter.Such workers in thousands have been turned out without jobs, and without the possibility of future employment in the craft in which they have invested their all.Here are a few of the changes which have made jobs scarce; Take for instance the manufacture of electric light bulbs.In 1918 it took one man a whole day to make forty electric light bulbs.The next year came a machine that made 73,000 bulbs in 24 hours.Each of these machines threw 992 men out of work.In the boot and shoe industry 100 machines take the place of 25.000 men.In the manufacture of razor blades, one man can now turn out 32,000 blades in the same time needed for 500 in 1913.In automobile factories similar changes have taken place.In a middle western state today, a huge nhchine turns out completed automobile frames almost untouched by human hand.About 200 men are needed to supervise this vast machine, and they turn out between 7.000 and 9,000 frames a day.Compare this with a well known automobile plant in Central Europe where the same number of men are making automobile frames by older methods.They turn out 35 frames a day.In steel blast furnaces 7 men now do the work of GO in casting iron, and even in the last two years, since 1927 the improvements in technical processes have reduced the necessary work force in the bessemcr process by 24 per cent.In machine shops, one man with a "gang" of semi-automatic machines replaces 25 skilled mechanics.Thirty workers with ten machines can now do the work of 240 in the Sun Tube Corporation machine shop.A new machine installed by the DeForcsl Radio Company will turn out 2,000 tubes an hour with 3 operatives as against.150 tubes from the old machine with 40 operators.| Nearly one-third of the wage earn-| ers in the United States depend on i manufacturing industries for their jobs.Our wage earner population is increasing, while jobs in manufacturing industry decrease.Since 1919 the normal increase in population has brought over five and a half million more persons who want work as wage earners, while jobs in manufacturing have decreased by 585,000.Thus we need more than six million new jobs.The “newer industries, such as gasoline stations and automobile repair shops, barbershops and beauty parlors, hotels and restaurants, have given work to some of this army of job seekers, for employment has been increasing in these lines.Professional work has also been increasing; there are more teachers, doctors, dentists, oculists.But all these new industries put together have not I teen nearly enough to take care of the six million who want work.A recent study of 754 persons laid off from manufacturing plants show that only 15 per cent were able to find work in these “newer” industries.The problem of job adjustment For a man laid off in a steel mill from 1919 to 1929.Forty two iter cent wnere new machinery has just been more goods were pr 'meed with 585.090 installed, cannot go tomorrow and take fewer workers.This general increasej UP work as a barber, and he certainly was made possible by the introduction iis 1101 prepared for the professions, of new machinery and modern me- ! Evcn in llotel and restaurant work and thods of manufacture, production instead of creating more _ duction was made possible by employ- ring 2,481.000 more wage earners.This meant jobs for nearly two and a half million more men and women.Now in the decade from 1919 to 1929 developments look an entirely different turn.Production increased as before, so that our plants were turning out 42 per cent more in 1929 than in 1919.But this increase was made possible without any increase in the number of wage earners employed.Employment actually decreased 7 iter cent Industrial Disputes Provinces of Quebec and Ontario Should Adopt Industrial Disputes Investigation Act at Next Session.— Has Proven its Worth to Employees of Public Utility Companies.• By BERNARD ROSE On the occasion of its annual interview with the Prime Minister and members of the Cabinet, representatives of organized Labor in this province have asked that the Government adopt the Industrial Disputes Investigation Act, a step which has been taken by several of the Western provinces.It is extremely regrettable that the major provinces, with the largest industrial population, have not yet availed themselves of the opportunity to make the Industrial Disputes Investigation Act part of the industrial legislation of their respective provinces.The Act has more than justified itself.It has very materially contributed to the maintaining of industrial peace.It has enabled the employer and employees in the industries to which it applies discussing in an amicable way the differences at issue and doing their utmost to adjust them.The Act has also enabled the employees of public utility corporations to secure redress which otherwise would be difficult to obtain.The majority of public utility corporations are financially very powerful, and directed by men of great determination, who, only in exceptional instances, recognize the right of their workers to organize and negotiate agreements in the matter of wages and working conditions.Through the instrumentality of the Act, thousands of workers have been able to secure recognition and consideration, which they otherwise could not or only after strike was declared, and which they found necessary, in order to make their plight known to the general public, to secure that publicity which awakened sympathy for them and forced the employers to deal with the representatives of their employees.In the provinces of Ontario and Quebec, where workers in public utilities have a grievance which the employer will not discuss or remedy, they are helpless.Provision may exist for investigation by means of Provincial Acts, but theso have not been found to be as satisfactory as the measure which has been invoked in hundreds of cases, and prevented just as many strikes and losses that would otherwise have aggregated millions of dollars through stoppage of work.Growth in the number, extent, and influence of public utilities, in our own and sister provinces, makes it imperative that, in order to protect the employees of these utilities, the Industrial Disputes Investigation Act be made the law of the province.It is the one measure missing from the Industrial Codes in both Ontario and Quebec.The tremendous volume of power which is generated and required, in connection with the carrying on of industry, leads to an increase in the number of employees by these companies and it is only fair that these employees, whether organized or unorganized, should feel that they will suffer no injustice, since they can, if circumstances or conditions warrant it, avail themselves of a measure that permits a discussion before members of a Board ol Conciliation of their alleged or prospective grievances, the settlement of which is in the interests of both employer and employees, and makes for that efficiency and harmony so essential to the success of enterprises and undertakings carried on under modern conditions.The Governments of both provinces, and our own in particular, should, when the next speech from the Throne is delivered, declare their intention to enact the Industrial Disputes Investigation Act as the law of the province.Since the Dominion Department of Labor meets all expenses, no added burden would be imposed upon the people of the province nor would the local Government assume any responsibility.The workers in the different utility plants and local transportation and other agencies, throughout the province, would undoubtedly appreciate action of this kind being taken by our own Government as well as that of Ontario.of those who found work were able even to secure employment in the same industry.For most of them (54 per cent) the lay off meant a complete change of work so that old skills, learned often through years of training and experience, and bringing high pay, were useless and they had to begin all over again at the bottom and learn a new trade, at lower pay.Trained cutters with years of experience, in the clothing industries found work as attendants at gasoline stations, watchmen in warehouses, clerks in meat markets.A machinist was selling hosiery for a mail order house; a skilled lathe operator was running a mixer in a cement brick plant; a licensed stationary engineer took work as a caretaker in a public park; a skilled welding machine operator became a farm hand.And so on the story goes.For the older workers the problem of finding new work was far more difficult than the younger.Few of the men over forty-five were able to find work and most of them were out for long periods.The price of our industrial progress is too often paid by the man over 45, who has reached just the age when his children are in their teens and his income counts most for their future.Two very diverse policies accompany mechanization of industry.The time of the employed worker has become of
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