Le monde ouvrier = The labor world, 1 juillet 1932, samedi 2 juillet 1932
18e Année — No 27 SAMEDI, 2 JUILLET 1932 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 2, 1932 — R Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it ortie falter ry Drink DOW'S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11, nie Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” Tél.: LAncaster 5361 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT Les autorités ont pris diverses initiatives pour diriger les chômeurs vers la campagne.On a résolu de mettre à leur disposition un certain montant d’argent pour leur permettre de jeter les assises d'un nouveau foyer et de se reconstituer une existence indépendante qui leur fera oublier les tristes heures du présent.Il me semble que l'on peut trouver un Autour de deux élections La leçon qui s’en dégage, au point de vue général et au point de vue strictement ouvrier, profitera-t-elle?Les électeurs de Maisonneuve et ceux de Royal, dans le Nouveau-Brunswick, se sont prononcés lundi dernier sur la politique du gouvernement Bennett, leur verdict a été le même que lors des dernières élections générales: ceux de Maisonneuve sont restés fidèles au parti libéral, en dépit de la campagne intense menée par plusieurs ministres fédéraux, des multiples promesses qui leur furent faites et des avantages qu’ils retireraient en élisant le candidat du gouvernement; ceux de Royal, par contre, ont continué leur confiance au parti conservateur.Il est donc bien difficile de tirer une conclusion de ces deux résultats.11 est un fait qu’il est bon de souligner toutefois, c’est que la majorité des deux vainqueurs a été grandement réduite si on la compare a celle remportée il y a deux ans; dans Maisonneuve, cela peut s'expliquer par le fait que le nombre total des votes déposés a été de beaucoup moins élevé que lors des élections générales et c’est naturel, une élection partielle créant moins d’enthousiasme, d’ailleurs le candidat du gouvernement a également recueilli moins de votes, puis le parti au pouvoir a toujours plus d’avantages que l’opposition, il dispose de plus de ressources et est en meilleure posture; en dépit de cela, le nouvel élu, M.Joseph Jean, a remporté une brillante victoire dans un château-fort libéral.Mais c’est tout autre chose dans Royal, la majorité conservatrice a été fortement réduite, le candidat libéral ayant recueilli beaucoup plus de votes que lors des élections générales, si l'on ajoute à cela le fait que l’hon.G.B.Jones était un ancien ministre conservateur et un vétéran de la politique, on peut en conclure qu’il y a eu un revirement d’opinions assez formidable et que c’est une quasi condamnation de la politique du gouvernement Bennett, car il y a des victoires qui ressemblent fortement a des défaites, celle-ci en est une.Quoi qu’il en soit, la position des partis à Ottawa reste la même qu’avant les élections.Dans les circonstances et comme le résultat était prévu d’avance par les gens sensés, les deux divisions étant reconnues comme des forteresses libérale et conservatrice, n’aurait-il pas été préférable de paircr ces deux élections, de laisser élire les candidats par acclamation et de faire une réelle économie?Cela n'aurait-il pas été ( _ plus sage, surtout pour un gouvernement aux abois qui rogne sur les j,)lus sùrc-salaires de ses employés pour arriver à boucler son budget et cherche ! Cps secours indirects ne valent pas tous les moyens imaginables pour nous taxer davantage de jour en jour.!mieux fiue les secours directs.Il faut L’aide aux sans-travail giature.Dans le Nord ou ailleurs, qu'ils [Le boulet d'une maison retiendra l’essor se fixent pour toujours dans ces lumi-jdc son imagination vers les pays chimé-neux parages et pour arriver à ce but, riques.Le ventre creux rend la pensée on devra lui donner un lopin de terre légère.Les visionnaires se recrutent qu’il aura tout intérêt à rendre produc- ! cirez les faméliques, chez ceux qui mar- tif.Quand il s’imagine que ses sueurs j tyrisent leur chair.Los idées de réno- font féconder les champs du gouverne- ' ration sociale hantent le cerveau des ment, il n'a pas autant d'ardeur à jouer ; crève-la-faim.Celui qui n’a rien sous du pic et de la pioche, que s'il sait que ; les pieds se soucie peu de mettre tout à autre expédient pour leur faire prendre j le fruit de son travail lui appartiendra, j feu et à sang.Mettez une ambition, un c' racines au sol, ce serait d'acheter les qu’il pourra le léguer à ses enfants et I intérêt, dans sa vie, vous en faites un I l’i fermes désertées, qu'on peut avoir souvent pour une chanson, de les mettre à L’affaire de la Vickers Osera-t-on déterminer, dans leur intégralité, les causes de cette catastrophe, fixer “toutes” les responsabilités et sévir contre tous les coupables, où qu’ils se trouvent et sans égard à leur cote sociale?Les victimes de cet accident épouvantable n’auront pas, toutes, reçu de leurs concitoyens l’hommage dû à leur sort pitoyable et sinistre.On peut presque affirmer, si une simple comparaison nous était permise, que la manifestation relative à nos braves pompiers et surtout à leur chef, a revêtu une ampleur qui relève plutôt du grotesque tapageur si i disposition de ceux qui veulent embrasser l’état d’agriculteurs et de leur assurer la possession moyennant une faible redevance annuelle, après qu'on s'est rendu compte que les gens sont sérieux et travaillent à tirer leur vie du sol.Rendre les chômeurs propriétaires, c'est tuer la révolution dans l'oeuf.C'est bien généreux, ou peut-être bien avisé de la part des gouvernements de faire voter des millions pour l'aide aux sans-travail, d'endetter le pays pour cent ans à venir, mais encore faut-il être bien certain que les gens à qui l’on veut faire ces substantiels cadeaux sont sérieux, probes, travailleurs et que l’argent ne fondra pas dans leurs mains comme du beurre dans la poêle et qu'ils ne retomberont pas à la charge de la société après avoir passé un été à s'éventer sur leur galerie et l'hiver à fumer la pipe près du feu pour activer la digestion des volailles, des moutons qu'on leur aura donnés pour des fins de reproduction, trouvant cette manière de les mettre dedans plus expéditive et Ceci dit, revenons au résultat de l’élection de Maisonneuve.Celui-ci nous prouve une fois de plus que le gros de l’électorat reste en dépit de tout fidèle aux deux vieux partis politiques, les trois autres candidats n'ont recueilli ensemble qu’un peu plus d’un millier de votes sur plus de 30,000 que se sont partagés les candidats libéral et conservateur; des deux ouvriers qui sollicitaient les suffrages des électeurs, c’est celui qui s’est déclaré franchement socialiste, M.Gauld, qui est arrivé bon troisième, tandis que le candidat travailliste, M.Binette, n’est arrivé que le quatrième, et le libéral dissident bon dernier et de loin encore.Il y a dans tout cela une leçon dont devraient tirer profit ceux qui président aux destinées du Parti Travailliste.Tout d'abord, ils devraient réaliser une fois pour toutes qu’un ouvrier ne peut se faire élire sans l’appui déguisé ou non d’un des vieux partis politiques./ Il est donc inutile de faire des victimes et de sacrifier nos meilleurs hommes.Ils devraient également comprendre qu’il y a une énorme différence entre choisir un porte-drapeau de l’idée travailliste dans une petite réunion de “purs d’entre les purs” et faire accepter ce candidat par la masse ouvrière d’une division électorale.Enfin, pour faire une lutte électorale, il faut disposer du “nerf de la guerre” suffisamment pour ne pas courir inutilement au-devant d'une défaite certaine qui amoindrit tout le mouvement ouvrier, tant sur le côté économique que sur le côté politique.Une élection, cela se prépare de longue main, avec au moins certains atouts dans son jeu.Nous regrettons de devoir dire que notre ami Binette, malgré tout son talent et toute sa bonne volonté, ne pouvait espérer remporter une victoire: il n'était pas préparé pour la lutte, il a été la victime de l’enthousiasme et d’un manque de jugement de ceux qui ont fait mousser sa candidature.Nous sympathisons avec lui, car il méritait un sort plus heureux.Espérons que la leçon qu’ils viennent de recevoir les assagira à l’avenir.Ils devraient se rappeler que chaque fois que les électeurs de Maisonneuve ont élu un candidat ouvrier, les circonstances s'y prêtaient, j prendre les moyens pour ; meurs ni' fassent pas une un 11 on se reporte au peu de cas qu’ôn a fait, relativement parlant, des en jouir paisiblement sur ses vieux j tout autre être., ouvriers qui, eux aussi, en somme, sont morts au champ d’honneur jours.Quand le labeur a un but clair,) “C’est le fonds qui manque le moins” ].direct, qu’il devient une libération, on j chez nous.Qu’on ne craigne pas de en supporte mieux le poids.Il cesse d’être une corvée, une obsession.La bonne fatigue que celle qui nous fait un meilleur sort, qui rend charbonnier maître chez soi!.Connue ce qu'on recueille de son jardin a bon goût! Comme on est content le soir après son ouvrage de se dire: “Je n’ai pas perdu ma journée! Ce que j’ai gagné est pour morceler le patrimoine de la famille au profit des nôtres, avant que les étrangers fassent main basse dessus.Donnons de préférence les terres cultivées pour ne pas décourager les premiers efforts de ceux dont le ressort de la volonté, les réserves d'énergie ont souffert des longues heures de far-nientc forcées.Us ne sont plus capables, com- mol! Je n'ai pas sué sang et eau pour me jadis les Français, de se porter à un bourgeois repu, qui ne sait quoi faire l'assaut des bataillons verts de nos forte son bien, un écumeur de la plèbe rôts, de casser la croûte séculaire de dont la jouissance est faite des priva- ! nos champs, de braver les intempéries lions de la gent travailleuse." “Mon 1 des saisons, de creuser des chemins dans verre est petit, mais je bois dans mon verre", et quelle eau de source fraîche et pure! L’important pour nos gouvernants n'est pas tant de donner de l'argent que de le dépenser à propos et dans l'intérêt de tous.Il n'y a pas que les cultivateurs qu'il faille encourager.Il y a l'ouvrier à qui l'on doit aider à devenir propriétaire, toujours pour la mémo le roc, oeuvre de Titans qu'on pourrait rééditer difficilement de nos jours.Prenons les gens tels qu’ils sont, ne leur demandons pas des dévouements, des vertus, un héroïsme impossible.Il est écrit: “Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu”.Ne mettons pas trop d'argent dans les mains de ceux qui n'en ont pas tâté depuis longtemps, de peur qu'ils perdent la tête, se livrent à raison, pour l’attacher au sol, pour l'etn-1 des prodigalités insensé.:; cl redevien- pêchcr d’être la dupe de théories sub-1 uent des chômeurs a brève échéance, versives, de miner sourdement établi, de réver d'autre forme de r que ces chô- vernèment susceptible de lui assurer opèrent des prodiges, te simple ville- plus de jouissances, plus de bien-être.JULIEN SAINT-î MICHEL.La suppression du chômage Proposition du Professeur Graham, de l’Université Princeton.M.le docteur Frank D.Graham, professeur d'Economie politique à l'Université Princeton, expose dans un ouvrage intitulé: "The Abolition of Unemployment" (Suppression du chômage), un régime de garantie d'emploi" Les divers projets de lutte contre le chômage jusqu’ici mis de l'avant, signale-t-il, s'inspirent de systèmes d'économie organisée ou d’un système quelconque d'indemnisation des chômeurs.Le plan d'organisation progressive de l'économie nationale, déclare l'auteur, est contraire à notre organisation sociale démocratique, et aucun des divers “projets” suggérés à date comme remède à la situation qui existe aux Etats-Unis n'a chance d'atteindre le but visé.On ne saurait, par ailleurs, espérer de l'assurance chômage qu elle soit plus qu’un palliatif, qu'un moyen de répartition des pertes inutiles pro-soit qu’il eut été endossé ouvertement ou non par un des vieux partis voquées par le chômage.politiques, soit que cette candidature eut pris son origine au sein de la division électorale même et qu’elle fut supportée par un groupe ouvrier bien distinct et assez influent pour diriger l’opinion publique de ce côté; car une candidature ouvrière ne s’improvise pas du jour au lendemain.Cela ne signifie pas que nous ne sommes pas en faveur de candidats ouvriers; au cours des dix-huit années d’existence du Monde Ouvrier, nous avons toujours tenu la même ligne de conduite, nous avons chaque fois que l’occasion s’est présentée affirmé que c’était le strict devoir d'un membre du Travail Organisé de voter de préférence pour un candidat porteur d'une carte d’une union bona fide/nous maintenons encore que les circonscriptions électorales ouvrières devraient être représentées 11 n’>’ a Pas ctü production.Où il n'y a par un ouvrier ou tout au moins par un homme sorti des rangs du l)as c!o production, il ny a pas d’em-Travail Organisé, qu'il est souverainement injuste que toutes les classes bauchage.de la société n’aient lias leur quote-part de représentation dans les corps Comme nos champs et prairies depublics électifs, qu’il est inadmissible qu'un seul groupe d’hommes de profession monopolisent presque entièrement toutes les fonctions publi- “L'absence d'organisation collective préméditée, sa confiance dans les forces naturelles comme moyen de solution des problèmes économiques, sa répugnance au principe de l'enregistrement", voilà, déclare le professeur Graham, ce qui fait la grande valeur de notre régime économique.Le plan Où il n'y a pas de pouvoir d'achat, mandent de l’irrigation au temps de sécheresse, ainsi notre situation na,,,,,,, ., , .tionale demande de l'argent pour le ques; on ne veut pas de la lutte de classes, on ne veut pas de tro.s.emc rétabllssenicJlt du pouvoir crachat.parti/mais en meme temps ceux qui dirigent les deux vieux partis politi- Durant ]a grande guerre nous prê-ques ne donnent guère de chance à un ouvrier de parvenir à se faire tions aux 1)ays albés la fabuleuse soin choisir par une convention, il y en a quand même qui réussissent à faire ! me de vingt billions sans hésiter une accepter leur candidature et même à se faire élire mais à force de quel J seconde.Nous étions fiers de nous- travail et de quels efforts, c'est bien l’exception qui confirme la règle, mêmes, les fanfares bruissaient les airsI des valeurs observé dans l'industrie se et c’est pour cela que nous avons tant d'admiration pour eux et que nous de la victoire, le peuple applaudissait j rait conservé.Les différentes catégo les avons toujours supportés envers et contre tous, c'est ce que nous ! avec délire pendant que nous expé- j ries de travailleurs recevraient rému ou utiliser lui-même.Ainsi, la production pour leur propre consommation de ces travailleurs qui autrement chô nieraient forcément ne concurrencerait nullement sur le marché les produits de la main-d'œuvre favorisée d'un emploi régulier.Tout au con traire, du fait que les travailleurs de la première catégorie seraient occupés dans des établissements qui, à raison de la situation existante, ne fonction lieraient que partiellement, le marché ouvert à l’industrie normale se trouverait accru comme conséquence des frais et des prix plus faibles de la production de ces établissements.Voici, d'après le professeur Graham, la forme que devrait prendre cette or ganisation: Le régime intégral de Tinterrelaiion l’outil â la main.Pourquoi tant de bruit et de faste inutile pour les uns et si peu d'hommage envers les autres?Est-ce que la vie de ceux-ci ne valait pas l’existence de ceux-là?Est-ce que, devant la mort horrible et prématurée qui les a frappés, tous ces hommes-là n’étaient pas égaux?Et si, enfin, il ne faut voir dans ces nombreux et regrettés disparus que des victimes du devoir, le sens moral le plus élémentaire ne nous indique-t-il pas clairement qu’il n’y avait aucunement lieu de quasi déifier les uns et de presque ignorer les autres?Ceci posé, va-t-on se livrer à une enquête à la fois impartiale et complete pour établir, sans l'ombre d'un doute, les responsabilités qu implique un pareil événement?Et, ce qui est de la plus haute importance, se propose-t-on do choisir des compétences indiscutables pour la mener, des experts qui auraient “carte blanche" pour accomplir ce hors-d’oeuvre indispensable à bonne fin?On peut se demander, aujourd’hui, nous dirons même qu’on a le devoir strict, impérieux, de se demander si, avant d’entreprendre les réparations nécessaires au pétrolier “Cymbeline”, “toutes" les précautions ont bien été prises pour assurer, de façon non équivoque, la sécurité absolue des travailleurs voués au replaquage de ce navire; si les lavages ont été faits aussi souvent qu’il le fallait et si le séenage à la vapeur a été aussi fréquent que la situation le comportait; si l’aération était suffisante et si les compartiments ou citernes étaient préalablement et chimiquement éprouvés, chaque jour, avant l’arrivée de l’équipe travailliste.L’enquête établira cela, et bien d’autres choses encore, mais , j, , „ ., ., à condition expresse qu'elle soit “intégrale”, c'est-à-dire que les g °gou- mais^lc courage! ifu'avaU, vofontéI cnclde la faire aient le droit d’interroger qui bon leur I .| semblera et que les interroges, quels qu’ils soient, disent tout ce qu’il | faudra dire sans autre souci que d’aller au fond des choses et de dire la I vérité, toute la vérité, la vérité toute nue, sans voiles, celle qui ignore les i castes sociales que notre sottise a créées et les favoritismes conventionnels qui empoisonnent notre jeune démocratie.Par ailleurs, peut-on dire que les citernes de la cale-sèche offraient au voisinage des travailleurs une dose de sécurité suffisante?Ces citernes étaient-elles inspectées aussi souvent que le comportait la situation?j Les explosions successives qui se sont produites pouvaient-elles être prévues, la première tout au moins, les autres n’étant, selon toute apparence, que la conséquence de celle-là.en supposant qu’il nous soit permis, ici, d’émettre une pareille hypothèse.Nous ne voulons pas même supposer, encore moins croire, que l’enquête diffère, si peu que ce soit, de ce qu’elle devrait être; que tous les témoins possibles ne soient pas cités à la barre des représentants de l’opinion publique et que ces témoins puissent, par ordre, par crainte ou Pour tout autre motif, dérober la moindre parcelle de témoignage à leurs interrogateurs; qu’on puisse pousser l’infamie, caricaturer la justice et insulter a la simple probité civique en sauvant des puissants de l’opprobre populaire pour Tunique ei stupide raison qu’ils sont puissants parmi les comparses coutumiers de la fable ronde ploutocratique.Bien moins oserions-nous prétendre qu’on ferait disparaître un ou plusieurs témoins “gênants’ dont les déclarations pourraient être de nature à discréditer la technique, préventive et exécutoire, de nos plus experts techniciens.Cost pourquoi nous croyons, jusqu’à nouvel ordre tout au moins, que l’enquête aura lieu bientôt, qu’elle sera aussi complète qu’impartiale, que la commission d’enquête sera irréprochable quant à sa composition et dictatoriale quant à son autorité, sans quoi elle ne serait guère, si nous pouvons nous exprimer ainsi, qu’une sinistre farce venant après un sinistre tout court.Nous sommes également convaincus, jusqu’à preuve du contraire, que s il y a des responsables conscients de cette hécatombe, que ces responsables recevront le châtiment qu’ils méritent, si haut placés soient-ils dans notre partiale hiérarchie sociale et démocratique.Et maintenant que beaucoup d’argent, beaucoup trop, a été orgueilleusement dépensé pour assurer à certaines victimes “un bel enterrement”, va-t-on songer, dans les mêmes proportions, à assurer la tranquillité d’âme et de corps des survivants blessés, des dépendants de ceux-ci et de ceux dont le soutien a péri sur la brèche du travail?Il est probablement légitime de rendre un juste hommage à la mémoire des morts, mais cet hommage ne devrait être tel qu’il prive les vivants de choses matériellement nécessaires à l’existence.Les disparus, eux, n’ont guère besoin que d’un souvenir ému et sincère, alors qu’il faut aux vivants quelque chose de plus substantiel, de plus conforme à leurs besoins immédiats et futurs, de plus naturellement utile.Ne privons pas les uns du nécessaire pour ne donner aux autres que du superflu.GEORGES DELPEQUE.mis de l'avant par lui, lequel compor- que l'avenir n'inquiétera plus du fait te l'établissement pas une Fédération qu'il est assuré d'un emploi, recoure à des industries nationales, relevant de cette pratique de la thésaurisation, la Chambre nationale de commerce, du Dans les conditions actuelles, la subs National Industrial Conference Hoard titution d’une demande collective des ou des autorités administratives fédé- ! articles de production à celle des proraies, d’une organisation spéciale de duits de consommation, mouvement production appelée à placer les chô que provoquerait le système proposé, meurs dans des emplois pour lesquels aurait un effet très salutaire.La dc-ils sont adaptés, ainsi qu'une organi mande des produits réglementerait la sation spéciale corrélative de consom production.Une partie des travail mation dont le rôle serait de mettre leurs occupés à la fabrication des ar-à la portée des travailleurs en ques- tides en faible demande serait traits-tion le fruit de leur travail, s'inspire féréc aux services de production des de ce principe.Une telle organisation, articles populaires.Une faible réserve considère l'auteur du plan, ne devrait de travailleurs aptes à fournir des Irani ne saurait avoir un objet commer vaux variés devrait être constituée, cial, mais, par ailleurs, serait assurée travailleurs qui posséderaient la for de faire ses frais.La production des: mation nécessaire pour leur permet chônteurs ainsi occupés ne préjudicie- tre de s'occuper a la fabrication de rait en rien celle de la main-d'oeuvre produits dont l'approvisionnement est régulièrement employée, car l'indigent provisoirement insuffisant.Cette "rédoit forcément vivre de la charité d'au serve ' devrait naturellement se recru trui, et celui qui l'aide doit nécessaire ter parmi les travailleurs formés dans ment faire le sacrifia de quelque chose la fabrication de produits dont la dc-qu'il aurait pu autrement consommer mande s'est temporairement relâchée, continuerons à faire dans l'avenir car en agissant ainsi nous estimons ne faire que notre devoir, mais, de grâce, qu’on ne nous jette pas de candidatures ouvrières dans les jambes à tort et à travers.SOCIUS.LETTRE DE CALIFORNIE L’emprunt de la Prospérité Les leaders des différentes classes des Etats-Unis ont.fait une appel pressant aux membres du Congrès, de passer un bill autorisant le gouvernement à émettre des débenturcs au montant de $5,000,000,000 afin de financer et exécuter des travaux publics nécessaires pour alléger la crise du chômage.Quoique nos économistes les plus éminents admettent en toute franchise que l'emprunt de la prospérité est un plan très praticable; Quoique nos sociologues disent qu’un tel plan est une nécessité vitale; quoique nos différents corps gouvernementaux, civiques, philanthropiques et patriotiques nient endossé unanimement: Rien n'a été fait Jusqu'à présent, le Congrès a obstinément refusé d'émettre le bill de l'Emprunt de la prospérité.Pourtant, le passage immédiat de ce bill aurait un effet des plus salutaires sur le futur bien être de la nation.Rc tarder plus longtemps d'alléger les souffrances des millions de sans-tra- vail peut, causer des conséquences néfastes immédiates, car ventre affamé n'a pas d’oreilles.Il est du devoir de chaque citoyen américain de prêter main forte à ce plan en lui accordant son appui moral, afin que ce projet soit adopté et mis à exécution; car les millions de sans travail ont jusqu’ici eu foi et confiance au fond du coeur que les agences gouvernementales de notre pays prendraient les mesures nécessaires afin de remédier à cette crise aigue.Toutefois je suis très appréhensif de ce qu'il pourrait arriver, confiance sont ébranlées ou brisées.Nous avons maintenant entre les mains une guerre dangereuse, étrange et mystérieuse que notre nouvelle génération ne peut pas comprendre puisque notre dernière dépression date au-delà d'un quart de siècle.C'est une guerre de la Dépression contre la Prospérité.Le pouvoir d’achat de la nation a été soudainement réduit jusqu'à néant.cliions de gaieté de coeur nos billions | nératlon correspondante à celle que outremer.Cela prouve infailliblement que nous avons l'argent, le seul problème est de sortir cet argent de sa cachette, et de l'investir dans des entreprises qui donneront du travail à nos quelques dix millions de chômeurs.La mise en circulation de l’argent ainsi gagné aurait le même effet sur le commerce et l’industrie que l'irrigation a sur les plantes et la végétation durant la période de sécheresse.Le salaire de la grande masse est le pouvoir d’achat et la sève vitale du commerce et de l’industrie.Le sans travail américain ne veut pas de charité, il demande le droit de gagner honnêtement son pain quotidien et celui de sa famille.Seul le passage du bill de l'emprunt de la prospérité est capable d’apporter ce soulagement national.C'est la seule guérison à la paralysie commerciale.C'est le seul expédient capable de faire mouvoir la routine si cette foi et! des affaires, et mettre en marche les roues de l'industrie et l’évolution de l'activité et de la prospérité.Quoique le Congrès américain ait refusé jusqu’ici de voter le passage du bill de l'Emprunt de la Prospérité, la grande majorité du pe^le le demande et le veut.Fox- populi vox Dei.Le Congrès doit agir et agir immédiatement et sans délai.POIL-AUX-PATTES et son personnel bénéficiera de sa part équitable du rendement global.On pourrait s'en remttre sans crainte à l'industrie privée de l’important problème dti rajustement de la production aux besoins de la collectivité, qui pourrait librement recourir à l'organisation spéciale de lutte contre le chômage relativement à ses besoins de main d’oeuvre et lui déverser également, au besoin, son excédent de travailleurs inoccupés.Tous les déboursés se rattachant aux opérations de production, à l'exception du loyer du capital et de l'outillage, seraient en définitive au chef de la main d'oeuvre.Les matières premières que ne pourrait produire la main-d'oeuvre de l'organisation elle-même, notamment les matières d'origine étrangère, devront nécessairement être achetées et payées en espèces.La direction de l’organisation de production se verrait donc dans la nécessité, afin d’approvisionner en matières premières les établissements, de vendre une certaine quantité de certificats de consommation qu'elle aura réservée à cette fin.Elle devra recourir également à la même procédure afiq de couvrir ses divers autres déboursés en espèces.Les produits agricoles indigènes constitueraient cependant la majeure partie de ces matières premières indispensables.Dès que la situation économique se normaliserait, l’industrie régulière s'adresserait à l'organisation de lutte pour satisfaire scs besoins croissants de main-d'oeuvre, et l'activité de l'organisation fléchirait progressivement au fur et à mesure de l'expansion de l'industrie normale.L'armature de l'organisation, par ailleurs, devrait être conservée en permanence afin de permettre son entrée en fonction dès que l’exigerait la situation économique.M.le professeur Graham examine dans son ouvrage les difficultés d'application du plan suggéré, plan qu'il considère “une méthode très pratique de lutter avec les meilleures chances do succès contre le problème de chômage." — La Gazette du Travail.LE SALAIRE MINIMUM DES FEMMES lement reçues aux bureaux de la Commission, 89 Est, rue Notre-Dame, de 9 heures du matin à 5 heures du soir, tous les jours de la semaine, à l’exception du samedi où les bureaux de la Commission seront ouverts de 9 heures du matin à midi: le téléphone est: leur procurerait un emploi dans l’in dustic normale.Le salaire réel du travailleur, toutefois, dépendrait du rendement de l’organisation intégrale.Ce salaire ne serait pas en espèces, mais sous forme de bons ou cer tificats de consommation représentant des parts non réparties du rendement global réservé au paiement des salai res pour la période couverte par le certificat.Le salaire réel et les versements dépendraient ainsi automatiquement du rendement effectif.Le prix des divers articles écoulés par les agences de vente correspondrait relativement à celui des articles similaires offerts dans le commerce ordinaire.L'unité de valeur du certificat serait probablement Téqui'’°,out d'une heure de travail du travailleur inexpérimenté.Il est inévitable que la demande de certains produits excédera la production, tandis que dans le cas d’autres, ce sera exactement l'inverse.Afin d'assurer l'activité du marché, le travailleur devrait être encouragé à faire le plus tôt possible ses achats en offrant aux acheteurs de la première heure un choix plus étendu de produits et en dévalorisant le certificat après un certain délai, de sorte qu les travail- Aménités conjugales, leurs qui thésauriseraient leurs certi La bonne, accourant toute essoufflée, ficats, même pour une période très —Monsieur, monsieur, vite! Madame courte, devraient se contenter des ar- sc trouve mal! tides laissés de côté.Ï1 est peu à Le mari.— Eh bien, vrai! pour une craindre, toutefois, que le travailleur, fois, elle se rend justice.Si le besoin s’en fait sentir, la Commission est décidée de tenir son bureau de la rue Saint-Hubert ouvert tous les soirs.” WILLIAM GREEN ET LE CHOMAGE AMERICAIN Dans certains milieux, on est porté à critiquer ou à insinuer que la Loi du Salaire minimum des femmes est violée par les patrons qui refusent de payer les taux fixés par les ordonnances de j PLntëau GIS*! Local 108 la Commission.Afin de donner l’op- „ci r„;l portunité à toutes les ouvrières qui se croient lésées ou les victimes de l'injustice de leurs patrons, la Commission a décidé de leur donner toutes les chances possibles de faire connaître leurs plaintes et de les redresser au besoin.C'est dans ce but que la Commission a décidé d’établir un bureau où les ou- M.William Green, président de la vrières qui ne peuvent le faire durant Fédération Américaine du Travail, vient leurs heures de travail pourront s adres- de fajre une importante déclaration au ser, le soir, pour faire connaître leurs |sujet de la crise de chômage dans la griefs.Voici, d’ailleurs, la lettre que république voisine, nous communique à ce sujet le président M- Green I)révoit qll0 treize millions «je la Commission du Salaire minimum d'hommes et de femmes vont se trou-dos Femmes, M.Gustave Francq: jver sans travail aux Etats-Unis l’hiver "Montréal le 27 juin 1932.1 >3rochain.si le chômage continue à aug! menter comme on le constate actuelle-“Afin de donner toute la latitude voit-1 ment.“Le chômage a augmenté ce lue aux ouvrières qui auraient des plain- ; printemps à une allure sans précédent, tes à soumettre à la Commission du | depuis deux ans,” dit-il.“De janvier Salaire minimum des Femmes et pour donner satisfaction à la requête de plusieurs associations et agences sociales, Thon.C.-J.Arcand, Ministre du Travail, vient de décider d’ouvrir un bureau du soir à l’effet de recevoir les plaintes des à mai 1932.plus d’un million d'honunes et de femmes ont été remerciés de leurs services dans l'industrie.La proportion de l’augmentation à été de beaucoup plus grande qu’en 1930 ou 1931.Les statistiques du Trade Union pour le ouvrières lésées dans leurs droits, ou qui mois de juin indiquent encore une plus auraient besoin d'informations, sans I grande augmentation.qu'elles s'exposent à perdre des heures __________m(___________ de travail.“Ce bureau sera situé au No 2054 de Pour acquérir le coeur d’un autre, il la rue Saint-Hubert, entre les rues On- faut lui donner le sien.—GOLDSMITH.tario et Sherbrooke.Il sera ouvert les 1 mardi et vendredi, de G à 9 heures du soir; l'inspecteur Gariépy en aura la direction, les ouvrières pourront s'y adresser personnellement ou en téléphonant à HArbour 5833.“Les plaintes des ouvrières seront éga- ^ Entendons-nous.— Cela fait six fois de suite que votre chien mord ma belle-mère dans les escaliers, aussi je viens pour.—.les réparations?— Non, pour vous Tacheter! Page 2 SAMEDI, 2 JUILLET 1932 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 2, 1932 TRIBUNE LIBRE Le verdict de Maisonneuve CONSEIL DE DISTRICT DES CHARPENTIERS LE CLUB POLITIQUE DE LA CONSTRUCTION Mercredi soir dernier, à 8 heures du soir, a eu lieu l’assemblée régulière du Conseil de District des Charpentiers j Menuisiers.Des questions importait-tes furent traitées à cette assemblée j Mardi soir dernier, le comité exécutif du Club Politique des Ouvriers de la Construction se réunissait au Temple du Travail, 1201 rue St Dominique, et un rapport très détaillé de la cam-! pour discuter de questions importait pagne d’organisation a été donné.Ce tes.A cette assemblée, on a résolu de rapport fait voir que les charpentiers j former différentes sections qui, pour ont su comprendre que le seul moyen j fins de propagande, se partageront la de passer à travers la crise actuelle ville et verront à ce que ceux qui peu réside dans la coopération, et c'est j vent faire partie du club inscrivent pourquoi un grand nombre ont joint leur nom.Il fut aussi décidé de sou les rangs de l'union.Les activités du mettre à la prochaine assemblée ré Conseil de District et des différentes ! gulière d'élargir les cadres du nouveau unions locales affiliées ne s’arrêteront 1 club en y acceptant non plus seule pas là, car il a été décidé de continuer le ! ment des ouvriers des métiers de la recrutement pour un certain temps i construction, mais tous les détenteurs encore.Tous les officiers et délégués | de cartes d'unions internationales.s’étaient fait un devoir d'être présents ! Cette question fera le sujet principal _ ._ à cette importante réunion.de discussion à la prochaine assemblée dont on dit précisément qu'il travaille ' .sionnellc __________.__________ I qui sera tenue prochainement.s'agit de manifester notre indépendance devant le scrutin, nous tremblons comme des poules mouillées et votons pour le médecin, l’avocat ou l'affairiste cossu, détournés de notre devoir par des discours où la bonne foi ne tient pas la - I plus grande place et des promesses qui Une première constatation s'impose: i ne seront pas tenues.Il semblerait LL C ONSEIL DES METIERfc» c est que les candidats ouvriers ont fait qu'une fois trompés on ne recommen- ET DU TRAVAIL Piètre figure dans la lutte, ayant, en sus, Cera pas, mais il n'en est rien.Tout o nnvtinino ,, • , _ quant aux résultats, perdu leur dépôt, jours ou à peu près toujours trompés v o à "ss™lblLe du Consoil ce qui, par les temps qui courent, n’est par nos politiciens de professionnels, 7“ Mc, , , , du Trav;ul.allra hel> Paste moindre malheur.Outre qu'il y nous faiblissons chaque fois au moment • ' 1-1 |,UK lain' 1 1 Juillet, a 8 avait deux candidats ouvriers, c’est-à- psychologique comme s’il nous était in- heures du soir, au Monument National, dire un de trop, le nerf de la guerre teur JdispensnlJie'd ôtre lcurs dupes et de vivo-iiue St Laurent.Les nombreuses ques- ; faisait défaut, ce qui constitue un fà- ter sous le signe permanent de la sortions qui ont été étudiées par le eo- cheux handicap en période électorale, j vitude.I mité exécutif, à sa dernière assemblée [ notamment dans notre vieux Québec] La leçon du verdict est que, d'une du «3 juin, rendiont 1 oïdic du jour où, en dépit de notre saint-jean-bap- j manière à peu près générale, nous no ^ tiès impôt tant.Les multiples problè- tisme quasi indécrottable, les élections! gommes pas mûrs pour nous gouverner i mes qui résultent de la crise que nous-; J1® SÇ font Pas avec des prières.Il fal-1 autrement que par le canal des politi-traversons et dont est saisi le Conseil, 1-11 ' " ¦ ¦ • ‘ demandent toute la coopération des délégués des unions affiliées à ce corps.Que tous soient donc présents.LE REVENU DU CAPITAL NOUVEAUX OFFICIERS DES PEINTRES : PROPAGANDE COMMUNISTE Le local 349 de l'union internatio-1 Les agents d'affaires des métiers de dont 1 nale cédé tion de ses officiers pour ait beaucoup d argent et les candidats : ciens plus ou moins intéressés.Nous ouvriers en étaient à peu près compte- j souffrons d'un mal dont nous ne vou-ternent dépourvus.I ions lias guérir: la crainte de Demain.Mais ce n est là, en somme, qu'une I au ijell d'envisager l'avenir avec espé-cause secondaire de la défaite ouvrière, j rance et de secouer une torpeur qui a | La raison primordiale de ce fiasco, d'ail- ] immobilisé les quelques efforts dispersés leurs prevu, tient tout entier dans l’as- j de nos amis, quand vient l'heure de Tnnt ., ., vendant qu exerce encore parmi nous, ] s'affirmer, nous tournons lâchement le .Lout comme lo tin \ nil le cnpitnl — pour notre nnllipur l*i nrnfp*»» i ., ;.1 c ineu1’ m ciasse Proies- dos aux défenseurs de nos réformes so- L électorat, ayant à choisir ! ciales et supportons avec délices nos pour en faire nos gou-Etujourd’hui et, probable,., 1 ment, ceux de Demain, laire fructifier de deux manières: soit chdats pour quantités à peu près négîi-1 0n peut peut-être se réjouir du ver-en 1 utilisant lui meme, soit en en cé- jpoablos.Notre éducation est ainsi faite dict d0 Maisonneuve parce qu'il fera usage a une autre personne.! ùue nous sommes portés à honorabiliser probablement lorsqu il est engagé dans une affaire j entre deux avocats et deux ouvriers, a maîtres d’hier 1: lucrative — a droit à une rétribution, j accordé ses suffrages aux produits uni- [ vernants d'aujo Celui qui possède un capital peut le ; versitaires, tenant les deux autres can-j ment ceux de D .personne.: mu.- uuus sumnies portes a nonoraoinser 1 probablement réfléchir certaines gens des peintres et décorateurs a pro- la construction se plaignent et désirent Quand un particulier emploie son ca les professionnels, même si certains| iorSque le nouvel élu aura rejoint le j* sa dernière assemblée, a l'élec- mettre leurs membres en garde contre pital dans sa propre entreprise, le re d’entre eux, par besoin ou par tempéra- Igroupe où il se fondra comme tant ¦" te prochain j les agissements de certains agitateurs venu qu'il en tire se confond dans le mcnt- prennent plus souvent qu'à leur1" .- ., ., ., .d’autres, mais il est tout de même na- terme: president, Arthur Renaud: vice-j communistes qui se répandent parmi | profit avec le revenu de son travail.lour les mtérets de la veuve et 1e capi- |Vrant de constater combien la classe président, Jules Boulet: secrétaire-, ]a classe ouvrière et essaient de causer j Mais te rendement de son capital 11 est |tal cio ^’orphelin.Et tant que nous ne : ouvrière est peu soucieuse de ses meil- tresorier.R.Robillard: secrétaire fi- le désordre au sein de cette classe de j pas net.Quelle que soit l'entrepri.- nous Répartirons pas de cette bizarre lcurs intérêts politiques, et comme elle nancier.L.P.Boisselle; gardien, A.travailleurs, car ces jours derniers, le dans laquelle il est placé ce capital mentnllté» nous ne serons guère, nous, cst peu consciente de ses droits civiques Goudreau; conducteur, E.Valiquette; | Temple du Travail recevait la visite est transformé en biens matériels ?e la olasse ouvrière, que du gibier élec-1 Mais les hommes vraiment forts ne c'est-à-dire périssables.Pour 1e con !°la' destiné àJeaî,IRl! la Bibecière des: désespèrent jamais.Ils se crampon-server intact, il faut donc mettre de 1 îa,u s'farIeul's de 1 element profession-f nent au deV0ir comme un noyé à la côté une partie du revenu en vue de! chasseurs et pêcheurs de- perche qu’on lui tend, élaborent une renouveler ces biens matériels lors V»,, , , ?’ , légitime et lointaine revanche qui sera qu-ils rom hors d'usage.C'est l a - ' “‘l^3 Sfst nlon' l’oeuvre des générations à venir syndics.F.Barbeau.D.DeSève et Jos.de Ces messieurs.Ce Conseil a déei Chartrand.Les délégués au Conseil j dp de chasser de ses rangs tous tes agi-de District sont MM.R.Robillard, A.tateurs qui profitent de la crise pour Renaud.E.Valiquette et C.A.Mon- j jeter l'insulte au visage des chefs ou-dor.Les délégués au Conseil de cons- vriers et semer la discorde dans tes traction sont MM.R.Robillard et L, P.Boisselle.rangs du travail organisé chez les ou-! mortissement.vriers de la construction.Des mesures j L'amortissement consiste à reconsti- trée misirablement incapable de résou- doncforisorn'toid au moins,* e Jalons eue les problèmes angoissants soulevés ; de rêtre Et qui sait?Peut.êtl.e con.Au cours des mois de juillet et août | sont prises pour sévir contre ces agita-1, tuer la valeur de remplacement des îlliî ticulteremen^la cïàsse ouvrière° nous naitrons'nous des J'°urs meilleurs quand, teurs ! éléments d'actif à amortir au moyen 'nous acharnons à lui confier la conduite bonne ^ ^ ““ __________.0._________fte prélèvements échelonnés sur une exclusive de nos affaires gouvernemen- 1 période correspondante à leur les assemblées régulières de cette union seront tenues tes 2e et 4c lundis du mois, c’est-à-dire qu'il n'y aura que deux assemblées par mois au lieu de 4 comme par 1e passé.DEMANDEZ ASK FOR LA BIERE THE POPULAR POPULAIRE B C GR MOLSON 1 Brassée à Montréal depuis 145 ANS Brewed in Montreal since 145 YEARS Voyez de l'avant! Entrez dans le Service Civil comme Postier, Commis, Examinateur de Douanes, Inspecteur d’immigration, etc.INFORMATIONS GRATUITES THE M.C.C., TORONTO 10.insquerons l'inanité CHEZ LES CORDONNIERS durée taies et elle s'acharne non moins exelu- LES TRAVAILLEURS DE METAL EN FEUILLE De semaine en semaine, la situation chez tes travailleurs de métal en feuil le s'améliore, telle est la déclaration faite par l'agent d'affaires M.Emile Mathieu, à la dernière assemblée de ce corps des métiers de la construction.Le recrutement se fait de plus ront.Mardi soir dernier a eu lieu l'assemblée régulière de l'union des cordonniers, celle-ci ayant été avancée du vendredi au mardi à cause de la fête de la Confédération.Un rapport important fut le sujet d’une vive discussion; celui-ci avait trait aux cou- de ses prétentions, l'impuissance de sa ! probable.C'est un problème complexe | sivement à en abuser.Nous jouons un | tlments ^ t'°ülsnlc cic scs scn‘ ] 0! difficile, comportant des données rôle de dupe et, fait étrange, lorsqu'il très variables.Ainsi, tandis qu'une maison de rapport bien construite et : bien entretenue restera longtemps en | bon état, certaines machines exigent ! un amortissement rapide, parce que les j progrès techniques tes auront bientôt déclassées.Souvent 1e capitaliste pré-1 PIERRE PONCE.iérer la consommation de biens ac-ouis.Cette abstention n’implique pas nécessairement l'idée du sacriliee.Sans doute beaucoup de gens s’imposent des privations afin de parer à l’imprévu, de faire instruire et d’établir leurs enfants, de mettre leur vieillesse à l’abri de la misère.Mais l’épar, .- 1 gne n'est pas pratiquée seulement par tes conditions industrielles se rétabli- cuire ou en achetant des obligations; ceUx qui.sans elle, “n'auraient qu'un en plus actif et 50 nouvelles recrues r • (Les oH ciers de cette union «mt 0“ bien encore il acquiert une part jour d’avance sur le besoin." Les so- en plus actif et oO nouvelles îecrues d opinion qu U faut sc preparer im- dassocie dans une entreprise en sous- ! clétés commerciales industrielles a ont paye leur entrée comme membres médiatement et ne pas attendre, de là crivant des actions.Dans ce cas il L-inete»»,Ü ' de cette union, lois de sa dernière as- leur mouvement si actif vers lembau-|na pas à se préoccuper de l'amortisse-; iem des réserves en période de prospé- ditions du métier.Nul doute que tes te ou loue son capital à autrui, pour) membres retireront de grands résul- j un temps déterminé et moyennant un j tats de ce tout ce beau travail lorsque prix fixé, en faisant un prêt hypothé- j ON DEMANDE UN TANNEUR ASSEMBLEE DES TYPOGRAPHES semblée.Cette campagne de prepa , chement de nouveaux membres, gande se continuera encore un certain temps afin de permettre à tous les :o: hommes du métier qui ont jusqu'ici négligé de saisir l'occasion de joindre les rangs de l'union, de pouvoir y appartenir.Un appel est aussi fait aux membres retardataires de se mettre en ; L'assemblée régulière des typogra-! phes du local 145 aura lieu le samedi.: 2 juillet, à 2.30 heures de l’après-midi, legle afin de ne pas s exposer à perdre à leur local, salle de l'Union du Coin-leur carte et leurs bénéfices, ainsi que merce.1079 rue Berri.Il est impor-de s éviter des désappointements lors- tant que tous tes membres soient pré-que les travaux recommenceront.sents, car des questions de la Une invitation est faite aux membres haute importance seront d'être présents à une visite que ren- cette assemblée, dront les officiers internationaux de cette organisation au commencement ’* du mois de juillet.! L'ELECTION DES TYPOS plus soumises à NOUVEAUX OFFICIERS CHEZ LES PEINTRES Le local 399, de l'union internationale des peintres-décorateurs a procédé la semaine dernière à l’élection de ses officiers comme suit: Alfred Goyette, président; Michel Frenette, vice-pré sident; Charles Mérineau, secrétaire-1syndic; financier; Aur.Roy, secrétaire-tréso- ; Trotter, rier; Jos.-C.Girard, conducteur; Wil frid Comtois, gardien; M.Piché, Ca-lixte Bouchard et Wilfrid Comtois, au diteurs.Les derniers résultats de l'élection des officiers de l'Union Typographique Internationale ont été comme suit: C.P.Howard, président; G.M.Baker, premier vice-président; Francis G.Barrett, deuxième vice-président; Woodruff Randolph, secrétaire-trés.; Chattes E.Mayers, auditeur; Ira G.Gwin-nup, agent de l’union; Frank H.Cock, Frank Morrison, William-H.Roy-C.Cline, Frank-X.Martel et John Simons, délégués à la Fc dération Américaine du Travail; William B.Lowe, délégué au Congrès des Métiers et du Travail du Canada.rU.n ' e!- !r?yenu qu d ®ncaisse, sousjrité; les capitalistes remploient en to oime c m érets ou de dividendes, est, talité ou en partie le revenu de leur cette lègle n est pas 1 portefeuille; la plupart des comrner- net.Toutefois .-ans exception.Il y a des entreprises, telles les mines, qui détruisent graduellement la richesse faisant l'objet de leur exploitation.Aussi l'actionnaire d'une société minière qui considérerait ses dividendes comme un revenu net et n'en affecterait pas une partie a la reconstitution de son apport, ver rait il son capital anéanti avec l'épuisement du minerai.Les capitaux de placement, comme les marchandises sont l'objet de l'of fre et de la demande; le marché des capitaux met en présence ceux qui ont des disponibilités et ceux qui en cher client.Quels sont les principaux élê ments de l'offre?Une partie des capitaux en quête d'emploi provient des placements antérieurs, soit du rem boursement d'emprunts parvenus à échéance, soit du produit de la vci•-.?de valeurs mobilières.Mais ces réalisations 11e constituent pas un apport de capitaux nouveaux; elles ne font que déplacer des capitaux déjà exis tants.La seule source réelle do capitaux.c'est l'épargne.L'épargne, dit M.Henri Truchy, est "une abstention".Epargner, c’est dépenser moins que son revenu; c'est dit La partie québécoise de l'Abitibi est justement considérée comme l'une des régions les plus riches du continent américain, pour ses ressources naturelles.Les alluvions argileux'qui en composent le sol produisent des céréales de la plus haute qualité, des légumes et des légumineuses en abon dance, et nulle part en Amérique on trouve une terre où les mils et les trèfles croissent mieux et atteignent la qualité de ceux produits dans les espa ces défrichés qui s’étendent de Senne-çants et des emp! yés mettent de côté terre à Hearst.une traction de leurs bénéfices ou de teurs salaires, et toutes ces épargnes sont dirigées, directement ou indirectement, vers le marché des capitaux.Si les détenteurs d'importantes disponibilités en effectuent eux-mêmes 1e pla cernent, la masse de la petite épargne, déposée dans les banques ou versée aux compagnies d’assurances, se transforme elle aussi, du moins en partie, en valeurs mobilières.Les dépôts d'épargne dans les banques à charte se chiffraient, 1e 30 avril dernier, par 1.392 millions de dollars, et tes primes encaissées au Canada en 1931 par les compagnies d'assurance sur la vie formaient un total de plus de 220 millions et demi.Ces sommes considérables comportent une infinité de petits dé pots et de petites primes.Ainsi l'epar gne populaire, mobilisée au fur et à mesure qu'elle se constitue, alimente de façon appréciable 1e marché mobilier canadien, qui a absorbé, au cours des cinq premiers mois de cette année, quelque 110 millions de dollars d'obligations de toute catégorie.— Bul- letin de la Banque Canadienne Natio-1 venir Ce pays de chez nous c'est aussi une région de minéraux de haute valeur.Après les découvertes de cuivre et d'or de la Noranda, de cuivre et de zinc de l'Amulct, de la Waite Mont gomery, de l'Abana, de celle des dé ltets aurifères de la Siscoe, de la Read Authier, de la Sullivan, de la Roy, de l'O'Brien, sont venues les trouvailles importantes de la Beaufor, de la Tread well Yukon, de la Dome, de la Seattle.Et, dans cette région largement fi lonnée, il semble que ce n'est là que le prélude de découvertes plus importantes encore.Dans ce pays minéralisé, couvert d une épaisse foret, où le gibier abon de, où les lacs et tes rivières sont rem Y | plies de poissons, où le sol est de bonne r- valeur, c est a peine si i on a commencé l'exploitation agricole.Faute d industrie, on 11c tire pas tout ce que pourrait donner l'agriculture pourtant faiblement développée.Par exemple, dans ce pays où les animaux domestiques se comptent déjà par dizaines de milliers, l'on fait LABOR DIRECTORY MONTH K AL TKAIKKS AND LAHOlt COUNCIL.— Meets every 1st ami Uni Thursday of eaeh mouth at Monument National i>t.Lawrence Blvd.President.J.T.Foster, 717 Stuart Avenue: Corresponding Secretary, Jos Pelletier, 7 Craig St.Fast.ALLILD PKINTIND THAMES COUNCIL —To promote the interests of the Allied Union Label (which can he hud in either the French and English Lunguugc).The following organizations comprise Council —Typographical Union, No.170; Jucuues Cartier Typographical Union, No.II'»: Printing Pressmen and Assistants' Union No.5-; Bookbinders, Union No.PI; Photo engravers' Union No.P; Stereotypers and Eloctrotypers' Union No.ÎW; Amalgam-tied Lithographers of America, Local No CONSl-UI, 111; 1MSTIUCT DUS CIlAltl l s TIKILS .UKNUISIKK.S U'AMliilUUUH ' l'ivsulcut, .1.A.Glia in l.crluml : vice-i>rôal-ili'ict, ¦— ,1.Chevalier; trésorier, 10.Lmithler secrétaire, 1'.Lefèvre; agents d'affaires' ,1.Shears et it.Houle, l.es assembhvj sont tenues tous les mercredis soirs A -, lirs, il.ni.nu Monument National.Ch li tel.: LA.5754.' 1IOOT AM» S11010 WOKKIOllS, Ko 211» S'assemble tous les vendredis iln mois >t h heures p.m.au Ko 1331 Ste-Cutherlus Ksi.Président (i.Hrulet; secrétaire ai elilvisto K.Cereals; Serrétaire-Corres|„.i à mil.A.Roy; l'omit ex elitif, l'r slilem L.Thibault; secrétaire, .V Poirier; s-, i.luire-trésorier et agent d'affaires, c.M Kerelier, 1331 Sb- Catherine lOst.I.bi.-,i s'assemble tous les vendredis et l'Kx, ,-u lit tous les mardis.t MUS I -N TL UN A TION A 1,10 1110S 11A«.till.ItS ( «11'1'IOUH.S D’AMIOKItfUlO.-Local 45» Ile .Montréal.— S'usse 111 b le loti, les 2e el le lundis de elmuue muis, un K,, 1IS2 St-1.aliront.Monument Nutlonai.sali,, K".I.l’résideiil, il, J.aeombe; seerétuire-aivlilvisle, L.1).llélanter; Hecrélulre trésorier et nue ni d'nfuircs, A.Millard 2,il Sainte-Calliurine lOst.1 HA 1 I.K.MTi; IMIO 1)LS CIIAIU’ION T110 US M ION I ISI10HS IVA.MlOliluüll Lm'ul Cil.— Président F.Douent.H.2 .,, Keaiiilry; K.Godln, vice-président, lüsii 1 resident, Jos l elletier; vieo-iiresldent, Orléans: Pierre Lefèvre, secrétaire arn i U.Forrest ; Uceurder.A.F.Hivanl; Se.;; | .511.1-12e Avenue, UÔscmouu Edoar, vreta ry- A reas virer.James rbilii».ltoom 2, i La rose, 127s rue lleaubien Dollard 1ÜS St.James West: Executive; Nui».Uni- lOrnest Tisdelle, seeivtuirc-trèsorlcr IJi'n iio-i.J.A.llollicr, John Moore; auditors : Gilford.Lu lovai s’osscmblu tuas les luit- b"Ui"sii|.1,1.e.MAri|U.dle • tel» j dis soirs, un .Monument National.Ch 11 < ouncil meets Nrninl 1 uesday ol each ' mouth at Craig st.Adhcmar apt.1, Tel.archiviste, Arthur trésorier.lb*nrl Khdiar» ileaux, Tél.: AMIierst 7U3I.nalc.M U T ITIO N DEPLETE LA BELLE "DOW" ¦la santé même! Que sont les ENZYMES?Les enzymes sont des ferments solubles essentiels, présents dans les sucs digestifs et dans certains aliments, don! ils Ixansforment les éléments nutritifs dt façon à les rendre assimilables.Sans leur concours, la plupart des êtres vivants ne pourraient Itouver leur subsistance dans la nourrilure.SES "ENZYMES" FAVORISENT LA SANTE ië-iKS Une nutrition complète est essentielle à la santé et au développement physique.La B ière Dow Old Stock contient les éléments nutritifs qui enrichissent le sang, favorisent la digestion, reconstituent les muscles et affermissent les nerfs.Ces éléments se trouvent dans la Bière Dow Old Stock en raison du procédé de brassage Dow, qui permet aux ENZVMES (naturellement présentes dans l’orge maltée et la levure) de tirer des simplet ingrédients servant à la fabrication de la bière, de précieuses propriétés reconstituantes et une saveur rafraîchissante.La Bière Dow Old Stock est un breuvage de santé, en meme temps que d'agrément.de l’extérieur tous tes produits Stock ?- t .—>.i; AtT.du cuir, chaussures, harnais, etc.Et pourtant, si l'on en use des chaussures et des harnais dans les chantiers du pays, au défrichement et à la culture des terres neuves, voire même dans les régions minières du pays.M.1 abbé Charles Minette, missionnaire-colonisateur, à Amos, Abitibi, dirait sans doute à un bon tanneur qu'il lencontrcrait, qu’il y aurait une petite fortune à gagner pour un tanneur qui s établirait en Abitibi, s'il ajoutait à sa tannerie une petite cordonnerie et une sellerie, tout juste de quoi fournir le marché abitibien.J.-E.LAFORCE.—¦-— :o :- EXCURSION A OLD ORCHARD Poursuivant sa politique d’offrir au Public des excursions à bon marché, le Pacifique Canadien, par l’intermédiaire de son Service de Voyageurs annonce pour la fin de semaine du 8 juillet une grande excursion de Montréal aux plages de la côte du Maine, c’est-à-dire à Old Orchard, Kenne-bunk, Biddcford, Portland, Scarboro et Wells Beach.Les organisateurs escomptent qu'un nombre considérable de gens de Montréal et des environs profiteront de l'occasion qui leur est ainsi offerte d’aller passer un congé dans l'une de ces fameuses villégiatures du Maine où, depuis quelques années, nos Canadiens ont pris l’habitude de se rendre en foule.Ce qui est surtout intéressant, c’est le prix modique de l'excursion: cinq dollars seulement pour le voyage aller et retour.Autre détail qui a son importance; plusieurs hôtels du Maine annoncent actuellement qu'ils acceptent l'argent canadien au pair.Le départ de Montréal aura lieu de la gare Windsor vendredi soir, le H juillet, à 9.30 hrs, heure avancée.Le convoi spécial s’arrêtera en route à Westmount, Montréal Ouest, Sl-Jcan et Farnham.Les excursionnistes arriveront à Old Orchard et aux endroits voisins de bonne heure samedi matin.Pour le retour, le départ des plages du Maine aura lieu le dimanche soir, avec arrivée à Montréal vers sept heures, le lundi matin.Lrs excursionnistes pourront se pro curer des permis pour traverser ltt fon- : tière en s’adressant aux bureaux de ________________________1,1 ''______________! r il vu: n.\ m: des wago.nnikks LOUE SAIKTE-MAltllî Ko 231 ni -I MOV I VFDt.K AIMIKH L ,IA(- VOUS 1LKKLES DA.MLIt to l I _ t All I 11.K K n 11.».- Asscinlili-i- I* Pt Ahhi.Mulrtceh rün'Uùrus les lur cl 3.», ¦ s:iiiii-1 u ,1 is de chaque nn.lt», iluns lu nulle île tuiiimcriv.lllill, rue Pern.1 ren lient, l'Assistance Publique, rue Luuuuolietirre I ren; .la» , lMlll.rue Amh.rsl.i;,,.l’r, siilent, L.A.Peau.in- ls2s raè I ltoatennc '»-•.secrétaire Uescry; vlco-iirûsldent, il.Vulllniieuunt I.aUbClIn.Hieretaire 211»! Pullen; un: relu Ile arehlvisle el ,„r-"1 *.'• "" »’ur I resin.mlant.G.Mlruu 1927 Fullum; «cerf_______________________________________ linancier, U.JL Lmnarchü, Le* l -nmicr, cliauibro No.7; bccrctairu tr« -UN ION j>i;s KLLILUKS.Local 1)1.— As- lier, A.Bertrand, *J3ir» Aylwin; guidea.J semblée tuns les 1er et 3e iiiercretlia de M’eiiiger, lihiîu llochelaga et 1>.iioy, -ur.ti Julien: seerétaire l'inancier et agent d'affai- Fidliini ; gardien.1.Beaudoin.371 i)u'rcht a res, Jus.Pelletier, 7 Craig Est.Tel.LAn l,e Esl.Comité local de protection, .1.a li.i Poainlry, Js2.s Descry, Gl.airvul 4M5M ; i.___________________________________ ¦ Gauthier secretaire,.5111113e Avenue.tt„ seiuunt, Plalrvnl 0397.\\ ; 11.Limoges, 1»23 A»e.Alnl.Glalrvnl r»ii55J : Geo.Gilk.-r PiiPie.AMIierst 9002; A.Keux'le, -HH I' 'ilium.AMIierst 5733: W.Leelalr.2HM l'es Erables, AMIierst 'J'JLT».-•aster -7 T Y POU It A I'll ICA L UNION No.170 — Meets first Saturday t * t each month at I uioii Booms, ins St.lames St.William Skaues, I'rcsidciit, 5tl3t) Waverly Sires i; •lames I'hilip, Secretary Treasurer, -lus St James Street.Busincs hour; 'J a.m.to r».3U p.m.; Saturday, 'J a.m.to l p.m.Tel.MAr-•;»-ar.icln-.«eerètulre corrcsiiuiHlaui.Alii, n l.oiiaiiil, 121 Avenue Ash; m-en'iaire 1"r.;¦ V' 73U3n St Deni»; li.-Miner, I,.Kolullaril, 3IM Ste Famille; 1 ni'.! .\ aliquelie, 1177 L'hamiilalii, aai'Hn-".A I niii.-nu, 1HI73 Notre Dame K I.' s auditeurs sont A.Boisnienti, E.llésè, 1 - ILiiJm :,»i.Agent d'affaires, !.1*.l.ois.M-lle, isu.ja Saint-Denis.UNION IN J i:it.N ATIONALE DES TAIL A Ml.TAIi LATH i; US.— 1.1.1 Its 1)1.J'lEKKE DE MON Tit LAI.rt , , Montreal, meetings every -Assemblées Lous les lîe et -le lundis .Je 2nd and -Jth W ednesdays ut 1182 St.Law- chaque mois! A s hrs.«lu soir.A la salle WOOD, Local WI K E 315 of ronce BIvd (Monument National) room 11 Frank Ilornn, Financial secretary, 3100 Berri 8t., Tel UAr.4-11)7.l'immigration américaine, rue Lagan-chetiêre, à Montréal.Il serait aussi recommandable de se munir tic papiers d'identification pour le retour on territoire canadien.Après la chasse.Monsieur revient de la chasse et exhibe triomphalement un beau lièvre.Madame flaire l’animal, puis s’exclame: — Mais, il n’est lias frais, ton lièvre.Alors Monsieur, sans se démonter: — Je le sais.Je m'en suis aperçu après l'avoir tué, mais il était trop tard! (les cord on idem, 1331 bte-C’utherine Eut.1 resident, C.Fisot, 1201) do Flotirimont; m correspondant, J.L.Longnrô.2440 1' I ‘ • •S|'1 1 .'I tll.'I'iuo BUREAU DE PLACEMENT PROVINCIAL Sous le contrôle du OouvcrnenicHl de ]¦ Province de Québec T» DEMANDE IIE III VO ICC K Avis est im r l»-s pri'-scirtes dollin'1 que .l"s»-|»h Adrien Dcsumrtcuu, Imuchci-, des rito I-I district cl»* V.IItr.‘:iI.s'mlr.-ssi-ru nu Purleiucul.du t'nuniln, su |ir»»ch:iim-Hcsslon, nfin irnbleiiic un bill l ion’s leaders.Once the workers understand the simple principles enunciated by the Organization, and contained in its booklet, they will enthusiastically rally to the support of the society and influence the “‘aders and members of the major political parties.’ The booklet also tells us that: “There are two kinds of credit: mi mouth and chin of the successful organizer, and the prominent nose of the man who is born to rule.The forehead is in keeping with tire rest of his features.One looking at him would very quickly appreciate that he is seldom nonplussed, and once he makes up his mind, will not let obstacles stand in his way in attaining his objective.Brigadier General Ross is a native Montrealer, having been born in this city on October 18.1861.He is the son or Philip Simpson and Christina Chalmers.When he was born, Montreal was hardly more than a large town.He has seen it develop- into its present size and importance both in influence and population.He got an excellent educational grounding for the more serious studies Three years later he was made Lieu Iments llave 110011 issued in Quebec, tenant Colonel.Two years before this C0V01‘inB ovor 3°‘Q0° women in almost he received the long service medal for!1’000 workshops.Now in Quebec miniofficers.i11111111 wage orders cover laundries, dye He took a very active interest in rifle proficiency, and was elected President of the Dominion Rifle Association.In 1915 he was appointed to command works and dry cleaning establishments; printing in all its branches; textile trades and al! allied processes; boot and shoe and leather manufacture; clothing in all its classifications; tobacco, cigar, the Blsley Team of Canadian Rifle-, and cigarette manufacture; and the men.All who met them agreed that.fur industry.While tlie number of ley were a splendid team, and a women in these industries decreased by gieat deal of credit was given their about 1.000 during the last year and political power."This does not mean that Labor has not valued legislation and has valiantly fought for it.It does mean that American labor carefully and cautiously distinguishes between activities and relationships coming properly within the functions of government and those rightfully confined to voluntary actions by tlie varying elements and factors within our economic, industrial and social life.Non-Partisan Political Action "But Labor’s action on political action is not negative, but a positive one.It lias no independent political party action: but that does not mean that it does not believe in political action.Posed laws, which, if enacted, would have been distinctly detrimental to organized labor and wage earners in general."In the last session of Congress alone, 57 laws favorable to labor were enacted.In 1931.the various State Legislatures that met passed 489 laws distinctly favorable to labor and which were prepared, Introduced, drafted and furthered by organized labor.Class Struggle Denied "The fourth underlying characteristic of the American labor movement is its rejection of the theory of the irréconciliable conflict between capital and labor."No one would doubt that there are tests of strength between labor and the employer from time to time, but this is different from a philosophy that is engaged in class war."American labor affirms the mutuality — not identity — of interest of all concerned in the processes of production.“This principle of the mutuality of interest has been woven into the fabric of the labor movement in countless ways.It expresses itself in the principle of collective bargaining which has been part of the strategy of the labor movement from the earliest times.Union-Management Co-operation “Within recent years there has been an extension of this idea of collective bargaining through the development of what is known as union-management co-operation.This represents not only the extension of the co-operative principles, but represents a greater measure of responsibility on the part of labor in tlie task of management itself.“Union management as it developed on the Baltimore & Ohio Railroad with (he active support of the Railway Department oi the American Federation of Labor has performed a most unique American labor has always believed alKl inil101'tant function in focusing pub- tlie average weekly wage was not only maintained but increased in every in- highly capable but very modest Com manding Officer.When the War broke out, nothing would have pleased General Ross bet dustry except laundering, ter, than to take part in the fight, j Age and responsibilities precluded him from becoming a combatant, but did not stop him from doing what he could to help liis country and Empire during its hour of need.He accepted appointment as Chief Paymaster of in political action.It believes in nonpartisan political action because of the nature of our people, our Government, and our country.Non-Partisan Achievements “Over a period of thirty years labor can now point to an economic movement that has grown in power and influence.And it can point as well to genuine success in its non-partisan program.In 1928 labor endorsed 22 candidates for the United States Senate; labor elected 11 of them.In 1930 labor while a number worked on reduced time, onclol'socl 20 candidates for the United THE SAFETY ENGINEER WORKS WITH THE OPTOMETRIST (a) Real credit, which is the capacity of a community with its plant, culture and labor to deliver goods and services, and (b) Financial credit, which is the instrument for setting real credit in motion and converting, , it into actual goods and services, and for distributing them where they j 'mSnSS'ofthSV-are required.It is the medium whereby real credit is set in motion.” ,!'!X.00.Z Many of the so-called “unavoidable accidents" arc due to eye or plant conditions that can be corrected.So concluded Prof.R.S.Minor and Dr.T.A.Brombach of the University of California Department of Physics Optometry who completed a thorough scientific in-jvestigation of the visual status of the ¦.’ .— r California wire Cloth I Company in Oakland.When the com- States Senate, electing 17 of them.In 1931 it successfully prevented the confirmation of the appointment of Judge Parker to the United States Supreme these principles.” lie attention on the value of this type of co-operative effort."Then, too, organized labor of America is now giving serious attention to tlie necessity for economic planning, "The American Federation of Labor," Mr.Woll concluded, “has given its support to the democratic concept of government by consent.It has given proper weight to economic forces.It has developed a non-partisan political program that has brought results without diffusion of effort.It has made explicit the place of co-operation in industry.“To understand these four underlying principles is to understand the policies and objectives that lias grown out of This is not only a fact, but a striking truth, which cannot too often ; bined services of the optometrist, the bo repeated and reiterated not only in our Legislative Assemblies, but on * illuminating expert, and the safety cn-platforms, and in the literature which the League will no doubt under-1sinccr aro apPlicd to securing the ne-take lo distribute.The task of the organization will bv no means be cessary industrial lighting arrangement, :m easy one beca„.,c of the great power possessed by the vested interests i %£?£“Cun ?£, Zto on^eairlZZb yfC,r tlCl“,and,allaCk' Controlling as they do iCCml ellMccy that, ci te M ‘ • *.n -n °, lc nation, because of the special privileges ! dreamed of under the old system of eye cy enjoy, t icy will endeavor to belittle the efforts of the earnest men examination.*.and women who have constituted themselves the advance guard of the1 ¦»: tlicntHfrom^ca^rrving °PP°sltlon should not in any way deter [howard ELECTED PRESIDENT mem nom cairymg on an aggiessive educational campaign.It is much more desirable in the national interest that the system ?v(r„a::c -inan?la* conGol be changed, than our form of Govern- Indianapolis, Ind.— Charles P.How-1 un , which, in spite of its defects, is adapted to the needs of ouriarcl was re-elected president of the in-peoplc.iternational Typographical Union by a Changing the financial system does not necessarily call for the 'mnrgin of 5’000 votcs over Lc(m H-overthrow of our form of Government, which is advocated by those wj Rouse’ accordinf?t0 the officiai tab,,la- OF TYPOGRAPHICAL UNION belipvp that eonitnlism ^ ,'‘*““v-"lloitionannounccdbyinternationalhead- opniinl1 lat capitalism, as populaily understood, must be aboiished before quarters here.Mr.Howard received economic justice can be secured for the workers.|30,02G votes to 25.004 for Mr.Rouse.^?\Culdi”5„?^ragra?h fr°m liie booklet quoted dedares: “The1 Claude N.Baker was elected first eceiving 31,536 votes to J.Corlas and 4,723 for C.C.Tcsterman.The second vice- ." 6 ^ u 11 UUOK1°i' quoted declares: “The1 Claude N.Baker pm pose o the Canadian Monetary Reform League is to bring about '’ice-president, rcceiv lefoims by legislation obtained through a majority of the members of 1 ’(,457 for Lawrence the House of Commons.necessar tlier Government, substituting for it a system that is still in the experimental i stage and bettpr nrianfeH tn Hm nlj.m me expenmentai Woodruff Randolph received 34,317 ; ‘ br° , 1 acUl tCC7° the Z and more 111 conformity with the votes to be re-elected secretary-treas- Unditions of the people who are affected by it.4-er.His opponent.Guy S.McCoy, Ihe lnstoiy of British political institutions proves that we have i polled 19,693.made progress as result of the compromise following the determination on the part of the masses and the realization on the part of the classes that as conditions change, so must our institutions.What the Canadian Monetary Reform League is advocating is consistent; with the course that has been followed by the leaders of political movements both in Great Britain and its Dominions.What the League champions should meet with the wholehearted approval .and merits the support of the workers both within and outside the ranks of organized labor.William B.Lowe was chosen delegate to the Trades and Labor Congress of Canada.Delegates to the American Federation of Labor chosen are Frank Morrison, William H.Troter, Roy C.Ciine, Frank X.Martel, John Simons.Charles E.Mayers was elected to the board of auditors and Ira G.Gwinnup was chosen as agent at the Union Printers Home.Linking Canada With World Trade Surplus and scarcity of commodities are balanced by national and international trade, and transportation provides the essential channel.Canadian National Railways, carrying the products of one district and returning in their stead the products of another, turns the efforts of labour ipto national wealth and household comfort.Canadian National’s 23,000 miles of track serve to transport Canada’s goods to lake and ocean ports.Its fleets of ships, sailing two oceans, carry them to the markets of the world and bring back in their place the things Canadians need.Canadian National Railways links town to town, province with province and Canada with the rest of the world.CANADIAN NATIONAL The Largest Railway System in America Page 4 SAMEDI, 2 JUILLET 1932 MONTREAL SATURDAY, JULY 2, 1932 The Unemployment Problem William Green, President of the American Federation of Labor, issued the following statement on unemployment based on reports received from affil iated organizations.He states that if ' unemployment keeps on increasing as it has in the last few months 13,000,000 [ will be out of work next winter in I United States: ‘ The public seems entirely unconscious of the growing catastrophe thac j is upon us.Unemployment has been increasing this spring at a rate un precendented even in the two years of distress we have just been through.From January to May, 1932.well over a million men and women have been thrown out of work in industry.The rate of increase this year has been considerably more than twice that of 1930 or 1931.Trade union figures for June show a still further increase.If unemployment keeps on increasing at this rate we shall have 13,000,000 out of work by next winter.“While farm work has given temporary employment to several hundred thousand this spring, this should not obscure the fundamental changes indicated by these figures.Several millions jobs are gone forever due to labor saving machinery.This is the significant fact which has immediate bearing on our future industrial progress.Unless work hours are shortened to create jobs, millions will be per manently without income and depend ent on charity.This hugh loss of buying power will cripple our factories, mines, railroads stores.Already consumer buying has dropped to less than three-quarters of normal."Our preliminary estimate of unemployment shows at least 10.800,000 out of work in May.Trade union figures for the first part of June show the largest increase this year.Applying them to industry generally would indicate that at least 200,000 more have been thrown out of work since May.Farm work has provided some jobs, but unquestionably the number now out of work is nearly 11,000,000.Our weighted figures of all trades are: May 22.8 per cent out of work.June 23.G per cent.This is an increase of 8 tenths of one iter cent while no other month this year has shown more than three-tenths."In June, according to union reports, 63 per cent were out of work in building, 41 per cent in clothing, 41 per cent in metal trades, 35 per cent in water transportation (Seamen and Longsho remen), 18 per cent in printing, 18 per cent in street transportation (Truck drivers).Unemployment in building has increased in June when it normal ly improves."The report for cities shows unemployment increasing in 15 of our 24 reporting cities.Detroit and Cleveland report the highest unemployment, with New York, Paterson, Chicago, Buffalo.Pittsburgh and Philadelphia following closely.The month has brought serious Increases in Denver, Baltimore.St .Louis and San Antonio."From all present indications it looks as if next winter would be worse than anything we have yet experienced — unless we take the necessary constructive measures.Hunger and despair are spreading unrest among masses of our people."The only source from which these nearly 11 millions can look for jobs is the federal government.The gov eminent should take hold of the situation and set up the methods and the means for providing citizens with opportunities to earn bread, shelter and heat.This is the issue of the coming election in United States.” -:o :- G-HOUR DAY URGED TO HELP PROBLEM OF UNEMPLOYMENT THE ECONOMIC CONFERENCE London.Eng.— The executive committee of the National Union of Rail-waymen decided to submit a resolution at the forthcoming Labor Party conference asking it to declare in favor of the six-hour working day as a contribution toward solving the unemployment problem.Summoning of a world conference "to consider the problems of production and international trade with a view to the conclusion of international conventions designed to bring about a resumption of economic activity” will be considered at the Assembly of the League of Nations when it meets in September and I the various organizations of the League ! are at the disposal of the conference which begins this week at Lausanne, according to texts of League Council I decisions received by the League of Nations Society at Ottawa.Action of the Council followed receipt of the recommendations of the recent International Labor Conference which I declared that the present economic | crisis is responsible for the unemployment of at least 25,000,000 workers ana which were described before the Council as “both a symptom and a warning” and "an authentic expression of the will of the world of industry.” The Council requested its Committee of Enquiry on Public Works and National Technical Equipment to accelerate its proceedings and the Secretariat of the League to make the necessary preliminary investigations regarding a world economic conference., The International Labor Conference , presided over by Senator Gideon Robertson of Canada had suggested: (1) the planning, financing and putting j into execution without delay of big international and national public works; 12) the participation of the League of Nations and the International Labor Organization in the Lausanne Confer-|ence on debts and reparations; (3) joint action by states to settle the gen! eral problems of currency and credit ; and lay the foundations for a stable monetary system; i4) the calling of a world economic conference of governments, with the collaboration of representatives of employers and workers, for the conclusion of “such international conventions as will ensure the resumption of economic activity on the basis I of broad concerted plans.” ?i ?t ?From our Readers Montreal, June 28, 1932 Editor, Labor World, 11 St.Paul St.West, City, j Gabias Administration Doing it Utmost ! With Rcsourrcs at its Disposal.Sir: No Municipal administration, since the city received its charter, had had so tremendous a responsibility and great a burden to bear, as that which in April last was called upon to take charge.The members of the Executive have been working strenuously from the moment they took office.They immediately proceeded to ascertain what the situation was, confronting them, in order that they could prepare plans to husband the City’s resources and spend its revenue to the best advantage.Owing to conditions, quite a number could not pay taxes.These conditions are likewise responsible for the demands constantly increasing in number, to provide employment for the | thousands of deserving citizens who at all times prefer work to doles.Those who belong to the group which preceded the present administration naturally delight in taking advantage of the administration's difficulties by criticizing, whether such cri! ticism is just or unjust.Nevertheless, Aldeman Gabias and his devoted col leagues, are straining every nerve, to keep from imposing additional taxes, and at the same time to the limit that their resources permit, giving the maximum amount of employment.They appreciate the position of the thousands of their fellow ciLzliis who have been workless for quite a while, and the necessity for coming to their aid.but their intention and desire to help the workers are limited legal'.;,’ and financially.They may be advised to borrow still further, but loans are not easily had.and banks want adequate security.The various suggestions made for imposing additional taxes, Free Band Concerts Under the provisions of the Will of the late Charles S.Campbell, K.C., Free Band Concerts will be given during the month of July in Public Parks in the City of Montreal for the benefit and enjoyment of the people of this City on the dates and at the places mentioned below at 8.30 in the evening (Daylight Saving Time) : Date Day Place July 1 Friday Lafontaine Park “ 1 Friday Fletcher’s Field .“ 1 Friday Jarry Park “ 1 Friday Morgan Park “ 3 Sunday .Lafontaine Park “ 3 Sunday .Fletcher’s Field .“ 4 Monday .Elsdale Park “ 4 Monday .Morgan Park “ 5 Tuesday .Lafontaine Park “ 5 Tuesday .Jarry Park “ 6 Wednesday.Cote St.Paul “ 7 Thursday.Lafontaine Park “ 8 Friday Jarry Park “ 8 Friday Laurier Park “ 10 Sunday .Lafontaine Park “ 10 Sunday .Fletcher's Field .“ 10 Sunday .Marguerite Bourgeois Park “ 11 Monday .Elsdale Park “ 11 Monday .Morgan Park .“ 11 Monday .St.Henry Playgrounds “ 12 Tuesday .Lafontaine Park “ 12 Tuesday .Jarry Park “ 13 Wednesday.Marguerite Bourgeois Park “ 13 Wednesday.Cote SI.Paul .“ 14 Thursday .Lafontaine Park .“ 15 Friday Jarry Park “ 15 Friday Laurier Park .“ 17 Sunday .Lafontaine Park .“ 17 Sunday .Fletcher’s Field .“ 18 Monday .Elsdale Park “ 18 Monday .Morgan Park “ 19 Tuesday .Lafontaine Park .“ 19 Tuesday .Jarry Park .“ 20 Wednesday.Marguerite Bourgeois Park “ 20 Wednesday.Cote St.Paul “ 21 Thursday .Lafontaine Park “ 22 Friday Jarry Park .“ 22 Friday Laurier Park “ 24 Sunday .Lafontaine Park .“ 24 Sunday .Fletcher’s Field .“ 25 Monday .Elsdale Park “ 25 Monday .Morgan Park .“ 26 Tuesday .Lafontaine Park “ 26 Tuesday .Jarry Park .“ 27 Wednesday .Marguerite Bourgeois Park “ 27 Wednesday .Cote St.Paul .“ 28 Thursday .Lafontaine Park .“ 29 Friday Jarry Park .“ 29 Friday Laurier Park .“ 31 Sunday .Lafontaine Park .“ 31 Sunday .Fletcher’s Field .Band A.Guards.Guards.A.A.A.Les Fusiliers Mont-Royal.2nd Montreal Regiment C.A.Victoria Rifles of Canada.Régiment de Maisonneuve.Royal Montreal Regiment.Victoria Rifles of Canada.Montreal Citadel Band, S.A.Black Watch of Canada.2nd Montreal Regiment C.A.Les Fusiliers Mont-Royal.Montreal Citadel Band, S.H.M.Canadian Grenadier Régiment de Maisonneuve.Royal Montreal Regiment.Victoria Rifles of Canada.Black Watch of Canada.H.M.Canadian Grenadier Régiment de Maisonneuve.Victoria Rifles of Canada.Montreal Citadel Band, S.Les Fusiliers Mont-Royal.2nd Montreal Regiment C.Montreal Citadel Band, S.Régiment de Maisonneuve.II.M.Canadian Grenadier Guards.Royal Montreal Regiment.Victoria Rifles of Canada.Black Watch of Canada.H.M.Canadian Grenadier Guards.Montreal Citadel Band, S.A.Les Fusiliers Mont-Royal.Royal Montreal Regiment.H.M.Canadian Grenadier Guards.Black Watch of Canada.Montreal Citadel Band, S.A.II.M.Canadian Grenadier Guards.Victoria Rifles of Canada.2nd Montreal Regiment C.A.2nd Montreal Regiment C.A.Royal Montreal Regiment.Les Fusiliers Mont-Royal.Montreal Citadel Band, S.A.Victoria Rifles of Canada.Black Watch of Canada.Royal Montreal Regiment.Montreal Citadel Band, S.A.Les Fusiliers Mont-Royal.2nd Montreal Regiment C.A.Régiment de Maisonneuve.Royal Montreal Regiment.Victoria Rifles of Canada.It is suggested that persons interested in these Concerts might usefully cut out this Notice so that they may have conveniently before them the date, hour and place of each Concert and the name of the Band which will perform.Further Concerts v/ill be given during the month of August and a list of the Concerts will be published in this paper at the end of the preceding month.THE ROYAL TRUST COMPANY, ' Sole Trustee, Estate Late Charles S.Campbell, K.C.have not met with very much favour.The Executive Committee have at their disposal, the experience of the permanent officials who know to what extent further taxation can be imposed.They have no doubt exhausted their ingenuity in devising or suggesting what further taxes might be imposed, to and to the civic revenue, without increasing the heavy’ burdens resting upon the harassed taxpayers, many of whom, have been unable to collect their rents and are at the end of their resources.The rumour an income tax would be imposed, was quietly set at rest by the emphatic declaration of the Prime Minister.He knows that the average citizen has all he can do in his struggle to make ends meet, and that to further tax his income, would not only exasperate him, but bring very little actual results.The present administration, as I pointed out in previous letters, is entitled not only to the wholehearted support of the citizens, but great com mendation, because of its sincere desire to cut its coat according to its cloth.They effect economies wherever possible, while at the sametime endeavouring to retain as many employees, as they possibly can.Because of the extravagance of their predeccs sors, they are now called upon to rigidly circumscribe the limits in which they inherited.In view of these circumstances, even those who might be prone to criticize, should give the Chairman and his colleagues credit for what they have already accomplished, as well as the programme which has been prepared not only to put the city's finances on a stable basis, but provide as much employment as can possibly be created, with the limited resources I at the disposal of the Committee.BERNARD ROSE.| * * * Editor.The Labor World: Marshall Foch declared that the fundamental causes of war were cco nomic.If that dictum is accepted, it follows that war and unemployment are parts of the same problem and spring from the same cause—failure to bring the blind economic forces under orderly ability of the nation to deal with unemployment is precisely the measure of their ability—or lack of it—to curb the forces for war.Therefore, it will not be surprising if the strenuous commercial rivalry between the U.S.and Britain produces War.Prof.B.K.Sandwoll pictures Britain trying to develop an encircling policy directed against the United States, a similar encircling j policy to that which was directed against Germany's vaulting ambition prior to 1914.There is therefore grave danger of the political annihilation of Canada.What then?A headlong rush into state capitalism managed in the interests of the people instead of the capitalist class might save the political integrity of Canada by disconcerting the American plutocrats.OLD BILL.# # # Editor, The Labor World "Why don’t they eat cake"?asked Marie Antoinette when the French were kicking about the price of bread.American middle-class officency beats that.Thus the magazine Liberty complaining about the “criminal waste in feeding the unemployed:” "Where there is such a desperate situation a coffee-mill will grind wheat or corn into ordinary meal which with four parts of water can be boiled into mush, making a nourishing food which will supply the needs of the body.Butter, milk or any other food is not essential for variety if such rigid economy is required." One cent meals are advocated,— great purchasing power to stimulate business.And that in the richest country on earth.The Russian workers appear to do better than American capitalists.In the same magazine Cornelius Vanderbilt, Jr., who is described as a “traitor to his class," warm up revo j lution in grimmer words than Pres, j William Green, of the A.F.of L.“Yet j we must not forget that the masses rise swiftly when they find no way out from what they consider oppression.” A mere riot over bread prices was the starting point of the great French Revolution; a "‘tea party” the start of the first American revolution.The American bourbons, however, may side-track revolution for a while by creating a foreign diversion—a war with its chief trade rival.American capitalism must expand or burst; the U.S.has increased its territorial size 8 times in a century.And if the present depression begets serious civil disorders its plutocracy make seek to create a diversion by further expansion in the direction of Canada and the British West Indies.LeMondeOuvrier-TheLabor W orltl Rédigé en collaboration Le porte-parole des ouvriers organisés de la Province de Québec The Bilingual Mouthpiece of the Province of Quebec Organized Workers Membre de la Presse internationale Ouvrière d’Amérique Member of the Int.Labor Press GASTON FRANCQ Secrétaire de la Rédaction Secretary, Editorial Department 1 PARC BELMONT CARTIERVILLE Toujours l'endroit d'amusement favori.Attractions variées, Splendide salle «le danse en plein air.Cinéma gratis tons les noirs l.K KKNDKZ-YOt'S 1>KS lAMILLl.S BELMONT PARK CARTIERVILLE Always tin* Ideal Amusement I’laoe A choice of attractions.Splendid dance llall Free .Movie Show 10 very Kveidug Tilt: KI.AL FAMILY FI.ACK Our Leading Amusement Places Dans nos Théâtres DOMINION PARK OPEN FOR THE SEASON Canada's Greatest Amusement Park-New features, spic and span, ami hundreds of attractions for young and old.Bring the family and be happy.All Cars Go To The Park.PARC DOMINION OUVERT POUR LA SAISON Le plus grand parc d'amusements ait Canada.Attractions nouvelles et amusements pour les parents et leurs enfants.Venez vous amuser avec votre famille.Tous les chars conduisent au Parc.A better Gas Range -at Lower Cost Beautiful in nppearance md perfect In operation.Made in Canada by Canadian workmen — for Canadian customers.A model for every need, moderately priced with easy monthly terms.Montreal Light Heat & Power CONSOLIDAT» Canada Cement Company Limited General Offices CANADA CEMENT CO.BUILDING PHILLIPS SQUARE MONTREAL, Que.AT THE PLAYHOUSES Î2- at i.tn:\vs tiikatki: •i ’1 mil 1 billion, ,** a drama of newspaper Ufa, Willi Ma.* (' lark and i'at o'brien in III,' leading role» , will be the screen pro- scut ntioli ; H 1 w’h Theatre, < •ommoiiciiig .Saturday.Tim vaudeville Id ill will be hear lull b V bob Ko bison, i>o| • iilar stage ami radio ooinoi iiau and his •'Valide* ill) (Via lirlllos ." ami will include other very inti?resting nettf.AT rJ mi-: palace Immediately following I In* final showing of Greta Garlm in “As You In-sin* Mr" at tin; I'alarc on Friday ••veiling then* will hr a special preview performance of Kn mon Novarro in “Huddle," his latest film.He wins a selndarship while working in a steel mill and attends Yah* against his father's wishes.lie heroines a football hen», is accepted by many students but is still unpopular socially.Itosnlie, daughter ! of the president of tin* mill in wliieh In-worked.is still his ideal, but his honrish-ness has heroine insufferahle to her.I low rontarts and experiences help Tmij to find himself form a gripping theme.Tin* sup porting east includes Madge Kvans.I na Merkel, llalph Graves.AT THF CAFITOL Joe K.Ib-own will be seen in his latest comedy success.“Tenderfoot," ;ii tin* t’api tol.starting Friday.In ‘'Tenderfool." brown, portrays a Texas rancher who goes to New York with the last of his money which he intends In Invest profitably so In* ran lift the mortgage on tin* ranrh.“The SI range Love of Molly Louvain," with I.Tracy and Ann Dvorak, is the second feature.AT Tin: IMF.KIAL Starting Saturday, the Imperial will show “La Femme de nies bêves," a coni" Thorp is n rvnalhllifv thol to.-,«.i- ”'lv’ r”iiliiriniî Iw.i proin 1 ni-nI I’iviii-Ii nrt-lUUC IS a possibility llmt English; W,, Suz.v Vermin n;i.l Tniiliiin.I loves” holds some highly romantic and amusing j scenes.Toiltain is the poor young man ! who falls in love with a rich mid lieant 1 fill ! society Kill (Su/.y Vernon).He Is am bilious and plucky, and having the girl of his dreams he will not let the opportunity go by.lb* resorts to drastic measures to achieve his goal, but he succeeds after a series of adventures which arc at times exciting and often highly humorous.“ inwjuiby mat JMigiiMi istH, Su/.y Vernon a;nl Itoln capitalism may collapse presently.But Tin* story of "La Femme «b* if American capitalism continues the "." plutocracy will probably annex Canada to protect it from contagion of British socialism.—C.McK.BRITISH BUILDING WORKERS DEMAND 40-HOUR WORK WEEK Bornemouth, Eng.— The annual conference of the National Federation of Building Trades Operatives demanded : n: - 13G WORKERS KILLED IN NEW YORK Albany, 40-hour week for the building indus- ; ment of (ry.The present normal week is 44 hours.Morn than 200,000 building workers are jobless.N.Y.— The State Depart-Labor announced that 13G workers worn killed in the State by industrial accidents during the month of May.BASEBALL Au STADE Coin Ontario ct Delorimicr At the STADIUM Corner Ontario and Delorimicr Sts.MONTREAL ROCHESTER —July 2.MONTREAL - NEWARK — July 6, 7, 8, 9.MONTREAL BALTIMORE — July 10.Admission: 85é — Reserved Stand, $1.15 Box Seats, $1.75 “TENDERFOOT” and ‘The Strange Love of Molly Louvain” ALWAYS SOMETHING GOOD AT i LOEW’S THE FINAL EDITION ! with Pat O’Brien and Mae Clark.! On I lie stage: BOB ROBISON and his "Vaudeville Celebrities” The Union-Right Through Million Dollar Playhouse PALACE *1.Catherine IV., oppoHlt* Victoria St.RAMON NOVARRO in “HUDDLE” With MADGE EVANS.RALPH GRAVES, UNA MERKLE llargulii Mul In,•„ n n.m.(„ u.30 jj,.VITAPHONE and MOVIETONE CINEMA IMPERIAL ROLAND TOUTAIN in “LA FEMME DE MES REVES” A.C.LESLIE & CO.Limited IRON, STEEL and METALS MONTREAL All Imperial product* art manufactured In Canada by Canadian workmen, at our six modern Iteflnerlei one of which U located at Montreal Kant.IMPERIAL OIL LIMITED The Windsor Hotel ON DOMINION SQUARE MONTREAL J.ALBERIC RAYMOND Vice-President DOMINION BRIDGE CO.Limited Head Office nnd Works at LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottnwa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver U lr,*H tmil plnitiA Anpimitii, I In, Alarm uml I’nllm hlumilling Hy, jiaiis—Itiullii TriiiiHiiiltlliiff uml IIm.It-lug Equipment.Made in Canada by Northern Electric Comi-anv Li*o rru I’lniit nnd (icnornl Offlc.» MONTRE A I,, 1» Q.Faites vos achats de MERCERIES et VETEMENTS fASmbn-pRAFT chez LECHASSEUR, Limitée 974 ouest rue Stc Catherine 281 est, rue Sainte-Catherine 375 ouest rue St-Jncqucs The Canadian Converters' Company, Limited 470 LAGAUCHETIERE ST.WES’J MONTREAL LAPORTE, MARTIN I.IUJTKB EPIQUE Rfl EN OEOB 040, rue Saint-Paul Ouest Tél.MArquotto 3701.MONTREAI A O IC K AT f : A X A !> IA N INDUSTRY i DOMINION TEXTILE CO.LIMITED J.SYLVIO MATHIEU SERVICE DE TOII^TTE Tabliers, Jn
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