Le monde ouvrier = The labor world, 1 juillet 1932, samedi 9 juillet 1932
/ 18e Année — No 28 Try Black Horse ALE i 100 Years of Brewing experience behind it SAMEDI, 9 JUILLET — MONTREAL — SATURDAY, JULY 9, % atmr wriâ |10iiitnuV (ômmt DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11, rue Saint-Paul Ouest.Cupidité sordide “INSTRUIRE AMELIORER Tél.: LAncaster 5361 — Le numéro: CENTS PARTOUT Un propriétaire, ou n’importe quel homme, rencontre un chien errant ;ur le seuil de sa demeure, il l'accueille favorablement, lui fait des caresses, le fait entrer à l’intérieur et, souvent, après lui avoir donné à manger, il décide de le garder.Quand il s’agit des chômeurs, c’est une imite autre affaire: on traite plus mal les humains que les animaux: on ies met dehors.Cela se fait de différentes manières, dans notre ville.Quand ils sont locataires, on leur donne trois jours, on les menace de poursuite, quand on les poursuit pas effectivement, on les tracasse jusqu’il ce qu’ils fichent le camp.Après que ces pauvres déshérités de la fortune, ces victimes de la dépression qu’ils n’ont certainement pas voulue, ont trouvé un refuge, on cherche d’autres moyens de les mettre ur le pavé ou de leur arracher jusqu’à leur dernière chemise.La cupidité de certaines gens n’a d’égale que la malice de Satan.L’amour désordonné du gain fait des êtres humains des monstres sans entrailles, sans coeur, sans pitié.Pour des gens qui se disent chrétiens, qui sont fiers de parader dans les rangs de la Saint-Jean-Baptiste, de toujours paraître au premier rang dans les manifestations religieuses, il est honteux de constater la manière dont ils agissent dans leurs relayons avec leurs semblables lorsqu’ils peuvent avoir l’espérance de mettre la main sur quelques sous.Voyons un exemple concret.Cette semaine, nous avons eu connais-ance d’un fait révoltant.Un certain monsieur, ayant un locataire au-dessus de son logis, avisa ce dernier qu’à partir du mois prochain son loyer serait augmenté de dix dollars.Ce locataire, soit dit en passant, a en mains un bail de trois ans, à partir de mai 1932.Et savez-vous quel’ est le motif de cette menace de ne pas se conformer à son bail, de la part de ce propriétaire?Vous ne pouvez jamais deviner.C’est tout simplement parce que ce locataire a recueilli un de ses parents avec sa femme et un enfant qui se trouvaient dans la rue et auxquels il donne l’abri et le couvert.Parce que ce locataire se montre charitable, qu’il fait des acrifices en partageant son pain entre les membres de sa famille qui : ont dans la purée, il devrait, selon la conscience de ce proprio sans coeur, ' upide, avare, et effronté, payer dix dollars de plus par mois à ce dernier qui ne semble vivre que pour accumuler des richesses en prélevant sur le nécessaire de son prochain.Pendant que les gouvernements, fédéral, provincial, municipal, et 1.sociétés de bienfaisance font des efforts surhumains pour arracher à la misère les victimes de la crise, un propriétaire voudrait profiter de cette même misère pour extorquer de l’argent à un simple particulier qui, en abritant et nourrissant une famille de chômeur, allège d’autant le fardeau de la charité publique.Et cela en dépit d’un bail écrit et qu’il a signé.Il considère moins sa parole et sa signature que son amour désordonné du gain, il fait montre d’une cupidité sordide.Il prétendra peut-être que son bail défend à son locataire de sous-louer, ou de louer des chambres.En justice, est-ce que garder par charité quelques personnes peut constituer un acte défendu par un bail stipulant la défense de louer des chambres ou de sous-louer?En tout cas, je ne le crois pas, et j'ose espérer qu’aucun juge ne donnera raison à un un tel exploiteur du genre humain, car l'exploitation peut parfois être tolérée quand elle ne fait tort qu’à ceux qui s’y livrent, mais jamais quand il est notoire que 1 exploitation vit sur la misère d'autrui.Si le cas est soumis à une cour i de justice, comme ce proprio a menacé de le faire, espérons qu’il serai débouté de son action et vertement réprimandé.Des cas semblables devraient être exposés à la vindicte publique et les autorités devraient être autorisées à les afficher urbi et orbe pour empêcher de tels rançonneurs de la misère d’accomplir leurs méfaits.Car, si on donnait raison à un tel être cupide, il arriverait que le bienfaiteur serait obligé d’obérer son budget pour la satisfaction de cet Harpagon ou de mettre ses protégés dans la rue pour qu’ils retombent à la charge du public.Faisons des voeux pour que des actes si révoltants ne soient pas découverts en plus grand nombre.Protégeons ceux qui protègent les autres et exécrons ceux qui ont un tel amour de l’argent que leur conscience ne leur fait plus discerner le bien du mal.R.HACHETTE.Les animaux malfaisants bébé pour l'endormir, quand une jeune |des apaches, des bandits de grand ehe-[ .Notie système monetane est défectueux .dit Henry Ford, 1 affai-femme sa voisine vint la prier d'aller j min dont il faut se défendre sans cesse.r'*s^e vulgarisateur bien connu.C est possible et même probable, mais ce jouer une partie de bridge avec ses La vie est bien assez compliquée sans i qui l'est encore davantage, a notre avis, c’est la répartition do la capacité amies.La maman se faisait prier, saisie j s’embarresser d’animaux malfaisants, de ce pressentiment qui souvent nous i Je connais une dame qui a dépensé avertit d’un malheur.! cinq cents dollars pour les frasques d’un “Je ne me sens pas bien, j'avais l'in-1 Saint-Bernard qui déjà a à son actif tention de me mettre au lit de bonne ; une demi-douzaine de morsures, des heure.une autre fois.i pantalons, des robes déchirés, des pou- - Viens donc, je t'en prie, nous ne les, des chats saignés comme à l'abat- : xx ?* ••-« La mode est au chien policier.Je me Une jeune femme était à bercer son |des gens pour un caprice?Il y a assez prends à regretter l’affreux boule-dogue, le “pet" des Anglais et des anglifiés.Quand ces dames se plaisaient à dodi-cher un King-Charles, un pékinois, un chien de laine, on comprend le sentiment parfois exagéré qu'elles professaient pour ces charmantes bêtes, dont une femme d’esprit a pu dire: “Hélas! si mon mari avait aussi bon caractère, s’il était aussi fidèle que mon chien!.” Mais avec l’émancipation de la femme, le toutou ne pouvait plus convenir à nos élégantes.Il leur fallait quelque chose de plus viril, un favori d’accord avec les idées du jour.Une demoiselle en pantalon serait un peu ridicule de promener en laisse un caniche enrubanné.Le policier, cet animal proche parent du loup, était tout désigné pour remplacer le roquet, qui n’était pas toujours aimable, j'en conviens, qui vous sautait au1 mollet quand, pour une raison ou une autre, vous ne lui reveniez pas.Si, pour gagner le coeur de votre bien-aimée, vous deviez d'abord faire la cour à son chien, vous pouviez risquer un coup de dent, avec l'idée consolante d’un voyage à Paris pour vous faire injecter le sérum Pasteur si vous redoutiez la rage.Mais avec les bêtes féroces dont les Les grands problèmes de Theure Faut-il envisager comme nécessaire une plus équitable répartition de la capacité d’achat parmi les individus?sommes que trois.à la deuxième table.— Maman vient de se coucher et ma bonne n’est pas de retour.— Ton bébé n’est pas comme Napoléon à l’Ile Sainte-Hélène, il n'a pas besoin de trois personnes pour le veiller.S’il pleurait nous l’entendrions, on comprend tout à clair ce que vous dites.D'ailleurs, ton fidèle gardien Dick n’est pas un chien de plâtre.” En entendant son| nom, le policier Dick battit le plancher de sa queue et lança des yeux furibonds vers le berceau.La jeune femme céda pour ne pas désobliger son amie.A peine avait-elle touché les cartes, qu'elle entendit un cri strident suivi d'un aboiement for- toir, des bicyclistes qu’il a fait tomber à bas de leur machine, des pots de lait, c'c sirop, des oeufs que des enfants apportaient à la maison et que pris de peur en se voyant poursuivis par ce molosse ont laissé choir sur le pavé.C’est joli de pouvoir se sauver de ces catastrophes avec de l'argent! Quand les malheurs se multiplient, qu’un gros monsieur s'est fait infiltrer dans le sang le virus de la phobie, les autorités s’émeuvent, les chiens sont condamnés à la muselière, ce qui n’est pas pour les rendre plus doux et d’ailleurs ça ne dure que quelques mois.En principe, on ne devrait garder aucun animal dangereux.La société se débarrasse des êtres nuisibles, pervers, midable et la chute d’un corps sur le ! vicieux qui sont une disgrâce pour la plancher.En trois sauts elle arriva I communauté.On l’a dit.ce qu’il y a femmes se font suivre ou qui les atten- chez elle pour trouver son pauvre petit ! de pire dans le chien, c’est, l'homme.dent sur le marche-pied de leur auto, vous n’êtes lias toujours sûr d’avoir la vie sauve si.par hasard, vous tentez une vulgaire galanterie comme de ramasser n mouchoir qu'une femme a laissé lomber de sa bourse ou son ombrelle.En même temps que votre main, une patte s'est dûrement posée sur ces articles, un grognement terrifiant vous avertit d’avoir à lâcher prise, si vous ne voulez lias vous faire dévorer.Si ce qu'on m'a raconté est vrai, on devrait se hâter de faire le procès de ces chiens qui ne sont pas si intelligents qu’on le dit et souvent, faute d’autre proie, retournent leur fureur contre leur maître.tout ensanglanté sous les pattes de ne lui faisons pas un sort plus doux l’affreuse béte qui lui fourrageait la qu'à tant de gens qu’on met dans les poitrine.Ce fut une scène déchirante ; maisons de santé, en prison, qu'on cn-quand la mère arracha son enfant des voie même danser au bout d'une corde griffes du monstre, trop tard, hélas! car sans pitié, sans rien faire pour les i! était mou comme une chiffe et ne re- amender.Pas besoin d'attendre comme prit pas connaissance.\ toujours que des accidents aient eu lieu Voici une vie abîmée à jamais, heu- i pour agir.Nous vivons sous de vieux reuse toutefois si elle ne perd pas la j dictons: Le chien, c’est l'ami de l'hom-raison.Car d'avoir ce spectacle san- me.C’est bien souvent son tyran.Us giant sous les yeux avec la pensée que sont un peu comme dans cette annonce cocasse que je lisais sur un quotidien: “Bon chien à vendre, de race pure, fidè- ce drame a eu lieu par sa faute est bien suffisant pour faire chavirer cette cervelle.Pourquoi garder ces fauves dans les maisons?Est-il permis d'exposer la vie le.mange toutes sortes de choses, aime beaucoup les enfants.” JULIEN SAINT-MICHEL.De nouvelles méthodes s’imposent | rait, selon eux.trop de dépenses, j Myopes! Us lâchent la proie pour [ l’ombre.Je prétends que la pension de Telle est la déclaration de l’éclievin J.Schubert devant le .X if i-vtr I*.p»r MU.r.t’-'-l Lib'i* (Uv f W it II» L»b»t .1 tt.ll • sn4 h.n.M |.— I Ntialstef et s* l-al.l u.4 an A»n.rf» H Ç) fi ! ¦ LMOfrvi*TORE ! .T'A ' „ H |iftftfrnlotr«rnuK^ui'*Aart’j j t!— 1 0w°rl 0.P.&C.F.I.A.314 iv,JU) b ni UrNIOIN 1.AH r.I- ¦i _____7 ' Painters'."^Decorators; ZS* >»> \WORHERS UNION / .V/ UNION UNlOfc/tTAMP Factory I.V.m-:?) rûmw.p.c.of N.Mb ‘oiUNION-MADE U?ïntôrnationAl M«kU»
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