Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1933, samedi 21 octobre 1933
19e Année — No 43 19th Year — No.43 SAMEDI, 21 OCTOBRE 1933 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 21, 1933 TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brevnng Experience behind it Cr Jlmiiie èuwitf mt Cali m orlû DRINK ALE e° rength ity !_____ ____________ Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest •INSTRUIRE ET AMELIORER’ Téléphone: LAncaster 5361 Pourquoi pas un NRA au Canada?Au Conseil des Métiers U n’y a aucun doute qu’on dû vous demander, tout comme à moi, ce que vous pensiez du National Recovery Act (N.R.A.) des Etats-Unis.C’est étrange comme cela tracasse du monde.Notez bien que la plupart de ceux qui vous posent cette question souhaitent dans leur for intérieur que cette tentative audacieuse, lancée par le président Roosevelt, soit un fiasco complet.Pourquoi?A première vue, cela semble difficile à comprendre, mais en réfléchissant quelque peu on en trouve la raison: c’est une simple question d’égoïsme ou, comme disent si justement nos amis de langue anglaise, “it is a question of self protection”.Somme toute, à quoi le N.R.A.tend-il?A augmenter le pouvoir d’achat de la masse afin de lui permettre d’acheter les produits et articles manufacturés, tout en diminuant les heures de travail de manière à donner une occupation à des milliers et des milliers de chômeurs.C’est une politique saine et intelligente; de plus, c'est la seule et unique tentative pour empêcher l'effondrement du régime capitaliste sous lequel nous vivons.•, .Evidemment, comme cette réforme a été réclamée par la Fédération Américaine du Travail et le Congrès des Métiers et du Travail du Canada elle n’est pas en odeur de sainteté dans certains milieux.On donnera crédit au président Roosevelt qu’il ne s’occupe guère des lamentations de ceux qui s’opposent à la politique nouvelle qu’il a introduite aux Etats-Unis, il marche de l’avant, il met franchement devant le peuple ce qu’il a l’intention d’accomplir, il lui demande confiance, il cherche à avoir l’opinion publique avec lui et il l'obtient non seulement grâce à son prestige personnel mais parce que le peuple réalise que c’est un homme d’action, qu’il sait ce qu’il veut et où il va, en dépit de tous les obstacles.En admettant que son N.R.A.ne réussisse pas, soit un fiasco, qu’adviendra-t-il?On ne peut y penser sans frémir.Il y avait aux Etats Unis douze millions de chômeurs, soit dix millions de personnes qui n’avaient plus aucun pouvoir d’achat; il faut qu’elles mangent tous les jours comme vous et moi; si elles n’ont pas de quoi acheter leur nourriture, peut-on les condamner à mourir de faim au milieu d'une abondance de tout sans parallèle dans l’histoire du monde?Ce n’est pas admissible, il faut donc leur donner des secours directs par l’entremise de l’Etat.Cela peut-il se continuer indéfiniment sans entraîner le pays vers une banqueroute nationale?Peut-on admettre que le quart ou la moitié de la population travaille ou paie pour garder l’autre moitié ou les autres trois-quarts à vivre à ne rien faire?Si on laisse souffrir les affres de la faim à des milliers d’êtres humains, c’est la révolution à brève échéance, car il est vrai que ventre affamé n’a pas d’oreilles, il suffirait d’une étincelle pour mettre le feu aux poudres et faire sauter notre monde soi-disant civilisé.Vous voyez souffrir votre famille, elle n’a plus rien à se mettre sous la dent, vous ne pouvez lui procurer la nourriture quotidienne et vous savez que les entrepôts regorgent de tout ce dont elle manque, qu’on détruit par milliers de tonnes cette nourriture dont elle a tant besoin parce qu’on ne trouve pas à vendre avec profit, qu'on a trop récolté, trop produit de tout, au point que les prix de vente sont tombés à presque rien, ne seriez-vous pas excusable d’aller enfoncer les portes des magasins, des entrepôts encombrés et de vous servir vous-même.Ceux qui vivent et profitent du système de société actuel diront que c’est un crime qui doit être puni sévèrement, au nom du principe sacro-saint de la propriété.Peut-être ont-ils raison: le vol collectif tout comme le vol individuel reste toujours un délit punissable par la loi, mais ceux qui souffrent trouveront leur geste tout naturel et comme le nombre des affamés est énorme, peut-on tous les onctei et les empiisonnei.C’est bien douteux.Alors, quoi, c’est une révolution et la fin du régime capitaliste.Voilà la situation dénuée de tout artifice.Vous le savez d’ailleurs tout comme moi, c’est la révolution ou c’est l'Etat qui est contraint de subvenir aux besoins de ceux qui manquent de tout.Il restait un juste milieu: c’est la ligne de conduite que suit le président Roosevelt: redonner un pouvoir d’achat à ceux qui n’en ont plus et distribuer le travail au plus grand nombre possible.Que ceux qui condamnent le N.R.A.ou qui souhaitent son échec y pensent sérieusement, car si par malheur cela arrivait, ils en deviendraient probablement les premières victimes.On peut dire d’eux avec raison: “si ventre affamé n’a pas d’oreilles, ventre repu n’en a pas non plus”.D’autant plus que ce sont précisément ceux qui sont contre cette nouvelle politique qui sont les vrais coupables de la crise actuelle; c’est l’industrie et la finance tjui ont plongé la société dans le gouffre où elle se débat; l’une, par l’introduction effrénée de la machine, sans égard pour la main-d’oeuvre humaine, ayant décuplé, centuplé la production, au lieu de diminuer les heures de travail, elle a fait fonctionner la machine vingt-quatre heures par jour et souvent 365 jours par année, avec le résultat que nous connaissons; l’autre, en surcapitalisant à profusion des compagnies-pieuvres qui s’emparent et contrôlent tout, en accumulant dividendes sur dividendes sur du stock mouillé — inondé serait plus juste — et cela aux dépens des salaires des ouvriers, de la grande masse, du public en général.Maintenant que le mal est fait, ils ont l’audace de dire au gouvernement: “c’est de votre devoir de subvenir aux besoins des chômeurs, de ceux que nous avons exploités en leur payant des salaires de famine, que nous avons ensuite rejetés au rebut, une fois leur période d’activité amoindrie” et lorsque l'Etat prend des mesures pour donner un pouvoir d’achat et du travail aux victimes de l’imprévoyance et de la cupidité de l’industrie et de la finance, ils jettent les hauts cris et prétendent que c’est une atteinte à la liberté individuelle.Tandis que nos voisins font au moins quelque chose de pratique pour sortir de la crise, que faisons-nous au Canada?Rien, ou presque rien, à part de la mesure de limitation des heures de travail que l’honorable M.Arcand a fait adopter à Québec, pas un autre gouvernement provincial, encore moins le gouvernement fédéral, n’a adopté une mesure pratique; nous n’avons que les secours directs, des camps de chômeurs, des travaux public exécutés à bas salaires.Le premier ministre, Thon.M.Bennett, n’a-t-il pas déclaré que nous ne pouvions adopter la politique de nos voisins, nous ne sommes pas assez riches, notre population n’est, pas assez nombreuse, nous devons vendre nos produits sur les marchés extérieurs et pour y arriver il faut produire à bon marché, alors impossible d’augmenter les salaires ni de diminuer les heures de travail, mais il faut quand même continuer à payer des dividendes.Où cela va-t-il nous conduire?SOCIUS.L’assemblée régulière du Conseil des Métiers et du Travail a été tenue jeudi soir dernier, sous la présidence de Candide Rochefort, vice-président, assisté de J.E.Gariépy.deuxième vice-président.Des questions très importantes furent discutées, mais celle qui prit le plus le temps du Conseil, fut la plainte que les typographes du local 176 ont portée contre le journal Herald qui publie depuis quelque temps des articles réclamant l’augmentation des salaires.Dans son rapport, l’exécutif dit avoir étudié sérieusement le grief des typographes et trouve celui-ci fonde, car ce journal ne paie pas à ses employés les salaires de l’union; la recommendation du comité était de demander que les oificiers et les membres des unions affiliées à ce Conseil s’abstiennent de contribuer à toute propagande de ce genre faite pour fin de publicité qui est souvent préjudiciable aux meilleurs intérêts des ouvriers organisés Le premier délégué à prendre la parole sur cette question, Thompson des journaliers, fit un exposé de la présente situation des affaires et il croit qu'il faut aux ouvriers beaucoup de publicité pour parvenir à éveiller l’opinion du public, et essayer de faire redresser les salaires pitoyables qui se paient actuellement.Il commenta l’attitude du président Roosevelt, des Etats-Unis, qui n’a pas eu peur de prendre des mesures dictatoriales pour amener le retour de la prospérité; pourquoi les ouvriers canadiens refuseraient-ils les offres d’une publicité pour revendiquer leurs droits.Le délégué Charron croit ne pas s'être égaré lorsqu'il donna son opinion au Herald sur la question importante des salaires.Le délégué Corrigan ne peut comprendre l’anxiété si prompte de ce journal de travailler aux intérêts des ouvriers, car s'il a tant à coeur les intérêts de la classe laborieuse, pourquoi ne commence-t-il pas par mettre sa propre maison en ordre.Le délégué Lefèvre croit que nous devrions considérer en premier lieu l'intérêt de la masse avant le bien-être individuel.De son côté, le délégué Alphetus Mathieu dit qu'il y a un grief qui est présenté par les typographes anglais, que cette organisation fait partie du Conseil depuis de nombreuses années, et ils ont droit à la protection du Conseil.Ce journal peut être aussi sincère que les autres journaux, mais un fait demeure, et celui-ci doit être pris en considération, c'est que le Herald ne paie pas les salaires, et qu'on ne peut prêcher une chose qu'on ne pratique pas; si Ton veut augmenter le pouvoir d'achat des ouvriers, il faut augmenter leurs salaires.Il est fortement en faveur du rapport de l'exécutif.Le délégué Cuppello n'y va pas par quatre chemins."Si le Herald veut préconiser une bonne chose, qu'il commence par regarder autour de lui pour voir si la chose n'est pas plus importante chez lui qu’ailleurs; c'est très bien de prêcher de bonnes doctrines, mais il faut aussi les mettre en pratique.” En commentant l'attitude du comité exécutif le délégué Rochefort dit que le travail organisé a demandé des heures plus courtes de travail et une augmenta tion de salaires, mais que devons nous penser de ceux qui ne cherchent que leur intérêt particulier et qui se servent des ouvriers pour se couvrir pour augmenter leur circulation.Ces temps des discours sont passés, nous sommes au temps de l'action, mais non pour un individu quel conque, mais la masse en général.A la dernière convention convention du Con grès des Métiers et du Travail, tenue en septembre dans la ville de Windsor, le représentant des unions ouvrières britanniques, M.Bromley, n'eut pas de mots tendres pour la presse capitaliste qui se sert de l'ouvrier pour exercer ses effets néfastes en faveur de la classe des ennemis du travail organisé.Pourquoi ce journal prend-il si soudainement l’intérêt des ouvriers alors qu'il méconnaît a ses propres employés le droit à un standard légitime de vie.On se demande souvent comment nos journaux ouvriers ne peuvent résister, qu'ils croupissent dans l’indigence, malgré qu’ils se fassent les champions des revendications ouvrières.Nous n’avons pas à étudier davantage la situation lorsque des faits comme ceux-ci sont portés à notre connaissance; doit-on admettre que les ouvriers sont assez négligents pour admettre leur sort, ou bien que c’est le manque de connaissance de leurs propres intérêts qui les font agir ainsi.Ne nous laissons pas berner, nous sommes en temps critiques, et la seule solution à nos problèmes ré side encore au sein du travail organisé et non pas de la presse capitaliste.Le délégué Germain est d’opinion que les corps affiliés ont droit à la protection et, pour lui, la résolution du comité vient à son heure.Après quelques mots du délégué Thompson sur la question, la recommandation du comité exécutif est adoptée.# * # La question des salaires raisonnables est de nouveau soulevée par la deuxième clause du rapport du comité exécutif, motivée par une communication du Conseil de District des Charpentiers et Menuisiers traitant des salaires payés aux ouvriers employés aux travaux du Département de la Voirie.En dépit du fait qu’il existe une loi du salaire raisonnable, il ne semble pas que ces travailleurs aient le bonheur de jouir de son application.Une demande était insérée dans ce rapport pour que ie Conseil fasse pression près des autorités de la Voirie pour obtenir que ces travaux viennent sous l’empire de cette loi.Sur cette question, le délégué Lefèvre donna lecture d une lettre du Département du Travail, et qui se lit en partie comme suit: “J’ajouterai que l’arrêté en conseil relatif au paiement de salaires raisonnables.ne touche pas aux travaux de voirie, mais seulement aux travaux de construction ou de restauration d’édifices publics de toutes sortes et à tous autres immeubles restaurés eu construits par le Gouvernement Provincial.Les ponts ou ponceaux en question n’étant pas construits par le ministère des Travaux Publics, mais par celui de la Voirie, ne tombent pas sous notre juridiction.” Le Conseil renouvelle donc sa demande pour que ces travaux de voirie soient compris dans l’application de la loi des salaires raisonnables et que la clause des salaires raisonnables soit attachée aux contrats accordés dans ces cas.Plusieurs délégués donnèrent leur opinion sur cette fameuse question du salaire raisonnable.la plupart étant d’avis que la clause des salaires raisonnables n’était pas généralement mise en vigueur dans la.Ville de Montréal, parce que l’inspection fait défaut, l’inspecteur chargé de cette surveillance étant surchargé de travail et ne pouvant par conséquent pas donner toute son attention aux cas qui lui sont soumis ou qu’il découvre.Le gouvernement devrait nommer un plus grand nombre d'inspecteurs, dans le plus bref délai possible.Plusieurs communications furent lues c-t renvoyées au comité exécutif.Les délégués à la convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada firent leur rapport.Le délégué J.Cuppello fit le rapport en anglais, et le vice-président C.Rochefort parla en français.Ce rapport fut accepté avec remerciements aux délégués.Après la transaction de différentes affaires de routine, le Conseil s'ajourna au 2 novembre prochain.-: o:- LE COUT DE LA VIE Le coût de la vie au Etats-Unis, d’après le relevé semestriel conduit par le Bureau de la statistique du Travtyj/ a décliné de 2.9 pour cent, de décembre 1932 à juin 1933.Lc$ aliments, ont baissé ce 2 pour cent: les vêtement^, de 1.pour cent le loyer, de 7.8,pour cent; le combustibLe et l'éclairage, de 5.4 pour cent; et les articles divers, dé 2.4 pour cent: tandis que le mobilier .en revanche, augmentait de 0.2 pour cent.On note en juin cette année en comparaison avec juin 1932, une réduction de 5.5 pour cent dans le coût de la vie en général. TWO SAMEDI, 21 OCTOBRE 1933 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 21, 1933 LA VIE OUVRIÈRE CHEZ LES CIGARIERS Au cours de l'assemblée mensuelle de l'Union des Cigariers.local 58, tenue récemment, au siège de l'Union, 1446, rue Amherst, des protestations sérieuses ont été formulées contre l’attitude de certains non-unionistes cigariers, se plaisant, probablement par malice, à détruire dans le public la confiance qu'il a toujours accordée à l'union et particulièrement à la Coopérative des Cigariers.A ce propos.M Ben.Drolet, président de l’Union, tient à faire une mise au point.Il regrette amèrement que de tels bavardages se colportent ici et là.par certains personnages, allant à dire que l'Union n’existe plus et que les marques de cigares “Coopérative” n'étaient plus revêtues de l’étiquette bleue de l'Union des Cigariers.En ma qualité de président de l'Union et de la Coopérative, je répudie ces paroles dites par des gens sans principes, comme étant mensongères.Au lieu d’aider à faire progresser le mouvement unioniste chez les cigariers.ils se plaisent à le déprécier.Ces mêmes individus se plaignent, avec raison, des mauvaises conditions de travail et des salaires dérisoires qui leur sont imposés.Il est tout naturel qu'il en soit ainsi, puisque les patrons savent bien que ces dénigreurs ont flanché envers leur union, ils comptent donc qu'ils peuvent leur imposer n'importe quelles conditions, sachant d'avance qu'ils les accepteront sans récriminer.En ce qui concerne l'Union, déclare le président Drolet, elle existe depuis 53 ans, son noyau à l'heure présente se compose d’hommes intègres, sérieux et sincères.Si ceux des mécontents de leur sort veulent bien y porter une attention toute spéciale et se grouper comme un seul homme et joindre les rangs de l’union, le temps ne serait pas éloigné pour que leurs conditions de travail, qui sont présentement déplorables, tel qu'ils le disent, seraient améliorées.Quant aux produits en cigares de la Coopérative des Cigariers.ajoute le président de la compagnie, ils sont toujours revêtus de l'étiquette bleue de l'Union des Cigariers.Les unionistes bien pensants et les fumeurs de bons cigares peuvent sans crainte de se tromper continuer leur encouragement à ces produits comme par le passé.-:o :- CHEZ LES CORDONNIERS A sa dernière assemblée, le local 249 de l'Union internationale des Travailleurs en chaussures, sous la présidence du confrère O.Drolet, a discuté longuement la question du recrutement.Le succès reporté jusqu'à présent est très satisfaisant, un très grand nombre d’anciens membres ont rejoint les rangs de l’union.Il est annoncé que ce local continuera tous les vendredis soirs ces assemblées de propagande unioniste.Tous les ouvriers du métier, unionistes ou non.sont Tes bienvenus.Le comité exécutif a lancé l’appel suivant: Aux travailleurs en chaussures.L’occasion vous est offerte de vous affilier à l'union de votre métier; profitez-en; vous en avez le droit, personne ne peut vous en empêcher.On vous dire peut-être du mal de l'union.Peut-on empêcher la médisance et la calomnie?Soyez persuadés que ceux qui déprécient l'organisation ont un intérêt quelconque pour le faire et pardessus tout sachez bien que ce n’est pas pour prendre la part des travailleurs.Le local informe les membres que l'on procédera, à chaque assemblée, jusqu’à nouvel ordre, au tirage d'une contribution.-:o :- M.W.GREEN REELU POUR LA 10e FOIS La Fédération Américaine du Travail a terminé son 53e congrès annuel, en donnant son appui au programme de relèvement du président Ftoosevelt.mais en déclarant avec énergie qu’elle continuera de livrer la lutte des ouvriers pour leur faire obtenir de plus grands avantages de ce programme.M.William Green a été réélu président pour la dixième fois de la Federation oui compte plus de L’.OOO.OOO d’ouvriers syndiqués.et il a lancé l'avertissement suçant: “Je vais continuer de diriger cette armée des ouvriers syndiqués, tant que chacun de nous ne jouira pas des droits et des privilèges auxquels il a droit.” Ce congrès a été l’un des plus intéressants encore tenus par cet organisme qui compte au Canada de nombreuses sueur-sales ou unions affiliées.Les tentatives de division des débuts de ces assises annuelles n’ont abouti qu’à cimenter davantage, dans un moment aussi difficile, toutes les énergies.LES ACCIDENTS DU TRAVAIL Il est officiellement annoncé qu'un membre de la Commission des accidents du travail de la province de Québec sera au bureau du gouvernement, au No 89 de la rue Notre-D-ame Est.à Montréal, tous les vendredis de 10 h.du matin à midi et demi, et de 2 h.30 à 5 h.de l’après-midi; le samedi, de 10 heures du matin à midi et demi.Il importe que tous les ouvriers ou autres intéressés prennent bonne note de cet avis car ils pourront toujours rencontrer ce commissaire aux heures et jours plus haut indiqués, ce qui pourra certainement rendre service et éviter bien des retards.-:o :- UNE CAMPAGNE DE PROPAGANDE Les charpentiers-menuisiers de la métropole viennent de décider l’organisation d'une grande campagne de propagande et de recrutement par toute la ville.Les derniers préparatifs de cette campagne seront faits au cours d’une réunion de tous les exécutifs des locaux de la Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers conjointement avec le Conseil de District.M.Pierre Lefèvre, secrétaire du Conseil de District, compte sur la coopération de tous les officiers et des membres pour assurer le succès de cette campagne.Des orateurs pris dans les rangs des ouvriers organisés traiteront des questions qui intéressent en particulier les ouvriers du bois.-:o :- LA VERITE Tous les jours, on entend dire que le désoeuvrement a grandement diminué au Canada.Si cela était vrai, chacun de nous aurait l'occasion de le constater personnellement autour de soi, au lieu du triste état de choses qui de toute part continue de crever les yeux.D'ailleurs, ce qui importe en l’espèce, ce n'est lias tant le nombre des ouvriers a utravail que le chiffre global des salaires.Jusqu'à ces derniers mois on avait cru à une reprise prochaine de l'activité économique, il restait encore de l'épargne.et les salariés préféraient chômer plutôt que d’accepter les réductions qu’on leur proposait.Depuis, le chiffre de l'embauchage s'est légèrement relevé parce que, la résistance aux compressions de salaire s’étant affaiblies, nombre de chômeurs volontaires sont retournés au travail.Chacun de nous sait que c'est là la vérité.L'industrie et le commerce n'ont probablement pas à l'heure actuelle un budget de salaires égal à celui de l’an dernier, puisque la soumission forcée des récalcitrants aura permis aux patrons de tailler de nouveau dans la rétribution des employés restés au travail.La statistique a la réputation de savoir mentir: ce qui ne ment pas, c'est ce que l’on voit de ses propres yeux.— Le Canada.-:o :- Ce n'est pas parce que vous voyez la crise s'éloigner qu’il vous faut vous éloigner de vos unions; au contraire, vous leur devez votre plus loyal appui présentement.DES EMPLOYEURS CONDAMNES Pour avoir forcé des employés féminins à travailler plus de dix heures par jour, ou 55 heures par semaine, la Victoria Hat Company, 446, rue Sainte-Hélène, a été trouvée coupable de contravention à la loi des Etablissements industriels, et condamnée à payer $50 et les frais.L'accusation portée par le gouvernement provincial.que représentait Me Maurice Beaudry, déclarait que l'offense avait été commise le 22 septembre.LA VENTE DE LA GAZOLINE M.Gaspard Fauteux, député de Sainte-Marie.a l'intention de soulever encore une fois à la Législature la question de la vente de la gazoline par le gouvernement provincial.L’an dernier, M.Fauteux fit une motion à cet effet qui donna lieu à un grand débat.Le gouvernement se prononça contre le projet, mais la motion du Dr Fauteux pour production de documents fut acceptée.Le député de Sainte-Marie entend encore soulever la question cette année-ci et recueillir les expressions d’opinions sur le projet qu'il caresse depuis quelques années: l’étatisation de la vente en détail de la gazoline.Ouvriers, malgré les contrariétés financières et autres, souvenez-vous qu’il est plsu temps que jamais d’appuyer vos unions.Demandez Tétiquette de l’Union sur toutes vos marchandises Always demand the Union Label - It Days Reproduction des marques syndicates, cartes d’ateliers, boutonsUnion Labels, Shop Cards, Working Buttons and Emblems used et insignes de travail qui désignent l’affiliation aux unlonsto designate membership in the affiliated National and InterInternationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail.national Unions with the American Federation of Labor.rtrtara tnj :>.# Staa;er»' I'm* LiV»' I nternatlenal PhvoErya* tfl’ Lawn Label '•%£' I U>il prtiiBin'i LiUI V-Î jCOUKCQ Allied rnr.t.rc Trasrl Lit* < U N ' ONfghLA B cT> Loral T» f«friphif»l L'nitft Labe* UNION (NAfiKH g553S33 8gap| Stop Card af iitruiiaui Berber»' L'etea •Xaia^ La»«J *1 Teberae Werbert UNION MADS hnt a ro earner M iyn»|IW«Ut«l — «-or-*"'—»*e^« I Lekea LUI af UpUliUrin' later-aeUeaal L'atea af AaarW• v-wi ty /üÊÊEJâ 1 ebeltlerrra* l.abrl «ted an A«nl#r* |’j', ' ' t !» Star* Card t( Mtal Centra & B-aUber Wirtsi* ISSUED UY 0.P.&C.F.IA Union LiUI nf MfUl Pallthera' ti i 1 II.Fitiihrn Imm L*UI Bvonbiniera Lnlon L»t*l UINIOIN LABEL — -e " rL ' ^ 16-53 ' * “ -V 'V .,t- i Painters f:.-', “^Decorators LUI of iki Jiirrpain Tiileri* Lnioo af AntrWe Label af Staff Meantrrt (lreih'*b»d *f Paint '• Urreraltra and PaptrhanffM' L'm»n Label ***** UNION LABEL \ WORKERS UNION/ UNION UNIOÙj‘wTAMP factory MADE r«drrtliaa af Mnwlaa lmi« Label Paetf Mabrn* L’*’** LehAe f.mbdffli a.' 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nulle, d’où le désordre économique que nous constatons aujourd’hui dans presque toutes les parties du monde dit civilisé.Un exemple frappant de cette maldistribution effrontée du pouvoir d’achat nous est présentement et officiellement donné aux Etats-Unis, pays des multi-million-naires, des trusts omnipotents et de la plus affreuse misère, le tout s'affirmant avec une simultanéité dont il ne reste pour ainsi dire plus à faire la preuve depuis que le comité sénatorial américain a commencé à soulever les voiles épais qui couvraient jusqu'ici l’immunité scandaleuse de la haute pègre yankee.Et, quoi qu'on dise, la charité restitutrice n’a pas réussi à justifier devant l’opinion les abus chroniques des métèques de l’économie capitaliste.Actuellement, beaucoup d’“exécutifs” do compagnies s’allouent ou se font allouer d’autorité une maigre pitance annuelle de $100.000 et plus.Les étoiles de cinéma, de l'un et l'autre sexe, dont l’éclat n'est fait que de la sottise populaire exaspérée par une publicité tapageuse à souhait, touchent jusqu’à dix fois le salaire du président Roosevelt lui-même, ce qui commence à fatiguer singulièrement jusqu'à des politiciens conservateurs.On a aussi constaté que des présidents de grandes compagnies d'assurance touchaient, en se jouant, une moyenne minimum de $135,000 par année.Il en est d’autres pillards dans le commerce et l’industrie qui, outre un salaire excessif, s’approprient encore, en temps de crise, des boni substantiels, cependant que des millions d’ouvriers demeurent victimes du chômage obligatoire et font queue à la porte des établissements de bienfaisance.Une pareille situation, anormale s’il en fut jamais, n’est pas du tout étrangère, sans aucun doute, à une récente décision que vient de prendre Washington, à l’effet d’exiger de 2,000 firmes yankees le chiffre payé en salaires, bonus, etc., aux membres de leur "exécutif” et de leur directorate Reste à savoir, maintenant, si les forbans de la richesse américaine vont se soumettre au questionnaire imprévu de l’hôte de la Maison Blanche s’ils peuvent légalemqnt s’y soustraire.L’enquête sénatoriale, par l’énergique entremise du déjà fameux Pecora, a déjà rendu publics un certain nombre de salaires fabuleux négligemment appropriés par les disciples huppés du Veau d’Or.Aussi l’émotion est-elle à son ocmble parmi les camarillas argentières de l'oncle Sam, car leurs membres redoutent comme la peste que “leurs salaires” fantastiques et leurs autres brigandages soient publiés dans les journaux américains.C’est ce qui fait supposer que nombre de firmes, par crainte du pire, vont se soumettre de bonne grâce à la requête de Roosevelt et adresser à ce dernier une liste de leurs hauts salariés, avec tous les chiffres et tous les noms et prénoms.Cette incursion du "président souriant” dans le domaine tenu jusqu’ici pour si strictement confidentiel, et pour cause, est un indice que des abus jusqu’à présent considérés comme légitimes par des autorités plus ou moins avariées doivent prendre fin si l'on veut équilibrer plus normalement une situation économique éminemment malsaine par laquelle l’opulence et la misère peuvent subsister côte à côte sous le couvert officiel de lois iniques, périmées et dont l’abrogation s’impose dans le plus bref délai.La justice la plus élémentaire l'exige, la simple morale naturelle et humanitaire le commande.Georges Delpèque.C'EST a que le meilleur • J es! fabriqué FINEST CANADIAN 10 ONCEf Au Canada!.C'est pourquoi les Canadiens ne veulent pas d'autre gin que le Gin Canadien authentique Melchers Croix d'Or.Aussi a-t-il la plus grande vente au Canada.Ce gin n'est pas un mélange, mais est le produit direct et pur de la distillation.C'est le Gin Canadien Geneva authentique.le seul dont l'âge a été garanti depuis des années par le Gouvernement Fédéral.Trois grandeurs 10 onces - $1.00 26 onces - $2.30 40 onces - $3.30 GIN CANADIEN AUTHENTIQUE MELCHERS CROIX D'OR MELCHERS DISTILLERIES LIMITED Distillateurs depuis 1898 Distilleries: Berthierville, P.Q.Bureau-Chef: Montréal, P.Q.AVEC CA PH) LL A VU COMMODE LABOR DIRECTORY MOXTltEAI.TRADES AND LABOR COUNCIL.—Meets every 1st and ont Thursday of each mouth at Monument National, 1182 St.Lawrence Boulevard.President, J.T.Foster, 717 Stuart Avenue: Corresponding Secretary, Jos.Pelletier, 7 Craig Street East.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL — To promote the interests of the Allied Union Label (which can be had in either the French and English language).The following organizations comprise Council: Typograpnlcal Union, No.170; Jacques-Cartier Typographical Union, No.115; Printing Pressmen and Assistants’ Union, No.52; Bookbinders' Union, No.91; Photo Engravers' Union, No.9; Stereotypers and Eleetrotypers’ Union, No.39; Amalgamated Lithographers of America, No.27.President, Jos.Pelletier; vice-president, Walter Forrest; Recorder, A.F.Ricard: Secretary-Treasurer.James Philip, Room 12, 108 SL James Street West.Executive: Nap.Ouimet, .T .A.Bollier, John Moore.Auditors: R.11.Malin, A.Query, J.Kelly.Telephone: MArquette 7189.Council meets Second Tuesday of each month at 7 Craig Street East.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER No 143.— Assemblée ie 1er samedi du mois, à la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Berri.Président, J.E.Gariépy, 0028 Ave Delorimier, Téléphone: CKeseent 75S7 ; secrétaire-trésorier, Henri Richard, 3177, rue Cartier; Téléphone: AMherst 7031.UNION DES RELIEURS, Local 91.— Assemblée tous les 1er et 3e mercredis de chaque mois, à.la salle de l’union, No 7, rue Craig Est, a S heures du soir.Président: J.-A.Julien; secrétaire-financier et agent d'affaires, Jos.Pelletier, 7, rue Craig Est, téléphone: LAncaster 2720.TYPOGRAPHICAL UNION No.170.— Meets first Saturday of each month at Union Rooms, 10S St.James St.W.William Skanes, President, 5030 Waverly Street; James Philip, Secretary-Treasurer, Room 12, 108 St, .Tames Street West.Business hours: 9 n.m.to 5 p.m.Saturday, 9 a.in.to 1 p.m.Telephone: MArquette 7189.FRATERNITE UNIE DES PEINTRES-DE.CURATEURS, Local 319.— Assemblées tous les lundis, au No 1331, rue Sainte-Catherine Est.1 'résident, E.Vaiiquette, 1989 Kent : vice ¦pré sident, J.Boulet.1405 Champlain : seer étair vcnvspom huit, Albert 1 Iteiiau il, 1139 Will liant : sécrétait- e-finaneier, L.1'.1 iîoiss.-l- I".1021 ! b'iorimie r: trésorier, 1 :.ito billard, 2:100 De s Erables ; conducteur, .Art.I ieiinud.3x7 Coll; grégat ion ; gardien, J.N .Des ia rdilis.1715 rtu ¦ St-Denis : auditeurs: J .Cha ri raud, 1320 De In roche; E !.Desèves, 3S! J5 lie nri-J 11- lien ; A.Bulsmenu, 5124 I>e Gasp FRATERNITE UNIE DES CHARPENTIERS-MENUISIERS D'AMERIQUE, Local 134.— Président, F.Iloucet, 1909, rue Cartier; viee-président, H.Trottier, 2211 rue Panet tél.FRontenac 1C0S; secrétaire-archiviste, Pierre Lefèvre, 5191, 12e Avenue, Rosemont: secrétaire-financier, Edouard J,arose, 1278, ruo Beaubien tél.DOllard 3288; secrétnire-trêso-rier, Ernest Tisdelle, 1310, rue Gilford.Le T.ocal s'assemble tous les lundis soir, au Monument National, chambre 11.WOOD, WIRE & METAL LATHERS, Local 315 of Montreal.— Meetings every 2nd Wednesday at 1182 St.Lawrence Blvd.(Monument National), room 15.Frank Horan, Fln-nneinl-.Secretnry.3098 Jeanne Manco Street, Telephone: HArbour 1197.COMMENT OBTENIR UNE POSITION DU GOUVERNEMENT Brochure gratuite.The M.C.C.Ltd., Toronto (10) LES CIGARETTES Ottawa, 18.— Le département du revenu annonce que les Canadiens fument plus de cigarettes, ce qui n’a pas empêché les recettes de l’Accise d’accuser en août dernier une diminution par rapport à celles d’août 1932.En août 1933, il est entré 410.588.270 cigarettes contre 329.510,064 en août 1932.La chute dans les recettes provient des accordes conclus à la conférence d’Ottawa.Elles étaient de $1.976.332 en août 1932 et de $1,645,308 seulement en août 1933.FRATERNITE DES WAGONMKRS DE CHEMINS DE FER D'AMERIQUE, LOG II SAINTE-MARIE Nu 231.— Assemblées régulières les 1er et 3e vendredis de chaque tnuis, dans la salle de l'Assistance Publique, ruo I.agauclictière Est.Président, L.-A.Beaudry, 1828,rue Désery ; vice-président, H.Massé, 3870, rue Montana; secrétaire-archiviste et correspondant, C.Miron, 5181, 7e Avenue, Rosemont; secrétaire-financier, R.-B.Lamarche, •1505, Delorimier, chambre 7 ; secrétaire-trésorier, A.Bertrand, 2315 Aylwin ; guides : E.Deuiger et A.Asseliu; sentinelle, U.Côté; maitre de cérémonies, Jos.Dufault; gardien, II.Joly.Comité local de protection: J.-A.Beaudry, président, tél.FRontenac 5891; Geo.Gauthier, secrétaire, 51GS 12e Avenue Rosemont, tél.CLairval 1314W ; C.Miron, tél.AM.5223; H.-J.Limoges, 1101 Desjardins, tél.CLairval 7555; II.Vaillancourt, 2494 Rouen, tél.FRontenac 5500; it.Provost, 20S9 I’réfon-taine, tél.FRontenac 1523.CHARPENTIERS-MENUISIERS, Union locale No 1558, Maisonneuve.— Assemblée tous les vendredis à 8 heures du soir au No 1051, rue eLtourneux (Temple des Buffalo).Président: J.-A.Chambcrland, 1520, rue Saiut-Germain; Vice-Président: Aram.Houle, 4590, rue Lafontaine; Secrétaire-Archiviste: Charles Thibault, 2434, boulevard Pie IX; Secrétaire-Financier: J.-E.Delisle, 5233, rue Bordeaux; Secrétaire-Trésorier: J.-W.Corbeil, 2350, rue I.acordaire: Conducteur: Joseph Couruoyer, 2530, rue Chainbly ; aGrdien: H.Léger, 2427, rue Bourbonnière.CONSEIL DE DISTRICT DES CHARPENTIERS - MENUISIERS D'AMERIQUE.— Président, F.Larose; vice-président, E.Boucher; trésorier, E.Lauthier; secrétaire, Pierre Lefèvre: agents d'affaires: J.Shears et G.Houle.Les assemblées sont tenues tous les mercredis soirs à S heures, au Monument National, chambre 14, tél.LAncaster 5754.BOOT AND SHOE WORKERS’ UNION, No.249.•— S'assemble tous les vendredis du mois à S heures du soir, au No 1331, rue Ste-Catherine Est.Président, O.Drolet; secrétaire-archiviste, N.Gênais; secrétaire-correspondant, A.Roy; comité exécutif: Président, L.Thibault; secrétaire, N.l’oinier; secrétaire-trésorierct agent d'affaires, Charles McKercher, 1351, rue Sainte-Catherine Est.Le Local s'assemble tous les vendredis et l'Exécutif tous le?mercredis.UNION INTERNATIONALE DES BARBIERS COIFFEURS D’AMERIQUE, Local 455, île Montréal.— S'assemble tous le?2e et 4c lundis de chaque mois, au No 1172, boulevard Saint-Laurent, Monument National, salle No 15.Président, U.Lacombe; secrétaire-archiviste, 1.-1J.Bélanger; secrétaire-trésorier ei agent d'affaires, A.Millard, 254, rue Sainte-Catherine Est.UNION INTERNATIONALE DES TAILLE U R S DE PIERRE DE MONTREAL — Assemblées tous les 2e et 4e lundis de chaque mois, à S heures du soir, A la salle des Cordonniers, 1331, rue Sainte-Catherine Est.Pré-lident, A.Laurin, 7370, rue Drolet; secrétaire, rorrespondant J.-L.Longpré, 2440, rue Sainte-Catherine Est.BUREAU DE PLACEMENT PROVINCIAL Sous le contrôle du Gouvernement de la Province de Québec JOSEPH AINEY, Surintendant Générul FRANCIS PAYETTE, Surintendant Heures de bureau: 9 h.a.m.à 5 h.p.m.HOMMES: 90, rue .Suint-Jacques Est Pl.ateau 0181 — Local 228 SECTION “COMMERCE ET BUREAU” 95, rue Notre-Dame Est PLateuu 0181 — Local 22G HOMMES: 0552, boulevard Saint-Laurent CRescent 4758 FEMMES: Mil, rue Mansfield l’Lateau 8313 - 8317 FEMMES: 1500.rue Beaudry CHerrler 3148 - GC45 FEMMES: 0552, boulevard Saint-Laurent DOllard 1918 Nous plaçons gratuitement les hommes, femmes et jeunes gens.Nous offrons du travail aux Journaliers et Ouvriers appartenant A tous les corps de métiers: Dans les fabriques, les usines, les travaux de la construction ou de l'agriculture.Nous offrons des places dans les Hôtels, Restaurants, bonnes places pour domestiques, hommes et femmes.Ingénieurs, chauffeurs, débardeurs et terrassiers, commis et sténographes.Les propriétaires et les agents de chantiers sont tout spécialement invités à présenter leurs demandes au Bureau Provincial.DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE ASK FOR THE POPULAR B £ C R MOLSON J Brassée à Montréal depuis 147 ANS i Brewed In Montreal since 147 YEARS Page 4 SAMEDI, 21 OCTOBRE 1933 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 21, 1933 At the Trades & Labor Council The regular meeting of the Montreal Trades and Labor Council was held last Thursday night, under the chairmanship of Vice-President Candide Rochefort assisted by Vice-President J.E.Gariepy.Very important questions were dealt with, following the lecture of the report of the Executive Committee.The first item was that of a complaint submitted by the Typographical Union No.176 pertaining to a campaign that has been undertaken by the Montreal Herald in favor of a high wage policy, and after a careful study the committee reported that the Typographical Union was justified in questioning the sincerity of said paper which itself pays its employees low er wages than those claimed by the union, and consequently approved the attitude taken by said affiliated union; the committee recommended that the officers and members of affiliated unions refrain from contributing to any propaganda of this kind, which is made only for publicity and is detrimefttal to the best interests of organized labor.Delegate Thompson, of the Laborers’ union spoke on the question and made a synopsis of the conditions which prevail at the present time and said he was yet of the opinion that publicity was a great aid in the redress of the present low wage policy.He said that President Roosevelt had taken drastic measures to bring back prosperity, why should the workers of this country refuse the offer of publicity to revendicate their rights.Delegate Charron believed he did not make any mistake when he gave an opinion to the Herald on this most important question of wages.Delegate Corrigan could not see the anxiety to promote so suddenly the interests of the workers and went to say that this newspaper should put his own house in order before preaching gospel of the kind.Delegate Lefèvre believes that we should consider first the welfare of the mass before the welfare of an individual.Delegate Alphetus Mathieu said that a grievance was presented by the Typographical Union 176 against the Herald and it should be dealt with.This newspaper may be as sincere as the others, but a fact remains they are not paying the wages and this must be taken in consideration.for the only remedy to the increase of the purchasing power is the redress of wages not only in preachings but in actions.He strongly favor the report of the Executive.Delegate Cuppello said that when wee want to advocate a good thing a house should be in order.If they want to agitate, let them do their talk, but they should do their duty first.Vice-President Rochefort commented the attitude of the Executive on the question as regard the conditions and hours of work.Organized Labor has advocated shorter hours and an increase in wages but what must be thought of those who see only their private interest in trying to obtain the support of organized workers to increase their circulation.Times for speeches have passed, it now the time of action, but action in the interest of the mass and not the individual.At the last convention of the Trades and Labor Congress, delegate Bromley, of the British Congress, said we had nothing to expect from the capitalitic press, it was there only for its own good and not that of the workers.What is the reason why this newspaper does not pay its employees fair wages to help the workers to obtain a decent standard of living.We have Labor newspapers and why are they continuously fighting for their maintenance; it is but the result of the negligence of the workers who do not want to help themselves and who admit by their lack of interest that they are satisfied with the prevailing conditions.Delegate Germain is of the opinion that affiliated bodies have a right for protection and the resolution of the committee comes in due time.After delegate Thompson had spoken again on the question, the recommenda tion of the Executive Committee was adopted.The question of fair wages was brought up as second clause of the Executive, following the consideration of a commun!’ cation from the District Council of Carpenters and Joiners dealing with the salaries paid to workers at the employ of the Road Department.In spite of the fair wage law it seems that these workers are not subjected to this particular law.A demand was embodied in this report that the Council bear pressure before this department so that road work be considered as coming under the law.On the question.Delegate Lefèvre gave lecture of the reply from the Labor Department, stating that the order-in-council relative to payment of fair wages, does not concern the works on roads, but only the works of construction or repairs of public buildings of all kinds and including building repaired or built by the Provincial Government.The culverts and bridges in question, being not built by the Public Works department, but by the Department of Roads, do not fall under our jurisdiction.The Council therefore reiterated its attitude in demanding that such works be classed coming under the law.Many delegates spoke on the' question, and the general say was that the fair wage clause is not complied with in the City of Montreal, this due to the lack of supervision, the inspector having charge of the work being too busy to attend to every case where the law is not respected.The government should appoint inspectors to perform this work without delay.Many communications were read and referred to the Executive Committee foi action and report at the next meeting.The delegation to the Trades and Labor Convention made its report.Delegate Cuppello gave the English version and Vice President Rochefort the French part.The report was accepted and thanks extended to the delegates.After the transaction of routine work, the meeting was adjourned to Thursday, November 2nd.e y s e I g y e M.e y t t e c i t n i q u e ECOLES TECHNIQUES MONTREAL QUEBEC HULL COURS DU SOIR: Montreal.Port-Alfred.Chicoutimi, La Tuque, Beauce-ville, Lévis.Lauzon.Saint-Romuald, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe, Valley-field, Lachine.Shawinigan Falls., Cours technique (trois ans) Cours des métiers (deux ans) Cours d’apprentissage Cours spéciaux.Direction Générale de l’Enseignement Technique 1430, rue Saint-Denis, MONTREAL -:o:- INTEREST RATES More and more it becomes evident that the next great increase in revenue must arise from taxing the dividends received by shareholders in banks and bondholders.and the next relief for debtors must be the reduction of rates of interest paid to loan companies.England has helped to save her credit by her conversion scheme.It is announced that the United States is adopting a similar procedure Canada's short term bonds could easily be converted into long-term credits at greatly reduced rates; and a reduction in interest for all loans, bringing the rate down to four per cent for the next five years, would not be out of place.An ordinary citizen today who is dependent upon salary or business profits finds that his income is reduced 25 to 30 per cent and his income tax doubled.Yet a bank or a loan company still claims the same rate of interest as formerly.It usually runs from seven to eight per cent.This is one of the things that is paralyzing industry and producing untold hardship.Statistics in the United States are usually more complete than those in Canada and are, therefore, accepted as a basis for discussion.In 1929, the total mortgages in the United States amounted to 46 billions ,and the present indebtedness is probably about 43 billions.The national income in 1929 W'as 85 billions and now is only 36 billions.The mortgage charges in 1929 were 4 per cent of income, today they are 9 per cent.The liquidation of mortgages is absorbing more credit than the nation can afford to spare.The same is true in Canada.The only way out of trouble is for a reduction to be made in interest rates.If it is not made, an increasing number of borrowers will be forced out of their homes.Farmers and property owners in urban districts alike need some consideration.What might have been a reasonable rate at one time in the history of the country is not a reasonable rate today.People are wondering why governments are so careful to spare the loan companies and the banks.Why should not these bear their share of the national burden?Can it be that they dictate to governments?.—The National Home Monthly.’’FOR THOUSANDS OF YEARS every dollar of money in the w'orld was "spent" into circulation by governments.Booms and slumps were virtually unheard of.For a bare century all our money has been "lent" into circulation; and we have liad a slump every ten years or less."The banks of Canada have never had so much surplus money as they have today, we are told.Yet nearly a quarter of our people are penniless, are in enforced idleness, and are a burden on others; all because of a lack of money.The idea of a nation "borrowing" all its money from private corporations is a new fangled notion, hardly a century old.To our ancestors, for thousands of years, it would have seemed utter lunacy.Not without good reason has the economist Robertson placed a quotation from "Alice in Wonderland” at the head of every chapter of his well-known book "Money.” —J.C.Wilson.Province
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