Le monde ouvrier = The labor world, 1 novembre 1935, samedi 9 novembre 1935
2lc Année — No 45 SAMEDI, 9 NOVEMBRE 1935 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 9, 1935 21st Year — No.45 (tlic Ccitnir \ DRINK BLACK HORSE DOW'S ALE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Standard of Strength and Quality Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest “INSTRUIRE ET AMELIORER’’ Téléphone: LAncast.er 5361 La législation sociale et l’autonomie provinciale ARCAND • Le seul représentant ouvrier Au cours de la dernière session fédérale, une importante législation ouvrier a été adoptée; si notre mémoire est fidèle, la grande majorité des députés libéraux ont voté pour, en y ajoutant toutefois une restriction à l’effet qu'il s'agirait d’établir si cette législation n’était pas ultra vires car elle empiétait sur les droits constitutionnels des provinces.Avec l'avènement d’un nouveau gouvernement, on se demande dans les cercles ouvriers aussi bien cpie patronaux, ce que va devenir cette législation, l'hon.M.Lapointe, ministre de la Justice, aurait décidé, parait-il, de soumettre la constitutionnalité de cette législation sociale à la Cour Suprême du Canada; et advcnant le fait que celle-ci déclare que cette législation est ultra vires, cela signifierait-il qu’elle serait enlevée des statuts ou qu’on laisserait à chaque province la liberté de l’adopter en tout ou en partie?Si, d’un autre côté, cette législation est déclarée inconstitutionnelle, il faudra de toute nécessité adopter une réglementation qui permette de la mettre eu vigueur, car, chose singulière, quoique presque toute cette législation spit entrée en vigueur le jour de sa sanction — soit au cours des mois de juin et juillet derniers — elle est restée lettre morte puisqu’on avait omis de désigner qui en avait charge, tout comme on n’avait adopté aucune règlementation pour la complémenter.Le Travail Organisé estime que cette législation sociale revêt un caractère national et qu’à moins d’être centralisée, elle est presqu’inapplieable; pourrait-on logiquement concevoir qu’une loi d’assurance sur le chômage — pour ne citer que celle-là — soit mise en vigueur dans la province d’Ontario et qu’elle ne le soit pas dans le Québec?Si, pour rendre cette législation efficace il faut amender l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, le Travail Organisé se demande pourquoi cela ne se ferait pas et quels arguments pourraient bien invoquer les provincialistes à outrance pour que ce fameux “Acte” ne soit pas amendé.La décision de la Cour Suprême du Canada sera-t-elle rendue avant que la Conférence Interprovinciale — qui a été convoquée par l’hon.Mackenzie King — soit tenue, car, d’une manière comme d’une autre, que cette législation soit constitutionnelle ou non, il faudra que les provinces s’entendent sur son application, ainsi la Commission des Assurances Sociales qui a été nommée, il y a quelques mois — par l’hon.M.Bennett — a pour mission d’établir un service de placement, toutes les provinces opèrent des bureaux de placement, dont cinquante pour cent des frais d’administration et d’entretien sont supportés par le Fédéral, que deviendront tous ces bureaux de placement provinciaux, seront-ils englobés dans le service de placement canadien ou les provinces continueront-elles à les tenir en opération, quitte à en assumer tous les frais d'administration?Toutes ces questions épineuses nécessitent une étude approfondie si Ton eut les résoudre dans l'intérêt général, la classe ouvrière est impatiente de • avoir à quoi s’en tenir, beaucoup se demandent en quoi consiste toute cette législation sociale, nous en donnons la nomenclature: Loi des mesures de secours.Loi fixant un jour de repos par semaine.Loi des justes salaires et des heures de travail.Loi des salaires minima.Loi limitant les heures de travail à 8 par jour et 48 par semaine.Loi des assurances sociales, comprenant une assurance contre le chômage, •e s secours aux chômeurs et autres formes d’assurance et de sécurité sociales.Loi fédérale sur le logement.Nous croyons intéresser nos lecteurs en publiant in-extenso, en français en anglais, toute cette législation, ils en trouveront la première tranche en >ages 3 et 4; il en sera ainsi de semaine en semaine jusqu’à ce que le tout soit publié.LOGEMENTS POPULAIRES Un jour intéressant sur la question des ements ouvriers et de la suppression des lundis nous est apporté par VEnginering ruai, organe de l’Institut des Ingénieurs 1 Canada, livraison d’octobre.Collective' ut on admettra que, par leurs connaisses techniques, nos ingénieurs appor-’ v dans l’étude de ce problème la plus T' ute compétence et par suite leurs juge-"ris font autorité.L’article qui vient de drre dans leur journal mérite donc de nir l’attention.L’autorité compétente ourra trouver une directive.: a Loi fédérale sur le logement, décrétée dernière session, a été le premier pas rompli par les pouvoirs publics vers une •’¦'¦'lution de ce problème.Cette loi vise à 1 ¦ i' '.liter le financement de la construction ¦ maisons d'un coût modéré."Elle n’aider: aucunement — dit YEnginccring Jour-ual - la classe des travailleurs les moins rémunérés.” Les salariés qui gagnent plus de mille dollars par année et peuvent appliquer au la; cr, sans sérieuse privation à l’égard de la nourriture et du vêtement, un tiers de leur gain, pourront profiter de cette loi; mais il existe dans toutes les villes un D ipe de travailleurs (généralement sans nu tier) dont le revenu annuel est inférieur a $G00.Si les familles de ceux-là doivent avoir le nécessaire en ce qui concerne les aliments, le vêtement et le combustible, ils ne pourront affecter au loyer qu’un cinquième de leur gain, au plus.Pour toute cette classe, par conséquent, ce qu'il faut, ce sont des habitations dont le loyer sera de S10 par mois ou moins.L'Office des statistiques a calculé qu'il manque actuellement, au Canada, 55.000 logements nouveaux, à quoi il faut ajouter les facilités d'habitation qu’exige l'accroissement annuel de population urbaine.Dans l'excellente étude qui a été faite a Toronto par une commission dont le lieutenant-gouverneur Bruce était le président - et une étude parallèle a été faite à Montréal par le Board of Trade et la City Improvement l eague — il est démontré que le coût minimum d’une habitation convenable pour une famille de cinq est tel que le juste loyer s’établirait à SG0 par mois.Partant de là.comment peut-on concevoir des logements dont le loyer n’excéderait pas $10?Le problème est formidable.L’Engineering Journal envisage quelques atténuations possibles du coût, mais est bien forcé de conclure que l’écart ne saurait être comblé par tous les expédients auxquels on pourra recourir.Quant à la maison fabriquée en série et assemblée sur l’emplacement — que Ton essaie de vulgariser aux Etats-Unis — sa production massive n’est guère possible au Canada, et son utilisation est d’ailleurs contre-indiquée à enuse de notre climat.— La Patrie.Dans notre dernière édition, nous émettions le voeu que le mandat de l’hon C.-J.Arcand lui fut renouvelé par acclamation, nous basant sur le fait qu’il était le seul membre du Travail Organisé qui siégeait à l’Assemblée Législative de Québec et que c’était le seul ouvrier qui occupa les importantes fonctions de ministre du Travail au Canada; nous sommes des plus heureux d’apprendre que notre idée fait son chemin car pas moins de 5,000 personnes assistaient dimanche dernier à un grand ralliement ouvrier qui avait lieu à l’école Chomedy; Thon.M.Arcand rendit compte de ce qu’il avait accompli depuis qu’il siège à Québec et qu’il administre l’important ministère que lui a confié Thon.M.Taschereau, il fit ressortir tout le bien produit par la loi des contrats collectifs de travail et la limitation des heures de travail ainsi que par la loi du salaire minimum.Il fut présenté à l’assemblée par M.L.-A.Beaudry, vice-président général de l'Union Internationale des Wagonniers de chemins de fer; les deux groupes des ouvriers organisés étaient largement représentés; l’ex-échevin G.-R.Brunet, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, M.J.-P.Delisle, des Syndicats Catholiques, et Pierre Lefèvre, de la Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers.firent ressortir l’un après l’autre tout ce que la classe ouvrière devait au trade-unioniste convaincu, au travailleur infatigable qu’est Thon.M.Arcand, et au nom de leur groupe respectif, l’assurèrent de leur admiration et de leur profonde reconnaissance, ils exprimèrent l’espoir qu’on laisserait de côté les intérêts politiques de parti pour élire par acclamation Thon M.Arcand, reconnaissant en lui le représentant des ouvriers, non seulement de la division de Maisonneuve mais de la province de Québec entière.La constitution alité des lois sociales Lors de la dernière assemblée du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, tenue jeudi soir dernier, à l’hôtel Mont-Royal.sous la présidence de G.-R.Brunet, assisté des vice-présidents Gariépy et Cup-pello, la constitutionalité des lois sociales adoptées lors de la dernière session du Parlement fédéral a été le sujet d'une vive discussion, après que le comité exécutif eut présenté le rapport suivant: A une assemblée du Comité exécutif du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, tenue en la cité de Montréal, ce quatrième jour de novembre 1935, à la place d’affaires dudit comité: Un rapport lui ayant été fait, concernant le projet du Gouvernement canadien de soumettre, à l’appréciation de la Cour Suprême du Canada, différentes lois adoptées par le Parlement canadien, au cours des dernières sessions, en rapport avec la ¦constitutionalité de ces lois, dont plusieurs s’appliquent directement à la classe ouvrière du pays, et de la province de Québec.Ledit Comité exécutif favorisant les principes de ces lois, adoptées sur l’initiative des associations ouvrières canadiennes, conformément à l'opinion, qu'elles ont maintes fois exprimée, qu’une législation uniforme devrait être adoptée, en ce qui concerne les lois ouvrières pour tout le Canada.Il est résolu: De requérir les services de Me Charlemagne Rodier.C.R.notre avocat et conseiller, de faire les démarches nécessaires pour obtenir l'autorisation de comparaître devant ladite Cour Suprême du Canada, et y présenter les raisons légales et équitables au soutien de ces lois.Que copie de la présente résolution soit envoyée au Premier Ministre du Canada, le Très Honorable Lyons Mackenzie King, ainsi qu’au Ministre de la Justice, l’honorable M.Ernest Lapointe, aux fins d'obtenir leur consentement pour mettre à effet les présentes.Les délégués Gariépy.Schubert, Rochefort, Beaudry, Belland.Lefèvre, Wolf, Corrigan, Cuppello, Tremblay, Jensen, Corri-veau, Brunet et autres ont parlé sur le sujet.Les uns ont trouvé étrange l’attitude de Thon.M.King quand on sait que ces lois furent adoptées à la presque unanimité de la députation des libéraux, sous la direction de M.King, alors chef de l’Opposition, et des conservateurs alors au pouvoir.Les autres ont insisté sur la mise en vigueur de ces lois depuis si longtemps réclamées par le Travail organisé du Canada.On s’est encore demandé pourquoi cette décision du gouvernement King?Les ouvriers ont besoin de ces lois et il faut qu’ils fassent connaître au gouvernement King comme aussi aux juges de la Cour suprême, les vues des ouvriers organisés sur le sujet.Il fut encore décidé de demander à Thon.M.King, au cas où ces lois seraient trouvées inconstitutionnelles, d’amender l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord de façon à ce que ces lois soient constitutionnelles et aussi mises en vigueur.On a formulé de nombreuses plaintes sur la Commission du chômage et sur les difficultés auxquelles ont à faire face certains sans-travail pour se procurer le secours direct.On a prié la commission de faire enquête sur les cas mentionnés.La résolution suivante, présentée du plancher de l’assemblée, a été adoptée: Que le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal demande au comité exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada de présenter à l’honorable Mackenzie King et à son cabinet un mémoire concernant la législation à être présentée à la Cour Suprême pour s'enquérir de sa constitutionalité, et de prendre une action immédiate, et au cas où ces mesures seraient déclarées inconstitutionnelles, qu’une seconde conférence interprovinciale soit appelée immédiatement après par le premier ministre dans le but d’amender l'Acte de l’Amérique Britannique du Nord afin de rendre ces lois ainsi que d’autres constitutionnelles.L’ordre du jour étant épuisé, l’assemblée fut ajournée au 21 novembre.VERS L’AVENIR L’assistance aux assemblées de son union de métier est un devoir sacré pour tout ouvrier soucieux de la meilleure protection de ses intérêts comme aussi de ceux des ouvriers de son métier.Ceux qui croient que les officiers sont les seuls à travailler pour assurer une meilleure protection des intérêts des ouvriers pris comme individus ou collectifs, sont dans la plus grossière erreur.Tout membre d’une union de métier a le devoir de savoir se déranger pour servir la cause commune, savoir faire môme quelques sacrifices pour le besoin de la cause de la classe ouvrière de la ville, de la province et du pays.Nombre d’unions restent inactives justement à cause de la négligence des membres à assister aux assemblées, à prendre leur bonne part des responsabilités, à se dévouer quelque peu.Le moment est plus que jamais venu pour les convaincus de réveiller les endormis, de lancer un mouvement d'ensemble afin que le Travail organisé reprenne la place qu'il occupait jadis au profit des ouvriers. Page 2 SAMEDI, 9 NOVEMBRE 1935 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 9, 1935 Ce qi ii se passe d ans nos unions ANNIVERSAIRE BIEN FETE Le local 217 do la Fraternité des Wagon-niers d’Amérique, de Québec, a célébré dernièrement le 10e anniversaire de sa fondation.Cette manifestation ouvrière eut lieu dans la salle de !a Garde indépendante Champlain.Tous les membres y assistaient ainsi que deux officiers de la Fraternité.MM.L.-A.Beaudry, vice-président de l'Est du Canada, représentait le président général, M.Joseph Corbett, de London, Ontario, et M.Orner Fleury, président du conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.M.Louis Martin, président, souhaita la bienvenue à l’assistance.Il y eut danses canadiennes et banquet, au cours duquel on exécuta un programme musical débutant par l’hymne national.On lut plusieurs lettres et télégrammes de personnages importants dans les cercles de chemins de' fer et du Travail organisé, qui exprimaient leurs regrets de ne pouvoir assister à ce joyeux anniversaire.M L.-A.Beaudry, vice-président général.recommanda aux membres d’assister nombreux aux réunions.Il préconisa la réduction des heures de travail avec un salaire raisonnable qui permettra à l’ouvrier de gagner honnêtement sa vie et de subvenir aux besoins de sa famille.“Il est absolument nécessaire", dit-il.“d’établir l’équilibre entre la production et la consommation en apportant des réformes qui remettront au travail les chômeurs actuels.Je souhaite que le gouvernement provincial adopte la loi de la pension aux vieillards ainsi que des allocations aux mères nécessiteuses.” Il insista également sur le besoin de groupements ouvriers puissants pour protéger les droits des ouvriers.M.Joseph Corbett fit l’historique de la Fraternité.Il rappela que la première réunion ne comptait qu'une poignée d’hommes, et qu'elle avait eu lieu dans un wagon, aux Etats-Unis, pour jeter les bases de cette union.Maintenant, dit-il.nous comptons des milliers de membres répartis dans 800 locaux aux Etats-Unis et au Canada.Il termina en félicitant le local de sa bonne organisation.M.Orner Fleury compara les conditions de travail antérieures et actuelles.Mmes A Boutet et A.Giguère invitèrent les dames à faire partie de l’association auxiliaire féminine des wagonniers.LES CHARPENTIERS Vu le nombre toujours croissant des membres associés de la Fraternité Unie des Charpentiers, ces membres seront divisés à l’avenir, en deux assemblées, qui se tiendront les 2e et 4 mardis de chaque mois.Feront partie de la première assemblée, tous les membres associés dont le nom commence par une des lettres de A à L.Ces membres se réuniront les 2e mardis.Feront partie de la deuxième assemblée, qui se tiendra les 4e mardis, tous les membres dont le nom commence par une des lettres de L à Z.Le secrétaire.M.Pierre Lefèvre, a fait observer que.“bien entendu, cette règle n'est pas absolue, et que des exceptions seront facilement tolérées.La raison de cette division, c'est que la salle des assemblées est trop petite pour contenir tous les membres associés à la fois." FETE AUX HUITRES Ce soir, le 9 novembre, aura lieu à la salle Rochon.5888.avenue Papineau, près du boulevard Rosemont, le premier banquet aux huîtres de la Loge Laurier No 1290 de la Fraternité des Wagonniers d’Amérique, dont le président est M.Joseph Savard.L’organisateur de cette fête est M.A.Couillard.et le programme de réjouissance est.affirme-t-on.ce qu’il y a de mieux.L’hon.C.-J.Arcand.ministre du Travail, et le docteur A.-D.Tessier en seront les invités d’honneur et ont promis de patro-niser cette fête.Tous les employés de chemins de fer et leurs amis y sont invités.ANNIVERSAIRE DES TYPOS Le 23 novembre, l’Union Typographique Jacques-Cartier No 145 fêtera son 65e anniversaire.Je laisse à d’autres, plus autorisés que moi." dit M.Roch Lefebvre, secrétaire du comité, "le soin de retracer son histoire, ses luttes, ses difficultés et sa marche en avant malgré les obstacles qui se présentent aussi bien dans la vie des organisations que dans celle des individus.C'est principalement aux jeunes que je m'adresse.Sans vouloir diminuer en rien le rôle des anciens qui nous ont tracé la voie et sur lesquels nous devons prendre exemple, car n’ont-ils pas lutté pour nous rendre le chemin plus facile, il n'en reste pas moins fet c’est une loi ineluctable! que la survivance des organisations comme celle des familles ne peut être assurée que par l’apport de sang nouveau.“Jeunes typographes, au début de votre carrière, joignez-vous à nous.Quelles que soient vos croyances ou votre race, l’Union Typographique Internationale vous ouvre ses portes et vous offre la multiplicité de ses avantages concrets en plus de la force morale qui résulte de l’union des gens de même métier.“Le 23 novembre prochain, à l’hôtel Windsor, aura lieu un bal suivi d’un goûter.afin de fêter dignement les 65 années d’existence de l’Union Typographique Jacques-Cartier No 145.Si vous êtes membres de notre union, je ne vous dicterai pas votre devoir le plus élémentaire: assister à cette fête.De plus, efforcez-vous d’être de nos meilleurs propagandistes en recrutant des invités.“En faisant de cette fête un succès, non seulement vous rendez un service à votre union, mais, en définitive, c'est â vous-mêmes que vous le rendez, puisque cette occasion, qui se présente rarement, vous permettra de discuter votre force, votre nombre et votre bonne volonté.“Venez nous prouver en vous joignant à nous, que la jeunesse typographique de Montréal, malgré les soucis et les vicissitudes du moment, a su conserver bon pied et.bonnes dents." LE RECORD DE LA PINGRERIE U semble appartenir à un citoyen de Toronto.Il y a quelque temps, un employé des télégraphes du Canadien National trouva dans la rue un portefeuille contenant plusieurs centaines de dollars de valeurs négociables.A peine l’avait-il ramassé qu’un homme arriva en courant et lui demanda s'il avait trouvé son portefeuille.Comme il en décrivait le contenu l'employé du télégraphe le lui remit.Alors l’autre l'invita à entrer dans une pharmacie pour discuter de l’affaire.Il commanda deux verres d'un rafraîchissant populaire, puis sous prétexte d’aller voir à son auto il s’éclipsa, laissant son bienfaiteur payer les consommations.LA PREVENTION DES ACCIDENTS Afin d'aider les industriels de la province à résoudre les problèmes que présentent pour eux la réduction des accidents du travail dans leurs établissements.l’Association de Québec pour la prévention des accidents du travail organisera dans tous les centres de la province des réunions où seront instamment invités tous les employeurs du district environnant.Le gérant général de l’association, le Col.Arthur Gaboury, présidera ces assemblées qui se tiendront chaque mois dans un endroit différent, et expliquera aux employeurs les articles de la loi des accidents du travail qui présentent pour eux quelque difficulté.On insistera aussi sur la relation entre le nombre des accidents et le coût de la compensation, et la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour en obtenir la réduction.Avis est par les présentes donné que Daine Dora « ; ii h t iu lia.ileineiir.int au numéro CSSl Avenne Madison, dans la I'ird do Montreal, (list riot .le Mont real.Province de (Jnéliee.s'adressera an Parlement du l’anada.A -a prnelininn session, pour un Pill de Divorce de son mari.Frank la siie York, vendeur, de la Cité de Montréal, Province de Québec, pour cause d'adultère.DOUA I.YOU K.lieqtléra nte.C’IiAXKSIl AW.CliA NKSII A\V (JAP.oritY A Al.MUNI» Procureurs de la Kequérantc.Daté il Montréal.Province de Qnétfèe, ce lOme jour d'octobre 1935.42-411 IMPORTANT JUGEMENT POUR LES BARBIERS “L’association des barbiers indépendants, ou toute autre du même genre, semble être reconnue par la loi relative à l’extension juridique des conventions collectives de travail et, bien que ses pouvoirs ne soient peut-être pas aussi étendus que ceux du comité conjoint des barbiers-coiffeurs, elle possède une juridiction suffisante pour octroyer le certificat de compétence aux barbiers.” Telle est la conclusion a laquelle en est venu le juge J.-O.Lacroix, dans un jugement au cours duquel il a renvoyé la plainte portée contre M A.-W.Thiénel, 2272.rue Ste-Catherine Est.l'accusant d'avoir, le 16 août dernier, enfreint une disposition de la loi relative à l'extension juridique des conventions collectives du travail en exerçant le métier de barbier sans avoir obtenu le certificat de quailiication exigé par les règlements du comité conjoint des barbiers-coiffeurs de Montréal.U fut établi, au cours du procès, que le 13 août dernier, date mentionnée dans la plainte, l’accusé avait subi son examen et avait, le soir même, obtenu son certificat de compétence de l'Association des barbiers indépendants.De plus, M.Thiénel avait déclaré qu’il travaillait seul à son salon de coiffure, et que par conséquent, n'étant ni employeur ni employé, il n’était pas même tenu par la loi de se procurer cette carte de compétence.Le juge a conclu en disant que.dans les circonstances, l'accusé avait démontré son entière bonne foi et que la plainte portée contre lui ne pouvait être maintenue.PENSONS-Y DONC.“Les problèmes sont nombreux.Il faut les étudier sérieusement et y aller courageusement dans les améliorations à faire.Aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus de métiers.N'importe qui est menuisier, est peintre, est électricien, et travaille pour n’importe quel salaire.C'est un problème auquel il importe de remédier graduellement.Un jour viendra où tous les hommes de métiers qualifiés porteront des cartes olficielles et où les patrons devront leur payer un salaire raisonnable.Il y a ensuite le problème de la machinerie.Alors même que toutes les roues de nos industries tourneraient, 10 pour cent de notre main-d’oeuvre serait encore sans emploi.Il n’y a qu’un moyen à la disposition de l'ouvrier: c’est l’union.Devant les ouvriers L’Illustration.TRIBUNE LIBRE.JE ME SOUVIENS Monsieur le Rédacteur, Le Monde Ouvrier.Dans un article précédent, j'ai eu l’honneur de vous affirmer bien sincrement que j'ai voyagé sur terre, sur mer.dans les nuages et dans les livres.Néanmoins, aujourd’hui, il me fait extrêmement plaisir d’avoir à vous communiquer quelques notes de mes voyages autour du monde.Je me souviens.Résume Quand l'on me demandera quel est le plus vivant souvenir de ma vie.il me faudra bien avouer que c'est celui d'avoir écrit la préface d'un volume intitulé "Notes de Voyage en France, Angleterre et Amérique — Paris, Londres, New-York.” C'est avec un sentiment de légitime fierté que je dois vous affirmer encore bien sincèrement dès le début que les Canadiens-Français auront toujours le culte du souvenir et le respect de leurs traditions et que l’amour de la France doit résider dans notre coeur, de génération en génération.Que notre race continue à maintenir allumé sur la terre canadienne le flambeau que notre ancienne mère-patrie, la France, n’a cessé de faire briller d'un si vif éclat sur tous les problèmes qui contribuent au bien-être de l'humanité, depuis des siècles.Fils de son sang, soyons donc toujours ses enfants, par la pensée, et les oeuvres fécondes, qui révéleront à tous les peuples de ce continent américain la noblesse de notre origine et la légitimité de nos aspirations.C’est avec un noble coeur, que nous sentons le besoin d’aimer.Après l’amour maternel, nous vient l’honneur et la patrie.C’est avec les meilleurs sentiments d'admiration que je dois vous parler dans ce volume de Paris, ce grand centre intellectuel de la France.Ce livre n’est pas destiné à exalter les ambitions, mais seulement à démontrer ce que peuvent le travail et le bon coeur.Qu’il est doux et agréable d’écrire pour notre jeunesse canadienne-française.Ce que j’ai à offrir, dans ce volume, n’est pas un chef-d’oeuvre littéraire couronné de succès.Ce sont des notes de voyage, prises le plus souvent au jour le jour, dont plusieurs tiennent do la légende, et ajoutées à mon petit journal de voyage en France.Puis les lecteurs trouveront dans ces notes de voyage des études consacrées aux villes de Paris.Londres et New-York, corroboré par des observations personnelles par J.-C.Arcand, publiciste.Votre tout dévoué, J.-C.ARCAND.LA CHAPELLERIE M.Paul Fournier, organisateur du local 49 de l’Union des Travailleurs en chapeaux, de passage à Marie-Ville, lundi dernier, inspecta la manufacture de l'endroit.Cette ville est sous la loi du contrat collectif, étant dans les limites de cinquante milles, fixée dans la convention.On prendra des mesures, d’ici peu, contre certains réfractaires.MATS CANADIENS POUR LE YATCH ROYAL Deux beaux spécimens d’arbres de la Colombie-Britannique ont été chargés dernièrement à Victoria.Us sont destinés à l’Angleterre.Us serviront de mâts au nouveau yatch de Sa Majesté Georges V qui remplacera le vieux et célèbre yatch “Britannia”.Pour les transporter au quai d’embarquement il fallut trois wagons-plateformes du Canadien National.L’un de ces arbres mesure 106 pieds de long et l'autre 96 pieds.Trois mois de recherches ont été nécessaires avant de trouver ces mâts dans la forêt.DEMANDEZ ASK FOR LA BIERE POPULAIRE THE POPULAR BEER MOLSON J Brassée à Montréal depuis Brewed in Montreal since [ 149 ANS i 149 YEARS SAMEDI, 9 NOVEMBRE 1935 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 9, 1935 Page 3 CHAPITRE 14 LOI PRESCRIVANT Un Jour de Repos par Semaine conformément à la Convention sur l’application du repos hebdomadaire dans les établissements industriels, adoptée par la Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail de la Société des Nations, selon la Partie relative au Travail du Traite de Versailles signé le 28 juin 1919.25-26 GEORGE V (Sanctionnée le J avril 1935) CHAPTER 14 AN ACT TO PROVIDE FOR A Weekly Day of Rest in accordance with the Convention concerning the application of the Weekly Rest in Industrial Undertakings adopted by the General Conference of the International Labour Organization of the League of Nations, in accordance with the Labour Part of the Treaty of Versailles of 28th June, 1919.25-26 GEORGE V (Assented to 4th April, 1935) Titre abrégé 1.La présente loi peut être citée sous le titre: Loi sur le repos hebdomadaire dans les établissements industriels.Short title 1.This Act may be cited as The Weekly Rest in Industrial Undertakings Act.“Etablissements industriels" •Z.En la présente loi, à moins que le contexte ne s'y oppose, l’expression “établissements industriels" comprend : (a) Les mines, carrières et industries extractives de toute nature; tb) Les industries dans lesquelles des produits sont manufacturés, modifiés, nettoyés, réparés, décorés, achevés, préparés pour la vente, ou dans lesquelles les matières subissent une transformation, y compris la construction des navires, les industries de démolition de matériel, ainsi que la production, la transformation et la transmission de la force motrice en général et de l’électricité; (C) La construction, la reconstruction, l'entretien.la réparation, la modification ou la démolition de tous bâtiments et édifices, chemins de fer, tramways.ports, docks, jetées, canaux, installations pour la navigation intérieure ( routes, tunnels, ponts, viaducs, égouts collecteurs, égouts ordinaires, puits, installations télégraphiques ou téléphoniques, installations électriques, usines à gaz, distribution d'eau, ou autres travaux de construction, ainsi que les travaux de préparation et de fondation précédant les travaux ci-dessus; (ci) Le transport de personnes ou de marchandises par route ou voie ferrée, y compris la manutention des marchandises dans les docks, quais, wharfs et entrepôts, à l’exception du transport à la main."Industrial undertaking” —• In this Act, unless the 'context otherwise requires, the term “industrial undertaking’ ’includes: (a) Mines, quarries, and other works for the extraction of minerals from the earth;
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