Le monde ouvrier = The labor world, 1 mars 1936, samedi 14 mars 1936
22c Année — No 11 SAMEDI, 14 MARS 1936 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 14.1936 22nd Year — No.11 TRY b ack horse ALE 100 Years of Brewing Experience behind it frOrlMmr DRINK DOW'S ALE Standard of Strength and Quality Redaction: 11, rue Saint-Paul Ouest ‘INSTRUIRE ET AMELIORER’’ Téléphone: LAncaster 5361 Qui veut la fin veut les moyens La pension du vieil âge clans le Québec.— L’observance du repos dominical.— Le choix du ministre du Travail; pourquoi un ouvrier n’en sera pas le titulaire.S’il faut en croire les déclarations qu’aurait faites l’hon.M.Taschereau, à une délégation de la Fédération des syndicats catholiques et nationaux, cette semaine, les pensions de vieillesse seront établies, sous peu dans le Québec, tous indistinctement devront observer la loi du repos dominical et un ministre du Travail serait nommé à brève échéance.Ce sont de bonnes nouvelles qui feront plaisir à bien du monde, mais en particulier à la classe ouvrière.Les pensions de vieillesse s’imposent, il n'y a aucune bonne raison au monde pour que la population du Québec en soit privée tandis que celle des autres provinces en jouit depuis déjà plusieurs années.Faut-il croire que ceux qui s’y opposaient ont fini par désarmer ou qu’ils ont enfin réalisé qu’ils n’en souffriraient pas?C’est un secret de polichinelle que de dire que si le gouvernement hésitait à adopter cette mesure, ce n’était pas uniquement la question financière qui le retenait mais également cette pp isition systématique d’un certain élément.L’observance du repos dominical par tous est juste et légitime.Nous n'avons jamais pu comprendre pourquoi une certaine partie de la population cii est exemptée, sous prétexte qu’elle observait (?) le samedi comme jour du Sabbat.Nous estimons que la loi doit s’appliquer à tous indistinctement.Il y a d’ailleurs eu des abus flagrants: dans certaines manufactures, le travail était arrêté le samedi mais on y travaillait le dimanche et on obligeait le personnel chrétien d’être à l’ouvrage ce jour-là; dans d’autres, on allait plus loin, on faisait travailler ceux qui ne professaient pas la religion juive le samedi et s’ils ne venaient pas le dimanche on les en punissait de toutes sortes de manières, soit en faisant terminer le travail commencé par d’autres qui en touchait toute la rétribution, en les faisant chômer sous le moindre prétexte ou en faisant la distribution du travail le plus payant le dimanche.Il y a plusieurs années que le Travail Organisé proteste contre cet état de choses, car.à moins de cas exceptionnels, il n’y a aucune raison pour que l’industrie fonctionne le dimanche.Il ne faudrait pas toutefois tomber d’un excès dans l’autre et se servir de la loi du repos dominical pour faire de Montréal un autre Toronto; par exemple, nous savons qu’il y en a qui voudraient faire fermer le dimanche les cinémas, les débits de tabac et même les petits magasins où Ton débite bonbons et crème à la glace.Ce serait, à notre point de vue, une manoeuvre maladroite.Sanctifions le Jour du Seigneur, nous en sommes, mais ne faisons !>as renaître dans une grande ville comme Montréal les lois puritaines des temps jadis.Il reste la nomination d'un ministre du Travail.L’hon.M.Taschereau déclare que le choix est nécessairement restreint et que les ouvriers ne peuvent pas s’attendre à ce qu’un des leurs soit choisi comme le titulaire de ce ministère.Nous regrettons, peut-être plus que tout autre, la défaite de l’ex-ministre du Travail, notre ami Arcand, nous ne discuterons pas en détail les raisons de cette défaite, qu’il nous suffise de dire qu’il a eu affaire à une opposition bien organisée qui comptait nombre d’employeurs assujettis à un contrat collectif de travail, le mot d’ordre était qu’Arcand devait être battu coûte que coûte; on n’a rien ménagé pour y arriver et on y a réussi.Est-ce à dire que les ouvriers en soient punis?Nous ne le croyons pas.Il est logique que le titulaire du ministère du Travail soit un ouvrier — ou encore mieux un membre du Travail Organisé, — mais encore faut-il qu’on donne l’occasion aux ouvriers de pouvoir être candidats.Nous estimons qu’en pratique ils ne l’ont pas.Combien y a-t-il de dirigeants ouvriers reconnus comme tels qui ont l’argent ou l’influence voulue pour se faire choisir candidats par l’un ou l’autre des deux partis politiques — d’autant plus qu’en suivant la coutume établie et suivie iors dos dernières élections le député sortant était reconnu comme le candidat officiel du parti?Comme il n’y avait que notre ami Arcand qui était dans ce cas, quelle chance avait un autre ouvrier d'être candidat?Il est évident qu’avec ce système le choix d’un titulaire pris dans les rangs ouvriers est très restreint, disons plutôt qu’il n’existe pas.Si les têtes dirigeantes des deux vieux partis politiques veulent avoir le choix d'un ministre du Travail, qu'ils fassent 1 h sorte que les candidats clans les circonscriptions électorales ouvrières des grands centres soient des membres du Travail Organisé et non pas rien que des hommes de profession — des avocats ou des médecins.On invoquera le prétexte que les chefs des partis politiques n’ont pas le droit d’imposer leur choix aux électeurs.Fort bien, mais alors ils n’ont pas plus le droit de déclarer que le porte-drapeau officiel de leur parti sera le député-sortant.Il y a bien des manières de tuer un chat.Nous croyons aussi qu’il est du pouvoir du gouvernement de choisir un ministre en dehors de la députation, soit en le prenant au Conseil législatif, soit en le choisissant en dehors de la députation.Parfois son propre bonheur consiste à édifier le bonheur des autres et qui veut peut.Notre prochain ministre du Travail ne sera pas un ouvrier parce raie pas un seul n’a été élu comme libéral aux dernières élections et aucun n'a été élu parce que, à part Arcand, aucun autre n’a eu la chance d’être candidat.C’est simple et irréfutable.Il y a des compétences reconnues dans les rangs o membres du Travail Organisé, des hommes de réelle valeur, quelle chance ont-ils jamais eue de faire leurs preuves sur le terrain politique?Aucune.En Uréorie, tous les citoyens sont égaux devant la loi; en pratique, c'est archi-faux.Tout en reconnaissant qu’il est logique que ce soit un ouvrier qui préside ix destinées du ministère du Travail, ce n’est pas d’une absolue nécessité, l’essentiel, c’est que le titulaire soit au courant de la question sociale, qu'il soit en communion d’idées avec les revendications ouvrières et qu’il rencontre l’approbation du gouvernement dont il fait partie, car à quoi sert d’avoir un ouvrier dans le Cabinet provincial si les revendications qu’il préconise sont combattues et rejetées par ses collègues et s’il doit faire leur éducation au point de vue législation sociale.Il n’est pas mal de mettre les choses au point, de temps à autre, car qui veut la fin veut les moyens.Choses de Montréal Un patriotisme de mauvais aloi règne à l’hôtel de ville, — Pendant que nos échevins se chamaillent, nos rues sont dans un état épouvantable.— Comment le peuple peut-il avoir confiance dans nos administrateurs?“On a créé dernièrement un mouvement national.Le patriotisme est le refuge de bien des gens, je me méfie de ce genre de patriotisme.” — Le maire CAMILLIEN HOUDE.On admettra que ces paroles sont pleines de vérité, nous félicitons le maire de Montréal de les avoir dites, nous partageons entièrement son opinion et comme nous il y a des milliers de citoyens.Quand on veut ameuter la foule on agite le drapeau, on parle do notre mission providentielle, de l’héritage national et grandiose que nous ont légué nos ancêtres; cela sert à cacher bien des turpitudes, à faire échec à toute idée de progrès, à se donner un certificat de bonne vie et de bonne conduite, cela prend presque toujours avec la masse mais généralement les bonshommes qui usent de cette corde ne durent pas longtemps, ils retournent à l’ombre d’où ils n’auraient jamais dû sortir.Cela se passe dans tous les domaines.Ainsi, quand on veut diminuer le prestige du Travail Organisé on clame à tue-tête qu’il est international, que ceux qui en font partie envoient leur argent aux Etats-Unis, qu’ils se font conduire par les Américains, etc., etc.On vante sa marchandise en prétendant qu’elle est strictement nationale, qu’on est capable de mener nos affaires nous-mêmes sans avoir recours à des étrangers.Le spectacle que nous donne notre conseil de ville actuellement — ou tout au moins quelques-uns de nos échevins — repose sur ce chauvinisme de mauvais aloi, il pue l’esprit de clocher à plein nez.On agite le spectre de l’ingérence de la Législature de Québec dans nos affaires municipales pour donner le change et jeter un voile sur l’inefficacité de notre système administratif et sur l’inhabilité de ceux qui en ont charge.On discute le budget non pas en hommes d’affaires mais dans le but de se faire réélire aux prochaines élections, les injures pleuvent dru, on s’accuse mutuellement de tous les forfaits, les meilleures intentions sont dénaturées, les moindres erreurs sont grossies à dessein, on dirait vraiment, à les entendre, que notre conseil de ville est composé de bandits; rien n’est plus faux pourtant et plus loin de la vérité.Comme nous l’avons déjà dit, ce ne sont pas tant les hommes qui sont mauvais connue notre système.Alors pourquoi s’injurier comme de vulgaires charretiers, pourquoi s’efforcer à faire perdre au peuple le respect et la confiance qu’il doit avoir pour nos hommes publics?Ne croyez-vous pas que cette comédie a assez duré et qu'il est grandement temps d’y mettre un terme avant qu’elle ne tourne en tragédie?Il n’est pas, que nous sachions, venu à l’idée de personne de transformer le conseil de ville en concours de beauté.Que le physique de nos pères conscrits laisse à désirer, c’est fort possible, mais il n’est pas nécessaire qu’ils soient des Apollon pour être de bons administrateurs.L’un peut fort bien aller sans l’autre.Ce que les citoyens réclament, c’est du travail effectif et non pas des bouffonneries de cirque.Nos rues sans dans un état épouvantable, les piétons se font éclabousser, les autos et voitures de livraison peuvent circuler à grand peine, ils subissent des dommages considérables; en dehors des grandes artères où circule le tramway, c’est impassable.On sait pourtant à l’hôtel de ville qu'avec la fonte des neiges, la même situation se répète tous les ans; on se fie sur la pluie et le soleil pour faire le travail qui incombe au département de la voirie, mais rien ne se fait, on invoque toujours le même prétexte: “il n’y a pas d’argent, le budget est épuisé”.Pourquoi ne pas y avoir vu d’avance?Il nous semble qu’on pourrait tout au moins faire creuser les canaux d’égoût afin de permettre à l’eau de s’écouler.Pourtant si tous les automobilistes et les compagnies de transport qui ont subi des dommages à leurs voitures poursuivaient la ville, ceux-ci se monteraient à une somme bien plus considérable que n’aurait coûté l’enlèvement de la glace et de la neige qui encombrent nos voies publiques — et pour lequel les contribuables sont taxés.S’il y avait une élection municipale demain, bien rares seraient les échevins qui se feraient réélire tellement l’indignation populaire est à son comble.Heureusement que le peuple oublie vite; de plus, il est tellement habitué “à se faire emplir” qu’une fois de plus ou rie moins ne tire pas à conséquence.En attendant, nous avons des milliers de chômeurs qui touchent des secours direct à ne rien faire; au lieu de leur mettre entre les mains piques et pelles et de les faii’e nettoyer nos rues, au moins ceux qui paient les taxes en auraient pour leur argent et nous ne perdrions pas la réputation de la ville de Montréal.De grâce, messieurs les échevins, cessez vos querelles puériles et mettez-vous résolument à la besogne! Est-ce trop vous demander?SOCIUS.LA SEMAINE DE 40 HEURES Après les élections de Tan dernier, la Nouvelle-Zélande est dotée maintenant d'un gouvernement travailliste.Les ouvriers détiennent 52 sièges sur 80; les partis gouvernementaux sont tombés de 47 à 20 sièges.Le nouveau gouvernement, ayant à sa tête le camarade Michel Savage, un syndicaliste cri longue date, vient d’instaurer la semaine de 40 heures dans les entreprises et services publics.Le gouvernement aurait l'intention d’étendre la réforme à l’ensemble du pays.-: o :- Depuis plus d’un siècle que les unions ouvrières ont le contrat collectif, que vont-elles faire avec l’extension juridique?LE CONTRAT COLLECTIF DANS L’IMPRIMERIE Après plus de deux ans de négociations, une entente collective de travail a été signée par les patrons et les employés de l’industrie de l’imprimerie commerciale à Montréal.L'Union Typographique Jacques-Cartier.la seule qui n’avait pas apposé sa signature au contrat, vient de donner son assentiment à l'entente.Cependant, on nous informe qu’il y aura encore des objections de la part des journaux hebdomadaires et des imprimeurs de campagne.Espérons, toutefois, que maintenant que l'accord est réalisé, cette entente entre en vigueur au plus tôt, pour le bénéfice de tous les intéressés. Page SAMEDI, 14 MARS 193G — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 14, 193G Ce q ni se ] passe d ans nos unions ELECTIONS CHEZ LES TYPOGRAPHES DU 145 Les typos ont procédé, samedi dernier, de 3 à 9 heures, à l’élection de leurs officiers qui durant le prochain terme devront conduire à bon port la barque de cette importante organisation.Près de 200 membres ont enregistré leur vote en faveur des diverses positions contestées, notamment celles de président et de secrétaire-trésorier, lesquelles, d’après le rapport des scrutateurs, ont été chaudement contestées.Le résultat a été le suivant: Président, J.-W.Blaquiôre, réélu; 1er vice-président, E.Hamelin; 2e vice-président, Roméo Poi-tras; secrétaire-archiviste, Arthur Lange-vin; secrétaire-trésorier, Henri Richard, pour le fie terme; vérificateur, Joseph St-I-Iilaire; sergent d’armes, J.Garant; membres du comité exécutif.Rodrigue Bélanger, Arthur Leclaire, Alfred Séguin; délégués au Conseil des Métiers et du Travail, J.-E.Gariépy, J.-A.Ardouin, A.-F.Ricard.Arthur Langevin; délégués au Conseil des Métiers alliés de l'Imprimerie et à la Ligue de l'étiquette, A.-F.Ricard, Ernest Ouellette.Arthur Langevin; comité des apprentis, J.-A.Ardouin, L.LeComte, R.Leroux; commissaire-ordonnateur, Art.St-Hilaire; correspondant au Journal Typographique, J.-W.Blaquière.L’installation des officiers fut présidée par M.Hormisdas Paquin, ancien président de cette union.Les officiers, chacun dans de brefs discours, remercièrent les membres de la confiance qu’on leur témoignait, et tous promirent de travailler dans l’intérêt primordial de l’union.D'autres remarques, par M.Jos.Pelletier, secrétaire du Conseil des Métiers et du Travail, furent très appréciées, au sujet d'une question de la plus haute importance qui intéresse à un haut point les membres de cette union.M.J.-E.-A.Pin.chroniqueur ouvrier de l'Illustration Nouvelle, et M.Ben.Drolet, chroniqueur ouvrier du Monde Ouvrier, sur l’invitation du président, adressèrent quelques bons conseils.M.Drolet se borna à répandre parci les typos la lecture du jour-nnl Le Monde Ouvrier.Il invita l'Union à renouveler son abonnement.Les membres ont pris un vote de sympathies à l'occasion du décès de l’épouse de M.Aimé Blanchard, contremaître au journal La Presse.Une fête récréative était organisée, à laquelle les typos et leurs invités mêlèrent l’agréable à l'utile.LES FEMMES DANS L’ALIMENTATION Une conférence conjointe des patrons, des ouvriers et du public, a été tenue, mardi dernier, à raison de modifier l’ordonnance No 14b, réglementant le salaire des femmes employées dans l’industrie de l’alimentation dans toute la province.La séance de la Commission du salaire minimum des femmes était présidée par M Gustave Francq, assisté des autres commissaires.A leurs côtés siégeait également Me Charlemagne Rodier, représentant du public et aviseur légal de la Commission.Il fut décidé, après avoir entendu les témoignages de M.G.-R.Brunet, président du Conseil des Métiers et du Travail, M.J.-E.Malo et l’abbé Lefrançois, de modifier l’ordonnance comme suit: Dans le district de Montréal et dans un rayon de 20 milles, 65 pour cent des femmes seront payées à raison de 21 cents l’heure et 35 pour cent auront 19 cents.Les femmes travaillant dans l’industrie de l’alimentation dans le reste de la province, seront rétribuées comme suit; 65 pour cent recîvront 19 cents de l’heure, et 35 pour cent seront payées 13 cents de l’heure.En ce qui concerne les heures de travail, le travail supplémentaire sera payé temps et demi après que les 55 heures de travail par semaine seront épuisées.A LA LIGUE DE L’ETIQUETTE DE L’UNION, LUNDI SOIR Les unions possédant une marque syndicale, si elles sont bien intéressées à ce que la Ligue de l’étiquette, que le Conseil des Métiers et du Travail tente de réorganiser, sont priées, encore une fois, de se faire représenter par des délégués autorisés à une autre assemblée de la Ligue de l’étiquette unioniste, qui aura lieu, lundi, le IG courant, à l’hôtel Mont-Royal.On s’attend, cette fois, qu’une action concertée sera prise afin de déterminer les bons moyens pour faire un succès de cet organisme.Le Monde Ouvrier publie, cette semaine, un article écrit par le secrétaire-trésorier du département de l’étiquette de l’union de la Fédération Américaine du Travail, M.I.-M.Ornburn.Nous invitons les unionistes à vouloir le lire avec une attention toute spéciale.Conséquemment, que les unions intéressées fassent un effort sérieux pour contribuer moralement et financièrement au succès de la réorganisation de la Ligue de l’étiquette unioniste.-: o :- Rarement arrive-t-il que la Fortune choisit le Génie pour compagnon.— Le Droit.Il se dit bien plus de bonnes paroles qu’il se fait de bonnes actions.— Le Richelieu.CHEZ LES CHARPENTIERS- MENUISIERS, LOCAL 134 La Fraternité unie des Charpente Menuisiers, local 134, s’est réuni, lundi dernier, chambre 15, Monument National, : , la présidence de M.F.Doucct.Là comme ailleurs, le contrat collée:;: des métiers de la construction, dont les charpentiers-menuisiers sont partie contractante, occupe à chaque séance l’espi ; des officiers.Il n’y a pas à se le cacher, i; y va de l’intérêt de tous et chacun de voir de près les résultats que les ouvriers peuvent obtenir.Des rapports importants kl Lakr! af I'a.trd Carmnt IVerkiit at Aai> Uatoa la*.I af Him M.aai.re Allied Pnaliai Trade* Lak.i laial TiM|ia|kinl llalaa Lake* UNION LABEL I’aad aa BaBa **d laaSa.MWr* Card al M.al Cellar* à Mal.ke» «rnkaaa m nsrjcuacrs=r ÛST [j Hill Q i n ii¦ ran* #f * 1 UNION lA0Cl I \*ORKERSUNIOH/ DECORATORS) ¦ akwaa al laitlm fed.* nee af Maatokta.W._«sîce Itof Card af Jtaratrata Markers' I'tl HADE Werkert Lei.a Lakrl a Lak.i el Skerr Huai Werkrr» i laklia af Aail|*-aal.d AaaertiUea al V-.H A Ktrrlrto R/ Faate.re .1 Aaairte* to it* oa.^»» !>•.»* Ltk.l al Taker.Lak.1 .f Uphala iilaaal Ua.aa af TtH* Uailtd Hall.-i af Narlh A-irtoa Label I—a" r v»v./< INlOj^WORt | ¦ "bM a lga m Kr'tr; *5 UNION J* * LABLL ~Jr* \ r R L A Vf— f?E G I* S*T C R C D -I-Q, Rifbêîtn leamftatirtejcf a'Aotri'l SliÜ» Isle* Lak.ia af Elmrtral Wararra .AHJ.W.P.C.of N.ftlfj ’^OiUNION-MADËtï-* Uaiaa Lakrl af Uallrd Wall Taka.Crafu International He.llim tl tlifi fsrk'in and «^CEESISTEEED) i.,i n.k„.r, ÎTUE STOGIES } -.STOGIE .! @ TSE l -*> •» n.s-.,- ., .Lakil W .fir M.i J M A I al L.lakrl feaan» ».* , * lv>a»C 1/ M i— ' [-i/aN B Union-made Cigars.toc.Cv! 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voulaient bien accorder une franche coopération à cette loi.En réponse à une question posée, au sujet des contrats individuels.il fut répondu que le taux de salaire établi par un contrat individuel entre l'union et des manufacturiers, antérieurement au contrat collectif actuel, avait la pi éance; si, au cas où un manufacturier désirerait discontinuer la teneur de ce conu- .le patron devra en avertir les employés.pour que le contrat soit révoqué.En ce qui concerne le contrat juridique actuel, aucun manufacturier n’a le droit d* *( n changer les prix, tant qu’il restera en Vj.Heur.Discutant ensuite les avantages qu'un manufacturier peut obtenir en ; t un prix de fabrication assez élevé.:< m tour dit qu’il en résulte toujours pour lui un vain plus raisonnable.Il est prouve (|u le manufacturier est en mesure de Lui plus d'argent en payant $1 de l’heure, ,,,,m- le coût de fabrication, parce qu’il en i, :¦ un meilleur prix pour sa marchan-di ,.que celui qui ne paie que 40 cents do l’heure.M.Coderre a démontré par des statistiques que les tailleurs de cuir, en 1929, recevaient 50', cents de l’heure, 50 cents en NOTES DE VOYAGE DE PARIS A LONDRES Monsieur le Rédacteur, Le Monde Ouvrier.Le beau soir.— Par un beau soir d’été, je me rendis à la grande gare Saint-Lazare à Paris, prendre un train local à destination de Dieppe.Il est précisément 10 heures du soir, lorsque je prends place dans un compartiment de l'une de ces voitures de chemin de fer de l’Etat.Cç voyage ne nous offrira peut-être rien de bien intéressant, vu que nous avons à faire le trajet de nuit.Je me trouvais donc bien seul dans ce compartiment, regardant une carte routière de France, quand vinrent s’installer près de moi deux dames, l’une très âgée, aux cheveux blancs, aux manières très distinguées.hautaine et très gênante; l’autre était jeune et très jolie, il me semblait parfois la voir sourire, et causer entre elles à mi-voix.Je crus un moment comprendre, dans leur conversation, que la plus jeune allait à Londres et que la plus vieille de-v;.it nous quitter à quelques kilomètres de Paris.En effet, â peine quelques minutes après notre départ de la gare Saint-Lazare, nous arrivons à une autre gare, puis la vieille dame de nous quitter, en nous souhaitant bon voyage; pour une fois encore, j'ai de la veine, d'avoir à me rendre plus familier à l'égard d’une gentille petite Parisienne.Ce qu’elle me dit, son petit nom est Marcelle X., elle demeure à Paris, rue Saint-Antoine, près de la Bastille.Elle paraissait dans la dix-huitième année.Je me pressais donc tirés d'elle, pour admirer le détails de sa beauté si élégante, sa bouche était petite et vermeille, ses dents me paraissaient des perles, ses beaux bras charmants, ses chevux blonds étaient naturellement bouclés, ses yeux bleus, doux et vifs à la fois, sa physionomie candide et spirituelle, indolente et fière, son teint d'une incomparable fraîcheur me fit oublier pour un moment que j’avais plus de fieux fois vingt ans.Puis, impossible de ré: ester à un charme aussi puissant, où j'ai laissé un peu de mon coeur, au sein de ma n s .lie patrie d'adoption.Il va sans dire que nous avons causé longuement de la Fiance, voire même du Canada et autres Marcelle possède une merveilleuse ir ’.ruction, aussi bien renseignée sur l'his-toir clos différents pays: sa causerie est d plus agréables et intéressante; tout cela est bien de nature à laisser entrevoir i" côté le plus agréable de ce petit voyage.Enfin, nous arrivons à Dieppe, au beau milieu de la nuit.Cette petite ville naturellement paisible est un port de mer, où nous devons prendre le bateau à vapeur Pour nous rendre à Newhaven, Angleterre.Nous descendons du train à la gare maritime do la ville; Marcelle semblait guider mes pas dans un pays étranger.Sur le navire, nous prenons place sur le pont.La 1934, et 46’.cents en 1935.Les travailleurs sur machines recevaient 68 cents de l’heure en 1929, 58 ; cents en 1935.ainsi que les couseurs de semelles, GO cents en 1929, et 50 ; cents en 1935.Sur proposition de MM.Chas.McKcrcher et Lionel Thibault, un vote de remerciements a été adopté à l’adresse de M.Louis Coderre, pour les renseignements utiles qu il a donnés aux ouvriers de l’Union internationale des Travailleurs en chaussures, concernant le contrat collectif de l’industrie de la chaussure.M.Albert Roy, agent d’affaires des ouvriers en fourrures, présent à l’assemblée, adressa brièvement la parole sur les bienfaits de la loi Arcand do l'extension juridique des ententes collectives de travail, Il fit allusion au contrat que les travailleurs en fourrures venaient do signer avec 107 patrons, et qui garantit une paix dans l’industrie pour deux ans.Il invite les ouvriers cordonniers à prêter leur concours à l’Union des ouvriers en fourrures, on assistant à un bal, qui aura lieu le 19 mars, à la salle Auditorium, rue Ontario Ouest.Après avoir entendu le chroniqueur ouvrier du Monde Ouvrier, M.Ben.Drolet, sur la nécessité pour tous les ouvriers de donner leur appui au seul journal ouvrier bilingue, Le Monde Ouvrier, en devenant un lecteur assidu comme abonné, l'assemblée décide que l'exécutif soit chargé de prendre une annonce dans le journal, dans la colonne des unions ouvrières.En réponse à une lettre du Conseil des Métiers et du Travail, relative au protêt de ce Conseil, contre l'attitude du Comité exécutif de la cité, concernant le renvoi d’employés civiques, sous prétexte d’ingérence politique, à la dernière période électorale provinciale, l’Union a endossé à l’unanimité cette requête, et la protestation a été envoyée au Conseil de ville de Montréal.nuit est l’une des plus belles, la lune brillant comme un soleil, le ciel était étoilé, pur et sans nuages, la mer est calme et notre navire file à pleine vitesse sous l’effort de ses puissantes machines.Nous nous attardâmes rêveusement dans la solitude et le silence, en écoutant le murmure des flots glissant aux flancs du navire, mystérieusement irisé d’étoiles et d'écume argentée.Nous arrivons maintenant en Grande-Bretagne.Un officier vient nous demander de quelle nationalité nous étions.Marcelle dit qu’elle était Française.Moi, je dis que j'étais un petit Canadien errant dans des pays étrangers, “n n’y a iras à plaisanter”, me dit-il sévèrement.“Etes-vous sujet britannique?” Je lui répondis fièrement: ‘‘Bien, monsieur, puisque je viens de vous affirmer que je suis Canadien, je suis certainement sujet britannique".“C'est très bien”, me dit-il.Nous arrivons maintenant à Newhaven, Angleterre.Debout sur le pont du navire, scrutant l’horizon, nous apercevons au loin la ligne du rivage et le port, puis la ville elle-même, et déjà nous nous préparons avec plaisir à quitter le navire.Newhaven, Angleterre.C'est une petite ville anglaise de 12.000 habitants environ, qui doit son importance à son port de mer.Le train correspond avec le bateau et remonte la vallée.Déjà, je m’aperçois que, pour voyager en Angleterre, une connaissance de la langue anglaise est indispensable.A environ 10 kilomètres de Newhaven, nous arrivons à la ville de Loives, capitale du comté de Sussex, puis nous viennent ensuite les villages de Cookbridge, Plumpton, Haywards, Heath, où l’on rejoint la ligne de Brighton à Londres.A suivre, s.v.p.J.-C.ARCAND.publiciste.- -: o : -— LA MORTALITE DANS LES CLASSES INDUSTRIELLES La mortalité en Canada dans les classes industrielles, a été quelque peu plus élevée en 1935 qu’en 1934.Tout de même, disent les statisticiens de la Metropolitan Life, le taux de mortalité en 1935 n'a été que de 6.4 par 1,000, soit 2.6 pour cent plus élevé que celui de 1934.Il est donc évident que l’état de la santé publique au Canada a été excellent l’année dernière.Dans toutes les causes de décès, une augmentation plus ou moins sensible du taux de la mortalité a été constatée, excepté dans le cas de la fièvre typhoïde, de la coqueluche, de la tuberculose, de la syphilis, de la maladie de coeur, de l'entérite et des accidents d’automobiles.Le taux do mortalité causée par l’entérite a diminué de 19.6 pour cent; celui de la tuberculose de 6.0 pour cent, et celui de la maladie de coeur de 5.3 pour cent.Le taux de mortalité causée par des accidents d'automobiles n décliné de 18.6 pour cent.LABOR DIRECTORY MONTKKAL TIC ADF.S AND LABOR COUNCIL.—Meets every 1st and 3rd Thursday of each month at the Mount Uoyal Hotel.Presl «lent, (I.11.Unmet, 7 Craig Street East; Corresponding Secretary, Jos.Pelletier, 7 Craig Street East.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL — To promote the Interests of the Allied Union I.ahol (which can he had in either the French or English language).The following organizations comprise Council: Typographical Union No.170; Jacques-Cartier Typographical Union, No.115: Printing Pressmen and Asslst-ants’ Union, No.52; Bookbinders' Union.No.91 : Photo Engravers’ Union, No.I): Stereotypers and Electrotyers’ Union.No.33: Ainal-gamnted Lithographers of America.No 27.President, Joseph Pelletier; Vice-President, waiter Forrest; Recorder.A.F.Ricard: Secretary-Treasurer.James Philip, Hoorn 12.408 St.James Street West.Executive: M.Pike; •J* -V Ricard.John Moore.Auditors: A.Quéry, IT.Petit, J.Kelly.Telephone: MArquette 7180.Council meets Second Tuesday of each month at 7 Craig Street East.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER No 145.— Assemblée le 1er named 1 du mois, h la anlle de l’Union de Commerça, 1079.rue Berrl.President, J.-W.Blaqulôre.7117a, rue Christophe-Colomb, telephone; CR.3S(!0; eecrétnire-trésorier, Henri Richard, 3477.rue Cartier, telephone: AMherst 7034.UNION INTERNATIONALE DES IIARHIER8 COIFFEURS D’AMERIQUE, Local 455.
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