Le monde ouvrier = The labor world, 1 avril 1936, samedi 25 avril 1936
READ ON PAGE 6 22e Année — No 17 SAMEDI, 25 AVRIL 193C — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 25, 193G 22nd Year — No.17 TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it % Ü Kill'll1 (Duurirr ©I t Culutf H Kflâ DRINK S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest "INSTRUIRE ET AMELIORER" Téléphone: LAncaster 5361 Deux vies sauvées, Un raffinement de cruautés des milliers détruites On peut dire que tout le pays se réjouit de la délivrance des emmurés de la mine d’or de Moose River, Nouvelle-Ecosse; ce fut avec un soupir de soulagement qu’on apprit mercredi midi qu’un contact avait été fait avec les deux survivants qui étaient enfermés dans les entrailles de la terre depuis onze jours.C’est par millions qu’on peut compter ceux qui suivirent avec angoisse les nouvelles à la radio qui se suivaient de trente en trente minutes et lorsque vers onze heures du soir la nouvelle fut radiodiffusée qu’enfin le docteur Robertson et Alfred Scadding étaient enfin ramenés au jour un cantique de remerciements s’éleva de tous les coeurs.Mais comment reconnaître le dévouement, l’énergie opiniâtre et l’esprit de sacrifice des sauveteurs, ces braves mineurs de la Nouvelle-Ecosse qui.oubliant le danger imminent qui les guettait à tout instant, n’hesiterent pas •i s’enfoncer dans les profondeurs de cette mine abandonnée depuis vingt-cinq ans risquer leur vie pour en sauver deux autres qu’ils ne connaissaient même pas.Il est donc vrai qu’il y a encore des hommes de coeur et que l’humanité n’est pas aussi noire, ni mauvaise, qu’on la dépeint généralement.Quel bel exemple ils ont donné! Chapeau bas devant ces obscurs héros.Devant tout ce dévouement, ce long et pénible effort pour arracher à la mort deux êtres humains, ce soupir de soulagement général des bords du Pacifique à ceux de l’Atlantique à la nouvelle de leur délivrance, quand on songe qu’en Ethiopie on massacre des milliers d’autres êtres humains par esprit de conquête et sous le fallacieux prétexte qu’on y veut abolir l’esclavage; qU>en Europe, des toqués genre Mussolini.Hitler et autres se préparent fébrilement au plus grand massacre des temps modernes; que sur la frontière franco-allemande et franco-belge, on a construit une ligne de défense dans les profonde urn* de la terre, qu’on y a massé des centaines de mille soldats qui n’attendent que l’instant fatidique pour se ruer les uns sur les autres, qu’on se servira de toutes les ressources de la science pour faire périr par le gaz empoisonné les non-combattants; devant ces préparations de destruction, on se demande comment il peut se faire qu’un mouvement de réprobation générale ne se déclanche pas pour mettre à la raison ces Attila modernes et les empêcher de poursuivre leur oeuvre néfaste.Tant de sacrifices et d’efforts pour sauver deux vies, d’un côté, et tant de préparation pour en détruire des millions, de l’autre.* ¦» * Une délégation des Ligues de propriétaires de Montréal, Trois-Rivières et.Québec, a soumis au cabinet provincial certaines demandes en rapport avec le moratoire hypothécaire, les contrats collectifs et dans le changement dans le régime administratif de la ville de Montréal.Ne nous occupons pas, pour le moment, des suggestions relatives aux conventions collectives, osant espérer que la rebuffade que leur a infligée 1 hon.M E Rochette sera suffisante pour prévenir l’exploitation des ouvriers sous de faux prétextes.On y reviendra plus tard, si le besoin s’en fait sentir.En ce qui concerne le mode administratif de Montréal, la délégation a réclamé principalement que la ville soit divisée en quatre divisions électorales comprenant chacune 50,000 électeurs, et élisant chacune quatre échevins, et qu’aussi le conseil municipal soit formé d’un maire et de seize échevins; que trois des échevins de chaque division soient élus par les propriétaires et les locataires et que le quatrième soit l’élu des propriétaires seulement, etc.Depuis la fameuse enquête qui avait proposé aux électeurs de Montréal le choix entre la cédule A et la cédule B.on semble tourner autour du pot et toujours essayer de revenir en arrière, ce qu’on a peur cependant de faire d un coup.Nous nous demandons pourquoi la cédule A n’a pas été adoptée et pourquoi, encore aujourd’hui, on rre pourrait pas en faire un essai loyal?C’est une mauvaise politique et un principe dangereux que de diviser la ville en deux clans: les propriétaires et les locataires.C’est connue lorsqu’il y a du feu et de l’eau: tant qu’ils sont séparés, le danger n’est que latent, mais dès qu’un rapprochement sensible se fait, le mélange s’opère et alors gare à l’explosion: et, une explosion n’a que des effets destructifs si un contrôle sévère n’est pas exercé sur sa provocation.Inutile donc de créer de nouvelles difficultés en dressant l’une contre l’autre ces deux classes qui devraient se donner la main pour le bien-être de la métropole.Il est vrai que les propriétaires (et lorsque nous parlons de propriétaires, nous avons surtout en vue ceux qui vivent du produit de la location de leurs immeubles aux locataires) ont plusieurs sujets de plaintes legitimes et qu ils ont parfois, surtout en temps de crise, des obstacles financiers a surmontei.Mais qu’ils se rappellent que lorsque tout le monde travaillait - dans le temps de la prospérité — ils ont tondu plus que la largeur de leur langue dans le pie du voisin- le locataire qui ne se faisait pas prier pour se laisser tondre.Maintenant que les temps sont durs, les propriétaires sont obliges comme les autres de vivre avec ce qu’ils ont amassé (ou qu’ils auraient du amasser) pour les jours d’adversité.L’empereur d’Ethiopie se plaint qu’à deux reprises les Italiens ont fait usage de gaz asphyxiants durant le cours de la campagne présente et its réclament protection contre cet effroyable poison qui lorsqu'il ne tue pas abîme toute une génération dont il fait des loques limailles, des sujets d’hôpitaux et d’asiles d'aliénés.En réalité, ces fumées délétères ne sont pas pires que la poudre à canon, les balles et les pointes de baïonnettes, les couteaux à dépecer la chair humaine dont les belligérants font usage sur le front.Si l’on permet les bombes.les pluies de projectiles par les mitrailleuses et l’invasion de l'air, du beau ciel, par les engins de mort, je ne vois pas pourquoi on s’insurgerait contre ces gaz insidieux qui tuent, qui infirment quelque peu en douceur.C’est toutes les machines à hacher les hommes en chair à pâté, à faire une horrible bouillie de cervelles et de sang des plus robustes spécimens de l'humanité qu’il faudrait condamner.N’est-ce pas une honte de laisser subsister ces manufactures d’armes et de munitions dont on sait le pitoyable usage?Puisqu’il faut que les hommes se battent et que la guerre, d'institution divine, soit le seul moyen de régler les différends entre chrétiens et gens intelligents, pourquoi ne pas revenir à la fronde du saint roi David, aux cruches de Gédéon.On sait comment Josué s’empara de Jéricho dès l’entrée des Hébreux dans la terre promise.Cette ville, enfermée en de hautes murailles, était de prise presque impossible.Par ordre de Dieu, Josué fit faire à son armée le tour de la ville pendant sept jours.L’arche d’alliance était portée en grande pompe et précédée de sept prêtres qui sonnaient de la trompette.Tout le peuple suivait en silence.Le septième jour, le roi fit sept fois le tour de la ville et tout le peuple, sur l’ordre de Josué, poussa un grand cri et les murailles tombèrent avec fracas, laissant la place libre au chef des Hébreux.Voilà une manière économique et peu sanguinaire de faire le siège des villes.Si on faisait des combats de boules de terre glaise et des pelotes de neige, si mutuellement on se plaquait sur le visage des masques de boue — ce qui est bien porté aujourd’hui par les élégantes et les dandys pour guérir ou améliorer la peau — si les conflits sc bornaient à des joutes, à des jeux olympiques, à des prises de corps entre les athlètes des parties en cause, on ne s’insurgerait pas trop contre les guerres qui pacifieraient les peuples sans les saigner à blanc.Ce n’est pas en jetant de l'huile sur le feu qu'on peut avoir raison d'un incendie.La légende de faire la guerre pour entretenir des sentiments d’amitié avec les voisins, a vécu.Nous sommes payés pour savoir qu'on ne dresse pas une génération pour le militarisme sans l’intention de derrière la tête de lancer ces êtres de proie sur d’inoffensives peuplades, comme les Ethiopiens, pour n’en faire qu’une bouchée.Ce ne sont pas des moules à soldats de plomb et de chocolat ou des guerriers de comédies musicales, de vaudeville, que nos-écoles militaires! On y fabrique sur le même modèle venu d’Allemagne, des bourreaux et des monstres, des spécimens, comme “l’Homme qui rit” de Victor Hugo, auxquels on fait l'ablation du cerveau et du coeur pour les rendre pires que des bêtes féroces.Cette déformation de la créature de Dieu est un crime que commettent sciemment ou inconsciemment les politiciens de tous les pays.Et l'on parle de progrès quand nos guerres surpassent en raffinements de cruautés toutes celles de l'an- ancêtres et nous sommes pis que les cannibales qui s'entremangent pour apaiser la faim de leurs entrailles.Nous dépassonsen barbarie les chefs peaux-rouges, qui, affolés par l’eau de vie des chrétiens, ont pu, pour les besoins de l'histoire et de la poésie, boire le sang de leur ennemi en des crânes et scalper des chevelures absentes, danser devant un missionnaire rôti à la broche, mais dont les moeurs — quand on ne les molestait pas dans leurs droits, quand on ne leur taquinait pas la peau avec du plomb à canards — étaient plus douces et plus hospitalières (pie les nôtres.Pauvre Sélassié, il en est réduit à demander d’être plutôt écorché et empalé qu’empoisonné par les gaz! Jadis, le condamné avait le droit de choisir la mort qui lui semblait la "moins pire”, comme on dit en bas de Québec.Si le roi des rois aime mieux se faire occire et découdre la panse plutôt que d’inhaler des gaz pestilentiels, des goûts et des couleurs, il ne faut pas discuter.Nombre de petites femmes éprouvent une sorte de volupté à sentir peser sur leur bouche la bâillon de chloroforme qui leur permettra de se faire charcuter sans douleur, mais Sélassié n’a pas cette perversion, il veut voir venir la mort, se mesurer avec elle, lui disputer sa peau jusqu'à l'aube, sentir s'enfoncer dans sa chair le croc mortel du fauve, ça le regarde, n’est-ce pas?JULIEN SAINT-MICHEL L’AJOURNEMENT DES ELECTIONS EN ALLEMAGNE Les "élections” pour la désignation des hommes de confiance devaient avoir heu en Allemagne les 3 et 4 avril.Le ministre du Travail les a décommandées par une ordonnance disant que les “élections législatives" du 29 mars manifesteraient déjà l’expression de la foi et de la fidélité au Fuehrer, et que par conséquent il n’était pas nécessaire de procéder à une "élection" spéciale dans les usines.Transgressant la loi sur l’organisation nationale du Travail (en Allemagne actuelle, on n'en est plus à une violation de traité ou de loi près!), le ministre du Travail a décrété que le mandat des actuels conseils de confiance était prorogé d’une année.Cette décision vient pleinement justifier la mémorable déclaration faite au début de février par Claus Selzner, un des grands chefs du Front du Travail, lors d'une assemblée ouvrant la campagne électorale.11 définit le conseil de confiance comme un "grand dépôt de recrutement”.Cet homme avait diantrement raison.Malgré cm’ils se plaignent de ne pas trouver de bons locataiies pom leui tit[Uité cette fausse conception de la gloire, ' , .revenus stables on constate qu'un certain nombre d entre eux sont cclte apothéose des généralissimes, cette bMiItl ULo 1L.VUXIUO * .»i:____ ne mnnrmnnt nnnr .-i~ .fAGnUinmo assurer encore assez 7 iiailles assez anti-chrétiens (les épithètes nous manquent pour course aux croix de guerre, ce fétichisme J 1 ’ .fncAi* rln Innnr n Hp.Q nôrP.c: Hp ffimillP rln irolnn net nr) nnnnhrpnicmp rinns lino quaMier cette conduite barbare) pour refuser de louer à des pères de fam lie avec plusieurs enfants.On dirait qu’ils veulent louer leur maison pour que les locataires ne s’en servent pas, mais qu’ils paient le loyer quand meme.LE MONDE OUVRIER.du galon est un anachronisme dans une ère où les chrétiens de toute dénomination ont jeté derrière le moulin leur bonnet de baptisés- et de communiants.Nous avons la prétention d’être plus civilisés que nos GRAVES DIFFICULTES CHEZ LES TRAVAILLEURS EN VETEMENTS POUR DAMES Depuis plusieurs semaines, on parle de grève, dans l’industrie de la confection de vêtements pour dames.Enfin, c'est décidé.On dit que le nombre des personnes engagées dans ce conflit, par suite de la grève qui a été déclarée par les tailleurs, serait de 10.000.Nous croyons ces déclarations un peu exagérées.Cependant, il n'en est pas moins vrai que le fait est accompli.M.Bernard Shane, organisateur général, a déclaré que ce qui a été le sujet de cette grève est le refus des employeurs de respecter le contrat collectif de travail qui a été signé par les parties Intéressées.On en est venu à cette décision au cours d’une assemblée générale des membres du local 205 des tailleurs de vêtements pour dames, lundi, le 20 courant, aux quartiers généraux de l’union, 395, rue Sainte-Catherine Ouest.Le vote donné favorablement à la déclaration de grève fut unanime.La motion autorisait aussi le comité, qui a été nommé socialement, à décréter le jour et l’heure de cette grève.La grève fut donc déclarée mercredi, le 22, à 10 heures de l'avant-midi. SAMEDI, 25 AVRIL 1936 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 25, 1936 Ce qui se passe dans nos unions Par BEN.DROLET.comment organisée par le Conseil des Métiers et du Travail, demande elle aussi protection pour ses membres en exigeant des ouvriers organisés d’encourager les magasins dont les employés sont organisés! On regrette Que l'exposition industrielle NE SOYONS PAS INDIVIDUALISTES Il est vraiment ridicule d’entendre des ouvriers de divers métiers médire contre la loi de l'extension juridique des conventions collectives.Nous ne savons si ces ouvriers sont plus laborieux que d'autres, mais ils montrent une répugnance sans bornes contre cette loi qui les protège de l’avidité de certains employeurs.Soils notre régime actuel, un ouvrier non organisé est prêt à donner tout son temps pourvu qu'il ait un emploi.Il ne s’occuite pas si le patron qui l’emploie le fasse travailler 10 heures ou plus tous les jours, pourvu qu'il reçoive une maigre pitance pour toutes ces heures de travail.Il reproche à la loi qui établit le contrat collectif de l'empêcher de travailler les heures qu'il voudra et pour le salaire que le patron voudra bien lui payer.Il est tout naturel que le patron qui ne travaille qu'en vue du profit tend à l'exploitation de la mentalité de ces ouvriers inconséquents qui sont toujours prêts à accepter n'importe quel salaire qu’on leur offre.Quand est-ce que les ouvriers de cette espèce comprendront-ils que le régime de l'individualisme à outrance, de la liberté de travail qu'ils réclament, les forcera à travailler toute leur vie sans être plus avancé.Non, ce régime ne permet pas à l'ouvrier, qui persiste à travailler dans ces conditions et qui se refuse à joindre ses camarades dans l’organisation de son métier, de prévoir l’avenir et de se ramasser quelque sous pour sa vieillesse.Si, plus tard, il conçoit qu'il était dans l’erreur d'agir de la sorte, et décide de réclamer quelques dollars à son patron, celui-ci lui répondra: “Si vous n'êtes pas content, allez ailleurs." Voilà la situation qui lui est faite après avoir été trop individualiste.-: o :- REPONSE CATEGORIQUE DU MINISTRE DU TRAVAIL AUX PROPRIETAIRES La Ligue des Propriétaires vient de recevoir une rebuffade du ministre du Travail provincial, concernant les salaires fixés par le contrat collectif des métiers de la construction présentement en vigueur.Ces gens trouvent les salaires exigés par ce contrat trop élevés et réclament que ceux-ci soient réduits d'un tiers.La prétention de la ligne serait que beaucoup de travaux de réparation pourraient être exécutés, si le taux horaire n'était pas si élevé, ce qui est loin d’être démontré, d’ailleurs.La délégation, conduite par M.J.-E.Sauvé, secrétaire de la ligue, demanda aussi que les frais occasionnés par l'application de la loi de l'extension juridique des conventions collectives soient à la charge exclusive du ministère du Travail.La requête réclame une clasification des ouvriers selon leur compétence et que le nombre des apprentis soit fixé à 20 pour cent du nombre des compagnons.Voici la réponse catégorique qui fut déjà donnée à la Ligue des Propriétaires, dans une communication par le ministère du Travail, déclarant que les salaires établis dans la convention collective des métiers de la construction n’étaient que raisonnables.C'est pourquoi le gouvernement provincial a pris ces moyens pour remédier aux mauvais effets de la crise, car.ajoute la déclaration, si l'on veut augmenter raisonnablement le pouvoir d’achat de l'ouvrier.il doit être suffisamment rétribué pour le rendement qu’il donne, quel que soit celui qui l’emploie.-: o :- UNE COTISATION SPECIALE POUR LES TRAVAILLEURS EN FOURRURE Au cours d’une réunion des officiers généraux de l'Union internationale des Ouvriers en fourrure, tenue le 2 avril, à Atlantic City, à laquelle assistait M.Albert Roy.12e vice-président pour le Canada.La question a été discutée de la création d’un fonds pour servir spécialement aux besoins des unions locales.II a été décidé de soumettre le projet à un referendum.Il s'agit de prélever un assessement de $2.s tu les milliers de membres qui composent cette formidable organisation.Cette proposition est venue devant une assemblée des locaux 66 et 67 des Ouvriers en fourrure de cette ville, tenue lundi dernier.à la salle du Café St-Jaeques, 415.rue Sainte-Catherine Est, sous la présidence de M.Emile Perreault.Un vote secret sera pris sur ce projet financier, lundi prochain, le 27.au cours d'une assemblée spéciale, à laquelle on procédera aussi à l’élection d’un agent d'affaires.M.Albert Roy donna les raisons pour lesquelles les membres doivent appuyer ce projet.Les besoins financiers des unions locales sont satisfaits à même les fonds de l'union internationale.C’est elle, en cas de graves difficultés ou de différend léger, qui soutient les membres qui sont affectés.U cita qu’en 1925, lors de la grève des ouvriers en fourrure de Montréal, l’Union internationale a souscrit au fonds de grève la somme de $120,000.Les membres donc ne doivent pas s'attendre à ne jamais rien payer et à toujours recevoir les faveurs de l'union.Il exhorta les membres à exprimer leur opinion librement sur une question aussi importante, car si l’union vient à avoir besoin de l’aide financière, elle saura comme dans le passé à qui s'adresser.M.Emile Perreault, président du Conseil conjoint, a annoncé qu’un bal sera donné Par les officiers, le 15 mai, à l’Auditorium.Cette fête récréative sera gratuite, pour tous les membres et leurs amis, et dans le but principal de créer une véritable camaraderie.L'assemblée approuva un rapport de l'exécutif, à l’effet de prendre un abonnement annuel au journal Le Monde Ouvrier.-: o :- Do not simply "resolve" to buy Union-made merchandise, but always buy it.L’ETIQUETTE DE L’UNION L'Union des Chapeliers et Casquettiers, local 33, a fait parvenir une requête au Conseil des Métiers et du Travail, à sa dernière séance, demandant l’appui des ouvriers organisés de cette ville.De plus, elle insiste pour que les ouvriers unionistes se fassent un devoir, auprès des marchands de chapeaux et de casquettes, de les persuader de tenir en vente ces produits portant l’étiquette de l'Union des Chapeliers d’Amérique.De même, l'Union des Peintres, local 359, fait part au Conseil des Métiers et du Travail, que les travaux en peinture et décoration, en rapport avec la convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, qui aura lieu à Montréal, en sep-tempre prochain, soient exécutés par des unionistes et revêtus de l’étiquette de l’Union des Peintres.M.L.Thibault, délégué du local 249 de l'Union internationale des Travailleurs en chaussures, réclame également l’appui moral des délégués au Conseil et de tous les unionistes en faveur de l’étiquette de l’Union des Travailleurs en chaussures.On peut, dit-il.se procurer les chaussures portant cette marque syndicale dans presque tous les magasins de chaussures, il ne s’agit que d’exiger l’étiquette, sans que cela coûte plus cher.L’Union des Employés de magasins, ré- au marché Atwater, où des produits unionistes étaient exposés, n’ait pas reçu pi ts de patronage des ouvriers organisés.- ' - ¦ loi- CHEZ LES PRESSIERS Le mouvement de contrat collectif qui se poursuit intensivement dans les métiers de l’imprimerie et qui est sur le point d’étre adopté définitivement par le ministre du Travail, soulève un enthousiasme encourageant, surtout chez les pressiers.Depuis que l’on parle du contrat en question, les ouvriers employés dans ce métier qui abandonnèrent l'union depuis, pour bien dire, le début de la dépression, conçoivent qu'ils trouveraient un grand avantage à revenir au bercail de l’union.C'est pourquoi, au cours de l’assemblée plénière de l’union des pressiers de journaux, local 52, vendredi le 17 courant, sous la présidence de M.J.-B.Chartier, à la salle Robert, 7, rue Craig Est.40 nouvelles demandes d'admission d’anciens membres ont été enregistrées.L'organisateur, M.G -R.Brunet, ainsi que M.Georges Brunelle, se disent très satisfaits que les ouvriers de cette partie de l'industrie de l'imprimerie reconnaissent une bonne fois que le temps est arrivé pour obtenir des conditions et des salaires stables que seule l’organisation de tous les métiers, par la concentration de leurs forces, peut obtenir sans bruit, tout ce qu’ils ont de besoins légitimes et durables, pour leur bien-être et celui de leurs familles.Demandez l’étiquette de l’Union sur toutes vos marchandises Always demand the Union Label - It Days Reproduction des marque* syndicales, cartes d'atelier*, bouton* Union Labels, Shop Cards, Working Buttons and Emblems used et insignes de travail qui désignent l'affiliation aux union* to designate membership In the affiliated National and Inter-lntematlonales affiliées à la Fédération Américaine du Travail national Unions with the American Federation of Labor »J In» Sltnptr»' Lot»» ! •»•! I » I» >« « i .«r «I rkilt Etiuttn' Latin I ik«l » r-j .-.r» V Olin l Ittl - • isiuf ri b* _ AUlHORiTY OK | t KJ OJ m R(UV(O(0 n o Il-AIÀ-Una*- U«*l Pr.«.o .Uot.o L»wi
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.