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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 27 juin 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1936-06, Collections de BAnQ.

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The Recent Session of Parliament Re$g%n 5 22e Année — No 26 SAMEDI, 27 JUIN 1936 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 27, 1936 22nd Year — No.26 TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it % jUmiDi' (!) miner Cittuif iiürtû DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Redaction: 11, rue Saint-Paul Ouest "INSTRUIRE ET AMELIORER” Téléphone: LAncaster 5381 OPINIONS.Pour la paix économique Les cordonniers vont de l’avant ïl faudrait subordonner le salaire du Capital à celui du Travail, contrairement à ce qui s’est fait jusqu’à ce jour.Avec une patience moutonnière bien caractéristique, nous subissons actuellement une paix armée à la foi coûteuse et dangereuse.Cette paix “apparente'’ tus est imposée par un capitalisme intransigeant qui domine les gouvernements.la finance et la presse, celle-ci étant devenue le principal artisan défor-matoire de l’opinion publique.Il est vrai que ce féodalisme ploutocratique de la noblesse d’argent est en pleine décadence, mais non encore au bout de son rouleau.Car, comme toute mauvaise herbe, il est plutôt difficile à extirper.Ce capitalisme individualiste, notons-le en passant, n’a pas que des crimes -, l'actif de son bilan social.Comme le servage et l'esclavage, il est venu à son heure, s’est développé et devra bientôt s’effacer à son tour pour faire place à i.qu'on pourrait appeler le capitalisme collectif ou collectivisme.Sa faute principale a été l’organisation de la pauvreté et la stabilisation de la misère, comme si ces deux iniquités économiques étaient la sauvegarde de son omnipotence.la raison d’être de sa survivance dominatrice, le complément obligé de son luxe et de sa splendeur.Mais cette paix armée jusqu’aux dents, dont bénéficient nos marchands de mort subite et leurs alliés politiques, n’empêche pas, naturellement, la euerre économique de se poursuivre avec férocité dans presque tous les pays t’u monde dit civilisé, le Canada y compris.Car nous ne sommes pas mieux partagés que les autres, quoi qu’en disent les farceurs officiels qui, de temps a autre, se croient dans l’obligation de nous mentir effrontément pour nous rassurer et afin que nous persistions à les "honorer” de notre confiance avant, pendant et après les élections.Le mal primordial dont nous souffrons présentement le plus c’est le discrédit où est tombée chez nous la main-d’oeuvre.C’est, en d autres termes, l’avilissement, puis la suppression du salaire.Cela nous a ete impose pour que se maintienne intact ou pas trop affaibli le salaire du capital, pour que les intérêts et les dividendes “sur le capital engagé” demeurent a un niveau suffisamment élevé pour “justifier” son emploi, selon le jargon a la mode de ramoralisme affairiste.Pour les hauts et puissants "saigneurs” de 1 industrie et du commerce, il importe peu que “l’homme de la rue” soit pourvu d un Douvoir d’achat suffisant.Un os à ronger suffit, à leurs yeux, si a ce prix, le capital peut rester sur ses positions et attendre une nouvelle offensive sous la protection d’un code civil et criminel outrageusement démode et caduc./C est au nom du système économique que le capitalisme opère son exploitation de l'homme par l’homme, comme c’est au nom de la liberté qu’il répand la tuberculose par les taudis et consacre un nouveau servage dans ses bagnes industriels.Pour remettre les choses au point, il faudrait, semble-t-il, subordonner définitivement le salaire du Capital à celui du Travail, réduire le "loyer de l'argent” à sa plus simple expression, “assécher” radicalement les surcapita i-sations industrielles et commerciales, fixer un maximum de salaire decen pour tous les travailleurs”, sans distinction de sexe, et.cela va de sol, un maximum également, tout en laissant entre les deux une marge suffisante pour stimuler l’initiative privée orientée dans le sens général bien compris.Mais on peut présumer, à cet égard, qu’une éducation saine, donc très diffeiente de celle dont nous sommes actuellement chloroformés, soit préalablement indispensable pour que l’initiative nouvelle puisse trouver son stimulant dans la satisfaction du devoir social à accomplir et non plus seulement le îecheicher, comme aujourd’hui, dans une ruée bestiale vers 1 or.Le Canada, nous dit-on souvent, est un pays riche, très riche.Mais d ou vient, alors, qu’il puisse y avoir tant de pauvres et tant de misère paimi nous?Et d’où vient qu’ailleurs il puisse y avoir des gens très riches dans des pays très pauvres?Pourquoi à Montréal, par exemple, y a-t-il tout à la fois des chateaux somptueux et d’innombrables taudis puants, foyers de toutes les maladies et bouillons de culture de la criminalité en tous genres?Pourquoi des demeures éminemment saines entourées d’une multitude d’autres qui le sont si peu?Le contraste est tel que notre service d’hygiène municipale peut être raisonnablement inculpé de négligence criminelle par le tribunal de Topinion publique., .Il faut se rendre à l’évidence.Jusqu’à nos jours, nos classes dirigeantes, toutes catégories, ont été aux petits soins avec le capital et se son ingénié .oax tous les moyens imaginables, à préserver son salano.i mus c n l “ s’est agi de la main-d’oeuvre ouvrière, on a semble, en hauts lieux, etie souci.-nement privé d’imagination quant aux dispositions efficaces a pi one îe sauvegarder le salaire ouvrier, ce patrimoine essentiel, pourtant, du veut able producteur de la richesse nationale.Et les classes laborieuses, toujours plusi ou moins victimes de cotte injustice, ont laissé faire, affaiblies qu e rs son _ par cette cruelle nécessité de se résigner à tous leurs maux comme a une ¦ de fatalité naturelle (?).“Et, pourtant oui elle tourne”, disait Galilée, en parlant ce la terre dont il venait d’observer le mouvement, au grand scandale des crétins de son époque Et.pourtant oui on me trompe, peut aujourd’hui se dire le chômeur auquel on refuse le droit au travail parce que ce droit vient en conflit, avec les pmileges abusifs de la classe exploitante.Oui.on trompe le travailleur, urbain et nu ai.quand on lui nie délibérément le droit d’exploiter par son travail es rie resses naturelles du pays qui sont siennes, en somme.Et qui le trompe, si ce n e.la minorité parasitaire qui l’éduque et le dirige dans fout le coins ce son existence?.Que demandons-nous, en définitive?La paix économiçue par la .lus 1 .Le bien-être mis à la portée de tous par le travail.La coopération qui unit au lieu de la concurrence qui divise.L’abolition de la spéculation sous toutes ses Il est tou jouis intéressant, à l’Union internationale des Travailleurs en chaussures, local 249, d’entendre les nouvelles recrues prêter le serment d’allégeance.C’est par les paroles suivantes que M.Paul Monette, président, fit prononcer à un grand nombre de nouveaux membres, qui furent initiés, au cours de l’assemblée de cette union, vendredi dernier: “Je promets solennellement d’assister régulièrement aux assemblées de mon union.Je promets que je remplirai tous les devoirs que m’imposera celle-ci.Je promets de plus sur mon honneur d’unioniste que je n’achèterai que des marchandises portant l’étiquette de l’union." Ces paroles ont un caractère noble, c’est pourquoi le mouvement qui se poursuit avec une intensité remarquable, parmi les ouvriers des différentes catégories d’opérateurs dans la chaussure semble vouloir faire décider les intéressés à comprendre le besoin d’être étroitement unis pour obtenir de meilleures conditions de travail et des taux supérieurs à ceux présentement payés.On prévoit que, lors du prochain contrat collectif, des amendements importants seront soumis à l’attention de la partie contractante patronale.L’Union internationale semble vouloir entrer en lice, cette fois-ci, pour devenir partie contractante.Elle en a manifesté l’intention au ministère du Travail et à l’Association des Manufacturiers de chaussures, section de Québec.Par contre, M.Charles McKercher a reçu du ministère du Travail un renouvellement de créance, lui permettant do siéger comme délégué adjoint au comité paritaire de l’industrie de la chaussure, en vertu de l’article 7 de la Loi de l’extension des conventions collectives du travail.M.McKercher, dans un discours approprié, a laissé voir tout le bien qui ressort du contrat collectif.Si les ouvriers cordonniers veulent bien lui accorder leur appui franc et loyal, ils* en seront bénéficiaires.Plusieurs autres questions intéressantes furent soumises, notamment celle qui a trait à une demande do la Ligue de l’Etiquette pour que l’union achète 100 boutons-réclame que les membres devront porter en signe favorable à l’étiquette; cette question fut référée à l’exécutif.Une demande du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.relativement à la convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, qui sera tenue é Montréal, à partir du 8 septembre, a été agréée par l’achat de $10 de billets; dix de ces billets furent tirés au sort parmi les membres.Les possesseurs de ces billets auront le loisir, à la séance du Conseil des Métiers, le 6 août prochain, d’être probablement les gagnants de magnifiques prix qui seront distribués aux concurrents.M.Lionel Thibaut, délégué au Conseil des Métiers, fit un exposé très élaboré des délibérations de la dernière séance, sur le plan Bouchard et autres projets.Dans le bâtiment et le génie civil De même que les travaux publics et les mines de charbon, l’industrie du bâtiment et du génie civil figure parmi celles qui sont proposées à la Conférence internationale du Travail de juin prochain pour la mise en application du principe de la semaine de 40 heures adopté l’an dernier.Elle a été choisie, d’abord, en raison de son importance: le bâtiment et le génie civil, en effet, occupent une main-d’oeuvre énorme: près de 13 millions de salariés dans 20 pays pour lesquels on dispose de chiffres précis.D’autre part, au cours des dernières années, le chômage, dans cette industrie, a été exceptionnellement intense.En décembre 1935, la proportion des ouvriers sans travail y a varié, suivant les pays, de 17 à GO pour cent.Au 1er juin 1935, c’est-à-dire à une époque correspondant normalement à la pleine saison, elle a dépassé 15 pour cent dans plusieurs pays et s’est élevée jusqu’à 50 pour cent aux Etats-Unis.Le développement des progrès techniques a grandement influé sur la situation.Le remplacement de la brique et de la pierre par le ciment, des fenêtres en bois liar les cadres métalliques, la standardisation des fournitures, l'emploi de charpente en fer.le perfectionnement des appareils de levage et des moyens de transport, l'utilisation d’excavateurs et de machines à très-grand rendement pour les travaux de terrassement.le bétonnage, le goudronnage des routes, etc., tout cela a eu des répercussions sur la quantité de main-d’oeuvre nécessaire et a contribué à l’extension du chômage — bien que ces progrès techniques aient peut-être, dans une certaine mesure, aidé à stabiliser l’emploi et à rendre moins sensibles les fluctuations saisonnières.On a considéré qu’une réduction de la durée individuelle du travail aiderait à résorber ce chômage en permettant de donner de l’emploi à un nombre considérable d’ouvriers dont le recrutement serait d’autant plus facile qu’une grande partie de la main-d’oeuvre utilisée n’a pas besoin d’être spécialement qualifiée.On sait, d’ailleurs, que déjà, dans plusieurs pays, la limite normale de la durée du travail dans le bâtiment et le génie civil est inférieure à 48 heures par semaine.C’est le cas, notamment, en Australie, au Canada, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en U.R.S.S.En outre, plusieurs réglementations actuellement en vigueur prévoient la possibilité d’une répartition des heures de travail sur une période plus longue que la semaine, et la récupération des heures perdues par suite des intempéries.De telles modalités sont conciliables avec la fixation d’une durée de travail réduite.LES SALAIRES DANS L’INDUSTRIE DE L'AUTO Il ressort d’un relevé du Bureau des Statistiques du travail des Etnts-Unis que les travailleurs de l’industrie de l’automobile, y compris la main-d’oeuvre des fabriques d’automobiles et de pièces, ont reçu en 1934, un salaire horaire moyen de près de 70 cents.Les gains annuels dans les différents établissements, toutefois, s’établissaient en moyenne à moins de $900.Un tiers du personnel global de l’industrie automobile fut occupé l’année entière; un quart des travailleurs fournirent moins de G mois, et un autre quart, de 6 à 10 mois.Les données mensuelles deçues de l’industrie, sl-gnale-t-on, indiquent que les fluctuations du marché du travail ont été plus prononcées en 1934 qu’en 1930, 1931 et 1935 et sensiblement les mêmes qu’en 1929 et 1932.Les renseignements que possède le Bureau relativement aux gains annuels et à la distribution de l’emploi ne portent que sur l’année 1934.formes car la spéculation n’est qu'une prime décernée à la paresse improductive.du brigandage de gentilhomme réglementé par des lois absurdes, rien ClC Pl Qu’on l’admette ou pas, il est certain qu’on ne sortira du pétrin où l’on est enfoncé que du jour où l’on se décidera à subordonner le salaire du Capital à celui du Travail., .Georges Delpeque. I’ll go 2 SAMEDI, 27 JUIN 1936 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 27, 1936 Ce qui se passe dans nos unions Par BEN.DROLET.HONNEUR A M.G.-R.BRUNET Le Monde Ouvrier désire saluer notre ami G.-R.Unmet, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, qui a été choisi comme Grand Régent du Royal Arcanum.C'est la première fois qu'un chef ouvrier est élu à ce poste d'honneur.C'est au cours du 35e congrès annuel du Grand Conseil de cette organisation fraternelle, qui a été tenu le 16 juin dernier, à l'hôtel Windsor, que M.Brunet a été élu Grand Régent.Nous n'avons pas ici à faire l’éloge de M.Brunet, il est assez populairement connu dans le Travail organisé, où il a occupé les positions les plus importantes.II a été échevin de la ville de Montréal, représentant le quartier Saint-Eusèbe pendant deux années.Ii abandonna ce poste par suite d'une grave maladie, dont il a une grande difficulté à se rétablir.Il est de plus marguillier en second de la paroisse Saint-Eusèbe de Verceil.Cette position honorifique veut dire qu'il présidera le Grand Conseil provincial de Québec du Royal Arcanum.La séance d’élection était présidée par M.Myles Standish, de West-Haven.Conn.Le siège social de cette organisation est à Boston, Mass., E.-U.d'A.Nos félicitations à M.Brunet.LES EMPLOYES DE TAVERNES VONT DE SUCCES EN SUCCES C’est encore à M.Ben.Drolet, chroniqueur du Monde Ouvrier, qu'échut la tâche de présider l’intéressante assemblée d'organisation des Employés de tavernes, dimanche dernier, à la salle des Cordonniers, 1331, rue Sainte-Catherine Est.On remarquait à ses côtés, les délégués spéciaux nommées par le Conseil des Métiers et du Travail.M.J.-G.Germain et M.J.Witty, P.-.J Ryan, président de la Ligue de l'Etiquette unioniste, MM.Jos.Tremblay et D.Petelle, respectivement président et secrétaire de la loge 606 des Wagonniers de chemins de fer.M.Albert Roy.vice-président général des ouvriers en fourrure.Chacun d'eux adressa la parole; ils exposèrent les avantages d’appartenir à l’Union qui, dans les circonstances, est indispensable pour toutes les corporations.M.Germain fit remarquer que la plus grande organisation modialc a été réellement constituée par 12 hommes et aujourd'hui.au vingtième siècle, elle compte des millions de membres fidèles.Les statistiques du Bureau du Travail à Ottawa, ajoute M.Germain, démontrent que 1.772 syndicats internationaux sont en existence dans le pays, avec un effectif de 282,171 membres.Il relate le début de l'organisation chez les machinistes qui a été de s'emparer d'un engin â la cachette pour le transporter â quelques milles de distance afin de se mettre â l'abri des chefs de chemins de fer.pour mieux discuter de l'union dont le besoin était pressant.Le mot d'ordre.déclare M.Germain, est: Employés de tavernes, organisez-vous; lorsque les représentants de votre union entreront en pourparlers avec vos employeurs, ils seront à l'aise de parlementer au nom de 300 ou 400 unionistes, à ce moment-là ils ne temporiseront pas certainement.M.Witty parla de l'organisation du travail en général.M.Albert Ro.v encouragea les intéressés i se constituer en un groupe très fort, capa ble de prendre les moyens pour amener à la future union toutes les bonnes volontés.Les salaires qui vous sont payés sont ridicules et si vous voulez obtenir quelque chose, il faut être sérieux.On peut avoir raison de.croire, ajoute M.Roy, que les ouvriers qui ne sont pas organisés sont, responsables de la crise actuelle, du fait do leur négligence et de leur indifférence.M.Petelle parla du désintéressement que montrent les ouvriers en refusant de joindre l'organisation de leur profession ou de leur métier.M.Jos.Tremblay exprime l’opinion que l'esprit individualiste qui nous a été légué par nos ancêtres a été un désastre.Heureux ceux qui ont compris de mettre de côté cet individualisme et de s'organiser pour la revendication collective de leurs droits.M.Ryan donna des explications précises, suivi de M.J.Allan, sur la façon des intéressés de s’inscrire comme membres.Vu que plusieurs avaient déjà payé entièrement leur initiation et n'étant pas présents, il a été décidé de remettre l'élection des officiers à la prochaine assemblée qui aura lieu dimanche, le 6 juillet prochain.à la même salle.1331.rue Sainte-Catherine Est, a 2 heures précises.Il y aura aussi une assemblée demain, le 28 juin, à la mémo place et à la même heure.LES POTIERS DE SAINT-JEAN, P.Q L’assemblée qui devait avoir lieu samedi dernier, pour la nouvelle union internationale des Potiers de Saint-Jean, Qué„ a été remise à dimanche, le 21 courant.Le président général de la National Potters’ Union of America, M.James M.Duffy, de East Liverpool, Ohio, le vice-président E.-L.Nehestly, de Trenton, N.-J., et le secrétaire-trésorier général, M.John McGillivray, de East Liverpool, Ohio, étaient attendus pour samedi; mais comme ces dignitaires de l'union ont été retardés, ce contre-temps n’a été que plus favorable à lu nouvelle corporation.On se rappelle les circonstances pour lesquelles ces gens ont décidé de s'organiser; nous ne reviendrons pas sur le sujet.Au premier appel du secrétaire Tu Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, M.Jos.Peleltier, 35 d’entre eux donnèrent leurs noms pour jeter les bases de l'union.Depuis ce temps, 40 nouvelles recrues sont venues s’ajouter aux premières.Conséquemment, à l’assemblée de dimanche après-midi, après les explications fournies par les officiers généraux, sur la situation des potiers en général, tant aux Etats-Unis qu'au Canada, en ce qui a trait aux salaires et aux conditions de travail, 65 nouvelles demandes d'admission furent enregistrées.On compte que près de 90 pour cent des employés à l'usine de poteries de Saint-Jean sont maintenant organisés.LE LOCAL 112, OUVRIERS DE LA CONFECTION POUR DAMES S’ABONNE AU MONDE OUVRIER Une assemblée des plus intéressantes a été tenue, lundi dernier, au No 395, rue Sainte-Catherine Ouest, par le local 112 des Ouvriers de la Confection pour dames.M.Eugène Boudrias, inspecteur au comité paritaire, présidait.Il était assisté de M.B.Segal, représentant du Conseil conjoint de la confection, H.Desrochers, vice-président, R.Robitaille, agent d’affaires et Mme H.Desrochers, secrétaire.Le chroniqueur ouvrier du Monde Ouvrier, M.Ben.Drolet, présent à l'assemblée, fut prié de dire quelques mots.Il expliqua le but de sa visite, celle-ci étant d’intéresser le local 112 à prendre un abonnement au journal en question, ce qui fut par la suite décidé.Profitant de l’occasion qui lui était offerte, il encouragea les membres à se tenir unis le plus étroitement possible.Il relate des faits qui se produisent dans 1 industrie du vêtement au détriment des ouvrières canadiennes-françaises parce qu’elles ne sont pas assez bien organisées.Il les invite à se faire les apôtres de l'union auprès de leurs compagnes de travail, afin de les convaincre de joindre l’union et que c'est seulement par elle qu'elles réussiront à faire disparaître les injustices qui existent.Des rapports non pas trop encourageants ont été présentés par MM.Scgal et p taille, concernant les salaires et les Y, de travail dans certains ateliers qui tout à fait défavorables aux ouvrie's a été rapporté, déclare M.Segal, qu’cherchait à créer une certaine anime entre les races qui composent les < ouvrières de cette industrie.Aucune f tion de race ni de religion n'est som-par les officiers supérieurs, aucun privii-particulier n’est accordé à qui que ce Dans l'union nous sommes tous égau firme M.Segal.Une assemblée générale de tout l'et: de l'union aura lieu sous peu, à la Auditorium, rue Ontrio Ouest.Cette as, ; blée sera pour déterminer les salaires devront être payés la saison prochaine vue de cette saison d’ouvrage qui p, devoir être abondante, aucune ouvrière commencera à travailler sans que les pour diverses opérations soient fixé.- l Conseil conjoint est à préparer un trsv, d'organisation pour les femmes empl -.dans les robles seulement.Un local , formé pour remplacer l'union indu r;.qui est disparue.Le bureau de cette uni, spéciale sera situé au No 117, rue Moi.Royal Est.Les officiers ont une très gram à confiance de réussite.LES TRAVAILLISTES AUX* ELECTIONS PROVINCIAL: La section du parti travailliste de : province de Québec s’est réunie, ;,m dernier, au No 415, rue Sainte-Cathc: ;.Est.M.Jack Cuppello, président du ,.-ouvrier, présidait.Il a été question for; ment de présenter des candidats tra.listes dans six divisions de Montréal.; Laurier, Saint-Louis, Mercier, Westmo , Verdun et Maisonneuve.Demandez l’étiquette de l’Union sur toutes vos marchandises Always demand the Union Label — It Days Reproduction des marques syndicales, cartes d’ateliers, boutons Union Labels, Shop Cards, Working Buttons and Emblems used nsignes de travail qui désignent l’affiliation aux unions to designate membership In the affiliated National and Inter-lntemationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail, national Unions with the American Federation of Labor QPAC.F.IA 314 SSUCO 6r AUlMOHtT/ Cf Inter* anl Lx Sua^it' Laiaa Lawl Uela* Lakal *1 MrUl fall.Kan L PtaaWnn t mm f.» uk.n L oi.r, Ltk.1 vStofrTSBBE J**»» L*«il riHwiM Uaxa L.k.1 ( Painters UNION LABCt Lakrl af ik« Imimibiii Tallara' l’a«ia af Am CUtt Ki’ktn Unit* Lakal IraikrtkoxS af Pilaltit.Drtsr L’axn Lakal Fa*ar UNION LABEL WORKERS UNION Ural Ti p.f >a[ t.tal L’aian Lak*l UNION MIOH MAJHCTT o toll LtN L’a.ae Lak.l af Sba.t H.tal Wart - •*) /•i*.ta / »>»« naun r* * 1 ¦" k Lakal al Takacco Warktn IskaUUrrr.' rraalxaai lira J6| ^ «• Ualaa Laktla af Clmrual W UNION MADE Mm ft Dl a 4.rAOU.W.P.C.of N.A.CE WUNIOkl-MADE CL I’elae Labtl af l.nH Wall r.p.r Crafla International «’«Ma Lak.l af 11 I’Ml.uW Da*.r.Ufc'.fl l *ke* Lak«l af L’ekaUiMtt- | rall.nal Ukian af A*»."•-M.O N r H E A V bcgYsVcrcq 'SSSMREGIBTEREDl l’alaa Lakal at Bakara a ad Caafaallaa* IH£ST0GH5—~ ~ STOGIE •a — ¦ .X- n.*«w«a’aaVnàxLa^ m Card af Uaxa.Wall.MaU.ra’ L’« aa Lak.l torai J Clnraaktra' ls.Ua Lakal UalUtf Brawarr.riaar.Canal and Salt Drink f Wariar»’ L’ataa LakaU -cnfCitr, «J SAMEDI, 27 JUIN 1936 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 27, 1936 Page 3 Les assurances sociales ont résisté à la crise avec succès •Dans l’ensemble, la situation des assurances sociales est, à l’heure utile, nettement plus satisfaisante qu’à aucun autre moment depuis 1929." C'est ce que le Directeur du Bureau international du Travail montre dans .rapport annuel à la vingtième session de la Conférence internationale du ¦I; avail qui s’est ouverte à Genève le 4 juin dernier.La crise économique mondiale avait durement frappé les assurances obli-ires.Pendant quelques années les progrès dans ce domaine avaient été mti rrompus.Cependant nulle part les assurances n’avaient été abandonnées .t .u 1934, une période de reprise commença.Ce redressement s’est nettement a 1-ntué au cours de 1935.Bien que, dans quelques pays, certaines mesures de restrictions aient été j.,:ves, elles n’ont eu nulle part un caractère très grave; on peut même dire (;i tu général, il y a une forte tendance à s’orienter dans la direction opposée.Dans les pays suivants: Australie, Belgique, France, Grande-Bretagne, Italie, Suède et Uruguay, les taux de prestations ont été relevés ou les condi-t.as d’habilitation rendues plus faciles.Aux Etats-Unis, la loi de "sécurité sociale” a créé un régime de pensions contributives de vieillesse, applicable à 25 millions de salariés et qui comporte (S dispositions spéciales pour les travailleurs de chemins de fer; cette loi prévoit également un système d’indemnisation des chômeurs.L'Etat Libre d’Irlande a adopté une loi portant institution d’une assurance obligatoire sur la vie pour tous les salariés.L'Equateur a créé un Institut national chargé de mettre en vigueur un h .urne d’assurance obligatoire de tous les salariés contre les accidents, la ii.uln.die et la vieillesse.En Bolivie, au Brésil, en Estonie, en Italie, en Norvège, aux Pays-Bas, le i Lamp d’application des systèmes en vigueur a été élargi.Enfin, nombre d’Etats envisagent l’institution de systèmes étendus d’assurances sociales.C’est ainsi que le Gouvernement fédéral d’Australie a fait :inaître son intention de se remettre à l’oeuvre en vue de créer un régime ! .’.îonal d’assurances, et qu’au Brésil, la Commission de législation sociale i ia Chambre fédérale a approuvé le principe d’une assurance obligatoire didité-vieillesse-décès pour tous les salariés de l’industrie.Le Canada, la Chine, la Finlande, la Lettonie, le Mexique, la Norvège, la uvelle-Zélande, le Pérou et l’Union Sud-africaine se préparent de leur côte établir des systèmes nationaux d’assurance, d’une application plus ou moins vaste.Les résultats de l’activité des institutions d’assurances sociales au cours U- l'année dernière sont également encourageantes.Dans la plupart des pays, le nombre des personnes assurées et les recettes fournies par les cotisations ont sé de diminuer et, dans beaucoup de ceux qui ont vu s’améliorer leur Mtimion économique, on constate un mouvement ascendant des effectifs et dr.s recettes de l’assurance.En général, cependant, on n’est pas revenu encore aux chiffres de 1929 ou de 1930.A vrai dire, le nombre des membres et le montant des recettes des caisses d'assurances sociales pourraient fournir un baromètre social et economique assez exact.Il y a eu, par exemple, augmentation, et du nombre des assurés et du chiffre global des cotisations au Chili, en Grande-Bretagne, en Hongrie, en Italie, au Japon, en Norvège, en Suède, dans l’Uruguay et dans l’U.R.S.S., tandis qu’en Autriche, en France, en Tchécoslovaquie et en Yougoslavie, la période de compression n’est pas encore terminée.En conclusion de ce rapide examen, le Directeur du Bureau international du Travail écrit que l’on peut dire maintenant avec quelque confiance, que, grâce à la force du principe et à la profondeur à laquelle les institutions ont déjà poussé leurs racines dans tous les pays où elles ont été implantées, les assurances sociales ont résisté à l’orage avec un succès remarquable.Le mouvement en faveur de leur extension et de leur renforcement a repris out.e sa vigueur.Et il n’est, pas excessif d’espérer une nouvelle période d’expan: on, en particulier dans les pays extraeuropéens.Aurons-nous une fédération des comités paritaires ?LABOR DIRECTORY e.- jours derniers, les adminisrateurs de loi des conventions collectives de tra-f|ui est présentement appliquée dans ieurs industries de cette province, se .'•lisaient au nombre de douze à l’hôtcôl 1 'Ut-Royal.Cette réunion avait été con; a e par M.Edouard Fournier, inspects' en chef des comités paritaires de la '¦ince de Québec, dans le but de jeter uses d'une fédération dont la mission dt de faire mieux connaître la loi, aunt chez les patrons que chez les ouvriers.Monde Ouvrier adhère à cette idée l'table.Il est absolument nécessaire qu’un anisme semblable soit institué et que qui sont chargés d’administrer la loi :.-sent connaître sur tous ses angles— patrons et aux ouvriers, ombien de ceux-ci ignorent les bienfaits • cette loi qui les protège malgré eux?tquoi a-t-on tant de difficultés, du fait • cette législation est ignorée dans son omble, autant par les patrons que par ouvriers.Pourtant, elle apporte de ; nds avantages aux industries qui sont a juridiction.o début, les patrons s’y opposaient, irquoi?Parce qu’ils ne la connaissaient l's ouvriers eux-mêmes étaient mal in-mes de ce qu’elle exigeait.On constate, les rapports que nous recevons des os qui sont parties contractantes à un Pat collectif, toutes les difficultés que ¦ -ci rencontrent avec les ouvriers qui ' illent sous l'empire de la loi collective, crainte de perdre leur emploi leur perde violer l’engagement, en acceptant travail au prix plus bas que celui fixé ^ ar le contrat, ils savent bien que leur 1 tien est mauvaise.On ne peut se faire ne idée d'une si malsaine compréhension d'une loi qui les protège et dont ils ne savent pas se servir.Comme nous le déclarait M.Emile Mathieu, secrétaire du comité paritaire de l’industrie de la fourrure, les ouvriers ne sont pas conscients de s’exposer à être condamnés à la prison par une cour de justice et exposer leurs patrons à rembourser de fortes sommes en réclamations.Si l'on reconnaît la nécessité d'une telle fédération c'est qu'on prévoit que de temps à autre des conférences seront données sur l’application réelle de la loi.soit devant les patrons, soit devant les ouvriers qui en feront la demande.Il est de toute importance que les administrateurs prennent les moyens de faciliter la mise en application des contrats collectifs, afin de réprimer les abus qui se commettent trop souvent par les parties.ELECTIONS CHEZ LES PEINTRES Outre l’élection des officiers, ce qui a occupé le temps à l'Union des Peintres, Décorateurs et Tapissiers d’Amérique, local 349.lundi dernier, la discussion a porté sur le plan Bouchard.Rarement on voit les ouvriers aussi solidaires sur une question comme celle-là.L’attitude définie du Conseil des Métiers et du Travail, concernant l’emploi à donner aux chômeurs, sans qu'ils soient au moins rémunérés sur la base des contrats collectifs de travail, ou sur la l3a.se des salaires raisonnables reconnus par le gouvernement fédéral, a été approuvée.La réduction de 10 cents de l’heure qui a été imposée récemment liai* le ministère du Travail cause toujours de graves ennuis aux peintres qui ont de la peine à digérer cet empiètement sur leur domaine.A chacune des séances il se trouve toujours des mécontents qui relèvent la question.MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL.—Meets every 1st and 3rd Thursday of each month nt the Mount Royal Hotel.Prcal-dent, G.U.Brunet, 7 Craig Street East; Corresponding Secretary, Job.Pelletier, 7 Oral* Street East.I MON |>I> EMPLOYES DE TRAMWAYS DE MONTREAL.Local 11)0 — Association A mul-cumcc ilcs Employes de tramways électriques • t de Chauffeurs d'autobus d’Amérique.— Montreal Tramways Employees' Villon, Local 11*0.Amalgamated Association of Street, Electric Railway, and Motor Coach Employees of America: Quartiers généraux — Headquarters: 11.:;, rue Saint-Denis, téléphone: LAncaster -"•c:.Officiers — Officers: Gérard Gagnon, vice-président international: Gérard Gagnon, président: J.-Georges Gagnon, vice-président: .L A-Philibert Corriveau, secrétaire-financier -—financial-secretary; Raoul Trépnnler, agent
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