Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1937, samedi 30 octobre 1937
23e Année — No 44 SAMEDI, 30 OCTOBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 30, 1937 23rd Year — No.44 TRY slack horse ALE 100 Years of Brewing .Experience behind It tfc JllunôP ©uufief DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest.< INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 5381 Le droit d’association.une farce Vous avez certes entendu dire que le droit d’association était reconnu dans le Québec.Cela semble très vrai, car l’article 39 (Chapitre 49), Loi relative aux salaires des ouvriers, dit: « 39.Quiconque empêche, directement ou indirectement, un salarié de faire partie d’une association, commet un acte illégal et est passible, sur conviction ommaire, d’une amende n’excédant pas vingt-cinq dollars et des frais, pour la première offense, et d’une amende de pas moins de vingt-cinq dollars, mais n’excédant pas cinquante dollars et des frais, pour la deuxième offense ou pour toute offense subséquente.La poursuite peut être intentée par le ministre, le comité conjoint ou toute wrsonne munie d’une autorisation écrite du procureur général.» De plus, l’article 23 (Chapitre 50), Loi des salaires raisonnables, dit (râlement: < 23.Quiconque empêche, directement ou indirectement, un salarié ou cherche ; l’empêcher, par menaces de congédiement ou autres, de faire partie d’une asso- ation, commet un acte illégal et est passible d’une amende n’excédant pas vingt-inq dollars et des frais, pour la première offense et.à défaut de paiement de .amende, d’un emprisonnement de quinze jours et, à défaut de paiement des frais, : un emprisonnement additionnel de huit jours; pour la deuxième offense, d’une amende d’au moins vingt-cinq dollars et d’au plus soixante-quinze dollars et des trais et, à défaut de paiement de l’amende, d’un emprisonnement d’au moins un mois et, à défaut de paiement des frais, d’un emprisonnement additional de quinze jours; et, pour toute offense subséquente, d’une amende de cent dollars et des frais et.à défaut de paiement de l’amende, d’un emprisonnement de deux mois et, à défaut de paiement des frais, d’un emprisonnement additionnel d’un mois.La poursuite est intentée par le ministre, l’Office ou toute personne munie d'une autorisation écrite du procureur général, » Notez qu’il y a divergence dans les pénalités, qui vont jusqu’à $100 ;.amende et l’emprisonnement de trois mois, sous la loi des salaires raisonnables, mais s’arrêtent à $50 et pas d’emprisonnement sous la loi relative aux salaires des ouvriers; la première loi est mise en vigueur par un corps gouvernemental, soit l’Office des salaires raisonnables, la seconde, par les comités comités conjoints.Pouvez-vous me dire pourquoi cette divergence, l’offense étant la même, la pénalité devrait être la même.Cela ne prouve-t-il pas, une fois de plus, que les « lumières légales 2 qui ont saboté toute cette législation sont loin de connaître leur affaire: il ne manque pas d’ouvriers qui auraient pu faire mieux qu’eux et qui l’ont prouvé à maintes reprises.Mais ce n’est pas tout: l’assistant procureur-général, en date du 24 septembre, a décidé « qu’en droit pénal c’est la poursuite qui doit prouver l'offense commise et non pas à l’accusé à démontrer qu’il n’est pas coupable.» C’est donc l’ouvrier renvoyé pour ses activités syndicales qui doit faire preuve que c’est bien là la raison de son renvoi.C’est une quasi impossibilité.Où voulez-vous qu’il aille chercher cette preuve ?Et le patron pourra toujours oquer trente-six raisons pour expliquer à sa façon ce renvoi.Quelle chinoi-ne et comme on nous « emplit » avec cette soi-disant législation sociale ! ’ :ez qu’avant de poursuivre, l’ouvrier doit avoir obtenu l’autorisation « écrite» .procureur-général, ce qui ne semble pas bien facile à obtenir, s’il faut en ¦ r par le cas Ballantyne, de la Guilde des Journalistes, qui traîne déjà • ;is plusieurs mois.A bâtons rompus Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, il en est de même des unes et des choses; ainsi, il n’y a pas si longtemps, les unions ouvrières : 1 ; liées à la Fédération Américaine du Travail et au Congrès des Métiers et Travail du Canada avaient une bien mauvaise presse; nous étions une noce, nous subissions l’influence américaine et comme nous recevons dans !illS rangs tous les ouvriers quelles que soient leurs affinités de race ou de -ance — étant des unions neutres — nous mettions en danger les principes •deux des membres appartenant à la religion catholique; mais depuis enement du C.I.O., c’est cette nouvelle forme d’organisation ouvrière u.strielle qui est « le pelé, le galeux, d’ou vient tout le mal », comme dirait 1 ‘->on monsieur LaFontaine, s’il vivait encore.Voici ce que nous cueillons dans un de nos grands quotidiens: Nous avons vu avec joie, il y a quelques semaines, lors du congrès des Métiers du Travail à Ottawa, des membres de la Fédération Américaine du Travail et •es membres du C.I, O.se coudoyer amicalement, tandis que les chefs des deux parties opposées évitaient toutes discussions contentieuses sur la scission entre les deux groupes et qui a causé tant de mal à l’industrie américaine.L’on pourrait ;'iic espérer que les unions canadiennes, en somme dominées -per des hommes sages, auront agir comme intermédiaires, comme médiateurs, pour assurer la paix entre employés et employeurs sur la terre d’Amérique.» Cela se passe de commentaires.Notts voilà donc redevenus blancs comme 1 et bons comme des petits anges ! Cela durera-t-il ?# Af * Il y a environ deux ans, un manufacturier de chaussures de Richmond — connu pour les salaires de famine qu’il payait à ses employés et pour tout 1 qu’il fit à l’industrie de la chaussure — avait été condamné à rembourser • mime de $1,000 en salaire que lui réclamait le comité paritaire de l’indus-(!e la chaussure.Il contesta la légalité de la loi de l’extension juridique conventions collectives de travail et porta sa cause en appel où il fut ¦ illours débouté; il voulait maintenant aller devant la Cour Suprême mais ¦ si ravisé au dernier moment et a abandonné la partie.Encore un qui se croyait plus fort que la loi et qui a appris à ses dépens ail en coûte de jouer au matamore.Nous aimons à croire que son aventure n'a de leçon à d’autres qui voudraient suivre son exemple.Un salaire minimum pour les homme* L’Office des salaires raisonnables vient de décréter une ordonnance qui établirait un salaire minimum pour les hommes; voici en effet ce que celle-ci dit: « L'Office des salaires raisonnables siégeant en séance régulière; Vu les pouvoirs qui lui sont conférés et les devoirs qui lui sont imposés par ladite loi; Vu que par son Ordonnance No 1, en date du 15 septembre 1937, approuvée par le lieutenant-gouverneur en conseil le 27 septembre 1937 et publiée dans la Gazette Officielle du 2 octobre courant, ledit Office a déterminé le minimum des salaires, les heures et autres conditions de travail des femmes employées dans diverses catégories d'établissements de commerce et d’industrie; Attendu que ladite ordonnance ne régit que les femmes y désignées et les seuls salariés hommes qui « remplacent » ces femmes, et qu’il y a urgence à en étendre davantage l’application, jusqu’à ce que l’Office détermine d’autres salaires et conditions de travail que, après enquêtes appropriées, il estimera raisonnables.Ordonne et statue que, pour les périodes de temps et pour les catégories de salariés mentionnés à ladite ordonnance No 1, les salaires à payer aux salariés hommes, même si ceux-ci ne remplacent pas des femmes, ne devront pas être moindres cm inférieurs à ceux payables aux salariés femmes, lorsque pour les unes et les autres, l’emploi rémunéré est le même-, les heures et autres conditions de travail y mentionnées seront les mêmes pour les hommes que pour les femmes; mais quant au pourcentage prévu en certains cas à ladite ordonnance, il sera établi en deux catégories distinctes, suivant le nombre d’employés soit hommes soit femmes.» Au premier abord, cela paraît assez bien, il semblerait établi qu'à l’avenir aucun garçon ou homme ne pourra être payé moins que le salaire minimum établi pour le personnel féminin, mais la phrase est tellement ambigüe qu’elle peut prêter à nombre d’interprétations différentes.En effet, quelle est la véritable signification de la phrase suivante: « Les salaires à payer aux salariés hommes, même si ceux-ci ne remplacent pas des femmes, ne peuvent pas être moindres ou inférieurs à ceux payables aux salariés femmes, lorsque pour les unes et les autres, L'EMPLOI REMUNERE EST LE MEME.» ?Que doit-on comprendre par les mots: « lorsque l’emploi rémunéré est le même » ?Est-ce seuls les garçons ou hommes faisant UN MEME TRAVAIL QUE CELUI FAIT PAR LES FEMMES ?Si nous sommes dans le vrai, alors les salariés hommes qui font un travail autre que celui fait par les salariés femmes continueront à ne pas être protégés, l’employeur pourra les payer ce que bon lui semblera, c’est-à-dire le moins possible, et alors il n’y a guère de quoi s’en vanter, car c’est à peu de chose près ce que disaient les Ordonnances de la défunte Commission du salaire minimum des femmes, avec cette diff-rence que cette dernière devait se confiner dans le cadre restreint des pouvoirs qui lui étaient conférés par la loi, tandis que l’Office des salaires raisonnables (?) a tous les pouvoirs voulus pour décréter UN SALAIRE RAISONNABLE POUR LES HOMMES, qui soit assez élevé pour subvenir aux besoins d’une famille, ce qui n’est pas le cas si un père de famille ne peut réclamer un salaire plus élevé que le minimum qui avait été établi pour une femme, soit le budget d’UNE SEULE PERSONNE ET NON CELUI D’UNE FAMILLE.Une femme seule peut à la rigueur vivre avec un salaire de $11 à $12.50 par semaine — pourvu que l’emploi soit régulier — mais comment un père de famille pourra-t-il y arriver ?Impossible, il vaut aussi bien pour lui être un « pensionné » du secours direct.Si la situation du salarié homme ne s’est pas améliorée avec la loi du salaire raisonnable, cela valait-il la peine d’abolir la commission du salaire minimum qui, dans plusieurs de ses Ordonnances, définissait bien clairement quelles opérations devaient être considérées comme du travail féminin, tout comme dans plusieurs autres, il était dit que toute la manipulation du produit brut dès sa réception devait être considérée comme du travail féminin et, de ce fait, les employés des deux sexes étaient assujettis à ladite Ordonnance; elle disait également: « le calcul des pourcentages devra s’établir séparément pour le personnel féminin et le personnel masculin.» Alors quoi ?L’Office du salaire raisonnable fait tout simplement du plagiat, il copie et réédite les Ordonnances de la Commission du salaire minimum; un point, c’est tout.Rappelons-nous qu’à l’exception du président de la Commission du salaire minimum, les autres commissaires remplissaient des fonctions honorifiques — soit sans salaire — tandis que ces quatre messieurs oe l’Office des salaires raisonnables touchent de gros appointements, nous dit-on, et ont un nombreux personnel d’élite (?) à leur disposition.Lors de la construction du pont de Saint-Vincent de Paul, boulevard Pie IX.la Dufresne Construction aurait retenu sur le salaire des ouvriers y employés une demie de un pour cent et ce en vertu d la loi sur le salaire des ouvriers (Chap.49).Il paraîtrait que le comité conjoint des métiers de la construction n’aurait jamais reçu ce prélèvement.On nous informe que, d’après une décision prise par le Ministère du Travail, ces montants d’argent seront versés au fonds consolidé du revenu de la province.La raison invoquée, si nos informations sont exactes, c’est que ces travaux étaient considérés comme des travaux de secours et comme tels le montant total de l’argent voté devait être destiné aux ouvriers.Comprend qui pourra.Il reste un fait indéniable, c’est qu’on a retenu une demie de un pour cent du salaire des ouvriers qui y ont travaillé.Si réellement c’étaient des « travaux de secours » on n’avait pas le droit de faire ce prélèvement et, en toute justice, on devrait remettre aux ouvriers la retenue de salaire; si, par contre, la construction de ce pont ne tombait pas sous la rubrique de « travaux de secours », cette retenue pouvait et devait être faite, mais être remise au comité conjoint des métiers de la construction.Dans le premier cas, ce sont les ouvriers qui ont été volés; dans le second, c’est le comité conjoint.D’une manière comme de l’autre, le fonds consolidé du revenu de la province encaisse une somme d’argent qui ne lui appartient pas.(Suite à la quatrième page) PAGE 2 SAMEDI, 30 OCTOBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 30, 1937 Ce qui se passe dans nos unions p* BEN.DROLET.SUCCES DE LA SOIREE DE L'UNION DES VETEMENTS POUR HOMMES La première d une série de conférences tenue lundi dernier, à l’union amalgamée des ouvriers en confection de vêtements pour hommes, local 115, a été un franc succès.La salle supérieure des quartiers généraux de 1 Amalgamated Clothing Workers' Union, 7 rue Prince-Arthur était remplie à sa pleine capacité.Les organisateurs de cet événement ont appris à la nombreuse assistance, le regret cpie le conférencier du jour, Me Lucien Roclier, ne pouvait être présent par suite d’un accident qui lui était arrivé et que ce malencontreux accident avait nécessité les soins urgents d’hospitalisation.Les organisateurs ont dû avoir recours fi M.Raoul Trépanier, vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, pour entretenir l'assistance d une intéressante causerie.Parmi les invités, outre M.Trépanier, on distinguait MM.Pierre Lefèvre, vice-président du Conseil des Métiers et du Travail; Nelson Fortier, président de l’union des employés de taverne, Emile Fagnant, président de l'union des pressiez; Réné Lamoureux.représentant le club ouvrier St-Denis-nord.La séance était présidée par M.J.-B.Sabourin.assisté du vice-président, A.Boucher, et du vice-président du bureau conjoint de l’Amalgamated Clothing Workers Union; M.Adolphe Cherrier, Mlle L.A.Ouellet, secrétaire et A.Duquette, agent d’affaires, agissait comme maître de cérémonie.Au début de la soirée un orchestre de renom fit les frais de la musique.Les solistes furent M.Léopold St-Germain, baryton de l’église d'Outremont, qui rendit avec succès une des ces chansons anciennes "La Maison Grise”.M.Bradly, violon et M.Dansereau, violoncelliste.Le président souhaita la bienvenue aux distingués visiteurs ainsi qu'aux chroniqueurs ouvriers de lIllustration et du Monde Ouvrier.M.A.Duquette avec son geste coutumier.présenta M.Raoul Trépanier à l'auditoire comme l'homme sur lequel le Travail organisé a les yeux.Inutile de dire que M.Trépanier reçut une ovation délirante après une telle présentation.L’orateur fit remarquer qu'il regrettait beaucoup l'absence de M.Rodier, retenu chez lui par la maladie; cependant puisqu'il était dans l’obligation de le remplacer, il s’efforcerait non pas à faire une conférence, mais à causer amicalement sur ce que serait la force du travail organisé international, si les ouvriers de toutes nuances et de toutes les catégories de métiers étaient organisés à 100 pour cent.Dans un élan oratoire qu'on lui connait, il démontra la nécessité pressante pour les ouvriers de s’organiser comme le sont les employeurs et et les professions libérales.Il semble à M.Trépanier, que chacun devrait se faire un propagandiste dévoué et ardent de la cause internationale, afin d'en arriver à une unité ouvrière.On entend de nombreuses critiques contre le mouvement international, mais ce qui me console, dit-il.c’est, que les membres sont satisfaits des conditions de travail et des salaires qui leur permettent d'apporter à leur famille, le samedi, une enveloppe de paie bien garnie.Nous étions satisfaits de la loi des conventions collectives du travail telle qu'elle était, mais non pas satisfaits de celle que l'on appelle la Loi des salaires raisonnables Il regrette que l’ouvrier attende d’être maltraité pour penser à s’organiser.Il réclame l’appui des travailleurs en faveur des produits revêtus de l’étiquette unioniste.Il préconise le principe d’un temple du travail et d’un secrétariat provincial du travail.C’est une honte pour une ville comme Montréal avec une population de plus d’un million d’habitants de ne pas posséder un endroit central pour réunir les ouvriers.En termi- RESOLUTION DES CORDONNIERS Il s’est manifesté un mécontentement générai contre la lenteur apportée par le comité paritaire de l’industrie de la chaussure, chez les travailleurs de ce métier, au cours de rassemblée, régulière du local 249, vendredi dernier.Il appert que d’après les rapports qui ont été soumis, depuis la mise en vigueur du nouveau contrat au mois de ;optembre dernier, le comité devait s'occuper immédiatement des classifications nouvelles qui n’apparaissent pas dans ce contrat, et que pour une raison ou l’autre cette question qui parait être urgente est réléguée de façon à satisfaire dit-on, certains manufacturiers qui ne se conforment pas aux dispositions de la loi On se plaint de la décision du comité paritaire de vouloir exiger le paiement de >,i % aux femmes employées qui tombent sous l’Ordonnance de la Commission du salaire minimum des femmes, ce qui n’est pas prévu dans leur cas.Une objection sérieuse a été soulevée contre l’intention du comité paritaire de vouloir favoriser une réduction de paiement à la Diva Shoe, laquelle a été condamnée par un récent jugement à payer plus d'un millier de dollars oux ouvriers qui n'avaient pas reçu le salaire fixé par l'ancien contrat.L'aviseur légal du comité aurait prétendu que toutes les difficultés étaient dues aux mauvaises inspections qui avaient été faites dans le passé.Conséquement afin de mettre un terme à cette laçune, la résolution suivante a été adoptée à l'unanimité: Proposé per M.Delphis Donaldson et secondé par Ovide Drolet, “Que le comité paritaire de l’industrie de la chaussure soit avisé d'agir sans délai et avec circonspection dans le cas qui occupe tous les travailleurs en chaussures de cette ville, autrement l'union internationale usera de sa force économique sans plus tarder".M.Chs.McKercher, apprend à la nombreuse assistance que le propriétaire de la Kid-Kit Shoe était prêt à signer une entente avec l’union, afin de maintenir pour une période déterminée les prix qui ont été fixés entre les deux parties.La compagnie désire avoir cette garantie afin que au cours de la prochaine saison, elle puisse se fier sur les prix des commandes qu’elle aura à exiger de ses clients.C'est la première fois dans l'histoire de la B.S.W.U.qu’un tel arrangement s’effectue avec un atelier ouvert, ajoute M.McKercher.Cependant comme les employés de cette fabrique de chaussures sont organisés à 100 pour cent, c’est probablement la raison pour laquelle la dite compagnie fait cette proposition logique afin d'éviter tout différend qui pourrait surgir relativement aux prix établis.Un rapport intéressant du Conseil des Métiers et du Travail a été présenté par M.Alphétus Mathieu, au sujet de l’incident Dufour et Trépanier président de ce conseil.M.Trépanier, dit-il a montré une fermeté sans pareille II se dévoue pour la cause ouvrière et il lutte continuellement contre les idées radicales.M.Mathieu déclare n’avoir jamais vu autant d’enthousiasme chez les ouvriers pour l'organisation.Parlant de l’institution d’un secrétariat provincial, il favorise le projet de tout coeur et il invite son union, les travailleurs en chaussures d’y donner toute leur adhésion.Cette intéressante séance était présidée par le dévoué président Henri Belland, assisté des vice-présidents G.Champagne et Paul Métayer.nant M.Trépanier souiigne le fait que par la puissance de l’union il faut qu'on arrive à faire observer les lois et empêcher qu'elles soient sabotées par les politiciens.M.Duquette remercia M.Trépanier en termes élogieux, et il félicita notre chroniqueur ouvrier, et recommande aux ouvriers la lecture du “Monde Ouvrier”.LES UNIONS APPUIENT LES EMPLOYES DE TAVERNES Quarante nouvelles recrues furent admises au sein de l'union internationale des employés d’hôtels, tavernes et restaurants.On a vu pour la première fois l’apparition de plusieurs femmes employées dans les restaurants qui ont demandé leur admission.La réunion qui eut lieu dimanche après-midi, sous la présidence de M.Fortier, était une des plus nombreuses qu’on ait encore vue.Il existe un entrain qui laisse à espérer un vrai succès dans les négociations qui seront entamées avec le bureau de direction de l'Association des commerçants licenciés, le 10 novembre prochain.Le secrétaire a rappelé que le cadre de l'union avait été placé jusqu'ici dans 40 tavernes de cette ville, ce qui signifie que les commis employés sont porteurs du bouton.A ce sujet l'union internationale des débardeurs, local 373, par l'entremise de son secrétaire, M.J A.Shannon, informe le local 200, qu’une résolution a été adoptée favorisant de préférence les tavernes où le cadre de l'union est en évidence.M.Lionel Thibault, assistant agent d’affaires du local 349 des travailleurs en chaussures, adressa quelques mots d’encouragement à ce sujet.Il constate que le travail d'organisation qui s'accomplit chez les employés de tavernes était phénoménal et que l’étiquette de l’union est un puissant facteur pour l'union ouvrière.Sur ce, il rappelle que l'union qu’il représente avait résolu d’accorder son appui moral au local 200, dans le sens de l'union des débardeurs.Une résolution boycottant tous les produits allemands et les théâtres injustes envers le travail organisé a été adoptée avec récommendation en conséquence.Le différend qui existait la semaine dernière dans une taverne de la rue St-Laurent a été réglé à la satisfaction des intéressés; le cadre de l’union a de nouveau été placé à cet endroit, et les commis ont obtenu une augmentation de $2 à $5 par semaine.Après un travail constant de seize semaines dirigé par M.A.Deschènes, officier du local 115, des ouvriers en vêtements, il a convaincu le propriétaire de la taverne Daigneaut, angle des rues St-Laurent et Ontario d’accepter le cadre de l’union.On s'est plaint que les commis qui travaillent dans les clubs Je nuit, etc., ne recevaient aucun salaire, et de plus ils sont obligés de payer pour le lavage de leur gilet et de prendre leurs repas à la hâte sans un moment de répit.MM.Myer Morris et Fortier ont été choisis pour représenter le local 200 au Conseil de la Jeunesse ouvrière, mardi ïe 26 octobre dernier.-:o:-— ELECTION D’OFFICIERS CHEZ LES DEBARDEURS L'union internationale des débardeurs local 1443, a procédé mercredi dernier, à la nomination de ses officiers.A l’exception de la 1ère vice-président, dont il y eut trois nominations: MM.G.Chayer, A.D'Annunzio et W.Labonté, l'élection aura lieu à la prochaine réunion du local.Les officiers élus par acclamation ont été David Villeneuve, président; Real Bronze, 2e vioe-président; R.Brillon, secrétaire-trésorier; Lionel Boucher, secrétaire archiviste; Damase Aubin, agent d’affaires, Georges Tremblay, sergent-d'Armes.Albert Vézina et Roméo Laverdière ont été mis en nomination à la position de guide, l’élection aura lieu plus tard.Il est facile de voir’que la plupart des officiers élus par acclamation reçoivent de la part des membres un témoignage d’estime et de confiance aux positions officielles qu’ils détiennent.L’installation des nouveaux officiers se fera à l'assemblée du local 1443, mercredi le 3 novembre, et à laquelle M.Raoul Trépanier, vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et président du Conseil des Métiers de Montréal, a été invité à présider.Chacun des officiers élus a exprimé sa plus profonde gratitude et ses plus sincères remerciements aux membres pour leur fraternelle coopération.OUVRIERS QUI AURAIENT BESOIN D’UNE ORGANISATION On apprend qu’il existe une exploitation honteuse à une certaine compagnie de distribution de circulaires.On affirme que les employés assujettis â ce travail, doivent se rendre sur les lieux du travail à 8 heures du matin.S'il y a des cicu-laires à distribuer, on les envoie à l’imprimerie les chercher et de là ils se rendent sur la job; et on commence à les payer, dit-on, au moment où ils déposent les circulaires aux portes.Ces pauvres messagers travaillent de 10 à 13 heures par jour, au salaire ridicule de 20 cents l’heure et ils n’ont qu’une demi-heure pour diner.Après une telle journée de labeur, ils sont plus souvent qu'autrement obligés de se rendre à leur domicile à pieds; on va plus loin parait-il, si un distributeur épuisé par cette rude tâche ne peut terminer sa journée de travail, il ne reçoit pas de salaire pour les heures durant lesquelles il a travaillé.Il parait que c’est une clause du contrat d'embauchage qu'il doit signer lors de son engagement.Comme on peut le voir ces malheureux employés sont exploités par des patrons sans vergogne qui n’ont d'autres soucis que leur propre intérêt; telle est la situation des distributeurs de circulaires d> Montréal.Il est question, afin de mettre fin à cette lamentable situation, que les offi ciers du Conseil des Métiers et du Travail tentent d'organiser en union ce employés, afin qu’ils soient en état d revendiquer leurs droits et de défendre leurs intérêts.On espère que la chose se fera au plus vite.LES TYPOGRAPHES DU 176 FETERONT LEUR ANNIVERSAIRE L’Union Typographique No 176 a décidé de célébrer le 70ème Anniversaire de sa fondation le 4 décembre prochain, à l’Hôtel Mont-Royal, par un diner, danse et divertissements.Fondée la même année que la Confédération, elle obtint sa charte le 28 novembre 1877, et comme union affiliée de l'Union Internationale, a fonctionné depuis à travers des années de prospérité et de dépression.Les membres sont à juste titre fiers de leur affiliation à cette grande famille du travail organisé et des bienfaits s’y rattachant, car à l’heure actuelle l'Union compte 48 membres pensionnés, tandis que quatre membres sont pensionnaires du “Union Printers Home” à Colorado Springs.Colo.Un comité de membres est en train d'élaborer les détails pour assurer le suc cès de la célébration de cette fête jubilaire.William Skanes en est le président avec K.Kaplansky comme secrétaire.-;o:- FETE A LA CONFECTION DE LA ROBE Le département éducationnel de l'union internationale de la confection de vêtê-ments pour dames, inaugure sa saison d'activité sociale par une soirée dansante, à l’occasion de l’Halloween, qui a lieu ce soir, aux quartiers généraux de l’union 397 rue Ste-Catherine ouest.Cette soiré sera sous la direction de Mlle Roback.Inutile de dire que toutes les mesure; ont été prises pour faire de cette fête, une des plus attrayantes, qu’aucune de celles qui ont été organisées auparavant Des invitations ont été lancées aux dirl géants du monde du travail, et la direction a tou* lieu d'espérer que leur présence rehausera dignement le caractère de cette fête.-:o:- CONFERENCE DES TRAVAILLEURS EN PAPIER Aujourd’hui s'ouvre à Hull, Québec, la deuxième conférence semi-annuelle du Conseil provincial des unions des travailleurs dans les moulins à papier de la Province de Québec.Cette conférence durera deux jours et des questions urgentes seront discutées.Ce conseil est composé d’une trentaine d’unions affiliées à la Fraternité internationale des ouvriers de la pulpe et du sulphite et des ouvriers des usines à papier, et comptent un total de plus de 10,000 membres.Les délégués nommé; jusqu’à date sont pour les unions des Trois-Rivières; MM.J.B.Arsenault, JS.Lambert et Albert Hasty du local 163 des papetiers à l’International; MM.A Aubin, Joseph Bourdages et A.Gauthier du local 162 de la pulpe et du sulphite: Jules Picotte et Alex.Gailleuse du local 216 de la division Wayagamack.UM GRADS SAMEDI, 30 OCTOBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 30, 1937 PAGE 3 La Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers Ce qu’elle est, ce qu’elle fait pour ses membres.Echos d’une convention.Du 7 au 15 décembre se tenait à Lakeland.Floride, la grande convention générale de la Fraternité Unie des Charpentes et Menuisiers d’Amérique.Ces assises furent tenues à l'Auditorium.Cet édifice fait partie d’un groupe de bâtisses, dont le tout est appelé "Foyer des Charpentiers".Construite suivant les plans les plus modernes, tant au point de vue de la décoration, ventilaiion et du comfort.cette vaste salle contient douze cents fauteuils.La tenue de la convention à cei endroit a permis aux délégués, au nombre d’environ cinq cents, de juger de la beauté et du comfort offerts à nos membres âgés qui veulent passer en paix les quelques années qui leur restent à vivre.Comme U n'est pas donné à tous nos membres l'avantage d’aller faire un séjour à cet endroit, je crois faire oeuvre utüc en leur fournissant quelques renseignements basés sur les impressions que j’ai eues à la vue de l’ensemble magnifique de cette propriété — qui est la nôtre et de la vie heureuse de nos vieux pion-nicr it premiers jours.Cette propriété couvre une superficie de dix-neuf cents acres, dont onze cents sont utilisés pour la plantation des oranges pamplemousses et des tangerines.Le revenu provenant de la vente de ces fru • , '¦ des divers autres produits a été de SiOO.7G4.80, du 1er juillet 1928 au 30 juin 1036.Nous avons remarqué qu’il y a une augmentation à chaque année due à l'accroissement des arbres.l a ferme est située à quelques arpents où on y trouve vingt-deux bêtes à comes de race, des cochons, volailles, etc.Tous les légumes qui servent à la nourriture des pensionnaires et du personnel sont cultivés sur notre propriété.Un beau grand jardin potager a été établi et les instruments qui y sont employés sont des plus modernes.De plus, un système d’aro-sage automatique y a été installé pour la saison de sécheresse.Un lac d’environ trois milles de longueur longe le rivage sur le côté nord du terrain et est situé à quelques arpents du Foyer.I.es autres édifices comprennent la bâ-! .• principale, la buanderie, la bâtisse du pouvoir électrique et l’atelier qui renferme la machinerie et l'outillage qui servent, aux divers travaux nécessaires de construction et de réparations.Les palmiers-chênes, fleurs, arbustes, et les tllé s tracées à travers le vert gazon ¦ntoure les bâtisses, forment un en-."a: Ve de toute beauté, ci fait l'admiration en-dant ce temps, nous voyons des officiers d'unions incorporées être condamnés aux assises criminelles pour activité en temps de grève, qui ont été considérées dans les enquêtes préliminaires comme des violations aux lois.Pour ce qui est de la Commission scolaire, je puis dire à M.Picard, que je lui pardonne grandement car comme il nous dit qu’il a pris son information dans un journal et qu’il y avait erreur, je vais me permettre de dire ici ce que j’ai dit au Conseil Fédéré des Métiers: “Que si j'avais la finance personnelle, je prendrais des procédures à titre de catholique contribuable”, et ce ne serait que justice, non pour nos organisations internationales, mais bien pour les ouvriers de la construction en général.Maintenant, en ce qui regarde l’union des employés municipaux, je puis dire, soyez sans crainte, car ils sont en très bonne compagnie, et si le fait d’être poursuivables est une garantie de sûreté pour la société, nous devons admettre que nous sommes rendus bien loin, car pour nous, nous organisons les ouvriers non pas pour entretenir les cours de justice, mais bien pour coopérer avec les patrons en autant que cela est jwssible, et comme nous considérons qu’il y a encore assez de patrons qui n'ont pas perdu ie sens de la justice, nous nous appliquons à les convaincre d'abord, et si la chose est impossible nous employons la grève, suivant ce que la toi nous permet, et nous sommes toujours assurés de la finance nécessaire pour protéger nos membres.JOS.MATTE.Québec.-: o :- HEUREUX ANNIVERSAIRE Nous apprenons avec joie un heureux événement qui se produit aujourd’hui même, dans la famille de M.Philippe Paris, ancien président de l’union des employés municipaux, lors de son existence.Il y a cinquante ans que M.et Mme Paris unissaient leur destinée dans les liens sacrés du mariage, duquel naquit une nombreuse famille.Alors les enfants et les amis des jubilaires n’ont pas voulu laisser passer l’occasion de présenter leurs hommages en célébrant leur cinquantième anniversaire de mariage.Dans cette circonstance heureuse, “Le Monde Ouvrier” se joint à toute la famille pour exprimer ses sentiments d’amitiés aux distingués jubilaires.Téléphone: CRescent 4168 Maison Canadienne-Française Unionistes — ATTENTION — Union Men Réparations et pressage de tous genres 2461 Des Carrières - - MONTREAL m m SîvHfftvS ÎTÔTTTÎIE re/ntorfer£NeltoYeui PAGE 4 SAMEDI, 30 OCTOBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 30, 1937 LA FEDERATION PROVINCIALE DU TRAVAIL DE QUEBEC Une Fédération Provinciale du Travail et un secrétariat des unions internationales sont établis.A BATONS ROMPUS (Suite de la première page) Il est de tradition de ne pas critiquer un jugement, dit-on, mais encore faut-il que le juge reste lui-même dan", les limites de la décence en profitant de ce qu’il est sur le banc — souvent le p’tit banc — pour faire des remarques intempestives qu’il lui serait parfois difficile de soutenir en dehors de l’enceinte d’un palais de justice.Récemment, un juge condamnait un patron, qui n’avait pas payé à ses ouvriers le salaire minimum prévu par la loi, celui-ci prétendant, pour se disculper, qu’il y avait très peu de profit dans son entreprise, ajoutant que les jeunes ouvrières l’avaient supplié de leur donner du travail à un taux plus bas que le minimum.C’est alors que ce bon (?) juge déclara que « quelques-unes ctes lois du salaire minimum mises en vigueur par la Commission du salaire minimum des femmes étaient loin d’être justes ».« Je ne vois aucune justice », dit-il.« dans des lois qui affectent la petite industrie et laissent les grosses firmes agir à leur guise, mais comme c’est la loi, je suis obligé de la suivre, en dépit du fah, que je crois sincèrement que c’est une bien pauvre loi qui devrait être rappelée ».Ceci expliquerait en quelque sorte la boutade d’un cynique à qui un monsieur demandait où était le palais de justice, et qui lui répondit: « le palais de justice, connais pas, mais au tournant de la rue vous trouverez le palais des injustices » (?) Après cela, tirons l’échelle.* * * Depuis quelque temps nous recevons des lettres élogieuses louant le bon travail qu’accomplit Le Monde Ouvrier, tant dans le domaine de l’information ouvrière que dans celui de la propagande des principes unionistes.C’est très bien, et nous remercions du fond du coeur ceux de nos lecteurs qui se donnent la peine de nous faire parvenir leur appréciation, leurs conseils et leurs encouragements.La reconnaissance est si rare qu’il faut souligner le geste de cem: qui s’appliquent à exprimer leur gratitude.Quoique très sensibles à ces marques d’appréciations, nous nous permet tons de suggérer à nos lecteurs une façon beaucoup plus efficace de venir en aid * à leur journal favori: c’est tout simplement de le lire, de le faire lire, en un mot, de le répandre autour d’eux, en nous procurant de nouveaux abonnés.Nous leur suggérerions de lire leur journal, toutes les semaines, et de le passe • ensuite à leurs amis et connaissances en les priant de faire de même.Si chacun voulait s’en donner la peine, la circulation du Monde Ouvrier doublerait en peu de temps, ce qui lui permettrait de rendre des services encore plus nombreux à ceux dont il prend la défense depuis près d’un quart de siècle.Que chacun mette l'épaule à la roue.En aidant à la diffusion du Mond' Ouvrier, les travailleurs travaillent dans leurs propres intérêts.Le Travail Organisé, i.cl que constitué sous l'égide du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et de la Fédération Américaine du Travail, aura désormais une fédération provinciale, c’est ce qui vient d’être décidé lors d’une assemblée conjointe qui s'est tenue aux Trois-Rivières, dimanche dernier, à laquelle assistaient les membres de l’Exécutif Provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et ceux du comité spécial nommé lors de la conférence provinciale d’août dernier.Ce nouvel organisme ouvrier — dont on attend le plus grand bien — opérera sous une charte émise par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada; la remise de cette charte et l’installation de cette Fédération se fera au cours d’une assemblée qui se tiendra à Québec, à une date ultérieure mais qui coïncidera avec la présentation annuelle du programme législatif soumis au gouvernement par le Travail Organisé.Le Bureau exécutif provisoire de cette Fédération a été constitué comme suit: Raoul Trépanier, président, Montréal; vice-présidents.Orner Fleury, Québec, et L.-P.Lacroix.Trois-Rivières; secrétaire-trésorier.Gus.Francq, Montréal; directeurs: Pierre Lefèvre et Jack Cuppello, Montréal; Jos.Matte, Québec; J.A.D’Aoust, Hull; Ben Dutchbum, Sherbrooke.Le premier acte du bureau exécutif fut de décider l'ouverture immédiate d’un secrétariat général des unions internationales.le siège social temporaire sera au No 11 ouest, me St-Paul.Montréal; M.Samedi dernier, avait lieu à Cornwall, Ont., une importante assemblée du Conseil des Métiers et du Travail de cette ville.Ce conseil avait l’honneur de recevoir M Paddy Draper, président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Invité à adresser la parole, M.Draper fit allusion aux grèves qui sont suscitées trop souvent, il s’est déclaré formellement opposé aux grèves périodiques et non-autorisées — bien que la grève soit le seul moyen pour l’ouvrier d’exprimer son mécontentement contre l'employeur qui l'exploite.Le peuple ouvrier du Canada, dit-il, combat pour la liberté économique en faisant partie de l’union de son choix, ce droit lui est reconnu, sans la crainte continuelle d'être congédié, c’est donc logique qu’il ne doive pas en abuser.De plus, ajoute M.Draper, les ouvriers pourraient obtenir leur liberté sans avoir recours à la force, si tous se groupaient dans la même union.En terminant, il recommande aux délégués du Conseil d’être francs et loyaux au cours de leurs délibérations.RALLIEMENT DES FOURREURS "Le Monde Ouvrier” annonçait tout dernièrement, qu'une conférence canadienne des ouvriers en fourrure aurait lieu sous peu.On ne savait alors au juste quelle ville choisir entre Toronto, Montréal ou Québec, et il vient d’étre décidé que cette conférence se tiendrait en cette ville, aujourd'hui même, ic 30 courant, à l'Hôtel Mort-Royal.Cette conférence aura un caractère tout a fait extraordinaire entre les représentants des bureaux du Canada de l'union internationale des travailleurs en fourrures.Le président général Ben Gold, présidera.assisté du secrétaire général Pietro Lucchi.Demain, dimanche, aura lieu à 2 hrs P.M.au No 415 Ste-Cathcrine est, une grande assemblée de tous les travailleurs des ateliers de la fourrure à Montréal.Adresseront la parole, les officiers généraux: Ben Gold, P.Lucchi et Raoul Trépanier, vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada; M.Feldman, vice-président du local des travailleurs en fourrure de Toronto.On s'attend aussi à ce que l’hon.M.Arcand, ancien ministre du Travail, sera au nombre des orateurs.Tous les ouvriers et ouvrières de cette industrie, unionistes ou non.sont tous cordialement invités à venir se renseigner sur la nécessité absolue de l’organisation, en vue du renouvellement du prochain contrat collectif de travail.Gus.Francq a consenti à organiser ce secrétariat et à en diriger les activités tout au moins provisoirement.Ce nouvel organisme est appelé à jouer un rôle important dans les destinées du Travail Organisé, car en s’adressant au secrétariat les unions affiliées pourront obtenir nombre de renseignements sur la législation sociale ainsi que sur la campagne de propagande et d'organisation qui a été déclanchée récemment et qui ne peut que se développer; ce bureau servira de centre de publicité et recevra avec plaisir tout communiqué que les associations ouvrières ou leurs membres lui adresseront, tout en se réservant le droit, bien entendu, de les faire publier ou non, car aucune lettre anonyme ne sera prise en considération.D'après les rapports des organisateurs qui assistaient à cette assemblée, le travail d'organisation rencontre un réel succès; plusieurs unions ont été formées dans différents centres industriels.Il semblerait que les ouvriers réalisent que s'ils veulent améliorer leurs conditions de travail ils doivent se grouper en une organisation solide qui pourra tous les protéger efficacement, quelles que soient leurs affinités de race ou de croyance; sous peu un conseil central des métiers et du travail sera installé à St-Hyacin-the et un autre est en Donne voie d’organisation à Sherbrooke.Il fut également annoncé que le 8 novembre prochain, il y aura un grand ralliement ouvrier au Palais Montcalm, à Québec, les principaux dirigeants du Travail Organisé y porteront la parole et leurs discours seront irradiés.UNE GREVE DANS LA CASQUETTE Lundi de cette semaine, les membres de l’union internationale des chapeliers et casquettiers ne se rendirent pas à leur assemblée régulière comme d’habitude, parce que ce jour était celui où une grève générale dévait être déclanchée dans l’industrie du chapeau et de la casquette.La cause de ce conflit serait que de nombreuses démarches auraient été faites auprès des manufacturiers en vue de conclure une entente pour l'établissement d’un contrat collectif de travail, mais le refus des employeurs de considérer les proposit ions de l’union ; qui a donné l’ordre de se tenir prêt à faire le piquetage de grève.Tous les efforts ont été tentés, d’après les déclarations de M.Maurice Silcoff, gérant de l’union, afin d’en venir à une entente amicale avec les employeurs.Conséquement, plus de 200 ouvriers, à la demande de l'union, se sont abstenus de rentrer au travail, lundi matin.Une assemblée de tous les intéressés eut lieu depuis, et on rapporte que plusieurs manufacturiers avaient déjà fait part aux représentants de l'union de leur intention de négocier individuellement.Les ouvriers ont refusé catégoriquement, parce qu’ils veulent que tous les patrons signent leur contrat de travail.Les demandes de l’union sont les suivantes: contrat collectif selon la loi relative aux salaires des ouvriers; minimum de salaire pour les diverses classifications, une augmentation générale de 10 pour cent des salaires, la limitation des heures supplémentaires à 10 heures par semaine et la semaine de quarante heures.-:o:- BEAU GESTE DES RELIEURS Les membres de l’union des relieurs, local 91, au cours de leur réunion régulière, mercredi dernier, ont manifesté leur intention d'accorder leur appui aux chauffeurs de taxis dont l'emblème de l'union apparait sur leurs chars.Une résolution a été adoptée autorisant le secrétaire, Georges Valüères, de faire part au président de la Diamond Taxi Association, que l’union des relieurs a décidé à l’avenir de ne retenir les services eue de chauffeurs de taxis portant le bouton do l'union, et que l'emblème de l'union soit placé en vue sur leurs chars, afin que nous sachions que nous avons les services de chauffeurs d’union.Nous regrettons beaucoup, ajoute le secrétaire, que nous soyons obligés de retourner ces chauffeurs s'ils ne peuvent montrer leur carte de l’union.LES MANUTENTEURS DE FRET Les conditions, les salaires et les heures de travail impossibles ne sufffisent plus aux travailleurs.Dans presque toutes les branches d’industries, on n’entend que protestations.Le coût de la vie augmente et nos salaires restent stationnaires, nos familles grandissent et nous ne pouvons plus arriver à rencontrer nos exigences.Telles sont les expressions d’opinions que nous entendons; il n’y a plus moyen que cela continue, il faut que nos salaires augmentent en proportion du coût de la vie et que les heures de travail soient réduites, afin de jouir un peu de la vie.Toutes ces réfléxions ont été faites, au cours de l'assemblée mensuelle de la Loge 1086 des manutenteurs do fret et pointeurs de la Place Viger.mercredi soir dernier.présidée par M.A.Bousquet, assisté du vice-président, M.Paul Charbonneau et de Jérôme Brisebois, secrétaire-trésorier.Le plus intéressant des rapports qui fut soumis à la considération des membres, était celui du comité exécutif qui est à préparer une étude spéciale pour l’amélioration des conditions de travail que la Loge désire obtenir de la compagnie du Pacifique Canadien pour ses membres.Le contrat de travail actuel a une existence indéfinie, seulement avec un avis de trente jours l'union peut réclamer une augmentation de salaires et une réduction des heures de travail.C’est l’opinion de tous, de proposer à la compagnie du C.P.R en avril prochain que la journée de travail soit portée à six heures et sans réduction de salaire.-: o :- LA GREVE DES CASQUETTIERS EST MAINTENANT REGLEE Une grève avait été déclarée lundi matin chez les ouvriers en casquettes.On nous informe que ce différend est réglé à la suite de négociations qui ont amené une entente fixant les heures de travail à 44 irai- semaine et les salaires, selon les classifications, de $12.50 à $22.00 par semaine, avec la reconnaissance de l’union.Un contrat de travail a été signé et les grévistes devaient retourner au travail ce matin même.-:o:- Mobile truck bodies which are interchangeable between railway and motor vehicles have increased in number or.main line railways in England.In 1928 containers in service numbered 1,574 and this year the British railways operate more than 13,000.DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE ASK FOR THE POPULAR BEER MOLSON 1 Brassée à Montréal depuis 151 ANS Brewed ln Montreal since 151 YEARS CONSEILS DE M.DRAPER SAMEDI, 30 OCTOBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 30, 1937 PAGE 5 ote*'uV* JJ»»' >tAÙ*’ ', A***.V "" cs .‘ ‘ t«'1 P * v* ' c>»'s ,vlc .s ü vll° *“ V*rft«s tV'V'°'s .«“Lté " , »• çsv vo»s *•' cot'-’poi V1', ,,SSC ¦' .\»° A’*» CO' ,cA*tV •ï»1 l)Jrrit/*ut)r\ uuAJ J.Alderic Raqmond • VICE-PRESIDENT I Built for sleep Montreal, Toronto, Winnipeg, Vancouver SIMMONS PLATEAU 0762 AVENUE TAVERN 100% ORGANIZED Light and Dark Ales and Lagers Special Parlor for Ladies 1445 Bleury Street, MONTREAL Opposite Imperial Theatre BRAKE MODEL EXHIBITED An electro-pneumatic brake, like those used on the world’s longest and speediest trains has been installed at the New York Museum of Science and Industry in Rockfeller Center, New York.Those who have yearned to run a real train may experience something of the same thrill of an engineer when they push the lever that starts the exhibit going, and a miniature train starts making along the track.Then a model of one of the new air brakes in nearly actual size begins to operate, illuminated arrows showing just what is happening.- : o :——- ON SECURITY BOARD Miss Mary W.Dewson, of New York, was nominated last month by the President to be a member of the Social Security Board, to succeed Vincent M.Miles, of Arkansas, whose term expired.Miss Dewson is an economist and was a member of the Advisory Committee on Economic Security which took charge of the research work in preparation of the Social Security Act.She has been connected at times in the past with the U.S.Department of Labor.¦— -:o :- STANDARDIZE RAIL GAUGES Australia recently moved to standardize railway gauges, New South Wales, a province of Australia, has the standard 4 feet 814 inches; Victoria, 5 feet 3 inches; Queensland and West Australia, 3 feet G inches; and South Australia has 5 feet 3 inches and 3 feet 6 inches.- J M' g Our Leading J p Amusement t ; Places { t 1 — .Dans nos * .TLiéâfrec • i .' i PALACE ?- EDDIE CANTOR in “Ali Baba Goes to Town” with TONY MARTIN, JUNE LANG, ROLAND YOUNG LOUISE HOVICK ?- CAPITOL William POWELL MYR-NA LOY in Double Wedding with FLORENCE RICE — LONDON by NIGHT until George MURPHY PRINCESS THEATRE 2nd BIG WEEK The RITZ BROTHERS in LIFE BEGINS IN COLLEGE with JOAN DAVIS, TONY MARTIN GLORIA STUART Added Attraction ‘Charlie Chan on Broadway’ with WARNER OLAND ^ Itm and Cables—Telephone Appura-tuH—Fir© Alarm and Police Signalling Systems — Radio Transmitting and Receiving Equipment.Made in Canada by Northern Electric Ciimmanv Limited Plant and General Offices MONTREAL, P.Q.DOMINION BRIDGE CO.Limited Head Office and Works at LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver } MONARCH Made by Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, RUE SAINT-DENIS, (.Edifice du : Théâtre St-Denis) Spécialités: Bouquets de Noces, Tributs Floraux Escompte de 10% aux lecteurs du "Monde Ouvrier” Mme J.Z.PILON.Rés.HArbour 7901 i All Imperial products are manufactured In Canada by Canadian Workmen, at our six modem Refineries one of which Is located at Montreal East.Organized labor years ago was given one of the most effective weapons of defence ever devised—the Union Label.IMPERIAL OIL LIMITED
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