Le monde ouvrier = The labor world, 1 novembre 1937, samedi 6 novembre 1937
23e Année — No 45 SAMEDI, 6 NOVEMBRE 1937 —MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 6, 1937 23rd Year — No.45 TRY SLACK HORSE ALE w ItondAdfc ©'tie %a\mt DRINK DOW’S ALE 100 Years of Brewing Experience behind It (Stouftef w* tmoriû Standard of Strength and Quality a*iaction: H, rue Saint-Paul Ouest.« INSTRUIRE ET AMELIORER > Téléphone: LAncaster 5361 Une dénégation de M.Shane On vient de nous faire parvenir un article publié dans l'Action Catholique de Québec, en date du 15 octobre dernier, intitulé: « Il n’y a pas d’argent à faire là », au cours duquel nous relevons la méchanceté suivante: « On nous permettra, toutefois, de relever ici une déclaration de M.Bernard Shane, organisateur du C.I.O.à Montréal, déclaration rapportée durant la journée syndicale de Sherbrooke, et publiée dans les journaux.A un officier des Syndicats Catholiques qui causait avec lui de l’industrie textile, et de l’organisation des ouvriers de cette industrie, M.Shane fit remarquer que l’Internationale ne s’intéressait pas aux ouvriers du textile parce qu’il n’y avait pas d’argent à faire là.» Nous avons vu le confrère Shane à ce sujet et voici sa réponse: « Je n’ai jamais fait aucune déclaration au sujet de l’industrie textile à qui que ce soit; je n’ai jamais été approché par personne, au sujet de l’organisation des ouvriers du textile; je ne suis pas l’organisateur du C.I.O.à Montréal, ni ailleurs; je suis organisateur pour la International Ladies' Garment Workers et celle-ci n’a pas juridiction sur les ouvriers du textile.Toute déclaration contraire est mensongère.J’ai trop de respect pour le Travail Organisé pour en faire une question d’argent.Nous organisons tous les ouvriers et ouvrières des métiers de la confection pour dames, nous les défendons envers et contre tous sans égard à ce que cela coûte à notre organisation, comme le prouve éloquemment l’expérience du passé.» C’est clair, c’est précis et cela ne laisse place à aucune ambiguité.Bien plus, les unions internationales n’organisent pas les ouvriers pour faire de l’argent: les fonds sont la propriété de tous les membres, ce sont eux qui en disposent, qui élisent leurs officiers généraux et locaux.Il faut être bien méchants pour faire des calomnies semblables.Pourquoi chercher à faire perdre le respect et la confiance que les membres des associations ouvrières doivent avoir pour ceux qu’ils ont librement choisis pour les diriger, la classe ouvrière est déjà assez divisée sans briser ses rangs davantage.De plus, nous aj outer ons que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada a émis des chartes fédérales aux ouvriers du textile, branche de la soie; qu’il continuera à en émettre au fur et à mesure que l’organisation de cette industrie progressera, tout comme il organisera la branche du coton et du tricot quand les ouvriers intéressés en manifesteront le désir.Le Travail Organisé n’est pas intervenu dans la grève à la Dominion Textile parce que ce n’est pas dans notre rôle, ni dans nos habitudes, de diviser des ouvriers qui luttent pour de meilleures conditions de travail; cela ne veut pas dire que nous nous désintéresserons de leur sort, nous agirons quand le temps sera venu, que cela paie ou ne paie pas-, que les syndicats catholiques en fassent autant et bien des malentendus se dissiperont.A bâtons rompus Nous avons le plaisir d’entendre, de temps à autre, des hommes d’Etat faire des déclarations qui nous réconcilient quelque peu avec les politiciens et permettent d’augurer beaucoup mieux de l’avenir que du présent.Ainsi, lors du diner du 50e anniversaire de la Chambre de commerce de Montréal, l’hon.Adélard Godbout, chef du parti libéral de la province de Québec, a fait un bijou de discours au cours duquel il a déclaré: « Le problème du chômage doit être résolu de façon à donner à chacun le moyen de gagner sa vie.Nous avons trop de tout et une grande partie de la population manque de tout: c’est la grande misère de la surabondance.Il faut trouver soit le moyen de mettre tous les chômeurs au travail, soit le moyen de les faire vivre s’il n’y a pas de travail.Ne pourrait-on pas recommander de raccourcir les heures de travail afin de faciliter l’emploi d'un plus grand nombre de personnes ?» C’est bien un signe des temps.Lorsque ,il y a déjà plusieurs années, le Travail Organisé préconisait la réduction des heures de travail, l’établissement par législation de la journée de huit heures et la semaine maximum de 48 heures pour TOUS indistinctement, ce fut un tollé presque général chez le patronat et parmi nos législateurs; nous étions des socialistes (?) — maintenant ' n dirait communistes —, nous voulions tuer l’industrie et la poule aux oeufs .or — possible que cette bonne poule pondait des oeufs d’or.mais pas pour nous.Comme tout cela est loin déjà.Aujourd’hui, à un dîner de la Chambre de Commerce (canadienne-française, par-dessus le marché!), celui que l’on considère, dans la masse du peuple, comme le prochain premier ministre du Québec, vient lui-même demander de raccourcir les heures de travail et déclare que dans un pays où nous avons trop de tout une trop grande partie la population manque de tout.Il nous semblait entendre la voix des pionniers du Travail Organisé u autan réclamer ces réformes devant un auditoire d’ouvriers.Il serait donc ' ai que nous pouvons regarder l’avenir avec confiance.* • • Vous avez certes entendu parler de la loi Wagner des Etats-Unis qui a ¦ >¦: iplacé la N.R.A., celle-ci ayant été déclarée inconstitutionnelle par la Cour Suprême, cette loi qui est administrée par un Labor Board dit tout simplement aux employeurs: * Vous ne devez en aucune façon intervenir pour empêcher vos ouvriers de s’organiser.Si vous employés sont organisés, vous devez négocier avec eux sur un pied d’égalité, en tout ce qui concerne les salaires, les heures et les conditions de travail.» C’est à peu de chose près ce que le Travail Organisé du Québec réclame, h hit.en somme, aux législateurs: reconnaissez-nous ce droit et laissez-nous t! 'Uquilles avec toute votre législation sociale de pacotille qui retire d’une Kain ce qu’elle fait semblant de donner de l’autre.Le certificat de qualification MINISTERE DU TRAVAIL PROVINCE DE QUEBEC Monsieur Joseph Matte, Secrétaire, Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, 100 des Commissaires, Québec, Qué.M.le Secrétaire, J’ai pris connaissance de la vôtre du 12 octobre et je suis en mesure de vous communiquer la décision suivante.Le Lieutenant-Gouverneur en Conseil n’accordera plus désormais aux comités conjoints existants, l’autorisation d’octroyer aux organisations ouvrières le privilège d’émettre des certificats de qualification; ces certificats de qualification seront désormais sous la responsabilité exclusive des comités conjoints de l’industrie ou des métiers concernés.Toutefois, les organisations ouvrières pourront maintenir leur bureau d’examinateurs et les comités conjoints pourront agréer les recommandations de ces bureaux d’examinateurs et procéder subséquemment à l’émission de certificats de qualification en se basant sur leurs recommandations.Sincèrement à vous, WM TREMBLAY, Ministre du Travail.Sous l’empire de la loi relative à l’extension des conventions collectives de travail (Chapitre 56, 24 Geo.V, 1933), généralement appelée loi Arcand, et qui a été remplacée par la loi relative aux salaires des ouvriers, les membres d’une association de salariés étaient dispensés de l’examen pour obtenir la qualification, si telle association leur faisait subir tel examen: cela voulait dire que la carte d’union ouvrière équivalait à la carte de compétence émise par les comités paritaires aux ouvriers qui ne faisaient pas partie d’une union ouvrière; ce qui, par ricochet, a fait augmenter considérablement le nombre de membres des unions ouvrières.C’était, franchement parlant, un atout que l’ancien régime avait placé dans les mains du Travail Organisé et ce pour le plus grand bien de la classe ouvrière.Il faut croire que cela ne faisait pas l’affaire des pygmées du nouveau régime qui ont saboté toute cette législation sociale et ont remplacé ces prévisions par l’article suivant: « 30.Nonobstant les dispositions de l’article 27 (lui dit: le certificat de qualification est émis par le bureau des examinateurs), il est loisible au comité sur approbation du lieutenant-gouverneur en conseil, de permettre à une association de salariés d’émettre des certificats de qualification en faveur de ses membres, si cette association leur fait subir un examen.» Notez bien la différence entre ces deux textes de loi: d’après la loi des conventions collectives de travail de 1933, du moment qu’une association de salariés faisait subir un examen à ses membres leur carte d’union devenait ipso facto leur certificat de qualification, le seul recours qu’il y avait, c’est qu’en cas de contestation sur la qualification de l’ouvrier le bureau des examinateurs, nommé par le comité conjoint, réglait, sans appel, le conflit.Tandis que, d’après la nouvelle loi, cela devient le comité conjoint qui permet à une association de salariés d’émettre des certificats de qualification et encore faut-il que cela soit autorisé par le lieutenant-gouverneur en conseil (lisez: le ministre, tout court.) Il y a plus, car « en cas de différend entre un employeur et un salarié relativement à l’examen, il y a appel au comité et ensuite au ministre dont la décision est finale ».Non, mais franchement, ce que le ministre du Travail doit en avoir une compétence pour décider ainsi de lui-même de la qualification d’un ouvrier dans tous les métiers et genres d’industries: un véritable « jack of all trades », quoi ! Non seulement le titulaire actuel du ministère du Travail n’a pas la compétence voulue, mais nous doutons fort qu’il soit possible à un expert en la matière de décider excathedra de la qualification d’un ouvrier de tous les métiers.La lettre du ministre au secrétaire du Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec l’informe tout simplement que la carte d’union ne pourra plus remplacer le certificat de qualification, qui sera donné exclusivement par le comité conjoint.Tirez vos conclusions vous-même; quant à nous, nous estimons que cette décision ministérielle semble confirmer la rumeur qui veut que c’est le dada de la nouvelle administration de briser TOUTES les associations ouvrières — internationales, nationales ou catholiques — pour les remplacer par des comités d’usines — lisez: unions de compagnie — et des décrets de l’Office des salaires raisonnables.Ce qui nous mènera au fascisme, sous le nom de corporatisme.Heil Hitler Duplessis et Viva II Duce Mussolini Tremblay ! SALAM PAGE 2 SAMEDI, G NOVEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER G, 1937 Ce qui se passe dans nos unions Par BEN.DROLET.LES OUVRIERS EN FOURRURES RECLAMENT L’ATELIER FERME A la conférence canadienne des ouvriers en fourrures du Canada, tenue à Montréal, samedi le 30 et le 31 octobre, à l’hôtel Mont-Royal, sous la présidence de M.Ben Gold, président général de l'union internationale.Des décisions importantes et effectives poui les ouvriers de cette industrie ont été prises afin de rendre les conditions de travail, les heures et les salaires uniformes dans les villes du Dominion les mieux organisées.Un point capital (tue la conférence a adopté est celui qui a trait à l’atelier fermé.A ce sujet et avec l’appui financier de l’union internationale, une campagne de recrutement parmi les quelques milliers de travailleurs en fourrures non encore organisés, sera entreprise de Québec à Winnipeg.Un bureau spécial sera ouvert dans la vieille capitale, lequel (ce bureau) s'occupera de l'organisation des travailleurs en fourrures de cette ville.En ce qui concerne Montréal, qui est le second centre d’affaires de l’industrie de la fourrure après New-York, les conditions de travail ne peuvent être améliorées à moins que tous les ouvriers en général, hommes et femmes, apportent une stricte coopération, et que les* salaires payés à Toronto le soient en notre ville.C'est là une décision des ouvriers en fourrures de Toronto de ne lias réclamer d'augmentation aux employeurs, avant que les ouvriers de notre ville n'aient obtenu un salaire similaire.Ceci veut dire qu’aucun engagement pour un nouveau contrat collectif de travail ne sera signé avant que les employeurs de la ville Reine payent à leurs ouvriers.Telles sont les réformes qui seront exigées par l'union internationale des travailleurs en fourrures pour les ouvriers de cette industrie, et qui ont été expliquées par le président et le secrétaire général.MM.Ben Gold et Pietro Lucchi, au cours d’un© assemblée monstre, tenue dimanche dernier, au café St-Jacques, au 415 Ste-Catherine est, entre les officiers précités plus haut, on remarquait des délégués venant de Toronto.Winnipeg, Hamilton, Ottawa, Québec ainsi que de Montréal.M.Emile Perreault, président du Conseil conjoint des locaux GG et G7 présidait.Les orateurs furent: MM.Raoul Trépanier, S.Kreisman, M.Kligg, Max Freedman.Toronto; F.X.Perron, président du local 68 de Québec; M.Na-tenouff.Toronto; Adrien Courville, Montréal; L.Rabblins de Winnipeg; Pietro Lucchi, Albert Roy, ainsi que Ben Gold, dont le discours ne fut pas le moindre par les déclarations sensationnelles qu'il fit.A travers ces discours, il appert que le support financier le plus entier sera accordé pour faire du futur contrat de travail le meilleur que les ouvriers en fourrures aient obtenu jusqu’ici.Le secrétaire général, P Lucchi, considère que le ralliement imposant des ouvriers en fourrures de Montréal était pour lui.comme une mobilisation des forces ouvrières du Canada.Il compte sur la coopération des hommes et des finîmes employés dans cette industrie, pour l'obtention de l'atelier fermé, et il cite que l'union internationale avait déjà dépensé plus d'un demi million de dollars pour supporter la cause des ouvriers en fourrures et que ce geste sera renouvelé si nécessaire.-: o :- DES REDUCTIONS LE 11 NOVEMBRE M.C.-P.Riddell, président de la Canadian Passenger Association, annonce qu'à l'occasion de la fête du Souvenir, le 11 novembre, les chemins de fer canadiens délivreront des billets aller et retour oour le prix d'un billet plus un quart.Ces billets seront valables, à l'aller, depuis mercredi le 10 novembre jusqu'à 2 hrs de l'après-midi, jeudi le 11 novembre.Le coupon de retour sera valable jusqu'à minuit, vendredi le 12 novembre.TOUT VA BIEN CHEZ LES OUVRIERS EN PRELARTS Plus de 200 ouvriers en prelarts ont jusqu’ici joint le local 120 de cette nou-v Jle organisation, qui détient sa charte du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Pour la deuxième fois, ies officiers ont cru bon de réunir les employés de cette industrie, jeudi dernier, aux quartiers généraux des cordonniers, 1331 rue Ste-Catherine est, pour expliquer le but réel de l’organisation.M.Luc Hébert, président, occupait le fauteuil, il était assisté de MM.Fred Collins, organisateur de Toronto; Albert Roy, vice-président généra! des ouvriers de la fourrure, et Nelson Fortier, président de l’union des employés de tavernes.Le principal orateur de la soiree fut M.Albert Roy: “Vous ôter, réunis dit-il, parce que c'est une bonne pensée qui vous a décidé de venir entendre prêcher la nécessité de l’organisation.D'après ce que l’on dit, vous en avez besoin, car il s’agit de votre gagne-pain, et c’est par une union solide que vous serez en mesure de relever les conditions de travail existantes.Ce qui est étrange, de dire M.Roy, c’est qu’en 1937, nous sommes obligés de parler de l’organisation.L'expérience acquise est là pour le prouver, que les non-organisés sont entre les mains des patrons exploiteurs, ils sont presque à la mendicité et ils travaillent durant des heures interminables et pour des salaires de famine.Ces mêmes patrons sont organisés, eux, pour protéger leurs intérêts, ils se lient les uns aux autres pour augmenter leurs profits.Ces patrons sans conscience, refusent le droit d'union à leurs ouvriers, ils craignent que la force ouvrière unie finisse par triompher du despotisme et de l’esclavage et que l'équilibre revienne; mettre cliagun à la place qu’il doit avoir dans la société.En terminant, il reclame que pour faire vivre sa famille, il ne faut pas s'illusionner ce n’est que par l’union seulement que les ouvriers réussiront à obtenir ce dont ils ont besoin.Au contraire s'ils refusent de joindre les rangs de l’union de leur métier, ils n’accomplissent pas leurs devoirs de citoyens et de pères de famille.” M.Fred Collins fit une revue complète du mouvement ouvrier ontarien, lequel est identitique à celui de la province de Québec.Que les dirigeants auraient à poursuivre une lutte continuelle pour faire comprendre aux intéressés la nécessité de l'union ouvrière, afin d’abolii les présentes conditions de travail déplorables des ouvriers.M.Nelson Fortier dit aussi quelques mots, invitant les ouvriers en prélarts de favoriser de préférence les tavernes où la carte d'union est affichée et les commis portent le bouton de l'union.-: o :- LES CORDONNIERS DE SAINT-HYACINTHE Au cours d'une nombreuse et enthousiaste assemblée des travailleurs en chaussures de St-Hyacinthe, tenue le 27 octobre dernier, sous les auspices du local 257 de la Boot and Shoe Workers Union, trente-cinq nouveaux membres furent admis et initiés par M.Lionel Tlùbault, assistant agent d'affaires du local 249 de Montréal.Il était assisté de N.A.Bas-tien, organisateur de la Fédération Américaine du Travail, qui agissait comme secrétaire.On procéda à l'élection des officiers qui a donné le résultat suivant: Albani Frédéric, président; A.Mon-geau, vice-président; Jos.Bernier, secrétaire archiviste; Ovila Bonnette, secrétaire financier et trésorier; J.Riendeau, sergent d’armes; auditeurs: A.Grisé, J.Bernier et M.Girouard; comité exécutif: N.Berger.McDuff, Berthiaumc, Paul Levesque, Lamontagne, Moreau et Cloutier.L'installation des officiers fut présidée par M.Lionel Thibault, qui fit prêter le serment d'office aux nouveaux titulaires.LES BUANDIERS FONT DU PROGRES L'union des travailleurs en buanderis, teintureries, nettoyages et service de valet, local 122, gagne du terrain considérablement, A chacune des réunions des ouvriers de cette industrie, un grand nombre de nouvelles recrues y adhèrent.L’effectif compte maintenant, selon les rapports des officiers, près cie GO pour cent du nombre d’ouvriers employés dans l’industrie.Un encouragement vers l'organisation des gens de celle profession est, donné à chaque assemblée par des hommes d'expérience, du mouvement ouvrier international.Mercredi soir, l'union avait l'honneur de recevoir Me Lucien Rodier, aviseur légal des unions internationales de Montréal.Invité à adresser la parole par le président R.Lepage, M.Rodier s’est appliqué à faire une revue de ce qu’était l’influence et la force du mouvement ouvrier international de cette province.Il met en garde les ouvriers non-organisés qu'ils auraient à faire face aux puissances opposées; ces puissances capitalistes obtiennent ce qu'elles veulent des pouvoirs publics lorsqu'il s’agit de leurs intérêts en jeu.Autrefois, dit-il, les ouvriers fortement organisés n’avaient aucun obstacle sur leur chemin quand il s’agissait d’obtenir des contrats de travail avec leurs employeurs.Le loi du salaire raisonnable en mains, il fournit les explications concernant cette loi, et ce qui arriverait si les autorités l’appliquaient à l’industrie telle que la buanderie et autres.Me Rodier fut vivement remercié pour les informations qu’il a bien voulu fournir à la nombreuse assistance.Une résolution appuyant l’union des chauffeurs de taxis a été adoptée, dans leur demande de patroner seulement que les propriétaires de taxis dont les voitures sont revêtus de l'emblème de l'union.Afin de faciliter la rentrée des nouveaux membres, un bureau temporaire sera ouvert tous les jeudis de 2 hrs à 4 hrs et de 6 hrs à 10 hrs P.M., au No 2034 rue St-Thnothée.Les réunions régulières se tienndront à l'avenir, tous les mercredis soirs au No 395 rue Ste-Catherine ouest.-: o :- LES BOUCHERS PRESENTENT LEURS DEMANDES., La nouvelle union des bouchers, coupeurs et empaqueteurs de viande, local 121, a fait le premier pas vers la compagnie la plus puissante de cette industrie.On se rappelle qu'au cours d’une assemblée générale des intéressés, une échelle de salaires par classification a été établie, fixant les prix de l'heure que chaque ouvrier de la boucherie devait être payé.Donc mardi de cette semaine, un comité composé du président W.Couturier, du vice-président Steve Schmitd et du secrétaire Georges Couturier, ainsi que M.Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers et du Travail qui accompagnait la délégation, s'est présenté à la Compagnie Wilsil, de la rue Mill, et a soumis au vice-président de la dite compagnie, M.Law, une demande pour une augmentation des salaires telle que formulée par l’union.Cette entrevue, a-t-on rapporté, a donné lieu à une discussion amicale entre les représentants de l'union et M.Law.Ce dernier aurait déclaré que les propositions relatives aux demandes des ouvriers, lui paraissent raisonnables, mais cependant, il devait les soumettre au bureau des directeurs de.la compagnie et qu’une réponse serait rendue vendredi le 5 courant, à 2 heures de l'après-midi.M.Raoul Trépanier s'est entretenu longuement avec M.Law, sur la nécessité d’une amélioration des conditions de travail, c’est-à-dire des heures et des salaires plus en rapport avec les conditions de la vie actuellement.On rapporte que M.Law a paru beaucoup intéressé des explications fournies par le président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.-:o :—- RECETTES DU CANADIEN NATIONAL Les recettes brutes du Canadien National durant la semaine terminée le 18 octobre 1937 se sont élevées à $4,613,150 contre $3.946.415 durant la semaine de 1936 correspondante, une augmentation de $66,735.SUCCES D’UNE FETE DE DAMES AUXILIAIRES La partit cle cartes et danse organisée par la Loge Loyal Star No 27, des dames auxiliares de la Fraternité des Wagon-niors d’Amérique a été un franc succès.La fête eut lieu vendredi vendredi dernier à l’Auditorium, 375 rue Ontario ouest sous le patronage de M.L.A.Beaudry, vice-président général des Wagonniers! Près de 1,000 personnes assistaient à cette événement social.Parmi lesquelles, on distinguait MM.Jos.Tremblay, D.Pe-telle, respectivement président et secretaire de la Loge St-Henri 606; Lucien Denis, président de la Loge Terminal 72; Lionel Therrien, président de la Loge Ste-Marie 234; Walter Williamson, président de la Loge Branch Yard No 1418; M Rainier, président de la Loge Aberdeen; U.S.Upton, L.A.Aubin, A.P.Nolet.Arthur Martel, Raoul Trépanier, vice-président du Congrès cks Métiers et du Travail du Canada; Georges Gauthier, R.B.Lamarche, Edouard Larose, C.Le-tendre, H.Milling, Alderic Lapierre.MMes A.Ltdoux et S.Bouiy et un grand nombre d'autres, tous officiers des diverses loges des wagonniers.La danse sous l’habile direction de Mme Gaston Vincent et cie l'orchestre de l’union H.Laing, les danseurs s'en sont donné à coeur joie.Plus de 75 prix ont été distribués aux vainqueurs des parties de cartes, sous la direction de M.C.Miron, secrétaire de la Loge Ste-Marie.Parmi les invités on remarquait les présidentes des loges Royal Star de Toronto.Durant l’intermission une magnifique gerbe de fleurs a été présentée à Mme Gaston Vincent, président, en signe de reconnaissance pour ses services précieux durant cette fête.Les bénéfices de cette soirée seront affectés à l’achat et l’érection d'un arbre de Noël pour les enfants des membres de la Fraternité des Wagonniers.-: o :- MALAISE CHEZ LES OUVRIERS DE LA CHAUSSURE Quoi qu’en disent certains optimistes, ça ne va pas bien dans l'industrie de la chaussure par le temps qui court.L’application du contrat collectif est lente, parce que, dit-on, on y apporte trop d'objections à certaines clauses de part et d'autre.On se plaint de certains manufacturiers, qui se plaisent à vouloir établir de systèmes qui sont toujours au détriment des ouvriers, parce que ceux-ci lans la plupart des cas ne peuvent donner un rendement équivalant au prix fixé de 55 cents de l'heure par le contrat collectif.Une critique sévère est soulevée à chacune des réunions du local 249, et on ne se gêne pas pour démasquer ceux qui cherchent par l’introduction de ce système à exploiter les travailleurs de la chaussure.Les manufacturiers sachant que l'union pour la protection de ses membres âgés, avait décidé d’accorder des permis pourvu qu’ils se présentent à l'exécutif du local, qui à son tour soumet la demande au comité paritaire.Il appert que les employeurs profitent de cet état de choses et donnent de l’emploi de préférence à cette catégorie d’employés pour ne pa être dans l’obligation de payer le minimum de 55 cts de l’heure.De là découlent toutes les protestations contre ce, moyens détournés des patrons despotes et exploiteurs.On craint que cela ne devienne un abus qui peut amener des conséquences graves parce que les membres semblent être rendus à bout de patience.-: o i- GREVE REGLEE DANS UNE TAVERNE Ces jours derniers, une grève partielle éclatait dans une taverne de la rue Mt-Royal est.Le cas qui occasiona ce différend était que le patron refusait de reprendre un commis de l'union.Devant c© refus persistant, l’union des employés de tavernes, local 200, organisa un piquetage en face de l'endroit.On apprend que la grève a pris fin mardi dernier.Une entente a été conclue que le patron reprendrait ses deux employés membres de l’union.Quand aux salaires et aux conditions de travail, ces deux questions seront réglées plus tard, au cours d’une entrevue qui aura lieu sous peu.Cette grève avait l’appui général des unions internationales et plus particulièrement du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.S C grads SAMEDI, G NOVEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 6, 1937 PAGE 3 HONNEUR A UN LEADER OUVRIER C'est samedi, le 13 novembre prochain (,liC se déroulera dans la spacieuse salle ,i;., réceptions de l’édifice des débardeurs, .ituée au No 525 rue Bonsecours près de St-Denis, la grande fête organisée en ; honneur de M.Raoul Trépanicr.Cette manifestation d’estime qui est organisée par ses nombreux amis du Mouvement Ouvrier international, promet de remporter un vif succès si I on en juge par la rapidité avec laquelle les cartes d'entrée s'enlèvent depuis déjà quelque temps.Cette fête de la grande famille internationale est organiée à l’occasion de l’anniversaire de naissance de M.Trépanier et aussi pour fêter comme il convient sa il< ente élection comme 1er vice-président général du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Elle a de plus un autre but, et c'est celui de reconnaître d'une façon non équivoque les nombreux servi,.que M.Trépanier a rendus à la classe ouvrière internationale depuis qu’il occupe la charge importante de président du Conseil central des métiers et du travail de Montréal.En effet, dans sa nouvelle charge, M.Trépanier a déployé un zèle et une vigueur à toute épreuve et il mérite bien qu'on reconnaisse publiquement son grand dévouement à la cause de l’unionisme.Les organisateurs de la fête n'ont rien négligé pour la rendre la plus attrayante possible et ont élaboré uri programme de circonstance de tout premier ordre: présentation d’une adresse et d’une bourse aussi bien garnie que possible, discours, musique et danse en famille pour terminer la fête.C'est donc annoncer qu'à part des hommes, les dames et demoiselles y nt cordialement invitées.L’orchestre de Maurice Meerte du local 406 des musiciens fera les frais de la musique et le roi des comiques, Teddy Burns, sera de i rémonie.Un grand nombre de personnalités en vue dans le monde des affaires.de la politique et du travail y seront présents, en qualité d'invités d'honneur.M.Trépanier étant de plus l’agent 't’affaires du Local 790.de l’union des employés de tramways de Montréal, un grand nombre de ses conffrères du tramway se préparent à aller fêter un des leurs qui leur fait si grand honneur.Bref, cette fête qui sera présidée par un vétéran du mouvement ouvrier international, M.Gus.Francq, promet de remporter un accès sans précédent, qui sera tout a l'honneur de ce champion des droits populaires.M.Raoul Trépanier.LEO RETONGER, 4291, rue Mentana.Tel.: PA 1764.L’UNIONISTE CONVAINCU L'homme ne vaut et ne tient que par onvlctions.Cela est si vrai que quand on dit de quelqu’un, “C'est un homme convaincu”, on fait de lui un des [dus beaux éloges UNE DERNIERE REPONSE A M.GERARD PICARD En lisant l'Action Catholique du 27 octobre, j’ai pris connaissance de la réplique de M.Picard à mon article en réponse à sa chronique syndicale du 18, et comme il dit: "nous allons nous efforcer de rédiger la chronique la plus amusante que M.Matte ait encore lue”.Je puis lui dire immédiatement quelle est très amusante sa chronique, car il sait très bien renverser les rôles et rejeter sur les autres les fautes des siens, mais comme il lui faut — comme toujours d’ailleurs — se servir d'un ministre du culte pour lui servir de bouclier, je me permettrai simplement de lui dire, que si dans la grève de la robe à Montréal l’on avait renseigné clairement l’autorité religieuse en leur disant qu’une poignée d’ouvrières, de moins d’une centaine, voulaient dicter à 5,000 ouvriers et ouvrières ce qu’ils devaient faire, je suis convaincu que leur déclaration n’aurait pas été la même, et pour me servir de l’expression de M.Picard, je puis lui dire que j'ai encore assez de “culot” pour lui réitérer que s’il y avait une violation de la loi les mandats d’arrestation qui avaient etc émis ne seraient pas restés sans exécution.Maintenant, comme M.Picard ne peut faire mieux que de se servir et des prêtres et des évêques pour chercher à les faire attaquer, je puis lui dire, ATTENTION M.Picard, car ce jeu peut vous jouer de mauvais tours, et si la charité chrétienne que Ton enseigne dans notre religion est si bien mise en pratique par vous je puis vous dire immédiatement: Que ceci est ma dernière réponse à vous.Il vous serait très profitable de méditer sur le jugement de l’honorable juge A.Forest, de la Cour Supérieure, dans l’affaire de la Acton Vale Silk Mills, Ltd.vs huit membres du syndicat catholique du textile, et vous pourriez aussi méditer les paroles de son Excellence le délégué apostolique qui disait il n'y a pas bien longtemps: “La réligion n'est pa' "our une langue seulement", alors vous pourriez en conclure qu” les Encycliques n'ont pas été faites uniquement pour les syndicats catholiques, puisque celui de Sa Sainteté Léon XIII a été publiée au-délà de quinze ans avant l’avénement des syndicats catholiques dans le Québec et ce sous le règne de la Fédération Américaine du Travail, et lors de la publication de "Quadragesimo Anno" M.Matthew Woll, le vice-présidnt de la Fédération américaine du Travail fut l'un des premiers à s'en réjouir et à féliciter notre Saint-Père le Pape pour son beau geste et son admirable encyclique.En terminant souvenez-vous que ceci est ma dernière réponse, et que mon temps est trop précieux pour continuer une polémique avec un homme qui ne regarde pas aux pires conséquences pourvu qu'il atteigne son but.JOS.MATTE.Québec.Index des unions ouvrières LABOR DIRECTORY MONTREAL TltADKS AND I.AUOK COUNCIL.— Meets every 1st and .'ini Thursday of each month at “Assistance Publique" flail, 400 Lngnuchetlère Street hast.President, Knoul Tri-paiiier, 1103 St.Denis Street; Corresponding-Secretary, ,1.E.Gnriépy, 11 St.l’aul Street West: Vice-Presidents: Pierre Lefèvre, room 1», Monument National, and Jack Cuppello, 41a St.Catherine Street East.UNION DES EMPLOYES DE TRAMWAYS DE MONTREAL, Local 7110 — Association Amalgamée des Employés de tramways électriques et de Chauffeurs (l'autobus d'Amérique.— Montreal Tramways Employees’ Union, l.ocal 700, AmalKiunuted Association of Street, Electric ltiUIway, and Motor Couch Employees of America i Quartiers généraux — Headquarters: ija», rue Saint-Denis, téléphone: LAncaBter -503.Officiers — Officers: Gérard Gagnon, vice-président International; Gérard Gagnon, président: J.-Georgea Gagnon, vice-président; J.-A.-Philibert Corriveau, secrétaire-financier — financial-secretary; ltaoul Trépanier, agent d affaires—Business agent; Alberto Brodeur, trésorier — treasurer ; John Alury, Becrétalre-eorreBpondnnt ; Wilfrid Latour, sentinelle.L* Local se réunit le deuxième mercredi de chaque mole, il la aalle de l'Union de Commerce, 1079, rue Berrl, et l’exécutif le lundi précédant l'assemblée régulière, A 1153, rue Saint-Denis.FRATERNITE DES WACONNIERS DE CHEMINS DE FER D’AMERIQUE, Loge Sainte-Marie No 234.— Assemblées régulières: 2e et te vendredis soirs de chaque mois, dans la salle de l’Assistance Publique, rue I.agau-ehetière Est.Président, Lionel Therrlen, 1007, rue Sieard ; Vice-Président, C.I.etetldre, 1010, rue William-David, CL.0939; Secrétaire-Archiviste et Correspondant, C.Mlron, 5517, tfe Avenue, Rosemont; Secrétaire-Financier, R.-B.Lamarche, 4505, rue Delorlmicr, chambre 7: Secréta ire-Trésorier, A.Bertrand, 2345, rue Aylwin, AM.1SS0; Guides: O.Côté et A.La-pierre; Sentinelle, A.Berthiuume; Maître de .'érémonles, Jos.-P.Lefebvre, 4501, rue Garnier; Gardien, 11.Dubue.Comité local de protection: Président, H.Vaillaneourt, 2494, rue Rouen, FR.5500; Secrétaire, II.-J.Limoges, 3973, rue Sainte-Catherine Est.AM.0171; Membres du Comité: P.Nolet, 7350, rue Saint-IIubert, CR.0200, C.Mlron, 5517, lie Avenue, Rosemont, t’L 0220.,Tos.Gour, 4539, rue Deloriinler, AM.9177, Alfred Gauthier, 2105, rue Préfontaine, FA.1502.Auditeurs: A.Deulger, 2102, rue Chn-pleau, I).Roy, 4002, rue Cartier, D.Laporte, 2020, rue Valois.ASSOCIATION INTERNATIONALE DES DEBARDEURS, I.ocul 373, INTERNATIONAL ASSOCIATION OK LONGSHOREMEN, Local 373.— Quartiers généraux — Headquarters: 490, rue Champ de Mars; téléphone: IIArbour 07-8.Officiers — Officers: Karl Troisans, President ; J.M.Shnnnon, Secrétnire-tréBorler — Secretary-Treasurer; Donat Bibeau, Agent d'affaires — Business Agent; Arthur Gravel, Mce-Président ; nector Marchand, Secrétaire-Archiviste français; Bert I.exmond, Secrétnlre-Arehivlste anglais — English Recording Secretary; Georges Duchaîne, Interprète — Interpreter; Lucien Morel et Télesphore Brfllé, sergents d’armes.I.c local se réunit le 1er et le Je lundi de chaque mois, (1 8 heures du soir, & In salle des Débardeurs, 400, rue Champ de Mars, et l’exécutif les dimanches précédant les assemblées régulières, A 9 heures du matin.FRATERNITE DES PEINTRES, DECORATEURS ET TAPISSIERS D'AMERIQUE, Local 319 — S'assemble le 2e et le 4e lundi au No 1331, rue Sainte-Catherine Est.Président: .T.-K.St-Lnurent, 4045, rue Lafontaine; vice-président: Jules-Boulet, 1105, rue Champlain; secrétaire-correspondant: Edgar Gilbert, R077, rue Henri-Julien: trésorier: L.-P.Bolsselle, 4u02, rue Marquette; seerélnlre-flnnncler: Ernest Désève, 0031.rue Saint-Dominique: conducteur: Albert Goudrenu, 9078b, rue Notre-Dame Est.Auditeurs: Arthur Bolsmenu, 4021, rue Coloniale; Clovis Guilbault, 5014, rue De-lorirnler: Lorenzo Tremblay, 472, rue Gnlt, Verdun.Gardien: Joseph Girard, 8145, rue Saint-André.Agent d'affaires: Arthur Renaud, 500, rue Congrégation, Tél.FItzroy 0995.CONSEIL 1>E DISTRICT DE MONTREAL Di: la FRATERNITE UNIE DES CHAR.RENTIERS - MENUISIERS D'AMERIQUE — MONTREAL DISTRICT COUNCIL OF CARPENTERS AND JOINERS OF AMERICA.— Président: Esdras Secours; Vlcu-présldent: Ferdinand Poucet; Trésorier: Emery loin-tlder; Secrétaire : Pierre Lefèvre; Gardien: U.G.llélnir; Agents d'affaires.Edouard Toua-saint et Jack Stiears.I.es assemblées Bout tenues tous loa mercredis soir A 8 heures, nu Monument National.IIS-, boulevard Saint-Laurent, chamliru 10 Téléphone: l.Ancaater 5764.LOCAUX AFFILIES U.1,.134, s'assemble tous les lundis sulr au Monument Nntionnl, chambre 15.U.L.178, s'assemble le 1er et le 3o Jeudi, au Monument National, chambre 10.U.L.1127, s'assemble tous les lundis aolr.au Monument National.U.L.1244, meet the 2nd and 4th Thursday, nt Monument Nntionnl, ltoum 14.U.L.1300.s'asBemble le 1er et le 3e lundi.A 4030, rue Notre-Dame Ouest.U.L.1375, s'assemble le 1er lundi, A 159, 1ère Avenue, Lnchlne.U.L.1558.s'assemble le 1er vendredi, A 165L rue Létourneux.U.L.des MEMBRES ASSOCIES, s’assemble la 2e et le 4e mardi, au Monument N'utlonnl, chambre IL _.FRATERNITE UNIE DES (' HA ItPENTIKUS-MENU1 SIKHS D AMERIQUE, Local 134.— Président, Ferdinand Poucet, 1909, rue Cartier; vice-président, Elzénr Bernier, 1598, rue Darling; secrétaire-archiviste, Pierre Lefèvre, 1182, boulevard Salut-Laurent, Chambre 10; secrétaire-financier, Edouard Larose, 058» Delnnnudière, CR.8004; secrétaire-trésorier, Ernest Tlsdelle, 1310 Gilford; conducteur, J.-B.Roy; sentinelle, Zénon Priinenu.La local s’asseuible tous les lundis soir de chaque mois au Monument National, 1182, boulevard Saint-Laurent.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL — To promote the Interests of the Allied Union Label (which eau he had In either the French or English language).The following organizations comprise Council: Typographical Union No.170; Jncques-Curtier Typographical Union, No.115; Printing Pressmen and Assistants' Union, No.52; Bookbinders’ Union, No 91' Photo Engravers' Union, No.II; Stereotype» and Electrotypers' Union, No.33; Amalgamated Lithographers of America, No.27.President, Walter Forrest; Vice-President, Charles Arpln ; Recording Sccretnry, A.F.Ricard; Secretary-Treasurer, James Philip, Room 193 08(1 Notre Dame Street.WoHt.Executive: John Moore, Alfred Quéry and J.-A.Ricard.Auditors: John Kelly, E.Petit, Arthur Lnngcvln.Telephone: MArquette 7480.Council meets Second Tucsduy of each month at 7 Craig Street East.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER No 145 — Assemblée le 1er samedi du mois, A la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Berrl.Président: J.-W.lllnqiilèrc, 4247, rue Knlnt-Zotlque, téléphone: CLnlrval 3480; secrétaIre-tréRorler, Henri Richard, 3592 rue Dorlon, téléphone: AMhcrst 7034.TYPOGRAPHICAL UNION No.170 — Meets first Saturday of each month nt the Mount Royal Hotel.Raymond M.Bennett, President, 337 Melrose Avenue, Verdun; James Philip Secretary - Treasurer.Room 103.080 Notre Dame Street, AVest.Business hours: 9.00 n.m.to 5.00 p.in., Saturdny, 9.00 n.m.to 1.00 p.m.Telephone: MArquette 7489.UNION DES TRAVAILLEURS EN CHAUSSURES, Local 24».— BOOT AND SHOE WORKERS' UNION, — S'assemble tons les vendredis du mois A 8 heures du soir, au N» 1331 Stc-Cntlierinc est.Président, Henri Bel-lnml, 0389, me St-Lnurent; 1er vice-président, G.Champagne.6311, des Erables: 2ème vice-président, Paul Métayer, 1109, Horion; sccrétalre-nrchlvlste et correspondant, Noéi Gervals, 2112 W’olfe ; agent d’affaires et secrétaire financier, C.McKerclier.13.71, Ste-Cntherinc est.téléphone Cllcrrier 0511 (privé CI.0123); sentinelle, Arsène l.oclnlre.2289 Deloriinler.L’exécutif s'assemble le 1er et le Sème mercredi de chaque mois A 1331 rue Ste-Cntberlue est.A S heures du soir.Président.D.Donaldson, 308-Ue Avenue, Pointe.nux-Trembles.P.(J.; secrétaire, N.Poirier 4102 rue Bordeaux.ton soient.Etre convaincu c’est avoir des princi-savoir leur pourquoi, leurs raisons lï'ire, y croire, les vivre, cela implique u iv connaissance approfondie, une coni 1 once raisonnée et surtout beaucoup de volonté.I! y a obligation réelle pour l'ouvrier qu; veut vivre son unionisme, d’approfondir i d'élargir en lui ses connaissances dan notre système économique, nos législations ouvrières, connaître non seule-ii'¦•'¦ni les besoins mais aussi les devoirs de l'ouvrier afin d’en tirer une conclusion saine.nous sommes de tièdes unionistes, d> apôtres de façade?C'est que nous ne sommes pas des convaincus! Nous n’avons P; cet état unioniste qui consiste dans l'adhésion totale de l'esprit à la vérité, et 'inns la conformité plein?de la volonté at; : devoirs qui découlent de cette vérité rionr en résumé pour être un convaincu faut pas redouter l’étude ni les sari .afin d’être éclairé et renseigné.n’est pas tant cependant d’avoir des principes en rapport avec nos questions 1 ; en harmonie avec les dictées de n‘ devoirs, il faut les vivres ces principe les faire entrer dans notre vie de c! ;hi .> jour, y conformer sa conduite, Partout et toujours.Prêcher d’exemple d’abord, mettre la ;¦ : k d,.Kes convictions au service de son GRAND RALLIEMENT OUVRIER A QUEBEC Lundi le 8 novembre, un grand ralliement ouvrier aura lieu, en la ville de Québec, au Palais Montcalm.Cette assemblée sera sous les auspices du comité de propagande du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.dont M.Michael Walsh est le président.Parmi les orateurs on mentionne MM.Raoul Trépanier, vice-président du Congrès des Métiers et du Travail; Gustave Francq.ancien président de la Commission du Salaire Minimum des Femmes et maintenant président de l'exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Travail; Me Lucien Rodier, aviseur légal des unions internationales; Orner Fleury, président du Conseil Fédéré de Québec, et L.A.Beaudry, vice-président général de la Fraternité des Wagonniers de chemins de fer.droiture, se faire encourageant, pour ceux qui fléchissent et éduquer ceux qui ne savent pas.Aller de l’avant sans craindre sa peine, sans regretter les efforts qui semblent inutiles; monter vers le mieux crânement.résolument.Etre unioniste pas à demi, intégralement, comme le sont les convaincus.EMILE HOGUE, B.S.W.U.Local 249 UNION DES CHAUFFEURS DE TAXIS, Locnl 797, affiliée A la Fraternité internationale des Charretiers, Chauffeurs d’autos.Hommes d’écurie et Aides.— Bureau: 1419, rue Drummond, de 9 heures A midi et de 1 heure 30 A fi heures, excepté le samedi: de 9 heures A 1 heure.Président: Raymond Gravel.23G9, rue Fulluin; vice-président, I,ouis-A.Lafleur, fi3S7, Chambord' secrétnlre-trésorler, Roméo Marchand, 7504, Berrl: secrétaire-archiviste, Emmanuel Crevler, 2354, (les Erables.Directeurs: Frank W.Auten, 1070 Union Avenue; Louis Cohen, 400(1, avenue de l'HAtcl-dc-ViUo.Téléphone: I’I.atenu 5730 — 2e étage.UNION INTERNATIONALE DES IIAR-BIEKS-COIFFEUItS D'AMERIQUE.Looal 455.Montréal.— S'assemble le troisième mardi de chaque mois, nu Monument Natlo-iml, chambre No 15, 1182 Saint-Laurent.Président, Bruno Roy, 1214 Université; vice-président, K.SloVBkv, 201 Villeneuve ouest; secrétaire-trésorier, Frank Glroux.251 Ste-Cntherlnc est, chambre 11; secrétaire-archiviste Arthur Mlllnrd, 3380 .Tenn-Talon, Ville Snl '(-Michel.Heures de bureau, tous le» mardis de 7.30 A 8.30; les mercredis de 2.30 A 4 heures p.m.et les premiers et derniers vendredis du mois A 7.30 p.m.nu No 254 Ste-Cntherine est.Samedi le burent! est fermé.FRATERNITE UNIE DES CIIARPENTIKKH-MKNULS1EKS D'AMERIQUE, Locul 1558 — Maisonneuve.Assemblée le 1er vendredi du mois nu No 1051, rue Létourneux, Temple des Buffalo.Président, J.-A.Chnmherland.1520, rue St-Gormnln; vice-président.Aram Houlé, 4598, rue Lafontaine; secrétaire-archiviste, correspondant et financier, Chasles Thlbenult, 2011, rue Rourhonulôre : trésorier, J.-W.Cor-beil, 2444, rue Moutonbré; conducteur, L.Durand: gardien.Jos.Cournoyer; Byndlrs: Aram Houlé.Ovlln Proulx, P.Bonneau.Délégués nu Conseil de District: J.-A.Chnmherland, J.-W.Corbeil.Les réglements canadiens touchant le classement et le marquage des volailles habillées spécifient que pour être classées dans la catégorie “Nourrie au lait”, les volailles doivent présenter une couleur blanche dans tous les dépôts de graisse.La peau et la chair doivent avoir une texture molle, montrant que les oiseaux ont été engraissés en épinette ou en parquet pendant un temps suffisant pour amollir les muscles.” ¦ ¦ r autour de soi une atmosphère de Tous les ouvriers veulent une certaine aisance, et il ne faut Pa- les en blâmer.En encourageant l’étiquette de l’union, ils obtiendront cette aisance pour eux tout en la procurant à d’autres travailleurs qui sont aussi des unionistes.Téléphone: CRescent 4188 Maison Canadienne-Française Unionistes — ATTENTION — Union Men S Réparations et pressage de tous genres 2461 Des Carrières - - MONTREAL sgMmnmrmnMBBMyssa PAGE 4 SAMEDI, 6 NOVEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 6, 1937 Mazaryk et les syndicats ouvriers Par g.STOLZ, secretaire adjoint de la Federation Syndicale Internationale.Mazaryk, le grand démocrate et homme d’Etat qui vient de mourir, eut des attaches avec le mouvement ouvrier et particulièrement avec les syndicats dès le début de sa carrière publique.Non seulement il fut, en 1896, avec quelques militants syndicaux, co-fondateur de la centrale syndicale d’éducation, mais il participa môme à de grandes luttes syndicales.Sa femme fut la fondatrice de la Fédération des travailleuses syndicalistes.Quand Masaryk naquit en 1850, son père venait seulement d'etre libéré, deux ans auparavant, du servage; au reste, cette condition servile continua de peser sur lui puisqu’il dut servir comme cocher dans un domaine impérial.La pénible existence de ses parents et sa propre jeunesse sans horizon — il débuta dans la vie comme apprenti forgeron — ne lui permirent jamais d'oublier le sort de la population laborieuse.Masaryk eut toujours une large compréhension du prolétariat, de son combat journalier pour une existence meilleure, des heures de travail plus courtes, une protection sociale efficace.Comme, selon sa propre expression, il s'était attaché, depuis le début de sa vie publique, à poursuivre “la réforme sociale positive'', il possédait une notion parfaite de la signification du syndicalisme, le plus puissant moyen de réforme sociale.A l’époque de la grande grève des mineurs ayant eu lieu en 1900 à Kladno il fit, à la demande des syndicats, une série de conférences aux grévistes, afin de maintenir leur moral.Il trouva des accents étonnamment justes au sujet de la nécessité de la journée de huit heures: “Quand nous considérons l’évolution suivie en ce siècle par l’industrie et les conditions économiques, nous constatons que la durée journalière de travail s’est raccourcie au cours du temps.Au début, quand l’industrie n’existait pas encore, les hommes étaient astreints à travailler jusque tard dans la soirée.Ce ne fut qu'avec la naissance de l’industrie et lorsque la machine fit son entrée dans les fabriques, qu'une réglementation des conditions de travail se substitua à leur inorganisation antérieure".Que les aspirations du prolétariat ne se bornent pas à la durée du travail mais visent au relèvement du niveau d’existence, apparaissait comme une chose allant de soi aux yeux le Masaryk.Il déclara un jour au sujet du jeu des incidences entre durée du travail et salaire “Touchant la rémunération de l’ouvrier, l'expérience des pays les plus avancés nous enseigne que le salaire n’est pas moindre si la du-réo du travail diminue.Chez nous, au contraire, le salaire est d'autant plus médiocre que la durée du travail est plus longue”.Masaryk se rendait exactement compte de l’importance du problème de la durée du travail: “En constatant combien la réduction de la durée du travail agit, par l'hygiène, sur la santé, comment elle agit sur l'intelligence et sur la moralité — au sens le plus large, du terme — nous avons reconnu alors la formidable importance de ce problème.” A cette époque déjà Masaryk posait la question de savoir comment les objectifs visés sur ce terrain par les travailleurs pourraient être atteints.U recherchait des moyens positifs et, du reste, au début même de sa carrière publique n'avait il pas déclaré que “l'action est le principe capital de la science politique".C’est dans le même sens qu'il a dit: “Les tra-vaileurs ne doivent pas chercher à agir seulement dans le sens négatif par la grève, ils doivent agir aussi dans le sens positif principalement en stimulant efficacement les syndicats".Les déclarations que Masaryk fit en 1900 aux mineurs grévistes de Kladno sont significatives pour l'appréciation de la grève, la plus forte arme des syndicats: “Vous luttez par le refus de travail et pourtant vous accomplissez le plus grand travail que le monde ait vu depuis des années.Vous luttez sans recours à la violence, par la patience et l’endurance.Je suis certain que vous remporterez la victoire, justement en ne recourrant pas à la violence”."Veillez, s’écria-t-11 à la fin de son discours, à conquérir la justice par la justice.L'ordre que vous observez vous sera d'un grand secours et d'un grand appui et vous fera comprendre la signification de votre lutte.Cet ordre a une irande importance car il est l'indice de la lutte menée par une grande force, une lutte pour la vraie liberté: l'émancipation économique et sociale"! Masaryk ne se, trouvait pas personnellement dans les rangs du mouvement ouvrier, mais dans la politique pratique.Il agissait en étroite communauté avec elle.Il vit un puissant mouvement ouvrier prendre son essor dans les années 1890 à 1900.Il estimait à sa juste valeur son unité et comptait sur elle.Constamment le politique Masaryk tut aux côtés du prolétariat; bien souvent il fut avec lui et jamais il ne se tourna contre lui.Dans son livre “Les bases philosophiques et sociologiques du marxisme”, il essaie de réfuter la conception marxiste du socialisme.Masaryk s’associa au prolétariat et au syndicalisme dans toute la mesure où ses convictions le lui permettaient.Il fut, en sus, le chef de la libération politique du peuple tchèque.Les syndicats de son pays continuent maintenant à agir sut la base créA-.par Masaryk L'indépendance nationale donna à la nation tchèque une condition essentielle et indispensable d’action (et c'est en quoi réside le grand mérite historique de Masaryk) pour l'acheminement vers cette autre émancipation plus profonde et plus haute: l'émancipation sociale.-:o :- UNE BELLE FETE D'INAUGURATION Un beau succès a marqué la fête organisée par la direction du département éducationel de l’union internationale do la confection de la robe.Cette soirée, qui tombait l'avant-veille de la Toussaint, ne pouvait être plus propice pour l’inauguration des activités sociales, dont la première série des cours d'études, a été commencée lundi le 1er novembre.Des centaines de personnes assistaient à cette soirée dansante de l'IIalloween, dans des costumes les plus variés.L'entrain des danseurs était féérique au son d’une musique entraînante.Mme S.St-Aubin, présidente du local 262 présidait à cet événement social.niDM anr tao ihrd taoi rdl aoi rdluuun Un grand nombre de représentants des unions ouvrières rehaussaient de leur présence cette fête remplie de gaiété, parmi lesquelles on distinguait Mlle Rose Pesota, qui est venu de New-York spécialement; M.et Mme Bernard Shane; S.Kayser et N.Boncheik, organisateurs; Mmes II.Desroches et A.Galarneau, organisatrices du local 112; M.Smesdlow, secrétaire du local 49 des chapeliers; Mlle Alice Riendeau du local 249 de la B.S.W.U.; Frank Lewis, Peter Ber-covitch, M.P.P.; Ben Drolet, représentant Le Monde Ouvrier.Un programme de chants et de danses a été exécuté avec satisfaction et les artistes reçurent de vifs applaudissements.M.Claude Jodoin, l'âme dirigeante de cette fête, agissait comme maître de cérémonies.-: o :- REUNIONS FREQUENTES DES EMPLOYES DE TAVERNES Les employés de tavernes, d'hôtels et de restaurants qui ont fait le sacrifice de joindre l’union internationale de cette profession s’inspirent du désir que tous ceux qui n’ont pas encore pensé à s’associer à leurs co-travailleurs le feront sans plus tarder.Il y va de l’intérêt de la profession, que cette catégorie de travailleurs fasse des efforts surhumains et s’unisse par une coopération étroite afin de promouvoir le relèvement des conditions de travail qui lui permettra de vivre décemment.Les conditions d'emploi dans lesquelles se trouvent placés les milliers de commis de tavernes, d'hôtels et de restaurants rendent la tâche quasi impossible aux officiers du local 200 de pouvoir tous les rejoindre, c’est pourquoi ils ont pensé que des réunions générales so tiendront dorénavant les deuxième et quatrième dimanches de chaque mois.Que des assemblées spéciales de propagande soient tenues tous les lundis au bureau du local 200, 1419 rue Drummond, afin d'accommoder les employés de cette industrie qui ne peuvent pour des raisons valables assister aux réunions régulières.Pour informations s'adresser au secrétaire E.Désonniers, Tél.Pi 5730.A BATONS ROMPUS (Suite) Une polémique, plus ou moins acrimonieuse, dure depuis quelque temps entre le chroniqueur ouvrier de VAction Catholique et l’un de nos collaborateurs de Québec.Nous n’avions nullement l’intention d’intervenir dans cette controverse, mais, dans le numéro du 27 octobre dernier, on dit: « dans la province de Québec, il n’y a que les communistes et les unions internationales qui soient opposés à l’existence légale des syndicats ou unions.L’organe communiste montréalais Clarté est là pour appuyer notre avancé.» Nous nous permettons de faire remarquer à M.Picard que l’incorporation des unions ouvrières est sujette à discussion, il y a du pour et du contre; tous les dirigeants des unions internationales n’y sont pas opposés, mais ceux-ci se conforment à la décision de la majorité, tout comme nous sommes convaincus que plusieurs des dirigeants du syndicalisme catholique sont loin d’y être favorables.Ceux-ci aussi, nous supposons, font taire leur opinion personnelle par esprit de discipline.De plus, nous nous sommes laissé dire que nombre de syndicats catholiques n’étaient pas incorporés.Si tel est le cas, pourquoi ?Il y a des sommités légales qui ne sont pas non plus entichées de la loi des syndicats professionnels.Alors, pourquoi affirmer qu’il n’y a que les communistes et les unions internationales qui y sont opposés ?C’est un rapprochement qui n’a pas sa raison d’être.Pourquoi toujours vouloir dénigrer son prochain parce qu’il diffère d’opinion avec soi ?Quand on est à court d’arguments et qu’on veut détruire son homme, on le traite de communiste; un point, c’est tout.Pour terminer, cet article dit: « Ce n’est pas notre faute, si, chez nous, pendant que l’on arrête des membres des syndicats catholiques, les communistes circulent en liberté.» Lorsqu'un individu cause des dégâts à la propriété du voisin ou qu’il commet des actes répréhensibles, il s’expose à être arrêté et poursuivi devant les tribunaux qui décident s’il est coupable ou non.Devrait-on faire exception quand ce sont des membres des syndicats satholiques ?Il est indéniable que, lors de la malheureuse grève de Acton Vale, certains membres des syndicats catholiques ont commis des actes de violence et se sont imaginés être au-dessus de la loi.On peut à la rigueur les excuser, mais chercher à leur donner raison, c’est mal et c’est les inciter à récidiver.« Des communistes circulent en liberté.» Puis après ?Peut-on arrêter un homme parce qu'il croit à une utopie, du moment qu’il est respectueux des lois du pays et qu’il ne commet aucun acte répréhensible ?Nous ne sommes pas communistes, nous n’avons pas l’intention de le devenir, nous réprouvons même cette philosophie que nous croyons fausse, mais cela nous permet-il d’empêcher d’autres d’y adhérer et d’y croire.Dans une véritable démocratie, les opinions sont libres, comme nous l’avons déjà dit, on ne peut tuer une idée en emprisonnant ses adeptes.* * * Au cours de la semaine, les membres du Junior Board of Trade de Montréal ont été régalés d’une causerie par M.George Hodge, gérant du bureau du personnel du Pacifique Canadien; celui-ci, de par ses fonctions, a acquis une vaste expérience dans les relations entre sa compagnie et ses employés, c'est pour cela qu’il aurait déclaré « qu’en autant que les chemins de fer canadiens sont concernés les relations entre employeurs et employés sont excellentes » ; il estime que « l’industrie devrait suggérer les mesures nécessaires pour régler à l’amiable les différends ouvriers et ainsi prévenir des grèves, car autrement ils seront forcés, tôt ou tard, de s’entendre par des moyens dont les résultats ne seront favorables à aucune des parties en cause ».Nous partageons entièrement les vues que M.Hodge a exprimées, il devrait toujours y avoir un terrain d’entente entre le Capital et le Travail; malheureusement trop de capitaines d’industrie considèrent encore « le travail » comme une marchandise dont le prix doit suivre les fluctuations du marché de l’offre et de la demande; tout comme il y a encore beaucoup trop d’ouvriers qui ne comprennent pas qu’il est de leur devoir de faire partie de leur union de métier et qu’en ne le faisant pas ils empêchent d’autres travailleurs de conclure des contrats collectifs efficaces — (notez que je ne dis pas des conventions collectives de travail, car il y a une nuance entre les deux: les premiers établissent des salaires et des conditions d’union; les deuxièmes ne mettent généralement en vigueur que des salaires de compromis, c’est-à-dire bien moins élevés que les salaires d’union) — le meilleur moyen d’entente entre le Capital et le Travail réside dans de fortes unions ouvrières.La preuve: les fraternités d’employés de chemins de fer et les compagnies ferroviaires.N’est-ce pas vrai, M.Hodge ?* # * Les ménagères de Toronto ont l’intention de se former en union pour boycotter le lait et ainsi forcer la commission laitière ontarienne à rappeler la majoration d’un sou par pinte de lait qu’elle vient de fixer.Qui avait l’audace de dire que le peuple se laisserait tondre à perpétuité ! DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE ASK FOR THE POPULAR BEER MOLSON \ Brassée à Montréal depuis 151 ANS Brewed in Montreal since 151 YEARS SAMEDI, 6 NOVEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 6, 1937 PAGE 5 40 $ ONCES % paws « est
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