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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 4 décembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1937-12, Collections de BAnQ.

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23e ; Année — No 49 SAMEDI, 4 DECEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 4, 1937 23rd Year — No.49 TRY buck horse ALE 100 Years of Brewing Experience behind It % ilUmOi' Uw fatmr DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest.« INSTRUIRE ET AMELIORER Téléphone: LAncaster 5301 A bâtons rompus Il y a actuellement une grève dans une manufacture de robes du haut Cle ; ville, à la suite, dit-on, du renvoi d’un certain nombre d’ouvrières qui auraient refusé de travailler un soir jusqu’à 8 heures, afin d’assister à une assemblée de leur union; les ouvrières prétendent qu’on voulait les forcer à |rav, Hier ce soir-là dans le but évident de les empêcher d’y assister, il y a (ionC une grève et les ouvrières — comme c’est leur droit d’ailleurs — font le piquei de cette manufacture, elles font les cent pas par groupes de six, elles nr.causent donc aucun désordre, c’est ce qu’on peut appeler franchement un piquetage paisible ».Néanmoins il y a là en permanence deux constables de la police montée, en plus d’une demi-douzaine d’autres constables qui encadrent la porte d’entrée de ladite manufacture.Nous nous demandons pourquoi.Nous admettons que c’est le devoir du directeur de la police de voir à ce que la paix ne soit pas troublée, mais il nous semble que c’est pousser les choses un peu loin que de tenir sur pied toute cette force policière pour qardi r un immeuble qui n’est pas menacé ou quelques scabs qui ne courent aucun danger d’être molestés.Nous estimons que la présence de ces constables est plutôt de nature à irriter les grévistes, à leur faire perdre le respect pour les : ii die ns de la paix (?), tout comme nous plaignons ceux-ci d’être contraints une besogne qui doit leur répugner.Nous nous sommes toujours demandé pourquoi, dès qu’il y a la moindre difficulté ouvrière, on trouve toujours des hommes de police disponibles tandis qu’il y a tant de cambrioleurs el .,» bandits de tout calibre qui exercent impunément Dur métier.¦if ¦$€• * \ us lisons dans un Bulletin paroissial un article sur le syndicalisme, qui dit er re autres choses: « à moins d’être catholique et nationale, l’association ouvrit re ne répond pas à nos aspirations nationales et religieuses > et, plus loin: les questions relatives au salaire, au bénéfice, au contrat de travail, à la ¦ .ne peuvent être équitablement résolues qu’à la lumière des principes de la morale catholique », et encore: « les catholiques doivent s’associer à des catholiques, « moins que la nécessité ne les oblige à agir autrement .Nous vivons dans un pays libre et démocratique, chacun a donc droit à son opinion: c’est pour cette raison que bien rarement nous condamnons ceux qui ne pensent pas comme nous; nous n’oublions pas, toutefois, que le Québec fait partie intégrale du Canada, que nous, ouvriers de langue française et de religion catholique, ne formons qu’une minorité et nous concluons « qu’il y a pour nous nécessité » de nous joindre aux ouvriers parlant une autre langue et professant une autre religion que la nôtre, pour la défense de nos droits économiques; protection que nous ne pourrions avoir si nous faisions bande à part.C’est pour cette raison, entre beaucoup d’autres, que nous étions membres d’unions internationales — neutres, si vous voulez — bien avant qu’on ait jamais songé à lancer le mouvement des syndicats catholiques dans le Québec — que nous le sommes aujourd’hui comme nous le serons demain, et ce parce que nous avons jugé — en hommes libres que nous sommes — que c’est la seule forme d’organisation ouvrière qui puisse nous protéger efficacement cor.: * 1rs abus de pouvoir d’un Capitalisme international.qui peut prouver que nous ne résolvons pas les questions ouvrières , .unière des principes de la morale catholique » ?is nous étonnons toutefois qu’on parle de « grève » dans le mouvement catholique aujourd’hui, tandis qu’on fulminait, il n’v a pas encore si i,.emps, contre cette arme défensive de la classe ouvrière et qu'on nous .nait parce que la nécessité nous contraignait à y avoir parfois recours.Si :.un signe d’évolution ?La loi des accidents du travail U est rumeur que le gouvernement provincial aurait l’intention de remplacer la loi des accidents du travail par une autre législation calquée sur l’ancienne loi démodée de 1909 par laquelle on confierait aux tribunaux le règlement des causes d’accident, du même coup, la commission qui en a l’administration actuellement disparaîtrait.On dit même qu’une des principales raisons de cette marche en arrière serait que nombre d’avocats sont pratiquement sur le pavé et qu’avec ce nouveau nid à chicanes ils auraient du pain sur la planche.Si la réparation des accidents du travail est destinée à permettre aux membres du Barreau de faire de l’argent, l’idée est bien trouvée; mais ce n’est certes pas son but.Il y a l’industrie et les accidentés qu’il faut considérer, ce sont eux les plus intéressés; dans l’ensemble ils sont satisfaits du principe du système actuel qui est incontestablement ce qu’il y a de plus moderne et qui d’ailleurs a été adopté par la Conférence Internationale du Travail de Genève et qui est mis en vigueur dans toutes les provinces canadiennes — à l’exception de Elle du Prince-Edouard — et dans nombre d’Etats de la République voisine.Nous admettons bien franchement qu’il y a de nombreuses récriminations dans le groupe ouvrier, sur le mode d’administration de la commission des accidents du travail; les uns trouvent que la manière de computer le gain de l’accidenté ne donne pas satisfaction et que rarement c’est l’ouvrier qui a le bénéfice du doute, de plus, ils prétendent que les décisions de la commission sont trop arbitraires en ce qui concerne la période de consolidation de la blessure.Il y a évidemment du pour et du contre.Du côté patronal, on invoque qu’il y a trop d’influences politiques en jeu, surtout dans l’industrie de campagne; qu’il y a des déficits considérables dans certains groupes et qu’en certains cas on aurait comblé partie de ces déficits en faisant des prélèvements sur d’autres groupes; on dit aussi que la commission aurait montré trop d’indulgence dans le prélèvement des primes d’assurance, à tel point que tout récemment plus de 500 employeurs ont dû payer double prime pour remettre la réserve à flot.Serait-ce vrai ?Nous avons peine à le croire, mais si tel était malheureusement le cas, cela ne voudrait pas dire que ce soit le système qui ait fait faillite mais plutôt que les membres de la commission ne sont pas a la hauteur.Quoi qu’il en soit, le Travail Organisé — et comme question de fait toutes les organisations ouvrières — ont lutté pendant des années et des années pour faire disparaître la loi surannée de 1909, tout comme celles de 1926 et de 1928.Tous se souviennent de l’exploitation odieuse dont étaient l’objet les accidentés du travail et leurs dépendants et combien d’avocats se sont enrichis à leurs dépens, de la lenteur désespérante des décisions judiciaires, du marchandage éhonté pratiqué par les ajusteurs des compagnies d’assurances.Tous croyaient fermement être débarrassés de tout cela à jamais.S’il faut que cela recommence, ce serait à désespérer du gouvernement actuel.Nous espérons que la rumeur n’est pas fondée, quoique, dans certains milieux — qui se prétendent bien informés — on chuchote qu’un certain bureau légal de Québec aurait été chargé de la préparation de ce projet de loi qui serait présenté au cours de la prochaine session.Si tel est le cas, pouvons-nous tout au moins espérer que cette nouvelle législation sera soumise aux corps représentatifs des employeurs et des employés afin qu’ils puissent l’étudier et offrir des recommandations ou, au pis aller, qu’on ne la passe pas en vitesse afin que les intéressés puissent comparaître devant le comité des bills privés.Au Conseil des Métiers et du Travail L; : pourparlers entre la Fédération Américaine du Travail et le Comité cio: mi.vation industrielle n’ont pas encore donné des résultats définitifs, ils mei dont do s’éterniser, semblait-il.C’est donc avec satisfaction qu on a in, pour essayer d’en arriver à une entente entre ces deux factions, appr Willi se so aura .; Green, président de la Fédération, et John L.Lewis, le chef du C I O.! rencontrés à Washington, cette semaine.Espérons que cette rencontre résultats heureux et mettra fin à ce différend.* # « .trouvez-vous pas qu’il y a depuis quoique temps beaucoup de gens qui ne r, ni de donner de bons conseils à la classe ouvrière: nous devrions faire ceci.nous devrions nous former en corporations professionnelles; nous devrions nous contenter de ce que l’industrie peut nous donner et ne pas être trop < igeants; nous ne devrions pas faire partie d’unions « neutres »; nous ne de vrions pas apprendre l’anglais, etc., etc.Ce sont surtout des hommes qui n'i ot.jamais travaillé à la sueur de leur front qui viennent nous dire ce que nous, ouvriers, devrions faire.Nous sommes portés à leur répondre: Nous voul .rester les maîtres de notre destinée, mêlez-vous de vos affaires comme non.: i .us mêlons des nôtres et les vaches seront bien gardées ».* * * carte d'union doit rester le certificat de qualification d un ouvrier, ble être l’opinion générale des membres des associations ouvrièrs et ique, car c’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon et c'est nous, de métier, qui pouvons décider en toute connaissance do cause si un st compétent ou non.Nous n'avons aucune objection à ce que les aritaires décernent des certificats de qualification — après examen — de,- i,ip.riers qui ne sont pas membres d’une union ouvrière, mais nous main-non, - nvers et contre tous, qu’il est souverainement injuste d’obliger nos se munir d’un certificat de qualification en outre de leur carte L Cela si c’est lu homme ouvrier comité: à teno membre: d'union.La tolérance n’est pas seulement une vertu.pour les autres, mais aussi quelq :, chose de bien qu’il convient de pratiquer soi-même.C’est ce qui nous vient ; l'esprit quand on entend « déguelander » les adversaires des unions internationales qui, pourtant, se réclament de la tolérance mais l’appliquent fort ; h quand ils ont à sauvegarder, qu’ils disent, les intérêts personnels les plus ;.-quins et des principes d’économie sociale qui n ont pas place, tant s'en f ait, dans une démocratie vraiment digne de ce nom.Le Conseil des Métiers et du Travail a tenu une importante assemblée jeudi soir dernier, sous la présidence conjointe des vice-présidents Jack Cuppello et Pierre Lefèvre, en l’absence du président Raoul Trépanier, alors que plusieurs questions importantes furent discutées.La première clause, du rapport de l’exécutif créa une vive discussion, après que le secrétaire eut donné lecture de la résolution suivante: Attendu que la loi contre la propagande communiste.1 GEORGES VI.ch.11 des lois de cette province, sanctionnée le 24 mars 1937 ne définit pas ce qu’elle entend par communisme; Attendu que par cette loi le procureur général peut ordonner la fermeture dt toute maison, au sens le plus large du mot, si dans sa discrétion il juge qu’on y propage le communisme de quelque façon que ce soit; Attendu qu'un pareille loi est oppressive, en ce qu'elle n'établit pas en quoi consiste cette propagande et laisse les citoyens dans l'ignorance de l’illégalité des actes qu’ils pourraient faire dans leurs programmes; Attendu qu'il y a autant d’opinions que de personnes dans l’appréciation des faits constitutifs du communisme; Attendu qu'un adversaire du communisme peut être décrété coupable de propagande communiste, si dans l'opinion du procureur-général de cette province, ses agissements sont opposés aux tendances de tel procureur-général; Attendu que cette loi peut occasionner des ruines à des citoyens innocents, et que le pouvoir à la Cour supérieure est un remède incomplet en ce que les er- reurs du procurer-général qui pourraient être judiciairement constatées laisse la victime sans compensation; Attendu que cette Loi est abusive, dictatoriale et entrave la liberté des citoyens; Attendu qu'elle est frappée à l’effigie des ordonnances soviétiques et qu'elle est de substance communiste; Qu'il soit résolu, que ce Conseil donne instruction à son Comité exécutif de s’entendre avec l’Exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada d’étudier les moyens de faire décider par le Tribunal compétent de la validité de cette loi.Discutant sur la résolution, le délégué Mathieu déclare que le Conseil est le seul qui doit juger qui peut être admis dans ses rangs, mais il est un fait certain c’est que nous devons voir aux meilleurs moyens à prendre pour obtenir un jugement des autorités judiciaires compétentes pour faire décréter l'invalidité de cette loi.Le délégué Rawley dit que les journaux du dehors font de la province de Québec une risée en la matière et que tout doit être fait pour obtenir le rappel de cette loi.Le délégué Wolfe est d'opinion qu’une pression générale au Canada devrait être exercée, et nous n’avons pas à discuter si la loi est claire et concise, mais seulement le fait que cette loi du cadenas est une entrave à la liberté de citoyen qui nous est garantie par l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord.Le délégué Sarkin croit en la liberté de (Suite à la huitième page) PAGE 2 SAMEDI, 4 DECEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 4, 1937 Ce qui se passe dans nos unions BEN.DROLET.HOMMAGE DES TYPOS A LEURS MEMBRES DEFUNTS Comme la tradition le veut, l'union typographique Jaceques-Cartier 145, faisait chanter samedi dernier, le 27 novembre, un service anniversaire pour tous ses membres défunts depuis 1889.Cette cérémonie eut lieu à l'Eglise St-Jacques.Un bon nombre de familles ont profité de l’occasion pour rendre à ceux des leurs qui ne sont plus l'hommage de leur fidèle souvenir.Dans l'assistance on remarquait: M.J.-VJ.Blaquière, président de l’iinion, Henri Richard, secrétaire-trésorier; Gus.Francq, ancien président du 145 et président du Conseil exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Crnada; Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal; Hormidas Paquin, ex-président du 145; Noël Courville, rr nesiardins, Emile Fagnant, président du local 52 des pressk-rs et assistants; J.-B.Bernard Cadieux de Courville, Jos.Garant, M.Copal, R.Poitras, J.-R.Guy, Arthur Leclaire, Roger Gauthier, Henri Ouellette, Eugène Hameltn, R.St-Germain, G.Ro-bitaille, J.-Z.Drapeau, J.-E.Brisson, A.Payan, A.Séguin, J.-E.Gariépy, secrétaire du Conseil des Métiers et du Travail; L.-A.Girard, Ben Drolet, Jos Man-deville, A.Gaumont, Ed.McGown, R.Lefebvre, E.Boulay, Arthur Langevin, Mme veuve Célien Froidevaux, A.-R.Ricard, J.-A.Ricard et un grand nombre d’autres dont les noms m’échappent.CHEZ LES CORDONNIERS Les officiers de l’union des cordonniers ne perdent pas une occasion pour intéresser leurs membres.Le local 249, avait, le plaisir de recevoir vendredi dernier, le président dti Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, M.Raoul Trépanier, ainsi que Me Lucien Rodier, aviseur légal des unions internationales.On sait que cette organisation est en butte, dans le moment, à toutes sortes de difficultés.Afin de solidariser leur position, les officiers du local 249, ont cru bon d’inviter MM.Trépanier et Rodier, il venir exposer la situation précaire qui existe dans cette industrie Comme toujours, M.Chas.McKercher a soumis un rapport de ses activités de la semaine.Il cite les nombreux griefs qu’il a pu régler à la satisfaction des intéressés dans certaines manufactures au sujet des listes de prix.Il fit allusion à deux fabriques qui ont fermé leurs portes pour un temps indéfini et qui cause certainement un chômage inattendu pour un grand nombre d’ouvriers en chaussures, et cela parait les embarrasser.MM.Trépanier et Rodier.insistèrent sur les multiples avantages que les unions internationales accordent à leurs membres et la nécessité absolue qu’il y a d’y appartenir.M.Trépanier ajouta que les ouvriers doivent aux unions internationales la plupart des lois ouvrières dans nas statuts, tant au fédéral qu’au provincial.Alors, conclut-il, si les ouvriers étaient encore mieux organisés, on verrait les gouvernements voter des lois plus favorables encore que celles que nous possédons actuellement.PREMIER GRAND BAL DES EMPLOYES DE MAGASINS La benjamine des unions internationales à Montréal, l’Union internationale des Employés de magasins, local 23, R.C.I.P.A., donnera son premier grand bal, mardi le 14 décembre, à 9 heures du soir, à la nouvelle salle Auditorium, 375, rue Ontario Ouest, près Bleury.Cette soirée est sous la direction de M.J.-A.Beauchemin, et le prix d’admission n’est que de 35 cents, taxe comprise.Irving Laing et son "Terrace Garden Orchestra" s’occupera de la partie musicale.Comme, d’ordinaire, les jeunes sont toujours gètés, nul doute que l’assistance sera nombreuse et que les unionistes ardents tiendront à encourager cette jeune union.CHEZ LES EMPLOYES DU TRANSPORT La première assemblée convoquée par la Fédération Internationale du Transport, fut tenue, dimanche après-midi, le 28 novembre, sous la présidence de M.J.-A.Sullivan (Pat) élu pro ton.Malgré une assistance peu nombreuse, environ 200 personnes, les orateurs n’en furent pas moins vigoureux dans leurs discours.On remarquait sur l’estrade, en outre de M.J.-A.Sullivan, président de la Fédération du Transport, MM.N.MacDonald, secrétaire-trésorier de la Fédération, Roméo Brillon, représentant de l’union internationale des débardeurs et secrétaire-trésorier du Local 1443 de l’union internationale des débardeurs côtiers et intérieurs du Port de Montréal; David Villeneuve, président du local 1443; Damase Aubin, agent d’affaires du 1443; Roméo Sauvé, président du Local 730 de l’International Brotherhood of Teamsters and Chauffeurs, Stablemen and Helpers of Montreal; O.Martin, président du Local 1541 de l’union internationale des manu-tenteurs de fret des entrepôts du Port de Montréal, et autres.Les bienfaits d’une telle fédération furent exposés, et toutes les indications portent à croire les officiers que leurs plus chères espérances seront réalisées.Le ix)int le plus culminant de l’assemblée fut atteint lorsque qu’un pacte signé fut conclu et échangé entre le Local 1443 de l’union internationale des débardeurs côtiers et intérieurs du Port de Montréal et l’union des marins canadiens.Par cette entente signée, les deux organisations s’engagent à s’aider mutuellement en ayant recours à tous les moyens possibles afin de conclure un contrat de travail pour la saison de navigation de 1933.Cette entente signifie beaucoup pour les membres du Local 1443, et il n’y a plus de doute que ce local obtiendra le contrat d’arrimage pour la prochaine saison.La campagne de réorganisation du Local 1443 bat sa marche régulière et ascendante.Toutes les personnes qui désirent faire partie de ce local doivent s’adresser au secrétaire-trésorier, Roméo Brillon, à son bureau No 406 rue Champ de Mars, édifice des débardeurs.Pour le mois de décembre le prix d’entrée a été fixé à $3.50, mais à partir du 1er janvier, il sera de $10.00.Qu’on se le dise.Bien à Vous, ROMEO BRILLON, secrétaire-trésorier, Local No 1443.-:o:- LES OUVRIERS EN BUANDERIE L’union des buandiers, teinturiers et nettoyeurs, du local 122, tenait mercredi soir dernier, la plus importante depuis sa fondation.L’initiation de cinquante nouvelles recrues fut faite par M.Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.Me Lucien Rodier étant l’invité d’honneur, fit une conférence qui intéressa grandement la nombreuse assistance.Il parla du besoin uigent de l’organisation pour les ouvriers.M.R.Lepage, agent d’affaires, annonça que le bureau de l’union est ouvert tous les jours au No 2034, rue St-Timothée pour renseigner les membres sur toutes les questions concernant l’organisation.-:o:- LES OUVRIERS EN PRELARTS Las ouvriers en prelart sont enfin passés sous l’égide de l’union internationale des rembourreurs et tapissiers d’Amérique.Jusqu’ici, cette catégorie de travailleurs détenait une charte du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, portant le No 120; maintenant la nouvelle charte portera le No 600, et elle fut intronisée par M.Gustave Francq, président de l’exécutiff provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Plus de 250 membres assistaient à cette intéressante cérémonie et prêtèrent l’obligation usitée.LES OUVRIERS DE QUEBEC PROTESTENT Le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, fait de la bonne besogne par le temps qui court.Il a à faire face à de nombreuses attaques de la part des unions adverses contre les unions internationales.A sa dernière soirée tenue mardi, le 23 courant, sous la présidence de M.Orner Fleury.Le délégué Michel Walsh, de l’union fédérale dus employés municipaux a fait des déclarations importantes, en marge de celles faites par l’honorable M Duplessis, permier ministre, lors de la récente entrevue qu’il a accordée à une délégation des Conseils centraux de Montréal, Québec et Trois-Rivières, au sujet du communisme.Quand le premier ministre aura fait autant de travail qu’en ont fait les unions internationales contre le communisme, déclara M.Walsh, il pourra se vanter qu’il aura lutté efficacement contre notre plus grand ennemi.Les lois de cette province ne feront que changer le mal de place, car l’idée restera, et c’est ce que nous ne sommes pas capables d’empêcher de penser.Nous avons combattu le communisme de la meilleure façon, en réclamant et en obtenant de meilleures conditions de travail aux ouvriers.Nous ne craignons pas d’affirmer que nos unions sont anti-communistes, nous n’avons dans nos rangs aucu chef communiste, et ce n’est que dans l’imagination de ceux qui nous combattent et qui agissent par malice et pour favoriser un autre mouvement.Ces remarques furent bien accueil-’ lies d ela part des délégués, qui décidèrent qu’une lettre de protestation serait envoyée à qui de droit à ce sujet.Un délégué protesta contre un certain journal d’avoir appliqué un faux titre à une nouvelle relatant les déclarations faites par le président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, sur les déclarations du premier ministre; c’est une calomnie pure et simple, dit-il.M.Matte ajoute que ce n’est pas nouveau, et qu’on a déjà dit qu’un membre devait renier certaines de ses croyances religieuses s’il voulait faire partie de notre mouvement, ce qui est absolument faux.On veut salir, dit-il, les catholiques qui appartiennent aux unions internationales et dont les enfants sont religieux ou religieuses, et ce sont ces gens-là que l’on traite de communiste.Le président Fleury dit que l’on se gardait bien de définir le communisme, que l’on appelait autrefois le bolchevisme, et dont M.Gus.Francq a déjà écrit une brochure à ce sujet.On se sert de ce mot comme d’un épouvantail quand on veut détruire l’influence de quelqu’un.L’orateur énumère ensuite tout ce que les unions internationales ont fait pour combattre le communisme et le chasser de leur rang.Qu’on donne, dit-il, de quoi gagner du pain aux ouvriers et ils laisseront de côté cette idée.Le délégué Roméo Richard, présente une résolution demandant que l’on emploie autant que possible des gens de Québec, lorsqu'ils sont compétents.Le délégué J.-M.Landriault a été élu secrétaire en remplacement du délégué M.Gagnon, démissionnaire.POUDING MONSTRE Cuisinier une demi-tonne de pouding, c’est déjà bien, mais le faire dans la cuisine d’un wagon-restaurant c’est encore mieux comme tour de force.C’est l'exploit que sont à accomplir le chef-cuisinier, Thomas Gear, du Canadien National et deux aides.Installés dans un wagon garé près de la gare Bonaventure ils sont à préparer le pouding de Noël des voyageurs sur le Réseau National.S'ils prennent un peu d’avance c’est que le plum-pouding anglais y gagne à attendre quelques semaines avant d’être servi.Chaque "brassée” de plum-pouding représente 200 livras de miettes de pain, 125 livras de suif, 50 livres de farine, 125 livres de sucre, 84 douzaines d’oeufs, 12 1-2 gallons de lait, 300 livres de raisins, 50 livres d’écorce de citrons et d'oranges, 9 1-2 livres d’épices, 16 douzaines et deux tiers de citrons, une demi-livre de sel, 1 1-2 livre de soda à pâte et 600 onces de cognac.L’INTERDICTION LEGALE DES HEURES SUPPLEMENTAIRES En date du 1er octobre dernier entrait en vigueur au Danemark une nouvelle loi interdisant en principe l’accomplissement d’heures supplémentaires et stipulant la compensation des heures supplémentaires absolument indispensables.Tout d’abord on avait essayé de faire aboutir, par voie de pourparlers entre les organisations centrales des employeurs et des travailleurs, un règlement direct et spontané de cette question, afin de restreindre autant que passible l’intervention du législateur entre les deux parties en présence sur le marché du travail.Toutefois, comme un accord ne put se faire, le gouvernement déposa un projet de loi, que le parlement adopta.Le champ d’application de la loi est d’égale étendue à celui des conventions collectives existantes: quand ces conventions contiennent des clauses touchant la durée du travail, ces clauses valent, dans le cadre de la convention intéressée, tant pour les travailleurs et employeurs organisés que pour les inorganisés.La loi entend par heures supplémentaires, toutes les heures de travail dépassant le nombre de celles fixées contractuellement comme durée normale.La loi autorise des heures supplémentaires dans une série de cas exceptionnels déterminés, mais seulement à la condition que les heures supplémentaires accomplies seront compensées par une durée égale de congé.Cette compensation doit se produire dans un délai de 14 jours au plus tard.Afin de tenir compte des besoins particuliers des diverses branches de profession et d’industrie, les organisations patronales et ouvrières on: la faculté de conclure un accord spécial à leur branche d'activité faisant que la “récupération" peut se faire à un intervalle plus large que 14 jours, convenant ainsi une période plus prolongée d'accumulation des heures com-pensables, pour permettre aux effets de se faire ressentir sur le terrain de la résorption du chômage.Toutefois ces conventions particulières doivent recevoir l’approbation du ministre des Affaires sociales Cette loi représente, en somme, un anneau de la série des mesures gouvernementales prises pour combattre le chômage Le nombre des heures supplémentaires accomplies représente un peu plus de 2 pour cent des heures normales de travail.Bien qu’on ne puisse normalement escompter que le nombre des personnes au travail augmentera de ces 2 pour cent, on pense néanmoins que la loi aura d’heureux effets sur le marché du travail et l’emploi.Le patronat et la presse bourgeoise mènent campagne contre cette nouvelle loi et cherchent à tirer avantage du mécontentement que cette loi a suscité dans certains milieux ouvriers dont les revenus professionnels s’en trouvent diminués.Les milieux syndicaux reconnaissent que l'application do la loi cause des difficultés, plus considérables qu’on n’avait d’abord supposé.On pense cependant que ces difficultés du début seront rapidement surmontées et qu’ensuite la loi exercera des effets favorables pour l’ensemble du prolétariat.•-: o :- OUVERTURE DE LA NOUVELLE LIGNE MONTREAL-VAL D’OR L'ouverture officielle de la nouvelle ligne Senneterre-Val d’Or du Canadien National, en Abitibi, s’est fait mercredi dernier.Dès ce jour deux trains mixes circuleront chaque jour, le dimanche excepté, dans les deux sens.Le premier train quittera Val d'Or à 8.45 du matin pour arriver à Senneterre à 10.45 et le second à 3.15 pour arriver à Senneterre à 5.15 de l'après-mldi.Dans l’autre seules trains partiront de Senneterre à midi et 5 minutes et à 6.15 du soir.Ces train-font le raccordement avec-les trains réguliers partis de Montréal et de Québec qui passent à Senneterre à 11.48 du matin, en allant vers l’ouest et à 5.44 de l’après-midi, en allant vers Montréal et Québec.La distance entre Senneterre et Val d’Or ast de 36 milles.Val d’Or est la première grande étape sur l’embranchement de 99 millas qui reliera éventuellement Senneterre et Noranda et dont la construction se continue.Cet embranchement, situé au sud de Taschereau, servira une région minière et agricole très riche, et en plein essor.Lorsque le Transcontinental fut inauguré en 1915 l’Abitibi n’était pratiquement qu’une forêt sauvage.Le chemin de fer lui permit de se développer.En quinze ans la population de l'Abitibi augmenta de 50,000 âmes et 1,500,000 acres de terre arable furent colonisées.Les placements dans les mines de la région représentent un capital de $300,000,000.GRADS j SAMEDI, 4 DECEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 4, 1937 PAGE 3 Grand ralliement ouvrier auxTrois-Rivières Pour ne pas être en reste avec Montréal, la jolie ville des Trois-Rivières recevra, dimanche prochain, 5 décembre courant, de nombreux délégués du mouvement unioniste international.Le but de cette importante manifestation syndicale est d’exposer les principes, le programme d’action de ces unions, l’urgence de leur existence, la nécessité de leur expansion et les multiples avantages résultant de l’application d’une solidarité soutenue parmi tous les ouvriers de cette province.Au cours de l’après-midi du même jour, les leaders du Travail Organisé prononceront d’importants discours à Louiseville où, comme chacun sait, existe une union internationale des ouvriers du textile.Dimanche soir, aux Trois-Rivières, les délégués seront les hôtes du Conseil des Métiers et du Travail de l’endroit.Les principaux orateurs de ce grand ralliement ouvrier seront les présidents des trois conseils centraux des métiers de la province, savoir: Raoul Trépanier, de Montréal; Orner Fleury, de Québec; et L.-P.Lacroix, des Trois-Rivières.Parmi les autres leaders bien connus du syndicalisme international en cette province, il y aura Gus.Francq, président de l’Exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Canada; Arthur Martel, représentant canadien de la Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers d’Amérique; J.-A.D'Aoust, de Hull, et Alzéc Bastien, organisateur de la Fédération Américaine du Travail pour la province de Québec.Les discours seront irradiés par le poste local, dimanche soir entre 9 h.30 et 10 h.30.On escompte une nombreuse assistance, tant aux Trois-Rivières qu’à Louiseville, et tout laisse prévoir que cette réunion de propagande pour la bonne cause ouvrière est destinée à remporter tout le succès qu’elle mérite, c’est-à-dire un succès aussi complet que possible.Ceci est non seulement souhaitable, mais indispensable pour la sauvegarde des intérêts ouvriers bien compris, intérêts qui sont actuellement menacés par un courant d’opinions, en hauts lieux, contraire à la véritable sécurité economique de la classe laborieuse du Québec.BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL.- -r Qui sera responsable du destin des 40 heures?Mertens établit un bilan.Le moment doit infailliblement venir où le bon sens économique et social reprend ses droits et où les gens d’un nouvel ordre social se demanderont comment il a été possible que durant des dizaines d’années des millions de chômeurs aient dû chercher du travail dans des entreprises qui produisaient ou pouvaient produire des masses croissantes de marchandises alors que les débouchés diminuaient ou stagnaient.Dans cet avenir on cherchera les responsables véritables du fait que la durée du travail ne fut pas écourtée alors que la mécanisation progressait, que la technique brûlait les étapes et que le rendement du travail était donc en augmentation constante.Aussi convient-il de déterminer dès à présent, dans la mesure du possible, les responsabilités.Le camarade C.Mertens, président du groupe ouvrier du Bureau International du Travail et vice-président de la Fédération Syndicale Internationale apporte à ce problème une forte unie contribution dans un article publié par le “Mouvement syndical beige”, du 20 octobre dernier.Mertens rappelle fort judicieusement nue ce furent les organisations syndicales a.après avoir déjà réclamé durant de Fugues années uns réduction générale la semaine de 40 heures dans le cadre i Bureau International du Travail en loot et depuis lors, remirent inlassablement la question à l’avant-plan, profi-i .nt de la moindre occasion et en dépit la mauvaise volonté qu'elles rencon-' .lient de presque tous les côtés.Ce furent également les organisations .ndicales qui, depuis la première heure, ui matèrent que la méthode de l’instaura-'>n progressive de la semaine de 40 heu-dans les différentes industries était fatalement condamnée à l’échec, attendu, comme Mertens le répète que “une telle procédure exigerait des dizaines d'années avant que l’on parvienne à généraliser la réduction des heures de travail.L’expérience s'est, cependant, avérée pire que : l'avaient prévu les plus pessimistes.En effet, seulement deux Conventions ont, depuis lors, obtenu l'approbation de i majorité à la Conférence.” Sous la pression des trade-unions on 1 n est maintenant revenu à la méthode de l'instauration générale de la semaine ili 40 heures.La récente session tenue à Prague par le conseil d’administration du Sureau International du Travail a décidé d’inscrire la question à l'ordre du jour de la Conférence internationale du Travail de 1938.Un nouveau chapitre commence donc.1 de nouvelles responsabilités commencent également.Si on a renoncé à la pro-¦ dure accélérée de la discussion unique cette méthode n’a jusqu'ici jamais four-1 ’ de résultat favorable—c’est, bien que de cette façon une décision définitive n'interviendra qu’en 1939, parce qu'on n otend rien négliger qui puisse, par les voies ordinaires, amener à une solution acceptable par tout le monde et aussi profondément réfléchie que possible.On a donc choisi à Prague un chemin 9ni ri ixirtc à 1939 l’heure décisive, mais û se pourrait parfaitement que d'ici là l’évolution économique (il est couramment question que la prochaine crise surviendra au plus tard en 1940) contribuera à mettre en évidence à la fois les nécessités et aussi les responsabilités.Mertens fixe dès à présent les responsabilités, en soulignant les résultats du scrutin: les employeurs — sauf les délégués français et américains — combattirent la proposition secondé par Justin Oodart et Lubin, les délégués gouvernementaux français et américain.Ce furent du reste ces deux délégués qui déposèrent la proposition, fondée sur la résolution Jouhaux-Mertens, qui fut adoptée par 20 voix contre 6."Ces 20 partisans étaient 1.les 8 délégués ouvriers; 2.les patrons français et américains; 3.les délégués des gouvernements du Brésil, de la Chine, de la France, du Canada, du Mexique, de la Norvège, de la Pologne, de l'Espagne, des Stats-Unis et de la Yougoslavie.Il y avait 4 abstentions: Chili, Grande-Bretagne, Japon, Indes.Les délégués des gouvernements italien et russe étaient absents.Il est à signaler qu’aucun délégué gouvernemental n’a fait opposition, même le délégué anglais s'est abstenu lors du vote." Mertens fait observer à ce sujet: “Nous pouvons déclarer en tout cas, que personne n'eut prévu un résultat aussi favorable au Conseil d'administration.Ce qui est vrai à un tel point qu'un patron nous a reproché d'avoir choisi cette procédure parce que, à la Conférence de cette année, il ne fallait au Conseil qu'une simple majorité pour que le problème pût figurer à l’ordre du jour de 1938.A la Conférence, nous n’avons ]>as obtenu les 2-3 (66 contre 39), ce qui n'était pas nécessaire d'ailleurs, et cette fois-ci, au Conseil d’administration, nous en avons eu 20 contre 6, alors que 12 aurait déjà constitué la majorité.Fort certainement le vote survenu au conseil d’administration a été quelque peu inspiré par la considération que d’ici 1939 beaucoup d'eau passera encore sur les rives du Léman et qu’on aura donc bien le temps encore de se dégager de certaines responsabilités.Tout au contraire! Précisément le fait du délai nous séparant de l’heure décisive et vu que la nécessité de la réduction des heures de travail s’imposera de plus en plus, la responsabilité pèsera d’autant plus lourdement sur ceux dont l'attitude voudrait promouvoir et avantager un échec.Index des unions ouvrières LABOR DIRECTORY MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL.— Meets every 1st and 3rd Thursday of each mouth at “Assistance Publique” Hall, 400 Lagauchetière Street East.President, Raoul Trépanier, 1153 St.Denis Street; Corresponding-Secretary, J.E.Gariépy, 11 St.Paul Street West; Vice-Presidents: Pierre Lefèvre, room 10, Monument National, and Jack Cuppello, 415 St.Catherine Street East.UNION DES EMPLOYES DE TRAMWAYS DE MONTREAL, Local 790 — Attvoclutlon Amalgamée des Employés de tramways électriques et de Chauffeurs d'autobus d’Amérique.— Montreal Tramways Employees’ Union, Local 790, Amalgamated Association of Street, Electric Railway, and Motor Coach Employees of America: Quartiers généraux — Headquarters: 1153, rue Saint-Denis, téléphone; LAucaster 2503.Officiers — Officers; Gérard Gaguou.vice-président International; Gérurd Gagnon, président; J.-Georges Gagnon, vlce-préBldent ; J.-A.-Philibert Corriveau, secrétaire-financier — financial-secretary; Raoul Trépanier, agent d’affaires — Business agent; Alberto Brodeur, trésorier—treasurer; John Alary, secrétaire-correspondant; Wilfrid Latour, sentinelle.I-* Local se réunit le deuxième mercredi de chaque mois, ù la salle de l’Union de Commerce, 1079, rue Berri, et l’exécutif le lundi précédaut l'assemblée régulière, û 1153, rue Saint-Denis.FRATERNITE DES WAGONNIERS DE CHEMINS DE FER D’AMERIQUE, Logo Sainte-Murie No 234.— Assemblées régulières; 2e et le vendredis soirs de chaque mois, dans la salle île l'Assistance Publique, rue Laguuchetière Est.Président, Lionel Therrien, 1007, rue Sicurd; Vice-Président, C.Leteudre, 1010, rue William-David, CL.G939; Secrétaire-Archiviste et Correspondant, C.Miron, 5517, lie Avenue, Rosemont; Secrétaire-Financier, R.-B.Lamarche, 4505, rue Delorimier, chambre 7 ; Secrétaire-Trésorier, A.Bertrand, 2345, rue Ayhvin, AM.1880; Guides: O.Côté et A.La-pierre: Sentinelle, A.Berthiauine ; Maître de .•érémonies, Job.-P.Lefebvre, 4501, rue Garnier; Gardien, II.Dubue.Comité local de protection: Président, II.Vaillancourt, 2191, rue Rouen, FR.5500; Secrétaire, II.-J.Limoges, 3973, rue Sainte-Catherine Est, AM.0171: Membres du Comité: P.Nolet, 7350, rue Saint-IIubert, CR.(5200, C.Miron.5517, lie Avenue, Rosemont.CL.0220.Jos.Gour, 4539, rue Delorimier, AM.5177, Alfred Gauthier, 2105.rue Préfontaine, FA.1502.Auditeurs: A.Deniger, 2402, rue Cha-plcau, D.Roy, 4002, rue Cartier, I).Laporte, 2020.rue Valois.ASSOCIATION INTERNATIONALE DES DEBARDEURS, Local 373, INTERNATIONAL ASSOCIATION OF LONGSHOREMEN.Locul 373.—- Quartiers généraux —- Headquarters: 400.rue Champ de Mars; téléphone: IIArbour 0728.Officiers — Officers: Karl Trulsans.President; J.M.Shannon.Secrétaire-trésorier — Secretary-Treasurer; Donat Bibeau, Agent d’affaires — Business Agent: Arthur Gravel, Vice-Président : Hector Marchnud, Secrétaire-Archiviste français; Bert Lexmond, Secrétaire-Arciiivlste anglais — English Recording Secretary; Georges Duehaine.Interprète — Interpreter; Lucien Morel et TéleBphore Brûlé, sergents d’armes.Le local se réunit le 1er et le 3e lundi de chnque mois, A 8 heures du soir, A ln salle des Débardeurs, 400.rue Champ do Mars, et l'exécutif les dimanches précédant les assemblées régulières.A 9 heures du matin.FRATERNITE DES PEINTRES, DECORATEURS ET TAPISSIERS D’AMERIQUE, Local 319 — S'assemble le 2e et le 4e lundi au No 1331, rue Sainte-Catherine Est.Président: •T.-E.St-Lnurent, 4045, rue Lnfontnine: vice-président: Jules Boulet, 1405, rue Champlain; secrétaire-correspondant: Edgar Gilbert, S077, rue Ilenri-.Tullen: trésorier: L.-P.Boisselle, 4502, rue Marquette; secrétaire-financier: Ernest Désève.0031.rue Saint-Dominique: conducteur: Albert Goudreau.0078b, rue Notre-Dame Est.Auditeurs: Arthur Iîoismenu.4021, rue Coloniale; Clovis Guilbnult, 5014, rue Delorimier; Lorenzo Tremblay.472, rue Gait, Verdun.Gardien: Joseph Girard, 8115, rue Saint-André.Agent d’affaires: Arthur Renaud, 500, rue Congrégation, Tel.FItzroy 0995.UNION DES TRAVAILLEURS EN CHAUSSURES, Locul 249.— BOOT AND SIIOK WORKERS’ UNION.— S'assemble tous les vendredis du mois A 8 heures du soir, au No 1331 Ste-Cnthorine est.Président, Henri Bel-lnnd, 0380, rue St-Lnurent; 1er vice-président, G.Champagne.5311.des Erables: 2ème vice-président, Paul Métayer, 1109, Horion ; secrétaire-archiviste et correspondant, Noël Gervals, 2112 Wolfc: agent d’affaires et secrétaire financier, C.McKercher, 1331, Ste-Catherine est, téléphone Clierrier 0511 (privé CL.0123) ; sentinelle.Arsène Leclaire.2289 Delorimier.L’exécutif s’assemble le 1er et le 3ème mercredi de chaque mois A 1331 rue Ste-Catherine est.A 8 heures du soir.Président, D.Donaldson, 308 9e Avenue, Pointe.nux-Trembles, P.Q.; secrétaire, N.Poirier, 4102 rue Bordeaux.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUK8-CAR-TIER No 145 — Assemblée le 1er samedi du mois, A la salle de l’Union du Commerce, 1079.rue Berri.Prfcddent: J.-W.Blaqulère, 4247, rue Saint-Zotique, téléphone: CLalrval 3480: secrétaire-trésorier, Henri Richard, 3502, rue Dorion, téléphone: AMherat 7034._______________ tion, nous ont félicité et un grand nombre ont déploré le fait que l’on s’était servi de la chaire de vérité pour dénoncer nos unions internationales et surtout les moyens qu'ont pris certains orateurs pour le faire.UNION INTKH NATIONALE 1)ES BAR-1UEUS-COIIEEUHS D'AMERIQUE.Local 455, Montréal.— S'assemble le troisième mardi do chaque mois, an Monument National.chambre No 15.1182 Saint-Laurent.Président, Bruno Ito.v, 1214 Université ; vice-président, K.Slovoky, 204 Villeneuve ouest; secretaire-trésorier, Frank Giroux.254 ste-Cntherlne est, ehnmhre U; secrétaire-archiviste.Arthur Millard, 33S0 .Tenn-Tnlon.Ville Saint-Michel.Heures de bureau, tons les mardis de 7.30 a S.30: les mercredis de 2.3# ft 4 heures [Un.et les premiers et derniers vendredis du mois a 7.30 p.in.au No 254 Ste-Cntherluc est.Samedi le bureau est fermé.CONSEIL DE DISTRICT DE MONTHKAIi 1)E LA FRATERNITE UNIE DES CHARPENTIERS - MENUISIERS D’AMKKIQCK — MONTREAL DISTRICT COUNCIL OF CARPENTERS AND JOINERS OF AMERICA.—.Président : Ksdras Secours; Vlcs-présldeat: Ferdinand Duucet; Trésorier: Hmery Lan-thler; Secrétaire: Pierre Lefèvre; Uirdlen: L.-G.Hélnir; Agents d'affaires.Edouard Toussaint et Jack Shears.Les assemblées sont tenues tous les mercredis soir ft 8 heures, au Monument National.113-, boulevard Saint-Laurent, chambre KL Téléphono: LAncaater 6754.LOCAUX AFFILIES U.L.134, s'assemble tous leB lundis soir sa Monument National, chambre 15.U.L.178, s'assemble le 1er et le 3o jeudi, an Monument National, chambra 10.U.L.1127, a'nssemble tous leB lundis soir, an Monument National.U.L.1244, meet the 2nd and 4th Thursday.at Monument Nntlunal, ltooiu 14.U.L.1360.B'uBsemhle le 1er et le 3o lundi.& 4030, rue Notre-Dame Ouest.C.L.1375, s'assemble le 1er lundi, a 150, 1ère Avenue, Lnchlne.U.L.1558, s’assemble le 1er vendredi, fl 1G5L rue I.étourneux.U.L.des aiEMKKKS ASSOCIES, s'assemble la 3e et le 4e mardi, au Monument National, chnmbre IL FRATERNITE UNIE DES CIIAHI’KNTI 15RS-MKNUISIERS 1> AMERIQUE, Local 131.— Président, Ferdinand Doucet, 10(8.1, rue Cartier; vice-président, Elzêar Uernier, 1503, rue Darling; secrétaire-archiviste, Pierre Lefèvre, 1182, boulevard Saint-Laurent, Chambre 10; secrétaire-financier, Edouard Lnrose, (1563 Dclannudlère, CR.8004: secrétaire-trésorier.Ernest Tlsdelle, 1310 Gilford; conducteur, J.-B.Roy; sentinelle, Zenon l’rlmenu.Le local s'assemble tous les lundis soir de chaque mois au Monument National, 1182, boulevard Saint-Laurent.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL — To promote the interests of tlic Allied Union Label (which can be had In either the French or English language).The following organisations comprise Council: Typographical Union No.17(1; Jacques-Cartier Typographical Union, No.145: Printing Pressmen and Assistants' Union, No.52; Bookbinders' Union, No.Ill: Photo Engravers’ Union, No.0: Rlereotypcrs and Electrotypcrs’ Union, No.33; Amalgamated Lithographers of America, No.27.Newspaper Guild, Local 111.I'resident: Walter Forrest; Vice-President Charles Arpln ; Recording Secretary.A.F.Ricard; Secretary-Treasurer.James Philip, Room 103.No.HSU Notre Dame Street West.Kxeeutiee: John Moore, Alfred Query and U.A.C.Jtal-lantyne.Auditors: John Kelly, L.Blhaud, Robert Smilllc.Telephone: MA 7181).Council meets Second Tuesday of ench month at 7 Craig Street East.TYPOGRAPHICAL UNION No.176 — Meets first Saturday of each month nt the Mount Royal Hotel.Raymond M.Bennett, President, 337 Melrose Avenue, Verdun ; James Philip, Secretary - Treasurer, Room 103, (18(1 Notre Unme Street, West.Business hours: 0.00 a.m.to 5.00 pin., Saturday, 0.00 a.m.to 1.00 p.m.Telephone: MArquette 7480.UNION DES CHAUFFEURS DE TAXIS.Local 707, affiliée fl la Fraternité internationale des Charretiers, Chauffeurs d’autos.Hommes d'écurie et Aides.— Bureau: 1110, rue Drummond, de 0 heures fl midi et de 1 heure 30 fl li heures, excepté le samedi: de 0 heures fl 1 heure.Président: Raymond Gravel.2300, rue Full uni : vice-président, I.ouis-A, Lafleur, (1387.Chambord: secrétaire-trésorier, Roméo Marchand, 7504, Berri: secrétaire-archiviste, Emmanuel Crevier, 2351.des Erables.Directeurs: Frank W.Anton, 1070 Union Avenue; Louis Cohen, 4000, avenue de l'HAtol-de-Ville.Téléphone: PLntcnu 5730 — 2e étage.FRATERNITE UNIE DES CIIAKPENTIBRS-MKNUISIEltS D'AMERIQUE.Locul 1558 — Maisonneuve.Assemblée le 1er vendredi du mois nu No 1051, rue I.étourneux, Temple des Buffalo.Président.J.-A.Chnmberlnnil.152(5, rue St-Germniii : vice-président.Arum Iloulé, 4508, rue Lafontaine; secrétaire-archiviste, correspondant et financier.Chasles Thlbenult, 2011, rue Bourbonnlère ; trésorier, J.-W.Cor-boll, 2411, rue Montsnhré; conducteur, L.Durand: gardien.Jos.Cournnycr; syndics: Aram Iloulé.Ovlln Proulx, P.Bonneau.Délégués un Conseil do District: J.-A.Chnmbcrlnnd, J.-W.Corbell.AVIS D'APPLICATION PACK DIVORCE AVIS est donné par tes présentes que Norma Adelaide MneKeiizie llird, de la cité et du district de Montréal, Province de Québec, épouse de Charles Albert Bird, aussi de Montréal, auditeur, s'adressera nu parlement du Canada, fl sa prochaine session afin d’obtenir un bill de divorce il’avee sont dit époux pour cause (l'adultère.Daté fl Montréal, dans ln Province de Québec, ce 12ème jour de novembre, A.D.1037.JOSEPH IC.MEUGLER.47-51 Procureur de la requérante.Chambre 705, Edifice Tramways, Montréal.Téléphone: CRescent 4188 Maison Canadienne-Française Unionistes — ATTENTION — Union Men Réparations et pressage de tous genres 2461 Des Carrières - - MONTREAL SjgMiiiitiiiiiiiiiiiii Igffîuner* nettoyeur PAGE 4 SAMEDI, 4 DECEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 4, 1937 Comment faire échec au communisme LES PROBLEMES OUVRIERS ET LEUR SOLUTION Vous connaissez maintenant les horreurs sanglantes du bolchévisme.Elles prouvent (pie la tyrannie est rendue possible par la faiblesse morale de l’homme.Ce fléau général a été dénoncé par le Congrès International syndical et travailliste cpii a eu lieu à Berne, Suisse, en février dernier (1919), auquel j’avais l’honneur d’assister comme l’un des délégués du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Pendant que le radicalisme outré projetait la désorganisation sociale, le syndicalisme ouvrier, au lieu de pousser à la rébellion, cherchait à supprimer le bolchévisme en essayant de s’interposer entre les deux dictatures, celle du travail et celle du capital, pour obtenir la coopération des deux.Le bolchévisme ou communisme fera peu de progrès dans l'esprit de l’ouvrier organisé s’il n’est pas exploité et que sa vie vaille la peine d’être vécue.Il faut que toutes les classes envisagent carrément le problème, c’est la révolution ou la réforme sociale.En dissimuler les terreurs serait extrêmement insensé; atténuer les conditions qui existent non seulement en Europe mais ici même serait pure démence.Ouvriers, financiers, capitalistes, patrons, rois (et ils sont aujourd’hui rares), premiers ministres, présidents, publicistes, membres du clergé, tous cherchent la solution du problème lorsque cette solution, nous l’avons sous la main.Le problème est d’éliminer le parasite.L’oisif ne vaut pas mieux qu’un mort, tout en prenant plus de place.Celui qui vit du travail des autres est une menace pour la société et pour lui-même, et le chef de famille qui travaille de ses mains et de sa tête doit être allégé de son fardeau.C’est le capital — non pas le TRAVAIL ORGANISE — qui a semé ce qui produit aujourd’hui le malaise et le mécontentement.Les problèmes que nous avons à résoudre sont considérables, d’une importance vitale et de solution difficile.Nous ne pouvons pas espérer les résoudre par des efforts intermittents ou par une rebellion insensée.Le communisme qui empoisonne actuellement le monde et qui pousse les hommes à la folie et au désespoir n’accomplira rien; c’est le travail qui triomphera par l’union persévérante qui conduit au succès.Pour éviter l’esprit de révolte et la terreur qui menacent partout et ici même, il faut d’abord faire disparaître l’irritation dont se nourrit le mécontentement, et appliquer au travail de construction l’énergie de se manifester par la violence et par la destruction.Cette force constructive, c’est le grand mouvement « trade-unioniste » international.Il est opposé à la dictature du Capital aussi bien qu’à celle du Travail.Il représente vraiment l’ouvrier et ce qu’il y a de meilleur dans la société.Il défend la liberté, la justice et la démocratie contre le terrorisme, l’injustice et l’autocratie.Le plus tôt les patrons réactionnaires de tous pays — et du Canada en particulier — le comprendront, le mieux ce sera pour tous les intéressés et pour le pays en général.La plus grande partie du désordre provient du fait que quelques-uns sont trop imbus de leur conception particulière et ne veulent pas se soumettre au verdict de la majorité.Le « radical » comme le « réactionnaire » est impatient, et, presque toujours intolérant.Le fait que des hommes mêlés au mouvement ouvrier depuis des années n’acceptent pas d’emblée des innovations qui ébranlent profondément l'organisation à laquelle eux et leurs membres doivent tout, n’a rien d’extraordinaire.Ils ont tant vu de leurs compagnons durant le dernière décade se bercer si souvent d’illusions pour revenir ensuite aux méthodes simples et pratiques de chaque jour, qui produisent des résultats, qu’ils réfléchissent, non seulement une fois mais plusieurs fois, lorsqu’on leur demande d’accepter quelque doctrine nouvelle qui doit conduire l’ouvrier dans le Nouvel Eden du jour au lendemain.La plupart des trade-unionistes — et je suis moi-même de ceux-là — qui ont été dans le mouvement un certain nombre d’années ont passé la période des illusions.On trouvera ici leurs conclusions, résultat de la dure et froide expérience, qui est la « MEILLEURE ECOLE AU MONDE ».Résoudre tout le problème ouvrier est certainement une grosse tâche, mais elle peut être accomplie avec la coopération de tous ceux qui ont à coeur le bien-être et l'intérêt du peuple.L’un des plus efficaces moyens de coopération est de prêcher l’adoption par tous les pays civilisés de la charte internationale du Travail rédigée et complétée après de longues heures d’études et de longs jours passés a coordonner les meilleures idées modernes en matière de législation sociale, au Congrès Syndical International, à Berne, Suisse, en février dernier, et adoptée ensuite par la Conférence Socialiste et Travailliste Internationale au même endroit.CHARTE DU TRAVAIL Formulée et adoptée à la Conférence syndicale internationale, à Berne, Suisse, en février 1919, et adoptée ensuite par la Conférence socialiste et travailliste internationale.Sous le régime du travail salarié, la classe capitaliste cherche à augmenter son profit en exploitant les travailleurs dans la plus forte mesure possible.Ces méthodes, si elles ne sont pas limitées, amènent nécessairement la déchéance physique, morale et intellectuelle des travailleurs et de leur descendance.Elles entravent le développement de la société, dont l’existence même peut ainsi être compromise.La tendance du capitalisme à provoquer la dégradation de la classe ouvrière ne peut être arrêtée complètement que par l’abolition de la production capitaliste elle-même.Mais auparavant elle peut être atténuée considérablement, aussi bien par la résrstance de l’organisation ouvrière que par l'intervention de l’Etat.Cette double action protège la santé des travailleurs; elle leur conserve la vie de famille; elle leur donne la possibilité de se développer intellectuellement et leur permet ainsi de remplir leurs devoirs de citoyen dans la démocratie moderne.Les limites que se pose le capitalisme sont très différentes dans les divers Etats.La concurrence déloyale, qui donne une avance aux pays arriérés, met en danger l’industrie et la classe ouvrière des pays avancés.Pour coordonner les différences qui existent entre les lois de protection ouvrière, adoptées dans les divers pays, il est devenu nécessaire, depuis longtemps, de créer un système de législation ouvrière internationale.La nécessité de cette réforme est devenue doublement urgente à la suite des terribles bouleversements et des ravages énormes que la guerre a fait subir aux forces populaires.Mais, en même temps, nous voyons aussi la possibilité de l'obtenir par la création de la Société des Nations, qui semble imminente.La Conférence de Berne demande que la Société des Nations considère comme une de ses tâches primordiales de créer Une législation internationale .de protection du travail et d’en assurer l'application.Elle s’en réfère aux résolutions des conférences syndicales internationales de Leeds et de Berne, et, sans vouloir porter atteinte aux résolutions actuellement plus larges des syndicats, elle entend que les revendications minima suivantes, déjà appliquées partiellement dans divers pays, soient incorporées dans le droit international par la Société des Nations, au moment de la conclusion de la paix.1.La Conférence considère que l'enseignement primaire est obligatoire dans tous les pays, que l’apprentissage et l’enseignement professionnel général doivent être établis dans tous les pays.L’enseignement supérieur doit être libre et accessible à tous; les aptitudes et les aspirations ne peuvent être contrariées par les conditions matérielles dans lesquelles les jeunes gens se trouvent placés.Les enfants au-dessous de 15 ans ne pourront être employés dans l’industrie.2.Les jeunes gens de 15 à 18 ans ne seront pas employés plus de six heures par Jour, avec une heure et demie de repos après quatre heures de travail.Pendant deux heures par jour, les jeunes gens des deux sexes assisteront à des cours complémentaires d’instruction technique institués en leur faveur et qui auront lieu entre dix heures du matin et huit heures du soir.Les jeunes gens doivent pouvoir disposer du temps nécessaire à la fréquentation de ces cours.L’emploi des jeunes gens sera prohibé: (a) entre huit heures du soir et six heures du matin; (b) les dimanches et jours fériés; (c) dans les industries insalubres; (d) dans les mines souterraines.3.Les ouvrières bénéficieront du repos de l’après-midi du samedi et ne travailleront que quatre heures dans cette journée, les exceptions qui s'imposent dans certaines industries seront compensées par une demi-journée de repos pris sur un autre jour de la semaine.Les ouvrières ne pourront travailler la nuit.Il sera interdit aux industriels de fournir du travail à domicile après les heures de travail régulières.Les femmes ne seront pas employées dans les travaux dangereux pour lesquels il est impossible de créer des conditions d'hygiène suffisante, par exemple, dans les mines souterraines, et où le maniement des matières nocives est nuisible à la santé des constitutions faibles L’emploi de la femme sera interdit, à l’occasion de son accouchement, pendant dix semaines dont quatre avant et six semaines après.Un système d’assurance pour le cas de maternité sera établi dans tous les pays, et des compensations seront payées pour les cas de maladie.Le travail de la femme doit être libre et basé sur le principe à travail égal, salaire égal.4.Les heures de travail ne doivent pas excéder huit heures par jour ou 48 heures par semaine.Le travail de nuit de huit heures du soir à six heures du matin sera interdit, excepté dans les cas rendus inévitables par des raisons techniques ou par la nature du travail lui-même.Dans les cas où le travail de nuit sera rendu nécessaire, le salaire sera majoré sur celui du jour.5.Le repos du samedi après-midi sera introduit dans tous les pays.Le repos hebdomadaire sera d’une durée d'au moins 3G heures.Lorsque la nature du travail exigera le travail du dimanche, le repos hebdomadaire sera accordé pendnt la semaine.Dans les industries à feu continu, les équipes seront relevées de façon à donner vacances aux ouvriers alternativement chaque deuxième dimanche.Ces dispositions devront naturellement s’adapter aux pays et aux milieux qui ont un autre jour de repos.6.Dans l'intérêt de la protection sanitaire et pour se protéger contre les accidents, les heures de travail seront réduites à moins de huit heures dans les industries dangereuses.L’emploi de matières nocives est interdit dans tous les cas où il est possible de les remplacer par d’autres.Il sera établi une liste de poisons industriels à prohiber; l'emploi du phosphore blanc et du blanc de céruse dans les travaux de décoration sera interdit.Un système d'accouplement automatique sera appliqué internationalement dans les chemins de fer.7.Toutes les lois et règlements concernant la protection du travail industriel seront appliqués en principe aux industries domestiques; il en sera de même des assurances sociales.(a) Les travaux qui pourront procurer de l’empoisonnement et nuire à la santé: (b) Les industries alimentaires y compris la confection des sacs et cartonnages destinés à contenir des aliments; (c) Pour les industries domestiques, la notification des maladies infectieuses sera rendue obligatoire et le travail Interdit dans les habitations où ces maladies auront été reconnues.L’inspection médicale sera appliquée à cette situation.Dans les industries domestiques, il devra être dressé des listes des ouvriers et ceux-ci devront être en possession de livrets de salaire.Des comités de représentants d’employeurs et d'ouvriers seront constitués dans toutes les régions contenant des industries domestiques et ces comités auront le pouvoir légal de fixer le taux des salaires.Ces taux de salaire devront être affichés dans les locaux de travail.Les travailleurs ont la liberté de coalition et d’association dans tous les pays.Les lois et décrets soumettant certaines classes de travailleurs à des conditions spéciales vis-à-vis d’autres catégories et qui les privent du droit de coalition et d’association et les empêchent de faire valoir leurs intérêts sont abrogés.Les travailleurs émigrants jouiront des mêmes droits que les travailleurs d .s pays dans lesquels ils se rendent et cela par rapport à la participation au mouvement syndical y compris le droit de grève.Des sanctions seront prises contre ceux qui s’opposeront aux droits de coalition et d’association.8.Les ouvriers étrangers ont droit au salaire et aux conditions de travail convenus entre les syndicats et les employeurs de toutes les branches de l’industrie.A défaut de convention, les travailleurs étrangers auront droit au salaire en vigueur dans la localité où ils se sont rendus.9.L'émigration est libre d'une manière générale.Cette règle subira des exceptions dans les cas suivants: (a) Un Etat pourra limiter temporairement l’immigration dans les périodes de dépression économique, afin de protéger les travailleurs indigènes aussi bien que les ouvriers émigrants; (b) Tout Etat a le droit de placer l’immigration sous contrôle dans l’intérêt de l’hygiène publique et d’interdire l’immigration pendant un certain temps; (c) Les Etats peuvent exiger des immigrants qu’ils sachent lire et écrire dans leur langue maternelle, ceci dans le but de maintenir un minimum d’éducation populaire et de rendre possible l’application efficace de la législation du travail dans les branches d'industrie employant des immigrés.Mais ces exceptions ne pourront être admises que d’accord avec la Commission prévue à l’article 15.Les Etats contractants s’engagent d’introduire sans retard des lois interdisant l’engagement de travailleurs par contrat pour aller travailler à l’étranger et de mettr ainsi un terme aux abus des agences de placement privé.Le contrat d’engagemem préalable est interdit.Les Etats contractants s’engagent à dresser des statistiques du marché du travail en se basant sur les rapports publiés par les Bourses du Travail, pratiquant mutuellement l’échange des renseignements aussi souvent que possible, par l’intermédiaire d’un office central international.Ces statistiques seront communiquées aux unions syndicales de chaque pays.Aucun travailleur ne sera expulsé d’aucun pays pour action syndicale, il aura le droit de recourir devant les tribunaux pour appeler de la mesure d’expulsion.En outre, les Etats contractants convoqueront aussi rapidement que possible une conférence internationale chargée de prendre des mesures efficaces contre l’avilissement de la puissance d'achat des salaires et en assurer le paiement en une monnaie non dépréciée.10.Dans le cas où les salaires sont insuffisants pour assurer une vie normale et s’il est impossible d'amener un accord entre les ouvriers et les patrons, le gouvernement instituera des commissions mixtes, chargées d’établir des salaires minima.11.Afin de combattre le chômage, les centrales syndicales des différents pay entretiendront des relations pour favoriser l’échange des informations relatives aux demandes et aux offres de travail.Un système d’assurance contre le chômage sera institué dans chaque pays.12.Tous les travailleurs seront assurés par l'Etat contre les accidents du travail.Les dommages à payer aux intéressés et à ceux qui en dépendent seront fixés conformément aux lois du pays où se trouve le siège de l’exploitation.Des lois d’assurance en faveur des veuves et des orphelins, de la vieillesse et de l’infirmité seront instituées avec valeur égale pour les indigènes et les étrangers.(Suite à la septième page) SAMEDI, 4 DECEMBRE 1937 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 4, 1937 PAGE 5 Les unions internationales s’affirment La grandiose manifestation de lundi dernier marque un renouveau prometteur d’activité parmi le mouvement ouvrier de cette province.— Les leaders unionistes les plus écoutés ont tour à tour indiqué une ferme détermination de combattre tout système totalitaire et de revendiquer, entre autres libertés démocratiques, le droit d’association, de réunion et de revendication, bases essentielles d’harmonie entre employeurs et employés, de même qu’avant-coureurs de sécurité économique pour la classe laborieuse.Lundi dernier, en la vaste salle du marché Atwater, les unions interna-onales s’étaient donné rendez-vous pour affirmer de nouveau leur foi en la démocratie, souligner encore une fois leur divorce complet d’avec tout principe totalitaire, réclamer leur droit intégral à la liberté d’association et faire retentir ur légitime détermination de sauvegarder ce droit par tous les moyens plausibles et constitutionnels.Une foule énorme d’unionistes enthousiastes, dont plusieurs centaines de ¦mmes, membres d’unions internationales, avait répondu à l’appel lancé préalablement à cette importante réunion et des discours aussi significatifs que fréquemment applaudis furent prononcés par messieurs C.-J.Arcand, ancien ministre provincial du Travail; Jack Cuppello, vice-président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal; Arthur Martel, représentant canadien de la Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers d’Amérique; mademoiselle Z.Saint-Aubin, présidente des ouvrières de la confection pour dames; D.Wolfc A.Duquette .organisateurs de l’union de la confection pour hommes; R.-J.Talion, secrétaire-trésorier du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, *i Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.M.C.-J.ARCAND !/ancien ministre du Travail se dit heu-d’apporter son modeste concours à grandiose manifestation de solidarité syndicale par laquelle les unions in; mationales de cette province entendent ¦ ndiquer le droit de défendre des prin-qui paraissent être sérieusement ., nacés en ce moment.Il rappelle son Mîiésion, en 1936, à l’union internationale employés de chemins de fer et déclare : ic jamais, parmi les principes sur lesquels reposent les unions internationales en général, il n’a découvert quoi que ce soit qui put être envisagé comme contraire à la religion.“Les insinuations actuellement faites contre le mouvement ouvrier international”, dit-il, "sont non [ondées en fait, injustes et conséquemment injustifiables.Si c’est être commute que de se dévouer à la réhabilitation : ouvriers exploités, alors j’en serais un.moi.“Se reportant ensuite à soixante u.nées en arrière, il l'appelle qu’alors les ¦ouvriers manquaient totalement d’orga-.: .irions de défense et que ce sont les rhefs américains de ce temps-là qui vinrent ici commencer à combler cette dé: ¦ • able lacune.M.Arcand constate qu’en certains mi-ux on fait flèche de tout bois pour t r rt- le mouvement ouvrier internatio-Aussi est-il nécessaire de compren-.à son avis, que le fait d’être fidèle à !,:.(• union internationale n’exclut pas, ne saurait, exclure, pour toute personne de bonne foi.cet autre fait, à savoir celui à être un citoyen aussi désirable que possible.L'ancien ministre du Travail rappelle ici, en passant, son séjour officiel à Québec où il s’employa toujours de son mieux pour doter notre population ouvrière des lois protectrices acceptables par elle.I: termine son discours, chaleureusement applaudi, en disant qu’il faut s’armer de patience pour la lutte actuelle, ! are preuve du maximum de prudente ;i,cesse du plus grand calme et, surtout, fi ire confiance aux chefs syndicalistes, ‘ / .‘quels méritent tout votre estime comils peuvent être assurés de la mienne”.M.JACK CUPPELLO populaire chef machiniste insiste 1 • particulièrement sur l’urgence, la ['.'*¦ si té.l’impérieuse nécessité de l’amal-; r ation des travailleurs en un vaste t .ornent d’ensemble pouvant disposer me grande force numérique et écono-i •• afin de pouvoir faire servir cette ¦ '.;!>> force à l’obtention des réformes > • utiles, pour ne pas dire indispen-• 1 à la classe ouvrière en général, mt ensuite une brève allusion aux cir rscs délégations syndicales qui se : i cndues à Québec pour y soumettre t ' r
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