Le monde ouvrier = The labor world, 1 juin 1938, samedi 18 juin 1938
24e Année — No 25 SAMEDI, 18 JUIN 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 18, 1938 24th Year — No.25 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality % flluuOr (Diuiripf in arid TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 \ bâtons rompus Son Honneur le maire Raynault a, comme il l'avait promis, tenu une assemblée au cours de laquelle il a dit des choses intéressantes mais il a gaspillé tout cela par ses attaques contre quelques-uns de ses collègues à l'hôtel de ville ; cela a-t-il fait mousser sa popularité ?Il est permis d'en douter.Attaquer des personnes qui ne sont pas présentes n'a jamais été une bien belle chose, surtout quand ces mêmes attaques auraient pu tout aussi bien se faire au cours d'une séance du Conseil de ville et auraient donné l’occasion aux personnes visées d'y répondre du tic au tac.Non, franchement, notre maire, qui est un homme intelligent, aurait pu nous dire autre chose, par exemple, comment il se fait que l'administration actuelle ne fait guère mieux que celles qui l'ont précédée, tout comme il aurait pu faire part aux citoyens des graves problèmes qui confrontent la ville de Montréal, comment il entend agir pour augmenter le prestige et la bonne réputation de la métropole du Canada, empêcher les industries qui y sont établies de nous quitter pour se réfugier dans des petits centres industriels ou même des districts ruraux.Il a déclaré vouloir tenir d'autres assemblées au cours desquelles il aurait des déclarations importantes à faire, tous les citoyens sont anxieux de les entendre.* * * I! paraîtrait qu'il y a des communistes dans les syndicats catholiques.C'est du moins ce qu'a déclaré Thon.M.Duplessis.Mous ne serions pas surpris d'apprendre un beau jour que des cumôniers de ces syndicats sont aussi des communistes.Ce que c'est que la vie, quand même ! On a fondé des syndicats catholiques parce que les unions ouvrières internationales étaient "neutres" et que de ce fait leurs membres s'exposaient à perdre la foi ; résultat : il y a des communistes , dans les syndicats.L'ineffable Médéric vient de prendre une poursuite en dommages-intérêts au montant de $25,000.00 contre le maire Raynault.11 se plaint, paraît-il, des accusations ou insinuations malveillantes que celui-ci aurait faites contre lui.Ne trouvez-vous pas que c'est le comble de l'ironie Voici un monsieur qui c fait toutes ses élections à insulter ses adversaires, à leur e la boue, et les diminuer par tous les moyens possibles estime des électeurs, qui est entré au Conseil législatif on sait comment mais qui aujourd'hui ne souffre pas la moindre attaque et y répond par une poursuite en dommages-intérêts.C'est vrai qu'il n'a pas encore perçu les $25,000.00, qu'il est tobable qu'il n'en touchera jamais la première "coppe", ma:- .amour de la "belle" argent fait faire bien des choses.Mous ne lui voulons pas de mal, à ce cher Médéric, mais s.e maire Raynault est en état de lui remettre un peu de ce au':! a .ait à tant d'autres, hourrah pour lui.* * * La convention libérale a réaffirmé sa confiance dans 1 honorable M.Godbout, en le choisissant comme chef du parti.C ost ce qu’il y avait de mieux à faire dans les circonstances.Cest un honnête homme, calme et modéré — peut-être un peu trop modéré même — personne ne l'a jamais accusé — ou meme soupçonné d'avoir trempé dans un tripotage ou une atfaire louche, c'est plus qu'on ne peut dire d'un tas de "jolis messieurs qui naviguent dans la haute et d'autres qui passent •eur temps à traiter ceux qui diffèrent d'opinions politiques avec eux de voleurs et de brigands.1 honorable Adélard Godbout a l'étoffe d'un homme d'Etat, 1 deviendra inévitablement premier ministre du Québec, que eo soit dans deux ans, dans cinq ans ou dans dix ans, — car ¦1 est fort douteux qu'aucun parti politique détienne le pouvoir pendant trente ou quarante ans à l'avenir, — il sera à la ¦'¦auteur de la situation et nous sommes convaincus qu'il se Debarrassera de toute la clique de tripatouilleurs, de parasites T !-°,rePus ont aliéné la confiance du peuple dans le régime taschereau et amené sa défaite.•x * * r.met dcms un programme politique tout ce que l'on veut -¦< .v.ut pour attirer la plus grande somme possible d'électeurs ; ^Mt-ruic], cest qu'après la votation, on mette ce programme à -b.u h on sans tergiverser.Il est hors de doute que la conven-cn -: 1 fra'e a ad°Pté un programme vraiment progressif, qui „.Prespue toutes les revendications du Travail Organisé ; rv.'e ‘Ire’ ,on oroirait que c'est la Déclaration de principes du -près des Métiers et du Travail du Canada.-.,b1 ,'!°’nt, qui nous a particulièrement frappé, c'est celui qui ce* n ICn °n dod hisser aux associations ouvrières le droit ]c, pcaKjS0.r contrats de travail sans intervention aucune de Travail oî ^ kien sentiment des membres du j5 .-i ' ! rc!°nise et c'est ce que nous avons toujours affirmé : le Tra q *t,at 6St *acdder les rapports entre le Capital et pour lor- * ]?a*S n°,n de s 'ngérer dans toutes sortes de choses t0„io r':ai,le es d n a pas la compétence voulue, et qui, somme >°ute, ne le regardent pas.(Suite à la quatrième page) AU CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL La séance régulière du Conseil des Métiers et du Travail, était présidée jeudi soir, alternativement par les- vice-présidents Jack Cuppello, de l'Union des Machinistes et Pierre Lefèvre de l'Union des Charpentiers-Menuisiers.Après la lecture des minutes de la séance précédente et l'adoption des lettres de créances; vingt deux délégués ont été admis à siéger.Cinq clauses importantes comportaient le rapport de l'Exécutif, dont une recommandait la nomination de cinq délégués à la Conférence Provinciale du Travail, qui sera tenue à St-Hyacintre les IG et 17 juillet prochain; une recommandation aux membres des unions affiliées, de donner leur entier appui à l'union locale 2G2 de la Confection pour dames, dans l’organisation du bal des Midinettes, qui aura lieu jeudi le 23 courant, à la salle de l'Arsenal des Fusilliers Mont-Royal, avenue des Pins.Que les délégués Swerlow et Fournier soient les délégués attitrés du Conseil des Métiers et du Travail au Congrès de la Jeunesse.Concernant la question de l'exportation de vieilles ferrailles étant utilisées comme matériel de guerre, une demande sera faite au gouvernement fédéral de lever un embargo à ce sujet.Le délégué Arthur Martel se prononça en faveur du principe de la résolution mais en ce qui regarde de mettre en pratique les effets de la proposition, il croit à l'impossibilité de la chase.Les délégués Ranley et Wolfe se prononcèrent favorable à la recommandation du Comité.L’exécutif a étudié sérieusement la requête de l'union des peintres, local 349, relativement à l'augmentation exagérée des commodités de la vie; il a été constaté qu’une telle augmentation injustifiée était due à la tendance des grandes corporations d'établir une hausse des prix du coût de la vio dans le but de grossir leurs profits.Le délégué Adphétus Mathieu remarque que le Conseil n'a pas le pouvoir de poursuivre une enquête sur les corporations qui sont responsables d'un tel état de choses et dont l'ouvrier est le premier à en souffrir M.Mathieu cita l’augmentation du prix du charbon pour laquelle on a invoqué quelle était due à ce que la main-d'oeuvre avait été augmentée d'une façon démesurée, ce qui est absolument faux dit-il; il appartient au Congrès des Métiers de s’intéresser de la chose auprès du gouvernement fédéral afin de faire cesser les abus qui en découlent.Le délégué Arthur Martel déclara que cette question était purement nationale, et il suggère qu'elle soit référée à la Conférence provinciale qui deva en faire une étude approfondie avant de la soumettre au Congrès des Métiers.Concernant cette conférence qui doit avoir lieu sous peu à St-Hya-cinthc.le délégué Martel regrette l'apathie et.l’indifférence des unions ouvrières.Il reclame que les union*, s'empressent de nommer leurs délégués, car la tenue de cette conférence ayant un caractère provincial nos adversaires sont anxieux de savoir ce qu'il résultera des décisions qui seront prises au cours de cette convention.Un appui moral a été accordé à l’union des travailleurs en chaussures, local 249, dans sa campagne de propagande en faveur des pro- Conditions de notre survivance Il nous arrive parfois, d'un seul et même coup d'oeil, d'envisager la vie et nous-mêmes tout à fa lois."Vivre d'abord", cela signifie que nous oublions trop souvent, hélas, quelles sont les conditions de notre survivance.Si nous nous donnions la peine de réfléchir tant soit peu, de nous rendre compte qu'il faut se tenir les coudes, comme on dit, qu'il convient d'adapter nos aptitudes, tant personnelles que collectives, au cadre humain tout court ; que nous vivons sur terre, dans l'humanité, et que nous devrions humaniser davantage ce cadre social qui est en quelque sorte le reflet nécessaire de notre prsonnalité, tout cela serait vite compris et assimilé par le nombre toujours croissant de prolétaires, des villes et des campagnes.Alors, comme par enchantement, ce chômage hideux et massif, qui est la négation même du travail, la plus noble fonction de l'homme, disparaîtrait bientôt et libérerait d'autant la classe ouvrière si cruellement affectée par ce cauchemar qu'est le repos obligatoire.Par le fait même, la législation contre le chômage nous apparaîtrait sous son vrai visage : comme une futilité, un trompe-l'oeil, un palliatif impuissant et d'une déplorable ironie.Pour mettre fin à cette dangereuse anomalie, il faudrait chercher une formule d'organisation plausible et la trouver.Or, c’est déjà fait.Nous l'avons, cette formule, mais il semble que nous manquions du courage voulu pour l'appliquer comme il le faudrait ou que nous ne comprenions pas toute sa bienfaisante portée sociale.En définitive, pouvons-nous nous vanter de vivre la vie sociale qui nous convient ?Non.Nous vivons une petite existence, en marge de la véritable qui échappe plus ou moins à notre compréhension des personnes et des choses.La clef de notre organisation, c'est la famille.Mais comment peut-on vivre et faire vivre cette famille convenablement quand la somme des prix de détail d'un pourtant modeste budget familial, comprenant ce qui n'est que strictement nécessaire a l entretien du foyer, s établit, selon les statistiques fédérâtes, à SI7.48 par semaine ou $908.96 par année?quand c0/o au moins des travailleurs ne gagnent qu'en moyenne $12.00 par semaine?Conséquemment, c'est donc par rapport a la famille qu'il faut apprécier la politique sociale qui, elle, s appuie sur le salaire de l'ouvrier., d nous faudrait donc, mettant en oeuvre un large esprit de coopération, entreprendre une intelligente campagne de redistribution des richesses naturelles et viser à leur exploitation avec, pour objectif principal, pour ne pas dire pour seul objectif, la satisfaction des besoins normaux de la population.Le problème se pose donc logiquement et sans équivoque aucune pour les travailleurs de ce pays : s'organiser et combattre pour le droit à une existence meilleure, plus humaine, plus conforme, par conséquent, à notre dignité.Sans cela’ inutile de rever à quoi que ce soit de bon.Isolés et faibles! nous ne pouvons rien.Unis nous pourrions sortir du malaisé general et éviter le désastre qui nous guette, tôt ou tard, si nous manquons au grand devoir social de la solidarité BEN.DROLET.ciuits cie la chaussure portant l’étiquette de la B.& s.W.Union.Le délégué Galt soulève la question du plan fédéral de construction du logement, lequel a été voté par le gouvernement fédéral.Il a été résolu que le secrétaire J.-E Garié-py soit autorisé a écrire aux autorités fédérales pour obtenir une copib de l'acte, afin qu'étude en soit faite par l'exécutif Les délégués Rncul Trépanier, J.E.Gariépy, Sam Wolfe, S.Sarkin et Jack Cuppello ont été choisis comme représentants du Conseil à la Conférence Provinciale à Sainte-Hyacinthe.La nouvelle Ligue de l'étiquette en formation soumet son projet et sa constitution à l'approbation du Conseil; vu l'importance du projet, la question est référée à l'exécutif! Une autre question qui a trait à la nouvelle politique de l'immigration du gouvernement fédéral à Ottawa est également référée à I'ex-écutil pour étude et rapport.La séance s'ajourna à il heures.~ _ L Orange Pekoe 515F PAGE 2 SAMEDI, 18 JUIN 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 18, 1938 La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet LES EMPLOYES DE TAVERNE S'ENCOURAGENT POUR LES TYPOGRAPHES Les employés de tavernes ne sont pas découragés du refus de leurs patrons d'accepter un contrat collectif.Cependant, ils préféreraient être régis par un contrat collectif plutôt que par une Ordonnance de l'Office des salaires raisonnables.Cette question a débattue, au cours de l'assemblée bimensuelle du local 200, dimanche dernier.Le président et Nous nous faisons un plaisir en même temps qu'un devoir de signaler à l’attention des typographes de l'Union Typographique Jacques-Cartier No 145 la publication d’un livre qui peut leur être utile en plus d’une manière et dans plusieurs circonstances.Il s'agit des Leçons de , .Typographie, éditées par l’Ecole été longuement 'Technique et dues à la plume de M.Fernand Caillet, chef instructeur de 1 l’école d’imprimerie.Tous les typos connaissent les capacités et le dé-rgent d’affaires vouement de M.Caillet pour la cause ’NOMINATION DES OFFICIERS CHEZ LES PEINTRES Nelson Fortier relata les entrevues de l’imprimerie.avec les représentants des em- j Cette brochure compte 140 pages ployeurs.Il manifesta un réel re- 81x11.150 illustrations, reliure soti- gret que ces derniers n’aient pas j pie “Wire-O".accepté une entente collective qui Rien ne sert de vanter la toilette typographique de ces Leçons de Typographie, les typos s'en rendront compte par eux-mêmes.En parcourant les pages de ce volume, ils constateront qu’ils savent tout ce qüi y est écrit, mais plus particulièrement tout ce qu'ils ont oublié, et ils seront heureux de feuilleter ce petit traité pour réparer de leur mémoire les inévitables faillites.Les tyopgraphes qui tiennent à se procurer ce précieux volume sont priés de s’adresser à l’Ecole Technique, section de l’imprimerie, et de ne pas remettre leur décision au lendemain, car il n’y en a que 200 exemplaires.Le prix est de $1.50.aurait certainement donné plus de satisfaction aux patrons intéressés.Toutefois, on a cru bon, dit-il, d’abandonner la régie de cette industrie à l'Office des salaires raisonnables, dans le simple but de ne pas avoir à traiter avec l'union.L’union ne se compte pas pour battue, cependant.Elle a soumis à l’Office les propositions qu’elle désirerait que ce dernier prenne en considération.Ces propositions ont trait à la fixation des heures de travail pour tous les hommes de comptoir et garçons de table à 48 heures par semaine; le salaire minimum pour le travail accompli dans cette période, à 40 cents de l’heure pour les commis de comptoir et à 35 cents, pour les commis de table; que le pourboire soit la propriété exclusive du commis de table.Les employés veulent démontrerait gouvernement qu’ils ne veulent pas compter sur ce pourboire pour vivre, mais bien sur leur salaire.On demande aussi que le temps supplémentaire soit rétribué au taux de temps et demi; que le nettoyage soit fait par un employé spécialement préposé à ce travail.A la suite de ce rapport, le secrétaire lut une lettre de M.Cheasly, de l'Office des salaires raisonnables, remerciant l'union des documents qu'elle a fournis pour l'établissement d'une ordonnance spéciale.M.Fortier rapporte aussi que les employés travaillant aux tavernes Terrapin et Neptune avaient décidé de joindre l’union, et que.comme résultat, le cadre de l’union serait bientôt dans ces endroits.Le secrétaire Désormiers donna lecture d'une lettre du local 249 de l’Union des Travailleurs en chaussures.demandant l'appui du Travail Organisé pour l'achat de chaussures revêtues de l étampe de l’union.Cet-circulaire mentionne la Slater Shoe, No 350; la Eagle Shoe, No 243; la Narwil Shoe, No 88: G.B.Shoe.No 279, de St-Hyacinthe, et la J.T.Bell Shoe, No 210.Les ouvriers cordonniers considèrent que si leurs confrères unionistes veulent bien répondre à cet appel par des actes conséquents, en demandant la chaussure portant l’étiquette • de l’union et le numéro de chaque fabrique, ils contribueront à rendre un service appréciable aux ouvriers de ce metier.Un comité, composé de MM.N.Fortier.Jack Frawley et J.Brody, a été nommé pour formuler des résolutions devant être présentées à la Conférence provinciale du Travail.qui se réunira à Saint-Hyacinthe.en juillet prochain.MM.Charles Bouchard.C.Perreault et N.Fortier ont été nommés délégués à la nouvelle ligue de l’étiquette.ALLONS TOUS AU BAL DES MIDINETTES Encore une fois, nous attirons l’attention des amis des Midinettes, du local 262 de l’Union internationale de la confection de vêtements pour dames, que c’est jeudi, le 23 juin, qu’aura lieu le premier bal des Midinettes, tout comme celui de Paris, France.Pour que tous se rappellent bien les attractions qui seront données, à cette occasion, mentionnons qu’il y aura parade de mannequins, petites comédies, chants, musique et danse, avec l’orchestre de Maurice Meerte.C’est à la spacieuse salle de l’Ar senal des Fusiliers Mont-Royal, 310, avenue du des Pins, que cet événement social se déroulera.Parmi les personnages marquants qui promirent de rehausser de leur présence cette soirée, mentionnons l’hon.F.Rinfret, secrétaire d’Etat; l’hon.C.Bastien, l’hon.T.-D.Bouchard, chef de l’Opposition à Québec; Son Honneur le maire Raynault Mme Pierre Casgrain, Mlle Idola St-Jcan, offi-cières de la Ligue du suffrage féminin; M.J.-E.Gariépy, secrétaire du Conseil des Métiers et du Travail, ainsi que M.Pierre Lefèvre, vice-président du même Conseil; M.Gus.Francq, secrétaire de la Fédération rovinciale du Travail, M.David Du-binsky et Mlle Rase Pesotta, respectivement président et vice-présidente générale de l’ILGWU.Rappelons que les vedettes de la radio: Caro Lamoureux, Jeanne Maubourg, Juliette Béliveau, Jules Jacob et Albert Cloutier, avec M.Henri Poitras comme maitre de cérémonies, sauront, par leur jeu, intéresser au plus haut point l’assistance.Le prix du billet a été fixé à 50 cents, taxe comprise.Les billets sont maintenant en vente chez Ed.Archambault, marchand de musique.angle Berri et Ste-Catherinc E., et aux quartiers énéraux des locaux, 397.rue Sainte-Catherine Ouest.L’Union des Peintres, local 349, décidera, à sa prochaine séance, qui aura lieu le 27 juin, de nommer ses délégués à la Conférence provinciale du Travail, pour la convention du mois de juillet.Au cours de son assemblée, bimensuelle, tenue lundi, le 13 courant.sous la présidence de M.W.Martel, l’exécutif recommanda l'adoption des résolutions suivantes, devant être présentées à la Conférence provinciale: Résolution relative à l’augmentation du prix du charbon et des denrées alimentaires, qui est un peu trop exagérée; fondation d’un système coopératif basé sur le système Rochdale; que le coût de la carte de compétence soit fixé $10.00 au lieu de $2,00, tel que présentement ; que les pouvoirs du lieutenant-gouverneur en conseil lui soient retirés; réduction à 60 ans de l'âge pour obtenir la pension de vieillesse; érection d’un temple du travail, pour les besoins des unions ouvrières.Le secrétaire a été autorisé à faire parvenir ces résolutions au secréta liât de la Fédération provinciale du Travail.Il donne lecture d’une lettre de l’Union des Cordonniers, local 49, demandant l’appui moral des unionistes dans leurs achats, pour eux et leurs familles, des chaussures portant l’étiquette de l’union.Cette demande a été endossée à l'unanimité.Les délégués au Conseil des Mé tiers de la Construction, MM.Arthur Renaud et Edgar Gilbert font rapport de la lenteur apportée à la sanction du contrat collectif de tra vail de l’industrie du bâtiment.Il appert que plus de 2,000 cartes de compétence ont été émises seulement aux peintres par le comité pa ritaire, sur un total de 4,600 cartes pour tous les métiers du bâtiment Les recommandations du coroner au sujet de la mort accidentelle des quatre ouvriers employés à l'oratoire Saint-Joseph, en se servant d'un monte-charge, ont été approuvées On fit remarquer que, durant cette semaine-là, trois autres accidents auraient été causés par des échafaudages en mauvaise condition et qu’on avait négligé de prévenir le bureau des inspecteurs de la cité en ces cas Le local 349 procéda à la nomina tion de ses officiers, laquelle reste ouverte jusqu’au 27 juin.Ont été mis en nomination: Président, W Martel, Arthur Renaud; vice-président, R.Gervals, J.-L.Morel; secrétaire-financier, R.Gervals, A.De-sève: secrétaire-correspondant, Ed gar Gilbert, Jos.Renaud; trésorier L.-P.Boisselle, Arthur Boismenu conducteur, Albert Goudreau, Jos Gagnon; gardien, Jos.Girard, Oscar Desjardins; délégués au Conseil de la construction: Edgar Gilbert, L.-P Boisselle, Arthur Renaud, A.Bois menu; délégués au Conseil des Métiers et du Travail: Edgar Gilbert R.Gervais, A.Renaud, F.Ferland Jos.Renaud; délégués à la Ligue de l’Etiquette: Adélard Gauthier et A Renaud.AU CONSEIL D'ADMINIS- I ECHOS DES TROIS-RIVIERES TRATION DU B.I.T.Au Conseil des Métiers.Le Conseil des Métiers et du r.vail des Trois-Rivières a nommé délégués à la Conférence provii.du Travail, qui se réunira à S >.-Hyacinthe, les 16 et 17 jullle; > .délégués sont: MM.J.-B.Ar: : Emile Lajoie, Emile Simard : ; Màsterjohn et Luc Bergeron Au cours de la séance, pis par M.J.-B.Arsenault, • .¦ tous les officiers, le rapport ,!• vers comités a été soumis par le sident de ces comités respecti: t.premier à faire rapport a é- r Màsterjohn, président de la LL .l’Etiquette, annonçant que plu .manufacturiers avaient appr : membres du comité pour prêt; ri renseignements précis.M.Y.Vallée, président du comité cri : -crutement, annonce que des p: Le Conseil d'administration du Bureau International du Travail a «aminé, en séance privée, la question de la dém: .-ica du Directeur du B.I.T., et il a adopté la résolution suivante: "Le Conseil d'administration décide d'accepter avec le plus vif regret, la démission du Directeur; il tient à affirmer sa haute appréciation et sa sincère reconnaissance pour les très grands services qu’il a rendus à l’Organisation internationale du Travail depuis scs débuts."Le Conseil d’administration décide, en outre, de procéder à l'élection d'un Directeur à une séance spéciale du Conseil d’administration qui eut lieu le 4 juin dernier." Un avis sera envoyé aux employés nir le plus grand nombre d’adhérents de tavernes, qu'a partir du 1er juil-1 possible.let 1938.le taux d'initiation sera de j Les membre, désirant joindre l’Ac-$5.00 et celui de la réinstallation, de i tion Démocratique sont priés de $3.00.Le président N.Fortier rap- donner pelle aux membres leur devoir de mettre l’épaule à la roue pour obto- leurs noms et adresses au secrétaire de l'union, M.Ed.Désor-miers, 1315, rue Ste-Catherine Est.0 CL^-OLK*À±*~r f GRADS Lsserate.—Le célèbre orateur, re eut un jour la visite d'un bavard qui lui demanda de lui donner des leçons pour bien parler au public C’est très bien lui répond le grand maître, mais le prix sera double Pourquoi?—Fit ! interlocuteur.C’est qu'il me faudra d'abord vous apprendre à vous taire et en suite à savoir parler.Jean de la Fontaine était très distrait.Un jour il parlait depuis longtemps, dans un salon, avec un jeune homme qui s'y trouvait, au milieu • d'une nombreuse société Après quoi, le jeune homme étant parti, notre fabuliste pronoça: —II est fort bien ce jeune hom me qui est-ce donc?Mais, c’est votre fils!.Réuni ensuite en séance publi que, le Conseil a examiné un rap- 'remarquables seront connus .sou port du B.I.T.sur les mesures pri- Le comité d’éducation et.d’étude s que les pourparl ses pour donner suite aux résolutions adoptées par la Conférence de Santiago du Chili.Ce rapport présente un tableau de l'oeuvre féconde dont la réunion de cette première “Conférence du Travail des Etats d'Amérique Membres de l'Organisation" a permis la réalisation et pose la question de savoir si le moment n’est pas venu d’envisager la possibilité de convoquer en temps opportun des conférences périodiques analogues.C'est au Conseil d'administration du B.I.T.qu’il appartiendra, le cas échéant, de prendre les décisions nécessaires.Le Conseil a approuvé un rapport sur les décisions de l’Assemblée de la Société des Nations intéressant l’Organisation internationale du Travail, et plus particulièrement sur la collaboration d’ordre pratique instituée entre le Secrétariat de la Société des Nations et le B.I T.dans le domaine des questions sociales.En fin de séance, M.J -G.VVin-ant, sous-directeur du Bureau international du Travail, a fait devant le Conseil la déclaration de loyalisme prévue par le Statut pour les hauts fonctionnaires de l’Organisation.Le Conseil d’administration a fixé au mardi 25 octobre prochain, l’ouverture de sa session d'automne qui.sur l’invitation du Gouvernement britannique, se tiendra à Londres.sa le Conseil avec la Commission scolaire.: que les élèves fassent leurs d-à l’école, plutôt qu’à la maison, en bonne voie et le comité espère venir à une entente.Le Conseil de Ville annonce .souscription d’une page d'anim:.dans le programme de la Fête Travail.Le Conseil avait l'honneur d'avoir comme visiteur M.E-H.Welch.; présentant canadien de l'Associa-: fédérale du Textile, qui parla : guement des questions ouvrière-regard de la démocratie.M.W.Tapp, de l'Union des Employés de fonderie, a été élu membre du comité d’organisation.On décida d’envoyer un télégramme de félicitations au confrère Gu Francq, à l'occasion de sa nomination au Conseil National de San: La délégation, qui s’est rendue auprès de l’hon.M.Duplessis, prend .ministre, pour lui présenter certaines objections au sujet de l'applica -tion des bills- 19 et 20 à l'indu • .du papier, et qui était composée ri • MM.Chester Jordan, J.-B.Ar nault, Emile Lajoie, Arthur Méth >.Armand Harnois et J.-A.D’Aou.-r.était de retour à la fin de la séan-du Conseil.L’assemblée se prolo: gea pour entendre un résumé ri l’entrevue en question.Les délégués recomtnandèren: Conseil d’attendre de nouveau- ri veloppement avant de prend;-pasition définitive.une DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE ASK FOR THE POPULAR BEER V MOLSON I Brassée à Montréal depuis 152 ANS Brewed in Montreal since 152 YEARS SAMEDI, 18 JUIN 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 18, 1938 PAGE 3 Mobilier de Bureau Les unions ouvrières qui désirent se procurer un mobilier de bureau : pupitres, table à clavigraphe, chaises, cabinets-classeurs (filières), porte-chapeaux, etc., peuvent s'adresser au bureau du MONDE OUVRIER 11, rue Saint-Paul uest.Téléphone : LAncaster 5361 UN APPEL AUX UNIONISTES A sa dernière réunion, sous la • i.-, .dence de M Henri Belland.l'union des travailleurs en ehaus- ,n- local 249, a décidé de lancer un m anifeste à tous les ouvriers or-ça:n.-s du pays, les invitant de : • .r de propager et de populariser A demande de l'étiquette de l'union qui apparait sur les chaussu-: : a briquées par les membres de ; union.La lettre parle par elle-même.il s'agit que les unionistes de- autres corps de métiers, cons-amt de leurs principes de solicla-nié démontrent leur considération le.!., pour toutes, et expriment ; a- rntiments d’unionistes à l’é-u.v.'d de l'étiquette de la B.& S.W.Union, quand ils achètent des hau- lires, soit pour eux ou les membres de leur famille.Pour faciliter la demande de h.au.tire- qui sent revêtues de la yndicale, nous citons les .:uj fabriques suivantes: Slater .Nu de l’étampe 350, marques Ardni.se.Feet Sa' er, Dr.Reed Cu-: a .Sole.MacFarlane Children’s Mansfield, Park Lane, Aida, Walker, ROycroft.Eagle Shoe, No d.- letampe 243, marques Eagle, \VGlove.Phit, Invictus, Strid- • N.u'wil Shoe Co., No rie l'étam-• 88 marques Snowhite, Dr.Y< ¦¦ : : ; Corrector Arch, Dr.Richard Amo .Support.Narwil, Queen Ann 1 .queline, Fairsex, Arch C, chargés de conduire des voitures automobiles ou à traction animale fournies par l'employeur, pour le transport de personnes ou de marchandises quelconques: 37 Groupe A: Ceux qui sont attachés à un établissement de la catégorie I pour l’industrie ou le commerce duquel le voiturage est simplement un accessoire.Ils sont considérés comme employés de ladite catégorie cl) et soumis aux taux et conditions de travail qui y sont stipulés, comme les autres membres du personnel.38 Groupe B: Ceux qui sont loués à des era ployeurs dont l’entreprise, distinctement sinon exclusivement, en est une de voiturage, pour qui les taux de salaire minimum, sur la base d’une semaine de 60 heures, sont les suivants: (1) Conducteurs de taxis, camions et voitures en général: Par Par Par Par heure semaine mois an Zone I: 25c $15.00 S65.00 $780.00 Zone II: 20c 12.00 52.00 625.00 Zone III: 18c 10.80 47.00 560.00 Zone IV: 15c 9.00 39.00 470.00 (2) Conducteurs de camions lourds (capacité 5500 livres ou plus), d'autobus, de véhicules char-royant des matériaux de construction, des pianos, du combustible, etc., ou employés par des déménageurs ou par rouliers publics pour des courses à longues distances.Par Par Par Par heure semaine mois an Zones I.II, II et IV: 30c $18.00 $78.00 $935.00 Les aides des conducteurs des sous-paragraphes (li et (2i précédents, s’ils ne conduisent pas : Par Par Par Par heure semaine mois an Zones I.II, III et IV: 20c $12.00 $52.00 S625.00 39 Sauf le cas de circonstances graves exceptionnelles', telles que secours, maladie .accident, incendie et force majeure, un salarié chauffeur de voiture automobile ne doit pas être au volant et conduire effectivement plus de douze (12) heures consécutives, sans prendre d'autre repos que le temps des repas.Toute heure de travail en plus devra être payée aux taux de $2 l’heure ou fraction d’heure; et le paiement de ce salaire supplémentaire ne soustraira pas l’employeur à la pénalité imposée pour telle infraction à l’Ordonnance.2° Messagers 40 Les chasseurs, livreurs préposés à la livraison ou distribution d’effets, marchandises, circulaires, messages quelconques, à porter à pied ou à bicyclette.et aussi ceux qui, sur voitures de livraison accompagnent le conducteur pour surveiller la cargaison ou aider à la livraison d’objets légers.Salaire minimum basé sur une semaine de 48.54 ou 60 heures selon le cas de l'établissement où ils sont employés.Zones I.II, Par Par Par Par III, IV: heure semaine mois an Semaine de 48 heures: 10c $4.80 $21.00 $250.00 Semaine de 54 heures: 10c 5.40 24.00 280.00 Semaine de 60 heures: 10c 6.00 26.00 310.00 41 Si un salarié de ce groupe est retenu pour service à l’intérieur de l'établissement, ou à tout autre emploi, plus de la moitié du temps de son travail, il sera rétribué comme les employés de la catégorie I selon le taux minimum de la zone à laquelle il appartient.3° Garagistes 42 Les salariés d’établissements de garage d’automobile ou d'autres véhicules: 43 Groupe A: Hommes de métier tels que mécaniciens.charrons, électriciens, forgerons, menuisiers, peintres, vitriers, débosseurs, rembourreurs, qui, porteurs ou non de diplômes ou certificats de compétence, sont employés à des travaux de construction, de réparations ou autres de ce genre: Taux de salaire minimum sur la base d’une semaine de 54 heures, laquelle peut toutefois être portée à 60 heures entre le 15 février et le 15 juin: A Par Par Par l’heure semaine mois an Zone I: .40c $21.60 $94.00 $1.125.00 Zone II: .35c 18.90 82.00 985.00 Zone III: .30c 16.20 70.00 840.00 Zone IV: .25c 13.50 58.50 700.00 Semaine de 60 heures: A Par Par Par l'heure semaine mois an Zone I: 40c $24.00 $104.00 $1,250.00 Zone II: .35c 21.00 91.00 1,095.00 Zone III: .30c 18.00 78.00 935.00 Zone IV: .25c 15.00 65.00 780.00 (Voir suite à la page 5) ORDINANCE No.4 iContinued from 11th of June edition) (4) CATEGORY III EMPLOYEES ENGAGED IN TRANSPORTATION, DELIVERY, AND EXPRESS SERVICE 1 Chauffeurs and drivers of horse-drawn vehicles 36 The wage-earners in charge of the driving of automobiles or horse-driven vehicles supplied by the employer for the transporting of human beings or goods of any description (other than domestic servants in private houses) : 37 Group A: Those who are attached to an establishment of category I, when the transportation is simply an accessory service of the industry or the commerce.They are considered as employees of the said category (I) and subject to the rates and working conditions mentioned therein, as the other members of the staff.38 Group B: Those working for an employer whose business is distinctly, if not exclusively, one of transportation, and for which the minimum rates, based upon a sixty (60) hour week, are the following: ( 1 ) Drivers of taxis, trucks, and vehicles in gen- eral: Per Per Per Pcr hour week month year Zone I : 25c $15.00 $65.00 $780.00 Zone II : 20c 12.00 52.00 625.00 Zone III: 18c 10.80 47.00 560.00 Zone IV: 15c 9.00 39.00 470.00 (2) Drivers of heavy trucks (capacity 5500 pound", and over), bu: ises, vehicles carrying build- ing materials, pianos, fuel, etc., or employed by con»mon carriers or by public carriers for long distance haulin rr Per Per Per Per hour week month year Znes I, II, III and IV: 30c $18.00 $78.00 $935.00 The helpers of the drivers mentioned in the pre- ceding sub-paragraphs (1) and (2), but who do not drive: Per Per Per Per hour week month year Zones I.II, III and IV: 20c $12.00 $52.00 $625.00 39 Except in the case of unusually serious circumstances such as relief, sickness, accident, fire or “superior force" a chauffeur wage-earner of an automotive vehicle must not be at the wheel and drive effectively more than twelve (12) consecutive hours without taking any other rest than time for meals.Every additional hour of work must be paid at the rate of $2.00 per hour or fraction of an hour and the payment of this supplementary wage shall not exempt the employer from the penalty imposed for such breach of the Ordinance.2° Messengers 40 Messengers, delivery boys and others delivering goods, merchandise, circulars, messages of any kind, on foot or by bicycle, and also those who, on a delivery vehicle, accompany the drivers to take care of the goods or help in the delivery of light articles.Minimum wage based upon a week of 48 , 54 or 60 hours, as the case may be, according to the establishment in which they are employed Zones I.II, Per Per Per Per III, IV: hour week month year 48-hour week: 10c $4.80 $21.00 $250.00 54-hour week: 10c 5.40 24.00 280.00 60-hour week: 10c 6.00 26.00 310.00 41 If a wage-earner of this group is retained for service within the establishment, or at any other occupation, more than half of the time he is at work, he shall be paid as the employees in Category I, according to the minimum rate of the Zone to which he belongs.3’ Garage Employees 42 Wage-earners o f establishments parking automobiles or other vehicles: 43 Group A: Tradesmen, such as mechanics, body builders, glass setters, body repair men : papers published a book entitled: America Conquers England!" Au-:• cities on the Marxian analysis : history have frequently pointed me probability that in the next v, .England and America would be on opposite sides, i r many that is unthinkable, for many prior to 1914 war ; n Germany and England unthinkable.They said: "Our i\r, ,;i families are related by blood.W ate cousins by race.We are the : : custodians of European cul-We are the guardians of Occi-.i-mal civilization against the yellow Peril.” shortly after the French-Prussian w l 1871, Max and Engels pre-: the Great War.They saw the war of 1871 as an attempt on th .art cf Louis Napoleon to prevu.- the unification of Germany.The.- denounced that aim: Then wu-.Bismark broke his promise, aniv xed Alsace and Lorraine and .•¦ dollar ($15.00) without room.48 in industrial or commercial establishment where, although they are not principally hotels o restaurants, meals and drinks are served, the wage earners engaged in this service shall be considerei of category0 riR° h°UrS °f WOrk’ “ employee, 49 (3) Chasseurs (bell boys), portiers, messagers: Zones I, II, Par heure Par semaine Par mois Par an HI, IV: .10c $5.40 $24.00 $280.00 50 Etablissements connus sous le nom de tavernes et régts par la Loi des Liqueurs de Québec ____ opérés seuls ou comme accessoire de tout autre établissement: 49 (3) Zones I, II, HI, IV: .Bell-boys, porters, messengers: Per Per hour week 10c $5.40 Per Per month year $24.00 $280.00 50 Establishments known as taverns and ad-miinstered under the Quebec Liquor Act-operated separately or as part of any other establishment: Garçons qui Zones I, II, III, IV: .versent et servent à boire: Par Par Par heure semaine mois 25c $13.50 $58.50 Waiters drawing and serving drinks Par an Zones I, II, Per hour Per week Per month Per year $700.00 HI.IV: .¦ 25c $13.50 $58.50 $700.00 CATEGORIE V SALARIES D’EMPLOIS DIVERS 10 Enseignement v 51 Les instituteurs à l’emploi des Commissions scolaires.Zones I, II, III, IV: Avec logement gratuit mis à leur usage: $300.00 par année; Sans tel logement: $400.00 par année.52 Les Professeurs, instituteurs ou répétiteurs à l’emploi d’autres employeurs pour enseigner à un ou des groupes d’au moins cinq élèves: Zones I et U: $12.00 paV semaine.Zones III et IV: $10.00 par semaine.2° Corporations publiques 53 Corporations municipales: Les salariés remplissant la charge de greffiers, ou secrétaires, ou trésoriers ou secrétaires-trésoriers d’une corporation municipale: Groupe A: Employés travaillant dans un local de la Corporation régulièrement les jours ouvrables et dont le temps est contrôlé par l’employeur: ils sont, eux et leurs assistants, comptables ou commis, employés de bureaux, et comme tels régis par les règles de la catégorie II: Groupe B: Employés travaillant généralement à domicile ou dans des conditions qui ne permettent pas à l’employeur de contrôler leur temps de travail.(sans égard aux zones) : SALARIED FOR MISCELLANEOUS OCCUPATIONS 13 Teaching sioas TeacheTS ln the em')loy of school corn Zones I, II, in, iv: year*100 Pr°Vidod witl1 free ,ocJging: $300.00 Without sucii free lodging: $400.00 per yeai 52 Professors, teachers or tutors in the em of other corporations or by other employer: teach to one or many groups of at least five pu Zones I and If: $12.00 per week.Zones III and IV: $10.00 per week.2° Public Corporations 53 Municipal corporations: Wage-earners h mg the position of clerk or secretary, or treas or secretary-treasurer of a municipal corporatii Group A : Employees working in an office of corporation regularly during working days whose time is controlled by the employer: 0 and their assistants, accountants or clerks office employees and as such are governed by regulations of Category U: y Group B: Employees generally working at hi or under conditions which do not permit the ployer to control their time (without considéra for Zones) : (Voir suite à la page 7) (Continued on page 7) PAGE 6 SAMEDI, 18 JUIN 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 18, 1938 The Dominion Prime Minister s Profound Analysis of Present Conditions “The Problems of Government Are Human Problems,” He Emphatically Declares.Labor Shares this View.WORLD GROWTH OF ORGANIZED LABOR By BERNARD ROSE.No Prime Minister since Confederation has so consistently and sincerely emphasized the need and manifold advantages of Canadian solidarity than the present holder of that high office, the Rt.Hon.W.L.Mackenzie King.In a like degree has he urged an understanding between nations adjacent and beyond the seas, in order to generate that goodwill which means so much in promoting trade and maintaining peace.Mr.King was fortunate at the very outset of his career m being called upon to apply the principles of conciliation and compromise in industry.At quite an early age he was entrusted with the administration of an important Government department.He can therefore justly be referred to as an eminent authority on the principles and practice of domestic and international understanding He would be the first to admit that he owes a great deal to the influence of and association with the late Sir Wilfrid Laurier.Sir Wilfrid in his day had to suffer the carping criticism of little Canadians whose political and social horion was bounded by their parishes and province.Nevertheless, he held to his course of doing all within his power politically and personally to build a better and united Canada.He left to his successor not only a splendid tradition, but a great example.It is with this example as a guide and the Laurier tradition as an incentive that, when addressing the representative gathering present at the banquet under the auspices of the National Liberal Federation, the Prime Minister, in his quality of a citizen and one holding high office, flung down a challenge to those who, within recent months, have sought to impede that progress toward national unity so vitally essential to the welfare of every citizen in the Dominion as well as those who are the citizens of tomorrow.Mr.King did not mince his words in dealing with this peril.He spoke very frankly of what was in his mind.The people know where he stands.He did not resort to the quibbling and ambiguous phraseology of a certain type of politician who professes to be a better friend of his province than his country.Con- News vastly encouraging to organized labor, anct to democracy.| came out of the meeting of the In-| ternational Federation of Trade j Unions held last week in Oslo, Nor-I way.It was announced that, the unions affiliated with the I.F.T.U.had increased their total membership from 13,700,000 in 1929 to 19.500.000 in 1938.In order to appreciate what this means it must be remembered that since 1929 Fascism has swept across Europe and the deepest depression in history has thrown millions of workers, in all parts of the world, into endless lines of jobseekers.In Germany and Austria alone the Fascists have destroyed unions which had 6.000.000 of the members counted by the I.F.T.U.in 1929.This loss was offset, in part, when the American Federation of Labor joined the I.F.T U.bringing in something less than 4,000,000 members.Nevertheless, it.is truly extraordinary that the International now has close to 16.000.000 members j outside the United States, or al- j most double the number it had in 1929, Battling with Fascism and the | depression organized labor is de-1 monstrating unprecendented vitality.and organized labor is the j main bulwark of democracy.GREEN INTERPRETS PRINTERS' ELECTION YOUR BANKER CANNOT PERFORM MIRACLES There would be more banks than grocery stores all ov : Canada if banks could perform the miracle of "creating" the means of payment out of nothing.It is easy to confuse these two tilings: fa) The business of commercial banking, and (b) Control of a nation’s monetary system.Commercial hanking has to do with the safe-keeping j: lending of money and credit.c* J Control of a monetary system is a matter of national, governmental policy.Chartered banks finance production and commerce.Monetary policy in any country is a matter for tin national government itself, either directly, or through a central bank.The Dominion Parliament established Canada’s centra: bank in 1934 — the Bank of Canada.Its purpose was if dared bv Parliament in the very first paragraph of the Am of Incorporation, as follows: "To reel(/(Itc credit and currency in the best interests o) the economic life of the tuition, to control and protect lie external rallie of the national monetary unit and to mill flute liy its influence fluctuations in the fteneral lerel of production, trade, prices and employment so far as may be possible icitliin the scope of monetary action, and generally to promote the economic and financial welfare of the Dominion.” -, .Washington, D.C Win.Green, fderation gave us a political unity.To get the most from it we must I president of the American Feder- ] have effective and unselfish co-operation.Insisting too strongly upon at,ion 0f Labor, issued the following j Provincial rights when no good purpose can be served makes for statement on the victory of Claude 1 discontent and the fostering of prejudices that are decidedly in- m Baker over Charles P.Howard ! jurious to improved Federal-Provincial relations.j for the piesidcncv of the Inteina- j Laurier, Macdonald, Borden, Tupper, Bennett, and Meighen tional Typographical Union, were the Prime Ministers of Canada as a whole.They laboured 1 "I congratulate the union pvint-and planned in the interest of a confederated Dominion, the pro- ers of the nation on their success in vinces of which would grow in greatness and wealth as the removing from control of their or- Dominion grew.Two great races make up the biological structure of our ^ country.Untainted by prejudice or selfishness, the country advances pe^uion of Labor imion.and benefits from the free functioning of their complementary ¦•The election of Baker represents mg ganization a termite.President who sought to bore from within and, destroy an outstanding American j qualities and distinctive attributes.The English are a racially mixed people and so are the Americans.Yet, look at the place they occupy in the world today! Canada is as fortunate in this sense as the Old Country, and the United States.British and French brains lead the world.Why then in this great land work to viciously emphasize differences of race .faith, class, or political opinion in order to further party or other ends ?, The problems confronting governments today are of such magnitude and complexity that they require for their solution politicians and statesmen imbued with a deferminafion to serve the national interest rather than the selfishness of locality or section.to call thus a A few more such ‘moral victories’ as the Pennsylvania primaries and the I.T.U.elections and the C.I.O.will be wiped off the map."The American Federation of | a triumph for honesty over hypocrisy.Baker stood four-square for loyalty to the American Federation of Labor.Howard tried to remain as President of lhe I.T.U.while continuing to serve as secretary of : the C.I.O.The printers showed ! what they thought of such doubledealing."The result constitutes a smashing repudiation of the C.I O.by one of the most intelligent bodies As Mr.King properly pointed out, The problems of government10j- unjon members in the country, today are human problems." They must therefore be dealt with i pm t0 lbe democratic test of the from the human standpoint.Leaders of government are compelled : ballot, the C.I.o.again went down by circumstances beyond their control to think in terms of human to inglorious defeat.welfare.It may be regrettable, but the outstanding fact is, that the "I defy the C.I.O.people, particularly those who depend for their sustenance upon moral uctoi> their labor or skill, look to governments for aid and counsel when through no fault of theirs they are denied or deprived of employment.Employers still think and plan in terms of their "business.'1 _ The welfare and future of their employees is a secondary con- Labor is now stronger and more i sidération.There are a few exceptions but the great majority of united in purpose than ever before employers regard labor as a commodity to be purchased under the j in its history.” best terms possible.Mass production has made the situation more difficult.The workers resent being compelled to live on short1WIN- ANT Ig ELECTED rations or direct relief when they know that facilities for production are such that hours can be reduced and production still further , accelerated.I appreciate the value of comparison with former economic epochs when the lowly toiler was even worse off than he is today, but that is no answer to the oft repeated question : "Why should there be poverty in an age of plenty ?" Mr.King, gifted with qualities both sympathetic and keenly analytical, deals with these problems of human interest and welfare in a positive and constructive way instead of reaffirming mere platitudes.No government, however, (unless it be a dictatorial one) can successfully deal with human welfare problems unless labor and capital co-operate in the fullest measure.The Prime Minister spoke of the threat to our homes from the preaching of subversive doctrines.These can be both domestic and imported.The latter are not indigenous to our soil, yet are propagated by presumably intelligent men.Those that are domestic result from an extremely narrow conception of social outlook.There is room in Canada for a diversity of viewpoint, but it should not go DIRECTOR OF I.L.O.Geneva, Switzerland.— John G.Winant, former chairman of the U.! S.Social Security Board, was elec- ! ted director of the International j Labor Office by its governing bodv by a vote of 28 to 30 votes, two bal-lotsbeing blank.He enters the office on Jan.1.1939.when Harold B.Butler’s resignation, previously accepted by the governing body, becomes effective.—.4.F.of Labor Weekly News Service.The oldest printed book in the world is said to be the Diamond Sutra.-now in the British museum.This Chinese book, printed on paper from wood blocks and bearing the date 868 A.D., was found in beyond what is practical and in the general interest.Even though ]g00 jn a secret v.a]led chamber in (Continued on page 7) a Buddhist shrine in Turkestan.It is for governments alone to determine a nation’s monetary policy .Differing conditions of debt and trade may make v,hat is y\ise for one country unwise for another.Printing '‘tickets” — as currency has been called in some sections — entirely out of step with production would make everything vou buy cost you more.A Canadian woman living in Germany during that country’s inflation in 1923 had to pav 63,000.000 marks for an overcoat, and later 1,000,000,000 marks for a postage stamp! The business of commercial banking is something to be considered by itself, apart from central banking.\ commercial bank takes deposits.T here are two kinds of them.For convenience, call them ''savings and " current .Say you are a yvorkman, or a farmer.After you've paid your living costs out of your wage, or out of the proceeds of your crop, you have some dollars left over.Because you do not yvant to spend them at once you deposit them in a savings account.That is a savings deposit.As distinguished from this is the ''current" account.Say you are a merchant.You have expenses to meet day bv day and therefore always carry a balance in an account against which you issue cheques for your business needs.That is a current account.Let us say you have $100 in that account and you need $1,000 to meet some bills.You borrow it from the bank.Aon give the manager your note and he places $1.000 to your credit as a deposit in your current account.Immediately your balance goes up to si.I on —$1,000 of it being derived directly from a loan.It is unlike a savings depo-;: in this respect: 3 on intend n spend it at once, ’t on immediately issue cheques against You borroyved the money for business purposes, prepared t> pay interest because the trans action was a profitable one t you.Soon most of the thousaiei lias been paid out.For most of the rest of tliter 111 of the loan your depo-it iat its loyvest.Then, before y oui note is due, you gather money to repay.I p goes your depu to its peak again.Then you repay.A our dr pi, -abruptly drops back to say ¦ r original $100- plus the p lit you have made, bv the u-r the borroyved money .No matter whether bank posits are savings or current, your bank must keep on hand cash reserves adequate In meet any demands from day t day.\\ lien its loans are inciv.-¦ d.not only is more cash paid out as was the ease with vour-'T.""d loan: but your bank - c.:-li reserves also become loyo-r in proportion to total deposits.A bank must not unduly expand its lending operation-.1er then its cash will fall below the proportion which experien- -shown to lie necessary I" 1 the (lav-to-day demands of depositors.T his verv lari - ruas an automatic check mi-t excessive lending.Your bank cannot know j11'1 when you yxill yvalk in to withdraw your deposit—but it niu-l be ready to pay you, in lull- in cash, when you do turn up.THE CHARTERED BANKS OF CANADA Your local branch bank manager will be glad to^talk banking irilli you.He will be glad to answer your questions from y" standpoint of liis own experience.The next article in t series trill appear in this newspaper.H atch for it. SAMEDI, 18 JUIN 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 18, 1938 PAGE 7 1 E 111.1’ 11 O \ !•, T A L K S IN THE WA T SON FAMIL Y f ^ “It'e’re so ghul you’re ïj -ipJ Seeli,,8 belter, Mother!” m M ^ W - («i (Suite de la page 5) Par Par Par semaine mois an $11.50 $50.00 $600.00 9.50 42.00 500.00 7.50 33.50 400.00 4.00 17.00 200.00 2.00 8.50 100.00 m isâ .-, A i \, A, y'.£- T* ; *™%M \ f \ fi : : U : ifs* va S i §V^ That LONG DISTANCE Habit is Catching! The Watson youngsters are not merely playing telephone—they are playing Long Distance; for Long Distance is a liahit with the Watson family — an inexpensive habit that saves anxiety and helps keep the family together.Let the telephone extend your horizon beyond your immediate neighbourhood.Let it keep you in touch with faraway relatives and friends—the cost is surprisingly small.Reductions in telephone rotes—local and long distance—in 1933, *36 and *37 have effected savings to telephone users in Ontario and L, Quebec of nearly one million dollars yearly.& ANALYSIS OF PRESENT CONDITIONS (Continued from page 6) determined to reform our institutions, we can still, as Mr.King emphasized, make "our ideal freedom, not dictatorships or regimentation," It cannot too often be asserted that the most successful countries are those that favor the principles of co-operation and consent, political and economic, as opposed to coercion and restraint.William Allen White, the American philosopher, and journalist, when taking office as President of the American Society of Newspapers Editors, said : "What America needs most today is toler-a willingness to give some thought to the other fellow's viewpoint while the country works out its political and economic problems," This is sound and timely counsel worth the serious consideration in our own country of those who, East and West, are taking exception to the Federal Government's legislation in the general interest.We may reside in cities, towns or villages, hut we are citizens of the Dominion.Any advantage coming to us as citizens of the Dominion reacts to our benefit as residents in city, ‘own or village.Possibly this viewpoint has been given little thought by those who make appeals along municipal or provincial •mes, The high-minded politician must rise above what is petty and provincial and show a readiness to co-operate with other governments where the general welfare will be served.{here must he a liberalism of mind as well as of party.We are to;d by his friends, that the late William James, in his lifetime the most eminent psychologist in the United States, in politics "embraced a whole-hearted liberalism." In his view, "Social good ‘‘«^all others must be discovered by trial, by conflict of opinions, determined efforts to weigh every ideal fairly and to examine it '.yWhat James expressed and taught is sensible and democratic.¦ is much more progressive and humane than the policies of dicta-2r'-‘:Ps of the Hitler, Mussolini, or Stalin brand.All those who believe in the principles that constitute the “ er °* our liberties must, regardless of their national origin, or present economic position, support the leaders who un-“6Sl Jtingly declare their allegiance to them and willingness to make any sacrifice reguired."dional unify can be attained in a democratic commonwealth - a loss of individuality or abridgment of those rights to n.we Jay claim as free citizens.v,.king's brilliant young colleague, the Minister of Labor, ,,so spoke, urged a renewal of faith in "our type of govem-j.'' ' [the future progress of our country." He stated that : thç-.1 erQl Pcirty must strive towards a betterment of the lot of everyone1"11 mCm anC* ^rin9 a greater measure of happiness to stearffH^n ^>ar1*Y' be its title what it may, that will earnestly and nDon ,
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.