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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 17 septembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1938-09, Collections de BAnQ.

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24e Année — No 38 SAMEDI, 17 SEPTEMBRE 1938 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 17, 1938 24th Year — No.38 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Hi’ jHimOi' ©tariff frill’ fatwr Huariâ TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 Echos de la convention Les deux premières séances de la conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada ont été tenues dans la grande salle de convention de l'hôtel General Brock, à Niagara Falls; la salle était beaucoup trop petite pour paqueter plus de 500 délégués, aussi les protestations furent nombreuses, mais comment accommoder ce nombre de délégués, heureusement on a mis à la disposition des délégués le grand réfectoire du parc Queen Victoria, faisant face directement aux chutes du côté canadien, ce n'est pas encore l'idéal mais il y fait frais et on y jouit d'une des plus merveilleuses beautés de la nature, espérons que cela aura un effet salutaire sur le "gaz chaud" qui semble étouffer un certain nombre de délégués, surtout parmi le jeune élément des nouveaux venus dans le Travail Organisé qui doivent s'entendre parler pour expliquer probablement la raison pour laquelle leur organisation les a envoyés.Cela passera avec le temps.La délégation des mineurs comprend plus de 75 membres, beaucoup de durs-à-cuir parmi eux qui sont venus dans le seul but de vouloir contrôler la convention; le deuxième groupe plus nombreux représente les travailleurs de l'acier et de la métallurgie et venant comme bon troisième, c'est celui des travailleurs du vêtement qui domine.Toutes les unions du C.I.O.D'ici la fin de la semaine, nous saurons s'ils ont réussi à accomplir ce pourquoi ils ont été envoyés si nombreux.La délégation du Québec est passablement nombreuse et bien balancée surtout; elle se fait remarquer par son calme et la manière posée avec laquelle elle prend part à la discussion; c'est un contraste frappant avec quelques énergumènes qui sont portés à condamner en langage plus ou moins violent et plus ou moins parlementaire tous ceux qui diffèrent d'opinion avec leurs idées, sont-ce bien des idées?La loi du cadenas a fait parler d'elle, le gros des délégués du dehors du Québec la considèrent comme une atteinte aux libertés et à la justice britannique; nous du Québec tout en la réprouvant parce quelle ne définit pas ce que le gouvernement entend par "doctrine communiste" et que de ce fait le procureur-général peut à son gré exercer ses petites rancunes — Dieu sait s'il en a et s'il les garde longtemps — contre des adversaires politiques et permet à un mouchard quelconque de faire une dénonciation ou même une descente de police et une perquisition sans mandat, nous y voyons un moyen — mal habile, si vous voulez, mais un moyen quand même, — de mettre un frein (?) à la propagande communiste.Nous avons beau nous évertuer à leur expliquer ce point de vue tout particulièrement québécois et catholique, ça ne prend pas.Les bills 19 et 20 sont encore un sujet d'étonnement chez les délégués des autres provinces, ils s'étonnent et avec raison comment un gouvernement soi disant démocratique peut adopter de la législation aussi arbitraire et qui pue le fascisme à plein nez.Evidemment on est toujours porté à voir la paille dans l'oeil de son voisin et à oublier la poutre qui nous aveugle; une résolution condamnant cette législation a été adoptée à l'unanimité.Ce fut le secrétaire de la Fédération provinciale du Travail du Québec qui fut chargé de faire l'histoire de cette législation, ses effets néfastes sur les conventions collectives de travail aussi bien que sur les désormais fameuses Ordonnances de 1 Office des salaires de famine (?) pardon, raisonnables, il termina cet exposé en conseillant aux syndiqués de ne plus s'occuper de toute cette législation de pacotille, de s'organiser solidement et de conclure des contrats d'union avec les employeurs avec des clauses d'atelier d'union; servons-nous, dit-il encore, de notre force économique cela vaudra mieux que d'aller queter de la legislation à Québec.né* Une des délégations qui se font le plus remarquer est bien celle des ouvriers du papier, de la pulpe et de sulfite, ce sont de véritables boute-en-train qui, une fois les assemblées terminées, savent comment s'amuser.Ils sont une quarantaine de délégués venant de tous les points extrêmes du pays, il y a même un délégué de la Baie Comeau, vous savez ou cela se trouve, non, bien c'est dans l'extrême-nord et il faut s y rendre en avion si on est un tant soit peu pressé, les gars des Trois-Rivières sont un peu là aussi, bons unionistes sur lesquels on peut compter.Le délégué Gus.Francq fait un secrétaire modèle du comité des résolutions, et le délégué Cari Berg ne le cède en rien comme président du même comité, de l'opinion générale c'est le meilleur "team" pour abattre de la besogne que le Congrès ait jamais eu.Ils s'entendent comme larrons en foire et sont un peu là pour répondre aux critiques ou plutôt aux objections de ceux qui ont l'épiderme sensible et qui n'aiment pas à ce que le comité présente un substitut pour une douzaine de résolutions qui disent la même chose, qui émanent souvent de la même source avec quelques mots changés ici et là; quand ce n'est pas Cari Berg qui donne le coup d’assommoir aux récalcitrants endurcis c'est Gus.Francq et ça ne traîne pas en longueur.Le chômage mondial Si l'on représentait par 100 le nombre moyen des travailleurs qui avaient un emploi en 1929, dans le monde (en fait, dans seize des principaux pays industriels), ce nombre serait descendu à 92 en 1930, 83 en 1931, 75 en 1932, puis serait remonté à 78 en 1933, 84 en 1934, 88 en 1935, 93 en 1936, pour revenir à 100 en 1937.C'est-à-dire que, pour la première fois depuis huit ans, l'effectif des travailleurs occupés s'est retrouvé, en 1937, ce qu'il était avant la grande crise économique mondiale.Le chômage mondial, cependant, n'a pas été résorbé pour autant, puisque, si l'on représentait par 100 le nombre moyen des chômeurs enregistrés en 1929 dans le monde (en fait dans quinze des principaux pays industriels), ce nombre se serait élevé à 164 en 1930, 235 en 1931, 291 en 1932, pour redescendre à 277 en 1933, 225 en 1934, 196 en 1935, 151 en 1936, mais aurait encore été à 111 en 1937 — donc encore au-dessus du niveau de 1929.Ces chiffres, qui indiquent d'une manière particulièrement frappante les effets de la crise économique sur les possibilités d'emploi des travailleurs, sont les indices mondiaux de l'emploi et du chômage calculés par le B.I.T.Ils figurent dans le nouvel "Annuaire des Statistiques du Travail," que ce dernier vient de publier.On y trouve également des indices internationaux du nombre global des heures de travail effectuées.Ils montrent que, pour 100 heures en 1929, on n’avait travaillé que 88 heures en 1930, 76 heures en 1931, 64 heures en 1932 — ce chiffre remontant à 69 heures en 1933, 74 en 1934, 78 en 1935, 85 en 1936, 90 en 1937.L' "Annuaire des Statistiques du Travail" contient, par ailleurs, toute une série de données, pays par pays, sur les heures de travail effectuées par l'industrie, sur les heures de travail normales par semaine et par industrie ou profession, sur les salaires, sur le coût de la vie et les prix de détail, sur les budgets des familles ouvrières, sur les migrations, sur les conflits du travail, sur la population active d'après la situation professionnelle, par sexe et par groupe d'âge, etc.Il n'en reste pas moins un fait établi; c'est que le chômage est la plaie des nations, et que malgré tous les chiffres et données, la situation ne semble s'améliorer temporairement que pour retomber plus tard à son état originaire.Le seul remède qui peut être apporté à cette situation vraiment tragique, qui force à l'oisiveté le travailleur désireux de pourvoir à sa propre existence, est l'assurance-chômage.Quand pourrons-nous espérer ce palliatif pour remédier à cette situation angoissante et qui fait surtout le désespoir de milliers et de milliers de jeunes gens qui n'ont jamais pu, à leur sortie de l'école, se procurer un emploi pour pourvoir à leur subsistance et accomplir leur devoir de véritables citoyens.Pourquoi une situation semblable existe-t-elle au Canada, dans un pays pourvu de richesses incommensurables, qui pourrait permettre à chacun de mener une vie aisée, sans soucis du lendemain?Les membres du comité des résolutions en ont abattu de la besogne depuis qu'ils se sont mis à l'ouvrage vendredi dernier; décider du sort de plus de 250 résolutions n'est pas une mince affaire, il faut aussi distinguer le bon grain de l'ivraie car certaines résolutions ressemblent à de véritables guet-à-pens, elles n'ont pas l'air de vouloir dire grand'chose mais le venin est dissimulé dans l'attendu ou le résolu.Certaines méchantes langues prétendent que ce sont les communistes qui sont au fond de quelques-unes des résolutions, je ne le crois pas; mais même en admettant que ce soit vrai, le Travail Organisé contient assez de compétences pour voir claire dans leur jeu et réduire leurs tentatives à néant de même que les offres alléchantes qui se font de temps à autre sont refusées par ceux à qui elles sont faites.né* Et pour finir le mot pour rire.Un de nos délégués de Montréal est allé faire un petit tour à Buffalo, juste de l’autre côté de la rivière.Il se paya le luxe d'acheter quelques paquets de cigarettes; comme il est connu pour sa franchise et son honnêteté, lorsque le douanier lui demanda s'il avait quelque chose à déclarer il répondit: "oui, j'ai acheté quelques paquets de cigarettes," résultat de sa franchise on lui fit payer 22 cents pour chaque paquet.Il s'exécuta de bonne grâce et a la consolation de pouvoir dire: "au moins je ne suis pas un menteur." C'est une consolation comme une autre, mais qu'auriez-vous fait à sa place?Je gage que vous n'auriez rien déclaré, ni moi non plus.Sur ce, au revoir, ma santé va mieux merci SOCIUS.’ i Les canadiens le préfèrent B07F SALADA PAGE 2 SAMEDI, 17 SEPTEMBRE 1938 - MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 17, 1938 n- i La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet •?-a A LA LOGE DE STE-MARIE La Logo Sainte-Marie des Wa-gonniers des usines Angus a décidé à sa dernière assemblée, tenue vendredi dernier d'accorder à ses membres sans emploi depuis plus de six mois, un droit spécifique de contribution sans avoir à payer le plein montant de la cotisation mensuelle ordinaire.Cette action généreuse de la part de l'exécutif a permis aux membres présents de considérer par un vote unanime qu'une telle décision était certainement logique par le temps qui court, attendu que le travail est en arrêt depuis déjà plusieurs mois aux usines Angus du C.P.R.et que les perspectives de la reprise du travail ne semblent pas encore très bonnes.Revenant de nouveau sur l’opportunité pour la Loge de s'affilier à la Ligue de l'Etiquette, le vice-président R.Delage, déclara être non pas contre l'affiliation, mais n'y voit aucune nécessité.Il recommande que la Loge Ste-Marie, fasse sa part pour encourager tous les produits que les membres puissent se procurer et qui sont revêtus de l'étiquette unioniste.Le président Alfred Mathieu rapporte le résultat d’une réunion de la Ligue des droits de l'homme, à laquelle il a assisté dernièrement.Il semble ne pas être très favorable aux moyens que cette ligue prend pour protester contre le gouvernement actuel, qui passa des lois iniques, telle que celle du cadenas, les bills 19 et 20 ainsi que le bill 88; il n'y a qu'un moyen dit-il, si les travailleurs le souhaitent, serait de se lever contre une telle dictature aussi autocratique que celle-là.Des rapports intéressants de la part des présidents des divers comités des usines Angus ont été soumis à la considération des membres.Le délégué Henri Vaillancourt, délégué à la Conférence provinciale tenue récemment à St-Hya-cinthe présenta son rapport qui fut reçu avec satisfaction.La séance était présidée par le confrère Alfred Mathieu, assisté du vice-président R.Delage et des autres officiers.-:o:- CHEZ LES PEINTRES La question de rétablir la position d'un agent d'affaires est venue devant l'union des peintres, local 349, lundi soir dernier.Au cours de la discussion sur cette urgente question, on a fait valoir toute la nécessité qu’il y a actuellement pour qu'un titulaire à cette position soit nommé.On alléguait entre autre que si cette position continue à rester vacante, qu'on ne serait pas surpris que l’union se voit dévancer par une organisation rivale.Il est temps, a-t-on dit que l'on y songe sérieusement, et que l’on prenne les moyens nécessaires, soit par un vote referendum ou autrement afin de connaître l’opinion des membres sur cette importante question.Par conséquent, à la prochaine assemblée du local 349 qui tombe le 26 du mois, la question sera débattue.et une décision définitive devra être prise à ce sujet.Les délégués Edgar Gilbert et Arthur Renaud au Conseil des Métiers et du Travail et de la construction ont présenté leurs rapports qui ont vivement intéressé l’assistance.Après quelques autres affaires de routine la séance s'est ajournée au 4e lundi du mois courant.UNE FETE CHEZ LES WAGONNIERS DE QUEBEC Les wagonniers de Montmorency, loge 662, fêtent deux de leurs membres qui sont mis à la retraite par le Quebec Railway.Cette fête consistait en un diner qui a été organisé par la loge 662, en l'honneur des héros.Le confrère J.M.Laplante, secrétaire financier de la Loge et du comité d’études du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, présidait, assisté du confrère Jos.O.Reilly, président du comité des griefs de la Fédération du Quebec Railway.Après plusieurs remarques de félicitations de la part des présidents de la fête, le confrère L.-A.Beaudry, vice président général de la Fraternité des Wagonniers d'Amérique, présenta aux jubiliaires des voeux de bonheur et les félicita pour leurs bons et loyaux services qu'ils ont rendus à la compagnie du Quebec Railway ainsi qu'à la Fraternité des Wagonniers.Il fit remarquer que les confrères Jos.Désaulniers et Jas.Reach, avaient à leur crédit un état de service de 41 ans à la compagnie du Quebec Railway et de plus de 20 ans comme membres de la Fraternité des Wagonniers.L’orateur rappela toutes les difficultés qu'ont rencontrés les ouvriers qui désiraient se grouper en union afin d’être en position de revendiquer leurs droits.Il déclara être très satisfait du contrat conclu entre cette compagnie de transport et la Fraternité des wagonniers.Le président du Conseil Fédéré de Québec, adressa également des bonnes paroles à l'adresse des jubiliaires et il profita de l'occasion pour faire l'hislorique des unions internationales depuis leur existence.Le confrère J.M.Walsh, vice-président du même Conseil, félicita la Quebec Railway pour la pension qu'elle verse à ses employés sans que ceux-ci y contribuent.D’autres discours furent prononcés, notamment par MM.E.Laberge, P.J.Quinn, W.Richards et A.Grenier.Bref ce fut une fête très bien réussie et qui restera mémorable dans l'esprit des membres.-: o :- ED.CLERMONT EST MORT “Nous apprenons avec un amer regret, la mort prématurée de M.Edmond Clermont, survenue lundi dernier, Le défunt était avantageusement connu parmi le Travail Organisé, il a été durant plusieurs aimées officier de l'union des ci-gariers, local 58, il occupa aussi des charges importantes au Conseil des Métiers et du Travail, notamment vice-président et secrétaire du comité de la Fête du Travail durant plusieurs années.“Eddy?’, comme on l'appelait, laisse pour le pleurer, son épouse et trous jeunes enfants, sa vieille mère âgée de plus de 80 ans, quatre frères et deux soeurs.A la famille éplorée, le “Monde Ouvrier” offre ses plus sincères condoléances et l'expression de ses plus vives sympathies pour la perte douloureuse qu'elle vient de subir.-:o :- —Celui qui déchire la réputation d'une connaissance, d’un ami, d'un frère de travail, d'un officier d'union, est un misérable autrefois puni du fouet.-.o :- —Le travail quotidien doit être fait consciencieusement car autrement l’ouvrier est tenu à la restitution.RALLIEMENT DES OUVRIERES DE LA ROBE Vendredi prochain, le 23 courant aura lieu un ralliement général des ouvriers travaillant dans la confection de la robe, à la salle de l'Auditorium, 375, rue Ontario Ouest.Le but de ce mouvement est afin de solidifier la position que doivent tenir les officiers de l'union vis-à-vis le grand nombre de membres de cet organisme.Il y aurait du mécontentement parait-il du côté des ouvrières, du au fait que des dirigeants de cette organisation ne seraient pas aptes à remplir leurs charges à la satisfaction générale.C’est pour cette raison qu’une assemblée est appelée d'urgence, et à laquelle des chefs ouvriers tels que MM.Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers et du Travail, et J.-E.Gariépy, secrétaire du même conseil; Claude Jodoin, organisateur de l’union locale 262, et autres figures marquantes du Travail Organisé participeront à ce mouvement afin de faire profiter les ouvrières de la robe de leurs nombreuses connaissances et de leur expérience sur les questions ouvrières en général.Il va sans dire que dans maintes unions ouvrières, les membres ont toutes les difficultés au monde à se trouver de bons officiers; cependant on espère pouvoir convaincre les intéressés que pour qu'une organisation progresse, il faut faire confiance à ceux qui la dirige.A toute éventualité, on s'attend à ce que la spacieuse salle de l’Auditorium sera remplie à sa pleine capacité.de membres du local 262 des travailleurs de la confection pour dames, qui se rendront nombreux pour écouter les chefs du mouvement ouvrier international.¦-: o :-— ILS SE PLAIGNENT La grève de la White Tavern, à la Pointe St-Charles, dure encore.Il parait que cet état de chase est dû au manque d'esprit de solidarité et de fraternité des ouvriers organisés de ce district.Cette déclaration a été faite au cours de l’as-semlée de l'union des employés de tavernes, local 200, dimanche dernier.Toutefois, malgré toute la mauvaise volonté des membres des unions-soeurs qui n'ont pas cru bon d'accorder leur appui moral aux employés de tavernes, dans une circonstances pareilles, on a décidé quand même de poursuivre la lutte jusqu'au bout.Cependant un appel sera fait aux unions affiliées et au Conseil des Métiers et du Tra’Vail, pour obtenir un appui plus fraternel.Un réglement nouveau a été adopté à l’effet que le prix de l’initiation de $3.00 soit appliqué dans le cas de l’admission dans l'union des employés d’une même taverne, autrement individuellement, le prix en est de $5.00 pour devenir membre.On discuta l’opportunité d’organiser un banquet aux huîtres, lequel fournirait l’occasion à tous les unionistes de fraterniser avec les employés de tavernes.A ce propos un comité de cinq membres a été nommé pour voir à son organisation, ce sont les confrères Ed.Dé-sormiers, Wide Steffick, A.Leblanc, William Whitlaw et Victor Bougie, le dit comité a fixé la date de ce souper aux huitres, à samedi le 15 octobre prochain, aux quartiers généraux de la B.& S.W.U., 1331A Ste-Catherine est.Le confrère Jack Frawley a été élu secrétaire anglais en remplacement du confrère Morris Myer, démissionnaire, lequel est lancé dans le commerce de restaurateur.Les délégués officiels de l’union à la ligue de l’étiquette seront les confrères Nelson Fortier, A.Leblanc, William Whitelaw; au Conseil des Métiers et du travail, le confrère Victor Bougie en remplacement de Morris Myer.GRADS ILS S'OPPOSENT A CES AMENDEMENTS A une récente réunion de l’union des travailleurs en chaussures, local 249, une discussion intéressante s'engagea, à savoir s'il serait opportun de présenter une résolution au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, qui comporterait un point important, demandant au peuple de cette province, par voie d'un plébiscite si réellement il est en faveur du maintien dans les statuts de cette province les lois iniques comprenant les bills 19, 20 et 88 qui ont été adoptés en vitesse lors de la dernière session provinciale.Cette question vitale suscita un vif intérêt parmi les membres qui approuvèrent l'attitude du local 249, et recommandèrent que le délégué McKercher au Congrès des Métiers et du travail, fasse l’étude de ce projet avec l'assistance des officiers généraux.Le confrère Lionel Thibault, assistant, agent d'affaires, donna lecture d'un document émanant de M.Léonce Girard, secrétaire du comité paritaire de l’industrie de la chaussure, ayant trait à des amendements qui seront proposés par les manufacturiers de chaussures des centres ruraux, à la convention collective du travail.On rapporte que le ministre du travail aurait déjà en mains la proposition décrétant 4 zones au | lieu de 3, on prétend que cette décision serait plus équitable.On proposa aussi un amendement à l’échelle des salaires, classifiant le prix horaire à 43 cents au lieu de 48 cts et pour la classe 2, 32 cents au lieu de 39.Les arguments des manufacturiers apportés à cette suggestion sont que la baisse a eu pour effet de produire moins depuis l’existence du nouveau contrat collectif, dû au fait de la concurrence à outrance faite par la production des manufacturiers de chaussures de îa province d’Ontario; on décida de s'opposer à l’introduction de ces amendements.-:o :- —U n’est pas raisonnable et juste que le nombre des ouvriers non-organisés soit si grand en cette province.* * * —L’apprenti a le droit et le devoir de se faire respecter par les contremaîtres sous les ordres desquels ils travaillent.CHEZ LES DEBARDEUR.Quoique les journalistes n'a.ut pas été admis à l'assemblee J.l’union des débardeurs, local dimanche dernier, il n’en est pu; moins vrai que nous avons app, quand même que cette réu;;.i avait été tumultueuse, relatives au cas de suspension de J.B.L.belle en sa qualité de président ; l’union affiliée à l'internationale L'assemblée nous a-t-on rapp a été une des plus orageuses, laquelle la sûreté municipale .appelée pour y mettre l’ordre.Beaucoup de raisons ont été invoquées pour justifier la suspens; n définitive du président du local , M.J.-B.Labelle.LES GENS DE MAISON EN GRANDE-BRETAGN;.Le recrutement syndical des gi cle maison, qui fit l'objet l’an de nier d’un point spécial de l’ordre du jour de la session du Comité international des Travailleurs .la FSI (suggestion fut alors fur notamment d’une vigoureuse campagne de recrutement ainsi q ; d’une large protection légalei vie.d’aboutir à un résultat fort intéressant: la création en Grande- Bretagne d’une organisation syndicale particulière.L’Union des gens de maison créée le 1 juillet avec le concours matériel de la centrale syndicale nationale TUC qui ne compta tout d'abord que quelques centaines de membres annonce actuellement, selon des informations fournies par l'organisatrice Beatrice Bezzant, nommée par le TUC, déjà plus de 2,000 membres.Le premier objectif sera l'abaissement de la durée du travail attendu qu'il existe encore un nombre extraordinairement élevé de cas où la durée du travail comporte de 80 à 100 heures par semaine! E.P.Harries, qui consacre à ce sujet un article dans Labour, l'organe officiel du TUC.dit qu'il sera probablement impossible de fixer un maximum de 8, 9 ou 10 heures par jour, mais que par contre il serait réalisable de déterminer une durée maximum calcule sur un espace de deux semaine ainsi que c’est déjà chose faite pour le personnel hospitalier i heures).Il est vraisemblable que la création de l'Union du personr.: domestique suscitera celle d'une organisation d'employeurs, qui adoptent une attitude de sympathie l'égard du mouvement syndical.DEMANDEZ ASK FOR LA BIERE THE POPULAR POPULAIRE BEER A MOLSOIM J Brassée à Montréal depuis Brewed in Montreal since 152 ANS 152 YEARS SAMEDI, 17 SEPTEMBRE 1938 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 17, 1938 PAGE 3 Au Congrès des Métiers et du travail du Canada à Niagara Falls Environ 530 délégués assistent à la 54e conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, à Niagara Falls; c'est environ 200 délégués de plus qu'on prévoyait.Quel est la raison: on admet que, c'est l'indécision qui plane sur la décision qui sera prise au sujet des unions affiliées au C.I.O., aussi les délégués de ces dernières semblent avoir la majorité, et alors .quelle doit être la meilleure attitude à prendre?Pas moins de 45 resolutions venant de tous les points du pays traitent de la question d'unité dans le Travail Organisé du Canada; nombre de délégués d'unions fidèles à la Fédération Américaine du Travail se demandent comment maintenir cette unité avec des organisations dont plusieurs cherchent à les détruire.Par contre et c est ce sentiment qui semblent prévaloir, en ce moment tout au me ns, d autres délégués, qui sont loin d être sympathiques au groupe de Lewis, sont opposés à ce que les trade-unionistes canadiens supportent^ le contre-coup d'une querelle intestine entre quelques chefs d'unions internationales dont la politique est a la base, ils cherchent un terrain d'entente ou plutôt à retarder l'expulsion des unions de la C.I.O., espérant qu'un événement imprévu force les adversaires à s'entendre avant que la querelle s envenime au point de causer un tort irreparable au mouvement trade-unioniste.Tout semble indiquer — d'après les bonnes relations qui .nt exister entre les deux groupes de délégués — gue toute : .q sera référée au prochain exécutif général pour action que dans 1 entretemps de nouvelles démarches seront faites pour rétablir l'harmonie dans les rangs aux Etats-Unis et la continuer au Canada._ .ci quelques jours nous en saurons à quoi nous en tenir, en attendant, lundi matin, les délégués furent rassassiés de 1,3 d hommes publics, plus ou moins longs et plus ou moins * e* d une déclaration du président Draper au sujet du droit d organisation et un coup de pied à la fameuse loi du cadenas Le comité des résolutions qui a pour président Cari Berq de Calgary et comme secretaire Gus.Francq, de Montréal, a'fait les frais de la discussion, car pas moins de 265 résolutions furent presentees régulièrement en plus de 85 qui furent envoyées et reçues trop tard en vertu de la constitution qui veut que toutes les resolutions parviennent au secrétariat au plus tard 20 jours avant la date de l'ouverture de la convention.Les résolutions adoptées à date traitent des sujets suivants : Re: ululions Nos 1, 2, 3 et 4:—Piquetage et injonctions.Resolution No 1.Par le local No 91, tie Winnipeg, Ouvriers en Fourrure Attendu que les ouvriers en fourrure de la cité de Winnipeg srffor.• n depuis plusieurs années d’améliorer leurs conditions de vie lar;rtleur 8agne'p?,m par lorSanisation et les conventions collectives; 1 a';ci‘cu (iue nos efforts, pendant la dernière grève générale de 193ü ont e e gênés par une injonction et une poursuite ,^ur dommages et a^i.cu que le juge Adamson, dans une décision rendue relativement à irnjoui nn le 6 mai 1937, a refusé de reconnaître le droit au piquetage paisirie.en disant: "Cela a été ni plus ni moins qu’une émeute, un com- ryUTt1„er °Hdre ?ubHc des Ie commencement.Les émeutes sont orga-c giandissent.Jusqu ou la loi s’inclinera-t-elle devant l'émeute’”' c* attendu que les ouvriers en fourrure de la cité de Winnipeg nient me tt|U< me"t'( lG blcn-fonde dc cet.tc accusation d’émeute, et affirment attend-S gIev‘stes nont Jamais cessé de faire du piquetage paisible; et 3n ! >¦ °uvr,ers en f°urrure de cette ville ont en outre été intimi- pa, 1 action en dommages accordée par la décision du juge Adamson rZn,;,u“ de $2'»69-76' l*«r laquelle ils furent tenm sépar“t M,0; .“ Wes; et attendu que le jugement ci-dessus intéresse non seulement Priceé TL?!1 f?UTTe de Winnipeg’ mais l>°un'a être invoqué comme pmco nt ton ie tout le mouvement ouvrier au Canada.En conséquence tVmTv11 '!‘S0!U que nous’ Union des Ouvriers en Fourrure de Winnipeg wai .No .il.demandons instamment au Congrès des Métiers et du Travail «nwrV"V-‘ Ce
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