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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 17 décembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1938-12, Collections de BAnQ.

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24e Année — No 51 SAMEDI, 17 DECEMBRE 1938 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 17, 1938 24th Year — No.51 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality it mu'll4 tlürtâ TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest INSTRUIRE ET AMELIORER Téléphone : LAncaster 5361 Potins électoraux A bâtons rompus Le peuple de Montréal s'est prononcé : Camillien Houde redevient maire de Montréal par une majorité de plus de 20,000 voix.Pour la quatrième fois, il dirigera les destinées de la métropole du Canada, mais, cette fois-ci, il est assuré d'ores et déjà de l'appui d'un nombre suffisant d'échevins pour contrôler l'administration ; il pourra faire le choix des membres du comité exécutif, car, en dépit de la clause ridicule de la charte qui veut que les fonctions du premier magistrat soient simplement honorifiques, son influence compte pour beaucoup, surtout quand il s'agit d'un homme de la trempe de Camillien Houde.Il n'y a pas à le nier, cette élection est un véritable triomphe, non seulement pour le vainqueur mais pour la grande masse du prolétariat.Quand donc les puièsances d'argent apprendront-elles leur leçon ?Tout a été employé pour battre Houde : la grande presse fut presque unanime pour supplier l'électorat de voter contre lui, les grands corps publics — sans y aller aussi franchement et ouvertement — ont usé de toute l'influence dont ils disposaient pour faire campagne en faveur de M.Gascon ; ajoutez à cela la machine électorale du gouvernement ; toutes sortes de manoeuvres ont été employées, on est allé jusqu'à distribuer des centaines de mille copies reproduisant un article du journal communiste de Toronto, The Clarion, pour faire croire aux électeurs que Houde était si non un communiste actif tout au moins un sympathisant — c'est la nouvelle manière de couler son homme, mais ça ne prend pas toujours — et à quoi cela a-t-il servi ?Tout simplement à augmenter la popularité de Camillien Houde.Le peuple, qui est loin d'être bebête, comme on se plaît à le dire en certains quartiers, — s'est dit que si les grands journaux, les puissances d'argent cherchaient à le faire battre, c'est qu'ils le craignaient, donc c'était un bon homme, et il a voté pour lui.A tort ou à raison, les rumeurs qu’on a fait circuler dans les derniers jours de la campagne électorale, à l'effet que si Houde était élu, des mesures seraient prises pour le faire disqualifier ou que Thon.M.Duplessis mettrait la ville de Montréal en tutelle, ont non seulement fait faux bond, mais elles ont aidé Houde plutôt que de lui avoir nui.Nombre d'électeurs y ont vu une tentative de main-mise du gouvernement de Québec sur l'administration de la ville de Montréal et ils ont manifesté leur intention bien ferme de rester les maîtres chez eux.D'ailleurs, le nouveau maire ne s'est pas caché de dire publiquement, le soir même de l'élection, que le peuple de Montréal avait battu le gouvernement, la haute finance et la grande presse.Qu'en résultera-t-il ?L'avenir le dira.Que Duplessis se le tienne pour dit, qu'il n'excite pas davantage la colère, le mécontentement du peuple.Heureusement qu'il est trop retors, trop intelligent, pour se fourrer dans un guêpier semblable et qu'il fera la part des choses, quoique les deux hommes ne s'aiment guère d'un amour bien tendre et qu'ils ont de vieux comptes à régler.Le nouveau maire, contrairement à ses anciennes habitudes, n'a guère fait de promesses, au cours de la campagne électorale, il sera d'autant plus libre d'administrer Montréal sagement, comme il le disait si bien : pour le bien des citoyens d'abord et pour eux avant tout.Nous savons qu'il est de taille à le faire et c'est beaucoup pour cette raison que nous nous réjouissons de la grande victoire qu'il a remportée.De ses deux concurrents nous n'avons pas grand'chose à dire.M.Gascon a fait bonne impression d'honnête homme, calme et pondéré, mais cela ne suffit pas pour se faire élire ; c'était presque un inconnu, il y a une quinzaine de jours, et puis avoir comme parrain le coco de Médéric Martin, c'était assez pour faire battre son homme à plate couture.En dépit de ces handicaps, il a fait bonne figure : récolter plus de 60,00 votes, c'est pas mal.Il était le favori du vote anglais et des hommes d'affaires, mais les quartiers populaires lui ont solidement tourné le dos.Notre ami, Candide Rochefort, perd son dépôt.Il devait s'y attendre ; un peu plus de 4,000 électeurs ont voté pour lui, la plupart par pure sympathie ou parce qu'après tout il est membre du Travail Organisé, quoiqu'il ne se soit pas réclamé de ce titre.Nous nous demandions, dans notre dernier numéro, ce qu'il venait bien faire dans cette galère, nous lui posons maintenant la même question, espérons qu'il y répondra.De qui faisait-il le jeu ?Car enfin on n'est pas candidat au poste de premier magistrat de Montréal sans avoir un but, une raison.Le gros des échevins ont été réélus, quelques-uns avec des majorités considérablement augmentées ; d'autres, bien juste.Le cas de‘ Joseph Schubert, l'échevin du quartier Saint-Louis, est typique ; il a fait de l'excellent travail à l'hôtel de ville, il a été élu et réélu par acclamation ou avec de très fortes majorités.Cette fois, il a évité la défaite par quelques votes et par un tout jeune homme, presque un inconnu sans aucune expérience électorale.S'il avait eu affaire à un candidat plus roué, plus aguerri dans les luttes municipales, il était irrémédiablement battu à plate couture.A quoi est dû ce revirement d'opinion ?Certains disent que c'est le résultat de la dernière élection provinciale, au cours de laquelle beaucoup lui reprochent de ne pas avoir aidé le candidat ouvrier-libéral, Raoul Trépanier, et d'avoir fait un pacte avec Fitch.Il faut en prendre et en laisser.Nous aurions certes regretté sa défaite, car Jos.Schubert est un des meilleurs échevins que nous avons, il a fait de la bonne besogne à l'hôtel de ville.Cette quasi-défaite ou tout au moins cette décroissance de popularité lui servira de leçon : il y a des défections que le peuple pardonne difficilement.Il y a des candidats dont nous avons enregistré la défaite avec un vif mouvement de satisfaction, entre autres celle de l'illustre barbier Bellemare, dans Maisonneuve.Est-il nécessaire de rappeler qu'il est en quelque sorte le majordome de notre ami William Tremblay, qu'il s'était juré de battre l'échevin Caron à plate couture ; c'est le contraire qui est arrivé, tant mieux ! La guerre semble ère déclarée pour tout de bon entre Thon.Mackenzie King, premier ministre du Canada, et Thon.M.Hepburn, premier ministre de l'Ontario.Cela ^'est rarement vu : deux chefs libéraux être diamétralement opposés l'un à l'autre.Le plus piquant de l'affaire, c'est que les déclarations faites par les honorables Howe et Rogers, collègues de M.King, sont à l'effet que MM.Hepburn, un premier ministre libéral, et Duplessis, un premier ministre conservateur, auraient fait un pacte pour contraindre Thon.M.King à résigner.On conviendra que si c'est vrai, c'est une fichue drôle d'alliance hybride et qui promet des développements sensationnels.-» * -x Les affaires se corsent de plus en plus en Europe ; à peine une affaire semble s'apaiser qu'une autre s'envenime.Cette fois-ci, c'est au tour d'une partie du territoire de la Lithuanie : le district de Memel, habité en majorité par des Allemands qui, lors d'une récente élection, ont élu presque d'un bloc des partisans du Reich allemand.De là on a conclu que cela signifiait tout simplement une autre annexion à l'Allemagne et une autre réalisation de l'ambition du Fuehrer Hitler.Où cela s'arrêtera-t-il ! * * * Ces malheureux juifs d'Allemagne continuent à être persécutés.Après les avoir dépouillés de leurs biens, de leurs droits civils, voici maintenant qu'on en fait des parias et qu'on les concentre dans un ghetto comme dans les temps moyenâgeux.Quand les démocraties protestent contre cette persécution barbare, la réponse est typique : "si vous êtes si sympathiques à la race juive, pourquoi ne les accueillez-vous pas dans votre pays ?Nous n'en voulons pas, prenez-les." Comble d'ironie, c'est qu'on refuse de les laisser partir.Ce qu'on cherche évidemment, c'est de leur voler tout ce qu'ils possèdent et de les exterminer ensuite.Comme raffinement de cruauté les Nazis ont trouvé probablement ce qu'il y a de mieux : ils veulent obliger les juifs des autres pays à faire de la propagande commerciale en faveur du Troisième Reich ! L'émigration des juifs d'Allemagne se fera par groupes de cinq — un riche et quatre pauvres — et les dépenses devront être remboursées à l'Allemagne en achats de produits allemands et non en argent, obligeant ainsi les juifs non allemands à pousser la vente des produits nazis pour racheter leurs coreligionnaires au plus tôt.C'est ce qu'on appelle prendre la bourse ET la vie.Joli pays que l'Allemagne d'aujourd'hui ! Et dire que nous avons des écervelés, ici, dans le Québec, même dans les haut placés, qui sont de tout coeur avec la doctrine naziste et qui voudraient l'implanter chez nous.Nous serions tentés de leur dire : "si vous aimez tant l'Allemagne, pourquoi n'y émigrez-vous pas ?" tout comme on dit si souvent aux sympathisants communistes : "mais allez donc vivre en Russie." Pour nous, les deux se valent.Malgré toutes les faiblesses et les erreurs des démocraties, il fait bon d'y vivre.Au fait, si Hitler veut chasser d'Allemagne les juifs, c'est peut-être pour y faire de la place pour recevoir nos petits nazis canadiens ?* * •» En fait d'escroquerie de grande envergure, que penser de la déconfiture de la firme McKessen & Robbins, pharmaciens en gros, qui se chiffrerait par un déficit de $18,000,000 ?Il paraîtrait que plus de la moitié de l'actif manquant serait caché au Canada.Si vous volez un pain, le pénitencier vous attend ; mais escamoter des millions de dollars, on trouve cela épatant en certains milieux.* * * L'hon.William Tremblay, ministre du Travail, vient d'annoncer la création d'un organisme destiné à guider l’économie familiale des mères nécessiteuses qui recevront une pension du gouvernement., de les aider à administrer de façon économique leur budget et de surveiller l'emploi des sommes versées par l'Etat.Il importe, en effet, que l'argent donné par le gouvernement provincial aux mères dans le besoin ne soit pas dépensé inconsidérément.Nous nous demandons si ce n'est pas là du communisme agissant : prendre le contrôle des revenus des citoyens, donner des pensions et édicter des règlements pour leur disposition.Est-ce que cela voudrait dire que celles qui n'auraient pas que des bonnes notes de cet organisme seraient retranchées de la liste des pensionnaires du gouvernement ?En tout cas, c'est une nouvelle main-mise de l'Etat sur la liberté des citoyens de disposer de leurs revenus d'après leurs besoins et leur raison.SOCIUS.Puis l’inénarrable LaBelle, dans Saint-Henri, en voilà un qui n’aura pas l'occasion de se déchausser dans la salle du Conseil de Ville ; ça, c'est bon pour le salon de la race à Québec, mais pas ici.Que doit penser de cette défaite le parrain de sa dernière gosse, Thon.M.Duplessis ?On se rappelle que, probablement pour pousser son poulain, il s'est fait photographier à la cérémonie du baptême et cela fut publié dans la plupart des journauv • réclame de goût plutôt douteux.Aussi les électeurs'de Saint-Henri ne lui ont accordé que plus d'un millier de votes, tandis qu'ils en accordaient près de 2,500 à un nommé Delisle, un bien humble livreur de journaux, en attendant la pelle qu'ils lui réservent aux prochaines élections provinciales.autre qui ne 1 a certes pas volé, c est George Layton, dans le quartier Saint-André, qui a été battu par un nouveau venu et par plus de 700 de majorité.On a beau être le frère d'un ministre et faire agir le gros violon, meme les électeurs de langue anglaise ne veulent plus de tout ce qui toucheau gouvernement de Québec.Est-ce un signe des temps ?On serait porté à le croire. PAGE 2 SAMEDI, 17 DECEMBRE 1938 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 17, 1938 « I La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet ?a t * a- MORT DU PRESIDENT JOHN J.HYNES ORDONNANCE SPECIALE POUR LES EMPLOYES DE TAVERNES ELECTION DES OFFICIERS A LA LOGE SAINTE-MARIE LA COOPERATION DE L'INDUSTRIE ET DU TRAVAIL John J.Hynes, président général de l'union Internationale des ouvriers du métal en feuilles, est décédé ces jours derniers à Washington.C’est avec regret que les membres du local 116 de cet organisme.réunis en assemblée plénière, ont appris la triste nouvelle qui leur a été communiquée par l’organisateur général de l'organisation.Ce dernier souligna que les membres de l'union internationale des travailleurs en feuilles métalliques viennent de faire une perte irréparable, dû à la mort subite du confrère Hynes.Les leaders ouvriers dit-il, conçoivent que c'est une grande perte pour le mouvement ouvrier international.Feu Sam Gompers, reconnaissait en lui le chef le plus habile parmi les dirigeants du Travail Organisé.Le confrère John J.Hynes occupait la fonction importante de président général de l'union internationale des travailleurs du métal en feuilles depuis vingt-cinq années consécutives, c’est-à-dire jusqu'au moment de sa mort, il se consacra durant plus d'un quart de siècle à son organisation.Il était aussi un champion de la cause des ouvriers de chemins de fer et des ouvriers organisés en général.Le président J.J.Hynes était né le 25 octobre 1872 à St-Jean, Terreneuve, il émigra aux Etats-Unis à l’âge de 12 ans.Il fit ses études à Boston, Mass, et durant sa jeunesse fut reconnu comme un boxeur amateur très habile puisqu’il détint le championnat de boxe poids léger de l'Etat du Massachusetts durant quelque temps.Une résolution de condoléances et de vives sympathies fut adoptée à l'unanimité par un vote pris debout durant deux minutes de silence en signe de vifs regrets pour la perte irréparable que les membres de l'union internationale viennent de faire.Que copie de cette résolution soit envoyée à la famille Hynes, leur exprimant tout le ressentiment de la perte douloureuse qu elle vient de subir et aux journaux pour publication.L'assemblée se continua sous la présidence du confrère Philias Gariépy, lequel fit prêter l'obligation à une quinzaine de nouvelles recrues qui viennent s'ajouter aux trois cents autres déjà inscrits.Les confrères Onésimo Renaud et A.-J.Crawford, respectivement agent d’affaires et organisateurs, fiient un relevé de la campagne de recrutement qui se poursuit depuis plusieurs mois et qui remporte un succès au-délà de leurs espérances.Comme il ne reste que quelques semaines pour terminer l'année courante, les travailleurs du métal en feuilles devraient tous se hâter de joindre les rangs de l’union internationale afin de profiter des avantages accordés aux nouveaux adhérents actuellement.-:o:- SOIREE SOCIALE DES MANUTENTEURS DE FRET C'est donc ce soir que la Loge Place Viger No 1086 de la Fraternité des Commis de chemins de fer et manutenteurs de fret, donnera son souper aux huîtres et, à la suite une danse organisée pour égayer non seulement ses membres mais aussi leurs amis qui promirent d’y participer.Cet événement social a pour but de faire oublier les soucis d'un travail ardu qu'exécutent ces braves travailleurs durant le cours de l’année.Cette soirée a lieu à la salle Rialto, 5711.avenue du Parc; le comité chargé de l’organisation de cette fête a préparé un programme d'amusements de tout premier ordre.L'admission est de S 1.00 pour les hommes et de 50 sous pour les dames.Encore une fois le président du comité social, M.H.Sénécal compte sur une assistance nombreuse de membres et d’amis du Travail Organisé, afin de faire de cette fête un brillant succès.Les employés de tavernes auront-ils une ordonnance spéciale établissant les salaires, les heures et les conditions de travail dans cette industrie.Cette question est devant l'Office des salaires raisonnables depuis le 13 avril dernier, pour étude.Le président de la Commission des salaires raisonnables, M.le juge Ferdinand Roy, laissa savoir au secrétaire du local 200, M.Edouard Dé-sormiers, en réponse à sa lettre adressée à la Commission, que l’Office était à mettre la dernière main à cette ordonnance assujettissant toute l'industrie de l’hôtellerie de cette ville.On a déjé rapporté que les employeurs avaient déjà agréé à plusieurs item lors d’une rencontre des deux parties pour étudier un projet d’entente dans l'intérêt général.Toutefois, en ce qui regarde les salaires et les heures de travail, les patrons refusent de les considérer.On espère que cette ordonnance spéciale (qui se fait bien attendre) donnera cette fois, satisfaction tant aux employeurs qu’aux employés.La discussion s’engagea longuement ou préférerait un contrat d'union.On dit que le président général Edouard Flore, agréa à la demande du local 200, d'accorder une exemption pour six mots relative aux contributions mensuelles; c’est-à-dire que durant les six mots à venir les membres n’auront qu'à payer la même contribution qui est de $1.25 par mois.M.Georges Couturier, organisateur de l'union des travailleurs en sacoches, local No 9, adressa un nouvel appel en faveur des grévistes à la firme Pottel & Sons, il démontra les souffrances que les grévistes endurent actuellement pour gagner leur point; il demanda qu’une délégation soit nommée pour assister à la conférence des ouvriers des métiers de l'aiguille, qui se tient tous les dimanches au 4848, rue St-Laurent.M.Archie R.Johnston, organisateur de l'union internationale présentement à Montréal, se dit heureux d’être parmi les employés de tavernes de cette ville, pour leur parler des bienfaits de l’organisation.C'est avec regret que les membres du local ont appris le départ de l’agent d’affaires, le confrère Bougie, qui vient d'accepter une position avantageuse d’une maison d’affaires de St-Hyacinthe.La question de remplacer le confrère Bougie à la charge d'agent d’affaires a été laissé aux soins des officiers qui à tour de rôle rempliront la charge dans l’intérêt de l’union.A.R.JOHNSTONE A MONTREAL Les membres de l'union des employés d'hôtels et de restaurants, local 382, ont eu le plaisir de recevoir la visite de l’organisateur de l'union internationale, M.A.-R.Johnston; cette réception eut lieue vendredi dernier à la salle des chapeliers, 1207, rue University.M.Johnston parla du mouvement d’organisation dans cette industrie à travers la province de Québec, et cita particulièrement Montréal et Trois-Rivières, comme étant des centres les plus aptes à fournir à l’Alliance internationale des employés d'hôtels et de restaurants, le plus grand nombre d’adeptes.En ce qui concerne les deux locaux 200 et 382, il insista pour que des efforts plus convaincants soient déployés afin que toutes les personnes employées dans cette industrie joignent les rangs de l’organisation si elles veulent obtenir des salaires équitables et des heures de travail plus courtes.Il fut aussi question de l’établissement d’une école permanente pour apprendre aux jeunes l’art culinaire ainsi que le service des tables.Ce projet est à l’étude des directeurs de l’union locale 382, et immédiatement après en avoir approfondie l'utilité, le gouvernement provincial en sera avisé afin qu'il donne son adhésion à ce projet.^ GRADS La Loge Sainte-Marie des wagonniers des usines Angus a transporté ses pénates dans les salles de l'Assistance publique, et c’est à cet endroit que la loge tiendra ses réunions dorénavant.En rapport à l’élection des officiers qui eut lieu vendredi dernier, le confrère L.-A.Beaudry, vice-président général de la Fraternité des Wagonniers df Amérique, fut invité par le président sortant de charge a présidé l’élection.Considérant qu'une plus parfaite impartialité soit exercée, le président Beaudry nomma les scrutateurs suivants: Joseph Tremblay, Domina Râtelle, R.Durocher et James Bailly, officiers de la loge St-Henri qui étaient présents en qualité de visiteurs.Les candidats à la présidence étaient les confrères Alfred Mathieu, Roméo De-lage et J.-H.Bouchard.Au premier tour de scrutin le confrère Alfred Mathieu, obtint une majorité absolue sur ses deux concurrents.Deux tours de scrutin ont été nécessaires pour !c choix d'un vice-président, position qui était disputée entre les confrères Auguste Talbot, C.Le-tendre et Donat Roy, ce dernier remporta la victoire avec une majorité substantielle.Vint ensuite l'élection à la charge de secrétaire correspondant entre les confrères Alcide Montpetit et Antonio Cor-beil, au premier tous de scrutin, M.Montpetit fut déclaré élu par une majorité de 92 voix.Les délégués au Conseil de la Fédération No 4 seront les confrères J.-H.Limoges, Joseph Gour et P.Nolet Maintenant voici comment le bureau de direction de la Loge Ste-Marie No 234 des wagonniers sera coastitué pour 1939: Président, Alfred Mathieu; vice-président, Donat Roy; secrétaire correspondant, A.Montpetit; secrétaire financier, R.-B.Lamarche; trésorier, A.Bertrand Comité local de protection, Henri Vaillancourt, président; pour le fret: D.Allaire, J.-H.Limoges; passagers: P.Nolet, Jos Gour et Alfred Gauthier; auditeur, D.Laporte.Délégués au Conseil des Métiers et du Travail: L.-A.Beaudry, D.Laporte, Alfred Mathieu, A.Montpetit, J.-H.Limoges, Jos.Gour, A.Berthiaume, M.Laflè-che, R.Délogé, H.Vaillancourt.D.Roy.Le secrétaire Alfred Gauthier, du comité social fait part à la nombreuse assistance que tous les arrangements sont terminés pour la fête des enfants des membres de la loge, qui aura Heu le 17 courant, au théâtre St-Denis qui a été mis à la disposition du comité social.Le confrère Beaudry dit quelques mots à ce sujet et il espère que cette tradition se continuera encore longtemps pour les tout-petits qui est de nature à leur mettre la joie au coeur en recevant des jouets pour la Noël.Continuant ses remarques il souligna qu’il arrivait d'un voyage à St-Jean, Terreneuve dans l’intérêt des ouvriers de chemins de fer de cette contrée.Il relata l'enthousiasme qui règne parmi les ouvriers de cette industrie qui reconnaissent le besoin de s’organiser; il cita les commis de magasins qui sont au nombre de 1,800 organisés.KARL TROLSAAS ELU PRESIDENT DES DEBARDEURS L'ancien bureau de direction de l’union des débardeurs, local 373 devient celui du local 375.Tel est le résultat des élections tenues dimanche dernier par le local 375, plus de 1,500 membre y prirent part.Nous sommes informés que le calme le plus parfait régnait durant les élections.Des mesures ont été prises pour que chaque membre exerce son droit de vote et devait prouver qu'il avait payé sa cotisation du mois de novembre.A la fermeture des poils qui étaient ouverte depuis huit heures du matin, le comptage des votes a donné aux candidats en lice le résultat suivant: Karl Trolsaas fut déclaré élu par 1,072 voix contre 501 à son concurrent J.-B.La-belle.J.M.Shannon, secrétaire trésorier fut élu par 1.080 voix contre 592 à son concurrent Marcel Guillemette.Donat Bibeault fut déclaré élu agent d’affaires par 1,035 voix contre trois de ses concurrent, J.-A.St-Pierre, P.-E.Léonard et W.Rose.Les nouveaux élus furent vivement acclamés.Disons en passant que M.Karl Trolsaas le nouveau président du local 375 des Il semble bien que les problèmes communs et connexes de l'industrie et du travail sont de mieux en mieux compris.Il est évident que l’on comprend davantage que les intérêts des travailleurs et des manufacturiers sont souvent les mêmes, sont généralement liés les uns aux autres, et qu'on ne peut les séparer san.nuire à l’une de ces deux grandes classes de notre société.Il est réconfortant de constater que les hommes publics se rendent compte,—ou plutôt commenceiv à se rendre compte, — que les attaque-contre l’industrie sont nuisibles aux intérêts des travailleurs.A ce propas il convient de prendre note de certaines déclarations récentes d’hommes publics qui.au lieu d’exposer avec complaisance les préjugés et les idées toutes faites de la masse, n'ont pas craint d’analyser la vraie situation.Dans notre propre province il y a des signes encourageants d'une meilleure compréhension.Par exemple, M.Patrie Tardif, député de Frontenac à l’Assem blée législative, parlait il y a quelques jours à des ouvriers de son comté.Et il disait notamment: “Le gouvernement de Québec ne peut pas tout faire pour aider les ouvriers, par exemple en fixant les salaires, car il n’est pas à désirer que les manufacturiers de Québec aient à faire face à une concurrence déloyale de la part de leurs rivaux des autres provinces.” Voilà une admission du fait que ce n’est pas dans les cadres d'une seule personne qu'il est possible de régler les relations industrielles.M.Tardif aurait pu dire plus au sujet de la concurrence du monde entier, — car il y a des industries dans notre province, — et de très importantes, — qui emploient des milliers d’hommes, et dont les produits sont vendus aux pays du monde entier, tandis qu’ils sont très peu utilisés par les consommateurs de notre propre province.C’est dire que ces industries doivent lutter sur les marchés mondiaux, et la situation qui leur est laite en notre province doit leur permettre de lutter avec avantage contre leurs concurrents.On se rend compte davantage que lorsque la capacité de consommation est réduite à néant, l’industrie dépérit.C’est que les problèmes industriels sont mieux connus du public.L’industrie a dû se faire mieux connaître et mieux comprendre.Personne ne doute que l’industrie, en ces dernières années, était sur la "liste des malades”.Un journal important a récemment conseillé au public de ne pas "couper la gorge du patient”, surtout à cette heure où les signes d’amélioration sont plus visibles.La route à parcourir est encore longue, toutefois, et les différends ouvriers, l’accroissement des taxes et les lois hostiles sont autant d'obstacles sur la route du progrès.Pour terminer ce petit article sur un ton plus encourageant, citons le premier-Montréal de la "Gazette" du 25 octobre 1938: “Les perspectives de l’industrie en notre pays sont décidément meilleures.La situation européenne devient plus claire.De la récente crise sera née une certaine sensation de sécurité, et de cette sécurité proviennent de belles chances de progrès industriels et intellectuels.Le Canada, comme les Etats-Unis, s'intéresse profondément à cette nouvelle tuation.Et les affaires du continent, tant intérieures qu’extérieures, promettent de s’améliorer sans cesse et de s’accroître, à mesure qu’augmentera la sensation de sécurité”.débardeurs et vice-président général : l’union internationale n’c-n est pas à ses débuts, car il a déjà présidé durant de longues années et avec grand succès, l’ancienne association des débardeurs syndiqués du port de Montréal.Les confrères Shannon et Bibeault furent aussi égriement des officiers de l’ex association des débardeurs syndiqués du port de Montréal, tandis que M.J.-A St-Pierre et Marcel Guillemette furent des officiers de l’union nationale indépendante des débardeurs de l’Ile de Montréal.Nas félicitations aux débardeurs du choix judicieux qu’ils ont fait des officiers qui seront appelés à conduire les destinées de l’union des débardeurs du port de Montréal. SAMEDI, 17 DECEMBRE 1938 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 17, 1938 PAGE 3 Les 40 heures au Luxembourg Index des unions ouvrières Labor Unions Directory Un arrêté grand-ducal a été promulgué le 17 octobre au Luxembourg concernant l'instauration des 40 heures.L’article premier stipule que “U durée de la prestation effective de travail peut être ramenée graduellement à 40 heures par semaine par voie de règlements administratifs, pour les ouvriers occupés clans les industries, branches d’industrie, genres d'entreprises ou parties de celles-ci, où le travail s'accomplit dans des conditions dangereuses, insalubres ou particulièrement pénibles” (notamment l’industrie extractive du minerai de fer, importante au Luxembourg).Dans toutes les autres branches de l’industrie et du commerce la réduction du travail peut se faire par voie d’accords collectifs au sein du Conseil national du Travail (organisme paritaire créé en 1936 chargé de certaines matières en fait de conventions collectives et d’arbitrage des conflits du travail; ce conseil aura à s'occuper de la question de l'adaptation des salaires), Les accords collectifs pris par ce Conseil pour la réduction des heures de travail dans une branche professionnelle peuvent être déclarés obligatoires pour l’ensemble des personnes occupées.La déclaration en validité obligatoire est prise sur décision du gouvernement conformément à l’avis concordant du Conseil national du Travail.Elle ne s’applique pas aux membres de la famille.Les décisions concernant l’instauration des 40 heures doivent indiquer le domaine d’application, la définition des heures de travail, le maximum et le cas échéant la répartition des heures effectives de travail permises, les modalités de l’instauration progressive, les groupes d’employés équivalant aux ouvriers manuels, les exceptions et les dispositions d’application nécessaires.Préalablement à toute réduction, le gouvernement consulte les Chambres de Travail compétentes et, en cas de réduction par voie administrative, le Conseil national du Travail.L'inspection du travail surveille l'observation des décisions et ordonnances.L’inobservation ou l’inapplication des décisions est passible de huit jours à cinq ans d’emprisonnement et de 51 à 10,000 francs d'amende ou d'une de ces peines.Le "Escher Tagblatt” du 22 octobre écrit: "Vu les résistances (du côté surtout des Chambres de Commerce, n.d.r.) nous pouvons doublement nous réjouir de la décision que le ministre du Travail Krier a préparée mûrement et fait triompher avec opiniâtreté”.La promesse faite dans la déclaration gouvernementale a été tenue.Du côté ouvrier jamais l’intention n’exista "de faire appliquer la semaine de 40 heures en un seul coup, selon l'exemple français”.Les textes ayant préparé la décision “fournissent, par la circonspection voulue de leur rédaction, toutes les garanties imaginables qu'à aucun moment on ne pourra tenter d'expériences au préjudice de notre économie nationale.Il va de soi que de toiles expériences sont déjà exclues par le sentiment des responsabilités, affirmé et confirmé depuis un an de la part du Ministère du Travail et du gouvernement, que de celle du parti ouvrier et des syndicats.Les formules précises de l'arrêté donnent des garanties que les adversaires de la réforme doivent en toute honnêteté reconnaître comme pleinement suffisantes".-:o :- LES ACCIDENTS DANS LES MINES DE CHARBON La nécessité d’un effort international visant à réduire les risques d’accidents dans l’industrie charbonnière ressort clairement des études que le B.I.T.a faites sur ce sujet qui ont été soumises à la réunion d’experts pour la sécurité des travailleurs des mines, qui s’est tenue à Genève le 21 novembre dernier.Que les mineurs soient exposés à plus de dangers que les ouvriers des autres branches industrielles, c'est un fait bien connu.Mais les statistiques en soulignent singulièrement la gravité.Ainsi, des comparaisons portant sur l’année 1935 montrant que la fréquence des accidents mortels a été : en Tchécoslovaquie, deux fois plus forte dans les mines de chabon que dans le reste de l’industrie; en Allemagne, trois fois plus forte; aux Etats-Unis, sept fois plus; dans l’Inde douze fois plus; et au Japon, vingt fois plus.Pour les cas non mortels, la fréquence des accidents dans les mines de charbon est près de deux fols plus élevée que dans le reste de l’industrie en Allemagne, plus de deux fois aux Pays-Bas, quatre fois plus aux Etats-Unis et onze fois plus au Japon.Au cours de l’année 1935, dans les mines de charbon, il y a eu, en moyenne, pour 1,000 ouvriers, plus de cinq accidents mortels au Japon, plus de quatre dans l'Union Sud-Africaine, plus de trois aux Etats-Unis et au Canada, plus de deux en Pologne.Pour les accidents non-mortels, les pays où l'on constate la plus haute fréquence au cours de la période de 1927 à 1938 sont la France et le Japon, avec des taux de plus de 400 accidents par an, par 1,000 ouvriers (accidents ayant entraîné une incapacité de travail de plus de qua- \i.i 11:i> ritiNTiNc Ti!Ai»i:s roi ncii.— Tu ]iroimue the interests ut the Allied Union I .il bel (which mm lie hud in U re Ill'll or English).Tile following organizations comprise Council: The Typographical Union No.17(1; .inclines Cartier Typographical Union No.Hi; Printing Pressmen and Assistants’ Union No.fi»; bookbinders’ Union N’o.91; Photo engravers’ Union No.9; Stereotypers and Klcctrotypers' Union No.Amalgamated Lithographers of America No.27: Newspaper Child.Local 111.President, \V, Forrest; vice president.C.Arpin: ltceordlng Secretary.A.lticard; Secretary Treasurer, dames Phillip, ltooin lU.’i.liSti Notre Dame West.Kxecative: John Moore, A.Query and John Kelly.Auditors: .T.A.Ardouin.Jos.Peslong-chninps, K.I».Léonard.Tel MA.71S9.Council meets second Tuesday of each month at 999 St.Lawrence blvil.tre jours, en France, de plus de trois jours, au Japon).Dans tous les pays, les accidents sont naturellement plus fréquents dans les travaux du fond de la mine que dans les travaux de surface.Pour le fond, les éboulements sont, de beaucoup, le plus grand de tous les dangers: la proportion des accidents qu’ils provoquent va, suivant les pays, d'un peu plus du quart à la moitié des cas mortels, et d'un huitième à un peu plus du tiers des cas non-mortels.Les accidents de transport et de halage représentent de 7 à 35 pour cent des cas mortels, et de 10 à 55 pour cent des cas non-mortels.Viennent ensuite: les accidents dus aux exexplosions de poussières de charbon ou de grisou, les accidents dus aux explosifs utilisés par les mineurs, et les accidents dus à l'électricité.Dans les travaux de la surface, ce sont les accidents de transport qui fournissent le pourcentage le plus élevé.-:o :- HONNETETE Un conducteur de taxi reçoit un billet de $100 et remet la monnaie de Si.— Il remet la balance.New-York.— Dans la demi-obscurité, une femme, descendant d’un taxi, remit à son conducteur ce qu’elle et lui croyaient être un billet d’un dollar.Le coût du voyage était de 25 sous, le conducteur donna 75 sous en monnaie et parti pour une autre course.Quelque temps plus tard, à la lumière, Philip Hilton (c’est le nom du conducteur de taxi) constata sa méprise.La dame lui avait remis un billet de cent dollars.Il se rendit sur le champ au bureau de la police qui parvint à retrouver la propriétaire du billet.Inutile de dire que Hilton fut chaudement félicité pour son acte d'honnêteté.Les conducteurs de New-York peuvent se compter chanceux s'ils se font un salaire moyen de $20.00 par semaine.—J’ai perdu tous mes amis hier.—Comment cela?—J’ai vendu ma voiture.* * * D’un soldat parisien: —Moi j’veux bien obéir, mais j'aime pas qu'on me commande! —-; (| • - Ce n’est pas tout de dire : “je suis de l'union”.Il faut le montrer fièrement en assistant aux assemblées et en remplissant fidèlement ses devoirs d’unioniste.AVIS PUBLIC Avis public est par les présentes donné que, •Th- Apostolic Church of the British Isles— In Quebec”, une congrégation «le dénomination Protestante, fera application A la prochaine session de la Législature de Québec, à l'effet d’obtenir une charte lui conférant entre autres pouvoirs, le droit de fonder et d’établir, dans la Province de Québec, des congrégations dont le but sera d’exercer des oeuvres religieuses qui seront conformes aux mêmes eroyanees et aux mêmes doctrines que .•.•lies pratiquées par les membres de la dite dénomination, y compris les oeuvres missionnaires à travers l’univers.Le projet de loi qui sera présenté comprcn-dra les privilèges et les obligations d’usa ce qui sont accordés et requis de telles organisations religieuses.Daté de Montréal.Québec, ce dixième Jour de novembre, mil neuf cent trente-huit.IIOWAKD S.ROSS.10 Sr-Jacques Ouest.LS-52.Montréal, Procureur de la Requérante.Avis est par les présentes donné quo DOROTHY GERTRUDE MA R Y HUGGINS, de la cité de Montréal.Province de Québec, s’adressera au Parlement du Canada, à sa présente ou prochaine session, pour un Bill de divorce de son mari.DAVK VAUX, clerc, de 201 .Tarry, cité tic Montréal.District de Montréal.Province de Québec, pour cause d’adultère et d'abandon.Daté à Montréal, ce ISe jour de novembre 193S.Criinkslmw, Gaboury, Almond & Cerlnl, Procureurs de la Requérante, 507 Place d’Armes.4S-52 Montréal.MONTREAL T K AU LS \\l> l.\B«>K
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