Le monde ouvrier = The labor world, 1 janvier 1939, samedi 7 janvier 1939
Année — No 1 SAMEDI, 7 JANVIER 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 7, 1939 25th Year — No.1 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality % ItlUtlU' (SHiurief mt %mt ^oriû TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it daction : 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 Vingt-cinq ans de publication Avec le premier numéro de 1939, le Monde Ouvrier entrera dans sa vingt-cinquième année d'existence.C'est déjà un âge respectable pour un journal hebdomadaire mais c'est presque unique pour un organe strictement ouvrier, surtout quand il lui faut ne compter que sur ses propres ressources pour faire face aux dépenses inhérentes à la publication d'un journal, quelque modeste qu'il soit.Bien des essais avaient été faits, dans le passé, mais, pour une raison ou pour une autre, les promoteurs furent contraints d'abandonner leur projet, aussi la naissance du Monde Ouvrier fut-elle reçue avec indifférence par les uns, avec un sourire narquois par d'autres ; beaucoup se rappelaient les échecs lamentables de ses prédécesseurs tant au point de vue financier que moral.Nous nous étions juré de tenter l'aventure et de la mener à bien.Nous avons tenu parole.Le Monde Ouvrier entre donc dans sa vingt-cinquième année.Nous n'avons certes pas fait fortune, loin de là, il y a eu déficit sur déficit qu'il a fallu supporter pour maintenir la publication, mais il y a une chose dont nous sommes fiers par-dessus tout, c'est d'avoir toujours maintenu, préconisé, défendu les principes trade-unionistes ; nous n'avons non plus jamais fait de politique, nous avons critiqué et louange les gouvernements d'après leurs actions, sans nous occuper si cela nous attirerait leurs faveurs ou non.Tant que le Monde Ouvrier sera publié et que personnellement j'en aurai la direction il suivra cette ligne de conduite.Nous sommes heureux de dire que notre circulation a augmenté sensiblement depuis que notre dévoué confrère Ben.Drolet a pris charge de cet important rouage ; elle n'a pas toutefois atteint le chiffre qu'elle devrait avoir et que nous avons tout lieu de croire qu'elle atteindra au cours de cette année, si nos confrères trade-unionistes veulent coopérer avec nous.Nous les en remercions d'avance.Prochainement, nous publierons un Numéro-Souvenir-Anniversaire, à l'occasion de nos vingt-cinq ans d'existence ; nous ferons un historique relativement complet du mouvement, à cette occasion.En attendant, encore une fois : Merci à tous.L’organisation ouvrière au Canada HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN L'exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada a rencontré récemment les officiers de la Fédération Américaine du Travail, à Washington, au sujet du statut des unions affiliées au Comité d'Organisation Industrielle.On se rappelle que, lors du congrès de Niagara Falls, il fut décidé de maintenir le statu quo en attendant les développements, dans l'espérance que la paix serait rétablie et qu'un accord interviendrait.Nous ne sommes pas au courant de la décision prise, à Washington, ni de l'attitude que prendra le comité exécutif du Congrès des Métiers et du Travail, mais il est un fait certain, c'est que la situation n'est plus la même qu'elle était en septembre dernier.En effet, le C.I.O.n'est plus un comité d'organisation temporaire mais une organisation rivale de la Fédération Américaine du Travail établie sur des bases permanentes — c'est regrettable.Une décision radicale s'impose : il nous faut aller d'un côté ou de 1 autre, soit rester en bons termes avec la Fédération Américaine du Travail ou nous en retirer complètement.Avec la première alternative, nous perdons de 30,000 à 40,000 membres qui représentent l'effectif des unions canadiennes affiliées au C.I.O.; avec la deuxième, nous courons le risque d'en perdre 100,000 au bas mot ; c'est l'un ou l'autre.A moins qu'on ne s'arrête à une autre solution qui ferait du Congrès des Métiers et du Travail du Canada non seulement le porte-parole autorisé des ouvriers canadiens sur le terrain législatif, mais également leur corps suprême exclusif sur le terrain économique.Sommes-nous assez forts numériquement et financièrement pour voguer de nos propres forces ?Nos 200,000 membres — dont plus de 160,000 étaient en règle à la fin du dernier exercice fiscal — pourraient-ils tenir tête aux assauts d'une partie du patronat qui, schant que nous n'avons plus derrière nous les quelque cinq millions de membres de la Fédération Américaine du Travail, en profiteront pour déclancher une nouvelle et plus formidable offensive que jamais ?Il est beau de faire du sentiment, mais la dure réalité doit être envisagée froidement avant de risquer le tout pour le tout.Loin de moi l'idée que cela n'arrivera pas un jour.Tôt ou tard, le Congrès des Métiers et (Suite à la quatrième -page) La qualité prime tout THÉ _ SA1ADA m » Un souhait réalisable fi A l'aurore du Nouvel An, des milliers de bonnes résolu tien s ont été prises, combien de celles-ci seront observées ?Le petit nombre, sans doute, mais c'est autant de pris.Il en est de même des bons souhaits qui ont été exprimés, combien se réaliseront ?L'intention était là et c'est déjà quelque chose.Il n'est pas trop tard pour que j'en exprime un et ce du plus profond du coeur, avec l'espoir qu’il se réalisera, car il est si r' nple et si facile à mettre en pratique, le voici : "Ne tais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te tasse." Am: lecteur, voulez-vous, en 1939, essayer de vivre en vous conformant à ce précepte de bonne entente et vous verrez comme le monde — votre petit monde à vous et le grand monde de l'humanité entière — sera une meilleure place pour y vivre, comme nos petites différences d'opinions, nos petites querelles paraîtront insignifiantes et se régleront d'elles-mêmes.Dites, vous voulez bien aider à se faire réaliser mon souhait.SOCIUS.* V&r*5ï* »rVQ J-rVWS-jX+Z*} J'Hi-w frrt Vr( *rX «S* A bâtons rompus Les citoyens de Montréal se sont donné une nouvelle administration, le maire Camillien Floude nous a doté d'un nouveau comité exécutif et les échevins Font accepté d’emblée, c'est ce qu'ils avaient de mieux à faire.Le peuple a exprimé sa confiance au nouveau maire et, en dépit du fait que la charte de la cité de Montréal stipule que les fonctions du premier magistrat de la plus grande ville du Canada sont purement honorifiques, on peut être assuré d'ores et déjà qu'il ne se contentera pas d'être un ornement mais qu'il sera l'âme dirigeante de toute l'administration.C'est beaucoup pour cela que le peuple l'a choisi, il attend de lui de grandes choses.Si le nouveau maire réussit à faire sortir Montréal de l'ornière dans laquelle elle est embourbée, de mettre de l'ordre dans les affaires, tout le crédit lui en reviendra ; dans le cas contraire, c'est lui qui en portera toute la responsabilité ; mais il est du devoir de tout citoyen de l'aider, chacun dans sa sphère particulière.Qu'on lui fasse confiance, au lieu de déblatérer contre lui et de trouver à redire sur tout ce qu'il suggérera ou entreprendra.Les problèmes auxquels la nouvelle administration aura à faire face sont as§ez complexes, assez difficiles à résoudre, sans lui créer de nouvelles difficultés et sans chercher à répandre parmi le peuple cette atmosphère de défaitisme qui tue les meilleures initiatives et invite le désastre.Ainsi, ces jours derniers, certains journaux publiaient une soi-disant entrevue avec le premier ministre Duplessis, au sujet d'une rumeur voulant que sous l'administration Houde Montréal deviendrait une "ville ouverte" — vous savez ce qu'on insinue par cela, — que les maisons de jeux, de pari, feront florès, que le vice régnera en maître, etc.La réponse de notre "vertueux" premier fut typique de lui : "Nous ne permettrons pas que le vice règne à Montréal, nous ne l'avons jamais toléré dans le passé, nous ne le tolérerons pas plus à l'avenir ; la police provinciale a reçu des ordres sévères, pas de compromis avec le vice." Ça, c'est le commencement de la campagne de diffamation et du genre de coopération que Montréal peut attendre de Québec.Ne croyez-vous pas qu'il eût été plus digne du premier ministre de dire quelque chose en ce genre : "Je suis persuadé que cette rumeur est sans fondement aucun, je suis convaincu que le nouveau maire sera à la hauteur de la situation et ne tolérera pas que le vice sous toutes ses formes s'implante à Montréal." Cela aurait été plus dans le ton et plus chrétien, surtout venant d'un homme qui se vante d'aller à la messe tous les matins.* * * Voyons un peu ce qui se passe à Québec.Si les journaux sont véridiques, il paraîtrait, d'après des sources officielles, que le gouvernement provincial dépense environ $4,000,000 (quatre millions de dollars) par mois en travaux de chômage et secours directs avec un revenu annuel (budget au 30 juin 1938) de $53,344,037, ce qui signifie qu'il reste une balance de $4,000,000 par année pour administrer la province, plus une somme d'environ $5,000,000 par année versée par Ottawa comme sa quote-part ($400,000 par mois) aux travaux de chômage et secours directs.Ajoutez à cela quelque $25,000,000 pour le prêt agricole et vous aurez une idée du gouffre dans lequel le régime de l'Union Nationale plonge la province de Québec.Pendant combien de temps cette orgie de dépenses pourra-t-elle continuer ?Non pas que nous protestions contre des travaux publics pour alléger le chômage, il en faut, mais encore devrait-on les choisir judicieusement.Pourquoi ne pas entreprendre un vaste programme de démolition des taudis et la construction de maisons salubres ?Cela donnerait de l'ouvraqe a des centaines d ouvriers du batiment qui ont été plus durement affectés (Suite à la quatrième page) PAGE 2 SAMEDI, 7 JANVIER 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 7, 1939 La vie des unions ouvrières ?a par Ben.Drolet I ?• • • • »?La Nouvelle Année Par P.M.DRAPER President du Congres des Métiers et du Travail du Canada.Au début de Tannée 1939, il est de mise de dire que chacun de nous aspire, et avec raison, à oublier la pensée de la lutte pour 1 existence avec tout ce qu'elle comporte mais de plus désire voir l'humanité entière jouir du même avantage.A tous ceux qui songent à ces choses, cette année 1939 qui commence est appelée à être assombrie par les nuages noirs de la dépression qui couvrent encore la majeure partie du monde.L'an dernier et les années précédentes, sans oublier les difficultés économiques dans lesquelles se débattaient tant de nos concitoyens, nous regardions Tannée nouvelle qui commençait avec l'espoir qu'elle apporterait un soulagement à la situation ; cette année, nous ferons de même quoique, après de si multiples désappointements, on est forcément contraint d'être moins optimiste.Il est vrai que les affaires en général montrent quelques signes de reprise, non pas tellement importants en eux-mêmes en autant qu'amélioration de la situation du chômage et du sous-emploi est concernée, mais tout de même assez pour pouvoir espérer que cette amélioration dans les affaires est l'avant-coureur des temps meilleurs auxquels nous aspirons.L'année qui commence nous apportera tout probablement les mêmes problèmes que ceux auxquels nous avons fait face en 1938 ; ceux qui font partie du Travail Organisé doivent s'attendre à ce que toute leur énergie sera mise à contribution pour aider à mitiger les effets désastreux du chômage et chercher à maîtriser cette plaie sociale pour le plus grand bien de l'humanité.L'assistance publique, sur une grande échelle, telle qu'elle est actuellement poursuivie par nos gouvernants, indique une tendance humanitaire sans précédent.Il semblerait, dès lors, que sous la poussée de cet esprit de solidarité, il devrait être possible d'orienter l'énergie intellectuelle de la nation vers la solution de ce grave problème qu'impose le chômage.Avec nos meilleurs souhaits pour une année 1939 aussi bienfaisante et prospère que possible, je voudrais ajouter que le moyen le plus pratique de passer agréablement la prochaine année est de prendre la ferme résolution de contribuer autant que possible au bien-être des moins fortunés d'entre nous.Il importe aussi de souhaiter qu'un jour viendra, qui n'est pas loin, espérons-le, que le premier de Tan sera une véritable nouvelle année pour tous les Canadiens, ceux-ci étant alors définitivement débarrassés de toute appréhension relativement à leur avenir économique.LA "B.& S.W.UNION" AUGMENTE SA PRIME L’union internationale des travailleurs en chaussures est une des plus importantes affiliée à la Fédération Américaine du Travail.Elle compte dans ses cadres plus de 60.000 membres, tant aux Etats-Unis qu’au Canada.Tout le bien-être qu’elle a procuré jusqu’ici à ses adhérents depuis sa fondation, il y a déjà plus de 40 ans est incalculable.Elle eut à faire face à toutes sortes de rivalités qui certainement retardèrent sa progression.Toutefois, sous la direction d’hommes habiles tels que John Tobin, Clovis IiOveley, anciens présidents et aussi John J.Mara, président actuel il ne pourrait en être autrement qu’elle prenne l’expansion dû au rang qui lui était dévolu comme union ouvrière.Néanmoins, l’union internationale des cordonniers est encore en butte à de sérieux problèmes à résoudre.Elle a constamment à lutter contre l’ingéniosité de certains manufacturiers dont l’ambition est de trouver des moyens arbitraires afin de diminuer les prix de fabrication, affectant les opérations et causant de ce fait une concurrence déloyale entre les employeurs et dont les ouvriers subissent la répercussion.Afin de pouvoir continuer à payer les bénéfices de décès aux héré-tiers de ses membres, lesquels bénéfices étaient de $200 en 1925 et qui sont montés à $300 en 1934; l’union se voit donc dans l’obligation d’augmenter la contribution de 35 sous par semaine au lieu de 25 cts c’est-à-dire une hausse de 10 sous par semaine à partir du 1er janvier dernier, afin d’étre en mesure de rencontrer les bénéfices en décès qui se sont élevés au cours de 1938 à $20,800, en plus de la somme de $1,900 qui a été payée aux familles des membres du local 249 de Montréal.Cette somme importante ajoutée aux autres obligations de l’union internationale prouve donc l’utilité d’une contribution plus élevée.-:o :- BELLE FETE DES DAMES AUXILIAIRES DES WAGONNIERS Dans les derniers jours du mois de décembre 1938, la Loge Loyal Star des dames auxiliaires des vvagonniers d’Amérique procédait en la salle de l’Auditorium au dépouillement de l’arbre de Noël aux enfants des membres des vvagonniers.Le père Noël était personnifié par M.Lucien Denis, président de la Loge Terminal No 72, lequel distribua à plus de 300 tout-petits des jouets et bonbons.Un succès éclatant fut remporté grâce au gracieux concours de nombreux artistes parmi lesquels on remarquait Mme Gagnon avec douze de ses jeunes élèves; les frères Letendre; Mlles Moreau et William.Parmi les invités d’honneur on distinguait M.et Mme Raoul Trépanler, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal; M.et Mme L.-A.Beaudry, vice-président général de la Fraternité des vvagonniers; M.et Mme Joseph Tremblay; M.et Mme Alfred Mathieu, respectivement président des loges 234 et 606; M.et Mme Cyprien Miron, conciliateur du ministère du travail; M.et Mme D.Râtelle, secrétaire du local 606; Ben Drolei, chroniqueur du “Monde Ouvrier”.Plusieurs prix de présence furent tirés au sort.Mme Georges Gauthier, présidente du comité de la fête remercia tous ceux qui de près ou de loin contribuèrent au succès de cette fête.Mme Gaston Vincent, présidente de la loge Loyal Star No 27 profita également de l’occasion pour remercier les vvagonniers ainsi que le “Monde Ouvrier”, pour la bonne publicité qu’il a donnée aux loges des vvagonniers, au cours de l’année 1938.Mme Vincent souhaita aussi à tous, ses meilleurs voeux de bonheur, de joie et de prospérité, à l’occasion de la nouvelle année.BONNE FIN D'ANNEE DES OUVRIERS DU PRELART La dernière réunion de Tannée de l’union des ouvriers du prelart local 600, tenue mercredi le 28 décembre a été remplie de suggestions pour continuer la campagne de recrutement de tous les ouvriers de cette catégorie travaillant aux divers plans de la Dominion Ojlcloth Co.au cours de Tannée 1939.On sait que la compagnie en question occupe deux plans à Montréal et un à Farnham.Le confrère Luc Hébert était au fauteuil, assisté du nouveau vice-président, S.Hurtubise.Le secrétaire F.Dumont, donna lecture d’une volumineuse correspondance émanant du président général, M.S.-B.Hoffman, du secrétairj-trésorier G.-V.Fay et du directeur du district canadien Bert Leavens, traitant d’un changement de paiement de cotisation mensuel tel qu’existant actuellement et ’e substituant en celui d’un paiement hebdomadaire de 25 sous.Il a été admis que ce nouveau système avait été suggéré pir un grand nombre d’unions afin d’être soumis à un vote referendum des membres; les membres du local 600 de Montréal, après mûres réfléxions n’ont pas cru bon d’y accéder.La seconde question est que l’union internationale était prête en tout temps à donner son appui au local 600.On attend la visite du confrère Leavens vers la nu-janvier, lequel conférera avec les officiers des locaux 302 des rembourreurs et 600, au sujet de la coopération que l'union internationale doit accorder à ces locaux en cas de grève ou autres circonstances graves.Le département de l’éducation recommande que les membres se fassent un strict devoir de faire une étude de la constitution ainsi que d’assister aux conférences qui sont données par les dirigeants du Travail Organisé et aussi en lisant des ouvrages traitant des questions sociales et sur maints problèmes qui se posent à l’attention des ouvriers.Le président Hervé Richard, présenta un rapport financier de Tannée fort encourageant et il fut félicité de la bonne tenue de ses livres.On procédera à la prochaine assemblée du 11 courant à la mise en nomination et à l'élection des officiers pour le terme de 1939.-:o :- DANS NOS UNIONS Les amusements sociaux chez nos ouvriers se termineront samedi le 8 février prochain, chez l'union des travailleurs du métal en feuilles, local 116, et consistant en un concert-boucane.à la salle du café St-Jacques, 415 est rue Ste-Catherine.Le soir précédent, c’est-à-dire le 17, aura lieu en la salle Auditorium, 375, rue Ontario ouest, le grand bal annuel des travailleurs en chaussures, local 249.Les organisateurs de ces événements sociaux comptent sur la présence de tous les membres et de leurs amis de chaque local respectif pour y assister afin de faire un succès de ces deux fêtes.Au cours de janvier, les locaux 72, 234 et 606 de la Fraternité des vvagonniers d’Amérique procéderont à l'installation de leurs nouveaux officiers, à la suite de laquelle une fête sera organisée.Enfin, le clou de ces agapes fraternels sera le banquet annuel de l'union des compagnons barbiers, local 455, qui aura lieu lundi le 16 janvier et lors duquel on procédera à l’installation des officiers.-:o :- DANS LA CONFECTION POUR DAMES On apprend de source quasi-officielle qu’une augmentation de salaires de cinq pour cent vient d'être accordée aux ouvriers de la confection du manteau pour dames.Selon une entente qui a déjà été conclue lors de la signature du contrat collectif de travail au mois de juillet de 1937, une seconde augmentation de gages devait être effectuée pour le 1er de janvier 1939.On rapporte qu'en dépit de la crise qui sévit une peu partout dans la confection, les salaires dans cette industrie sont excellents.Les intéressés reconnaissent que ceci est dû à l’union internationale qui a réussie à maintenir les avantages qu’elle avait obtenue aux ouvriers et ouvrières et cela avec un accord parfait avec les patrons et sans que l’union ait eu à recourir à la grève.Concernant cette industrie, il est question que le premier ministre de la province, Thon.Maurice Duplessis, recevra le 11 du courant les représentants des manufacturiers et des ouvriers de la robe pour discuter de leur convention collective de travail qui a été conclue le printemps dernier entre les parties intéressées.Après avoir été une première fols publiée dans la Gazette officielle de Québec cette convention collective ne fut jamais mise en vigueur et jamais sanctionnée par le gouvernement.Il appert qu’il serait question de discuter une ordonnance réclamée dernièrement à l'Office des salaires raisonnables, par cinq manufacturiers de la robe en dépit des protestations soumises par l'association patronale et les ouvriers qui consentiraient plutôt à la passation d’un contrat collectif.On prétend qu'une forte opposition se prépare contre ce nouveau projet.-:o :- M.ARTHUR MARTEL INVITE DU CONSEIL FEDERE Le président de la Fédération provinciale du travail, le confrère Arthur Martel fut royalement reçu par le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.On sait que M.Martel était l'invité d'honneur du Conseil mardi le 27 décembre dernier; chaleureusement applaudi.M.Martel s'appliqua à expliquer les difficultés rencontrées lors de la création de l’organisme qu'il représente.La Fédération dit-il, est appelé à progresser en dépit des obstacles semés sur sa route, parce que le but qu’elle poursuit est grand et noble, elle cherche à améliorer les conditions de vie de tous les travailleurs en général et de toutes les classes de la société qui sont solidaires les unes des autres.La collaboration de tous les ouvriers organisés est nécessaire déclara M.Martel.La situation des travailleurs est pire qu’elle n'a jamais été.Il traita des contrais collectifs qui sont modifiés sans même que les intéressés soient consultés.Il cita le fait que les professionnels à cause de l’éducation qu’ils reçoivent ne sont pas sympathiques aux organisations ouvrières.En tout cas, nous devons tout de même nous grouper.En terminant M.Martel prêcha la coopération et invita les ouvriers à s’organiser, car dit-il, c’est Tunique moyen d'assurer le bien-être des classes laborieuses.Il invita aussi les délégués à participer à la délégation qui se rendra au parlement provincial le 25 courant présenter les résolutions adoptées au congrès de Saint-Hyacinthe.Le président Fleury remercia l'orateur en termes élogieux.Au début de la séance, sous la présidence de M.Orner Fleury, assisté des vice-présidents Albert Lamonde et Michel Walsh.Le secrétaire Jos.Matte a été autorisé à écrire au président de la Commission des Liqueurs pour le remercier de s'être rendu à la demande de l'union des employés de tavernes, local 790, pour la fermeture des tavernes à onze heures la veille de Noël et du Jour de l’An, afin de permettre aux employés de ces établissements de participer aux offices religieux.Une créance de la Fraternité des wa-gonniers, local 217 a été reçue et désigne les délégués suivants pour la représenter au Conseil: Jos.Genest, L.A.Martin, Albert Bilodeau et Richard Rousseau.VOTRE FILS' INCONNU Nous dirons à chaque homme d’affaires qui a la bonne fortune d’avoir un fils: "Donnez-lui une chance de montrer ce qu’il peut faire lui-même.N'essayez pas de le rendre semblable à vous.Souvenez-vous de votre jeunesse et de la façon dont vous avez été tenu en tutelle par votre père et par d’autres hommes plus âgés.‘"Appréciez les aptitutes de votre fils.Donnez-lui une chance de développer son propre point de vue.Factlitez-lui le succès."Et ne pensez pas que parce que votre fils est différent de vous, il a tort.Il peut avoir raison.Etudiez et appréciez votre FILS INCONNU.— L'Indépendant.GRADS SAMEDI, 7 JANVIER 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 7, 1939 PAGE 3 Le chantage du communisme Par JACQUES BERNARD dans “l'homme libre’’.Il y a une mode dangereuse qui est en train de s'établir, grâce à la comüvence de certains hommes publics qui seraient mieux de peser leurs mots et leurs actes avec un soin plus scrupuleux.Y a-t-il du communisme dans Québec?Disons d’abord que c'est une assez mauvaise habitude qu'on a prise depuis un certain temps, encore qu’elle favorise les gens dont le vocabulaire est pauvre, de désigner par communisme une foule de choses qui ne le sont que de fort loin, d'affubler du titre de communisme des personnes et des manifestations qui ne s'en approchent que par une communauté de pensées plus que vague.Aux yeux de certaines gens, et elles sont de plus en plus nombreuses, serait communiste toute personne qui croit que tout ne va pas pour le mieux dans le monde que nous habitons et qu'un changement de régime s’impose.Communiste celui qui ose dire qu'il est injuste de maintenir tout un peuple dans une scandaleuse pauvreté.Communiste, celui qui ose prétendre que notre société a tout à jx-rdre de loger ses membres dans des taudis.Communiste celui qui revendique les droits de la classe pauvre à une sécurité, à une aisance moins éphémère.Communiste toute personne qui croit et dit qu'à moins d’une changement radical dans le monde de recrutement de nos hommes publics et dans le genre de responsabilité qu’ils détiennent, il n’y a aucune espérance possible de s’en tirer.Mais en dehors de ces gens qui ne sont pas plus communiste que vous et mol, qui ne font que répéter en termes parfois beaucoup moins forts les formelles dénonciations du régime actuel et du libéralisme économique prononcées par le Saint-Père, par le Cardinal, par toutes nos autorités religieuses, existe-il des communistes dans Québec?Si vous entendez par communistes des gens qui ont étudié le “Capital” de Karl Marx, les oeuvres d’Hengels et de Lenine, dont les théories tendent à l’instauration d’un régime complètement socialisé, où il n’y aurait qu'un seul grand propriétaire, l’Etat, et où selon l'expression consacrée, "chacun recevrait selon ses besoins après avoir donné selon ses aptitudes”, je dis que ces hommes-là sont très rares dans Québec, qu’on p>eut les compter sur les doigts de la main et que l’utopie même qu’ils prêchent, dans l’état actuel des esprits, en égard au niveau social de notre peuple, n’ont pxmr les cinquante prochaines années qu'assez peu de chances d’être pris au sérieux.Mais si vous entendez par communistes des hommes aigris, mécontents, insatisfaits, à qui la vie n'a rien donné de ce à quoi ils étaient en droit d'en attendre et qui, ceci est une condition essentielle, seraient prêts à faire sauter la machine avec tout ce qu'il y a dedans, sous le prétexte qu’ils n’ont rien à perdre dans un bouleversement, je dis que dans Québec, ces gens-là sont plus nombreux qu'on ne le croit.Cette menace durera Tant et aussi longtemps que nous ouvriers travailleront comme des parias à des salaires de famine, tant et aussi longtemps que le gouvernement de Québec par exemple se croira autorisé à se maintenu au-dessus des lois naturelles et à payer à des hommes pères de famille, chargés de responsabilités coûteuses, des salaires, manifestement inférieurs et à la valeur du travail accompli et à leur charges normales, tant et aussi longtemps que sera maintenu le désordre dans les professions, l’anarchie dans les affaires, la malhonnêteté légalisée de la finance, l'emprise cruelle du trust sur notre vie économique, aussi longtemps il y aura des hommes mal dirigés sans doute, mal au courant des vrais remèdes, pour chercher dans un bouleversement, le soulagement à leur misère.C'est là et pas ailleurs que réside le vrai danger de bouleversement social chez-nous.Nous avons entendu depuis 1930 des conférences fort instructives au point de vue documentation, et en grand nombre sur le communisme et le régime soviétique.On nous a appris du haut des tribunes les plus respectées et sans aucun doute les plus respectables à craindre la menace communiste.Il est étrange qui si rares aient été les occasions où on a cherché à fustiger le régime social qui déchaîne cette tempête sur l’ordre.Le rôle de M.Duplessis Il n'y a pas à s’étonner qu’un Duplessis par exemple, avocat plus finaud qu'intelligent, ait fait son cheval de bataille du communisme, après de si illustres exemples.Mais il y a à se choquer quand on songe que disposant de la seule machine qui peut en faire oublier jusqu’au nom, du seul organisme de corriger jusque dans leurs tréfonds, les vices du régime, capable de mettre ordre à la tourbe des ex-poiteurs éhontés qui s'engraissent de la maigreur de nos foules et qui ne font de bonnes affaires qu'en autant qu’ils accroissent la misère de nos gens, n’ait rien trouvé au fond de ses méninges ratatinées, que la pauvre loi du cadenas.La loi du cadenas Je ne veux pas méconnaître ce qu’il pourrait y avoir d’intéressant, dans une loi du cadenas qui en définitive vaut mieux que le retrait opéré par M.Lapointe de l’article 98 du code criminel.Mais il y a dans cette loi un tel vice de forme qui ouvre la porte à de tels abus qui peut couvrir toutes les petites vengeances d’un politicien mesquin — je veux parler de l’absence de définition du délit visé — que je redoute un tel texte quand 11 est aux mains d'un tel procureur général.Corrigé, muni d'une définition, moins laissé à l’arbitraire, ce texte pourrait arriver en douze ou quinzième lieu dans un plan de guerre au communisme.Mais avant tout, corrigeons le social, que le métier soit à l'abri du premier exploiteur venu, que les hommes soient assurés de leur gagne-pain, de leur avenir pour eux et leur famille et là, vraiment, le travail sera fait.Cessons ce chantage au communisme.Aux yeux des gens Intelligents cet acte qui, Dieu merci, n'est le fait que d’un petit nombre, peut-être plus aveugles que malintentionnés, nous fait passer pour une poignée d’imbéciles.Pour ma part, et c’est par là que je veux terminer, aussi longtemps que dix pour cent de la population vivra de secours directs, que trente mille familles, rien qu'à Montréal, croupirons dans des taudis épouvantables, comme en a décrit Boisseau au cours de cette enquête qu’on a commencé de lire dans "L’Homme Libre", aussi longtemps que nos pauvres seront misérables, aussi longtemps que toute la fortune publique sera aux mains d’un petit groupe d'étrangers et que la porte de l’avenir sera fermée aux miens, dans la maison de leur propre père, je traiterai de farceur et d’imposteur celui qui pouvant faire quelque chose irour remédier à cette situation s’amusera à semer la panique en criant au communisme alors que ma conviction est faite que c’est celui-là même qui en est le plus actif, le plus fécond, le plus assidu recruteur.—L’Homme libre.-:o :- RETRAITES ET NOMINATIONS AU CANADIEN NATIONAL Trois haut fonctionnaires du Canadien National prennent leur retraite à la fin de l'année, est-il annoncé au siège social de la compagnie.Après avoir rendu hommage à la compétence et à la loyauté de ces fonctionnaires, M.S.-J.Hungerford, président du Conseil d’administration et directeur général du Canadien National, et M.N.-B.Walton, vice-président directeur de l’exploitation, ont annoncé les noms de leurs remplaçants.Le président a aussi annoncé la création d'un nouveau service, celui des recherches et du développement.Les retraites et nominations sont les suivantes: M.W.-A.Kingsland, vice- président de la région centrale, est retraité avec pension.M.F.-L.-C.Bond, gérant général de la région centrale, conserve ce poste et est de plus promu vice-président avec bureau à Toronto.M.C.-G.Bowker, vice-président et gérant-général des Grand Trunk Western Lines (filiale du Canadien National), est retraité avec pension.M.F.-D.Fitzpatrick, ingénieur en chef, est nommé gérant général de ces lignes avec bureau à Détroit.M.W.-J.Black, directeur du service de la colonisation et de l’agriculture, prend sa retraite.M.J.-S.McGowan, assistant directeur du service, en devient directeur, avec bureau à Montréal.M.S.-W.Fairweather.directeur du service de l’économique, est nommé chef du service des recherches et du développement, M.Fairweather conserve la di- Index des unions ouvrières Labor Unions Directory ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL.— To promote the Interests ot the Allied Union I.abed (which can be had in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.170; Jacques Cartier Typographical Union No.145; Printing Pressmen and Assistants’ Union No.52; Bookbinders' Union No.01; Photo Engravers’ Union No.1); Stereotypers and Electrotypera' Union No.33; Amalgamated Lithographers ot America No.27; President, W.ForreBt; vice-president, C.Arpln; Ree.-See., A.F.lttcard; Sec-Treasurer, James Phillip, JJoom 103, CSÜ Notre Dame West.Executive: John Moore, A.Quéry and John Kelly.Auditors: J.A.Ardouln, Jos.Deslong-ehnmpe, It.D.Léonard.Tel MA.7489.Council meets second Tuesday of each month at 009 St.Lawrence blvd.rection de sou ancien service et s’occupera de plus d’étudier, de concert avec les autres services, toutes les questions qui intéressent le réseau.M.W.-A.Kingsland est l'un des hommes de chemins de fer les mieux connus au Canada et aux Etats-Unis.Né à New-York, il débuta dans les chemins de fer avec le Delaware, Lackawanna et Western Railroad, passa ensuite à l’emploi du New-York Central et entra au service du Grand Tronc en 1901.Organisateur remarquable il fut rapidement promu et pendant la guerre fut mis en charge du transport du premier contingent canadien.En 1923, il fut nommé adjoint du gérant général de la région centrale, puis fut nommé successivement gérant général et vice-président.Son successeur, le major F.-L.-C.Bond, est un Montréalais diplôme du McGill.H débuta au Grand Tronc dès sa sortie de l’Université et acquit une vaste expérience ferroviaire comme ingénieur.Il fit la guerre avec le 10e bataillon, Canadian Railway Troops et, à son retour, fut nommé ingénieur en chef du Grand Tronc.En 1924, il fut nommé surintendant général du district de Montréal et, en 1936, gérant général de la région centrale avec bureau à Toronto.M.C.-G.Bowker débuta dans les chemins de fer comme télégraphiste et finit comme vice-président.Il est né à Medford, N.J., en 1871 et entra au service du Grand Tronc en 1900.M.P.-D.Fitzpatrick qui succède à M.Bowker comme gérant général est né à Springfield, 111., en 1878.Il débuta dans les chemins de fer en 1901 et entra au service du Grand Trunk Western en 1913.En 1918 il fut nommé ingénieur en chef du Vermont Central et lors de l’inondation qui détruisit plus de 90 milles de voies de ce réseau il accomplit un exploit dont on parle encore dans les milieux ferroviaires: en quatre vingt dix jours il construisit la ligne y compris 21 ponts.Ramené à Montréal pour travailler au plan du terminus de cette ville M.Fitzpatrick fut nommé, deux ans plus tard, ingénieur en chef du Grand Trunk Western.M.W.-J.Black, directeur de la colonisation est né à Dufferin County, Ont.en 1872.Après de brillantes études universitaires il entra dans le fonctionnarisme et fut successivement sous-ministre de l'Agriculture du Manitoba, président du Collège d’agriculture de cette province, commissaire de l’agriculture pour le Canada, président du Soldiers’ Settlement Board et sous-ministre de la colonisation il prit la direction de ce service en Europe.En 1925, il fut nommé directeur général à Montréal.M.J.-C.McGowan est né à Lurgan, Irlande.Il entra aux services du Canadien National à Londres, dans le service de la colonisation, en 1924.Nommé ensuite dans l'Ouest, il vint à Montréal en 1930, avec le titre d’adjoint du directeur du service de la colonisation.M.W.-S.Fairweather est né dans les Provinces Maritimes, mais il a été éduqué à McGill.Il acquit une précieuse expérience des chemins de fer au ministère fédéral des chemins de fer avant d’entrer à l’emploi du Canadien National, en 1923, comme adjoint du directeur du service de l’économique.En 1917 il travailla à la construction du Pont de Québec avec le titre d’adjoint de l'ingénieur en chef.-:o :- Avis est par les présentes donné que BLANCHE ANNA BOUSQUET, de la Cité de Montréal, Province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, ft sa présente ou prochaine Bession, pour un Bill de divorce de sou marl, ARTHUR HOYT PEPIN, cultivateur, de Granby, Province de Québec, pour cnuBc d'adultère et d'abandon.Daté ft Montréal, ce 21e jour do décembre, 1938.Crnnkshaw, Gaboury, Almond & Cerlnl, Procureurs de la Requérante.B07 Place d'Armes 53-4 Montréal MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL.— Meets every 1st and 3rd Thursday of each month ut l’Assistance Publique Hall.4l)0 Laguuchetiere St.East, President ltuoul Trépanler, 1153 St.Denis; Corrcspondlng-Seeretury, J.E.Gariépy, 11 St.Paul West; Vice-Présidents: Pierre Lefèvre, Room 10.Monument National, und J.Cuppello, 415 St.Catherine East.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER Nu 145.— Assemblée le 1er samedi du mois.Président, J.-W.lllaqulère, 4247 St-/.otlque, CL.3480; secrétaire-trésorier, Henri Richard, 3592, Horion, AM.7034.TYPOGRAPHICAL UNION No.170—Meeta first Saturday of each month at the Mount Royal Hotel.Raymond M.Bennett, President, J37 Melrose Ave., Verdun; James l'hllllp.Secretary.Treasurer, Room 103, OStl Notre-Humes \V.; Business hours: 9.00 a.m.to 0 p in.; Saturday, 0.00 a.m.to 1.00 p.m.; MA.7489.CONSEIL DK DISTRICT DE .MONTREAL, DE LA FRATERNITE UNIE DES CHAR-l'ENTI E RS -.M E N U ISIE 1(8 D1A M K RIQ U E.— MONTREAL DISTRICT OF CARPENTERS AND JOINERS OF AMERICA.—President, Esdrus Secours; vice-président, F.Doucct; trésorier, E.Lanthier; secrétaire, Pierre Le-fevre; gurdien, Zenon l’rimeuu; agents d'affaires, Ed.Toussaint et E.Bernier.Assemblée chaque mercredi, Il 8hr, du soir au Monument National, chambre 10.Unions loealeH affiliées.U.L.134, s'assemble tous les lundis au Monument National, chambre 11.U.I,.178, s'assemble les 1er et 3e jeudi, au Monument National, chambre 10.U.L.1127, s'assemble le 2e et 4e lundi, au Monument National, chambre 13.U.L.1244, s'uéseinble le 2e et 4e Jeudi, au Monument National, chambre 13.U.L.1300, s'assemble le 1er et le 3e lundi, ft 4030 Notre-Uume ouest I.U.1373, s’assemble le 1er lundi du mois, 159-lère Avenue, Lachlne.U.L.1558, s'assemble le 1er vendredi du mois, 1051, rue Letourneux.U.L.Membres Associés, s'assemble le 2» mardi seulement, un Monument National, ft la chambre 11.MENUISIERS D’AMERIQUE.Local 134.— Président, F.Houcet, 1009 Cartier; vlce-prfr-sldent, Elzéar Bernier, 1508 Darling; secrétaire archiviste, Pierre Lefèvre, 1182 blvd St-Luureut, chambre 10; secrétaire-financier, Edouard i,arose, 050;; de Lanuudlère.CK.„ secrétaire-trésorier, Ernest Tisdelle.1310 Gilford; conducteur, J.-B.Roy; sentinelle, Z.l'rlmeuu.Le local s'assemble toua leB lundis Boira de chaque mois au Monu-nent National, 1182 blvd.St-Laurent.FRATERNITE DES WAGON NI F.KS DK CHEMINS DE FER D'AMERIQUE, Logo Ste-Murle No.234.— Assemblées régulières les -e et 4e vendredis, salle île I’AssIstauce publique, 458 Lugauehctière E.Président, A.Mathieu, 2:,’48 Chnpleau, CH.0150; vice-président, Roméo Uelnge, 4557 Garnier, AM.4018: secrétaire archiviste et correspondant.Alcide Moutpetlt, 2148 Davidson, FR.5080; secrétaire financier, R.-B.Lamarche, 4505 Delorl-rnler; secrétaire-trésorier, A.Bertrand, 2345 rue Aylwln, AM.1880; guides: O.Cflté, 2710 rue Dandurnnd et H.Tassé, 2010 rue Orner, Longue Pointe, CL.3298; sentinelle, Emile Brunet, u0U3, 5e Avenue, Rosemont; gardien, H.Dubue, 5l70-5e Avenue, Rosemont ; maître de cérémonies, T.J.Smith, 5501-lle Ave.Rosemont; Comité locnl de protection: président, N.Vuilluneourt, 2491 rue Rouen, FR.5500; secrétaire du comité, N.-J.Limogea, 3973 St-Cntherlne est, AM.0171.Membres du comité: P.Nolet, 7350 rue St-Hubort.CR.0200; D.Allaire, 1833 St-Germuin, FR.3379; Joseph (Jour, 1070 Gauthier A.M.9177; Alfred Gauthier, 2105 rue Préfontaino, FR.1502; auditeur: E.Denlger, 2402 Chnpleau; D.Roy.4002 Cartier; D.Laporte, 2020 Valois; directeur local d’éducation: F.Dubue, 2000 rue Orléans.UNION DES EMPLOYES DE TRAMWAY» DE MONTREAL, Local 790, Association des Employés do Tramways électriques et do chauffeurs d'Aatubiis d'Amérique.— Montreal Tramways Employees' Union, Local 790, Amalgamated Association of Street, Electric Railway and .Motor Conch Employees of America.—Quartiers généraux.— Headquarters, 1153 St-Denis,, tél.: LA.250S.Officiers—Officers : Gérard Gagnon, vice-président international et président local; J.Georges Gagnon, vice-président; O.-A.Neveu, secrétaire-financier; Raoul Trépa-nier, agent d'affaires; Alberto Brodeur, trésorier; Henri Cholet, secrétaire correspondant,; W.Latour, sentinelle.Le local se réunit le 2e mercredi de chaque mois, ft la salle de l'Union du Commerce.1079 Berri ot l'exécutif le lundi précédant l'assemblée régulière, ft 1153, rue St-Denis.FRATERNITE DES PEINTRES DECORATEURS ET TAPISSIERS D'AMERIQUE._____ Local 319.—S’assemble le 2e et 4e lundi du mois au 1331A rue Ste-Cntlierlne est Présl-oné'r*’ ll(’nnu,J.r,00 Congrégation, Fitzroy 0995; vice-président, C.-A.Mondor, 4227 ru» Mentana; secrétaire-correspondant, E.Gil-bort, 8020 Henri-Julien; trésorier, L.-P.Bols-selle, 4502 rue Marquette; secrétaire-financier, Raoul Gervnls, 2585 blvd Gouin; conducteur, A.Gond renu, 007SB Notre-Dnmes Est; Auditeurs: Arthur Rolsmenu, 4021 Colonial: Clovis Hullbeault, 5014 Delorimier; Gaston Renaud, *'023 Chambord: gardien, Joseph Girard, 8145 rue Saint-André.UNION DES TRAVAILLEURS DE LA CHAUSSURE, Local 249.- Boot * Shoe-Workers Union.— S'assemble tous les vendredis soirs ft 1331A Stc-Cntherlne Est.Président, Henri Bellnnd, 0389 blvd.Snint- ifnarent:i ler oVlce'.préHldpnt' P»»* Métayer» V*®8 RSI,0"’ 2?vice-présldent, Delphls Jo-doln.1700 rue Pnnet; secrétaire-archiviste et correspondant, N.Gervals, 2112 Wolfe- secrétaire financier, trésorier et agent d'affaire.9J*,9, McICcrcher, 1331A Ste-Cnthertne E., CH 0511, privé CI,.0123: assistant agent LloneI Thlbnult.4070 Papineau.AM.7002; sentinelle, André Bouchard.5831$ Christophe-Colomb.L'exécutif B’assemble le »e et 4e mardi de chaque mois, ft 1331A Ste-Catherlne EbL Président, D.Donnlson, 30S-9e Avenue, Polnte-nux-Trembles ; vice-président.Ov de Drolet, 4104 Bordeaux; secrétaire, N.Poirier, 2137 Champlain. PAGE 4 SAMEDI, 7 JANVIER 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 7, 1939 A bâtons rompus (Suite de la première page) L'organisation ouvrière au Canada (Suite de la première page) que les autres par la crise.Cela vaudrait assurément mieux que ce futur éléphant blanc de jardin botanique, — qui a jamais entendu parler de l'utilité d’un jardin botanique sous un climat rigoureux comme le nôtre et à qui cela va-t-il servir ?— des lacs en miniature, voire même les travaux de Tile Sainte-Hélène.Comme moyen d'exercer du patronage, c'est justement l'article ; mais comme utilité publique, c'est plutôt secondaire, du luxe dont on pouvait se passer, tandis qu'il y a tant de travaux de grande urgence qu'on aurait pu accomplir.Et dire que ce sont ces mêmes bonshommes qui osent parler de mettre la ville de Montréal en tutelle ! Pourquoi pas plutôt la province ?* * * 11 paraîtrait que Tassessement a être prélevé des industries et autres occupations assujetties aux Ordonnances de l'Office des salaires raisonnables sera de un tiers de un pour cent, au lieu de un pour cent ou d'un demi de un pour cent, tel que décidé antérieurement ; de plus, les salaires au-dessus de $3,000 par année seraient exemptés de Tassessement.Non, mais franchement, avez-vous jamais vu ou entendu parler d'un gouvernement de tâtonneurs comme le nôtre ?Des décisions sont prises à l'emporte-pièce suivies d'exemptions sans rime, ni raison.Pourquoi ne pas étudier un projet avant de le mettre à exécution, ne pas consulter les intéressés ?Lorsque des objections ont été faites sur le prélèvement de un pour cent de la liste globale des salaires, on y répondit en invoquant la raison que les frais d'administration de l'Office des salaires raisonnables devaient être supportés par les intéressés — ce qui est une grosse erreur d'économie politique, pour commencer — seulement on a oublié ou plutôt on ne s'est pas donné la peine de calculer même à peu près ce que coûterait cette administration.On avait pourtant une idée du montant approximatif par ce que la défunte Commission du salaire minimum coûtait à la province — une trentaine de mille dollars au plus.Il est vrai que ce n'était pas une vache à lait pour les amis des amis des parents des favoris du gouvernement.On estime aujourd'hui que les frais d'administration s'élèveront à quelque $500,000 par année.Alors pourquoi a-t-on réclamé davantage ?Nous avons maintenu qu'un prélèvement de un pour cent rapporterait environ $5,000,000 par année, soit dix fois plus que le montant nécessaire.Avec un demi de un pour cent, le revenu aurait été de $2,500,000 ; alors avec le tiers de un pour cent, cela rapportera combien ?Beaucoup plus que le nécessaire.Où ira la différence ?Silence sur toute la ligne.LE R.F.LAJOIE, S.J., UN ANCIEN TYPO A LA PRESSE, EST DECEDE Le R P.Georges-Wilbrum Lajoie, s.j., est décédé le 29 décembre, ail Sault-au-Récollet, au noviciat des jésuites, où il était portier.Le regretté défunt, qui était très estimé par la communauté, était un ancien typographe attaché pendant de longues années à la composition de la "Presse".Il était né le 6 octobre 1876.Devenu veuf, il était entré chez les jésuites comme frère coadjuteur.Il avait un fils, le R.P.Gérard Lajoie, s.j., frère coadjuteur jésuite; un autre fils, frère de Saint-Gabriel, et une fille, chez les Soeurs missionnaires de riinmaculée-Conccption.Le frère Lajoie était un membre en règle de l'Union Typographique Jacques-Cartier No 145, qui lui payait une pension depuis plus d'un an et à laquelle il s’intéressait toujours, parce qu’il disait tout dernièrement qu’il ne pourrait jamais trop reconnaître les services qu’elle lui avait rendus.Aux funérailles, lundi dernier, l’Union était officiellement représentée par son président, le confrère J.-W.Blaquière, et M.Victor Trempe, de la “Presse”.U.I.P.La crainte, commencement de la sagesse."Naturellement je n'aime pas les unions pour elles-mêmes.Je prends seulement le monde et les gens comme iLs sont.En me plaçant uniquement au point de vue de l'entrepreneur, je préférerais commander à des esclaves.Mais les ouvriers d’aujourd’hui ne sont plus des esclaves, mats des gens impressionnables avec des idées et des sentiments personnels.Us ont su en plus se réunir et s’organiser, ce sont des faits dont je tiens compte.Mats ce sont aussi des faits devant lesquels je m’incline volontiers pour cette raison qu’il est plus facile de négocier avec des ouvriers organisés qu’avec des ouvriers non-organisés."— Sir Hugh BELL.QUELLE EPOQUE ! — Vous avez commis tout seul ce cambriolage ?— Oui, mon président.A notre époque, il est si difficile de trouver un associlé honnête.n\ii PIEDS SONT DE VRAIS BIOCS DE GLACÊNf VOICI LE CITRON, L'EAU BOUILLANTE' ,-J’AI 5ENTI MA TÈTE BRULER -L’AFFREUSE GRIPPE ME TRACASSE C'EST ASSEZ POUR VOUS alarmer/ ET LE SUCRE (POUR LA DOUCEUR), MAIS LA PONCE N’EST BIENFAISANTE ! QU'AVEC DU'JOHN DE KU/PER* 1 10 onces 26 onces $2*®® Dittîlli et embouteillé au Candj tout h •upvc'lijncf directe de JOHN rit I'UVPLR s SON D' hl'ifeuri F'itcrddn Hollande 4Q ortCOS MAlbO.Y FONDÉE /./Y /695 Le vrai goût de Hollande a toujours distingué ce vieux gin bienfaisant et les vrais Canadiens l'ont toujours préféré depuis plus do cent anslJ7ed.We should write to our politicians asking what they arc going to do about it.Writing to a Senator or M.P.does not involve the cost of a postage stamp.They won't act on behalf of a people too apathe^c to express discontent.—VOX POP.* * * Premier Hepburn should go to New Ireland instead of Australia, C.C.F.speakers in Ontario remark.A study of what the N.Z.Labor government has done in three years to speed up production and cure employment by the application of Socialist measures might open Hepburn’s eyes.And if his pal Premier Duplessis accompanied him to N.Z., he might be enlightened too.There is a wide difference between the “accomplishments” of the bust-the-trusts regime and N.Z.Labor movement.¦* * * HEALTH AND UNEMPLOYMENT of the higher income groups were five Inches taller and eight pounds heavier than those of families of low incomes.Of unemployed men needing classes to correct defective vision 87',; did not have them and of unemployed boys 67' v.These are but items in a large series of startling facts brought to light by social scientists and doctors.Every trade unionist should study them and then do something to wake up our political leaders to the shameful conditions.— STUDENT.* * * HEPBURN MAGIC Unless he believes he can rouse the Moslem world to revolt, he expects to get much less than he asks: Suez Canal concessions and some control of the French railway from Djibouti to Addis-Ababa.Under over of this diversion it is reported that Britain and France have agreed to close the Indo-China ource of supplies, leaving the Chinese dependent on Rangoon.— HISTORIANS.* ?* A.F.OF L.SEEKS CO-OPERATION OF ALL Sir:—Premier Hepburn proposes to save $700 millions in interest on public debt.Or about twice the total interest.That is magic.Tlie lack of constructive action by the Mackenzie King government is deplored by many federal Liberals.But we don’t know what Hepburn has done to deserve the thanks of the common people.He has been contemptuous of the urban unemployed.The peonage system which he says is merely displacing the regular hired man in the farm was approved by him.—ARGUS.* * * C.I.O.POLITICS Sir:—John Lewis has announced that the C.I.O.will be a faction of the Democratic Party, taking part in the presidential nomination conventions and primaries.This decision Lewis seems to have made off his own bat — one man rule.The question of C.I.O.relations with the Canadian Trades Congress takes on a new complexion.The function of the Congress is to use its political influence to secure legislation in the interests of labor.In that it will not be helped by the affiliation of an organization which functions politically as a faction of a capitalist party in the U.S Has not Lewis cut the ground from under the objections raised by the .abor World (very appropriately at the time) to the attitude of the last A.F.of L.convention?The reverse repercussions of the policies of U.S.parties upon Can-da need to be considered.There 5 some connection between Roosevelts’ power policies and the Hep burn Liberals row with the federal Liberals.— LIGHT-SEEKER.* * * DIPLOMACY OF THE DOUBLE DEAL Sir:— The report of the McGill Social Research Dept, on Health and Unemployment should be required reading for all trade unionists.Too many are ostriches as to what unemployment — and the low wages which are always an accompaniment are doing to the hcatt-h of their fellows.This investigation found that among unemployed men 32.9'?had dental defects compared with 17', among employed men.Among unemployed boys examin cd 31' ?showed a nutrition rate of “poor”; among unemployed men 14.6% and among employed men 9.7%.Medical records of 1,800 school boys showed that those of families LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboration Gus.FRANCQ, Rédacteur Le seul journal ouvrier bilingue au Canada Un médium national pour les ouvriers “The American Federation of ,abor is deeply concerned with everything that adversely affects usiness; hence we endeavor at all times to avoid strikes and lockouts uid to bring about cooperation to the end that fruitless controversy may be avoided, good feelings and armonious relations be maintained nd the persuancc of the company's business continued without inter-uption." That, in a nutshell, is what Jos.Briegel, general organizer of the merican Federation of Labor, told the Junior Chamber of Commerce of Chicago, in an address on labor organization anil its relation to business management.Continuing, he said: “This will remove the seed of discontent and check the extrem-sts, who are ever ready to magnify he slightest grievance.Therefore, when groups of workers are not organized in accordance with the rinciples of the American Federa-ion of Labor, the uncertainty of he industrial and economic rela-ionship always exists.” Organizer Briegel presented a trong argument for the union hop, with its benefits to employes nd employers alike.-:o :- DYE HOUSE SIGNS NEW UNION PACT internationale d'Amérique THE LABOR WORLD Canada’s Only Labor Bilingual Paper A National Medium ]or the Workers Imprimé par l'Imprimerie Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal 00 .Our Leading! Amusement ' Places Dans nos Théâtres -• ?•« »4J Le soir, 908 Sherbrooke Est Tél.CHerrier 7050 GERARD TRUDEL AVOCAT 57 OUEST, RUE ST-JACQUES Suite 209.Tél.MArquette 2636 MONARCH GAS RANGES Made l>y Canadians for Canadian Homes PALACE Jeanette MacDONALD Nelson EDDY in VICTOR HERBERT'S “ Sweethearts ” TECHNICOLOR with Frank MORGAN, Ray BOLGER, Florence RICE EXPLAINING FRANCE'S TROUBLES Sir:—Mussolini's demands for French territory at least helped Daladier to build towards a dictatorship.Only the most idealistic or ar-sighted Frenchmen could ignore the urge to close ranks against a oreign threat.Yet the chances are that Mussolini is only bluffing.He could hardly choose more unfavorable circumstances in which to ace war with France.Germany is not ready to be drawn into a conflict involving risk of war with Britain.Mussolini's sway in Ethiopia hardly extends beyond he garrison towns.His Spanish dventure has as yet yielded him nothing except heavy expenses requiring new capital levies.If he is eady to risk a major war he must feel his home position is desperate.Negotiations between Laundry & )ye House Drivers and Chauffeurs Tnion, Local No.712.of the International Brotherhood of Teamsters, Chauffeurs, Stablesmen and Helpers, and the Cleaning and Dyeing Plant Owners’ Association of Chicago, Inc., have resulted in a new agreement, with various improvements.The contract covers about eight hundred employees of between ighty and ninety plants, including olicitors and drivers’ helpers never efore covered by an agreement.The committee representing the nion in the negotiations was head-d by Jean Frank, recording sec-etary of Local No.712.The union and the employers ave been in contractual relations or around twenty years, a real chievement in itself.The pact is for the union shop and provides for, among other hings : A wage guarantee of $30 a week, with sales commissions of 6 and 9 1er cent over a $100 base.One week's vacation with full ay after one year of service, two zecks' vacation with full pay and ommission after two years of em-loyment, a new feature.Six holidays with full pay.A straight commission of 20 per ent on all laundry business hauled by any cleaning and dyeing river, namely, retail, wholesale nd branch office drivers, regard-ess of the amount of business andled, also a new features.We read that the unbalanced budgets and other domestic troubles of France are due to the lingering effects of the ca'canny policy of the French, if the effects have been lingering they were not all due to the short tenure of the Blum government reforms.And how will Daladiers' schemes to reduce living standards promote increased production when France like other countries need bigger consumption on the part of the masses.The political mind operates in water-tight compartments.BOILERMAKERS WILL BARGAIN ON READING Chicago, 111.— As a result of an lection, the National Mediation Board has certified the Boilermak-rs to represent the employees of hat craft ond the Reading Rail-oad.This makes the shoperaft mployees on the Reading 100 per ent A.F.of L.The other six crafts won certification some time ago nd took over the contract with he road October 1937.THE DOMINION OF FRANCE ?Quality Cleaning by SERVICE STORES LIMITED 40 Stores Conveniently Located to Serve You Promptly Head Office and Plant 1451 BEAUBIEN E.MONTREAL DOU&rd 4871 EMPLOYER AGREES TO DISBAND VIGILANTES The curtain was lowered recently n vigilantism in Westwood, Calif., hen the $3,500,000 Red River Lum-er Company signed a written ledge with the National Labor relations Board that it would stop rganizing mobs to destroy unions.Such mobs some time ago drove cores of union men and their families from the town.In addition, the company agreed o cease interference with unioniz-tion and to reinstate 19 employes with back pay, as well as award back wages to 20 others.The object of Chamberlain’s policies may be to put France in the same relation to Britain as the Dominion, opens a sarcastic article in “Le Canard Enchaîné” of Paris.At that, Dominion states might be preferable to France present subserviency to Britain, it comments.Vhen Britain was at war we French could like the Canadians decide whether or not we wanted to be at war too.And perhaps like like New' Zealand we might even tell the British government to go to the devil when we did not like its policies.(And more in that vein) NOTICK Ol A I* 1*1,1 CATION roll DIVORCE Notice is hereby given that Dame Doris Mabel Casseltnan of the City of Montreal in the Province of Quebec and at the present residing at the City of Liverpool.England, housewife, will apply to the Parliament of Canada, at the next session thereof, for a Bill of Divorce from her husband Alfred Far-linger Casselinan, of the City and District of Montreal, on the ground of adultery.December 6th., 1938.CAPITOL LUISE RAINER and PAULETTE GODDARD in ^Dramatic School” Added Attraction JOE E.BROWN in “Flirting with Fate” PRINCESS Theatre RICHARD GREENE and NANCY KELLY in // Sub marine Patrol Added Attraction ‘His Exciting Night” LOEW’S THEATRE On the Stage MIKE RILEY and his 1939’s Sensation All Star Entertainment Dance Band On the Screen “THE STORM” Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs ST-DENIS 1590, RUÏ SAINT-DENIS {Edifice du Théâtre St-Denis) Spécialités: Bouquets de noces, Tributs floraux K Acompte* «le 10% uax lecteur* da “Monde Ouvrier’* Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7901 DOMINION BRIDGE CO.LIMITED Head Office and Works at: LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver Dit CLNIItE üf SOCIALAM’ BUSINESS LIEE IN MONTREAL iAJd«rtc Roqmond • viC£-paesid£MT IIONEYWELL, McDOTJOALL.JOriN-STON & WOTJIEUSPOON.Attorno.vH for Petitioner no-i K,mrouawa.ont.^reat Atlantic &: Pacific Tea.CO.^ HAVE HELPED HUNDREDS I OBTAIN positions as Letter Tiers, Postal Clerks, Custom! -miners, Clerks, and Steno-ihers, etc., and can help you.rite us 1er proof and free information.M.C.C.Schools Ltd, Toronto 10.Oldest In Canada.Chicago, 111.—Joseph Schmidt, secretary of the Bakers and Confectionery Workers International Union of America, affiliated with the American Federation of Labor announced the negotiations of agree' ments with the top executive of the
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