Le monde ouvrier = The labor world, 1 septembre 1939, samedi 23 septembre 1939
25e Année — No 38 SAMEDI, 23 SEPTEMBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 23, 1939 25th Year — No.38 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Itit jimiDMgi, ©!?% almr Ouurtpf mm BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER .Téléphone : LAncaster 5361 A bâtons rompus Où allons-nous?La censure, mégère non encore apprivoisée.- -• .- ——— De tous temps, il semble que dame Censure ait été une personne fort désagréable au public et les censeurs des gens plus ou moins insupportables, des saboteurs de notre liberté de pensée et d'action.La censure actuellement imposée pour raisons de guerre jouit de la pius déplorable réputation parce qu'aux yeux de monsieur tout-le-monde, elle prend une attitude excessive qui nous maintient dans l'ignorance de ce qui se passe et tend à augmenter notre inquiétude, comme si nous n'étions pas déjà assez em.bêtés par l'état de guerre et tout ce que celui-ci implique.Nous ne tenons guère à sacoir ce qui, connu du dehors, serait de nature à compromettre notre cause, mais nous réclamons des nouvelles d’Europe qui décèlent autant de vérité que possible, dont l'une ne contredirait pas l'autre et qui, de façon intelligente, nous aideraient à prendre patience, des renseignements qui nous feraient comprendre, hors de toute simagrée diplomatique et de façon aussi plausible que faire se pourrait, le pourquoi exact de cette pénurie d'informations que nous sert notre presse, quotidienne et autre.Décidément, nous n'aimons guère la censure qui nous est, en grande partie, imposée par Londres et Paris.Et nombreux, au Canada, sont ceux qui partagent notre manière de voir à ce sujet.Les buveurs cle bière sont aux abois.Jusqu'au vote récent du budget de guerre, le commun des mortels pouvait s'offrir un verre de 8 onces de "nectar mousseux" pour la modique somme de 5 sous.Mais depuis, le consommateur doit débourser 10 sous pour 12 onces de bière.De sorte que la quantité servie a été augmentée de 50%, alors que le prix, lui, a subi une hausse de 100%.On est en guerre ou on ne l'est pas ! Naturellement, les buveurs de bière, gens généralement inoffensifs, voient la chose d'un très mauvais oeil et il n'y a pas lieu, ici, de leur donner tort.Etant donné que la froide saison est à nos portes, la consommation de Molson, de Dawes et de Carling va probablement diminuer plus que de coutume et l'on peut supposer que le Trésor fédéral en sera éventuellement pour ses frais de taxation.Mais si, contre toute prévision, la consommation de bière demeurait la même qu'auparavant, l'Etat, les brasseries et les taverniers en tireraient un supplément de bénéfices, auquel cas les employés des tavernes seraient en droit de réclamer et d'obtenir une augmentation de leur maigre salaire actuel.Quoi qu'il arrive, de nombreux buveurs de bière, parmi les pauvres gens, vont être de mauvaise humeur jusqu'à la fin de la guerre et leur patriotisme pourrait fort bien en être quelque peu ébréché.Surveillons de près tous les profiteurs cle guerre.Ouvrant la march dans la bonne voie, le Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières vient d'instituer un Comité de Surveillance qui aura pour but de surveiller les négociants de denrées de consommation courante et de signaler leurs abus à qui de droit.Etant donné l'état de guerre dont nous jouissons, si l'on peut dire, voilà une oeuvre pratique et de brûlante actualité, un exemple que devraient suivre toutes les unions ouvrières du pays, à quelque catégorie qu'elles appartiennent.Les Conseils des Métiers et du Travail de Montréal, de Saint-Hyacinthe, de Québec et de Sherbrooke devraient imiter celui des Trois-Rivières et organiser tout de suite, chacun dans leur district respectif, un Comité de Surveillance de ce genre.Cela faisant, ils feront oeuvre utile et humaine, ce qui les imposera, une fois de plus après tant d'autres, à la reconnaissance de notre population.L'ouvrier non-combattant et la guerre.Les impôts exceptionnels que les événements du dehors nous obligent à xubir vont accélérer l'effort industriel dans un sens et le diminuer dans un autre.Nul doute qu'en ce moment les industries dites de guerre, en dépit de ces impôts, qui dureront parce qu'ils sont provisoires, vont "faire" beaucoup d'argent, "de la grosse argent".L'ouvrier canadien, lui, qui demeure un non-combattant, va-t-il être payé en conséquence ?Oui, à partir du moment où il y aura pénurie de main-d'oeuvre au pays.Non, si les demandes d'emploi demeurent prépondérantes en nombre par rapport aux offres.C'est ici que le gouvernement fédéral a un devoir à remplir.En d'autres termes, il devra obtenir des industriels de guerre qu'ils paient à leur personnel des salaires proportionnels aux bénéfices qu'ils escomptent des contrats d'armements ou de toute autre fourniture s'y rapportant.En agissant ainsi les pouvoirs établis répartiront mieux un pouvoir d’achat accru et dont la circulation, intensifiée par nécessité, contribuera eu Trésor fédéral sous forme d'imjjôts directs et indirects également accrus pour fins de défense nationale et comme contribution à l'offensive anti-hitlériste qui désole la vielle Europe depuis déjà un mois.Contrats de guerre et salaires.Nul doute qu'en ce moment d'importants contrats de fournitures diverses sont donnés à celles de nos compagnies industrielles qui sont le plus en mesure de les remplir conformément aux exigences fédérales.Au nombre de ces exigences, autorisées par le "War Measures Act”, il y a L’augmentation du coût de la vie, fruit des impôts de guerre, nous parait partiale envers la classe laborieuse.Un a cru bon, en hauts lieux, pour faire face à la musique lugubre des déboursés de guerre, de grever d'impôts supplémentaires et excessifs plusieurs articles de consommation quotidienne, comme le café et le thé, pour ne citer que ces deux-là.Auparavant, mais non à titre officiel cette fois-là, nos commerçants, gros, moyens et petits, avaient déclenché, de façon imprévue et quelque peu immodérée, une hausse de prix sur de nombreuses denrées de toute première nécessité.Il résulte de cette inflation des prix, que le coût de la vie a beaucoup augmenté depuis les premiers jours du mois courant, ce qui affecte surtout le déjà trop modeste budget domstique de nos familles ouvrières, lesquelles constituent la majorité de la population canadienne.On voudra bien noter, en passant, que celte élévation subite du coût de 1 existence nous est imposée par une minorité de gens dont la plupart s octroient d'ordinaire un salaire plus que "suffisant" et qui, dans ces conditions, ne sont guère affectés par l'inflation officieuse de l’industrie et du commerce ou par celle, à caractère décidément officiel, décrétée par nos parlementaires fédéraux, movibles et inamovibles.Par contre, les ouvrières et les ouvriers travaillant actuellement à période réduite et à salaire proportionnellement diminué — pour ne rien dire de notre multitude de chômeurs chroniques, dont la situation est encore pire — sont peu en mesure, on en conviendra, de subir, sans privations supplémentaires et excessives, cet accroissement en partie illégitime du coût de l'existence.Si, durant les quelques prochains mois, la reprise industrielle et commerciale due à la guerre pouvait absorber tout ou partie du chômage et rétribuer la main-d oeuvre canadienne dans une mesure qui tiendrait compte de cette inflation récente des prix, le mal ne serait pas grand, mais va-t-il en être ainsi ?Il est permis d'en douter, pensons-nous.La classe ouvrière du Dominion, comme celle de tous les pays en cause, est certes disposée à faire tout son devoir durant la présente supercrise, mais il n est pas du tout raisonnable de lui demander plus de sacrifices qu elle ne peut vraisemblablement supporter.Aussi n'est-il pas humain, a notre sens, de taxer outre mesure les travailleurs à petit salaire, c est-a-dire dans la même proportion que ceux dont le revenu est de cinq a cent fois plus élevé que les^ disponibilités en espèces de la moyenne de nos travailleurs.Ces impôts de guerre devraient être, selon nous progressivement proportionnels au revenu de chacun, tout comme l'impôt federal sur le revenu, lequel est peut-être, entre nous soit dit le seul impôt juste que nous ayons au pays.C'est pourquoi nous pensons que les recents impôts de guerre constituent une injustice flagrante envers la classe ouviere du Dominion, une injustice susceptible de devenir à la longue, intolerable et, qui plus est, intolérée.Pai ailleurs, si le gros du public canadien, en guise de protestation contre ce regime de privations de toutes sortes qu'on semble vouloir lui imposer graduellement, décidait d'organiser une grève générale de la consommation de tout ce qui a été "inflationné" démesurément, est-ce que le Trésor federal n en souffrirait-il pas ?On peut le supposer, sinon le croire.Et alors, comment Ottawa pourrait-il subvenir aux déboursés extraordinaires occasionnes par le conflit européen ?That is the question comme diraient nos excellents concitoyens de langue anglaise.' Nous voulons bien aider ceux qui, là-bas, risquent leur peau pour sauvegarder un ideal démocratique auquel nous avons bien des raisons de tenir, mais qu on ne nous demande pas de nous serrer la ceinture au point de faire de nous des dechets sociaux trop peu aptes à soutenir l'effort qu on reclame de notre bonne volonté et de notre patriotisme.Comment veut-on, en dernière analyse, que le public, dont nous sommes, puisse, par ses achats, apporter au Trésor du pays les ressources financières dont il a besoin si, par une inflation du coût de la vie hors de toutes proportions avec nos possibilités, nous ne disposons pas d'un pouvoir d'achat suffisant pour alimenter, par le moyen d'une inflation d'impôts inégalement répartie, la caisse fédérale?Voilà une question qu'on ferait bien de se poser en hauts lieux.Nous ne demandons pas mieux que de travailler utilement à l'avenir du pays et au maintien d'une paix durable par la suite, mais encore faut-il que nous puissions vivre dans des conditions telles que nous demeurions physiquement en état d'effectuer un maximum de production.Georges DELPEQUE.la fixation des prix par les départements respectifs qui octroient ces contrats.Etant donné que les prix sont fixés de telle sorte que les bénéfices possibles soient eux-mêmes limités, il est permis de se demander si, dans la fixation de ces prix entrent des salaires vraiment raisonnables pour les milliers d'ouvrières et d'ouvriers appelés à contribuer leur main-d'oeuvre à la confection de ces fournitures, que ce soit des chaussures des uniformes, des obus ou des aéroplanes.Nous croyons que les distributeurs de contrats devraiaent exiger de nos industriels qu'ils paient à leur personnel un salaire permettant à ce personnel de vivre normalement en tenant compte, bien entendu, de la hausse du coût de la vie que nous subissons en ce moment.La limitation des bénéfices d'exploitation en temps de guerre est un» bonne chose.Elle le serait même en tous temps, mais si les salaires sont (Suite à la quatrième page) PAGE 2 SAMEDI, 23 SEPTEMBRE 1939 — MONTR EAL — SATURDAY, SEPTEMBER 23, 1939 La vie des unions ouvrières pqr Ben-Drolet LES BARBIERS EXIGENT UN PRIX UNIFORME L'unité ouvrière LES CORDONNIERS ET LES IMPOTS DE GUERE F Par les temps qui courent, il nous arrive assez souvent de constater qu'il existe au sein des organismes ouvriers une situation de nature à favoriser un recul de nos adhérents plutôt que d’en permettre 1 avancement, ce qui tient sans doute au fait que les principes sur quoi se fonde l'unité ouvrière ne sont pas bien compris.Il semble donc que nos unionistes ne mettent pas assez à profit leurs connaissances syndicales.Ils ne les appliquent pas assez au but poursuivi par eux, savoir : l'obtention pacifique de meilleures conditions de travail et de salaires plus en rapport avec le coût actuel de l'existence.Pour obvier utilement à pareil état de choses, il nous faut absolument comprendre que l'unité ouvrière, au sens strict du terme, est indispensable aux espoirs que nous formulons.Il importe que les intéressés demeurent imbus du principe de l'unité ouvrière réelle, sans quoi ils ne pourront jamais, avec avantage, faire valoir leurs droits légitimes auxquels s'oppose le capital ambitieux et cupide dont le mot d'ordre se peut résumer ainsi : tout pour nous, rien pour les autres.Ce n'est pas par le moyen stérile des discussions oiseuses, à propos de questions sérieuses insuffisamment comprises et digérées, qu'on fera entendre aux adhérents nouveaux la bonne manière de procéder sur le rugueux terrain syndical.Il faut mettre un terme à ces discussions superflues et s'en tenir aux résolutions vraiment sérieuses, à celles impliquant la détermination de revendiquer, envers et contre tous, le relèvement de la condition économique des travailleurs.Nous n'avons d'autre but, en écrivant ceci, que de faire reconnaître aux intéressés l'impérieuse nécessité de comprendre et d'appliquer parmi nous et autour de nous l'indispensable unité ouvrière.Il ne suffit pas, en effet, d'être unis en principe, il faut l'être en fait.Ben.DROLET.Le prix de la coupe de cheveux sera t il augmenté?Cette proposition, que l'on considère comme une nécessité actuellement, a soulevé une intéressante discussion à la dernière réunion mensuelle de l’union locale 45G, des compagnons bar biers, qui eut lieu le 19 courant, sous la présidence du confrère Bruno Roy.En effet, vu l’augmentation du coût de la vie provoquée par les nouvelles taxes tie guerre, les intéressés croient bon de soumettre un manifeste au ministre du Travail provincial, l’hon.W.Tremblay, en le priant de vouloir bien agréer ladite demande, c'est à dire de modifier le décret qui prévoit des prix de coupe de 25, 35 et 40 cents aux clients des trois caté gories, afin de fixer un prix uniforme de 40 cents pour les adultes, tous les jours de la semaine, et de 25 cents pour les enfants, en remplacement des trois prix plus haut mentionnés.On a invoqué, à l'appui de cette de mande de modification, plusieurs raisons plausibles, ce qui laisse espérer que le ministre du Travail la prendra en sé rieuse considération.La participation à l’enrôlement militaire affectera sûrement le statut des membres de l’union internationale des compagnons barbiers.Le secrétaire géné ral, W.-C.Birthright, adressa un communiqué aux unions locales aux termes du quel les membres s’enrôlant, volontaire ment ou autrement, sont priés de se procurer une carte de retraite.Celle ci ne sera valable que trois mois, après quoi elle devra être déposée à l'union locale d'où elle aura été tirée, le tout d'après la Constitution et afin que les intéressés conservent leur droit aux bénéfices mortuaires.A la demande de M.Arthur Millard, secrétaire archiviste de l'union locale 455, qui vient de prendre possession d'un sa Ion de coiffure à 3412 rue Bélair, ville Saint Michel, le cadre de l'union lui a été accordé.Un vote de condoléances fut pris à l’égard du confrère Albert Pigeon, lequel vient d'etre cruellement éprouvé par la perte de son vénéré père.Bien attendu, Le Monde Ouvrier se joint à ses amis barbiers et assure notre confrère Pigeon, de même que sa famille, de la plus vive sympathie de tout son personnel.-:o :- CHEZ LES CHARPENTIERS L'union locale 134.de la Fraternité Unie des charpentiers menuisiers, avait une lort belle réunion lundi dernier au Monument National.La séance était présidée par le confrère Ferdinand Doucet.président.L'union eut, ce soir là, l’honneur inattendu de la visite des confrères Pierre Lefèvre, organisateur générai de la Fédération Américaine du Travail; et Arthur Martel, or ganisateur général de la Fraternité.Ces •distingués confrères, au cours de leurs observations, s’appliquèrent à faire resentir le besoin, plus pressant que Jamais.de l'union ouvrière.Chacun d’eux rappela ce qu'étaient les conditions de travail et les salaires durant la guerre 1914 1918, alors que les charpentiers et menusiers étaient solidement syndiqués.Us firent aussi allusion à la nécessité, pour chaque unioniste, de n'acheter, si passible, que des produits portant la mar que syndicale ou étiquette de l’union.Les délégués au Conseil des Métiers de la Construction rappelèrent que M.Ed.Larose, secrétaire de ce local, avait été unanimement désigné comme trésorier et aussi pour représenter le Conseil au Co mité Paritaire du Bâtiment, en reinpla cernent de M.Pierre Lefèvre, récemment promu organisateur de la F.A.T.M.M.Ed.Larose a également été choisi pour représenter ses camarades charpentiers menuisiers au Congrès des Métiers et du Travail du Canada qui aura lieu le 25 courant, à London.Ont.LE DEBUT D'UNE CAMPAGNE D'ORGANISATION L'union locale S82, des employés d'Hô tels et de restaurants, a inauguré, ce 16 courant, sa campagne d’organisation projetée depuis plusieurs semaines.Di sons d'abord que l’effectif de l’union, qui compte plusieurs centaines de membres, était au grand complet.Nous avons appris des officiers de cette organisme syndical qu’ils se proposent de diriger cette campagne avec le concours de ' L’Alliance Internationale des Employé d'Hôtels et de Restaurants d’Amérique", afin de recueillir quelques milliers de dollars, lesquels seront exclusivement affectés à la réalisation d'un plan bien mûri ayant pour but de syndiquer tous les employés d’hôtels et de restaurants, comme les cuisiniers, les préposés aux tables et les autres.Comme nous l’avons déjà annoncé, un bal a été organisé avec le concours de l’orchestre syndiqué de Percy Sky et s’est déroulé dans les meilleures conditions possibles aux quartiers généraux de l’union, 1252 rue Stanley, sous la présidence du confrère Nick Konstantynidis.-:o ;- UN ANNIVERSAIRE La Loge “Loyal Star”, No 27, des dames auxilliaires de la Fraternité des Wagon-niers d'Amérique, se prépare à célébrer dignement, le 27 octobre prochain, le 5e anniversaire de sa fondation.Un comité spécial d’organisation, sous la charmante et habile direction de Mme Gaston Vincent, présidente, et de Mme Georges Gauthier, secrétaire, a été désigné pour préparer cette fête qui promet d'être quelque chose de pas ordinaire.En effet, étant donné la qualité du comité organisateur et le fait, primordial celui-là.que ces dames sont on ne peut plus dévouées a la bonne cause ouvrière, il y a lieu d'espérer que cette manifestation commémorative fasse époque dans les annales des employés de chemins de fer.Nous y reviendrons d’ailleurs en temps et lieu, avec détails à l’appui.-:o :- LES UNIONS OUVRIERES COOPERENT AVEC LE FEDERAL Nous sommes informés que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, ainsi que d’autres corps ouvriers du pays, auraient signifié à l'hon.Rogers, ministre fédéral du Travail, qu’ils s'appliqueront à empêcher les différends entre pa trons et ouvriers pendant la guerre.D'après les déclarations déjà publiées, ces corps ont clairement montré leur désir de coopérer avec le gouvernement et tous les efforts seront faits pour que règne la paix industrielle tant que le Canada sera en état de guerre avec l’Allemagne.M.R J.Talion, secrétaire trésorier du Congrès des Métiers, se serait prononcé comme suit:: "L’effort militaire du Canada demande l’appui loyal de tous les citoyens patriotes.Il est donc dès maintenant impérieux d'établir des relations industrielles qui puissent assurer le cours ininterrompu des nerfs de la guerre et des besoins domestiques.” Par conséquent, les ouvriers seraient prêts à faire leur part de cette oeuvre d’urgence nationale.On assure, par ailleurs, que l’hon.M.Rogers aurait eu des entretiens avec les représentants des groupes ouvriers pour discuter avec eux de cette situation exceptionnelle qui confronte le Dominion.-: o :- LE CAS DES EMPLOYES DE AIRD AND SON Mercredi dernier, les employés de la firme Aird & Son, fabricants de chaussu res de cette ville, étaient convoqués à une assemblée spéciale pour résoudre un problème dont la solution attend depuis plusieurs semaines.Il s'agissait de prendre connaissance du rapport des agents d'affaires McKer-cher et Thibault relativement à une entente conclue avec M.Hodgess, gérant général de la compagnie manufacturière en question, quant aux prix payés et à payer pour quatre opérations majeures.M.McKercher informa le personnel de cette maison que l'affaire avait été réglée de façon satisfaisante, c’est à dire que la ré duction de 20% prélevée sur le salaire du personnel depuis quelque temps sera remboursée à tous les intéressés, lesquels ont acceuilli cette décision avec surprise et joie.Il va sans dire que ce rajustement de salaire n’a pas été effectué sans qu’on ait démontré à la compagnie le non-sens de cette retenue de salaire par les temps qui courent, au moment précis où le coût de la vie augmente dans d’assez fortes proportions, par suite de la guerre.M.McKercher se réjouit en particulier que les prix antérieurement payés pour ces quatre opérations majeures aient été rétablis par des moyens pacifiques.Aussi espère-t-il que les ouvriers cordonniers changeront d’attitude envers l’union et tiendront compte de ce que l’union internationale est en mesure de faire pour eux."Il est donc de la plus haute importan ce," dit-il, “que les ouvriers restent étroi tement, solidement unis, afin de faire face aux événements actuels avec confiance et détermination, avec une conviction inébranlable que cette union des coeurs est aussi indispensable que celle des bras.” Les impôts de guerre, c'est-à-dire taxes nouvelles que nécessite la pémi situation où nous voici plongés par .n de la guerre européenne, vont ccrtaii ment contribuer à une forte hausse coût de la vie.Et ceux qui en souffiv:.le plus sont naturellement les ouvrit travaillant à bas salaire.Cette réflexion, à la fois juste et portune, a soulevé une discussion f animée au cours d’une réunion des m bres de l’union locale 249, des cordonné le 15 courant, sous la présidence du frère Henri Belland.A cet égard, il a résolu que les ouvriers de la chaur expriment leur mécontentement cnn' l’imposition de nouveaux impôts de mm que contre la rapacité des profiteur guerre.M.McKercher, agent d'affaires, qu’il lui semblait qu’un certain n était prochain dans l’industrie dt chaussure de cette province.On pour: attribuer ceci aux répercussions d guerre, laquelle va sans doute contra à une fabrication supplémentain chaussures.M.McKercher semble f d'avis que des contrats spéciaux aurai, été déjà octroyés à un manufacturier la région de Plessisville.L’agent d’afi res souligna aussi le fait que les ouvra d’une fabrique de cette ville se plaigne:, avec raison, que les prix payés pour taines opérations sont trop bas of dans ces conditions, les ouvriers n vent pas à gagner le salaire minim prescrit au contrat collectif de trav.En conclusion, M.McKercher rappela incident regrettable affectant les ou-.:, res employées dans les fabriques au sonnet syndiqué.Ces ouvrières sont < gées d’adhérer à l'union en vertu des positions d'une entente avec les manui turiers.Cette affaire fut heureusem réglée à la satisfaction des intéressée De vives et sympathiques condoléan furent votées au confrère Delphis Doua son qui vient d’être cruellement épro ¦ par la perte de sa digne épouse.Le Monde Ouvrier se joint voloi, aux cordonniers et offre, en la cire: tance, toute sa sympathie à ce vétéi unioniste.-: o :- LES UNIONISTES TRIFLUVIENS SURVEILLENT LES PROFITEUR.DE GUERRF On nous informe que le Conseil Métiers et du Travail des Trois Rivièp au cours d’une récente réunion, a ride désigner un comité dont les attritions consisteront à exercer une étro.• surveillance des profiteurs de guerre, spéculateurs sur les produits alimenta,: et autres dans le district de la vallée -Saint-Maurice.Ce comité se réunira une fois par malnc et suivra attentivement la fluet u tlon des prix du marché.Tous les me: bres sont aussi Invités à exercer leur velllance personnelle et à faire part • résultats de leurs démarches à leur uni locale où à l’un des membres dudit coi.té.Après qu’une enquête sérieuse a .• été Instituée et que les plaintes roçi.auront été reconnues bien fondée, comité de surveillance en question en sira le gouvernement fédéral avec pri< de sévir contre qui de droit.Les délégués trifluviens ont, de pi.manifesté le désir que des mesures propriées soient prises pour que les p tes ainsi formulées soient également p téos à l'attention du Bureau de Contr des aliments afin que les doléances ci consommateurs lésés ne restent pas le!' morte.Si le Conseil en est venu à reille conclusion, c’est que ses déle -ont prétendu que dans certains maga on avait refusé de vendre certaines ci rées de consommation courante sous ; texte qu’il n'y en avait plus dans les -trepôts.Le Conseil a reçu avec gratitude rapport détaillé du comité de la Fête Travail, rapport présenté par son soi taire, le confrère Emile Lajoie.Le ps< dent J.B.Arsenault profita de la circon tance pour remercier tous ceux qui.près ou de loin, avaient contribué au cès de cette manifestation qui fera | I E.— •MONTREAL DISTRICT OF CARPENTERS AND JOINERS OF AMERICA_____________President, Esdras Secours; vice-président, F, Doucet: trésorier, E.I.antliier; secrétaire, Edouard Larose; gardien.Zenon Primcuu; agents d'af-fai res, Ed.Toussaint et E.Bernier.Assemblée chaque mercredi, A Hhr, du soir au .Monument National, clmmhro 10.U.L.131, s'assemble tous les lundis soirs au Monument National, chambre il.c.-J.Raymond, secrétaire.U.L.178, s’assemble tous les 1er et 3e Jeudis de chaque mois, au Monument National, chambre 10.Jus, Rclny, secrétaire, 8813, rue Ileuri-Jalien.U.!.1127.s'assemble tous les 2e et le lundis, au Monument National, eh.10, Endure Prlmeuu, secrétaire, llil-lo Ave., Verdun.U.L.1211.s'assemble tous les 2e et le jeudis, A 001, Sle-Calhcriue ouest, II.il Salter, secrétaire, 2282, Oxford Ave., N.H.G.F.L.1300, s’assemble tous les 1er et 3e lundis, A -1030, Notre-Dame ouest, ii.Martin, secrétaire, 3815, rue Claude, Verdun.1 .J.1375, s'assemble tous les 1ers lundis, A 150- le Avenue, l.aehiue Harris Daoust, secrétaire, 150, Ire avenue, l.uehine.U.I.1558, s’assemble tous les lets vendredis, A 1051.rue l.étouri.Charles Thibault, secrétaire, 2135, rue Orléans.Membres Associés, ce Local s'assemble le 2e mardi, au Munit.ut National, chambre fl.UNION DES EMPLOIES DE TRAMWAY» DE MONTREAL, Local 700, Association des Employés de Tramways électriques et de chauffeurs (l'Autobus d'Amérique.— Montreal Tramways Employees' Union, Local 700, Amalgamated Association of Street, Electric Railway and Motor Coach Employees of America.-—Quartiers géné-miux.— Headquarters, 1153 St-Denis,, tél.: LA.2508.Officiers—Officers: Gérard Gagnon, vice-président international et président local; J.Georges Gagnon, vice-président; O.-A.Neveu, secrétaire-financier; Raoul Trépa-nier, agent d'affaires; Alberto Brodeur, trésorier; Henri Cholet, secrétaire correspondant,; \V.Latour, sentinelle.Le local se réunit le 2e mercredi de chaque mois, A la snllc de l'Union du Commerce.1070 Bcrrl, et l'exécutif le lundi précédant l'assemblée régulière, A 1153, rue St-Denis, FRATERNITE DES PEINTRES DECORA-TEl RS KT TAPISSIERS D'AMERIQUE.— Local 319.—S’assemble le'2o et le lundi du mois au 1331A rue Ste-Cntherlne est.l'résl-dent, A.Renaud, 500 Congrégation, Kltxroy 0005; vice-président, C.-A.Mondor, 1227 rue Mentana; secrétaire-correspondant, E.Gilbert, 8020 Henri-Julien ; trésorier, L.-P.Bols-selle, 1502 rue Marquette; secrétaire-financier, Raoul (ïervais, 2585 hlvd Goulu ; conducteur, A.Goutlrenu, 9078B Notre-Dames Est; Auditeurs: Arthur Bolsmenu, 4021 Colonial; Ernest Déséve, ««33 St-Dominique; Gaston Renaud, 5023 Chambord; gardien, Jos.Girard, SllO rue Saint-André.UNION DEH TRAVAILLEURS DE LA CHAUSSURE, Local 219.— Root «V Silo* Workers’ Union.— S'assemble tous las vendredis soirs A 1331A Ste-Cntherlne Est Président, Henri Rolland, «772 hlvil.Saint Laurent ; 1er vice-président R.Talbot, 181U, Marie-Anne E, ; 2e vice-président, Delphls Jo-doin, 1700 rue Panet; secrétaire-archiviste et correspondant, N.Ocrvnls, 2112 Wolfe; secrétaire financier, trésorier et agent d'affaires, Chs McKercher, 1331A Ste-Cntherlne E., CH.«511, privé CL, «123: assistant agent d'affaires, Lionel Thlhnult.4070 Pnplnenn, AM.7002; sentinelle, Pacifique Goulet.1UU2 Montcalm.L'exécutif s'assemble le 1er et 3e mercredi du mois, A 1331A rue Ste-Cathcrlne Est.Président, Ovide Drolet, 4101 Bordeaux; vice-président, Delphls Jodoln, 1700 Panet; secrétaire, N.Poirier.2137 rue Champlain.A NOS ABONNES A ceux de nos amis .ouvriers et autres, dont le ternie d’abônnement est expiré, nous rappelons qu’ils doivent nous adresser au plus tôt' le prix d’un réabonnement afin que nous puissions continuer à leur envoyer régulièrement notre journal.Le Gérant de la circulation: Ben.DROLET./ / PAGE 4 SAMEDI, 23 SEPTEMBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 23, 1939 A BATONS ROMPUS (.Suite de lu première page) également limités, ce qui est parfaitement plausible dans les circonstances particulières où Ton se trouve, les autorités compétentes, qui jouissent de tous les pouvoirs possibles en ce moment, ont aussi le devoir, nous semble-t-il, d'empêcher que ces salaires soient avilis, ne fut-ce que pour maintenir une indispensable harmonie entre le Travail et le Capital et aussi pour mettre un frein salutaire à l'appétit souvent démesuré de nos affairistes.Il faut maintenir 1’unité syndicale à tout prix.En dépit du fait que les ouvriers syndiqués se rendent tous compte que l'union fait la force — d'où leur est venue vraisemblablement l'idée de s'unir — ils persistent à laisser naître et grandir parmi eux des germes de discorde et de désagrégation.Non seulement y a-t-il des frictions superflues au sein de certaines unions ouvrières, mais encore, ce qui est baucoup plus grave et dangereux, on dirait qu'il se développe un conflit idéologique entre divers groupes d'unions ouvrières au Canada.C'est là, sans aucun doute, une déplorable situation qui n'a sûrement pas sa raison d'ètre au sein de l'élément travailliste où, si des divergences d'opinions d'ordre secondaire sont normales et en quelque sorte plausibles, ii n'en est pas de même quand il s'agit de principes essentiels dont l'oubli met en péril l'existence même des syndicats ouvriers.Car en ce moment plus que jamais les ouvriers syndiqués doivent demeurer étroitement unis, présenter une masse compacte et solide à une offensive patronale qui, elle, ne désarme pas.Ils ne devraient songer sérieusement qu'à ce qui les solidarise et faire litière de tout ce qui est de nature à les diviser, donc a les affaiblir.Il est imprudent, pensons-nous, pour ne pas dire plus, de se dissimuler davantage le danger, pour les ouvriers syndiqués, de luttes intestines entre eux, à une époque où, précisément, leur sécurité économique est en passe d'ètre complètement escamotée par les puissances d'argent qui, elles, veillent avec un soin jaloux à maintenir intacte leur prépondérance sociale, politique et économique.Il faut maintenir l'unité syndicale à tout prix.Aveugles qui ne le voient pas, inconscients qui le nient.La paix industrielle est de rigueur.Il se pourrait que, étant donnés les événements extraordinaires que nous traversons, nous assistions à une sorte de reprise industrielle née du besoin de faire face à des besoins qu'on n'aurait pu soupçonner il y a un mois.Dans ces conditions ,il est fort possible que le chômage soit, sous peu, réduit à sa plus simple expression.Il y a d'abord l'enrôlement des volontaires qui est de nature à en absorber un certain nombre, puis les industries de guerre proprement dites, de même que les industries connexes, elles aussi susceptibles de rappeler au travail, fut-ce à titre provisoire seulement, quelques milliers de bras demeurés inoccupés depuis plusieurs années et qui n'attendaient qu'une occasion favorable pour se dégourdir et faire oeuvre utile.De sorte que si le travail reprend dans d’assez fortes proportions, on peut supposer que nous ayons bientôt la paix industrielle, c'est-à-dire une ère he réactivité générale durant laquelle toutes les bonnes volontés trouveront à s'employer contre une rémunération qu'on n'osera pas, en hauts lieux, avilir.La classe ouvrière sera à la hauteur de sa tâche.Si, comme il devrait être permis de le supposer, le prochain Congrès des Métiers et du Travail du Canada ne subit pas le sort imprévu du Congres des Trades Unions britannique, on peut s'attendre à ce que nos ouvriers syndiqués canadiens, par la voix de leurs délégués à ce Congrès, manifestent une parfaite unité de pensée et d'efforts pour la bonne marche industrielle du pays, pour que tous les travaux se rattachant à la défense du pays soient exécutés avec le maximum de compréhension et de bonne volonté.A tous les moments difficiles de l'histoire contemporaine, les travailleurs syndiqués de tous les pays ont généralement montré, outre le courage de leurs convictions, un souci profond et inébranlable du devoir national au sens le plus humain et le plus large du terme.Et maintenant que notre pays, s'unissant à d'autres, se dresse contre la plus virulente des tyrannies et participe à une croisade de christianisation sociale, il demeure hors de tout doute que ^la classe ouvrière canadienne, s'inspirant des nécessités inéluctables de l'heure, sera pleinement à la hauteur de sa tâche et apportera son concours entier à la réorganisation industrielle que les événements actuels nous imposent.Plus on explique et moins Ton comprend.Depuis que messieurs Staline et Hitler se sont fait des papouilles diplomatiques et ont conclu des fiançailles aussi sensationnelles que militaires, l'Europe est naturellement d'une humeur massacrante, c'est le cas ou jamais de le dire.Ce mélange apparemment détonnant de rouge et de brun ne nous dit rien qui vaille et nous ne lui décernons pas un brevet de longue vie.De nos jours, en effet, les alliances entre Etats ont un potentiel de durée au moins égal à celui des mariages d'Hollywood, ce qui n'est pas peu dire ! L’avachissement des dirigés encourageant l’insigne mauvaise foi des dirigeants, il est devenu possible à un fou furieux de mettre le feu à l'Europe et de prendre, avec le sourire, la responsabilité de l'assassinat de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants au nom du dieu des armées et de l'apaisement européen ! La Pologne n'existant plus, ou presque plus, depuis que ses ex-gouvernants ont levé le pied en emportant la caisse, on se demande quelle va être notre prochaine surprise, en supposant que nous puissions encore être étonnés de quelque chose.Dans l’intervalle, l'incendiaire du Reichstag offre la paix au monde sur un plateau d'or et les Alliés, conscients de la justesse de leur cause, lui jufent une guerre à mort.C'est pathétique et somptuaire.Cependant, comme nous ne connaissons pas le dessous des cartes qui se jouent de l'autre côté de la mare aux harengs, nous croyons plus prudent d'attendre que les événements se soient concrétisés pour les prophétiser ! C est moins risque, de tout repos, ça n engage a rien et ça ne coûte pas plus cher que de pronostiquer de notoires et toujours regrettées imbécillités.Chez l'ennemi Préparatifs pour le "théâtre de guerre" intérieur.Le troisième Reich prend ses précautions afin de se protégger contre les “citoyens du peuple” qu'on soupçonne d’être hostiles au régime.Ces mesures visent à la fois les adversaires invétérés du régi-ge et les "rechigneurs” qui se rencontrent dans les rangs nazis.Un de nos correspondants berlinois nous écrit à ce sujet: “Les administrations des camps de con centration ont reçu des instructions poOT qu’c-lles prennent des mesures en vue de pouvoir héberger quelque 60,000 nouveaux hôtes.” Nous apprenons, de source également bien Informée, au même sujet: “Afin de pouvoir procéder systématiquement à des arrestations massives, de vastes préparatifs sont en cours depuis quelques semaines.Un service spécial a été créé auprès de la Gestapo.On a réquisitionné dans ce but un certain nombre de personnes, surtout parmi celles possédant une for mation juridique.Elles ont dû suivre des cours spéciaux, pour être envoyées dans des lieux où elles ne sont que peu ou pas connues.“Ces agents ont pour attribution d’enregistrer tous les éléments incertains.Ils doivent réunir les données suivantes: 1.Où l’intéressé habita t il de 1932 à maintenant?2.Est-il maintenant en rapport avec les personnes auxquelles il était autrefois lié par des idées politiques communes?3.Où a-t-il été occupé entre temps?4.S’il ne travaille pas dans une en treprise, que fait il et quelles sont ses ressources?5.Que pensent de lqi son “surveillant de bloc”, son chef de groupe local et' son chef de cellule du DAF?G.De même pour ses voisins et ses camarades de travail, dans la mesure où ils sont de bons membres du parti?Pour les recherches, on utilise les documents en possession du parti nazi et du Front du Travail, saisis en 1933.On recherche également l’existence de dos siers chez la police ou la justice.Puis ont lieu, si nécessaire, des interrogatoires de l'intéressé le cas échéant devant le tribunal.Du jugement des enquêteurs dépend, en cas de guerre, le sort de celui dont le passé a été ainsi passé au crible.Les cartes individuelles ainsi établies sont réparties en trois catégories: (a) Main d’oeuvre placée sous une surveillance: placement dans les grandes entreprises en coupant les relations avec le monde extérieur: seraient placés dans cette catégorie les anciens fonctionnaires des syndicats et des partis qui n'ont pas encore prouvé avec certitude leur chan gement d'idées.On y caserait aussi les individus douteux.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.