Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1939, samedi 7 octobre 1939
25e Année — No 40 SAMEDI, 7 OCTOBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 7, 1939 25th Year — No.40 ta’ülmiOc DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality firm 0ftje Ciltmf TRY BLACK HOBSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER > Téléphone: LAncaster 5361 Une élection inopportune Labor and the War Celle du 25 courant apparait certainement comme une manoeuvre d’un défaitiste qui n’a même pas le courage de soumettre sa conduite du Québec au jugement de ses administrés.Ce n'est pas, pensons-nous, parce que des élections provinciales ont été inopinément résolues qu'on doive prendre son parti sans oser dire ce que nous pensons de cette décision-éclair à la Hitler.Cela nous remet en mémoire que nous, du mouvement ouvrier syndiqué, avons toujours préconisé des élections à date fixe afin que le peuple, dûment au courant et préparé en conséquence, ait toute la latitude voulue pour mger le mérite ou le démérite de ses législateurs provinciaux.Mais la date de nos élections provinciales étant laissée par trop à : discrétion de nos gouvernants du jour, à la fantaisie débridée d'arrivistes ! olitiques peu soucieux du véritable intérêt public, il arrive que, présentement, par exemple, nous sommes appelés à nous prononcer, par notre vote du 25, non pas sur les faits et gestes du gouvernement Duplessis en matière de législation provinciale, non pas sur ses faits et méfaits commis depuis un peu plus de trois années, non pas sur la régénération ou la dégénérescence de notre province depuis août 1936, mais bien, en définitive, sur la sauvegarde de l'autonomie du Québec en temps de guerre, à une époque où, précisément, toute notre énergie devrait être orientée vers le concours à apporter à l'oeuvre d'assainissement des démocraties contre ia criminalité agressiste des Etats dictatoriaux.Aussi croit-on, en de nombreux milieux, qu'une élection provinciale en ce moment, basée à peu près exclusivement sur le désir saugrenu d’embarrasser le gouvernement fédéral dans un esprit de vicieuse parti-sannerie politique, constitue un acte de lâcheté politique sans exemple dans les annales de notre confédération.Outre le fait que ce scrutin du 25 sera un peu comme une chose mise au jour avant terme, les raisons spécieuses qui nous l'ont imposé ne tiennent que peu ou pas compte du mérite propre, si toutefois mérite il y a, de l'administration Duplessis depuis que le peuple du Québec substituait à l'ancien régime une coalition d'appétits qui ne sont pas encore rassasiés en dépit de leurs multiples exploits pantagruéliques autour de l'assiette-au-beurre ministérielle québécoise.Nous aurions compris, à la rigueur, que M.Duplessis en appelle au neuple pour faire confirmer ou infirmer ses actes administratifs et que, fort de la bienveillante intelligence de son gouvernement, il veuille persévérer dans une attitude qu'il croit sage et raisonnable, quitte à se faire durement démentir par le verdict sans appel de l'opinion publique.Mais tel n'est pas le cas.M.Duplessis, comme si son administration propre était trop peu digne d'être discutée en public, semble nous ordonner de ne pas le juger aujourd'hui à la faveur de ses douteuses prouesses législatives dans le domaine purement provincial, et nous demande, avec des trémolos dans la voix, d'oublier Québec en ce moment et de ne penser qu'à Ottawa où, selon lui, existe un gouvernement qu'il hait et contre qui 1 entend lancer ses foudres afin, sans aucun doute, de nous faire oublier que si son propre gouvernement est avancé, il 1 est surtout à la façon du homage qui commence à sentir mauvais.Nous croyons donc, à tort ou à raison, qu'une élection législative en ce moment est manifestement inopportune.Nous croyons aussi qu'elle eut dû se faire sur le dos de Québec et non pas sur celui d’Ottawa.Nous sommes également d'avis que semblable election constitue un acte de défaitisme, une forme de la lâcheté politique et une indication que l'hitlérisme duplessiste n'est pas né viable, sans quoi on ne nous demanderait pas de cracher sur Ottawa pour sauver la face de nos dictateurs du Québec.L'Ordonnance No 4 et les heures de travail Ces heures sont suspendues pour trois mois.Un avis est donné dans le dernier numéro de la Gazette Officielle de Québec par lequel, étant donné l'état de guerre qui existe entre le Canada et l'Angleterre, les dispositions de l'Ordonnance No 4, limitant le nombre d'heures de travail dans les établissements industriels, sont suspendues.Le but est de ne pas retarder l'exécution des travaux dans les établissements industriels.L'état de guerre, remarque-t-on, a déjà apporte des modifications dans les conditions existantes.La suspension des heures de travail est valable pour trois mois et aussi longtemps après que le décidera le lieutenant-gouverneur en conseil.Cependant, la suspension ne dégagé : as les employeurs de rétribuer le temps supplémentaire prévu a 1 Ordonnance No 4.R y est même prévu à quelque protection pour le patron généreux en ce qu'il est stipulé que "le temps supplémentaire pourra n etre nas payé selon un tarif accru aux employes dont les patrons ont augmente ou augmenteront le taux des salaires dans une proportion jugee suffisante par l'Office." — Cette suspension n'a d'ailleurs que l'importance qu'on voudra bien lui donner, étant donné que l'Office des Salaires Raisonnables est plutôt prodigue en exemptions de toutes sortes, lesquelles finissent par défigurer ses ordonnances et en faire des caricatures de politique ouvrière.Toutes ces ordonnances seraient-elles d’ailleurs supprimées qu on ne s en porterait ni mieux ni plus mal.Canada A Democracy.— Organized Workers Know What Is At Stake in the Present Conflict.By BERNARD ROSE.The Dominion Government has every reason to feel gratified with tho attitude oi Organized Labor in connection with Canadas war efforts.The organized workers and their leaders know what is at stake in the present conflict.They will not stoop to petty politics.They are Canadians, loyal subjects of His Majesty, even before they are trade unionists.The trade union has taught them the inestimable advantages of democracy when compared with the repressive and oppressive regimes that function in Germany, Russia and Italy.The organized workers in Great Britain and France are solidly and unitedly behind their governments.They know that their respective political leaders did not want war in fact, did everything that was humanly possible to prevent it, but alas ! to no purpose, since Germany is held in slavery by a Hitler.For democracies, ever ready to settle differences by conference and negotiation, war is the last resort.Hitler deliberately provoked war ! He did his utmost by chicanery to achieve his end but found there was a limit to the patience of the nations, that seeking only peace, realized that it was impossible so long as the largest country in Europe was dominated by an individual who was deter-mihed to impose his will not only upon the smaller and weaker nations but those which, like Britain and France, represent the higher ideals of progress and humanity.The unanimity of the British and French workers should demonstrate in the most striking way to the workers in Quebec and certain demagogues and selfish politicians, that in the opinion of the organized workers in the European democracies, liberty is dearer than life.In the totalitarian countries, be they Fascist, Nazi or Communist, the worker is not a free agent.He is subjected to an iron discipline, economically and politically.Far from expressing his indignation in a forcible way he dare not even criticize.Should he voice openly views contrary to those held by the administration, he is dealt with in a summary manner.No powerful trade union can intervene on his behalf.He is helpless and must suffer the grossest indignity in silence.The totalitarian countries are huge prisons.The inmates are rationed and treated as its suits the purpose of the wardens and guards.To strike or protest is regarded as treason.It is because the free workers in the democracies appreciate conditions in the totalitocracies that they prefer risking their lives in a titanic conflict rather than become the veritable slaves of the Hitlers, Stalins, and the Mussolinis.The Communists may argue in extenuation of their purges and programmes, that they represent the proletariat.What a farce ! It was Stalin, and not the Russian people through their freely chosen representatives that gave the order to march.There is no more liberty for the worker in Russia than there is in Germany or Italy.Russia may not discriminate in the same degree against racial or religious minorities, but, from a democratic standpoint, there is little to choose between it and its partners in totalitocracy.Hitler and Goebbels carried on an inhuman campaign against a fraction of the population who were made the scapegoats.Lenin and his successor were equally vindictive against the ruling Romanoffs, the nobility and the luckless bourgeoisie.The democracies are fighting for their very existence.Britain and France are drawn together by a a common peril.They feel that unless they resist, all the sacrifices made by their brave ancestors to obtain the liberties and rights they presently enjoy will be irretrievably lost.With President Roosevelt they "hate war" ! But there is no alternative.It ill becomes one who prides himself on being a loyal Canadian to frustrate the efforts of the principal government.We all admit that war is a terrible calamity.The heroic Poles have shown that they were ready to give their lives rather than submit to an arrogant Fuehrer.The British and French governments resorted to every expedient to avoid war, but the sacrifices made, and the concessions offered were of no avail.Hitler was determined to decide the issue by the sword.I must again emphasize that the German workers were not consulted through their freely chosen representatives.Herr Hitler, according to the British Blue Book, wanted a war before he was fifty-five or sixty years of age.His action, and that of his Communist comrade in arms Joseph Stalin, proves that in both countries the masses are looked upon as cannon fodder to advance the cause of Nazism and the Dictatorship of the Proletariat.Free born Canadians of French or English descent would not for a moment tolerate a situation of this kind.They would remember the sacrifices and courage of their Mackenzies and Papineaus, and indignantly repudiate any attempt to coerce them against their wishes and inclinations.The war that is taking place is a war of the workers' controlled democracies, against the enslaved toilers' totalitarian states.Individually, the British and French workers have nothing against the individual German toiler.Unfortunately the latter is again the helpless victim of a Hitler, as he was in 1914 of a Hohenzollern.The plight of the German masses shows that once the workers give up their liberties for a promised mess of Communist, Nazi or Fascist pottage, they are lost.Millions of workers on both sides will be killed, because of the delusions and hallucinations of an unbalanced Fuehrer.The quicker the German workers dethrone Hitler and his gang, the sooner will the war be over.The democracies can accomplish more for human well being in peace than they can in war.Their problems can be solved without a resort to force within, or wars without.(Continued on Paye Six) PAGE 2 SAMEDI, 7 OCTOBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 7, 1939 La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet ; CHEZ LES EMPLOYES DE LA FOURRURE L’union iocnle 07, des ouvrières de la fourrure, avait une réunion spéciale mercredi dernier, sous la présidence de Mlle Emérande Brien, laquelle était assistée de Mlle Jeanne Charbonneau et de Mlle Jeanne -d’Arc Coté, respectivement vice-présidente et Secrétaire.Il s'agissait de définir, une fols pour toutes, une question vieille de six mois et se rapportant à la dernière election des officiers, Meet ion qui n’aurait pas plus à tout le monde, parait il.Certaines ont prétendu avoir été ignorées parce qu’elles n’avaient pas reçu d’avis officiel pour assister à une assemblée de reprise d’élection de membres élus au Conseil conjoint et reconnus en partie non-éligibles par application des termes mêmes de la constitution.Mlle Brien expliqua de façon claire et précise dans quelles circonstances s’était produit ce malentendu.A la suite de ces plausibles explications, il a été résolu, sur proposition de Mme N.Naud, appuyée par Mlle Alice Lord, que les membres de l’union locale 67.réunies en assemblée spéciale, reconnaissant que la procédure suivie lors de la dernière élection d’officiers est légale et non entachée d’erreurs.M.Albert Roy, vice président général de l’union internationale des ouvriers de la fourrure, prononça des paroles encourageantes aux dames et demoiselles de l’union locale 67, les priant de persévérer à améliorer sans cesse, leur organisation par tous les moyens plausibles et possibles.-: o :- CHEZ LES DEBARDEURS Nous recevons de nos bons amis les débardeurs l’importante communication suivante que nous nous empressons d’in-serer: AVIS AUX DEBARDEURS L’Association Internationale des Débar deurs, Local 375, a tenu son assemblée régulière dimanche dernier, le 1er octobre Le président, M.Karl Trolsaas, oc cupait le fauteuil.L’assemblée a unant moment adopté la résolution suivante: ‘Tout membre du local 375, de l’Association Internationale des Débardeurs, qui s’enrôlera dans l’armée canadienne, britannique ou alliée, n’aura pas de contribution à payer pendant la durée de son engagement.Il sera considéré en règle avec le local à la fin de son service, pourvu qu’il produise son certifient de déchnrge dans les trois mois qui suivront sa déchargé de tel ou tel service militaire." Le Local désirant garder une liste de ses membres qui feront du service militaire, Il serait grandement apprécié si les membres ainsi affectés faisaient parve nlr leur nom au secrétaire-trésorier.J.-M.SHANNON, Secrétaire trésorier.CHEZ LES FONDEURS TRIFLUVIENS Les fondeurs trifluviens n’ont pas encore décidé de s’unir à l’union interna tionnle des mouleurs d’Amérique.Ils dé cideront de la chose, selon toutes probabilités, à une assemblée régulière de l’union locale 134, laquelle aura lieu mer credi, le 11 courant, en la salle du Conseil des Métiers et du Travail des Trois Rivières.Dimanche, 1er courant, eut lieu une réunion spéciale des intéressés au cours de laquelle d’abondantes explications furent fournies par le confrère R.Y.Mé-nary, représentant canadien des mou leurs d’Amérique.Il énuméra sans ex aggération aucune les avantages que tireraient les employés des fonderies de la Canada Iron de leur association avec les mouleurs déjà syndiqués.Le but de cette association est de con server haut le moral de ses membres, do soutenir le métier, de voir au rajustement des salaires en temps et lieu, d’accorder des secours maladie ainsi que des secours TOM MOORE FELICITE PAR LES CHARPENTIERS L’Union locale 134, de la Fraternité-Unie des Charpentiers Menuisiers d’Amé tique, avait, le 2 courant, une réunion fort instructive pour le grand nombre de membres qui y assistaient.Cette réunion, qui eut lieu au Monument National, était présidée par le confrère F.Doucet.M.Arthur Martel, organisateur de la Fraternité, était présent.Il est, en effet, dans ses attributions de visiter les unions locales do sa fédération et, au besoin, ae renseigner ses adhérents sur ce qui se passe dans le mouvement syndical en général.Invité par le président à prender la parole, le confrère Martel s'appliqua à démontrer la nécessité absolue de coopé rer, dans les circonstances difficiles qui nous sont actuellement Imposées, avec le gouvernement du pays relativement aux contrats importants qui seront éventuel lement octroyés pour les travaux de cons truction en projet et en voie d'exécution en diverses parties du Dominion cana dien.Au cours de ses observations, M.Martel releve le fait que le Travail Or ganisé avait décidé qu'aucun différend fie serait toléré durant le présent conflit.Il insiste cependant sur le fait que les salaires devront être augmentés en proportion de la récente augmentation du coût de la vie résultant de l'état de guer re.Il cita, à l'appui de cette assertion, les denrées strictement nécessaires à notre existence, denrées dont le prix était devenu par trop exagéré depuis le début des hostilités et qui pourrait en core augmenter si la guerre dure encore tant soit peu.Il ne faut pas, dit-il, que nous passions pour des profiteurs nous-mêmes en exigeant plus que ce dont auront besoin les charpentiers et menuisiers pour faire face aux nouvelles et plus difficiles conditions d’existence.Cepen dant, il convient de réclamer ce qui nous est dû.Le secrétaire Edouard Larose remercia ses confrères d'avoir bien voulu le déléguer au Congrès de London, Ont., des Métiers et clu Travail du Canada.Il relata les sujets Importants qui y avaient été discutés et résolus, notamment en ce qui concerne la situation particulière dans laquelle se trouve actuellement le Canada du fait de la guerre.Sur proposition du confrère Edmond Berthiaume, il fut résolu d'adresser de cordiales félicitations au confrère Torn Moore à l'occasion de sa réélection à la présidence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.On sait, à cet égard, que M.Torn Moore est membre de la Fraternité des charpentiers-menuisiers.L'union locale 134 se prépare, incidemment, à célébrer le 54e anniversaire de sa fondation et un comité a été constitué pour mettre au point l’organisation de cette belle manifestation de solidarité ouvrière.mortuaires et, pour tout dire, de s’occuper de tout ce qui tombe sous la juridiction de l’union internationale des mouleurs.L'Union cherche, naturellement, dans ce but, à unir, amalgamer tous les ouvriers qui moulent du fer au Canada.M.Roland Grenier, ancien président de l'union locale 134, remercia M.Ména-ry de ses bons renseignements et, s’adressant aux membres présents, il leur dit: "Maintenant que vous êtes pourvus de toutes les informations voulues, il vous reste à étudier les différents projets of forts par M.Manéry, lequel demeure à votre disposition pour vous donner des renseignements supplémentaires au fur et à mesure que vous en aurez besoin.” La séance était présidée par M.Lucien Fortin, assisté du vice président C.Scott et des autres officiers: J B.Beauchesnc, Lorenzo Sauvageau et A.Lemay.L’invité d’honneur était le confrère J.H.Bridges, président de l’union locale 902, des ingénieurs opérateurs, qui posa quelques questions à M.Mënary touchant son métier.MALAISE DANS LA CONFECTION POUR DAMES En ce moment, on constate un mouvement étrange contre certaines unions ouvrières qui s'efforcent d’obtenir un accord collectif de travail.L'union des ouvrières et des ouvriers de la confection pour dames est une de ces unions actuellement aux prises avec les employeurs, lesquels semblent préférer une ordonnance de l'Ottlce des Sa laires Raisonnables a un accord collectif de travail pour établir des relations cons tantes avec leurs employés, en effet, une situation pour le moins précaire pour les ouvriers de la confection et qui pourrait fort bien devenir désastreuse pour tous les ouvriers de cette importante industrie.Cette grave question a été naturellement discutée à une réunion des ouvriers intéressés qui a eu lieu le 29 septembre dernier, à l'Auditorium.M.Bernard Shane, organisateur de l'union internationale de la confection pour dames, envisagea la situation comme étant tout ce qu’il y a de plus sérieux pour les ouvrières et les ouvriers de cette industrie.Il expliqua comment les choses s'étaient passées, il y a un an, quand l’union négocia un accord collectif de travail avec les fabricants de robes.Ce contrat, signé par la majorité des employeurs, fut soumis à l'approbation du ministre du Travail du Québec.Mais ni les manufacturiers ni l’union ne reçurent la moindre réponse à leur requête.Par conséquent, ce contrat ne fut pas mis en vigueur.Or, la semaine dernière, l’union locale 262 reçut un avertissement de l’Office des Salaires Raisonnables l’informant de son intention de rendre obligatoire une ordonnance s’appliquant a toute l’industrie de la robe dans la province.En même temps, l’Office envoyait des bulletins de vote pour être distribués aux employés en vue du choix de délégués ouvriers devant faire partie d’un comité chargé de discuter les clauses de l’ordon nance en question.La première séance de ce comité était fixée au 30 septembre dernier.Devant pareille alternative, M.Shane suggéra que les ouvriers et les ouvrières, actuellement réunis en assemblée plénière, protestent énergiquement afin que le gouvernement provincial ne puisse modi fier impunément et en quoi que ce soit les accords intervenus entre patrons et ouvriers de la robe, ni de s’immiscer indûment dans les rapports qui unissent employeurs et employés par des ententes utiles, si utiles mêmes qu’elles sont de nature à améliorer considérablement la situation ouvrière de cette industrie, ce qui a été d’ailleurs confirmé par la pratique et a convaincu nombre de nos adversaires de leur utilité.En terminant, M.Shane accusa l’Office des Salaires Raisonnables de vouloir protéger nas adversaires au détriment de l’union internationale.-:o :-— LES CORDONNIERS SONT LA Vendredi dernier, l’union locale 249, de l’internationale des travailleurs de la chaussure, eut la plus courte séance de son existence.En l’absence du président Henri Belland.ce fut le confrère Delphis Jodoin, vice président, qui occupa le fauteuil présidentiel.Divers rapports furent soumis et approuvés.L’attention a été particuliérement attirée sur la situation actuelle du travail assez abondant qui est exécuté dans les fabriques de chaussures.On rap-!>°rta que la fabrication des chaussures pour l’armée canadienne se faisait de façon satisfaisante et que d’importants contrats de chaussures avaient été oc troyés à quelques-uns de nos nombreux fabricants.M.Lionel Thibault, agent d’affaires adjoint, fit part d’un léger différend qui aurait surgi dans une importante fabrique de cette ville.Il s’agissait d’un rajustement des prix qui devaient être payés aux ouvriers affectés à une opera tion essentielle de la première partie de la chaussure.Le confrère Thibault déclara avoir pressenti les directeurs de cette firme à ce sujet et avoir obtenu que des mesures appropriées soient prises sans tarder pour mettre fin à ce litige à la satisfaction de tous les intéressés.DANS L'INDUSTRIE DU CHAPEAU Il semble aujourd’hui évident que les ouvriers syndiques de l’industrie du cha peau soient à peu près dans le meme pétrin non mécanique que leurs camara des de la confection pour dames.Il s’agit en l’occurrence, de l’union 49, des ou vriers chapeliers, lesquels semblent être actuellement aux prises avec des em ployeurs qui semblent pencher, aux aussi, comme leurs collègues de l’Industrie cl la robe, pour une ordonnance de l'Office des Salaires Raisonnables.Selon les renseignements obtenus jll qü’icl, Il paraîtrait qu'un comité de con suîtation formé par l'Office, négocié en ce moment une ordonnance spéciale at fectant les employés qui fabriquent le.chapeaux d’hommes, lesquels employés sont au nombre d'environ 300.Ce comité de consultation, dit on, éprouve de gran des difficultés pour en arriver à une en tente.Les intéressés affirment que tout cela leur donne l’impression que les in dustries déjà assujetties à un accord col lectif pourraient bien se faire jouer un vilain tour lors du renouvellement des accords.On craint, dans les milieux ou vriers surtout, que la politique du gou vernement en la matière pourrait fort bien affecter adversement d'autres accords collectifs dont le terme va bientôt expirer.•-: e - AUGMENTATION DEMANDEE Vers la fin de la semaine dernière, l’Union Amalgamée des travailleurs de la confection pour hommes réunissait en assemblée générale neuf unions locales de cette importante organisation ouvrière sous la présidence de M.Frank White, secrétaire général du Conseil Conjoint assisté des officiers A.Duquette, W.Gê linas, A.Sofio, F.Lipari, P.Tonchin, A Wellicowitch, J.Cutler et S.Sarkin.Le but primordial de cette réunion était d'abord d'étudier sous tous ses aspect:, l’augmentation imprévue et prématurée du coût de la vie que nous sommes raie vables aux impôts directs et Indirects occasionnés par la guerre qui sévit en Eu rope et dont nous subissons, au Canada l’inévitable contrecoup.Considérant que cette hausse des prix des denrées de première nécessité aura pour effet d’entamer considérablement les salaires déjà insuffisants de nos mem bres, il a été décidé, après mûre rétlexion.de demander une augmentation générale des salaires de 20'/,.Cette demande d'augmentation des salaires sera éventuellement soumise à l'Association des Manufacturiers intéressés à l’industrie du vêtement masculin, de même qu’au ministre fédéral du Travail, à Ottawa, ainsi qu’au Comité paritaire de l’industrie de la confection pour hommes, lequel comité est chargé, comme on sait, de l’administration de l’accord collectif de travail actuellement en vigueur dans le Quebec -:o :—- DEUIL ET CONDOLEANCES Le Bureau exécutif de l’union interna tionale des ouvriers de la confection pour dames avait, lundi dernier, 2 courant, une réunion d’urgence au cours de laquelle on vota, debout et à l’unanimité, de frater nelles condoléances au président de l’union locale 112, le confrère R.Robitaille, à l’occasion, douloureuse pour lui, de la perte de sa digne épouse, si prématuré ment enlevée à l'affection des siens et de ses nombreuses connaissances.Le Monde Ouvrier se joint volontiers aux ouvrières et ouvriers de la confection pour dames et offre à cet excellent con frère, si cruellement éprouvé, l’hommage fraternel de ses condoléances les plus attristées.•-: o :- DES COLONS EN ABITIBI Des colons des diocèses de Montreal.Québec et Mont Laurier ont quitté si multanément Québec et Montréal dans des voitures spéciales du Canadien Na tional, à destination d’Abitibi.Ce groupe qui comprenait 22 adultes et 39 enfants sont allés rejoindre les chefs de famille déjà établis sur des terres dans les can tons de Lamorandière, Castagnier, Roche beaucout et Berrry.M.l'abbé Adélard Roy, Missionnaire colonisateur de Mont Laurier et M.Marc Meunier, du service de la colonisation du Canadien National accompagnèrent le groupe jusqu’à destination.LÊS SAMEDI, 7 OCTOBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 7, 1939 PAGE 3 Au Congrès des Métiers et du Travail Le C.I.O et l'Unité Votio comité des résolutions ayant été chargé d’examiner la partie du rapport des officiers (pages 29, 30 et 31), touchant la suspension du Comité d’Organisation Industrielle (C.I.O.), ainsi cjuc les résolutions numérotées 27 à 70 inclusivement, traitant de 1 unité dans le Travail Organisé, désire vous soumettre le rapport suivant: Nous avons attentivement étudié le rapport des officiers tiaitant de ce sujet et estimons que la situation où se trouvait votre Conseil exécutif à la fin de l’an dernier exigeait la suspension des unions affiliées au CIO en vue de conserver, durant 1939, 1 affiliation des organisations adhérant à la Fédération Américaine du Travail.Ces organisations, dans le passé comme aujour-d hui,, représentant la grande majorité des travailleurs syndiqués du Canada, lesquels ont contribué, depuis un grand nombre d années, a constituer ce Congrès et a lui donner le prestige et l'influence dont il jouit.“Nous estimons qu’en suspendant les unions du CIO, le Conseil executif s'est comporté selon ses pouvoir et en stricto conformité avec les résolutions adoptées par la conférence de Niagara Falls, lesquelles disaient: "Que toute action qui serait prise devra être acceptable aux unions internationales et de nature à éviter, par le fait même, tout ce qui pourrait être interprêté comme contraire à leur programme et à leurs règlements.” ‘Ceci est d'ailleurs corroboré par le fait que, presque immédiatement après la clôture de notre dernière conférence, le Comité d Organisation Industrielle a tenu une conférence à Pittsburg, Penn., qui a ôté désignée comme la première convention du Congrès des unions industrielles.D’après cette décision, il est donc définitivement établi que ce corps est devenu une organisation rivale de la Fédération Américaine du Travail et de ce fait a changé du tout au tout scs relations avec notre Congrès par rapport a ce qu’étaient ces relations lors de la dernière conférence du Congres des Métiers et du Travail du Canada."Afin de maintenir l’autorité, l’existence même de ce Congrès, il est impératif et essentiel que la décision de votre exécutif soit ratifiée.Nous recommandons donc, en conséquence, qu’un vote par appel nominal soit pris pour décider de cette question, conformément à l’article 7, chapitre III, de la Constitution.“Comme les résolutions 27 à 70 affirment le désir que tous les efforts possibles soient continués pour aider à tout développement éventuel tendant à maintenir unies les forces du Travail Organisé, nous recommandons, conformément à ce désir, que le Comité exécutif soit chargé de coopérer de toutes façons dans ce but et de se tenir prêt à faire tous les efforts possibles pour combler le fossé qui nous divise afin que le Travail Organisé poursuive sa marche ascendante vers une plus grande puissance et plus de solidarité, le tout dans les cadres de la Fédération Américaine du Travail et du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.” Proposé par Cari Berg et secondé par Gustave Francq, respectivement président et secrétaire du Comité des Résolutions.:«vUy' \ ’ ' - • L/j i / mm •( LA PREMIERE ROUTE QUÉBEC-MONTRÉAL fut inaugurée en 1734, par Lanouiller de Boisclerc, Grand Voycr de la Nouvelle-France, qui mit quatre jours et demie pour faire le trajet.Le service postal par voiture était autorisé depuis 1721.LE PREMIER GENIEVRE A TOUJOURS ETE LE Distillé et embouteillé nu Cnnndn sous ln surveil* lance directe de JOHN de KUYPER & SON, Distillât curs, Rotterdam, Hollande.Maison fondée en 1695.*10 onces 26 onces 10 onces $380 $265 $p5 LA QUALITÉ EST TOUJOURS AUSSI ÉLEVÉE, LES PRIX SONT ENCORE MODIQUES,.LES CONNAISSEURS FONT LEUR PROVISION MAINTENANT314F LE CONGRES OUVRIER DE LONDON GABOR DIRECTORY INDEX DES UNIONS On sait que la dernière conférence annuelle du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, qui eut lieu à London, Ont., toute la semaine dernière, a obtenu un succès sans précédent.Pas moins de 400 délégués y assistaient et 347 résolutions furent soumises au cours de cette convention, laquelle eut aussi à examiner des rapports de l’Exécutif général, des fédérations provinciales et des Exécutifs provinciaux, le tout ayant été longuement discuté puis approuvé.Le comité des résolutions, qui était présidé par le délégué Cari Berg, de Calgary, avait pour secrétaire le confrère Gustave Francq, secrétaire général de la Fédération du Travail de Québec, et fit d'excellente besogne, s'il en faut juger par ses résultats, par l'accueil quasi unanime qui fut fait à presque toutes ses recommandations.En effet, chose unique dans l’histoire du “Parlement Ouvrier”, toutes ses décisions furent ratifiées par les délégués, quelques-unes seulement rencontrant des divergences d'opinion.Les deux principaux sujets à l'agenda de la conférence furent celui traitant' de la situation internationale (la recommandation du comité à cet égard a été publiée par Le Monde Ouvrier la semaine dernière) et cet autre touchant à l’unité dans le Travail Organisé et mentionnant l’exclusion des corps affiliés au Comité d’Organisation Industrielle (la recommandation du comité s’y rapportant est insérée in-e.vtenso dans le présent numéro du Monde Ouvrier).Un autre sujet important qui y fut traité fut' celui ayant trait à l’action politique dans le Travail Organisé.Le comité des résolutions recommanda de réitérer, une fois de plus, l'attitude prise antérieurement à cet égard, à savoir que le mouvement syndical ne doit pas s’ingérer dans la politique partisannesque, mais il recommande, toutefois, aux corps affiliés de constituer et d’aider des associations ou des partis strictement travaillistes, le tout, bien entendu, hors des cadres des unions ouvrières.Le président Draper ayant été, pour cause de maladie, incapable d’assister à la conférence et dans l’obligation, de ce chef, de décliner le renouvellement de son mandat, la conférence entière en éprouva de vifs rgrets, sur quoi le délégué Gustave Francq proposa, dans le bruit assourdissant d’unanimes bravos, que le confrère Draper soit nommé président d’honneur à vie du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, en reconnaissance de ses 40 années de loyaux et signalés services à la cause ouvrière.Ce fut le délégué Torn Moore, de la Fraternité des Charpentiers, qui fut élu président du Congrès, poste qu’il a d’ailleurs déjà occupé plusieurs années durant.Ont été élus vice-présidents: les confrères P.-R.Bengough, de Vancouver, James A.Whitebone, de Saint-Jean, N.-B., et Arthur D’Aoust, de Hull, Qué.Le délégué fraternel au Congrès des Unions Ouvrières Britanniques est le confrère Frank-H.Hall, de l’union des commis de chemins de fer.Le délégué Dave Kennedy, de l’union des cigariers, fut désigné comme délégué fraternel à la Fédération Américaine du Travail dont la convention a lieu actuellement à Cincinnati.Il a été décidé que la conférence de 1940 aurait lieu à Vancouver.-: o :- AU CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL La séance de jeudi dernier, sous la présidence de Raoul Trépanier, fut de courte durée.Après lecture du procès-verbal de la réunion précédente, par les secrétaires de langue française et anglaise, lesquels furent adoptés sans discussion, le secrétaire Gariépy rappela que la plupart des membres de l’Exécutif ayant assisté à la conférence de London, l’Exécutif n’avait donc, de ce chef, aucun rapport à présenter au Conseil.Le secrétaire Gariépy lut ensuite une importante lettre émanant de l’union des monteurs de poêles d’Ontario, informant leurs camarades syndiqués du Québec que la firme Dixie, fabricante de poêles, était reconnue par l'union des mouleurs comme injuste et partiale à l’égard du Travail Organisé.Il est par conséquent recommandé à tous les unionistes de ne point acheter les produits de cette firme parce qu'ils ne sont pas revêtus de la marque syndicale ou étiquette d'union.En réponse, à une lettre du Conseil à la Commision de Contrôle des aliments, comme suite à une intervention des char- COXSKII, IIES METIERS ET I)D TRAVAIL 1>E MONTREAL — MONTREAL TRADES AND LAItOR COUNCIL, — Meets every 1st and 3rd Thursday of each mouth — s'assemble les premier et troisième Jeudis de chaque mois, a la salle de l'Assistance Publique, 458, rue l.ngnuohotière Est.Président.Raoul Tréou-nlcr,_ 1153, rue Saint-Denis, Tél.LAn.2503 ; secréta Ire-cor res pou da ut — cor respond lu g- socretary, J -K.Gariépy, 11, rue Saint Paul ’’ *-\n.53(11 ; vice-présidents, Alfred Mathieu, 2d 18, rue Cbapleau, Tél.CH.0150 A J.-A.Sullivan, 1-130.rue Dloury, Tél MA 3817 ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL.______________ to promote the interests o! the Allied Union ii bud in French or Eng- lish).riie following organizations comprise Cuuucll: i he Typographical Union No.176: Jacques Cartier Typographical Union No.ion No.52; Brotherhood of Hook hinders and ljindery Wowen’s Union No.ill: I'hoto-Ln gravers’ Union No.11 ; Steroid y per* and hleetroty pers' Union No.33; Amalgamated IdthographerB of America No.27; President, * or rest ; vice-president.C.Arpln; ltec.-A- Ricard; Sec.-Treasurer, James hilip, llooill 103, (iso Notre Dame St.West.Executive: John Moore, A.Quéry and John Kelly.Auditors: J.A.Ardouin.Jos.Deslong-champs, U.D.Leonard.Tel MA.7480.Council meets second Tuesday of each month at 001) St.Lawrence blvd.U XI O N T V POU KA 1*11 IQUE J ACQ U US-( A It.IIER No 145.S'assemble le 1er samedi du mois, ft la salle de l’Union du Commerce, 1071), rue Berri.Président, Charles Co*tu, JO.iS, rue St-Antoine.Tél.FI.4227; secrétaire trésorier, < lis.10.('hallfour, 7430, Christophe-Colomb, tél DO.,'{771.TYPOGRAPHICAL UNION No.170—Meets tirst Sunday of each month at the Moiint-Koyal Hotel.Raymond M.Bennett, President, J.b Melrose Avenue, Verdun: James Philip, Sec ret ary.Treasurer, Boom 103.080 Notro-Dames \V.; Business hours: 0.00 a.m.to 5 p in.; Saturday, 0.00 n.m.to 1.00 p.m.; MA.7480.CONSEIL DE DISTRICT DE MONTREAL DE LA FRATERNITE UNIE DES CHARPENTIERS-MENUISIERS DAM ERIOI E.— MONTREAL DISTRICT OF CARPENTERS AND JOINERS OF AMERICA.—President.Lsuras Secours; vice-président, F.Doucet; trésorier, K.Laid hier; secrétaire, Edouard L arose; gardien, Xénon l’iimeau; agents «la f.fuires, Ed.Toussaint et E.Bernier.Assemblée chu que mercredi, ft Hhr, du loir un Monument Nntlonul, chum hr o 10.b.!.1J4.s assemble tous les lundis soirs au Monument National, chambre 11, c.-j.Raymond, secrétaire.U L.178, s’assemble tous les 1er et 3e Jeudis de chaque mois, au Monument National, chambre 10.J os.Remy, secrétaire, S813, rue Henri-Julien.U.L.1127.s’assemble tous les 2e et 4e lundis, au Monument National, eh.10, Enclore Priment!, secrétaire, Uîl-lc Ave., Verdun.U.L.1244.s’assemble tous les 2e et le jeudis, ft 004, Stc-Catherine ouest, II.II Salter, secrétaire, 2282 Oxford Ave., N.D G.U.L.13(10, s’assemble tous les 1er et Je lundis, ft 4030, Notre-Dame ouest.H.Mnr-tin, secrétaire, 384B, rue Claude, Verdun.L.L.lJ7u, s assemble tous les 1ers lundis, 1 lo.l—le Avenue, Lucidité.Harris Duoust, secrétaire, 150, Ire avenue, Luchine.* a 1 '«
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